RJDH-RCA - Actualités

Centrafrique : le gouvernement américain octroie plus de 13 milliards pour soutenir le relèvement en Centrafrique

BANGUI, 18 juillet 2020 (RJDH)--- Les gouvernements centrafricain et américain ont signé vendredi 17 juillet à Bangui, un accord de développement visant à soutenir le relèvement du pays à hauteur de 22, 2 millions de dollars US soit 13, 320 milliards de FCFA sur une durée de 5 ans (2020-2024) via l'Agence américaine de développement (USAID).

La signature de ce document entre les gouvernements américains et centrafricains vise à permettre à la Centrafrique de soutenir ses efforts de relèvement à hauteur de plus de 13 milliards FCFA s’étalant sur une durée de 5 ans (2020-2024).

Cet appui s’articule, à en croire Mme Lucy Tamlyn Ambassadeur des USA en Centrafrique, autour de cinq objectifs de 2020 à 2024 soit une durée de cinq ans à savoir : appuis aux activités de stabilisation ciblées pour atténuer les déclencheurs de conflit, l’expansion des possibilités économiques licites dans les secteurs stratégiques, ainsi que la diversification des moyens de subsistance dans les communautés cibles et la gestion des ressources naturelles, la transition de l’Aide humanitaire vers des interventions de développement plus durables dans les régions cibles au fur et à mesure de l’amélioration de la situation sécuritaire, la mobilisation effective des ressources au niveau national pour améliorer les services de santé primaire et ceux qui sont spécifiques à des endémies particulières, enfin promouvoir la gestion durable des ressources forestières et des écosystèmes pour une croissance économique verte.

Selon Madame Lucy Tamlyn, Ambassadeur des Etats-Unis en Centrafrique, le gouvernement américain est déterminé à soutenir les efforts des autorités centrafricaines. « Nous avons aussi décidé d’investir dans le développement parce que nous voyons qu’il y a une volonté pour la paix et la sécurité et donc nous avons décidé d’avancer avec cet accord qui va permettre à USAID d’investir dans les secteurs pour le relèvement, le redressement de l’économie de l’Etat », a-t-elle affirmé.   

La diplomate américaine, poursuit-elle, demande au gouvernement centrafricain de redoubler d’efforts pour permettre que les dividendes de l’accord de paix soient bénéfiques pour le pays, car l’USAID est prête à soutenir la RCA à condition que la paix soit d’abord rétablie. « Cet investissement, soit dans le domaine de la santé, soit économique, va permettre à USAID d’être plus présente dans le pays. J’ajoute que sans la paix, rien est possible. Il faut redoubler les efforts pour que l’accord de paix soit respecté pour stopper les violations récurrentes. Nous, en tant que partenaires, nous sommes prêts à soutenir la RCA et nous témoignons notre volonté aujourd’hui avec la signature de cet accord pour que cet investissement puisse vraiment porter fruit ».

Pour Felix Moloua, ministre de l’Economie et du Plan, les groupes armés doivent cesser les armes pour permettre aux populations de jouir directement de cet appui important à travers l’USAID. « Aujourd’hui nous avons la possibilité dans le document de RCPCA pour aller partout. L’argent donné par USAID est d’aider les centrafricains d’accéder aux soins de santé dans le contexte de pandémie à coronavirus et aussi dans les ressources naturelles. Tout cela doit être fait dans la paix », a déclaré le membre du gouvernement.   

Le Ministre du plan et de l’Economie Felix Moloua, a promis la mise en place d’un comité de suivi dans les jours à venir, composé des entités dans le domaine de la sécurité, santé, minier, forestier et de l’Aide humanitaire.

Sandra Cynthia Belly

samedi, 18 juillet 2020 11:39 Écrit par Dans ECONOMIE

Centrafrique : la ville de Nzacko en ruine, les autorités locales lancent un cri de cœur

NZACKO, 18 juillet 2020 (RJDH)--La ville de Nzacko, située au Nord de la préfecture du Mbomou à l’Est du pays, est toujours confrontée à de nombreuses difficultés après les violences survenues dans la localité. Les autorités locales lancent un appel au gouvernement et ses partenaires de venir à la rescousse de la population.

