RJDH-RCA - Actualités

BANGUI, 03 Août 2019 (RJDH) --- Le ministre de la santé, Docteur Pierre Somse, a dénoncé le comportement de certains agents de santé qui se livrent dans les ventes illicites des médicaments destinés aux malades. Pour le membre du gouvernement, les ventes illicites des médicaments se sont généralisés dans plusieurs centres hospitaliers tant à Bangui qu’à l’intérieur du pays. Pour cela, des sanctions sont déjà envisagées contre les présumés auteurs, dont la radiation de la fonction publique des agents de santé rendus coupables des faits. Position exprimée ce jeudi 1er aout.

A en croire le ministre de la santé, plusieurs rapports lui ont été envoyés dénonçant la pratique des ventes illicites des médicaments aux malades qui se rendent dans les centres hospitaliers à l’intérieur du pays et à Bangui. Ces témoignages ont été rendus publics ce jeudi 1er août, par le ministre tutelle de la santé publique. Les produits pharmaceutiques dont la vente est interdite sont vendus, dont les antigènes et les antis tuberculines (BCG), les antis palustres, les antis rétroviraux (ARV) ont été vendus à des particuliers et aux malades.

Docteur Pierre Somse, ministre de la Santé publique et de la population, dans sa réaction a signifié que les bénéficiaires de ces produits spécifiques sont « des femmes enceintes, des femmes allaitantes, les enfants de moins de cinq ans, des personnes vivant avec le VIH et sida, les victimes de la tuberculose », a-t-il expliqué.

Les  présumés auteurs de cette pratique se sont opposés au plan d’action du gouvernement qui a fait de la santé sa priorité, « en avril 2019 à Pissa le gouvernement a lancé les domaines de l’impulsion pour accélérer la couverture sanitaire universelle. Un accent particulier a été mis sur la réduction de la mortalité maternelle et infantile », a rappelé le membre du gouvernement.

Les rapports qui sont déposés sur la table du ministre ont cité les régions dans lesquelles ces pratiques ont atteint un niveau record, « les derniers rapports à ma possession, indiquent qu’il y a eu des malversations graves à l’hôpital de  Berberati, de Carnot, de Boda, au Centre de santé des Castors, au centre de santé du KM5, à l’hôpital Communautaire, de l’Amitié, au Camp Fidèle Obrou, pour ne citer que ces derniers. C’est un fléau qui s’est généralisé sur toute l’étendue du territoire », a dénoncé le Docteur Pierre Somse.

Très remonté, Pierre Somse, promet des sanctions de dernière rigueur contre les auteurs de ces pratiques honteuses violant l’éthique et la déontologie de la profession, « les auteurs de cette pratique ne resteront pas impunis. Je viens au nom du gouvernement exprimé ma désapprobation face à cette situation inacceptable et cruelle car, elle prive la population des soins desquels elle a besoin. Particulièrement les groupes vulnérables, dont les femmes enceintes et les femmes allaitantes. Des agents de santé qui se sont rendus coupables de cette malversation seront punis conformément à la loi, par des sanctions de dernières rigueurs, parce qu’il s’agit de la vie. Les sanctions pourront aller de l’emprisonnement avec même de la radiation de la fonction publique. Leurs actes sont assimilés aux crimes car, il est inconcevable pour des agents de la santé de détourner des intrants et d’autres médicaments mis à leur disposition pour le traitement gratuit des maladies  », a réitéré le ministre de la santé publique.

Le membre du gouvernement a envisagé dresser un rapport au gouvernement pour solliciter des dispositions particulières, afin que ce fléau soit enraillé dans un bref délai.

La vente illicite des génériques dans les structures sanitaires ne date pas seulement d’aujourd’hui, cette vieille pratique a toujours été décriée sans qu’il y ait depuis des mesures disciplinaires contre les récidivistes.

vendredi, 02 août 2019 13:10 Écrit par Dans SANTE

BANGUI, 1er Aout 2019(RJDH)--- Début ce jour de la réunion de travail entre les Gouvernements congolais, centrafricain et le HCR qui procéderont à la signature d’un accord tripartite pour le rapatriement des réfugiés centrafricains vivant en République du Congo les 1er  et le 2 Août 2019 à Bangui. Cet accord sera un cadre juridique qui accompagnera les retours déjà amorcés depuis 2017 et qui apporte une protection supplémentaire aux rapatriés.

