RJDH-RCA - Actualités

Centrafrique : François Bozize s’engage à œuvrer pour le retour de la paix

BANGUI, le 06 mai 2020 (RJDH) --- La Ligue Centrafricaine des Droits de l’Homme (LCDH) a reçu le bureau politique du Parti Kwa na Kwa « KNK » conduit par son leader, l’ancien chef d’Etat François Bozize, le mardi 5 mai 2020.  Les deux parties ont longuement discuté sur la situation socio politique du pays.

La rencontre entre la Ligue Centrafricaine des Droits de l’Homme et le bureau politique du KNK conduit par l’ancien chef de l’Etat François Bozize, était d’évoquer principalement les questions socio-politiques du pays. Selon le communiqué final, « les échanges ont portés sur les points suivants : la situation socio-politique de la République Centrafricaine, la paix et la sécurité, la situation des Droits de l’Homme en RCA et enfin les droits humains du citoyen de François Bozize, l’ancien chef de l’Etat ».

« Les débats francs et sincères ont permis aux deux parties de noter leurs points de convergences sur : la situation socio-politique préoccupante, l’absence de paix et de la sécurité sur une grande partie du territoire national, par-ailleurs occupé par les groupes armés, le non-respect des groupes des droits humains notamment des groupes armés en présence de la Minusca », a relevé le communiqué final.

En prenant la parole, François Bozize réaffirme l’engagement de son parti à œuvrer sans cesse pour le retour de la paix en Centrafrique. « C’était l’occasion pour nous de venir rencontrer un membre de la société civile, échanger avec lui le problème de l’heure, et tout ce qui peut intéresser l’organisation et le parti KNK. Les discussions se sont déroulées sans exclusive sur les différents domaines qui ont été définis dans le communiqué conjoint, ce qui témoigne notre engagement à œuvrer pour le retour de la paix en Centrafrique », a-t-il déclaré.

Les deux parties ont décidé de poursuivre leur effort à la recherche de la paix et l’appui de la démocratie en Centrafrique dans un contexte où le pouvoir en place ne cesse d’accuser François Bozize d’être l’instigateur d’un coup d’Etat dans le pays.

Sandra Belly

  

mercredi, 06 mai 2020 21:18 Écrit par Dans Politique

Centrafrique : les patients de covid 19 isolés à la maison faute d’infrastructures d’accueil

BANGUI, le 06 mai 2020 (RJDH)--- Les patients détectés positifs au coronavirus, sont isolés chez eux pour leur prise en charge à défaut des structures d’accueil des centres d’isolement, a appris le RJDH de sources médicales bien indiquées.

Aujourd’hui, la Centrafrique compte 94 cas confirmés de l’épidémie du COVID-19 dans un contexte où le pays éprouve de réelles difficultés à réunir les moyens humains et logistiques. Le centre d’hospitalisation ne dispose que de 13 lits.

Sur les 94 cas du Covid 19 dont 10 guérisons, seulement 11 personnes sont admises au centre d’isolement de l’hôpital de l’amitié et les autres « sont isolés et traiter chez eux aux domiciles ». Ce qui traduit une défaillance dans la prise en charge des personnes atteintes. Une situation plus qu’inquiétante probable d’ouvrir la voie à d’autres cas de contamination sans limite alors que des fonds ont été décaissés pour pallier à certain nombre de problème en vue d’améliorer la prise en charge. 

Entre temps, le gouvernement est dans la recherche des locaux pouvant servir de centre d’isolement, a aménagé un bâtiment dans l’enceinte de l’hôpital général de Bangui, mais ce dernier est encore en phase de réhabilitation, ce qui oblige les patients à rester chez eux pour être pris en charge.

Face à cette mauvaise gestion de covid19 par le comité de gestion de la crise, certains sujets étrangers porteurs du covid19 en RCA ont décidé de retourner dans leur pays pour s’assurer de leur prise en charge.   

