RJDH-RCA - Actualités

Centrafrique : Un Caporal-Chef des FACA condamné à 15 ans des travaux forcés  

BANGUI, 08 janvier 2020 (RJDH) --- Un soldat des Forces armées centrafricaines (FACA) a été condamné ce mardi à quinze ans de travaux forcés pour le meurtre en 2016 d'un casque bleu du contingent sénégalais de la Mission multidimensionnelle intégrée des Nations Unies pour la stabilisation en République centrafricaine (MINUSCA).

Dans son verdict, la Cour n’a pas adopté la ligne de l’accusation, représentée par le Magistrat Eric Didier Tambo, procureur général qui a requis une peine de prison à perpétuité pour Achille Désiré Legrand Yamanza, caporal-chef des Forces armées Centrafricaines, poursuivi pour meurtre commis sur Racine Dieng, soldat de la paix du contingent sénégalais de la Minusca.  « Il est susceptible des peines allant des travaux forcés à perpétuité. Il ne bénéficie d’aucune circonstance atténuante, selon l’article 51 et 312», a requis le procureur général.

Le président de la Cour, Magistrat Rock Alfred Ngoumbré, après les débats contradictoires a condamné le caporal-chef Achille Legrand Yamanza à 15 ans des travaux forcés à temps, « la Cour après en avoir délibéré conforment à la loi, contradictoirement à l’égard de l’accusé, en matière criminelle, sur l’action publique, déclare Achille Désiré Yamanza coupable de meurtre commis sur Racine Dieng, ressortissant sénégalais de la Minusca, jouissant d’une protection internationale, crime puni par l’article 51 et 312 du code pénal centrafricain, condamne à 15 ans des travaux forcés », a décidé la Cour d’Appel de Bangui.

Pour Maître Kévin Junior Zakouwangui, l’Avocat de la défense du condamné, le conseil du Caporal-Chef va pourvoir en cassation au regard des éléments de preuve présentés par le ministère public.  «  Le ministère public n’a pas démontré à suffisance les preuves contre notre client commun, sauf un témoin qui a été fabriqué qui a fait une démonstration plate et non-sens. C’est pourquoi nous allons pourvoir en cassation », a fait savoir l’Avocat.

La session criminelle qui a démarré le 18 décembre 2019 a déjà condamné trois accusés, dont le pasteur Maurice Mbakoutou condamné à 20 ans, Achille Désiré Yamanza à 15 ans et Amos Wandalagnam à 10 ans des travaux forcés.

mercredi, 08 janvier 2020 16:02 Écrit par Dans JUSTICE

Centrafrique : La MINUSCA appelle le MLCJ et le FPRC à s’abstenir de toute violence à Birao

BANGUI, le 08 décembre 2020 (RJDH) --- La mission onusienne en Centrafrique a annoncé ce mercredi avoir tenu le lundi 06 janvier à Birao une réunion sécuritaire avec les principaux belligérants de la crise dans cette partie du pays en présence des autorités locales pour mettre en garde les groupes armés qui caressent le désir de s’en prendre aux communautés locales.

La situation sécuritaire entre le MLCJ et FPRC dans la Vakaga reste pendante et préoccupante et à tout instant la région pourrait basculer dans un cycle de violences entre ces deux groupes armés en filigrane des conflits ethniques entre les Kara, Rounga et Youlou depuis l’an dernier.

C’est dans ce contexte que le porte-parole de la MINUSCA, M. Vladimir Monteiro a fait savoir aux professionnels des medias, que la MINUSCA a organisé une réunion sécuritaire à Birao avec les autorités locales et les responsables de la communauté Kara et du MLCJ le lundi 06 janvier 2020.