 L’ouverture de cette réunion de travail des Experts du Groupe de Travail pour la signature de l’Accord Tripartite sur le rapatriement volontaire des réfugiés centrafricains vivant en République du Congo, servira d’un cadre juridique qui accompagnera les retours déjà amorcés depuis 2017 et qui apporte une protection supplémentaire aux rapatriés.

 L’Accord Tripartite implique que les parties signataires s’engagent à respecter le caractère volontaire du rapatriement dans la sécurité et la dignité ; tout en garantissant le droit d’Asile et protection pour les réfugiés centrafricains qui n’auront pas opté pour le retour.

 Virginie Mbaïkoua, ministre des affaires sociales et humanitaires de la Centrafrique, souligne que le lancement des travaux qui débouchera sur la signature de cet accord tripartite engagera le rapatriement volontaire des centrafricains réfugiés au Congo, « nous venons de lancer les travaux de la réunion pour aller vers la signature d’un accord tripartite pouvant déboucher sur le rapatriement volontaire de nos compatriotes centrafricains qui se sont réfugiés sur le sol congolais, depuis le début de la crise qu’a connue la Centrafrique. Nous avons déjà signé deux autres accords avec le Congo Démocratique et le Cameroun. Aujourd’hui avec la volonté des deux chefs d’Etats centrafricain et Congolais, nous sommes en train de nous donner toutes les possibilités de ramener nos compatriotes qui se sont réfugiés à l’étranger » a-t-elle précisée. 

Buti-Kalé, Représentant pays du Haut-Commissariat pour les Réfugiés en Centrafrique, donne des détails sur les opérations de rapatriement. «  Depuis 2016, ont eu succès à ce droit au retour de plus de 100 000 réfugiés centrafricains dont 105.000  sont retournés en Centrafrique spontanément », a indiqué le Représentant du HCR en Centrafrique, avant de préciser que  « le 14e  convoi de rapatriement des réfugiés centrafricains en République du Congo est arrivé de Bétou, à Moungoumba, le 1er aout transportant 365 personnes.  Au total, 4983 réfugiés centrafricains accueillis en République du Congo se seraient fait prévaloir du droit au retour avant la fin du mois d’aout 2019. Ces retours s’effectuaient jusque-là sur la base d’une Lettre d’Echange  », a-t-il souligné.

Quant à la Ministre des affaires sociales humanitaires du Congo-Brazzaville, Antoine Dinga-Dzongo, affirme que cette réunion va aboutir à un bon résultat. « Notre réunion bénéficie d’une conjoncture favorable, propice à la mise en place à travers les documents qui seront signés  d’un plan de rapatriement des centrafricains refugiés vivant au Congo  dans la majorité se trouvent  dans le département de Likouala. Force est de constater que les réfugiés ont toujours manifesté le désir de revenir chez eux » a-t-elle conclu.

Depuis 2013, la République du Congo a accueilli environ 32.000 réfugiés centrafricains installé dans deux sites. Le site d'Ikpengbele et celui du 15 avril aménagés pour les accueillir. La signature de l’Accord tripartite aura lieu demain à Bangui.

jeudi, 01 août 2019 11:33 Écrit par Dans HUMANITAIRE

BANGUI, 1er Aout 2019 (RJDH)--- « La RCA est l’un des pays dangereux où l’accès aux actions humanitaires est extrêmement difficile à l’intérieur du pays. Dans le Sud-est, une femme est violée chaque 60 minutes, il n’y a pas d’hôpital, pas de route praticable», c’est le tableau de la situation humanitaire qui a été dépeint par Denise Brown, coordonnatrice humanitaire des Nations Unies en Centrafrique, lors d’un café de presse hier mercredi 31 juillet à Bangui.

Selon le tableau de bord humanitaire publié au 1er semestre 2019, par OCHA, la situation humanitaire reste périlleuse en Centrafrique. 63 % de la population ont besoin d’une assistance humanitaire et de protection, ce qui place aujourd’hui la RCA parmi les pays les plus dangereux au monde pour les Assistances humanitaires.

En ce qui concerne, l’accès dans les zones éloignées après une tournée effectuée par  Denise Brown, l’état des lieux est exécrable, «  On a trouvé une population qui est totalement enclavée. De Bangui en passant par Obo, jusqu’à Zémio, avec des camions il faut passer deux mois en cours de route. On a trouvé aussi que sur les marchés, il y a avait des produits qui coutaient 5 fois plus cher que ce qu’on trouve ici à Bangui. On a aussi trouvé des hôpitaux qui ne fonctionnent pas,  il n’y avait pas de médecins et l’accès aux soins de santé est très difficile dans cette partie du pays. Il est aussi important de souligner que la présence des humanitaires dans ces régions est faible, autrement dit, il manque de capacité de répondre  aux attente de la population », témoigne-t-elle.

