RJDH-RCA - Actualités

Centrafrique : retard inquiétant dans les opérations d’enrôlement au sud-ouest du pays

BAYANGA, 17 Juillet 2020 (RJDH) --- Les opérations d’enrôlement sur la liste électorale à Bayanga accusent un léger retard faute de déploiement à temps du matériel d’enregistrement, a-t-on appris de sources locales.

Les opérations d’enrôlement sur la liste électorale à Bayanga accusent un léger retard faute de déploiement à temps du matériel d’enregistrement. Les agents d’enregistrement des électeurs sont arrivés à Bayanga dans la Sangha-Mbaéré pour les opérations d’enrôlement. Bien que l’équipe soit en place, les matériels d’enregistrement ne sont pas encore arrivés. 

Deux jours après avoir été déployés à Bayanga, les agents tablettes, agents recenseurs et agents Covid-19 s’interrogent de la date du démarrage des opérations d’inscriptions sur la liste électorale, « les matériels d’enrôlement ne sont pas encore disponibles. Ce retard a suscité chez la population un doute », a expliqué une autorité locale.

Selon un membre de l’équipe de la supervision de Bayanga, « les opérations vont démarrer dès que les matériels seront acheminés. Les matériels vont bientôt arrivés et les opérations vont certainement commencer, soyons patients », a-t-il exhorté.

Prosper Sekekouali

vendredi, 17 juillet 2020 12:39 Écrit par Dans INFO-ELECTIONS

Centrafrique : des milliers d’ouvriers des sociétés forestières sans couverture sociale

BANGUI, 17 juillet 2020 (RJDH) ---Plus de 4500 ouvriers des communes et des sociétés forestières sont dans une ambiguïté statutaire et méconnaissent leurs droits légaux dans la région sud-ouest de la République Centrafricaine. C’est ce qui ressort du bilan à mi-parcours d’une mission conjointe, Haute Autorité chargée de la Bonne Gouvernance (HABG), la Caisse Nationale de Sécurité Sociale (CNSS) et le Ministère du Travail. 

La mission actuelle fait suite à une première mission d’investigation qui a conduit la HABG à mettre la main sur les pratiques de mauvaise gouvernance concernant les redevances forestières. « Il s’est avéré que lors de la mission, des soucis se sont révélés en termes d’immatriculation des employés des communes et des ouvriers de sociétés forestières. On a identifié environ 4500 employés non immatriculés à la CNSS dont à peu près, 600 au niveau des communes et 3900 au niveau des sociétés forestières. C’est une forme d’injustice sociale qui a longtemps durée et qu’il faut rapidement rompre avec », a indiqué Zéphirin Mogba, en sa qualité de Chef de mission lors de sa rencontre avec les radios locales la semaine dernière.

A travers cette mission, les membres entendent condamner le net à payer qui est versé aux employés des communes et des sociétés forestières. « Lorsque quelqu’un travaille, il a des droits sociaux. Chaque fin du mois, on paie les salaires aux employés des mairies, aux employés des sociétés forestières. Il y a des retenus qui se font sur les cotisations et sont destinés à être reversés à la Caisse Nationale de Sécurité Sociale pour gérer les situations de sinistre en cas d’accident de travail ou en cas d’évènement heureux. Les allocations familiales ou bien lorsque l’employé atteint l’âge de 60 ans et qu’il doit faire valoir ses droits à la retraite, il a droit à des pensions », a fait mention Zéphirin Mogba.

Vu que la banque CBCA est au niveau local, l’idéal aurait voulu que tous les fonds des communes soient domiciliés au niveau de cette Banque. « Lorsqu’on paie les salaires, les retenus et leur montant total  devraient être  libellés sur un chèque au nom de la caisse nationale de sécurité sociale et contresignés par le payeur qui se charge d’aller déposer au niveau de la CNSS et ils vont retirer après, à titre de cotisation.  Donc, il n’est pas dit que les Maires doivent aller déposer l’argent en mains et aller déposer. Et que les Maires ont accès à leur compte avec le visa des trésoriers payeurs généraux et donc, il faut qu’ils établissent, mais ils n’établissent pas ».