Ketsia Kolissio

mercredi, 06 mai 2020 20:28 Écrit par Dans SANTE

Centrafrique : Le parquet général ouvre une enquête sur les tueries de Ndélé après une mission dans la région

BANGUI, le 06 Mai 2020 (RJDH) --- Une enquête est ouverte sur les massacres signalés ces derniers jours au nord de la République Centrafricaine. L’annonce a été faite ce jour par le procureur général après une mission conjointe qu’il a effectuée avec la MINUSCA à Ndélé, ville au cœur de ces massacres.

Le parquet général ouvre cette enquête une semaine après un affrontement sanglant entre des groupes armés.  Ces violences selon le gouvernement auraient fait 25 morts, alors que la croix rouge locale parle d’une cinquantaine de morts.

Le procureur général Eric Didier Tambo qualifie les massacres de Ndélé de crime guerre, crime contre l’humanité et selon lui les éléments constitutifs sont réunis, « nous avons découverts des fosses communes à Ndélé et les preuves que nous avons pu avoir, il y’a eu crime de guerre et crime contre l’humanité dans cette partie du pays ».

La mission d’enquête dirigée par le procureur général n’a pu avoir accès à tous les lieux où les crimes auraient été commis à Ndélé, « nous n’avons pas pu avoir accès toute la zone de l’hôpital, à cause de la présence des belligérants qui ont bloqué le passage ».

Le Premier Ministre Firmin Ngrebada, dans un post sur sa page Facebook, a annoncé qu’au regard de ces crimes, « il est établi que des crimes de masse et autres infractions graves (crimes de guerre) ont été commis. Il s'en suit que les juridictions nationales compétentes ou la Cour pénale spéciale seront saisies sans délai du dossier pour que les auteurs de ces crimes soient arrêtés et traduits immédiatement en justice », fait-il savoir.

Auguste Bati-Kalamet.

mercredi, 06 mai 2020 20:24 Écrit par Dans JUSTICE

Centrafrique : 121 incidents enregistrés sur les humanitaires de janvier à avril

BANGUI, le 05 mai 2020 (RJDH)---L'environnement de travail n'a pas changé pour les humanitaires : au 30 avril, 121 incidents ont été enregistrés dont 2 morts et 8 blessés, Ndélé  particulièrement touchée.

La situation demeure tendue dans plusieurs zones comme Batangafo, Birao, Bria, Kaga-bandoro et Ndélé. Cela a entraîné des restrictions de mouvement des organisations humanitaires et des contraintes dans la fourniture d’aide qui sauve des vies. Les populations civiles sont les premières victimes des tensions et violences dans le pays dont le contexte est l’un des plus dangereux au monde pour les travailleurs humanitaires.

En avril, 35 incidents affectant directement le personnel ou les biens des humanitaires ont été rapportés. Lors des nouveaux affrontements armés à Ndélé vers la fin du mois d’avril, plusieurs concessions d’organisations humanitaires ont été pillées et 3 véhicules emportés. Dans le premier quadrimestre de l’année, 9 véhicules humanitaires ont été braqués, dont 6 en avril.

Une dizaine de villes centrafricaines sont les plus touchées par ces incidents. Selon les statistiques et par type d’incident, 34.8% représentent les cas d’intimidation, menaces et d’agression, 15.4% relèvent des cas de braquage, cambriolage, intrusion et meurtre et autres sont des interférences ayant occasionné la baisse des interventions humanitaires dans les zones touchées par les violences avec la présence des groupes armés.

Vianney Ingasso

 

mardi, 05 mai 2020 15:23 Écrit par Dans HUMANITAIRE

Centrafrique : L’UJCA plaide pour l’adoption du statut particulier des journalistes

BANGUI, le 05 mai 2020 (RJDH) --- Dans sa déclaration à l’occasion de la célébration de la journée internationale de la liberté de la presse, samedi 02 mai, Tita Samba Sole président de l’UJCA, souhaite que l’environnement médiatique Centrafricain soit encadré par un cadre juridique.

Pour l’UJCA, les préalables aujourd’hui pour les acteurs du monde médiatique, c’est l’encadrement de cette profession par des textes juridiques pour combler un certain nombre de carences dans ce sens afin de donner à la presse nationale sa lettre de noblesse. Tita Samba Sole, président de l’Union des Journalistes de Centrafrique : « Je le dis avec beaucoup d’amertumes. Les journalistes ne sont pas bien traités dans ce pays. En ce moment précis, il y a ce problème de la convention collective et du statut particulier du journaliste qui demeure encore l’une de nos préoccupations majeures. Tout ce problème nous fait comprendre que dans ce pays, il n’y a que d’autres entités qui sont prises en charge », dit-il.   