Les défis d’accès physiques et sécuritaires entravent l’acheminement rapide de l’aide humanitaire à l’intérieur du pays. Dans le Sud-est de la RCA en occurrence, 500.000 personnes ont besoin d’une assistance humanitaire d’urgence. « Toute la région du Sud-est est préoccupante. Selon les études récentes que nous avons menées, 500.000 personnes ont besoin d’une aide quotidienne pour qu’ils puissent manger. La situation dans les camps de déplacés telle que nous l’avions vu, est extrêmement précaire. Dans ces camps, vivent également les groupes armés, il y a des armes qui circulent. Je voudrais mettre aussi un point particulier sur la violence sexuelle. Chaque soixante minute une femme est violée. Les femmes et les jeunes filles sont victimes de violences sexuelles quand elles vont travailler dans les champs pour nourrir leur famille », a-t-elle conclu.

Toutefois, elle a rassuré sur les mesures d’urgences qui seront prises avec le gouvernement centrafricain pour apporter une assistance à ces personnes déplacées et appuyer les structures sanitaires à travers les acteurs humanitaires pour sauver des vies en péril à Zemio. Il est à préciser aussi que le mode opératoire des bandes armées à changer de paradigme, « cédant ainsi la place au banditisme et à la criminalité », a constaté Denise Brown.

Jusqu’au 30 juin dernier, 130 incidents ont affecté le personnel humanitaire, parmi lesquels ont dénombre trois morts et des scènes de cambriolage. Malgré cet environnement opérationnel difficile, OCHA prévoit une assistance humanitaire d’urgence qui sera fournie à deux millions de centrafricains vivants à l’intérieur du pays, d’ici la fin de l’année.

43 % de fonds sont mobilisés dans le cadre du fonds humanitaire 2019. Les besoins sont énormes et urgents. Sur 430 millions prévus, seulement 185 millions de dollars ont été rassemblés, soit un gap de 244 millions à combler

jeudi, 01 août 2019 11:10 Écrit par Dans HUMANITAIRE

BERBERATI, le 25 Aout 2019 (RJDH) --- Dans sa mission d’assurer la protection du patrimoine national et la transparence dans l’exploitation des ressources naturelles, la Haute Autorité chargée de la Bonne gouvernance est depuis le 22 aout dernier dans la ville de Berberati pour sensibiliser les fonctionnaires et agents de l’Etat sur cette question.

 La Haute autorité chargée de la bonne gouvernance mène des activités de sensibilisation à Berberati dans la Mambéré-Kadéï sur la gestion équitable des biens et de ressources du pays. Une initiative qui entre dans la droite ligne de la mission fondamentale de cette institution républicaine.

En son article 148 de la Constitution de la République Centrafricaine, « elle veille à la représentation équitable de toutes les régions de la République Centrafricaine dans les Institutions publiques et parapubliques. Elle veille à proscrire toute gestion familiale, clanique, patrimoniale et partisane de la chose publique », stipule la Constitution.

L’objectif de cette mission est d’édifier les autorités politico-administratives, locales et la population sur la protection du patrimoine national et la lutte contre toute la gestion familiale.

L’un des participants à cette formation souligne que : « c’est la mauvaise gestion des agents par le gouvernement qui pousse certains cadres de l’Etat à vendre les biens publics. Parce que le salaire est très bas et ne couvre pas parfois les besoins des fonctionnaires. Pour couper court à ce système, le gouvernement doit augmenter le salaire de ses agents», précise Nestor Godobolè.

Le chef de mission à la Haute Autorité de Bonne Gouvernance, Boniface Djonikoua insiste sur la conservation du patrimoine des ressources naturelles, car c’est le seul moyen, « de lutter contre la corruption dans le pays», a-t-il avancé.

Après Berberati dans la Mambéré-Kadéï, cette initiative de la Haute Autorité chargée de la Bonne Gouvernance va s’étendre dans d’autres préfectures de la République Centrafricaine./

lundi, 26 août 2019 12:06 Écrit par Dans Politique
Centrafrique : Touadera s’en prend aux mercenaires responsables des groupes armés.