La sécurité dans les camps des déplacés a été au centre de cette rencontre car selon les informations, des attaques sont en cours de préparation contre un site des déplacés de Birao. « D’après les informations reçues par les forces onusiennes basées dans cette ville, une menace de l’attaque contre le camp de déplacés par les mouvements armés de cette localité serait en cours. Et pour éviter un affrontement qui pourrait s’enliser, la MINUSCA a organisé cette rencontre afin de mettre en garde ceux qui tenteront de semer les troubles dans le camp de déplacés » a prévenu le porte-parole de la MINUSCA.

Alors que depuis quelques semaines, les autorités soudanaises avec les garants et facilitateurs de l’accord de paix ont entrepris des pourparlers pour une désescalade dans la région. Mais des sources proches des groupes armés engagés dans cette recherche de sortie de crise, « les engagements de deux parties à savoir le MLCJ et FPRC, ne sont pas sincères et sont mus par la duplicité des acteurs », ont-elles rapporté au RJDH.

Des indiscrétions parvenues au RJDH ne sont pas du tout confiant quant à la sincérité des groupes armés. « Une mission de haut niveau composée de l’Union Africaine, de la MINUSCA et de la CEEAC est arrivée cette semaine à Birao mais de manière confidentielle. Lors des rencontres avec les protagonistes, il leur manque de la sincérité. Et cela est inquiétant », a confié au RJDH un officiel faisant partie de cette mission.

La région de la Vakaga, pour rappel, est théâtre depuis juillet 2019 des violences armées opposant le MLCJ et FPRC, deux groupes armés signataires de l’accord de paix, en toile de fond le contrôle des postes de douanes à Amdafock.

mercredi, 08 janvier 2020 15:57 Écrit par Dans SECURITE

Centrafrique : Le retour progressif de l’Etat dans les zones minières occupées par les éléments des 3R

BANGUI, le 07 janvier 2020 (RJDH) --- L’Etat reprend peu à peu le contrôle des zones minières occupées par les éléments armés des 3R de Siddicki Abbas, après une mission effectuée  du 10 au 14 décembre 2019 par le département des mines et de la géologie dans les préfectures de l’Ouham-Pende et la Nana-Mambere. Une information confirmée ce lundi 06 Janvier 2020 au RJDH par le Directeur Régional des Mines et du pétrole de Bouar, Georges Hyacinthe Ouaboua.

La volonté de reprise des zones minières sous contrôle des 3R par l’Etat, a été émise par les responsables de ce groupe armé qui l’inscrit dans la dynamique de l’accord de paix.

Pour le Directeur Régional des mines, Georges Hyacinthe Ouaboua, c’est le degré de la collaboration entre ce mouvement armé et les autorités en charge des mines qui a favorisé le retour de l’Etat dans ces zones afin de contrôler l’exploitation, « Nous avons demandé plusieurs fois à la MINUSCA de nous accompagner dans les régions minières pour contrôler l’exploitation, parce qu’on nous signale la présence des étrangers qui exploitent nos ressources minières, mais notre demande est restée sans suite. Une fois que le Général Siddicki est ramené à Bouar, nous étions passés le voir et il a facilité le déplacement. Nous avons sillonné du 10 au 14 Décembre 2019 des chantiers qui sont proches de Bocaranga, dans les communes de Koui, Niem et Yéléwa », a-t-il confié au RJDH.

La présence des exploitants étrangers est massivement signalée dans ces régions minières, « nous avons sensibilisé ces exploitants clandestins à acquérir des documents, et sur un nouveau chantier entre Niem et Yéléwa, appelé Kpakana, nous avons déjà une équipe là-bas afin de sensibiliser les exploitants à avoir des documents. L’exploitation se fait encore d’une manière artisanale dans ces zones à l’exception des chantiers proches de Bocaranga où les exploitants utilisent les broyeurs pour écraser les pierres », a souligné Georges Hyacinthe Ouaboua.

