RJDH-RCA - Actualités

Centrafrique : La MINUSCA interdit à l’UPC de circuler en armes à Alindao

ALINDAO, le 11 janvier 2020 (RJDH)--- La MINUSCA a annoncé le déploiement des forces spéciales népalaises et du Gabonais pour le contrôle de la ville d’Alindao. Des mesures ont été prises par la mission onusienne interdisant aux combattants rebelles de circuler dans la ville avec armes à la main et la Minusca leur exige le démantèlement de tout point de contrôle à Alindao. C’est ce qu’a fait savoir, Vladimir Monteiro, dans une interview accordée au RJDH ce vendredi.

Ces mesures, selon Vladimir Monteiro, porte-parole de la MINUSCA, sont prises pour créer un climat détendu favorable au retour de la paix dans la région en commençant par l’interdiction faite aux combattants rebelles de l’UPC. « Nous avons interdit aux hommes de l’UPC de ne pas circuler en rames dans la ville, pas de taxes imposées à la population et ils doivent démanteler tous les check-points dans la ville », a déclaré le porte-parole de la mission onusienne en Centrafrique.

En plus d’interdiction faite aux hommes de l’UPC de ne pas circuler en armes dans la ville, la MINUSCA annonce qu’elle a renforcé ses dispositifs militaires à Alindao pour la protection des civils.

« Nous avons renforcé notre position depuis Bambari avec de nouveaux casques bleus », a indiqué Vladimir Monteiro, avant d’ajouter que, « le comité de sécurité de la zone a rencontré les responsables des deux parties pour s’assurer qu’il n’y aurait plus de tirs dans la région », dit-il.

Mais sur le bilan, pour Caritas Alindao, la  situation humanitaire et sécuritaire est très inquiétante à Alindao et à Mingala. Le bilan fait état du pillage et de l’incendie du bloc 2 du site des déplacés internes AFAPS et une partie du site d’ELIM. « A l’heure actuelle, certains déplacés du site AFAPS ont trouvé refuge à l’hôpital d’Alindao et dans certaines familles d’accueil », a indiqué Caritas Alindao.

Par contre, le site catholique accueille depuis jeudi certaines personnes du site ELIM. Prises de panique, quelques déplacés du site catholique gardant encore les séquelles du drame de 15 novembre 2018 fuient vers le village Datoko (7 km d’Alindao).

Par ailleurs, les éléments de l’UPC continuent leur conquête de territoire dans la sous-préfecture de Mingala. Après la conquête et l’occupation des villages de Kollo, Kabou 3, Zounguinza, et Drochengba, le village Morouba (Mangadja) vient de tomber sous leur contrôle, selon des sources locales.

Une situation qui crée d’énormes besoins humanitaires mais qui en même temps, prive les populations de ladite localité de l’accès à une quelconque assistance humanitaire vue l’éloignement et l’isolement de la zone.

samedi, 11 janvier 2020 15:01 Écrit par Dans SECURITE

Centrafrique : La MINUSCA interdit à l’UPC de circuler en armes à Alindao

ALINDAO, le 11 janvier 2020 (RJDH)--- La MINUSCA a annoncé le déploiement des forces spéciales népalaises et du Gabonais pour le contrôle de la ville d’Alindao. Des mesures ont été prises par la mission onusienne interdisant aux combattants rebelles de circuler dans la ville avec armes à la main et la Minusca leur exige le démantèlement de tout point de contrôle à Alindao. C’est ce qu’a fait savoir, Vladimir Monteiro, dans une interview accordée au RJDH ce vendredi.

Ces mesures, selon Vladimir Monteiro, porte-parole de la MINUSCA, sont prises pour créer un climat détendu favorable au retour de la paix dans la région en commençant par l’interdiction faite aux combattants rebelles de l’UPC. « Nous avons interdit aux hommes de l’UPC de ne pas circuler en rames dans la ville, pas de taxes imposées à la population et ils doivent démanteler tous les check-points dans la ville », a déclaré le porte-parole de la mission onusienne en Centrafrique.