Allant plus loin, la question d’un local qui devrait abriter le siège de l’UJCA, est aussi l’un des sujets évoqués par le président de l’UJCA. « Aujourd’hui les journalistes sont dans la rue même le Haut Conseil de la Communication qui est une institution de la République est en train d’exploiter la maison des affaires étrangères. Il n’y a même pas une maison de la presse car l’ancienne maison nous a été ravie par une décision de la justice. Nous voulons que le gouvernement s’appesantisse sur ces problèmes pour que le journaliste ait au moins sa place dans ce pays », a fait valoir le président de l’UJCA Tita Samba Sole.

Ketsia Kolissio

mardi, 05 mai 2020 15:21 Écrit par Dans DROITS DE L’HOMME

 

Centrafrique : Les habitants de Baboua réclament les forces armées centrafricaines

BABOUA, le 05 mai 2020(RJDH)---La sous-préfecture de Baboua, dans la Nana-Mambéré dans l’Ouest du pays, est relativement calme avec la présence des combattants rebelles des 3R, qui avaient investi la localité depuis jeudi dernier suite à la mort d’un jeune peuhl assassiné par un natif de la ville.

La situation sécuritaire est encore inquiétante à Baboua depuis l’irruption des éléments des 3R dans la localité la semaine dernière. La population, paniquée, demande aux autorités de Bangui le déploiement imminent des FACA pour sécuriser la région.

Le président de la jeunesse de Baboua, Gustave Freddy Mamon, joint ce lundi 04 mai 2020 affirme que : « La présence des 3R à Baboua fait suite à l’assassinat d’un jeune peulh âgé de 12 ans à 10 km de la ville. En ce moment un calme précaire règne à Baboua, la population vit la peur au ventre suite aux multiples rumeurs qui continuent de circuler dans la ville. Après la réunion de concertation organisée par le sous-préfet, les représentants des éléments de 3R ont fait savoir que leur présence dans la ville est d’assurer la protection de la minorité peulh en attendant le déploiement des forces armées centrafricaines dans cette partie du pays. Ce matin la population vaque librement à leurs occupations et les activités commerciales tournent normalement », rapporte-t-il.

Cette présence ne rassure pas les fonctionnaires et agents de l’Etat en service à Baboua. Ils ont émis le désir de faire évacuer leur famille de la ville en raison de la menace des combattants rebelles des 3R qui pèsent sur la ville.

Jocelyne Nadège Kokada

mardi, 05 mai 2020 15:18 Écrit par Dans SECURITE

Centrafrique : Le Fonds Bêkou poursuit son engagement auprès de la République Centrafricaine avec l’adoption de 3 nouveaux programmes 

BANGUI, le 05 mai 2020 (RJDH)---L’Union européenne et les Etats contributeurs du Fonds Bêkou ont adopté en avril trois nouveaux programmes en faveur de la résilience et du relèvement en République Centrafricaine à hauteur de 30 millions d’euros (19,7 milliards de FCFA). Ces fonds additionnels vont permettre de lancer de nouvelles phases des programmes de développement rural, réconciliation et genre déjà engagés. Ces nouvelles actions portent à 274 millions d’euros (180,4 milliards de FCFA) l’engagement global du Fonds Bekou en RCA.

18 millions euros sont destinés à la seconde phase du programme développement rural. Soutenir près d’1 million de petits exploitants dans le but d'augmenter leur production durable et leur accès aux marchés, injecter plus de 3 millions d’euros dans l’économie locale à travers les achats locaux, vacciner plus de 2 millions d’animaux, diminuer les tensions et l’insécurité liées aux transhumances, renforcer les Ministères de l’Agriculture et de l’Elevage à travers une assistance technique : ont été autant de succès du programme depuis son lancement en 2017. Il s’agit, avec cette nouvelle phase, d’accompagner la mise en place d’”agropoles”, des pôles de services destinés à appuyer le développement des activités agricoles et/ou d’élevage. Le projet proposé par l’Agence belge de développement Enabel prévoit, autour de ces agropoles, de réhabiliter des centres de formation, de développer des sources d’énergie propre et de dynamiser l’offre de services financiers (microfinance) et non financiers.