Bien que mentionné sur les Bons de Commande lors des paiements de salaire, les retenus de salaires ne vont pas dans la bonne destination. «Lorsque nous avons remonté les filières au niveau des trésoreries régionales, pour savoir, où sont domiciliés ces cotisations, ils nous ont dit que c’est dans les comptes pour les communes. Au niveau des sociétés forestières, les retenus se font par les comptables, les chefs de personnel que nous avons interrogés, mais, au fond, cela n’est pas reversé », a indiqué Zéphirin Mogba.

Au rang de 4500 personnes identifiées comme ouvriers des sociétés forestières et des communes, d’autres ont plus de 70 ans, 75 ans et qui ont passé plus de 40 à 50 ans. Aujourd’hui, ils n’ont plus la capacité de travailler et ne peuvent prétendre à faire valoir leurs droits à la retraite. L’objectif de la mission conjointe est de voir comment redresser la situation au niveau de toutes les communes forestières, pour une retraite garantie à ceux qui ont plus de 60 ans afin de bénéficier à leur pension.

Cyrille Wegue

vendredi, 17 juillet 2020 09:58 Écrit par Dans DROITS DE L’HOMME

Centrafrique : vers la rédynamisation de la fédération centrafricaine de Tae-Kwondo après la crise interne 

BANGUI, 17 juillet 2020 (RJDH) --- Les deux camps en discorde depuis plusieurs semaines au sein de la fédération centrafricaine Tae-Kwondo de se sont convenus le 16 juillet à renforcer des nouveaux membres avant la fin de cette semaine. Décision prise lors d’une réunion organisée par le Ministère tutelle en collaboration avec le CNOSCA.

La réunion de concertation organisée par le Ministère de la jeunesse et des sports entre les membres de la fédération de Tae-Kwondo en discorde, vise à apaiser la tension qui ne cesse de fragiliser cette discipline sportive en République Centrafricaine.  Arsène Ngrépayo, Directeur de Cabinet du Ministre de la Jeunesse et des Sports, a fait savoir que le nœud du problème se pose au niveau d'une crise entre les maîtres et le bureau fédéral. « C’est l’ensemble de ceintures noires des maîtres de Taekwondo qui se sont insurgés contre le bureau fédéral. Selon eux, la majorité des membres du bureau fédéral sont démissionnaires et donc ce bureau doit démissionner ».

« C’est ainsi que le Ministre de la jeunesse et des sports, et le Comité National Olympique Sportif Centrafricain ont réuni ces eux camps pour une solution pacifique. L’autre camp exige la démission du bureau exécutif de la fédération mais selon les dispositions statutaires cela est impossible. Il est question de renforcer ce bureau par des nouveaux membre », ajoute le directeur de Cabinet.

Henry Tago, Vice-président du CNOSCA, explique qu’à la sortie des discussions, un début de solution qui permettra à l’équipe d’être dynamique, « il y a un début de consentement entre les deux parties. Je crois que d’ici quelques jours, le bureau de la fédération de Karaté sera renforcé par des nouveaux membres pour la bonne marche de cette fédération », a-t-il déclaré.

Il convient de signaler qu’au moment où les membres de la Fédération Centrafricaine de Tae-Kwondo se divise, la sanction de la CAF et de la FIFA, pèse encore sur la fédération Centrafricaine du football. Pendant ce temps, le président Congolais Etienne Tshisekedi vient à peine de poser la première pierre de la construction d’un centre culturel de la sous-région d’Afrique Central dans son pays.  

Carlos Watou

vendredi, 17 juillet 2020 09:49 Écrit par Dans SPORTS

Centrafrique : faux, l’Organisation mondiale de la santé n’a pas accepté le remède d’un étudiant indien

BANGUI, 16 juillet 2020 (RJDH Fact-Checking) ---L’information selon laquelle un étudiant aurait indien trouvé à la maison un remède pour la covid-19 e, accepté par l’Agence onusienne de la santé est une infox, car aucun communiqué de presse, ni déclaration officielle n’a été faite par l’OMS à ce sujet.

Cette publication, relayée par un internaute sur les réseaux sociaux partagés via Facebook, et dans des groupes de discussions sur Messenger. Cette infox soutient : « enfin un étudiant indien de l’université PONDICHERY, nommé RAMU, a trouvé un remède à la maison pour covid-19 qui est pour la première fois accepté par l’OMS… ». Ce qui est faux !