En plus d’interdiction faite aux hommes de l’UPC de ne pas circuler en armes dans la ville, la MINUSCA annonce qu’elle a renforcé ses dispositifs militaires à Alindao pour la protection des civils.

« Nous avons renforcé notre position depuis Bambari avec de nouveaux casques bleus », a indiqué Vladimir Monteiro, avant d’ajouter que, « le comité de sécurité de la zone a rencontré les responsables des deux parties pour s’assurer qu’il n’y aurait plus de tirs dans la région », dit-il.

Mais sur le bilan, pour Caritas Alindao, la  situation humanitaire et sécuritaire est très inquiétante à Alindao et à Mingala. Le bilan fait état du pillage et de l’incendie du bloc 2 du site des déplacés internes AFAPS et une partie du site d’ELIM. « A l’heure actuelle, certains déplacés du site AFAPS ont trouvé refuge à l’hôpital d’Alindao et dans certaines familles d’accueil », a indiqué Caritas Alindao.

Par contre, le site catholique accueille depuis jeudi certaines personnes du site ELIM. Prises de panique, quelques déplacés du site catholique gardant encore les séquelles du drame de 15 novembre 2018 fuient vers le village Datoko (7 km d’Alindao).

Par ailleurs, les éléments de l’UPC continuent leur conquête de territoire dans la sous-préfecture de Mingala. Après la conquête et l’occupation des villages de Kollo, Kabou 3, Zounguinza, et Drochengba, le village Morouba (Mangadja) vient de tomber sous leur contrôle, selon des sources locales.

Une situation qui crée d’énormes besoins humanitaires mais qui en même temps, prive les populations de ladite localité de l’accès à une quelconque assistance humanitaire vue l’éloignement et l’isolement de la zone.

samedi, 11 janvier 2020 15:01 Écrit par Dans SECURITE

Centrafrique :  « Que la capacité militaire d’Ali Darassa soit frappée », exige Martin Ziguele

BANGUI, le 11 janvier 2020 (RJDH)---Martin Ziguele, président du MLPC, exige des garants et facilitateurs de l’Accord de paix pour que la capacité militaire et de mobilité d’Ali Darassa soit frappée. Position exprimée vendredi 10 janvier en réaction aux attaques dirigées par l’UPC contre les forces régulières centrafricaines basées dans la ville.

Sa réaction n’a pas tardé et sans cheveux dans la bouche, Martin Ziguele, président du Mouvement de Libération du Peuple Centrafricain, appelle les garants et facilitateurs de l’Accord politique pour la paix et la réconciliation à adopter une autre rhétorique vis-à-vis du chef rebelle et ministre conseiller à la primature, Ali Darassa.

Pour Martin Ziguele, Ali Darassa a déjà franchi le Rubicon et démontrent à suffisance qu’il est libre de faire tout ce qu’il et sans être inquiétés que des moyens militaires soient employés contre lui. « Nous exigeons solennellement que la MINUSCA, l’Union Africaine et les autres facilitateurs et garants de l’APPR-RCA, qu’ils appliquent intégralement les sanctions qui ont été adoptées au mois de décembre 2019 et qui sont venus compléter l’Accord de Khartoum. Il faut frapper militairement Ali Darassa. Il faut frapper ses capacités de mobilité.  Il faut détruire les camions et les véhicules, les pick-up et 4x4 sur lesquels il met des armes d’une ville à l’autre », a exigé Martin Ziguele au nom du bureau politique du MLPC.

Revenant sur les faits qui ont conduit à ces accrochages meurtriers, à en croire le député de Bocaranga 3, il s’agit d’un acte de provocation savamment ourdi par l’UPC. « Le jeudi 9 janvier 2020 à 10 heures Alindao, un élément des Forces Armées Centrafricaines (FACA), le désormais défunt Sergent Berang, avec un de ces camarades allait au marché pour retirer un crédit orange que sa famille lui a envoyé de Bangui. Et quand ils sont arrivés sans armes au marché, un prétendu colonel connu sous le nom de Massaï qui commande le détachement de l’UPC d’Ali Darassa à Alindao les a interpellés pour leur demander pourquoi ils sont venus au marché. Le sergent qui tentait de lui donner la raison de leur présence au marché, immédiatement il l’a abattu sans autre forme de procès », a expliqué Martin Ziguele.