Suite à la décision du Comité de Gestion du Bekou, le programme réconciliation va se poursuivre, en particulier à travers le soutien aux médias centrafricains et particulièrement aux radios communautaires, qui occupent l’essentiel du paysage médiatique en RCA. Leur rôle est capital pour permettre l’échange d’opinions, une information objective, relier les communautés et favoriser le dialogue et le renforcement de la cohésion sociale. Nouveauté de cette seconde phase, un accent va être mis sur la jeunesse à travers le soutien aux maisons de jeunes. Les jeunes centrafricains, qui représentent 70% de la population, sont des acteurs incontournables pour une réconciliation durable.

Le Fonds Bêkou poursuit son engagement dans le domaine du genre à travers la lutte contre les violences basées sur le genre (VBG). Avec la troisième phase du programme genre, le soutien aux centres d’accueils ou d’écoute publics et communautaires va être poursuivi. Les victimes de VBG seront référencées vers les services de santé et prises en charge juridiquement. Un volet important du nouveau programme doté de 7 million d’euros sera centré sur l’autonomisation socio-économique des victimes. Afin de prévenir de nouvelles violences mais aussi d’éliminer la stigmatisation des victimes de VBG, un travail de mobilisation communautaire sera mené pour sensibiliser les populations. Finalement, fidèle à son mandat de soutenir la résilience à tous les niveaux et renforcer les institutions dans leur mission, le Fonds Bêkou poursuivra son appui au Ministère de la promotion de la femme, de la famille et de la protection de l’enfant.

 Pour Francesca Di Mauro, Chef d’unité à la Direction Générale du développement et de la Coopération internationale et gestionnaire du Fonds Bêkou, l’adoption de ces nouveaux programmes s’inscrit dans l’engagement de long terme de l’Union européenne en RCA : « Ces trois programmes vont contribuer directement à la réalisation du Plan national de Relèvement et de Consolidation de la Paix 2017-2023. Nous sommes fiers de poursuivre notre engagement au côté de toutes les catégories de la population centrafricaine et en faveur du relèvement du pays. Le soutien du Fonds Bêkou s’ajoute à celui des autres programmes soutenus par l’Union européenne à travers ses autres instruments. ».

Pour l’Ambassadrice de l’Union européenne en RCA, Samuela Isopi, “Le Fonds Bekou confirme sa pertinence dans le contexte centrafricain en lien avec la mise en œuvre de l’Accord politique pour la paix et la réconciliation signé à Bangui le 6 février 2019”.

Le Fonds Bekou nous a permis d’apporter des dividendes concrets de cette paix à nos populations. Grâce à sa flexibilité et à sa capacité, des réponses adaptées sont apportées à nos besoins” l’a déclaré le Ministre de l’Economie, du Plan et de la Coopération, Felix Moloua. “Au nom du Président de la République Chef de l’Etat, je remercie l’Union européenne et les Etats-contributeurs pour ces nouveaux financements qui ciblent des secteurs et des acteurs clé pour le relèvement de notre pays, en cette période de lutte contre la pandémie à covid 19".

RJDH

mardi, 05 mai 2020 15:16 Écrit par Dans HUMANITAIRE

Centrafrique : Massacre de Ndélé, Mahamat Kamoun plaide pour une riposte musclée

BANGUI, le 05 mai 2020 (RJDH)---Mahamat Kamoun fait le parallélisme entre le déploiement des FACA à Birao et à Ndélé qui, selon lui, ne sera pas dissuasif. Il plaide pour une riposte musclée à la hauteur de la gravité des faits. Position exprimée le vendredi 01 mai 2020 lors d’un point de presse relatif aux massacres de Ndele du 29 Avril 2020.