La région de Nzacko est restée sans infrastructures de base alors que la majorité de la population est encore déplacée. Ce qui freine la relance des activités économiques et administratives dans la région, selon les autorités locales. La commune rurale de Nzacko, reliée à Bangassou, le chef-lieu du Mbomou  par un petit axe routier impraticable de 60 kilomètres, se tourne vers la ville de Bria, située plus à l’ouest de la ville à plus de 135 kilomètres dans la Haute-Kotto, pour son ravitaillement en produits de première nécessité.

L’adjointe au Maire de la commune de Nzacko Adja Kaltouma Ganda, dans une entrevue avec le RJDH, revient sur les difficultés majeures de sa commune. « La commune de Nzacko a perdu ses institutions et les infrastructures de base comme les hôpitaux, les écoles voire même les bâtiments administratifs », a ramassé l’autorité communale.

Dans cette commune, plusieurs milliers de personnes sont toujours déplacées et sont restées sans abris, comme l’a souligné Adja Kaltouma Ganda. « Des maisons ont été incendiées, ce qui a provoqué beaucoup de déplacement. Sur 19 847 habitants que comptait la ville, à ce jour, il n’est resté qu’environ 12.000 habitants. Parmi ceux-là, de nombreuses personnes sont sans abris et d’autres vivent encore dans la brousse », regrette l’adjointe au Maire. 

Par ailleurs, l’insécurité alimentaire menace cette partie du territoire qui a subi à maintes reprises des violences armées. Ces difficultés ont poussé Adja Kaltouma Ganda à lancer un SOS au gouvernement et aux humanitaires afin de voler au secours de la population.

La commune de Nzacko, sous contrôle des rebelles du FPRC retient son souffle après les violences armées du début de l’année. Mais ce groupe armé, signataire de l’Accord politique pour la paix et la Réconciliation Nationale tente de rassurer en appelant au retour des déplacés.

Le commandant militaire du FPRC de Nzacko Mahamat Salé, dans un entretien avec le RJDH, invite les opérateurs économiques à retourner dans la ville, y compris la population et les collecteurs des diamants. « Le FPRC, toujours engagé dans l’accord de paix rassure la population et les opérateurs économiques du niveau de la sécurité. La libre circulation est garantie pour la population et les acteurs humanitaires », a-t-il déclaré au RJDH.

Les violences intergroupes armées, survenues à Bria dans la même région en février 2020 ont aussi affecté la commune de Nzacko, qui, par le passé a enregistré plusieurs attaques armées. Cette région riche en ressources minières fait face à des séries d’altercation des hommes armés, occasionnant le déplacement massif de sa population.

Jean Marie Anibikoumba

samedi, 18 juillet 2020 11:29 Écrit par Dans HUMANITAIRE

Centrafrique : quatre groupes armés annoncent une coalition en faveur de la paix dans le nord

BANGUI, 18 Juillet 2020(RJDH) ----Une coalition des groupes armés a été créée ce 09 juillet en Centrafrique pour œuvrer en faveur de la paix, la sécurité et le respect de l’autorité de l’Etat dans le nord du pays. Le Porte-parole du Gouvernement Ange Maxime KAZAGUI, en réaction, considère cela comme des dispositions contraires à l’accord politique de paix du 06 février 2019, dont sont signataires les membres de cette alliance.

Il s’agit du Mouvement Patriotique de Centrafrique (MPC) d’Alkatim Mahamat, d’Anti-Balaka, branche Mokom, du FPRC de Nouradine Adam et de la Révolution Justice aile Sayo. La ligne principale de cette coalition, selon le communiqué, est d’œuvrer en faveur de la paix, la sécurité et le respect de l’autorité de l’Etat dans la préfecture de l’Ouham précisément à Markounda au nord du pays.

