RJDH-RCA - Actualités

Pays-Bas : la Chambre préliminaire II de la CPI confirme une partie des charges à l’encontre Ngaissona et Rombo et renvoie l’affaire en procès

HAYE, le 11 décembre 2019(RJDH)---La Chambre préliminaire II de la Cour pénale internationale a rendu sa décision unanime ce mercredi 11 décembre 2019 confirmant partiellement les charges de crimes de guerre et de crimes contre l'humanité portées par le Procureur à l’encontre d’Alfred Yekatom et de Patrice -Edouard Ngaïssona. Elle les a renvoyés devant une Chambre de première instance afin d'assurer la protection des victimes et des témoins.

La Chambre préliminaire II, composée du juge Antoine Kesia-Mbe Mindua, de la juge Tomoko Akane et du juge Rosario Salvatore Aitala, a fondé sa décision sur les éléments de preuve présentés par le Procureur et la Défense lors de l'audience tenue du 19 au 25 septembre et le 11 octobre 2019 ainsi que leurs observations orales et écrites.

La Chambre a conclu qu'il y a des motifs substantiels de croire qu'entre, « septembre 2013 et décembre 2014, un conflit armé ne présentant pas de caractère international était en cours sur le territoire de la République centrafricaine entre la Séléka et les Anti-Balaka, tous deux constituant des groupes armés organisés à ce moment-là; et que les Anti-Balaka ont mené une attaque généralisée contre la population civile musulmane, perçue - sur la base de son appartenance religieuse ou ethnique - comme complice ou favorable à la Séléka et donc collectivement responsable des crimes qui auraient été commis par celle-ci », a déclaré la Cour.   

La Chambre a conclu qu'il existe des motifs substantiels de croire qu'Alfred Yekatom et Patrice-Edouard Ngaïssona seraient responsables des crimes contre l'humanité et des crimes de guerre suivants qui auraient été commis dans divers lieux (Bangui, dont Cattin, et Boeing; Bossangoa, l’école Yamwara et le PK9-Mbaïki Axis) dans le cadre de ce conflit: le fait de diriger intentionnellement des attaques contre la population civile, le meurtre, le viol, le fait de diriger intentionnellement des attaques contre des bâtiments consacrés à la religion, la déportation ou le transfert forcé de population et le déplacement de la population civile, la destruction ou confiscation des biens de l'adversaire, le pillage, la privation grave de liberté physique, les traitements cruels, la torture, autres actes inhumains et la persécution.

En outre, la Chambre a également conclu qu'il y a des motifs sérieux de croire que M. Yekatom aurait commis les crimes de guerre de conscription, d'enrôlement et d'utilisation d'enfants de moins de 15 ans pour les faire participer activement à des hostilités conjointement avec d'autres ou par le biais d'autres personnes ou, à titre subsidiaire, aurait ordonné la commission de ces crimes.

La Chambre a refusé de confirmer les charges restantes qui n'étaient pas étayées par les éléments de preuve présentés par le Procureur.

La décision relative à la confirmation des charges ne sert qu’à déterminer si l’affaire du Procureur doit faire l’objet d’un procès. Elle n'établit pas la culpabilité des deux accusés présumés innocents jusqu'à ce que leur culpabilité ait été établie au-delà de tout doute raisonnable devant la Cour.

La Défense et le Procureur ne peuvent pas faire directement appel de la décision confirmant les charges. Cependant, ils peuvent demander à la Chambre préliminaire II l'autorisation d’en faire appel.

mercredi, 11 décembre 2019 16:08 Écrit par Dans JUSTICE

Centrafrique : La Commission Nationale des Droits de l’Homme éprouve d’énormes difficultés à réaliser sa mission en raison de manque de financement de l’Etat

BANGUI, le 11 décembre 2019 (RJDH)---La Commission Nationale des Droits de l’Homme éprouve d’énormes difficultés à réaliser sa mission en raison de manque de financement de l’Etat.  C’est ce qu’a indiqué au RJDH Daniel Blaise Bandjo N’kali, Secrétaire Général de la Commission des Droits de l’Homme en Centrafrique

Instituée par la Loi n°17.015 du 20 avril 2017, la Commission Nationale des Droits de l’Homme est aujourd’hui l’ombre d’elle car, à en croire, Daniel Blaise Bandjo N’kali, Secrétaire Général de la Commission des Droits de l’Homme, que le rôle assigné à cette institution est la protection et la promotion des droits de l’homme en RCA.