C’est depuis 2013 début des évènements en Centrafrique que l’Etat n’a pas accès aux zones minières à cause des hommes armés. Cette campagne lancée par la région minière numéro 3 est un début de solution et sera un plus pour l’Etat et surtout pour la communauté locale.  

mardi, 07 janvier 2020 16:07 Écrit par Dans ECONOMIE

Centrafrique : Une femme, accusée de sorcellerie, victime d’agression physique à Paoua

PAOUA, le 07 janvier 2020 (RJDH) --- Une mère de famille, âgée de 37 ans, et ses deux enfants toutes accusées de sorcellerie, ont été victimes de violences physiques dans le quartier Dimbi à Paoua le jeudi 02 janvier dernier.

Les faits se sont déroulés le jeudi 02 janvier dernier au quartier Bimbi à Paoua quand un groupe d’individus ont pris à partie cette mère de famille et ses deux enfants qu’ils accusent de pratique de sorcellerie.

De sources sécuritaires, cette femme est allée se plaindre devant le tribunal de Paoua pour avoir été accusé d’être une sorcière, « à l’issue d’une audience entre elle et les personnes qui l’avaient accusé d’être, le 30 décembre 2019, les juges ont mis aux arrêts ces dernières. Ce qui a déplu aux parents de ces personnes emprisonnées, qui sont allés chez la femme pour la passer à tabac ainsi que ces deux enfants presqu’à mort », a rapporté cette source proche de la gendarmerie locale, avant d’indiquer que, « la femme et ces deux enfants ont été admises à l’hôpital préfectoral pour des soins médicaux », fait-elle savoir.

Pour son époux, c’est une vieille rancune qui a refait surface. « Ils veulent nuire à la vie de ma famille mais ils n’ont pas pu », a-t-il déclaré au RJDH.

Pour le moment, les agresseurs sont recherchés par la gendarmerie locale mais la femme et ses deux enfants se trouvent à la gendarmerie pour leur sécurité.  

mardi, 07 janvier 2020 13:44 Écrit par Dans DROITS DE L’HOMME

Centrafrique: "Le débat entourant le retour de François Bozize est malsain", dixit Eddy Symphorien Kparekouti.

BANGUI, le 07 janvier 2020 (RJDH)--- Dans une interview accordée au RJDH la semaine dernière, Eddy Symphorien Kparekouti, Président du Parti pour l’Unité et de la Reconstruction (PUR) estime que le débat sur le retour de l’ancien Chef de l’Etat, François Bozize est malsain et partisan, orienté vers des considérations politiques qui occultent l’aspect humain et juridique.

RJDH: Bonjour Eddy Symphorien Kparekouti. Vous êtes président du Parti de l’Unité et de la Reconstruction (PUR). Quelle est votre appréciation du retour au pays de l’ancien président François Bozizé en exil depuis 6 ans ?

ESK: Merci une fois de plus au RJDH pour l’occasion qu’il me donne pour me prononcer sur des questions brulantes de l’actualité de mon pays. En effet, comme vous le rappelez si bien, l’ancien président François Bozizé est rentré dans son pays, ces derniers jours, un retour qui s’est invité dans les débats politiques en Centrafrique.

L’ancien président de la République en exil depuis 6 ans, a depuis plusieurs mois, exprimé sa volonté de rentrer dans ce pays malgré les pesanteurs qui existent. Juridiquement et de l’avis des experts, il ne peut exister des blocages pour le retour de François Bozizé. Dans ces conditions, j’exprime ma satisfaction chaque fois qu’un Centrafricain, contraint à l’exil, rentre au bercail. Voilà pourquoi, le PUR ne veut pas s’inviter dans ce débat qui a mon sens, est malsain et partisan et orienté vers des considérations politiques qui occultent l’aspect humain et juridique. Bozizé a le droit de rentrer de son exil, il est rentré, pour nous il n’y a pas sujet à débattre pour diviser encore une société déjà fortement perturbée.

RJDH: François Bozizé est menacé par un mandat d’arrêt émis depuis 2014 sous la première transition de Michel Djotodia. Faut-il exécuter ce mandat au moment où l’intéressé est rentré au pays pour qu’il réponde de ce qui lui est reproché ?