« Le 09 juillet 2020 les Mouvements MPC du Général Alkatim Mahamat, Anti-Balaka Branche Mokom, FPRC de Nouradine Adam et RJ Branche Sayo ont pris l’engagement solennel en présence des autorités administratives de l’Ouham notamment le sous-préfet de Markounda et la Minusca et ont mis en place une coalition responsable en vue de ramener la Paix, la Sécurité et le respect de l’autorité de l’Etat dans l’Ouham à l’aube des prochaines échéances électorales de 2020-2021 », peut-on lire dans le communiqué dont le RJDH a eu copie.

Dans ce document signé par le leader du MPC Alkatim, il est fait mention de l’invasion massive des étrangers dans la zone minière de Kouki à Markounda, laquelle invasion a provoqué des « cas d’insécurités galopantes dans cette localité, ce qui a troublé nos paisibles populations à vivre dans la peur parfois à abandonner leurs demeures. La coalition de la paix de Markounda fait appel à tous les signataires de l’Accord Politique pour la Paix et la Réconciliation (APPR/RCA) d’agir toujours dans le cadre de la recherche du dialogue et le respect de leurs engagements. Cependant, la coalition de Markounda demande à l’opinion nationale et internationale de pouvoir privilégier le dialogue avec tous les groupes armés sans exception », dit-il.

Le gouvernement par la voix de son porte-parole, Ange Maxime Kazagui, a pris position quant à ce qui concerne le non respect des engagements des parties signataires de l’Accord Politique pour la Paix et la Réconciliation, « aujourd’hui, nous pensons que tous les groupes armés qui ont signé l’accord, doivent agir en conséquence et éviter de poser des actes qui seraient contraires à leurs engagements. Et c’est à l’observation des actes que le gouvernement agira. Le gouvernement d’une manière générale condamne toutes les prises de positions qui vont dans le sens de la résurgence des actes armés et du refus des avancées de l’accord », a fait savoir Ange Maxime Kazagui.

Pour Aboulkassim Algoni Tidjani, cadre du MPC et ministre conseiller à la présidence de la République, cette alliance regroupant les groupes armés dans le nord du pays vise à contrer les incursions des groupes armés étrangers sur les sites miniers de Markounda. « Il nous faut aujourd’hui protéger les populations civiles dans ces zones de la menace des groupes armés tchadiens qui s’infiltrent dans la région de Markounda et menacent les civils. Il n’y a aucune crainte. Nous rassurons tout le monde que nous œuvrons pour pacifier la région de ces étrangers », confie-t-il.

Les quatre mouvements armés sont les signataires de l’accord du 6 février 2019 qui interdit toutes dispositions contraires aux engagements des parties prenantes.

Judicaël Yongo

samedi, 18 juillet 2020 08:36 Écrit par Dans SECURITE

Centrafrique : un jeu concours lancé pour dénicher les meilleurs écrivains centrafricains de l’année 2020

BANGUI, 17 Juillet 2020 (RJDH) --- L’Edition Oubangui avait lancé, du 15 juin au 08 septembre prochain, un jeu concours à l’endroit des écrivains centrafricains, dénommé : « Prix du président de la République pour l’écrivain(e) Centrafricain(e) ». Ce concours a pour objectif de sélectionner des livres écrits par des centrafricains candidats afin de choisir les meilleurs écrivains de l’année.

Ce concours permet de présenter les œuvres et faire découvrir les écrivains centrafricains aux institutions de la République et au public centrafricain.  Dieu Merci Sammy Zigbe, assistant manager à l’Edition Oubangui, a indiqué que ce concours vient à point nommé, « pour pouvoir attirer l’attention de la population y compris des institutions de la place sur l’effort que fournit l’écrivain dans le développement de notre pays. A partir du 31 Aout, cette période sera consacrée à l’évaluation de ces écrivains et le 08 septembre prochain sera la date de délibération ». 