Une chose qui ne se traduit pas dans la réalité depuis sa mise en place en 2017, à part le soutien qu’elle bénéficie de la MINUSCA, « à vraie dire, la MINUSCA est notre premier partenaire qui nous appuie dans quelques activités que nous menons», a fait comprendre Daniel Blaise Bandjo N’kali, Secrétaire Général de la Commission des Droits de l’Homme en Centrafrique.

En dehors de ce manque de financement de la part de l’Etat, il y a cette méconnaissance du statut de la commission par les autorités du pays, «nous devons être tous près des populations, les enseigner sur leurs droits et devoirs. On a de la peine à reconnaitre notre statut d’institution nationale donc, on est quelque peu sous-traité», dit-il.

« Le premier décembre 2019, toutes les institutions républicaines sont invitées sauf la commission nationale des droits de l’homme. Nous sommes une institution nationale des droits de l’homme et nous sommes une institution comme les autres dites inscrites dans la constitution », a rappelé Daniel Blaise Bandjo N’kali.

Pour preuve, depuis sa création, la CNDH n’a jamais élaboré un rapport d’activités pouvant lui permettre d’établir une base des données sur l’évolution de la situation des droits de l’Homme dans le pays, a fait savoir le Secrétaire Général de la CNDH.

Les Principes de Paris de 1992 de la Commission des Droits de l’Homme des Nations-Unies soulignent les caractéristiques fondamentales nécessaires pour contribuer à l’indépendance de ces commissions nationales. Ces commissions doivent disposer d’un texte fondateur constitutionnel ou législatif, un mandat aussi étendu que possible, des procédures de nomination indépendantes, la durée du mandat étant précisée dans un acte officiel, une indépendance vis-à-vis du pouvoir exécutif etc.

La Commission nationale des Droits de l’Homme qui partage l’immeuble avec le Haut Conseil de la Communication dans le 1er arrondissement de Bangui est aujourd’hui à sa troisième année d’existence. Elle a été instituée par la Loi n°17.015 du 20 avril 2017.

mercredi, 11 décembre 2019 15:49 Écrit par Dans DROITS DE L’HOMME

Centrafrique : Les opérations de désinfection des habitations et points d’eau lancées à Bimbo

BANGUI, le 11 décembre 2019(RJDH)---Les opérations de désinfection et de décontamination des habitations et points d’eau ont été lancées ce mardi 10 décembre 2019 dans les quartiers de Bimbo et ses environs. Ceci pour faciliter le retour des habitants après les inondations.

Le gouvernement et les partenaires ont procédé aux opérations de désinfection et de décontamination des habitations et points d’eau dans les quartiers de Bimbo et ses environs. Cette opération faite suite à l’appel du gouvernement  interdisant le retour des déplacés avant toute opération de désinfection.

Prêt de 1.000 habitations et environs 800 points d’eau et latrines ont été identifiés par le comité qui regroupe le gouvernement et les partenaires.   

Le Directeur régional de l’ANEA de Bimbo, a présenté les premières étapes de cette opération en ses termes : « nous commençons d’abord par vider l’eau de puits ensuite faire le curage des puits. Et nous désinfectons les puits par rapport à une solution de clore que nous mettons dans un pulvérisateur. Après l’eau régénère un peu, jusqu’au niveau statique habituel et on vide à nouveau l’eau. Après toutes ces opérations on mesure le niveau de l’eau et on désinfecte cette eau avec une solution de clore de 15 grammes par litre et on ferme le puits pendant 48 heures.  La dernière phase, c’est d’analyser cette eau avant de demander à la population de consommer », a expliqué Jean Mathurin Ndemazanga.