ESK: Sous la transition de Michel Djotodia, le tombeur de François Bozizé, un mandat d’arrêt a été émis contre le chef du KNK aujourd’hui rentré au pays. Par principe, je ne commente jamais des dossiers pendants devant la justice mais la question que vous me posez, a des ramifications politiques. Ceci étant, les acteurs actuels doivent juger de l’opportunité de l’exécution de ce mandat d’arrêt qui peut être commenté mais que je ne souhaite pas commenté.

Face à l’impérieuse question de paix et à la fragilité de la situation actuelle, chaque acte doit être posé avec retenu et après de mures réflexions qui mettent sur la balance les réalités actuelles. Il faut éviter de se précipiter sur des questions aussi sensibles. Nous devons savoir préserver le peu d’acquis actuels.

RJDH: Lors de la première sortie publique organisée par son parti le KNK, François Bozizé a expliqué être rentré pour soutenir le processus de paix. Croyez-vous en ses propos ?

ESK: Pourquoi je devrais douter de ses propos ? Il l’a dit et cela engage sa personne. Je pense que le président Bozizé a tout à gagner en s’inscrivant dans le processus de paix. Pour quelles raisons il serait rentré au pays s’il développe un élan belliqueux. Dans la posture actuelle du président Bozizé, il n’y a que cette voie qui peut l’aider.

RJDH: Il y a aujourd’hui un rassemblement de partis et personnalités politiques autour de François Bozizé. Vous et votre parti soutenez-vous ou non la carte Bozizé contre Touadera ?

ESK: Chacun a ses convictions en politique. Je pense que la carte Touadera est froissée et aujourd’hui les Centrafricains sont à la quête de la perle qui puisse venir rattraper le retard que le président Touadera nous a fait enregistrer. Pour le PUR, il n’y a pas de mal à se réunir face à un pouvoir défaillant et perdu. L’opposition doit se serrer les coudes et développer une discipline politique interne afin de répondre aux attentes des Centrafricains qui sont outrés par le népotisme, la gabegie, le détournement, la corruption d’un pouvoir aux abois. Tous, nous sommes engagés sur cette voie et le KNK du président Bozizé, est dans la même logique. Il ne s’agit pas d’un rassemblement autour d’une quelconque personnalité politique mais d’un engagement commun censé rassurer les Centrafricains.

RJDH: Eddy Symphorien Kparekouti est très silencieux sur la scène politique ces dernières années. Stratégie politique ou essoufflement ?

ESK: Le PUR et moi, avons aujourd’hui plus d’énergie, de détermination qu’au début de la lutte. La politique du tambour n’est pas celle souhaitée pour ce pays. Nous sommes aujourd’hui dans une approche constructive qui est orientée vers le peuple souverain. Le PUR est sur le terrain, le PUR rencontre les Centrafricains, le PUR écoute les Centrafricains et le PUR peaufine des idées adaptées à la situation actuelles alors vous comprenez que nous ne sommes pas dans la parole mais dans les actions parce que l’observation faite, montre que c’est ce dont la RCA a besoin.

RJDH: Seriez-vous candidat aux prochaines élections présidentielles ?

ESK: C’est une question qui s emble préoccuper les journalistes aujourd’hui en Centrafrique. Mais, je pu0is vous rassurer que mes priorités sont ailleurs. Ceci étant, A l’instant T, je ne peux vous dire que je serai candidat ou pas. Je suis un militant respectueux des textes de base de notre formation politique alors, lors du congrès, nous aviserons. Ce qui est certain, le PUR reprendra présent aux prochaines échéances électorales. Vous parlez de la présidentielle mais n’oublions pas qu’il y a aussi les législatives, les municipales et autres.

RJDH : Eddy Symphorien Kparekouti, nous vous remercions.

