RJDH-RCA - Actualités

Centrafrique :  Le RELEFCA encourage la candidature féminine aux prochaines élections

BANGUI, le 14 janvier 2020 (RJDH)---Dans le but d’encourager les candidatures féminines, le Réseau du Leadership féminin en Centrafrique (RELEFCA) poursuit ces activités de sensibilisation sur la faible participation de la femme au processus électoral ce lundi 13 janvier 2020 à Bangui. Cette phase consiste à présenter le réseau des volontaires pour la démocratie aux autorités communales et les maires de chaque arrondissement.

Se basant sur le code électoral recommandant aux partis politiques de présenter un pourcentage de 35% de candidatures féminines dans la liste de leurs candidats, le Réseau du Leadership Féminin de Centrafrique (RELEFCA) s’engage depuis quelques temps à sensibiliser leurs paires féminines à participer activement aux prochains scrutins électoraux de décembre 2020.

Pour le faire, RELEFCA met en place un Réseau des Volontaires pour la démocratie au féminin et qui a été présenté aux autorités communales et les maires des huit arrondissements de Bangui et Begoua ainsi que de Bimbo, lundi 13 janvier au stade 20 000 places à Bangui. Cette présentation est une première étape d’une vaste campagne de sensibilisation sur le Code électoral qui sera menée par ce réseau à Bangui, et ceci doit être facilité par les autorités municipales, comme l’a dit Lina Ekomo, Coordonnatrice de RELEFCA.

« Nous avons convié les Maires des 8 arrondissements de Bangui et les Maires des communes de Bimbo et Begoua, ce sont les zones que nous aurons à couvrir pour leur présenter les membres du Réseau et présenté leur rôles », a déclaré Lina Ekomo.

Pour la vulgarisation du nouveau code électoral et la sensibilisation de la communauté, ces volontaires ont un rôle très capital à jouer, selon la coordonnatrice du RELEFCA, « nous les appelons, les volontaires pour la démocratie au féminin, à comprendre leur rôle qui est celui d’encourager nos sœurs à poser aussi leur candidature au prochain scrutin non seulement pour être candidate, mais également sensibiliser la communauté plus particulièrement les femmes contre les pesanteurs socio culturelles », a-t-elle rappelé.

 

En poursuivant, Lina Ekomo a précisé que les dispositions empêchant ainsi les femmes à aller aux élections ont été levées dans le nouveau code électoral. « Les obstacles juridiques qui empêchaient les femmes à poser leur candidature aux élections ont été retirées dans le nouveau code électoral et toutes les nouveautés qui ont été insérées dans le ce nouveau code, sont de nature à favoriser leurs candidatures aux échéances électorales », a fait savoir la coordinatrice du RELEFCA.

 

Ce projet mis en œuvre par le RELEFCA vise à faire passer la moyenne de moins de 15 % de représentativité des femmes dans la sphère de décisions politique à au moins 35 % conformément à la loi sur la parité et financé conjointement par l’ONUFEMME et le UNFPA. 

 

Ketsia Kolissio

mardi, 14 janvier 2020 16:26 Écrit par Dans INFO-ELECTIONS

Centrafrique : La presse Centrafricaine rend un dernier hommage à Stéphane Andjiohoyo

BANGUI, le 14 Janvier 2020 (RJDH)---La presse centrafricaine a rendu un dernier hommage ce jour à Stéphane Andjiohoyo, journaliste Webmaster à Radio Ndeke-Luka, qui a tiré sa révérence le 07 janvier 2020.

La cérémonie des obsèques du regretté journaliste Stéphane Andjiohoyo, a eu lieu ce mardi 14 janvier 2020 au stade municipal, situé dans le 1er arrondissement de Bangui. Cela en présence des personnalités et professionnels des médias qui ont rendu un dernier hommage à leur confrère journaliste Radio Ndeke-Luka (RNL).

Stéphane Andjiohoyo a fait ses débuts en journalisme à la radio locale Linga FM de Bambari de 2006 à 2008 avant d’être recruté comme correspondant de Ndeke-Luka en 2009 avant d’être ramené à Bangui où il exercait la fonction de journaliste Webmaster de la Radio jusqu’à sa mort, le 07 janvier 2020.   