« La chloration se fait à deux phases. La première phase, c’est la chloration consiste à prendre 10 litres d’eau et cinq cuillérées de 15 grammes de clore qu’on ajoute dans l’eau de dix litres on fait diluer jusqu’à dissolution totale. On le laisse stabiliser pendant 30 min de mettre dans le pulvérisateur cela permet de pulvériser les maisons inondées afin d’éviter des éventuelles cas de maladie », ajoute me chargé de programme à l’ONG Initiative pour le Développement(IDC) Rufin Fred Rebenzi.

Une opération saluée par Dominique Theresa, une habitante de Bimbo, « je suis contente de cette opération de décontamination lancée dans notre localité. Car, lors de cette inondation les puits sont remplis de déchets venant de tout bord. Et c’est un puits que nous utilisons avec les enfants tout en sachant que c’est de l’eau sale mais on n’y peut rien. Cette opération de décontamination et de désinfection est un acte salutaire », a –t-elle exprimé.

La crue qui a débuté le 19 novembre dernier à laisser des dégâts matériels dans les quartiers de Bangui et Bimbo. Plusieurs maisons ont été écroulées et inondées après la calamité.

mercredi, 11 décembre 2019 15:41 Écrit par Dans SANTE

Centrafrique : Le Partenariat National de l’Eau implique les journalistes  dans la gestion des ressources hydrauliques

BANGUI, le 11 décembre 2019(RJDH)----La gestion en eau préoccupe le Partenariat National de l’Eau, une structure qui appuie le gouvernement centrafricain dans la gestion des ressources hydrauliques. Ce mardi 10 décembre, il a renforcé les capacités des journalistes sur la sécurité et la résilience climatique dont le but est de promouvoir la gouvernance en eau face au choc climatique.

Face au choc climatique, le Partenariat National de l’Eau en Centrafrique développe des stratégies pour une sécurité de l’eau et la résilience climatique. Une trentaine de journalistes ont été outillés sur cette thématique afin de sensibiliser la population et les acteurs en matière de la gestion des ressources hydrauliques. Les journalistes ont pour mission de faire la promotion des ressources de l’eau, explique le président du Partenariat National de l’Eau en Centrafrique, Rodrigue Prosper Yakende, « le Partenariat National de l’Eau appuie le gouvernement dans la promotion de la gestion intégrée des ressources de l’eau. Les professionnels de média ont été outillés sur la sécurité en eau et la résilience climatique parce que le pays assiste au changement climatique. Il va falloir impliquer les journalistes afin qu’ils puissent mettre un accent particulier sur les chocs, les catastrophes naturelles », explique président du PNE.

L’eau est au centre de tous, insiste Parfait Zoga, défenseur de l’environnement qui milite pour l’accès à l’eau potable, « nous faisons partis des organisations qui agissent pour l’accès à l’eau potable. Beaucoup de sources des maladies sont dues à l’eau, et c’est pourquoi nous avons mis un accent particulier sur la sensibilisation en ce qui concerne la gestion de l’eau ».

Dans le code de l’eau en Centrafrique, adopté depuis 2006, il est prévu un cadre de concertation entre la société civile, le gouvernement et les partenaires pour discuter de la gestion de l’eau dans le pays. Malheureusement le texte d’application de cette loi n’a pas été pris par le gouvernement.

mercredi, 11 décembre 2019 15:34 Écrit par Dans SOCIETE

Centrafrique : 18 dossiers inscrits au rôle de la deuxième session criminelle de la Cour d’Appel de Bangui

BANGUI, 11 Décembre 2019 (RJDH) --- La Cour d’Appel de Bangui a procédé ce mardi 10 décembre 2019 au tirage au sort des membres du jury de la deuxième session criminelle de l’année 2019. Au total 18 dossiers sont enrôlés parmi lesquels, l’affaire de l’honorable Anselme Bindala et l’ancien maire du 3ème Fadoul poursuivis respectivement pour meurtre et braquage à main armée.