ESK : Je vous en prie

mardi, 07 janvier 2020 12:40 Écrit par Dans Politique

BANGUI, le 07 Janvier 2020 (RJDH)--- A l’approche de saison sèche, le gouvernement Centrafricain par le biais du département d’hydraulique en collaboration avec l’Agence Nationale des Eaux et Assainissement (ANEA), ont mis en place des dispositifs pour parer à toute éventualité. C’est ce qu’a fait savoir au RJDH Alain Kolongato Ngadou, Directeur de Cabinet au ministère du développement de l’énergie et d’hydraulique ce lundi 6 janvier 2020.

L’an dernier, la capitale centrafricaine a été fortement frappée par le problème d’accès à l’eau potable. Face à cette situation le Gouvernement a mis en place un projet de construction de 100 forages à Bangui sur 1000 pour le pays.

Sur 100 forages projetés sur Bangui, une cinquantaine sont déjà construits dans certains quartiers ou le besoin en eau potable se pose avec acuité, selon Alain Fidèle Kolongato Ngadou, Directeur de Cabinet au ministère du développement de l’énergie et d’hydraulique, « le département a déjà remarqué que le même problème qu’on a connu l’année dernière à savoir les difficultés d’approvisionnement en eau potable, commence à se sentir. Donc un plan d’urgence a été mis en place par le Gouvernement et le département pour la construction de 100 forages dont, entre autres, nous avons déjà construit cinquante et bien d’autres sont en cours de réalisations », dit-il.

De poursuivre, il a indiqué que les besoins en eau dans le pays sont pressants et 100 forages s’avèrent insuffisants d’où nécessité d’élargir les projets afin de répondre aux attentes des centrafricains, a précisé le Directeur de Cabinet du ministère du développement de l’énergie et d’hydraulique.

« Hors-mis ce qu’on a eu à construire avec les partenaires traditionnels qui interviennent dans le secteur de l’eau, donc nous nous préparons déjà à affronter ce problème. Dans les jours à venir l’ANEA va repartir sur le terrain. C’est une question de temps seulement car nous sommes en train d’entamer la procédure de décaissement de fonds au Trésor Public pour la concrétisation de ces forages dans les secteurs les plus touchés », a annoncé Alain Kolongato Ngadou.

Ce projet mis en place par le Gouvernement en 2019 s’inscrit dans le cadre du RCPCA pour favoriser l’accès à l’eau potable de la population qui fait face de manière cyclique à la pénurie d’eau.

mardi, 07 janvier 2020 12:11 Écrit par Dans ENVIRONNEMENT

BANGUI, le 03 janvier 2020 (RJDH)---L’URCA réagit à la démission du député suppléant d’Anicet Georges Dologuele de Bocaranga 1, Jonas Gayi, qui, selon cette formation politique, s’inscrit dans la dynamique de vie des partis politiques et c’est un non-évènement.  Position exprimée jeudi 02 janvier au cours d’un point de presse à Bangui.

L’URCA réagit à la démission du député suppléant de Bocaranga 1, circonscription d’Anicet Georges Dologuele, pour motifs de manque de bonne gouvernance, opposition stérile et alliance contre nature avec le KNK dans une note le 27 décembre 2019.

« C’est un non-évènement et cela n’altèrera pas la dynamique de l’URCA »,  selon Christian Gazam Betty, Conseiller en Stratégie de Communication du Président de l’URCA, avant de poursuivre, il a relevé que, « cette démission est aucun cas un coup dur pour l’URCA. Je vais même plus loin en vous disant que cette démission est un soulagement », dit-il.

Pour Christian Gazam Betty, « les démissionnaires d’hier et d’aujourd’hui sont de la mauvaise graisse. Nous allons à une compétition et quand on va à une compétition, on se prépare. Et lorsqu’on se prépare, on perd de la mauvaise graisse qui n’a rien à faire dans notre corps alors nous sommes un parti qui se prépare à aller aux élections, perd de la mauvaise graisse qui n’a pas sa place au sein de l’URCA », croit-il.