Le corps du soldat ramené au campement des FACA et sans aucune raison, les éléments de l’UPC se sont mobilisés et ont ouvert délibérément le feu sur le camp des réfugiés et celui des soldats centrafricains, un déluge de feu s’est abattu sur eux pendant une heure, poursuit-il, avant d’indiquer que la veille et l’avant-veille, « Ali Darassa a fait venir plus d’une cinquantaine de véhicules lourdement armés à Alindao. Tout porte à croire que c’est un acte qu’il avait prémédité », estime Martin Ziguele, et exige également l’arrestation du Colonel Massaï, chef de détachement de l’UPC à Alindao, l’auteur du meurtre du Sergent Berang.

« Dans trois semaines, l’Accord de Khartoum aura fait un an et il va falloir que les centrafricains sachent si nous irons encore à un deuxième anniversaire de l’Accord en nous réunissant chaque mois pour pleurer les compatriotes qui sont tombés sous les balles de ces mercenaires. Nous ne devons pas passer notre temps à pleurer, à rédiger des communiqués et à faire des déclarations alors qu’il y a un accord », dit-il.

En faisant allusion à la mobilisation des pays des G5 sahel et des forces Barkhane contre les terroristes au Niger, Martin Ziguele s’interroge pour savoir pourquoi « ce dont ont peuvent bénéficier d’autres africains sous d’autres cieux, pourquoi les centrafricains ne peuvent-ils pas prétendre à cela », conclut-il.

Il y a de cela 6 mois que Martin ziguele ne cesse de demander que la capacité militaire d'Ali Darassa soit détruite par les garants et facilitateurs de l'APPR-RCA. Malgré ses multiples appels, rien ne bouge dans le sens voulu par cet homme politique centrafricain.

samedi, 11 janvier 2020 14:43 Écrit par Dans Politique

Centrafrique :  « Que la capacité militaire d’Ali Darassa soit frappée », exige Martin Ziguele

BANGUI, le 11 janvier 2020 (RJDH)---Martin Ziguele, président du MLPC, exige des garants et facilitateurs de l’Accord de paix pour que la capacité militaire et de mobilité d’Ali Darassa soit frappée. Position exprimée vendredi 10 janvier en réaction aux attaques dirigées par l’UPC contre les forces régulières centrafricaines basées dans la ville.

Sa réaction n’a pas tardé et sans cheveux dans la bouche, Martin Ziguele, président du Mouvement de Libération du Peuple Centrafricain, appelle les garants et facilitateurs de l’Accord politique pour la paix et la réconciliation à adopter une autre rhétorique vis-à-vis du chef rebelle et ministre conseiller à la primature en charge des USMS du Centre-Est, Ali Darassa.

Pour Martin Ziguele, Ali Darassa a déjà franchi le Rubicon et démontre à suffisance qu’il est libre de faire tout ce qu’il veut sans être inquiété et dans ce cas il faut que des moyens militaires soient employés contre lui. « Nous exigeons solennellement que la MINUSCA, l’Union Africaine et les autres facilitateurs et garants de l’APPR-RCA, qu’ils appliquent intégralement les sanctions qui ont été adoptées au mois de décembre 2019 et qui sont venus compléter l’Accord de Khartoum. Il faut frapper militairement Ali Darassa. Il faut frapper ses capacités de mobilité.  Il faut détruire les camions et les véhicules, les pick-up et 4x4 sur lesquels il met des armes d’une ville à l’autre », a exigé Martin Ziguele au nom du bureau politique du MLPC.