Du 18 décembre 2019 au 20 janvier 2020, la Cour d’Appel de Bangui statuera sur les dossiers inscrits au rôle de sa deuxième session criminelle de l’année en cours. Parmi ces présumés auteurs figurent le député Anselme Bindala poursuivi pour meurtre et l’ancien maire du 3ème arrondissement de Bangui pour braquage à main armée.  L’audience de tirage au sort a eu lieu ce mardi 10 décembre à la Cour d’Appel de Bangui où 15 membres du jury ont été choisis à Bangui et certaines villes du pays.

« Ces personnes vont siéger tout le long de la cession. C’est une obligation judiciaire. Le rôle de cette année, nous avons inscrit environ 18 dossiers. Il existe aussi des dossiers dits complexes que nous ne pouvons pas rendre publique », a déclaré le président de la Cour d’Appel Rock Alfred Ngoumbré.

Selon des informations du RJDH, parmi ces dossiers lourds, figurent les dossiers d’Anselme Bindala, accusé par la Cour d’avoir tué son fils et l’ancien maire du 3ème arrondissement de Bangui Fadoul pour braquage d’un véhicule appartenant aux humanitaires à Bangui.

Lors de la vérification de la présence des présumés auteurs à l’audience, des absences ont été constatées, explique le président de la Cour. Des mandats d’arrêt seront lancés par la Cour, « contre ceux qui se sont évadés.  La justice va les attraper, un mandat d’arrêt sera lancé contre eux et ils seront jugés par contumace. Quel que soit la durée de leur évasion, ils seront rattrapés », a-t-il martelé.

Plus d’une dizaine de personnes ont été jugées lors des audiences de la première session criminelle du 23 octobre au 23 novembre dernier où des fortes peines dont travaux forcés ont été prononcées.

mercredi, 11 décembre 2019 15:26 Écrit par Dans JUSTICE

Centrafrique : L’ONG Enfants Sans Frontières au chevet des enfants sinistrés de l’île de Mbongossoua

BANGUI, le 10 Décembre 2019(RJDH)--- L’ONG Enfant Sans Frontière financement de l’UNICEF ont construit des tentes servant des salles des classes aux enfants présent sur le site des déplacés de l’Ile des Singes installés à SOCADA dans le 2ème arrondissement.

Avec l’appui financier de l’UNICEF, l’ONG Enfant Sans Frontière a construit trois tentes compartimentées en six salles de classe pour  répondre aux besoins urgents d’instruction des enfants sinistrés du site de SOCADA. Ces structures d’urgence créées pour 369 élèves enregistrés manquent des matériels didactiques. «  Plus de 369 élèves enregistrés n’ont pas des fournitures scolaires pour démarrer les cours, et les parents se plaignent du manque des matériels didactiques »,  c’est ce que souligne le directeur de l’école Ile Mbongossoua, Jean Christophe Gbokou.

En réponse à cette plainte, le Coordonnateur de l’ONG Enfant Sans Frontières (ESF), Maitre Brice Kevin Kakpagnen, rassure et indique que « tout est fin prêt. Cette aide s’inscrit dans le cadre des affaires urgentes en faveur des enfants sinistrés afin que ces enfants puissent trouver une réponse à leur situation éducative », a expliqué l’Avocat et Coordonnateur de l’ONG (ESF).

Toutefois, il a mis l’accent sur le caractère urgent de trouver un cadre propice à ces enfants d’étudier dans des situations appréciables, « L’éducation en situation d’urgence est différente de l’éducation en temps normal. Les enfants qui sont sur le site sont traumatisés, donc il leur faut un enseignement qui cadre à leur situation »,  a-t-il précisé.