Stéphane Andjiohoyo est père de cinq enfants dont une fille. Il est né le 20 Juillet 1966 à Bangui. Il a commencé ses études primaires à l’école Notre-Dame de Bangui de 1972 à 1978, et ses études secondaires au petit Séminaire de Berberati de 1978 à 1982. Après un bref passage au petit séminaire de Berberati, il regagnera le Lycée Mixte de Bambari jusqu’à l’obtention de son Baccalauréat série scientifique. Titulaire d’une licence en philosophie de l’Université de Bangui en 1989, il a d’abord fait carrière dans l’enseignement à Bambari et Bria pour être ensuite formé comme journaliste en 2006.

Ketsia Kolissio

mardi, 14 janvier 2020 16:23 Écrit par Dans SOCIETE

Centrafrique : L’église catholique met en place un comité de lutte contre les abus sexuels sur mineurs

BANGUI, le 14 janvier 2020 (RJDH)--- Face aux multiples cas d’abus sexuel dont, sont victimes les mineurs qu’auraient commis certains responsables ecclésiastiques, l’Eglise Catholique est à pied d’œuvre pour l’élaboration d’un document pouvant sanctionner toutes personnes impliquer dans ces scandales. C’est ce qu’a fait savoir Père Blaise Narcisse Kougomatchi, Secrétaire de la commission des mineurs en Centrafrique.

Ces décisions, selon le père Blaise Narcisse Kougomatchi, font suite aux soupçons de viol qui ont éclaboussé l’ONG Caritas l’an dernier. La mission de cette commission est de prévenir et de sensibiliser les responsables ecclésiastiques sur la question des abus sexuels.

« Les abus sexuels sur les mineurs ne laissent jamais indifférents une personne, et surtout quand ces abus sont causés par un responsable du clergé, c’est pour cela que les responsables de l’église catholique ont pris conscience de la gravité de cette question et se sont donnés de travailler sur la question des abus sexuels sur mineurs à partir des annotations que l’église a déjà données sur cela depuis 2001 et de réaffirmer avec force, que la mission aujourd’hui est une mission de  prévention, de sensibilisation mais aussi surtout la promotion de la protection des mineurs et des personnes vulnérable », explique père Blaise Narcisse Kougomatchi. 

Il souligne que la situation des mineurs reste préoccupante dans le pays et encouragée par cette crise, à en croire Père Blaise Narcisse Kougomatchi, ce qui les rend vulnérables et faciles de tomber dans le piège d’abus sexuels s’ils se retrouvent en présence d’un prédateur qui y voit une occasion pour exploiter cela. « Notre pays a traversé en ce moment une grande crise. Beaucoup de nos enfants sont devenus vulnérables et il y en a qui sont abandonnés voire qui ont perdu leurs parents et qui sont abandonnés dans les sites des déplacés sans abris. Depuis le début de cette crise et donc dans cette situation-là, le sort des enfants reste préoccupant et nous attirons l’attention de l’exécutif de venir à l’aide à ces enfants qui ont perdu leurs parents et qui sont à la merci de la nature. Du côté de l’église nous allons tout faire pour sanctionner tous ceux qui se lancent dans ces pratiques d’abus sexuel sur mineurs », précise père blaise Narcisse Kougomatchi 

La mise en place de cette commission fait suite aux scandales d’abus sexuels qu’auraient commis un prêtre belge en Centrafrique alors qu’il était Secrétaire national de Caritas Centrafrique au mois de novembre 2019, une situation qui a obligé plusieurs partenaires de l’ONG Caritas à suspendre leur financement.

Paméla Dounian-Doté

mardi, 14 janvier 2020 16:19 Écrit par Dans SOCIETE

Centrafrique : « Ouvrir la porte du palais à Michel Djotodia, est un acte de haute trahison », dixit Jean Serge Bokassa

BANGUI, le 14 janvier 2020 (RJDH)---« Ouvrir la porte de la Présidence à Michel Djotodia, est un acte de haute trahison », c’est sous cet angle-là que Jean Serge Bokassa apprécie la réception de l’ancien chef de l’Etat de la Transition, Michel Djotodia, au Palais de la Renaissance par le Président Touadera, vendredi 10 janvier à Bangui. Position exprimée dans une interview accordée au RJDH ce mardi 14 janvier 2020.

RJDH : Jean Serge Bokassa, bonjour !

JSB : Bonjour

RJDH : Michel Am-Nondroko Djotodia, de revenir dans son pays, après six ans d’exil, a été reçu au Palais de la Renaissance par le Président Touadera, mais ce retour il le place uniquement sous le signe de promotion de la Paix en Centrafrique. Quelle appréciation en faites-vous ?