Pourquoi c’est faux ?

Aucune déclaration officielle faite par l’Organisation mondiale de la santé à ce sujet

Pour débusquer cette information, puis démêler le faux du vrai, notre rédaction du fact-checking en Centrafrique a pu contacter la représentation de l’Oms en Centrafrique.

« Aucun communiqué de presse, ni une déclaration officielle n’est faite à ce sujet. Il s’agit de la tricherie des réseaux sociaux visant à manipuler l’opinion publique. L’OMS mène des études scientifiques pour la recherche d’un éventuel vaccin dans plusieurs pays. » A réagit monsieur Augustin Dibert, conseiller en matière de la santé auprès de l’OMS, joint au téléphone par notre rédaction.

 L’apparition du SRAS Cov2 à Wuhan, en Chine avec un pic de contamination à travers le monde, aucun vaccin préventif, ni curatif est disponible à ce jour ; mais des milliers d’essais cliniques prometteurs sont en cours en contribution avec l’Organisation mondiale de la santé.

Face à cette réalité pandémique, protégez-vous non seulement de covid-19, mais méfiez-vous de l’infodémie.

  1. Michael Ndamoyen/ la rédaction du Fact-checking de Centrafrique

Vous voulez vérifier une information qui vous parait douteuse ou fausse ? Contacter notre rédaction au +236 75 38 58 52, 75 42 33 32 ou contacter directement l’émission : « Eke sioni sango » de la radiofréquence RJDH +236 72 27 95 20.Ecrivez-nous aussi à Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser.

 

jeudi, 16 juillet 2020 14:10 Écrit par Dans Fact Checking

Centrafrique : Faux ! Prendre un bain chaud ne protège pas contre la covid-19

BANGUI, 16 juillet 2020 (RJDH Fact-Checking) ---L’information sur laquelle prendre un bain chaud protège contre la covid-19, est une infox, dont il faut se méfier.

Cette rumeur est devenue virale de bouche à oreille en ce terme « Prendre un bain chaud protège contre le nouveau coronavirus ». Attention ! C’est une fausse rumeur.

Pourquoi c’est faux ?

Notre rédaction a pu contacter Docteur Alfred Koffi, médecin généraliste auprès du Comité International de le Croix Rouge (CICR) Centrafrique dément cette rumeur : « le nouveau coronavirus se transmet par les gouttelettes c’est-à-dire les sécrétions projetées lors d’une discussion, d’éternuement ou de la toux. Aucune étude scientifique ne montre qu’on peut se protéger de covid-19 à travers un bain chaud ». A-t-il expliqué.

Selon l’Organisation Mondiale de la Santé (OMS)                                                                                       Nous avons poursuivi notre recherche sur le site officiel de l’Organisation Mondiale de la Santé qui réfute cette rumeur « prendre un bain chaud n’empêche pas de contracter la covid-19. La température du corps reste normale, entre 36, 5° c et 37° c, quelle que soit celle de votre bain très chaud ou de votre douche. Par ailleurs, il peut être dangereux de prendre un bain très chaud à cause du risque de brûlure. Le meilleur moyen de se protéger contre le covid-19 est de laver souvent les mains. Le lavage des mains élimine les virus qui pourraient s’y trouver et évite qu’on ne soit contaminé en se touchant les yeux, la bouche ou le nez ».

Face à cette triste réalité pandémique, ne vous protégez non seulement contre la covid-19 mais protégez-vous contre les fake news qui circulent.

Line Britney N. / Rédaction du fact-checking Centrafrique.

Vous voulez vérifier une information qui vous parait douteuse ou fausse ? Contacter notre rédaction au +236 75 38 58 52, 75 42 33 32 ou contacter directement l’émission : « Eke sioni sango » de la radiofréquence RJDH +236 72 27 95 20.Ecrivez-nous aussi à Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser.

jeudi, 16 juillet 2020 14:07 Écrit par Dans Fact Checking

Centrafrique : des chefs de quartiers démentent les propos de l’ANE relatifs à leur per diem

BANGUI, 16 juillet 2020 (RJDH)---Contrairement aux dires de Mme Marie Madeleine N’Kouet, Présidente de l’ANE annonçant le paiement de 10 jours des per diem aux chefs de quartiers de Bangui, ceux-ci démentent n’avoir rien perçu. 