Ce projet financé par l’Unicef pour une durée de 5 mois prendra en charge les enfants en rupture scolaire des sites de Micheline, De la Cour et Socada.

mardi, 10 décembre 2019 18:03 Écrit par Dans SOCIETE

Centrafrique : La Croix-Rouge néerlandaise fait un don des kits d’assainissement aux comités locaux de la Croix Rouge nationale

BANGUI, le 10 décembre 2019 (RJDH) --- La Croix Rouge Néerlandaise, partenaire de la Croix Rouge Centrafricaine (CRCA), a offert des kits d’assainissement et d’hygiène aux comités locaux de la Croix-Rouge Centrafricaine des huit arrondissements de la ville de Bangui, Bimbo et de Bégoua, lundi 9 décembre. Ces kits serviront à ces comités de procéder au nettoyage des zones touchées par les inondations sous la supervision de la mairie de Bangui.

Ces dons composés en kits d’assainissement et d’hygiène offerts aux huit comités locaux de la ville de Bangui s’inscrivent dans le dynamisme de la préparation de retour des ménages dans les zones inondées dans un environnement sain et favorable.

Le président du comité local de la CRCA du 6ème arrondissement, David Angbanga, a indiqué que les activités de nettoyage de la ville de Bangui seront gérées par la Mairie de Bangui mais avec les comités locaux, « ces kits d’assainissement sont composés des brouettes, des pelles, des houes, des gans, des balais, qui ont été donnés par le gouvernement des Pays-Bas, représentés, par l’Ambassadrice des Pays-Bas Karin Boven. Le travail va s’effectuer en collaboration avec la mairie de Bangui », a-t-il expliqué, en précisant que la mairie mettra à la disposition des comités locaux des bens qui assureront le ramassage des ordures entassées par les habitants des huit arrondissements de Bangui.

Pour la vice-présidente de la CRCA, Zénaba Katara, elle met plus l’’accent sur la lutte contre le paludisme à travers les activités de salubrité qui seront menées par les comités locaux de la CRCA en partenariat avec la mairie centrale de la capitale. « Les fréquents cas de paludisme constatés sur les sites des sinistrés de la ville de Bangui et les périphériques ne nous ont pas laissé insensibles. Plusieurs cas des maladies liées à l’insalubrité ont été également enregistrés. Cet appui est une réponse à nos besoins qui sont les besoins de la communauté », a laissé entendre la Vice-Présidente de la CRCA, avant de noter que « la croix rouge centrafricaine demeure reconnaissante des gestes salvateurs du gouvernement des Pays-Bas représenté par son  Ambassadrice Korin Boven ».

Le don en kits d’assainissement effectué par la Croix Rouge Néerlandaise complète celui accompli de l’Association des banques et des Crédits qui s’élevaient à environ 30 millions de FCFA.

mardi, 10 décembre 2019 17:44 Écrit par Dans HUMANITAIRE

Centrafrique : L’Autorité Nationale des Elections déploie les agents cartographes à Berberati 

BERBERATI, le 10 Décembre 2019 (RJDH)---L’Autorité Nationale des Elections (ANE) a lancé les opérations de cartographie électorale dans la Mambere-Kadéï, ce lundi 09 décembre.

Les opérations électorales entrent dans sa phase décisive avec le déploiement des agents cartographes dans la préfecture de la Mambere-Kadéï. Selon le Rapporteur Général de l’ANE, Julius Ngouade-Baba superviseur de cette mission, 6 préfectures sont concernées par cette opération dans sa première phase. « Le déploiement des équipes de cartographie électorale  est dans sa seconde phase après celle que nous avons déjà fait à Bangui. L’ère numéro deux concerne 6 préfectures dont la Mambere-Kadéï », a-t-il expliqué au RJDH.