Revenant sur les faits qui ont conduit à ces accrochages meurtriers, à en croire le député de Bocaranga 3, il s’agit d’un acte de provocation savamment ourdi par l’UPC. « Le jeudi 9 janvier 2020 à 10 heures Alindao, un élément des Forces Armées Centrafricaines (FACA), le désormais défunt Sergent Berang, avec un de ces camarades allait au marché pour retirer un crédit orange que sa famille lui a envoyé de Bangui. Et quand ils sont arrivés sans armes au marché, un prétendu colonel connu sous le nom de Massaï qui commande le détachement de l’UPC d’Ali Darassa à Alindao les a interpellés pour leur demander pourquoi ils sont venus au marché. Le sergent qui tentait de lui donner la raison de leur présence au marché, immédiatement il l’a abattu sans autre forme de procès », a expliqué Martin Ziguele.

Le corps du soldat ramené au campement des FACA et sans aucune raison, les éléments de l’UPC se sont mobilisés et ont ouvert délibérément le feu sur le camp des réfugiés et celui des soldats centrafricains, un déluge de feu s’est abattu sur eux pendant une heure, poursuit-il, avant d’indiquer que la veille et l’avant-veille, « Ali Darassa a fait venir plus d’une cinquantaine de véhicules lourdement armés à Alindao. Tout porte à croire que c’est un acte qu’il avait prémédité », estime Martin Ziguele, et exige également l’arrestation du Colonel Massaï, chef de détachement de l’UPC à Alindao, l’auteur du meurtre du Sergent Berang.

« Dans trois semaines, l’Accord de Khartoum aura fait un an et il va falloir que les centrafricains sachent si nous irons encore à un deuxième anniversaire de l’Accord en nous réunissant chaque mois pour pleurer les compatriotes qui sont tombés sous les balles de ces mercenaires. Nous ne devons pas passer notre temps à pleurer, à rédiger des communiqués et à faire des déclarations alors qu’il y a un accord », dit-il.

En faisant allusion à la mobilisation des pays des G5 sahel et des forces Barkhane contre les terroristes au Niger, Martin Ziguele s’interroge pour savoir pourquoi « ce dont ont peuvent bénéficier d’autres africains sous d’autres cieux, pourquoi les centrafricains ne peuvent-ils pas prétendre à cela », conclut-il.

Il y a de cela 6 mois que Martin Ziguele ne cesse de demander que la capacité militaire d'Ali Darassa soit détruite par les garants et facilitateurs de l'APPR-RCA. Malgré ses multiples appels, rien ne bouge dans le sens voulu par cet homme politique centrafricain.

samedi, 11 janvier 2020 14:43 Écrit par Dans Politique

Centrafrique :  « Que la capacité militaire d’Ali Darassa soit frappée », exige Martin Ziguele

BANGUI, le 11 janvier 2020 (RJDH)---Martin Ziguele, président du MLPC, exige des garants et facilitateurs de l’Accord de paix pour que la capacité militaire et de mobilité d’Ali Darassa soit frappée. Position exprimée vendredi 10 janvier en réaction aux attaques dirigées par l’UPC contre les forces régulières centrafricaines basées dans la ville.

Sa réaction n’a pas tardé et sans cheveux dans la bouche, Martin Ziguele, président du Mouvement de Libération du Peuple Centrafricain, appelle les garants et facilitateurs de l’Accord politique pour la paix et la réconciliation à adopter une autre rhétorique vis-à-vis du chef rebelle et ministre conseiller à la primature, Ali Darassa.

Pour Martin Ziguele, Ali Darassa a déjà franchi le Rubicon et démontrent à suffisance qu’il est libre de faire tout ce qu’il et sans être inquiétés que des moyens militaires soient employés contre lui. « Nous exigeons solennellement que la MINUSCA, l’Union Africaine et les autres facilitateurs et garants de l’APPR-RCA, qu’ils appliquent intégralement les sanctions qui ont été adoptées au mois de décembre 2019 et qui sont venus compléter l’Accord de Khartoum. Il faut frapper militairement Ali Darassa. Il faut frapper ses capacités de mobilité.  Il faut détruire les camions et les véhicules, les pick-up et 4x4 sur lesquels il met des armes d’une ville à l’autre », a exigé Martin Ziguele au nom du bureau politique du MLPC.