En réaction à la déclaration de la Présidente de l’ANE, Mme Marie Madeleine N’Kouet, le 07 juillet dernier, annonçant le paiement des per diem des chefs de quartiers dans le cadre des opérations d’enrôlement des électeurs, ces derniers démentent et disent n’avoir rien reçu de l’organe en charge des élections.

« Les problèmes techniques sont résolus progressivement par les agents superviseurs et la prise en charge des Chefs de quartiers de Bangui est effective dans la mesure où, ils ont déjà perçu 10 jours de per diem », avait annoncé la présidente de l’ANE.  

Une information que nie M. Balla Ibrahim, chef de quartier Ngongonon-6, premier Conseiller à la Mairie du 8ème arrondissement de Bangui. « C’est au travers de la presse que nous avons pris connaissance de la déclaration de la Présidente de l’ANE. Mais nous, au niveau du 8ème arrondissement de Bangui, nous n’avons rien perçu comme per diem sans pour autant indiquer le montant perçu. Et il y a même d’autres chefs qui nous appellent pour vérification. Comme c’est une personnalité qui a parlé, certainement cela va venir ».

Même son de cloche dans le 4ème arrondissement de Bangui et certains arrondissements de Bangui. « Moi je n’ai pas été impliqué de prêt ou de loin dans le processus. Peut-être que c’est ailleurs.  Mais à ce que je sache, depuis toujours on associe les chefs des quartiers dans ces opérations. Car ce sont les Chefs qui connaissent leurs habitants et ce sont eux qui peuvent valablement aider l’ANE dans cette opération. Alors, si on n’implique pas les Chefs de quartier (…), je ne sais pas, peut-être c’est une nouvelle méthode de travail », a indiqué Mme Ibrahim, chef de quartier Dedengué dans le 4ème arrondissement de Bangui.

Presque dans les huit arrondissements de Bangui, les chefs des quartiers ont réclamé et continuent de réclamer de l’ANE leur implication dans le processus électoral en cours. Dans certains secteurs où ces chefs se sont volontairement impliqués, ces derniers réclament de mesures d’accompagnements. Aujourd’hui, avec cette déclaration de la Présidente de l’ANE face au démenti des bénéficiaires, il y a lieu de s’interroger sur la destination de cette ligne.

Cyrille Wegue

jeudi, 16 juillet 2020 13:36 Écrit par Dans INFO-ELECTIONS

Centrafrique : des cas d’incidents sécuritaires documentés dans les zones minières à Nola par le Comité de suivi du processus de Kimberly

NOLA, 16 juillet 2020(RJDH) ---Les activités minières dans la préfecture de la Sangha-Mbaéré ont été évaluées par le Comité National de Suivi du Processus de Kimberly, marquées par plusieurs incidents sécuritaires et des cas de fraude ont été enregistrés dans la préfecture au sud-ouest du pays, selon le rapport présenté début juillet, lors de la deuxième réunion trimestrielle tenue dans la ville.  

Par rapport aux exigences du Processus de Kimberly inscrites dans le cadre opérationnel, le comité national de suivi des activités minières dans les zones déclarées vertes, une réunion trimestrielle de ladite structure a été tenue le 4 juillet dernier à Nola. L’objectif est de passer en revue, les activités minières dans la préfecture de la Sangha-Mbaere et de faire le bilan sur la situation sécuritaire, la production et la contrebande.

Selon le rapport, l’insécurité dans certains endroits a été enregistrée, les cas des villages de Yokadouma et Bouna dans la commune de Bilolo (Sangha-Mbaéré), localités situées entre la RCA, le Congo et le Cameroun. « Cette insécurité est due à l’absence des forces de sécurité dans les zones, l’impraticabilité des routes qui ne favorisent pas le mouvement régulier afin de renforcer la sécurité », déplore-t-on.

Il est noté aussi le conflit entre les éleveurs et les agriculteurs lors de transhumance. « En ce qui concerne la production, le comité local de suivi du processus de Kimberly a enregistré une baisse », analyse le comité qui précise que cette baisse se justifie par « l’absence des bureaux d’achat dans la ville, qui a impacté sur les prix de diamant et à cela s’ajoutent les cas de fraude ou la contrebande qui se font à travers les pistes rurales », précise le rapport du comité national de suivi du processus de Kimberley.