Beaucoup d’œuvres centrafricaines sont méconnues par la population centrafricaine. Cela a commencé depuis les années 80, dit-il, « à travers nos ainés à savoir Pierre Sammy Mackfoy, Etienne Goyémide, Pierre Makambo Bambote et bien d’autres qui sont aujourd’hui méconnus du public centrafricain. Ce qui sera fait ce jour-là c’est quoi, l’Edition Oubangui va enregistrer tous les livres qui leur parviennent. Nous allons les soumettre au jury qui sélectionnera et nous allons remettre aux représentants des différentes institutions du pays et certains responsables des éditions à l’étranger afin d’apprécier trois meilleurs livres de l’année en RCA » poursuit- il.

Notons que ce jeu concours est lancé depuis le 15 juin et prendra fin le 08 septembre 2020. A l’issue de l’appréciation du jury, Il y aura la présentation des trois meilleurs écrivains de l’année 2020.

Jocelyne Nadège Kokada

vendredi, 17 juillet 2020 15:14 Écrit par Dans ART/CULTURE

Centrafrique : Non ! La République Centrafricaine ne dispose pas encore de vaccin contre la Covid 19.

BANGUI, 17 juillet 2020 (RJDH FACT-CHECKING) ---L’information selon laquelle la République Centrafricaine dispose de vaccin contre le nouveau corona virus est trompeuse.

Ndjoni Sango, une presse en ligne en république Centrafricaine, dans sa publication numéro 071 du 10 juillet 2020,http//:ndjonisango.com/2020/07/10/la-rca-dispose-dun-vaccin-contre-le-covid-19/, mentionne  en titre : « La RCA dispose d’un vaccin contre le covid19 ».Puis à la page 06 du journal publie l’assertion selon laquelle Pierre Somsé,  ministre de la santé publique lors de sa conférence de presse hebdomadaire du samedi 04 juillet 2020 avait annoncé en ce terme : «la république centrafricaine va aussi expérimenter le vaccin contre la maladie à coronavirus. Le pays dispose déjà d’un vaccin contre le virus ». Attention cette publication est une désinformation.

Le ministère de la santé dément cette information.

Dr. Pierre Somsé, contacté par la rédaction fact-checking, ministre de la santé ne reconnait pas avoir annoncé la présence d’un vaccin disponible en RCA contre la covid-19, il dément en ces termes : « J’ai répondu sur le protocole de traitement de Raoult, proposé par le comité scientifique dirigé par le professeur Grezenguet. Dire que la République Centrafricaine dispose d’un vaccin est un mensonge.  Il n’y a pas encore un vaccin en expérimentation en RCA ».

L’essai clinique d’un vaccin contre le covid-19 sur le continent se fait en Afrique du Sud.

Le vaccin, ChAdOx1 nCoV-19 utilisé dans le cadre du premier essai clinique d’un vaccin contre le covid-19 a été développé par l’université d’Oxford et fait partie des vaccins candidats les plus prometteurs, selon Reuters. Annoncé officiellement mardi 23 juin 2020, ce test mené par l’université de Wits de Johannesburg en Afrique du sud pourrait constituer un tournant majeur dans la lutte contre le coronavirus sur le continent africain ou la propagation est en phase d’accélération. (Source France 24).

Face à cette triste réalité pandémique, ne vous protégez non seulement contre la covid-19 mais protégez-vous contre les fake news qui circulent.

Aristide Rocard M. / Esdras Michael N.

Vous voulez vérifier une information qui vous parait douteuse ou fausse ? Contacter notre rédaction au +236 75 38 58 52, 75 42 33 32 ou contacter directement l’émission : « Eke sioni sango » de la radiofréquence RJDH +236 72 2795 20.Ecrivez-nous aussi à Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser..

vendredi, 17 juillet 2020 14:02 Écrit par Dans Fact Checking

Centrafrique :  le procès Yékatom et Ngaissona prévu début 2021

HAYE, 17 juillet 2020 (RJDH)---Dans un communiqué publié ce jour, la Cour Pénale Internationale a annoncé la date du procès dans l'affaire le procureur contre Alfred Yekatom Rombhot et Patrice Édouard Ngaïssona, le 09 février 2021 à La Haye aux Pays-Bas.