JSB : Ce qu’on souhaiterait en tant que fils du pays, c’est d’y voir un peu plus clair. Parce qu’aujourd’hui tout le monde peut se lever et s’auréoler d’une sorte de mission divine alors que nous savons que ceux qui viennent maintenant parler au nom de la paix, s’autoproclament comme étant une sorte d’apôtre de la paix, sont ceux-là qui ont plongé le pays dans l’état dans lequel il se trouve aujourd’hui.

La crise que nous continuons de gérer aujourd’hui est partie de là. Nous nous souvenons de ce qui s’est passé le 24 mars 2013 avec l’arrivée de la Seleka telle une horde d’esprits troublés extirpés de l’enfer pour venir troubler les centrafricains. Alors qu’on ne vienne pas comme cela et comme si rien ne s’était passé pour que la personne, sans remords, se lève et dit « je viens au nom de la paix ». Oui ! Mais êtes-vous prêts à un devoir de vérité vis-à-vis du peuple, êtes-vous prêts à accepter pour qu’on vous dise tous les torts que vous avez commis à l’endroit du peuple centrafricain, êtes-vous prêts à recevoir les femmes qui ont été violées par vos hommes, les enfants qui sont devenus aujourd’hui orphelins par vos hommes, les massacres qui ont eu cours sur toute l’étendue du territoire, êtes-vous prêts à l’assumer ? La paix, oui, mais on ne peut pas la dissocier de la justice.

RJDH : Mais la paix avant la justice…

JSB : Il ne suffit pas seulement de regarder aux dividendes de la paix. Ce concept de la paix, aujourd’hui, est devenu lucratif et sur la souffrance du peuple centrafricain.

RJDH : Vous voulez plus clair dans cette démarche mais dès son retour, Michel Djotodia et le Chef de l’Etat Faustin Archange Touadera ont réaffirmé leur engagement à œuvrer pour le retour de la paix dans le pays, doutez-vous de la sincérité de ces hommes dans la quête de la paix en Centrafrique ?

JSB : Ecoutez, le Chef de l’Etat n’est que dans sa droite ligne depuis toujours. A partir du moment où il nous a enfermé dans des accords scélérats avec des chefs des groupes armés que je considère plutôt comme étant des criminels qui se refusent aujourd’hui de déposer les armes, les accords de Khartoum sont la logique de tout cela. Donc que voulez-vous qu’on attende de quelqu’un comme ça. Il nous a enfermés dans des accords criminels, il reçoit Djotodia, un potentiel criminel qui doit répondre de ces actes devant la justice, il est dans sa logique qui n’est pas celle de défendre le peuple Centrafricain. Sa logique, c’est celle de tromper le peuple centrafricain, trahir les centrafricains au nom des intérêts malsains, privés et particuliers qui sont les siens à savoir la défense de son régime marquée par une course à l’enrichissement illicite, et donc nous ne pouvons pas faire corps aujourd’hui à cette immoralité.

Le peuple centrafricain n’est pas amnésique à ce point-là. Les centrafricains ne sont pas prêts pas d’oublier dont il a fait l’objet, dont il a été victime et dont il continue d’être victime. Le chef de l’Etat prend plaisir à nous enfermer dans des alliances contre nature. Je ne pense pas que tout ceci contribue à la paix et dans tous les cas ce n’est pas de cette manière que nous entendons faire la paix en Centrafrique.

RJDH : Comment pouvez-vous comprendre que Michel Djotodia aussitôt arrivé a été reçu par le Chef de l’Etat alors que François Bozize est dans l’attente depuis d’une audience avec Faustin Archange Touadera ?

JSB : Mais parce que la vision de la paix du chef de l’Etat est sélective et orientée vers les uns éventuellement les chefs des groupes armés au détriment des autres. C’est une paix à géométrie variable comme la justice de notre pays aujourd’hui. Comment pouvez-vous comprendre aujourd’hui que François Bozize qui est rentré au pays, d’ailleurs je reviens sur le fait que si cet ancien chef d’Etat s’est senti obligé de rentrer au pays comme il l’a fait, mais c’est certainement ce régime en place a voulu de faire de lui un apatride. Le régime en place n’a pas accepté que François Bozize dans son pays, ce qui déroge complètement à cette disposition constitutionnelle en son article 5 alinéa 3 qui stipule très clairement que nul ne peut être contraint à l’exil.