Face à cette situation, le comité en tant qu’organe de veille, entend formuler des recommandations à l’endroit du gouvernement et des institutions internationales, notamment la Banque Mondiale, la MINUSCA, l’Union Européenne, le Processus de Kimberly afin de s’approprier du rapport.

« Il y aura des recommandations qui seront formulées, des actions à entreprendre et le tout sera consigné dans le rapport. Au niveau du comité national, nous n’avons rien à ajouter ni à retrancher de ce rapport, mais nous allons seulement partager le rapport au gouvernement, aux institutions internationales comme le processus de Kimberley, l’Union Européenne, la MINUSCA, la Banque Mondiale y compris les représentations diplomatiques. Nous allons vulgariser ce rapport pour que chacun en ce qui le concerne, puisse intervenir afin de prendre des mesures pour que les activités minières puissent se dérouler comme convenablement », a annoncé le Rapporteur général du comité national de suivi de processus de Kimberly Saint-Cyr Dieu Béni Ngamadora.

Cette activité est financée par le projet Droits de propriété et artisanat minier (DPAM). Elle se tient dans un contexte marqué par la reprise progressive des activités minières dans les zones déclarées conformes par le Processus de Kimberly.

Judicaël Yongo

jeudi, 16 juillet 2020 13:31 Écrit par Dans ENVIRONNEMENT

Centrafrique : la diaspora centrafricaine des USA appuie à la maternité « Wali ti Emma »

BANGUI, 15 juillet 2020 (RJDH) --- La maternité « Wali ti Emma » située dans la commune de Bimbo-3 a reçu ce 14 juillet 2020 des kits pour la lutte contre la Covid 19 et des médicaments à hauteur de 1000 dollars US. Un don de l’association US SEWA visant à aider cette maternité qui dessert toute la population de Bimbo-3.

La maternité « Wali ti Emma » dans la commune de Bimbo 3 est dépourvue des moyens pour lutter contre la propagation de Coronavirus et à prendre en charge convenablement les enfants et les femmes enceintes. Cette faiblesse se justifie par l’acte de vandalisme qu’a subi ce centre hospitalier pendant la dernière crise militaro-politique.

Pour Innocent Ngombé représentant d’US Séwa, ce modeste geste est la contribution des fils et filles du pays, soucieux de contribuer au développement de leur pays : « Le bureau exécutif de la diaspora centrafricaine, réunie au sein de l’association US SEWA, a décidé d’apporter sa modeste contribution d’un montant d'environ 500 000 FCFA à la maternité Wali ti Emma dans la commune de Bimbo-3. Ce don est composé des kits anti Covid 19 tels que, des seaux pour les lavages des mains, des cartons de savons, de gels hydro-alcoolique et des produits pharmaceutiques et deux lampadaires à énergie solaire… Cela témoigne de notre solidarité envers notre patrie qui en train de traverser un moment difficile lié à la crise sanitaire de portée mondiale qui est la Covid 19. » 

Nicole Namngbei, responsable de ladite maternité, se sent soulager de ce don, « C’est avec beaucoup de joie que nous recevons ces kits de lutte contre la pandémie de la Covid19. Depuis les évènements que traverse notre pays, le centre de santé dont j’ai la charge traverse une difficulté surtout sur le plan logistique à lutter contre cette pandémie et à prendre en charge les enfants et les femmes enceintes. J’invite certains compatriotes de bonne volonté à suivre l’exemple de nos frères et sœurs d’US SEWA. »

La maternité Wali tî Emma, dans la commune de Bimbo 3, accueille entre 40 à 60 femmes par mois pour les accouchements en dépit de sérieux problèmes de fonctionnement à cause du sous-effectif du personnel soignant, d’un côté, et du manque d’équipements adéquats afin de répondre aux attentes de ses patients de l’autre.

Carlos Watou

jeudi, 16 juillet 2020 06:20 Écrit par Dans SANTE

Centrafrique : les avis divergent sur les pièces à fournir pour l’enrôlement sur la liste électorale

BANGUI, 15 juillet 2020 (RJDH) --- Les interprétations du code électoral au sujet des pièces à fournir afin de prétendre à s’enregistrer sur la liste électorale sont divergentes d’un bureau de recensement à un autre. Le constat et les témoignages recueillis par le RJDH sont révélateurs.