La Chambre de première instance V de la Cour pénale internationale (CPI) a programmé l'ouverture du procès dans l'affaire Le Procureur c. Alfred Yekatom et Patrice-Edouard Ngaïssona pour le 9 février 2021. Cette date a été fixée par la Chambre après avoir examiné les observations respectives des parties et des participants, les droits des accusés, le temps nécessaire pour la divulgation des preuves et la protection des victimes et des témoins, ainsi que les circonstances particulières de la pandémie de coronavirus. Les victimes peuvent demander à participer à la procédure jusqu'à la fin de la présentation des preuves par l’accusation.

Le mandat d'arrêt à l'encontre Alfred Yekatom a été délivré le 11 novembre 2018 et rendu public le 17 novembre 2018. Il a été remis à la CPI le 17 novembre 2018 et sa première comparution a eu lieu le 23 novembre 2018. Le mandat d'arrêt à l'encontre de Patrice-Edouard Ngaïssona a été délivré le 7 décembre 2018 Il a été arrêté par les autorités de la République française le 12 décembre 2018 et transféré au quartier pénitentiaire de la CPI le 23 janvier 2019, à l'issue des procédures nationales nécessaires. Sa première comparution a eu lieu le 25 janvier 2019. Le 20 février 2019, la Chambre préliminaire II a décidé de joindre les affaires Yekatom et Ngaïssona.

L'audience de confirmation des charges a eu lieu du 19 au 25 septembre et le 11 octobre 2019. Le 11 décembre 2019, la Chambre préliminaire II a confirmé partiellement les charges de crimes de guerre et de crimes contre l'humanité portées par le Procureur à l'encontre d'Alfred Yekatom et de Patrice -Edouard Ngaïssona et les a renvoyés en procès. La version expurgée de la décision de confirmation des charges a été publiée le 20 décembre 2019.  

Vianney Ingasso

vendredi, 17 juillet 2020 13:59 Écrit par Dans JUSTICE

Centrafrique : le Gouvernement tient au strict respect du calendrier électoral

BANGUI, 17 Juillet 2020(RJDH)---Le Gouvernement tient à respecter la date des prochaines élections en Centrafrique fixée le 27 décembre 2020 par l’Autorité Nationale des Elections. Le porte-parole du Gouvernement Ange Maxime Kazagui, Ministre de la Communication, l’a réitéré dans une interview exclusive accordée au RJDH ce vendredi 17 juillet 2020. Selon lui, « il y a aucune ambigüité sur la ferme volonté du gouvernement pour cela ».

Les élections seront tenues dans le délai constitutionnel, dit le porte-parole du gouvernement, Ange Maxime Kazagui, Ministre de la Communication. Selon le membre du gouvernement, il n y a aucune ambigüité face à la ferme volonté du gouvernement à tenir les élections, « d’entrer de jeux, je voudrais dire une chose : que le président de la République et le gouvernement sont orientés vers une chose, la tenue des élections. Il n y a aucune ambigüité sur la ferme volonté du gouvernement  pour cela. Ainsi donc, le gouvernement soutient toutes les actions qui sont menées par l’ANE, par tous les partenaires et par toutes les structures en charge », a déclaré le porte-parole.

Le membre du gouvernement appelle les centrafricains à s’inscrire massivement sur les listes électorales en vue des prochaines élections, « le processus d’enrôlement a été lancé, il  a commencé timidement pour des questions techniques. Il a fallu travailler au niveau de la communication pour que cet engouement puisse naitre à nouveau. Aujourd’hui nous voyons que les centrafricains et les centrafricaines commencent à aller pour s’enrôler.  Je saisis l’occasion pour appeler les centrafricains d’aller s’inscrire massivement, s’ils veulent peser sur l’avenir de leur pays », lance Ange Maxime Kazagui avant de prendre position à toutes les informations selon lesquelles, certains matériels auraient été volés et de blocus dans les opérations en cours, «  récemment, certaines personnalités avaient évoqué ce qu’on appelle les entraves aux processus, certains auraient dit que des tablettes auraient été volées, ce qui a été totalement démenti par l’ANE et les partenaires. Aujourd’hui il faut se tourner vers une seule chose, que faire pour que le processus continue et notamment celui actuellement de l’enrôlement ? » a-t-il conclu.