Mais bien avant que les opérations ne soient lancées, il indique que l’ANE fera l’état des lieux, « nous sommes précisément ici pour faire l’état des lieux avec les agents cartographes qui sont là. Aujourd’hui, ils travaillent dans la ville de Berberati et dans d’autres sous-préfectures de la Mambere-Kadéï et tout se passe bien », a rassuré Julius Rufin Ngouade-Baba, avant de relever que les prochains jours, « nous allons organiser la mise en place des démembrements et ça c’est une prochaine mais qui ne se fait pas  à l’occasion de cette mission-là », a-t-il conclu.

Les opérations de cartographie électorale inaugurent une nouvelle phase pour les opérations électorales. Car elle permet de déterminer en fonction du nombre de la population les bureaux et les airs de vote avec en toile de fond la formation des 145 agents cartographes formés et déployés avec l’appui financier de l’Union Européenne pour les premiers préparatifs électoraux à hauteur d’1 million d’euro, soit 655 millions FCFA, pour faciliter l’installation des bureaux locaux de l’ANE et le déploiement des équipes de cartographes, le 26 octobre dernier.

mardi, 10 décembre 2019 17:20 Écrit par Dans INFO-ELECTIONS

Centrafrique : Le retour de l’ancien Chef de l’Etat François Bozize s’invite dans le débat politique

BANGUI, le 09 décembre 2019(RJDH)---Le retour au pays de l’ancien Chef de l’Etat François Bozize s’invite dans le débat politique et divise les opinions ces derniers temps.  

L’actualité politique nationale est aujourd’hui dominée par le sujet évoquant le retour au pays de l’ancien Chef de l’Etat, François Bozize, chassé du pouvoir en 2013 par la coalition Séléka. Son retour est aujourd’hui le cheval de bataille de son parti KNK et soutenu par les ténors de l’opposition démocratique. Pour le KNK et ses nouveaux alliés dans l’opposition, c’est le pouvoir de Bangui qui empêche aujourd’hui le retour tant réclamé de Bozizé et dans leur ligne de mire Faustin Archange Touadera.

De manière interposée et à distance, les camps opposés se sont lancé dans une série de meeting pour véhiculer leur position sur la question aux centrafricains. A titre illustratif, le 07 décembre dernier, les militants et sympathisants du parti travailliste KNK ont tenu un meeting à l’école Ndrès 2. Une occasion pour le Secrétaire Général du KNK, Bertin Béa, d’exiger le retour sans condition de leur leader et pointe du doigt directement le Chef de l’Etat Faustin Archange Touadera d’empêcher ce dernier de rentrer dans son pays. Avec des mots peu commodes et durs, Bertin Bea qualifie Touadera d’ingrat vis-à-vis de son mentor en politique, « Bozize est son géniteur politique et Touadera a décidé aujourd’hui de le jeter avec son eau de bain pour son ingratitude à l’endroit de celui à la mamelle politique de qui il s’allaitait », selon l’ouvrier Secrétaire Général du KNK, Bertin Bea.

Ce même jour, un autre meeting s’est tenu sur le terrain de l’UCATEX par le Mouvement Centrafrique Debout (MCD), mouvement qui soutient les actions du Chef de l’Etat. Une fois de plus, la question du retour de l’ancien Chef de l’Etat était évoquée mais sous un autre angle. « Le Chef de l’Etat veut que l’ancien Président de la République revient au pays dans la dignité. Mais les gens manipulent les choses pour dire que Bozize doit revenir or son retour doit être encadré, c’est l’affaire du gouvernement, c’est l’affaire du Président de la République », a souligné le Coordonnateur adjoint du Mouvement Centrafrique Debout, M. Abakar Pico.

Du côté du parti KNK, le Chef de l’Etat Faustin Archange Touadera est la seule personne qui peut renouveler le passeport de leur leader pour lui permettre de rentrer au pays mais jusqu’alors, son passeport n’est pas toujours renouvelé, cela démontre la volonté du Chef de l’Etat d’empêcher ce dernier de rentrer au pays.