Au nom de la paix, Monsieur Faustin Archange Touadera se devait, même si cela ne le faisait pas plaisir, il se devait de recevoir le président Bozize qu’importe les petites considérations qu’on peut avoir les uns vis-à-vis des autres. Le fait d’ouvrir la porte de la présidence à Michel Djotodia, est un acte de haute trahison. Si la justice a de choses à reprocher à Bozize mais que cela soit fait dans la règle et, faut-il le rappeler, aussi il bénéficie de la présomption d’innocence.

RJDH : La ville d’Alindao est depuis jeudi dernier théâtre des violences armées opposant les FACA et l’UPC, pourtant signataire de l’accord de paix qui totalisera bientôt un an. La sincérité des groupes armés est encore à démontrer ?

JSB : Mais l’accord n’existe que dans l’esprit de ceux qui veulent y croire. Cet accord est un acte de trahison du chef de l’Etat à l’endroit du peuple centrafricain. Je ne comprends pas et je ne m’explique pas que l’on puisse inviter un Ali Darassa autour de cette table-là. Il n’a pas sa place à ce niveau-là. Donc ce sont des préalables comme autres préalables. Il aurait été important et pertinent d’imposer que des actes de bonne foi soient posés par les groupes armés. Aujourd’hui nous sommes à notre neuvième ou dixième accord avec ces groupes armés, ils n’ont jamais désarmé, ils ne sont jamais démobilisés et la preuve c’est le théâtre de cette scène tragique qui se déroule à Alindao. Comment pouvez-vous expliquer cela ? Comment expliquez-vous qu’après une année de la signature de cet accord inique le peuple continue encore à subir ce qu’il subit. Nous gardons en mémoire de nombreux évènements qui ont suivi la signature de cet accord. Tous les principaux acteurs de la signature de cet accord ne l’ont pas respecté.

Le Mouvement Kodro Ti Mo Kozo Si que je conduis à porter haut sa contribution concernant son avis sur cet accord. Nous l’avons dénoncé depuis le début. Nous ne sommes pas partie prenante de ce dispositif mensonger qui n’a pour but que de spolier le peuple Centrafricain. C’est un acte de trahison et de parjure du chef de l’Etat Faustin Archange Touadera.

RJDH : Jean Serge Bokassa, merci beaucoup.

JSB : C’est moi qui remercie le RJDH.

Propos recueillis par Vianney Ingasso

mardi, 14 janvier 2020 16:16 Écrit par Dans Politique

Centrafrique : Le personnel d’appui de l’université de Bangui en grève de trois jours

BANGUI, le 13 janvier 2020 (RJDH)---Le personnel d’appui de l’université de Bangui a entamé ce lundi 13 janvier 2020 une grève de trois jours pour réclamer leur intégration dans la fonction publique soit leur reversement au niveau de l’office. Ceux-ci ont barricadé la devanture du rectorat.

 « 20 ans de stage, sommes-nous des éternels stagiaires ? » « Nous voulons notre intégration ». Telles sont les inscriptions placées sur les grilles de la porte du rectorat, barricadée avec les feuilles de palmier le personnel d’appui de l’université de Bangui, tout debout ce matin avec des sifflets a la bouche pour réclamer leur intégration dans la fonction publique.

Alexis Zalib, planton à la Faculté des Sciences Economiques et de Gestion (FASEG) de l’université de Bangui, explique les raisons de cette manifestation. « Ce que nous réclamons auprès de nos hautes autorités, c’est notre intégration dans la fonction publique. Parmi nous qui sommes là, il y en a qui ont fait vingt (20) ans à l’université et tout ce que nous faisons n’a pas de garantie. Même s’ils ne veulent pas nous intégrer dans la fonction publique, qu’ils nous reversent à la caisse nationale de sécurité sociale, pour que nous soyons rassurés », a-t-il déclaré.

Il a, par-ailleurs, mentionné que cette grève sera intensifiée s’il n’y a pas une réponse absolue à leur demande après une séance de négociation engagée avec les autorités universitaires. « La grève est pour trois jours, en commençant à partir d’aujourd’hui et nos délégués sont en négociation avec le Recteur et le Secrétariat de l’Université. S’il n’y a pas de solution, nous allons poursuivre notre manifestation jusqu’à ce que nous aurons un gain de cause », a prévenu Alexis Zalib.