Les opérations électorales ont été lancées le 30 juin dernier à Bangui et se poursuivent jusqu’au 28 juillet prochain.

Judicaël Yongo

vendredi, 17 juillet 2020 13:37 Écrit par Dans Politique

Centrafrique : retard inquiétant dans les opérations d’enrôlement au sud-ouest du pays

BAYANGA, 17 Juillet 2020 (RJDH) --- Les opérations d’enrôlement sur la liste électorale à Bayanga accusent un léger retard faute de déploiement à temps du matériel d’enregistrement, a-t-on appris de sources locales.

Les opérations d’enrôlement sur la liste électorale à Bayanga accusent un léger retard faute de déploiement à temps du matériel d’enregistrement. Les agents d’enregistrement des électeurs sont arrivés à Bayanga dans la Sangha-Mbaéré pour les opérations d’enrôlement. Bien que l’équipe soit en place, les matériels d’enregistrement ne sont pas encore arrivés. 

Deux jours après avoir été déployés à Bayanga, les agents tablettes, agents recenseurs et agents Covid-19 s’interrogent de la date du démarrage des opérations d’inscriptions sur la liste électorale, « les matériels d’enrôlement ne sont pas encore disponibles. Ce retard a suscité chez la population un doute », a expliqué une autorité locale.

Selon un membre de l’équipe de la supervision de Bayanga, « les opérations vont démarrer dès que les matériels seront acheminés. Les matériels vont bientôt arrivés et les opérations vont certainement commencer, soyons patients », a-t-il exhorté.

Prosper Sekekouali

vendredi, 17 juillet 2020 12:39 Écrit par Dans INFO-ELECTIONS

Centrafrique : des milliers d’ouvriers des sociétés forestières sans couverture sociale

BANGUI, 17 juillet 2020 (RJDH) ---Plus de 4500 ouvriers des communes et des sociétés forestières sont dans une ambiguïté statutaire et méconnaissent leurs droits légaux dans la région sud-ouest de la République Centrafricaine. C’est ce qui ressort du bilan à mi-parcours d’une mission conjointe, Haute Autorité chargée de la Bonne Gouvernance (HABG), la Caisse Nationale de Sécurité Sociale (CNSS) et le Ministère du Travail. 

La mission actuelle fait suite à une première mission d’investigation qui a conduit la HABG à mettre la main sur les pratiques de mauvaise gouvernance concernant les redevances forestières. « Il s’est avéré que lors de la mission, des soucis se sont révélés en termes d’immatriculation des employés des communes et des ouvriers de sociétés forestières. On a identifié environ 4500 employés non immatriculés à la CNSS dont à peu près, 600 au niveau des communes et 3900 au niveau des sociétés forestières. C’est une forme d’injustice sociale qui a longtemps durée et qu’il faut rapidement rompre avec », a indiqué Zéphirin Mogba, en sa qualité de Chef de mission lors de sa rencontre avec les radios locales la semaine dernière.

A travers cette mission, les membres entendent condamner le net à payer qui est versé aux employés des communes et des sociétés forestières. « Lorsque quelqu’un travaille, il a des droits sociaux. Chaque fin du mois, on paie les salaires aux employés des mairies, aux employés des sociétés forestières. Il y a des retenus qui se font sur les cotisations et sont destinés à être reversés à la Caisse Nationale de Sécurité Sociale pour gérer les situations de sinistre en cas d’accident de travail ou en cas d’évènement heureux. Les allocations familiales ou bien lorsque l’employé atteint l’âge de 60 ans et qu’il doit faire valoir ses droits à la retraite, il a droit à des pensions », a fait mention Zéphirin Mogba.

