RJDH-RCA - Actualités
Centrafrique : Un sultan tué lors d’une incursion des rebelles à Bakouma.

« BANGUI le 02 janvier 2019, (RJDH) ---Cible d’une attaque le 31 décembre 2018, la ville de Bakouma dans le sud-est du pays a perdu sa figure identitaire et culturelle, le Sultan de Bakouma Hervé Madambari.

Le bilan de cette attaque fait état de quatre personnes tuées dont le Sultan et deux autres personnes grièvement blessées, selon des hospitalières depuis Bangassou, ville voisine. Certains dignitaires de Bangassou contacté par le RJDH confirment la mort du Sultan de Bakouma Hervé Madambari le 31 décembre 2018 des suites de ses blessures lors de l’attaque de Bakouma, orchestrée par des rebelles: « Suite à l’attaque menée par le FPRC avec des éléments lourdement armés en provenance de Bria et Nzacko, le Sultan de Bakouma, Hervé Madambari était grièvement blessé. Rapatrié à Bangassou dans les après-midi, où il est admis à l’hôpital général de Bangassou, il succombe quelques heures après », a fait savoir au RJDH une autorité locale de Bangassou.

La ville de Bakouma pour l’instant est coupée de réseau téléphonique. Des sources ayant réussis à quitter Bakouma pour Bangassou suite à ces attaques rapportent que cette attaque est intervenue suite aux rumeurs qui circulaient bien avant dans la ville Bakouma à partir de vendredi 28 décembre 2018, laissant croire que les ex-Séléka du FPRC se sont regroupés massivement à Nzacko pour mener une attaque sur la ville de Bakouma. « C’est à 4h du matin de la nuit du 30 au 31 décembre 2018 que l’attaque a été finalement menée avec des armes automatique avec des lance-roquettes, des DKM, des Kalachnikov et autres. Le bilan provisoire fait état de quatre morts dont le Sultan de Bakouma, Hervé Madambari et deux autres cas de blessés graves au niveau de Bangassou » a témoigné au RJDH un habitant de la ville qui a pu rejoindre Bangassou. Pour l’instant, rapporte un notable de Bangassou, « les lignes de réseaux téléphoniques à Bakouma ne sont plus opérationnelles, ce qui rend difficile la tâche de faire un bilan exacte de ce qui s’est passé à Bakouma. Nous avons appris que ces envahisseurs visent aussi Bangassou». Contacté par le RJDH, la Minusca déplore l’attaque armée contre la sous-préfecture de Bakouma située à 150 Km de Bangassou par le FPRC, l’UPC et des fulanis venus de Nzacko. Une patrouille urgente conjointe MINUSCA-FACA a immédiatement été dépêchée sur place en vue d’assurer la protection des civils qui sont en fuite vers Bangassou. La ville est totalement déserte. Pour le moment, aucune information n’est disponible sur qui contrôle la ville faute du réseau de téléphone mobile indisponible.

/ Cyrille WEGUE

mercredi, 02 janvier 2019 15:22 Écrit par Dans DROITS DE L’HOMME
Centrafrique : La finalisation du budget, dernière étape pour la tenue du dialogue de l’UA.

« BANGUI, 02 janvier 2019 (RJDH)---L’on se rapproche peu à peu enfin de la tenue effective du dialogue initié par le panel des experts de l’Union Africaine pour la paix et la réconciliation nationale. Il a fallu au Chef de l’Etat de donner une précision claire sur la dernière phase le 31 décembre 2018, lors de son message de vœux à la nation. La grande annonce concernant le dialogue est la finalisation du budget y relatif de manière consensuelle avec la communauté internationale.

A titre indicatif, Moussa Faki Mahamat, président de la Commission de l’UA, a dans une lettre rendue envoyée aux leaders des groupes armés le 20 décembre 2018 a indiqué que la capitale éthiopienne est la ville retenue pour la tenue du dialogue tant attendu.