Revenant sur les faits qui ont conduit à ces accrochages meurtriers, à en croire le député de Bocaranga 3, il s’agit d’un acte de provocation savamment ourdi par l’UPC. « Le jeudi 9 janvier 2020 à 10 heures Alindao, un élément des Forces Armées Centrafricaines (FACA), le désormais défunt Sergent Berang, avec un de ces camarades allait au marché pour retirer un crédit orange que sa famille lui a envoyé de Bangui. Et quand ils sont arrivés sans armes au marché, un prétendu colonel connu sous le nom de Massaï qui commande le détachement de l’UPC d’Ali Darassa à Alindao les a interpellés pour leur demander pourquoi ils sont venus au marché. Le sergent qui tentait de lui donner la raison de leur présence au marché, immédiatement il l’a abattu sans autre forme de procès », a expliqué Martin Ziguele.

Le corps du soldat ramené au campement des FACA et sans aucune raison, les éléments de l’UPC se sont mobilisés et ont ouvert délibérément le feu sur le camp des réfugiés et celui des soldats centrafricains, un déluge de feu s’est abattu sur eux pendant une heure, poursuit-il, avant d’indiquer que la veille et l’avant-veille, « Ali Darassa a fait venir plus d’une cinquantaine de véhicules lourdement armés à Alindao. Tout porte à croire que c’est un acte qu’il avait prémédité », estime Martin Ziguele, et exige également l’arrestation du Colonel Massaï, chef de détachement de l’UPC à Alindao, l’auteur du meurtre du Sergent Berang.

« Dans trois semaines, l’Accord de Khartoum aura fait un an et il va falloir que les centrafricains sachent si nous irons encore à un deuxième anniversaire de l’Accord en nous réunissant chaque mois pour pleurer les compatriotes qui sont tombés sous les balles de ces mercenaires. Nous ne devons pas passer notre temps à pleurer, à rédiger des communiqués et à faire des déclarations alors qu’il y a un accord », dit-il.

En faisant allusion à la mobilisation des pays des G5 sahel et des forces Barkhane contre les terroristes au Niger, Martin Ziguele s’interroge pour savoir pourquoi « ce dont ont peuvent bénéficier d’autres africains sous d’autres cieux, pourquoi les centrafricains ne peuvent-ils pas prétendre à cela », conclut-il.

Il y a de cela 6 mois que Martin ziguele ne cesse de demander que la capacité militaire d'Ali Darassa soit détruite par les garants et facilitateurs de l'APPR-RCA. Malgré ses multiples appels, rien ne bouge dans le sens voulu par cet homme politique centrafricain.

samedi, 11 janvier 2020 14:43 Écrit par Dans Politique

Centrafrique : L’ancien président de transition Michel Djotodjia de retour au pays après 5 ans d’absence

BANGUI, le 10 janvier 2020 (RJDH)--Michel Djotodjia Am Nondroko, ancien président centrafricain de transition, est arrivé ce vendredi 10 Janvier 2020 à Bangui après 5 ans d’absence. Un retour qui fait suite à sa lettre en décembre dernier annonçant son retour pour faire la paix dans le pays.

Contraint à la démission par les Chefs d’Etats de la CEEAC en janvier 2014 quand la nébuleuse Seleka et les Antibalaka ont entraîné le pays dans un cycle de violence communautaire, il est rentré ce vendredi 10 janvier 2020 dans la capitale.

« Je ne suis pas exilé, le Benin est ma deuxième patrie », c’est en ces termes que le tombeur de François Bozizé, Michel Djotodia a précisé aux professionnels des médias son statut au Benin.

Quand j’avais démissionné, dit-il, « J’avais décidé de m’éloigner de la RCA pour que les choses se passent bien après moi. Puisqu’ entretemps, je constitue, dit-on, un obstacle pour la paix. J’ai décidé parce qu’il m’a été donné de constater que la RCA est en train de sombrer. Et quand mes homologues m’avaient posé la question entre le peuple et le pouvoir, qu’est-ce que vous préférez ? Evidemment le peuple, parce que sans le peuple il n’y a pas de pouvoir », a déclaré l’ancien Président de la transition Michel Djotodjia.