Vu que la banque CBCA est au niveau local, l’idéal aurait voulu que tous les fonds des communes soient domiciliés au niveau de cette Banque. « Lorsqu’on paie les salaires, les retenus et leur montant total  devraient être  libellés sur un chèque au nom de la caisse nationale de sécurité sociale et contresignés par le payeur qui se charge d’aller déposer au niveau de la CNSS et ils vont retirer après, à titre de cotisation.  Donc, il n’est pas dit que les Maires doivent aller déposer l’argent en mains et aller déposer. Et que les Maires ont accès à leur compte avec le visa des trésoriers payeurs généraux et donc, il faut qu’ils établissent, mais ils n’établissent pas ».

Bien que mentionné sur les Bons de Commande lors des paiements de salaire, les retenus de salaires ne vont pas dans la bonne destination. «Lorsque nous avons remonté les filières au niveau des trésoreries régionales, pour savoir, où sont domiciliés ces cotisations, ils nous ont dit que c’est dans les comptes pour les communes. Au niveau des sociétés forestières, les retenus se font par les comptables, les chefs de personnel que nous avons interrogés, mais, au fond, cela n’est pas reversé », a indiqué Zéphirin Mogba.

Au rang de 4500 personnes identifiées comme ouvriers des sociétés forestières et des communes, d’autres ont plus de 70 ans, 75 ans et qui ont passé plus de 40 à 50 ans. Aujourd’hui, ils n’ont plus la capacité de travailler et ne peuvent prétendre à faire valoir leurs droits à la retraite. L’objectif de la mission conjointe est de voir comment redresser la situation au niveau de toutes les communes forestières, pour une retraite garantie à ceux qui ont plus de 60 ans afin de bénéficier à leur pension.

Cyrille Wegue

vendredi, 17 juillet 2020 09:58 Écrit par Dans DROITS DE L’HOMME

Centrafrique : vers la rédynamisation de la fédération centrafricaine de Tae-Kwondo après la crise interne 

BANGUI, 17 juillet 2020 (RJDH) --- Les deux camps en discorde depuis plusieurs semaines au sein de la fédération centrafricaine Tae-Kwondo de se sont convenus le 16 juillet à renforcer des nouveaux membres avant la fin de cette semaine. Décision prise lors d’une réunion organisée par le Ministère tutelle en collaboration avec le CNOSCA.

La réunion de concertation organisée par le Ministère de la jeunesse et des sports entre les membres de la fédération de Tae-Kwondo en discorde, vise à apaiser la tension qui ne cesse de fragiliser cette discipline sportive en République Centrafricaine.  Arsène Ngrépayo, Directeur de Cabinet du Ministre de la Jeunesse et des Sports, a fait savoir que le nœud du problème se pose au niveau d'une crise entre les maîtres et le bureau fédéral. « C’est l’ensemble de ceintures noires des maîtres de Taekwondo qui se sont insurgés contre le bureau fédéral. Selon eux, la majorité des membres du bureau fédéral sont démissionnaires et donc ce bureau doit démissionner ».

« C’est ainsi que le Ministre de la jeunesse et des sports, et le Comité National Olympique Sportif Centrafricain ont réuni ces eux camps pour une solution pacifique. L’autre camp exige la démission du bureau exécutif de la fédération mais selon les dispositions statutaires cela est impossible. Il est question de renforcer ce bureau par des nouveaux membre », ajoute le directeur de Cabinet.

Henry Tago, Vice-président du CNOSCA, explique qu’à la sortie des discussions, un début de solution qui permettra à l’équipe d’être dynamique, « il y a un début de consentement entre les deux parties. Je crois que d’ici quelques jours, le bureau de la fédération de Karaté sera renforcé par des nouveaux membres pour la bonne marche de cette fédération », a-t-il déclaré.

Il convient de signaler qu’au moment où les membres de la Fédération Centrafricaine de Tae-Kwondo se divise, la sanction de la CAF et de la FIFA, pèse encore sur la fédération Centrafricaine du football. Pendant ce temps, le président Congolais Etienne Tshisekedi vient à peine de poser la première pierre de la construction d’un centre culturel de la sous-région d’Afrique Central dans son pays.  

Carlos Watou

vendredi, 17 juillet 2020 09:49 Écrit par Dans SPORTS
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