Le retour de l’ancien Chef de l’Etat François Bozize au pays est diversement apprécié par la classe politique ce dernier temps. De Meckassoua à Anicet Georges Dologuele en passant par Nguendet, tous sont unanimes pour le retour de François Bozize.

Pour rappel, ces avocats ont déposé une plainte au tribunal administratif au mois de septembre dernier pour demander l’annulation de l’arrêté de l’ancien Ministre des Transports, Theodore Jousso interdisant à toutes les compagnies aériennes qui desservent l’aéroport international Bangui-M’poko de ne pas embarquer le passager François Bozize. Le verdict du tribunal administratif de Bangui sur la question est attendu mercredi 11 décembre 2019.

lundi, 09 décembre 2019 15:24 Écrit par Dans Politique

Centrafrique : L’Institut Pasteur préoccupé par la montée du virus de Monkeypox dans la Lobaye

BANGUI Le 06 Novembre 2019 (RJDH)--- La Lobaye est la région dans laquelle l’Institut Pasteur de Bangui a enregistré un élevé taux d’infection de la maladie à virus de Monkeypox, contrairement à la préfecture du Mbomou. Sur 100 personnes dans la Lobaye au moins une soixantaine portent l’anticorps de Monkeypox soit un taux de 60%, alors que dans le Mbomou, le taux est de 15 %. Statistique présentée le jeudi 05 décembre 2019 par Emmanuel Nakoune, Directeur scientifique de l’Institut Pasteur de Bangui lors de sa journée porte-ouverte.

L’institut Pasteur de Bangui se préoccupe du taux élevé des personnes portant des anticorps du virus de Monkeypox ou la « variole des singes » dans la Lobaye.  Cette maladie est considérée par l'Institut Pasteur comme étant une maladie très dangereuse et peu connue en Centrafrique.

Selon le Directeur Scientifique de l’Institut pasteur de Bangui, Emmanuel Nakoune, Lobaye est la zone la plus touchée par la variole des singes contrairement à Mbomou. Cette montée dans la Lobaye  est due au perpétuel contact des personnes avec les animaux porteurs  du virus. «Pour la première fois, cette maladie a été découverte dans le Mbomou en 2001 où une famille avait consommé un singe portant le virus. Les huit membres de la famille ont tous été touchés par le virus et deux en sont décédés. Le virus a réapparu en 2010 mais à Mongoumba où deux pygmées ont tué un singe et l’ont consommé. Et depuis 2010 jusqu’aujourd’hui, le nombre des cas de Monkeypox ne fait qu’augmenter chaque année », explique le Directeur Scientifique.

Cette montée dans la Lobaye se justifie par la période des chenilles, période pendant laquelle les gens campent dans la forêt et sont en contact avec les rongeurs. « Nous avons observé cette année dans la Lobaye, qu’il y a un fort contact de la population avec le réservoir et, en une semaine seulement, on a  enregistré 19 cas dans différentes régions de la Lobaye. Aujourd’hui si on prend 100 personnes, 60 portent l’anticorps de Monkeypox mais qui ne manifeste pas la maladie. Contrairement dans le Mbomou où 15 % seulement des personnes ont l’anticorps de Monkeypox. Les personnes les plus explosées sont les jeunes et les enfants », a précisé Emmanuel Nakoune, et de poursuivre, « le Monkeypox se présente cliniquement chez l’humain comme la variole humaine avec signes de fièvre, éruption caractéristique dans les 48 heures (0-5 jours) », indique-t-il.

Toutefois, il rassuré que l’Institut Pasteur de Bangui a déjà élaboré un plan de riposte contre cette maladie car les recherches sont avancées et les réponses seront adaptées à la menace chez l’humain.

lundi, 09 décembre 2019 14:55 Écrit par Dans SANTE
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