« BANGUI, 2 janvier 2018 (RJDH)---Le Président Centrafricain, Faustin Archange Touadera a dans son adresse à la nation, pointé du doigt la responsabilité des mercenaires qui sont dans les groupes armés qui écument le pays et les accuse comme ceux qui commettent la désolation dans le pays. Il a dénoncé leurs actes avant d’inviter la Minusca à appliquer son mandat vis-à-vis de ces derniers.

Aujourd’hui ce n’est plus un secret de polichinelle sur l’implication des mercenaires dans la crise Centrafricaine. Tous reconnaissent que la plupart des chefs des groupes armés qui sévissent en Centrafrique sont des étrangers. Un fait dénoncé depuis la prise de pouvoir de l’ex-coalition Séléka en 2013.

Le président Touadera n’est pas allé avec le dos de la cuillère pour pointer du doigt la responsabilité des étrangers leaders de certains groupes rebelles se réclamant de l’ex-coalition Séléka. Il regrette que ces groupes armés, pourtant associés à la gestion du pouvoir à la sortie des élections, continuent à endeuiller la population, « Prenant prétexte du retard dans la mise en œuvre du DDRR et du dialogue politique, certains groupes armés ont, non seulement repris les exactions sur les populations, mais aussi procédé au recrutement de mercenaires et à la conquête d’autres localités, alors que je les ai associés à la gestion du pouvoir par la politique de la main tendue », regrette-t-il.

 

Pour lui, la présence des mercenaires dans le pays est aujourd’hui une question géopolitique et géostratégique, « ces prétextes ne sauraient suffire à dissimuler l’intention des forces du mal de perpétrer la violence pour en tirer des intérêts égoïstes, et satisfaire ceux des officines secrètes qui, pour des raisons géopolitiques et géostratégiques, œuvrent inlassablement à la déstabilisation de notre pays » a indiqué le Chef de l’Etat.

 

 

Ces crimes commis aujourd’hui sont le fait « des groupes armés qui sont hostiles à la paix et à la restauration de l'autorité de L’État, vous l’aurez remarqué, sont essentiellement ceux créés et dirigés par des mercenaires étrangers.

 

 

Au cours de l’année 2018, les bandes criminelles, dirigées par ces ennemis de la République ont continué, sous de prétextes fallacieux, de commettre des crimes de guerre et des crimes contre l'humanité tels que les assassinats, les meurtres, les mutilations, les viols, les incendies de maisons d'habitation et des édifices religieux, la destruction des récoltes, les pillages, les déplacements forcés des populations », a dénoncé le président Centrafricain.

 

 

Le chef de l’Etat soutien qu’il n’y a plus de doute que « ces mercenaires exécutent un plan ignoble de prédation, d’extermination de notre peuple et de conquête de notre territoire, sinon, de sa partition. Malheureusement, ils le font avec la complicité de certains fils du pays ». Pour le président, la justice nationale et internationale les attrapera un jour.

 

 

Faustin Archange Touadera invite la Minusca à s’assumer. « Mais d’ores et déjà, au vu de la gravité de la situation, j’invite la Minusca à prendre la mesure du danger qui guette la survie de la République Centrafricaine, menace la sécurité et la stabilité de la sous-région, et à faire de l'année 2019 un tournant décisif dans l'exécution effective et efficace de son mandat, en vue du rétablissement de la paix, de la stabilité et de la sécurité sur l'ensemble du territoire. », souhaite-t-il.

 

 

Plusieurs localités du pays sont sous contrôle de ces groupes armés dirigés par des mercenaires alors que l’Union Africaine prépare un dialogue pour leur permettre de discuter avec le gouvernement.

/Fridolin Ngoulou

mercredi, 02 janvier 2019 15:22 Écrit par Dans DROITS DE L’HOMME
Centrafrique : Le GSTC maintient son mot d’ordre de grève à partir du 03 Janvier 2019.

« BANGUI, le 02 Janvier 2019 (RJDH)---Apres une concertation du Bureau exécutif ce 02 janvier à la bourse de travail à Bangui, le Groupement Syndical des Travailleurs Centrafricains (GSTC), une branche du syndicat très dur, a décidé de lancer la grève de 3 jours à compter du 03 Janvier 2019. Une première étape selon le GSTC pour présenter leur colère et revendiquer le décret d’application du statut général de la fonction publique.