Message de paix pour Bozizé lors de son retour au pays, Michel Djotodia, quant à lui, devient un ambassadeur de Paix, annonce-t-il. « Je me répète et je montre encore la médaille que j’aie. Je suis ambassadeur permanent pour la promotion de la paix universelle. Comment je peux revenir encore avec des armes? Ce serait contradictoire à mes nouvelles visions de la chose. Vous comprenez donc, qu’il n’y a pas d’inquiétude. Au contraire, je suis venu pour aider le peuple centrafricain. Il faut que ce peuple vive enfin en paix », poursuit-t-il.

Si jusqu’aujourd’hui, François Bozizé depuis son retour clandestin mi-décembre 2019 et faisant l’objet selon les autorités d’un mandat de justice, Djotodjia lui sera reçu par le Chef de l’Etat Professeur Faustin Archange Touadera, le jour même de son retour dans l’après-midi. « Tout à l’heure, je vais rencontrer le Président Faustin Archange Touadera. Nous allons échanger. Il serait aussi important de rencontrer tous les autres acteurs notamment François Bozizé. Je voudrais parler de Mme Catherine Samba-Panza, les anciens premiers ministres, les chefs des partis politiques. Il faut les rencontrer tous. On va s’assoir pour pouvoir nous projeter dans l’avenir, voir comment on peut pacifier ce pays en ruine », a conclu Michel Djotodjia.

Selon les informations du RJDH, Michel Djotodjia a finalement été reçu en audience par le Président Touadera au Palais de la renaissance. Alors que la demande de l’audience de Bozize tarde à se concrétiser, indiquent certaines sources proches du parti KNK.

Le retour de Michel Djotodjia, n’a pas suscité beaucoup de réactions, mais tout indique que ce retour est orchestré par le pouvoir de Bangui pour marquer sa distance avec Bozize. La présence de ces deux ex-Présidents centrafricains, est le souhait de bon nombre de centrafricains car, disent-ils, leur présence au pays pourrait contribuer au retour de la paix.

vendredi, 10 janvier 2020 15:42 Écrit par Dans Politique

Centrafrique : Des tas d’immondices décorent le 5ème arrondissement de Bangui

BANGUI, le 9 janvier 2020 (RJDH) --- Le 5ème arrondissement de Bangui en général et le  quartier Bataillon en particulier est envahi par une montagne d’ordures qui laissent sans voix les habitants du secteur. Une situation inquiétante pour la population locale et les usagers de la voie publique surtout au niveau du pont et les canaux d’évacuation d’eau qui longent Bamboula qui s’en plaigne.

A partir du quartier Bataillon dans le 5ème arrondissement de Bangui en suivant le pont et les canaux d’évacuations qui longent Bamboula pour se rendre à Combattant, le décor laisse à désirer. La population s’inquiète au regard de ces tas d’ordures sont constatés dans presque tout le secteur et la population souhaite obtenir un environnement sain dans le 5ème  arrondissement.

Pour eux, ce malheur est intervenu juste après l’installation des dépôts d’ordure installé par le projet ACTED en partenariat avec la Mairie de Bangui. « Nous sommes fatiguées de ces ordures. Nous qui sommes proche de ces saletés, nous ne sommes pas en bonne santé. On ne respire pas de l’air pur. Pire,  quand il pleut, l’eau qui provient de ces poubelles jusque chez nous est polluante. Cela est bien sûr source de nombreuses maladies comme le paludisme et de certaines démangeaisons », a fait savoir Delphine Iwamba, une habitante proche de ce dépôt d’ordure.

Elle souligne, par ailleurs, que quand ces tas d’ordures atteignent un certain niveau de volume, la population y mette du feu. Non seulement c’est polluant mais parfois ce sont les câbles électriques proches qui prennent feu. « Les chefs du quartier sont impuissants ainsi que le président de la jeunesse, quand ils veulent réagir les gens prennent ça en mal », poursuit-elle. 