Un enseignant à l’Université de Bangui a précisé que le personnel d’appui n’a pas de statut, « car le processus de recrutement n’obéit pas à un cadre légal », dit-il.

Le Rectorat a ouvert une négociation avec les grévistes pour trouver une issue favorable à la grève mais dans le cas contraire, préviennent-ils, si nous ne parvenons pas à une conclusion de sortie de crise, cette grève sera intensifiée.

Edgard Yapandet-Piozza

lundi, 13 janvier 2020 15:02 Écrit par Dans SOCIETE

Centrafrique : Les évêques de Centrafrique préoccupés du contexte socio-politique du pays

BANGUI, le 13 janvier 2020 (RJDH) --- Réunis en conclave à Bangui du 06 au 12 janvier, les évêques de l’Eglise Catholique centrafricaine sont forts préoccupés du contexte socio-politique du pays dans un message fort adressé aux autorités centrafricaines et à la communauté internationale, ce dimanche 12 janvier. Un message axé principalement sur l’actualité sécuritaire et politique du pays.

Les évêques de Centrafrique, dans leur message présenté ce dimanche à la Cathédrale Notre-Dame de Bangui, se sont adressés notamment à la jeunesse, au gouvernement et aux politiciens, aux groupes armés ou encore à la communauté internationale. De l'engagement de l'église dans l'évangélisation à la situation socio-politique du pays, les pères de l'Eglise catholique centrafricaine ont axé leur message sur l'actualité sécuritaire et politique du pays en filigrane les prochaines élections de décembre 2020 en Centrafrique.

Face aux événements douloureux que le peuple centrafricain continue de subir malgré la signature de l’accord de paix du 06 février 2019, les évêques de l’Eglise Catholique de Centrafrique ne sont pas restés indifférents. Ils ont organisé une session ordinaire du 06 au 12 janvier laquelle session a permis aux autorités religieuses de dénoncer les exactions des groupes armés sur la paisible et laborieuse population civile et se demandent finalement à qui profite le business de la guerre ? Ils appellent l’ensemble des acteurs à discuter mieux pour trouver des solutions au conflit.

« L’avenir de ce pays ne se situe pas au bout du canon », assurent-ils. Les autorités religieuses rappellent aussi que des engagements ont été pris pour la justice, en insistant sur l’impunité et la tolérance zéro. Pour ce faire, ils se questionnent sur l’effectivité de la Cour Pénale Spéciale ou encore de la Commission Vérité Justice Réconciliation et Réparation (CVJRR) en vue d’une réconciliation durable.

Les difficultés que font face quotidiennement les populations notamment le manque cruel d’infrastructures dans le secteur de l’éducation et de la santé pour ne citer que celles-là sont entre et autres les préoccupations évoquées par ces autorités religieuses. Elles exhortent à la bonne gouvernance et à une gestion saine des ressources naturelles au profit de la population.

Enfin, les évêques ont demandé l’organisation d’élections libres et transparentes dans le cadre constitutionnel. Ils encouragent les citoyens à aller voter en luttant « contre le favoritisme, le tribalisme, l’intolérance entre les groupes ethniques et politiques, la corruption et l’esprit de manipulation politicienne», souhaitent-ils.

Christian Claude Doba

lundi, 13 janvier 2020 14:42 Écrit par Dans Actualités

Centrafrique : 21 détenus bénéficiant de la grâce présidentielle libérés à Berberati

BERBERATI, le 13 janvier 2020 (RJDH)---21 détenus sur 77 de la maison d’arrêt de Berberati ont été libérés vendredi 10 Janvier 2020 au profit de la grâce présidentielle, annoncée par le chef de l’Etat, Professeur Faustin Archange Touadera, à la veille de nouvel an.

Cette libération fait suite au décret présidentiel portant la promulgation de la Constitution de la République Centrafricaine, en article premier, « les personnes condamnées sont intervenues avant le premier décembre 2019 bénéficient des remises de peine », a décrété le Chef de l’Etat.

Jean Lucas Service Guiako, Juge d’Instruction et d’application des peines de la Cour d’Appel de Bouar, dans son intervention, a rappelé aux bénéficiaires que cette grâce n’est pas un chèque pour récidiver les délits pour lesquels ils ont été incarcérés. « Bien que cette libération soit définitive pour les bénéficiaires mais dans le cas où l’un des libérés revienne dans deux jours après avoir commis à nouveau sa peine sera doublée », les a-t-il prévenus.