La décision d’entrer en grève est prise ce mercredi 02 janvier, un jour avant le lancement du mot d’ordre du GSTC malgré l’annonce du paiement de deux mois des arriérés de salaires des fonctionnaires (2003-2003), faite par le Président de la République à l’occasion de son message à la nation.

Selon Joseph Toekena du groupement syndical des travailleurs centrafricains, les préoccupations n’ont pas été prises en compte par le gouvernement malgré les tentatives des négociations entre l’exécutif et le GSTC, « le GSTC réuni ce 02 janvier 2019 a décidé de déclencher la grève à partir du Jeudi 03 Janvier 2019. Le gouvernement n’a pas d’égard pour le GSTC. Malgré nos plaintes, le gouvernement n’a pas souhaité rencontrer notre délégation. La meilleure manière de répondre est d’observer cette grève de trois jours. Mais nous restons toujours disposer pour des pourparlers afin de trouver des solutions » a-t-il déclaré Les revendications tournent autour de paiement de la totalité des arriérés de salaires, l’amélioration des conditions et la signature du décret d’application du statut général de la fonction publique. Le GSTC a indiqué lors de la réunion de ce mercredi 02 janvier 2019, que toutes les revendications n’ont pas été prises en compte par le gouvernement. « Nous sommes un central syndical responsable, et démocratique. Il y a de cela 6 mois, nous avons demandé des rencontres avec le gouvernement pour parler de l’amélioration des conditions de travails, pour réclamer du gouvernement le paiement de la totalité des arriérés de salaires et la signature du décret d’application du statut général de la fonction. Mais malheureusement notre revendication est restée lettre morte. Nous disons que la promesse existe que pour ceux qui croient » a ajouté Joseph Toekena. Depuis l’accession du Professeur Faustin Archange Touadera à la magistrature suprême, c’est la première fois que les travailleurs vont déclencher un mouvement de grève. /Bienvenu Matongo

mercredi, 02 janvier 2019 15:22 Écrit par Dans DROITS DE L’HOMME
Centrafrique : Le gouvernement table sur plus de 215 milliards de FCFA pour restaurer l’armée.

« BANGUI, 02 janvier 2019 (RJDH)---Le gouvernement centrafricain a fait voter par acclamation le 19 décembre 2018 à l’Assemblée Nationale la loi de programmation militaire qui s’étend sur cinq ans. Cette loi engage l’Etat à mobiliser plus de 215 milliards de FCFA pour restaurer l’armée en difficulté depuis plusieurs décennies.

215.943.587.008 milliards de FCFA, c’est le montant attendu pour l’application de la loi de programmation militaire que le gouvernement a fait voter à l’Assemblée Nationale. Cette somme qui représente 90% du budget annuel du pays, est repartie sur quatre ans.

En 2019, l’Etat centrafricain a besoin de 46.936.725.521 milliards de FCFA. En 2020, la mise en œuvre de la loi militaire exige du gouvernement 45.102.779.986 FCFA. Pour 2021, il faudra 41.243.978.831 FCFA contre 41.872.834.172 FCFA en 2022 pour finir avec 40.787.268.498 FCFA en 2023. La grande inconnue sur la loi de la programmation militaire est la mobilisation des ressources attendues par les autorités de Bangui. Selon des sources proches du ministère de la défense, la grande partie de cette somme viendra des partenaires qui, d’après les mêmes sources, auraient déjà pris des engagements, « vous êtes sans savoir que le département a réunis, il y a quelques mois des partenaires pour discuter avec eux sur les besoins de l’armée. Plusieurs d’entre eux se sont engagés et donc, une bonne partie de cette somme viendra d’eux », confie une de ces sources. L’Etat centrafricain devra aussi augmenter le pourcentage généralement affecté au ministère de la défense dans le budget annuel. Dans la loi des finances de ces trois dernières années, la part du département de la défense varie entre 7 et 8,13% du budget annuel ce qui équivaut à la somme qui varie entre 15 et 17 milliards de FCFA. Les autorités de Bangui avec la loi de programmation militaire, comptent, sur les cinq années de mise en œuvre de cette loi, recruter 9800 nouveaux soldats avec en moyenne 1960 recrutements par année. Cette loi va permettre au département de la défense nationale de construire des centres de formation, réhabiliter les bâtiments dans les zones de défense entre temps appelées région militaire, équiper les forces nationales en moyen de combat. Pour un cadre de l’Etat-major, la loi de la programmation de la loi militaire sonne la refondation de l’armée nationale.