Sur les démissions enregistrées ces temps derniers par la formation politique dirigée par Anicet Georges Dologuele, Christian Gazam Betty déclare que l’URCA en prend acte  mais ne minimise pas cela. « Les démissionnaires d’hier et d’aujourd’hui savent pour quelle raison ils ont démissionné et nous savons qu’aujourd’hui ils n’ont pas une vie très facile aujourd’hui. Tant que le leadership garde le même cap, garde la même vision, cette vision dans laquelle le peuple Centrafricain a fortement cru en 2015, nous croyons que le peuple y croira fortement en 2020, a laissé entendre le Conseiller en Stratégie de Communication de Dologuele.

Les raisons évoquées par Jonas Gayi pour justifier sa démission ne sont pas fondées, à en croire l’URCA, le dynamisme du parti n'en sera pas altéré. Mais, faut-il le rappeler, la démission du député-suppléant d’Anicet Georges Dologuele, député de Bocaranga 1, Jonas Gayi, vient grossir le nombre de défection déjà enregistrée par l’URCA l’an passé.

dimanche, 05 janvier 2020 20:53 Écrit par Dans Politique

BANGUI, le 03 janvier 2020 (RJDH)---La capitale Centrafricaine, depuis quelques jours, est hautement encadrée par un dispositif militaire sans précédent donnant l’impression d’un pays placé en état de siège ou d’urgence.

Depuis le lundi 30 décembre de l’année passée, dans toute la ville, à quelques coins de rues et artères principales de la capitale, la présence des forces de défense et de sécurité est visible.  Selon des informations RJDH auprès des sources sécuritaires, il y aurait eu des infiltrations des hommes armés provenant des villes de l’intérieur du pays à Bangui.

Les patrouilles essentiellement composées de la garde présidentielle, des différents bataillons des FACA, de la police et de la gendarmerie nationale, circulant à bord des véhicules lourdement armés et d’autres jalonnent les rues, ruelles et recoins des faubourgs de Bangui.

Une source policière, quant à elle, parle d’un éventuel soupçon d’un trouble à l’ordre public contre le régime de Bangui. « Toutes les informations qui nous parviennent, convergent vers un vaste mouvement ordonné de trouble à l’ordre public. D’où la mise en garde à la veille de la St-Sylvestre du Directeur Général de la Police Nationale, le Colonel Bienvenu Zokoue », rapporte-t-elle.

Scène inhabituelle pour les centrafricains qui remarquent depuis quelques jours des mouvements insolites des forces de l’ordre qui quadrillent Bangui, Pk12, Pk9 et les quartiers.

Tous ces dispositifs militaires, selon une source à l’Etat-Major des FACA, ont été faits sans que le « quartier consigné soit convoqué », sans qu’un « couvre-feu ne soit décrété » de peur de semer la panique dans l’esprit des centrafricains mais il existe bel et bien une menace sécuritaire sur la ville de Bangui, dit-elle.

Mais de manière officielle, le gouvernement ne communique pas sur cet aspect et adopte la ligne du silence malgré plusieurs tentatives du RJDH.

dimanche, 05 janvier 2020 20:50 Écrit par Dans SECURITE

BANGUI, le 30 décembre 2019 (RJDH) --- Amos Wandalagnam, âgé de 22 ans poursuivi pour viol sur une mineure de 12 ans au mois, acte qu’il a commis au mois de juillet 2017,  est condamné par la Cour d’Appel de Bangui à dix ans des travaux forcés à temps et à verser une somme de  500 000 FCFA de dommage d’intérêt  à la partie civile.

Le verdict de la Cour était attendue au regard de la gravité des faits étalés par l’accusation. Le condamné Amos Wandalagnam, âgé de 22 ans et père de deux enfants, est poursuivi pour viol sur une mineure de 12 ans au quartier Poto Poto dans 7ème arrondissement de Bangui. L’acte serait produit réellement le 27 juillet 2017. 