Ils sont au nombre de 21 détenus à pouvoir bénéficier de cette grâce présidentielle, selon les informations RJDH, d’autres dossiers des personnes incarcérées sont en études pour être libérées dans les prochains jours.

lundi, 13 janvier 2020 14:28 Écrit par Dans JUSTICE

Centrafrique : Les enseignants contractuels de Berberati et Nola entrent en grève de trois jours

BERBERATI, le 13 Janvier 2020 (RJDH) --- Les cours sont paralysés ce lundi dans les villes de Berberati et Nola en raison de la grève entamée par le collectif des instituteurs contractuels des préfectures de la Mambere-Kadéï et de la Sangha-M’baéré pour réclamer le payement de leur trois mois d’arriérés de salaire.

Tôt ce matin, les enseignants contractuels des villes de Berberati et Nola ont entamé aujourd'hui un mouvement de grève, et ce, pour trois jours pour réclamer le payement intégral des trois mois d’arriérés de salaire.

Depuis le mois d’Octobre 2019, les enseignants contractuels des sous-préfectures de la Mambere-Kadeï et de la Sangha Mbaéré n’ont pas perçu leur salaire, à en croire, Paul Viko l’un des contractuels, qui a insisté sur « le non payement des salaires de dernier trimestre.  Le contrat signé avec le gouvernement est à terme depuis le 31 décembre 2019 ».  Et, il invite par-ailleurs le gouvernement à trouver des aboutissements relatifs à leur préoccupation, a-t-il souhaité.

6 établissements scolaires rien que pour la ville de Berberati sont restés ce lundi 13 janvier 2020. « Les enfants étaient obligés de rentrer à la maison car les enseignants contractuels sont en grève », a témoigné un parent d’élève.

Ces enseignants ont été formés respectivement par les Centre Pédagogiques Régionaux de Berberati et Nola sur financement de la Banque Mondiale et remis au gouvernement centrafricain.

Préoccupées, les autorités politico-administratives appellent les grévistes à reprendre les cours en leur promettant d’engager des discussions avec les hautes autorités du pays pour une issue favorable. « Des procédures sont en cours pour régler ce problème », a rassuré une autorité préfectorale de Berberati au RJDH.

Sandra Belly    

lundi, 13 janvier 2020 14:23 Écrit par Dans SOCIETE

Centrafrique : Le Ministère de la Défense Nationale somme les occupants du Camp Fidèle Obrou à déguerpir

BANGUI, le 13 janvier 2020 (RJDH) --- Le Ministère de la Défense Nationale ordonne aux militaires occupant le Camp Fidèle Obrou de libérer le lieu déjà vendu aux particuliers, dans une note en date du 06 janvier dernier. Une opération qui est diversement appréciée par les occupants de Camp militaire et certains compatriotes.

C’est depuis lundi 06 janvier 2020, que le Ministère de la Défense Nationale a notifié aux occupants du Camp militaire Fidèle Obrou de déguerpir dans un bref délai pour libérer le lieu aux nouveaux occupants car le site a été déjà vendu par l’Etat Centrafricain.

Sous couvert de l’anonymat, l’un des occupants de ce Camp militaire déplore les conditions dans lesquelles le Ministère de la Défense à procéder à cette opération. « Je n’apprécie pas bien cette opération à mon niveau. Vous savez, nous sommes des parents et en pleine année scolaire, il faut que le Ministère de la Défense tienne compte d’abord de l’aspect social. Nous avons inscrit nos enfants aux alentours de cette caserne militaire. Il est question de patienter jusqu’aux vacances pour nous permettre de prendre nos dispositions », a-t-il déploré.

Pour mener cette opération, le Ministère de la Défense a facilité le départ de ces militaires du Camp en leur octroyant une indemnité de location de trois mois pour permettre de trouver une maison au quartier malheureusement, certains occupants déplorent une ségrégation dans la répartition de ce fonds. « Il est bien vrai que le Ministère de la Défense a octroyé une somme d’argents aux occupants du Camp pour leur permettre de trouver des maisons dans le quartier. Malheureusement, la répartition de cette somme n’est pas équitablement répartie. Certains frères d’armes n’ont pas perçu encore leur frais de caution de loyer. Les uns ont perçu, mais d’autres n’ont. Nous ne comprenons pas », a regretté un autre soldat habitant du camp sous couvert de l’anonymat.