/Sylvestre Sokambi

mercredi, 02 janvier 2019 15:22 Écrit par Dans DROITS DE L’HOMME
Centrafrique : Un sultan tué lors d’une incursion des rebelles à Bakouma.

« BANGUI le 02 janvier 2019, (RJDH) ---Cible d’une attaque le 31 décembre 2018, la ville de Bakouma dans le sud-est du pays a perdu sa figure identitaire et culturelle, le Sultan de Bakouma Hervé Madambari.

Le bilan de cette attaque fait état de quatre personnes tuées dont le Sultan et deux autres personnes grièvement blessées, selon des hospitalières depuis Bangassou, ville voisine. Certains dignitaires de Bangassou contacté par le RJDH confirment la mort du Sultan de Bakouma Hervé Madambari le 31 décembre 2018 des suites de ses blessures lors de l’attaque de Bakouma, orchestrée par des rebelles: « Suite à l’attaque menée par le FPRC avec des éléments lourdement armés en provenance de Bria et Nzacko, le Sultan de Bakouma, Hervé Madambari était grièvement blessé. Rapatrié à Bangassou dans les après-midi, où il est admis à l’hôpital général de Bangassou, il succombe quelques heures après », a fait savoir au RJDH une autorité locale de Bangassou.

La ville de Bakouma pour l’instant est coupée de réseau téléphonique. Des sources ayant réussis à quitter Bakouma pour Bangassou suite à ces attaques rapportent que cette attaque est intervenue suite aux rumeurs qui circulaient bien avant dans la ville Bakouma à partir de vendredi 28 décembre 2018, laissant croire que les ex-Séléka du FPRC se sont regroupés massivement à Nzacko pour mener une attaque sur la ville de Bakouma. « C’est à 4h du matin de la nuit du 30 au 31 décembre 2018 que l’attaque a été finalement menée avec des armes automatique avec des lance-roquettes, des DKM, des Kalachnikov et autres. Le bilan provisoire fait état de quatre morts dont le Sultan de Bakouma, Hervé Madambari et deux autres cas de blessés graves au niveau de Bangassou » a témoigné au RJDH un habitant de la ville qui a pu rejoindre Bangassou. Pour l’instant, rapporte un notable de Bangassou, « les lignes de réseaux téléphoniques à Bakouma ne sont plus opérationnelles, ce qui rend difficile la tâche de faire un bilan exacte de ce qui s’est passé à Bakouma. Nous avons appris que ces envahisseurs visent aussi Bangassou». Contacté par le RJDH, la Minusca déplore l’attaque armée contre la sous-préfecture de Bakouma située à 150 Km de Bangassou par le FPRC, l’UPC et des fulanis venus de Nzacko. Une patrouille urgente conjointe MINUSCA-FACA a immédiatement été dépêchée sur place en vue d’assurer la protection des civils qui sont en fuite vers Bangassou. La ville est totalement déserte. Pour le moment, aucune information n’est disponible sur qui contrôle la ville faute du réseau de téléphone mobile indisponible.

/ Cyrille WEGUE

mercredi, 02 janvier 2019 15:22 Écrit par Dans DROITS DE L’HOMME
Centrafrique : La finalisation du budget, dernière étape pour la tenue du dialogue de l’UA.

« BANGUI, 02 janvier 2019 (RJDH)---L’on se rapproche peu à peu enfin de la tenue effective du dialogue initié par le panel des experts de l’Union Africaine pour la paix et la réconciliation nationale. Il a fallu au Chef de l’Etat de donner une précision claire sur la dernière phase le 31 décembre 2018, lors de son message de vœux à la nation. La grande annonce concernant le dialogue est la finalisation du budget y relatif de manière consensuelle avec la communauté internationale.

A titre indicatif, Moussa Faki Mahamat, président de la Commission de l’UA, a dans une lettre rendue envoyée aux leaders des groupes armés le 20 décembre 2018 a indiqué que la capitale éthiopienne est la ville retenue pour la tenue du dialogue tant attendu.