« La cour va vider son délibéré dans l’affaire ministère public de Nzombe Eudoxie contre Wandalagnam Amos. La cour, au nom du peuple Centrafricain, après en avoir délivré conformément à la loi , statuant publiquement, contradictoirement en matière criminelle avec le concours des jurés et à la majorité des voix et en dernier ressort sur la culpabilité, déclare  Wandalagnam Amos coupable de viol, crime prévu et puni par l’article 87 alinéa 4 du code pénal et lui accorde des circonstances atténuantes en répression, condamne l’accusé Wandalagnam Amos à la peine de 10 ans de travaux forcés », telle est la sentence prononcée par le Magistrat Jacques Ouakara, président de l’audience.                  

La cour a adopté la ligne du ministère public mais en réduisant de moitié la peine requise par l’Avocat Général, Ghislain Grezenguet, qui proposait que le condamné puisse écoper «  la peine de 20 ans des travaux forcés à temps selon l’article 87 alinéa  3 du code pénal et de procédure pénale. Le viol étant qualifié comme crime doit être réprimé sans aucune circonstance atténuante », a-t-il requis.  

La défense, représentée par Marius Bangassi, s’y oppose et ne compte pas s’arrêter là, « La cour est souveraine. Elle a rendu une décision et nous avons des voies de recours, nous allons nous pourvoir en cassation contre ce verdict et devant la cour de cassation, nous allons réunir tous les éléments et nous allons éclairer la lanterne de la cour, et nous pensons que la cour va nous suivre dans notre démarche. Mais la question qui se pose est de savoir si Gracia est mineure », a déclaré la partie défenderesse.

La  seconde session criminelle de 2019 a condamné deux accusés dont 20ans de travaux forcés sur Maurice Mbakoutou et Amos Wandalagnam.

dimanche, 05 janvier 2020 21:45 Écrit par Dans JUSTICE

BANGUI, le 24 décembre 2019 (RJDH) --- Célestin Namkpea a prêté serment comme le nouveau commissaire de l’ANE le mardi 24 décembre à la Cour d’Appel de Bangui pour 7 ans. Cette prestation de serment a eu lieu 4 mois après le décès de Bernard Voyemakoa.

Selon le décret 19.344 du 30 novembre 2019, portant nomination d’un membre de l’Autorité Nationale des Elections (ANE), il est fait institution de nommer un cadre en remplacement du regretté Bernard Voyemakoa, décédé au mois d’aout 2019. Célestin Namkpéa en prêtant, commissaire chargé du département de la formation à l’ANE.

Le procureur général, Didier Eric Tambo, dans la présentation de l’identité du récipiendaire,  a rappelé les obligations résumées en cinq points à remplir, « le récipiendaire doit jurer de respecter la Constitution de la RCA, adopter une attitude d’impartialité, de sérénité, d’indépendance, d’observer la stricte obligation de réserve et de confidentialité et le secret de délibération », a rappelé le Procureur Général.

Le récipiendaire Célestin Namkpéa a juré, « de servir et de respecter les engagements et les textes régissant sa fonction et les obligations de l’Autorité Nationale des Elections (ANE). Ce n’est la première fois que je prête serment. Les expériences montrent que je suis expert dans les processus électoraux, bien qu’ils soient complexes. Il est de rigueur à respecter les serments, afin que les élections se tiennent dans la transparence, une exigence de la population afin d’éviter le pire dans le pays », a-t-il déclaré.

La prestation de serment de Célestin Namkpea a été faite dans un contexte où la question de la fin du mandat des membres de l’Autorité Nationale des Elections reste problématique à l’approche des élections de 2020, même si elle est une institution autonome et pérenne

dimanche, 05 janvier 2020 21:42 Écrit par Dans INFO-ELECTIONS
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