C’est sur cette ligne que le Chef de l’Etat a embrayé en précisant que l’étape cruciale actuelle est la finalisation du budget et du choix de la date et le lieu de cette rencontre, « En ce qui concerne le dialogue avec les groupes armés, je tiens à vous rassurer que le Gouvernement est prêt, de même que les groupes armés. Nous continuons à travailler avec la communauté internationale pour finaliser le budget y relatif et déterminer de manière consensuelle la date et le lieu de la tenue de ce dialogue » a annoncé le Professeur Faustin Archange Touadera, Président de la République Centrafricaine. Si la lettre de Moussa Faki Mahamat indique les étapes des rencontres sans signifier clairement la date mais entre les lignes, c’est entre-mi-février et fin février 2019 que les pourparlers pourraient avoir lieu. Le Chef de l’Etat a rappelé son engagement infaillible à l’Initiative Africaine mais tout se fera dans l’esprit de la Constitution et des Recommandations du Forum de Bangui du 10 mai 2015. « Pour ma part, l’initiative africaine pour la paix et la réconciliation nationale reste et demeure la seule voie de sortie de crise en République Centrafricaine. Cependant, elle doit, voudrais-je le préciser, se dérouler dans le respect de la primauté de la Constitution et des Recommandations pertinentes du Forum de Bangui du 10 mai 2015. Je saisis cette occasion pour appeler à un plus grand soutien des États de la sous-région, comme ils l’ont toujours fait dans le passé » a-t-il soutenu. Selon le calendrier indicatif de la Commission de l’UA, une mission est attendue à Bangui dans ce mois de janvier 2019 pour discuter « des questions de fond ». C’est à l’issue de cette mission, selon les informations RJDH, que le calendrier définitif sera discuté.

/Vianney Ingasso

mercredi, 02 janvier 2019 15:22 Écrit par Dans DROITS DE L’HOMME
Touadera toujours dans sa logique de main tendue aux groupes armés malgré leur duplicité.

« BANGUI, 02 janvier 2019 (RJDH)---Le Président de la République, Faustin Archange Touadera, a lors de son message de vœux à la nation à l’occasion de la fête du nouvel an 2019, regrette le fait, que certains groupes armés qui ont adhéré au processus du DDRR ont repris les exactions sur les paisibles populations malgré que leurs représentants sont associés dans la gestion du pouvoir.

Bien qu’il ait toujours montré une posture de l’homme de dialogue, une logique si chère à Faustin Archange Touadera, celle-ci n’a pas empêché le Chef de l’Etat de regretter d’avoir associé les représentants des groupes armés à la gestion du pouvoir par sa politique de la main tendue.

Dans son discours à la nation, le Président, Faustin Archange Touadera est persuadé que le lancement du grand DDRR à Paoua le 18 décembre 2018 avec les 7 groupes armés réduira les violences dans le Nord-ouest, « Je reste convaincu que le lancement du grand DDRR, sur le site pilote de Paoua, avec les sept groupes armés, permettra de réduire les violences dans les zones occupées par ces derniers » a-t-il dit. Pour Faustin Archange Touadera, il n’y a aucune autre alternative autre que le DDRR.« Au seuil de cette nouvelle année, je demande instamment aux autres groupes armés qui se sont mis à l'écart de ce processus, de revenir à la raison, car il n'y a pas une alternative au DDRR », a précisé le Président la République.

« Le numéro 1 Centrafricain poursuit son allocution en appelant les groupes armés à se consacrer aux actions de développement de leur pays au lieu d’être dans une logique perfide. « Le peuple centrafricain a déjà trop souffert de leur duplicité. En effet, au sortir de ces élections, nous pensions avoir définitivement tourné la page des violences illégitimes pour nous consacrer aux actions de développement de notre pays », a-t-il ajouté. Le chef de l’Etat regrette d’avoir associé les représentants de certains groupes armés à la gestion du pouvoir par la politique de la main tendue, « Malheureusement, prenant prétexte du retard dans la mise en œuvre du DDRR et du dialogue politique, certains groupes armés ont, non seulement repris les exactions sur les paisibles populations, mais aussi procédé au recrutement de mercenaires et à la conquête d’autres localités, alors que je les ai associés à la gestion du pouvoir par la politique de la main tendue », a regretté Faustin Archange Touadera. Même si le Président Touadera semble donner l’impression de quelqu’un qui a le contrôle de tout en ayant avec lui les responsables des groupes armés dans le gouvernement et à la présidence mais sa dernière sortie risque de couter aux rebelles qui sont dans le gouvernement puisqu’il a dénoncé leur jeu trouble.