Pour Mahamat Kamoun, le déploiement des FACA dans le nord-est du pays est intervenu après plusieurs signaux de détresse émis par les populations de cette région aux autorités du pays. « Des milliers de populations qui ont vécu vraiment des périodes cauchemardesques, ont été contraintes en violation de la Constitution de notre pays, à la déportation vers le Soudan et le Tchad. Aujourd’hui, les FACA sont déployées dans une ville fantôme », a constaté l’ancien premier ministre.

« Ce qu’on a toujours déploré dans ce pays, c’est la politique consistant à jouer le Médecin après la mort.  La crise de Birao a démarré l’année dernière le 1er septembre 2019. Les FACA viennent à peine d’être déployées, il y a une ou deux semaines, après que la ville a été mise en poussière », a-t-il noté.

L’annonce du déploiement des FACA à Ndélé sonne pour Mahamat Kamoun comme le début d’un processus qui prendra du temps. « A Ndélé, moi j’attends de voir comme St-Thomas. Entre la prise de décision et les actes, il faut du temps. D’ailleurs, nos militaires sont déjà dans certaines villes du pays, mais leur présence n’a pas permis de calmer la situation. La Minusca a les moyens pour dissuader, pour contraindre, pour anéantir n’importe quel groupe armé en République centrafricaine. Et la Minusca est présente à Ndélé, ils ne sont pas intervenus pur arrêter ce drame », a dénoncé Mahamat Kamoun qui précise, par-ailleurs, que c’est pour la 3ème fois en l’espace de deux mois que ces attaques ont eu lieu.

« Ils n’ont pas fini, et au moment où je vous parle, les hostilités continuent. Il y aura encore des attaques. Donc voilà, il faut une riposte musclée à la hauteur de la gravité des faits », a plaidé Mahamat Kamoun.

Les récentes violences interethniques entre deux groupes armés rivaux à Ndele ont occasionné plus d’une trentaine de personnes tuées.

 Cyrille Wegue

mardi, 05 mai 2020 15:07 Écrit par Dans Politique

Centrafrique : faux, le ministre de la santé n’a pas démissionné après détournement de fonds par son homologue des finances

BANGUI, le 05 mai 2020 (RJDH)---La rumeur a fait route depuis mi-avril : le ministre de la santé, Pierre Somse aurait démissionné après que son homologue Henri Mari Dondra, des finances, ait détourné 500 millions de francs CFA destinés à la solidarité face à la Covid-19. C’est une infox.

Une intox partagée par les sites d’information en ligne le tsunami.net et corbeaunews. Elle a aussi fait le buzz sur les réseaux sociaux. Parue le 17 avril 2020 sur la page de tsunami.net, cette rumeur soutient :  Centrafrique : « covid-19 » : le ministre Somse accuse le filou de Dondra d’avoir détourné 500 millions de FCFA et menace de jeter l’éponge.

 « Aucun détournement, ni malentendu entre moi et mon homologue des finances et du budget »

Pour débusquer cette fausse information, notre rédaction a pu recueillir les propos du ministre de la santé dans un point de presse animé lundi 20 avril 2020 en fin d’après-midi. Ce dernier réfute les allégations faites contre lui sur les réseaux sociaux et ces médias : « C’est une gestion concertée au sein du gouvernement avec tous les partenaires. De ce fait, c’est une gestion transparente. Sous la direction du chef de l’Etat, trois comptes (3) ont été créés. L’un est logé à BEAC avec un montant de plus de 500 millions de FCFA, un autre fiduciaire logé au ministère des finances et du budget, plus un autre compte qui sera créé à la demande de la population afin de collecter d’autres fonds nécessaires. Ces fonds publics sont assujettis aux principes de gestion des finances. A ce jour, le comité stratégie est en train de définir les normes et les modalités de gestion qui ne portent pas seulement sur les ressources de l’Etat et des particuliers, mais aussi des partenaires »

En réponse aux rumeurs de sa démission sur les réseaux sociaux celui-ci s’exprime : « J’ai découvert ma démission sur les réseaux et je considère que cela ne me concerne pas. C’est peut-être un autre Pierre Somse qui existe ailleurs. », a fait savoir le ministre de la santé au public centrafricain lors de son point de presse.