Une réelle confusion s’établit pour l’instant dans les esprits des uns et des autres en ce qui concerne les pièces à fournir dans chaque centre d’enrôlement à Bangui. Des huit arrondissements de Bangui, les témoignages en disent longs.  « Les agents recenseurs qui sont au niveau de l’école de Saint Jean nous ont déçus complètement. Ce qui fait que la plupart des participants, une centaine, qui étaient là, sont obligés de retourner quand bien même ils se sont menus de leur acte de naissance. Ce n’est pas le cas au niveau du centre de Mongo Etat. Ici, tu te présentes avec ton acte de naissance ou ton passeport, et on te fait enregistrer sans complication », a rapporté au RJDH un candidat à l’enrôlement dans le centre de l’école Saint Jean dans le 6ème arrondissement de Bangui.

Cette situation n’est pas unique au niveau du 6ème arrondissement de Bangui. « Je suis dans le quartier Votongbo-1. C’est l’ANE qui devrait nous convoquer pour nous dire ce que nous devrions faire. Ce qui n’a pas été fait. Et si aujourd’hui, il y a des difficultés, c’est parce que, nous les chefs, nous n’avons pas été associés. Or, notre rôle, c’est de contribuer à favoriser ces opérations au nom de l’intérêt général. Nous n’avons pas beaucoup de temps pour aller aux élections. Et à ce titre, il faut que l’ANE change sa méthodologie pour la suite des opérations. Les chefs sont disponibles comme ils ont été à maintes reprises pour servir le pays », a fait savoir, M. Mandaba en sa qualité de Chef de quartier de Vodongbo.

L’inscription sur la liste électorale selon l’article 15 du code électoral électorale exige, la présentation de passeport, de carte nationale d’identité, d’un livret militaire, livret de pension militaire ou civile en cours de validité.  Le candidat à l’inscription sur la liste électorale, présentant un acte de naissance ou un jugement supplétif doit se faire accompagner de deux témoins majeurs dont le Chef de village, de quartier ou son représentant.

« A défaut de l’une de ces pièces, ou en cas de doute sur l’identité, la nationalité centrafricaine, le lieu de résidence ou l’âge du candidat à l’inscription, le comité d’inscription requiert le témoignage écrit et signé du représentant du conseil du village, du quartier et contresigné par le président du Comité d’inscription », stipule l’article 15 du code électoral. 

Ce même article 15 met en garde tous ceux qui auront à faire de faux témoignages qui, est un acte puni de peines prévues par la loi.

Cyrille Wegue

jeudi, 16 juillet 2020 06:17 Écrit par Dans INFO-ELECTIONS

Centrafrique : Les sinistrés du site de Mbongossoua appellent à la vigilance en cette période électorale

BANGUI, 15 juillet 2020 (RJDH) --- Les sinistrés du site de l’Ile de Mbongossoua craignent des fraudes dans le processus électoral après qu’un groupe d’individus soit passé relever les numéros sur les fiches d’identification des personnes qui se sont déjà enrôlées. Ils l’ont fait savoir au RJDH ce mercredi 15 juillet 2020.

Les faits se sont produits entre le 13 et 14 juillet après que des groupes des personnes non identifiées se sont rendues sur le site de SOCADA dans le 2e arrondissement pour relever les informations sur la fiche d’identification remise aux sinistrés qui se sont déjà sont enregistrés.

« Ces personnes sont venues demander à ce qu’on puisse apporter nos fiches d’identification après enregistrement contre une promesse de distribution des kits en vivres et non vivres », témoigne une femme.  « C’est ainsi qu’environ 295 personnes se sont faites enregistrées par ces faussaires », selon les sinistrés.

Les responsables du site promettent collaborer avec la police pour mettre la main sur ces personnes car « c’est une manœuvre ouvrant la voie aux fraudes électorales qui se trament en ce moment », croient-ils.  « C’est pour la deuxième fois que ce genre d’enregistrement se produit sur le site des sinistrés de l’Ile de Mbongossoua », ont-ils précisé. 

Ketsia Kolissio

jeudi, 16 juillet 2020 06:12 Écrit par Dans INFO-ELECTIONS
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