/ Jefferson Cyrille Yapende

 Source : RJDH

mercredi, 02 janvier 2019 15:22 Écrit par Dans DROITS DE L’HOMME
samedi, 15 juin 2019 22:50 Écrit par Dans Bibliothèque en Ligne

Constitutions

samedi, 15 juin 2019 21:06 Écrit par Dans Bibliothèque en Ligne
samedi, 15 juin 2019 21:05 Écrit par Dans Bibliothèque en Ligne

Textes officiels

samedi, 15 juin 2019 21:04 Écrit par Dans Bibliothèque en Ligne
Près de 500 enfants naîtront en République centrafricaine le 1er janvier 2019 selon UNICEF

« BANGUI, le 1er janvier 2019 (RJDH)---D’après les estimations, 484 bébés naîtront en République centrafricaine le 1er janvier, a indiqué l’UNICEF aujourd’hui dans un rapport sur la situation des naissances en Centrafrique.

Une seule volonté se dégage du rapport publié par l’UNICEF-Centrafrique en ce 1er jour de l’an 2019 qui résonne comme un appel au gouvernement de faire encore plus pour que la mortalité néo-natale soit réduite dans le pays.

« Une multitude d’Alexandre et d’Aïcha et de Zainab naîtront dans des familles du monde entier le 1er janvier 2019. Cependant, dans plusieurs pays, de nombreux bébés n’auront pas le temps de recevoir un nom, car ils ne survivront pas à leur premier jour de vie » peut-on lire dans ce document.

Christine Muhigana, la Représentante de l’Unicef en Centrafrique exhorte pour que les structures sanitaires soient à même de faciliter les naissances dans de meilleures conditions, « Nous pouvons sauver des millions de bébés en investissant dans la formation et l’équipement des agents de santé locaux afin que chaque nouveau-né naisse entre des mains expertes » a-t-elle souhaité.

« Le rapport indique que la République centrafricaine a le deuxième taux de mortalité néo-natale le plus élevé du monde et le premier en Afrique : « un nouveau-né sur 24 meurt dans les 28 premiers jours ». « Pour cette nouvelle année, prenons la résolution de satisfaire les droits de chaque enfant, à commencer par le droit de survivre », déclare Christine Muhigana, Représentante de l’UNICEF en République centrafricaine. Avec sa campagne baptisée « Pour chaque enfant, une chance de vivre », l’UNICEF demande que l’on investisse immédiatement dans des solutions de santé abordables et de qualité pour chaque mère et chaque nouveau-né. Ces solutions incluent notamment l’approvisionnement continu des établissements de santé en eau et en électricité, l’assistance qualifiée à la naissance, des fournitures et des médicaments en quantité suffisante pour empêcher et traiter les complications durant la grossesse, l’accouchement et la naissance, ainsi que le fait de donner les moyens aux adolescentes et aux femmes d’exiger des services de santé de meilleure qualité. En 2017, près d’un million de bébés sont morts le jour même de leur naissance et 2,5 millions durant le premier mois de leur vie. Parmi ces enfants, la plupart sont décédés de causes qui auraient pu être évitées, telles que la prématurité, les complications lors de l’accouchement ou encore les infections comme la septicémie et la pneumonie, ce qui constitue une atteinte à leur droit fondamental à la survie. Selon le même document, au cours des trois dernières décennies, le monde a réalisé des progrès considérables en matière de survie de l’enfant, faisant baisser de plus de moitié le taux de mortalité des enfants de moins de 5 ans. Mais les progrès sont plus lents pour les nouveau-nés. Les bébés qui meurent durant le premier mois de leur vie représentent 47 % des décès d’enfants de moins de 5 ans.

Vianney Ingasso

 Source : RJDH

mardi, 01 janvier 2019 09:33 Écrit par Dans HUMANITAIRE

Le soin à base de plante « Artémisia »
BANGUI 02 Janvier 2019 (RJDH) --- La plante « Artémisia », appelée armoise annuelle aide à soigner le paludisme. Le soin à base de cette plante selon Jean Denis Ngobo, Président du Groupe « Kénose Antenna-Centrafrique », permet de lutter efficacement contre le fléau du paludisme en Centrafrique.

mercredi, 02 janvier 2019 04:33 Écrit par Dans HUMANITAIRE
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