Depuis le premier cas testé positif au Covid-19 en Centrafrique, le pays bénéficie de plusieurs fonds émanant des partenaires internationaux et nationaux, des autorités publiques, des acteurs politiques et des citoyens centrafricains afin de permettre renforcer les capacités dans le cadre de riposte face à la pandémie du coronavirus.

Face à cette pandémie, ne vous protégez pas seulement contre la Covid-19, mais protégez-vous aussi des rumeurs et fausses informations.

Esdras Michael Ndamoyen / Aristide R. Maleyo

Vous voulez vérifier une information qui vous parait douteuse ou fausse ? Contacter notre rédaction au +236 75 38 58 52, 75 42 33 32 ou contacter directement l’émission : « Eke sioni sango » de la radiofréquence RJDH +236 72 2795 20. Écrivez-nous aussi à Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser.

 

 

 

lundi, 04 mai 2020 12:57 Écrit par Dans SOCIETE

Centrafrique: comment porter et enlever son masque en toute sécurité ?

BANGUI, le 05 mai 2020 (RJDH)---Depuis la vague de contamination de covid-19 qui n’a épargné aucun continent, aucun traitement préventif, ni curatif est disponible à ce jour. Mais des milliers d’essai scientifiques pour un éventuel vaccin d’ici 2021 sont en cours. Face à cette réalité pandémique, les gestes barrières et la distanciation sociale sont des meilleurs moyens pour endiguer le nouveau coronavirus, et sauver des vies.

Dans le cadre de nos productions de vérification et de sensibilisation sur la Covid-19, notre rédaction a consulté l’Organisation mondiale de la santé et le ministère de la santé sur les bonnes pratiques du port de masque. Nous avons résumé en 7 étapes le port et comment enlever son masque.

Comment porter alors un masque de protection face à la Covid-19 ?

  1. Avant de mettre un masque, il faut se laver les mains avec une solution hydro-alcoolique ou à l’eau et au savon ;
  2. Appliquer le masque de façon à recouvrir le nez et la bouche et veillez à l’ajuster au mieux sur votre visage ;
  3. Lorsque l’on porte un masque, éviter de le toucher. Chaque fois que l’on touche un masque usagé, il faut se laver les mains à l’aide d’une solution hydro-alcoolique ou à l’eau et au savon ;
  4. Lorsqu’il s’humidifie, le remplacer par un nouveau masque à usage unique, beaucoup de masque sont remplaçable à intervalle de 3 heures ;
  5. Pour retirer le masque : l’enlever par derrière (ne pas toucher le devant du masque) ; le jeter immédiatement dans une poubelle fermée, se laver les mains avec une solution hydro-alcoolique ou à l’eau et au savon ;
  6. Le masque est à usage unique et n’est en aucun cas lavable ou réutilisable ;
  7. Le masque doit être, par ailleurs, adapté à la taille du visage et doit être bien positionné (le côté rembourré de la barrette nasale doit être placé sur la bosse du nez pour bien protéger le nez)

Dans la même ligné d’idée de protection, faut-il porter des gants ?

Non, répond l’Organisation mondiale de la santé. Le fait de se laver les mains régulièrement protège mieux contre le COVID-19 que le port des gants en caoutchouc. Le virus peut se trouver sur les gants et il y’a un risque de contamination si vous vous touchez le visage avec le gant.

Les gants peuvent servir de de support au virus après souillage par des gouttelettes (les sécrétions respiratoires qu’on émet quand on tousse, éternue, ou discute) qui sont le moyen de transmission du coronavirus. 

Face à cette réalité pandémique mondiale, ne vous vous protéger pas seulement contre le covid-19, mais protéger vous aussi des fausses informations.

Michael Ndamoyen

Vous voulez vérifier une information qui vous parait douteuse ou fausse ? Contacter notre rédaction au +236 75 38 58 52, 75 42 33 32 ou contacter directement l’émission : « Eke sioni sango » de la radiofréquence RJDH +236 72 2795 20.Ecrivez-nous aussi à Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser.

 

 

 

 

 

 

lundi, 04 mai 2020 12:51 Écrit par Dans SOCIETE
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