C’est sur cette ligne que le Chef de l’Etat a embrayé en précisant que l’étape cruciale actuelle est la finalisation du budget et du choix de la date et le lieu de cette rencontre, « En ce qui concerne le dialogue avec les groupes armés, je tiens à vous rassurer que le Gouvernement est prêt, de même que les groupes armés. Nous continuons à travailler avec la communauté internationale pour finaliser le budget y relatif et déterminer de manière consensuelle la date et le lieu de la tenue de ce dialogue » a annoncé le Professeur Faustin Archange Touadera, Président de la République Centrafricaine. Si la lettre de Moussa Faki Mahamat indique les étapes des rencontres sans signifier clairement la date mais entre les lignes, c’est entre-mi-février et fin février 2019 que les pourparlers pourraient avoir lieu. Le Chef de l’Etat a rappelé son engagement infaillible à l’Initiative Africaine mais tout se fera dans l’esprit de la Constitution et des Recommandations du Forum de Bangui du 10 mai 2015. « Pour ma part, l’initiative africaine pour la paix et la réconciliation nationale reste et demeure la seule voie de sortie de crise en République Centrafricaine. Cependant, elle doit, voudrais-je le préciser, se dérouler dans le respect de la primauté de la Constitution et des Recommandations pertinentes du Forum de Bangui du 10 mai 2015. Je saisis cette occasion pour appeler à un plus grand soutien des États de la sous-région, comme ils l’ont toujours fait dans le passé » a-t-il soutenu. Selon le calendrier indicatif de la Commission de l’UA, une mission est attendue à Bangui dans ce mois de janvier 2019 pour discuter « des questions de fond ». C’est à l’issue de cette mission, selon les informations RJDH, que le calendrier définitif sera discuté.

/Vianney Ingasso

mercredi, 02 janvier 2019 15:22 Écrit par Dans DROITS DE L’HOMME
Touadera toujours dans sa logique de main tendue aux groupes armés malgré leur duplicité.

« BANGUI, 02 janvier 2019 (RJDH)---Le Président de la République, Faustin Archange Touadera, a lors de son message de vœux à la nation à l’occasion de la fête du nouvel an 2019, regrette le fait, que certains groupes armés qui ont adhéré au processus du DDRR ont repris les exactions sur les paisibles populations malgré que leurs représentants sont associés dans la gestion du pouvoir.

Bien qu’il ait toujours montré une posture de l’homme de dialogue, une logique si chère à Faustin Archange Touadera, celle-ci n’a pas empêché le Chef de l’Etat de regretter d’avoir associé les représentants des groupes armés à la gestion du pouvoir par sa politique de la main tendue.

Dans son discours à la nation, le Président, Faustin Archange Touadera est persuadé que le lancement du grand DDRR à Paoua le 18 décembre 2018 avec les 7 groupes armés réduira les violences dans le Nord-ouest, « Je reste convaincu que le lancement du grand DDRR, sur le site pilote de Paoua, avec les sept groupes armés, permettra de réduire les violences dans les zones occupées par ces derniers » a-t-il dit. Pour Faustin Archange Touadera, il n’y a aucune autre alternative autre que le DDRR.« Au seuil de cette nouvelle année, je demande instamment aux autres groupes armés qui se sont mis à l'écart de ce processus, de revenir à la raison, car il n'y a pas une alternative au DDRR », a précisé le Président la République.

« Le numéro 1 Centrafricain poursuit son allocution en appelant les groupes armés à se consacrer aux actions de développement de leur pays au lieu d’être dans une logique perfide. « Le peuple centrafricain a déjà trop souffert de leur duplicité. En effet, au sortir de ces élections, nous pensions avoir définitivement tourné la page des violences illégitimes pour nous consacrer aux actions de développement de notre pays », a-t-il ajouté. Le chef de l’Etat regrette d’avoir associé les représentants de certains groupes armés à la gestion du pouvoir par la politique de la main tendue, « Malheureusement, prenant prétexte du retard dans la mise en œuvre du DDRR et du dialogue politique, certains groupes armés ont, non seulement repris les exactions sur les paisibles populations, mais aussi procédé au recrutement de mercenaires et à la conquête d’autres localités, alors que je les ai associés à la gestion du pouvoir par la politique de la main tendue », a regretté Faustin Archange Touadera. Même si le Président Touadera semble donner l’impression de quelqu’un qui a le contrôle de tout en ayant avec lui les responsables des groupes armés dans le gouvernement et à la présidence mais sa dernière sortie risque de couter aux rebelles qui sont dans le gouvernement puisqu’il a dénoncé leur jeu trouble.

/ Jefferson Cyrille Yapende

 Source : RJDH

mercredi, 02 janvier 2019 15:22 Écrit par Dans DROITS DE L’HOMME
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