Quant au Président local de la jeunesse, Anselme  Ngaba, « Ces tas d’ordures ont vu le jour sur initiative de la Mairie en partenariat avec l’ONG ACTED. Ils ont installé ce dépôt de transit des ordures dans notre quartier. Mais après le retrait de l’ACTED, la Mairie n’a pas les moyens de pérenniser les travaux d’évacuation. Et puisque la population est habituée à déposer leurs ordures sur le site, alors ils ne peuvent que revenir ici », dit-il.

La mairie du 5e arrondissement a indiqué qu’elle ne dispose de moyens pour l’évacuation de ces ordures mais elle a déjà engagé des discussions avec la mairie centrale dans ce sens.

Pour la population locale, la présence de ces tas d’ordures sont, entre autres, le blocage d’évacuation d’eau qui entraîne l’inondation dans le quartier pendant la saison des pluies.

jeudi, 09 janvier 2020 17:02 Écrit par Dans ENVIRONNEMENT

Centrafrique : Enfant Sans Frontière offre des kits scolaires aux enfants du site des sinistrés de Michéline

BANGUI, le 09 janvier 2020 (RJDH) --- Les enfants sinistrés du site des sinistrés de Micheline dans  la Commune de Bimbo ont reçu ce matin des kits scolaires ainsi que des matériels didactiques pour les enseignants. Un don fait par l’ONG Enfant Sans Frontières (ESF) pour aider ces enfants à bien terminer l’année académique en cours à cause des évènements douloureux qui ont perturbé leur scolarité.

Cette aide s’inscrit dans le cadre des affaires urgentes en faveur des enfants sinistrés afin que ces enfants puissent trouver une réponse à leur situation éducative, c’est ce qu’a souligné le Coordonnateur-Programme de l’ONG Enfant Sans Frontière, Kevin Rodrigue M’borolo, « suite à des situations qui avaient prévu y a eu des déplacés, le gouvernement a créé trois sites, par la suite il y a des enfants qui sont en âge scolaire, d’où nécessité maintenant pour nous en partenariat avec notre bailleur l’UNICEF d’intervenir auprès de ces enfants afin qu’ils puissent maintenir leur niveau scolaire. Voilà maintenant aujourd’hui, on a emmené les kits scolaires, les kits didactiques pour essayer de distribuer en faveur de ces enfants », a-t-il précisé.

Vivien Molazemo, vice-président de l’association des Parents d’élèves du site de Micheline, exprime ses impressions suite à ce geste généreux fait par l’ONG Enfant Sans Frontières. « Ces matériels didactiques vont permettre à nos enfants de bien suivre les cours au titre de cette année scolaire », dit-il. 

Les conditions des enfants sinistrés dans les sites à Bangui et à l’intérieur du pays nécessite restent  préoccupantes et l’ONG Enfants Sans Frontières entend poursuivre cette action au profit de ces enfants pour sauver leur année scolaire.

jeudi, 09 janvier 2020 16:51 Écrit par Dans HUMANITAIRE

Centrafrique : Le projet de l’Institut Supérieur d’Agronomie d’Afrique Centrale sera lancé vendredi prochain

BANGUI, le 09 janvier 2020 (RJDH)--- La cérémonie de la pose de première de l’Institut Supérieur d’Agronomie d’Afrique Centrale aura lieu le Vendredi  10 Janvier 2020 à PK 10 dans la commune de Bégoua sur la route de Damara. C’est un démembrement de l’Université Catholique d’Afrique visant à former les étudiants en Agronomie afin de contribuer au relèvement socio-économique du pays. L’annonce a été faite ce Mercredi 08 janvier 2020 à Bangui par le professeur Richard Filakota

Selon le Professeur Richard Filakota, le projet de construction est relancé et le site choisi pour abriter l’institut est la concession de l’ex-OROSTOM au PK 10 sur la route de Damara. L’Institut Supérieur d’Agronomie d’Afrique Centrale (ISAAC) est un démembrement de l’Université Catholique de l’Afrique Centrale (UCAC) à Yaoundé.