Le Député du 1er arrondissement de la ville de Bangui, M. Augustin Agou où ce Camp militaire se situe dans sa Circonscription, confirme bel et bien la vente de ce camp militaire. « En ma qualité du Député du 1er arrondissement de la ville de Bangui, j’avoue que je n’ai jamais été sollicité ni invité pour assister à une réunion quelconque concernant la vente de Camp Fidèle Obrou. J’ai été comme tout le monde informé par les militaires eux-mêmes parce que je suis le Député du 1er arrondissement de la ville de Bangui et le Camp Fidèle Obrou est dans ma circonscription. Et c’est à ce titre que j’ai été informé et consulté ».

 Et de poursuivre, Augustin Agou a confirmé que « le Camp Fidèle Obrou a été totalement vendu aux particuliers, l’argent a été déjà encaissé par le gouvernement et depuis 72 heures j’ai été également informé par les occupants du Camp Fidèle Obrou que le Ministère de la Défense leur a octroyé un peu d’argent les demandant de déguerpir dans l’immédiat, qu’ils aillent louer des maisons dans le quartier », a fait savoir l’élu de la nation.

Pour le Ministère de la Défense Nationale, la ville de Bangui a connu une évolution, et du point de vue stratégique ce camp militaire n’a pas sa raison d’être en pleine agglomération d’où question de trouver un endroit stratégique pour loger nos forces de défense, a justifié un cadre militaire au département de la défense.

Pour rappel, le ministre des Finances et du Budget Henri-Marie Dondra avait reçu, au mois de mars 2019 en son cabinet, une délégation des architectes de la société ARCREA. Les échanges ont porté sur la réalisation d’un projet structurant d’acquisition des parcelles pour la construction des immeubles à but socio-commercial au camp Fidel Obrou. Aux dires du promoteur, "cette société envisage transformer ce local en un quartier d’affaires".

lundi, 13 janvier 2020 14:15 Écrit par Dans SOCIETE

Centrafrique : Le document du sommier des infractions forestières validé par le CIEDD

BANGUI, 12 janvier 2020 (RJDH) ---Les organisations de la société civile œuvrant dans le domaine des forets et le gouvernement Centrafricain ont validé les documents du sommier des infractions forestières en cours à Bangui, du 09 au 10 janvier 2020, sur initiative du Centre d’Information Environnementale et le Développement Durable (CIEDD) en partenariat avec le ministère des eaux, forets, chasse et pêche.

Depuis quelques années, le secteur d’exploitation forestière en filigrane l’abattage clandestin des bois en Centrafrique échappe au contrôle de l’Etat. C’est dans cette optique que les principaux acteurs venus du ministère en charge de la forêt, le ministère du commerce et de l’industrie, celui de la justice, les représentants du secteur privé et de la société civile sont dans la dynamique d’élaboration d’un document pouvant leur permettre de s’attaquer au problème.

Selon Jean-Jacques Urbain Mathamale, coordinateur de l’ONG CIEDD, que la Centrafrique ne dispose pas un tel document pour contrôler ces exploitations. « Cela fait une décennie que ce document n’a pas existé, et grâce à notre ONG nous avons perçu le problème à partir de l’observation indépendante mandatée dans le service d’exploitation et d’aménagement, nous avons énuméré ces déficits, que nous avons inséré dans ce document pour la République Centrafricaine qu’on appelle sommier d’infractions », fait-il savoir.        

Pour Joseph Désiré Mbangolo, Consultant national, suggère qu’au-delà d’adoption de ce document qu’il y ait des mesures d’accompagnement prises par le ministère. « Nous souhaitons qu’un arrêté signé par le ministre des eaux et forêts pour institutionnaliser ce sommier des infractions et nous allons mettre en place un service de renseignement pour nous permettre de faire le suivi des exploitants forestiers illégaux et de faire le rapport format papier. Ensuite, il y aura des éléments constitutifs sur les actes d’infractions, le procès-verbal d’enquête préliminaire qui vont être soumis en validation », dit-il.

L’abattage clandestin des bois en Centrafrique fait perdre à l’Etat de centaine de millions par an et menace l’environnement.

dimanche, 12 janvier 2020 12:50 Écrit par Dans ENVIRONNEMENT
Page 57 sur 70