« C’est un vieux projet qui concerne l’implantation en République Centrafricaine de l’Institut Supérieur de l’Agronomie d’Afrique Centrale, qui sera spécialement focalisé sur l’Agriculture du secteur Agro-pastoral et c’est  ce que nous aurons l’honneur de procéder à la pose de la première pierre de cet édifice le vendredi 10 Janvier 2020 à PK 1O sur la route de Damara dans la commune de Begoua », a annoncé le professeur Richard Filakota.

Pour la mise en place de ce projet, le Pr. Richard Filakota, estime qu’il est important d’avoir ce qu’on appelle une vision et savoir le mettre en œuvre aussitôt, « nous avons fait un long chemin pour arriver à ce grand rendez- vous,  le tout n’est pas d’avoir un rêve mais à partir de nos rêves. On peut déjà élaborer ce qu’on appelle une vision d’un établissement moderne, non seulement moderne, mais qui prend en  compte les innovations technologiques c’est-à-dire comment à  partir de  notre propre terre  nous pouvons produire et faire de recherche pour faire émerger des semences améliorés ces semences peut-être des végétale et animal », dit-il.

Pour la mise en œuvre de plan d’une faisabilité académique de cet établissement le bâtiment aura une capacité d’accueillir pour le 1er  et second cycle et accueillera au moins 500 étudiants pour un effectif de 1000 avec le temps.

Ce bâtiment qui sera lancé servira d’un édifice de formation des jeunes et vieux en agronomie et sera mis d’abord à la disposition des enseignants chercheurs Centrafricains avons de s’étendre à l’Internationale.

jeudi, 09 janvier 2020 16:47 Écrit par Dans EDUCATION

Centrafrique : Accrochages meurtriers entre les éléments des FACA et l’UPC à Alindao

ALINDAO, le 09 janvier 2020 (RJDH)---Des combats ont opposé, en début de cet après-midi à Alindao, les soldats des forces armées centrafricaines (FACA)  et les combattants rebelles de l’Unité pour la Paix en Centrafrique (UPC), dirigée par le sulfureux Ali Darassa, selon plusieurs sources bien introduites.

Même si les raisons de cet accrochage ne sont pas encore clairement établies, certaines sources religieuses et proches de la MINUSCA indiquent que cxelui-ci a duré plusieurs heures.

« La situation reste tendue et confuse à Alindao. Il y a eu bel et bien un combat opposant les éléments des FACA et les combattants de l’UPC », déclare Vladimir Monteiro, porte-parole de la MINUSCA, avant de regretter que, « l’UPC qui est un groupe signataire de l’Accord de paix puisse s’en prendre aux soldats Centrafricains », dit-il.

De sources religieuses, tout a commencé par une discussion entre les éléments de l’UPC qui voulaient mettre la main sur deux éléments des FACA dans des circonstances encore non élucidées. Ces derniers s’y sont opposés et cela a tourné au drame entraînant la mort d’un des éléments de l'armée centrafricaine, a rapporté au RJDH une source religieuse .

« Quand les autres éléments voudraient aller récupérer le corps d’un des leurs, ils se sont retrouvé nez à nez avec les éléments de l’UPC. C’est ainsi que les combat se sont généralisés dans la région », poursuit  une autre source locale

De source non officielle, trois éléments des FACA seraient déjà morts lors des combats. Deux sites des déplacés à savoir, celui de l’Eglise Elim et des déplacés peulhs auraient pris feu avec d’importants dégâts. Des éléments d’information que la MINUSCA dit n’avoir pas assez de preuves pour les confirmer. Cependant, « une unité d’intervention de la MINUSCA s’est vite déployée dans la ville. Nous nous sommes interposés entre les protagonistes et nous déplorons cela », a déclaré Vladimir Monteiro, porte-parole de la MINUSCA.

Contacté sur les faits, le département de la défense dit n’avoir rien appris des combats en cours qui, pourtant, sont confirmés par la MINUSCA et l’église catholique dans la région. Du côté du gouvernement, aucun communiqué n’a été publié sur ces échanges de tirs à Alindao. Le dernier combat entre les FACA et les combattants rebelles de l’UPC avait eu lieu le 21 novembre 2019.

jeudi, 09 janvier 2020 16:37 Écrit par Dans SECURITE
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