RJDH-RCA - Actualités

Centrafrique : Inauguration du nouveau marché à bétail à Bouboui située à 45 km de Bangui

BOUBOUI, le 16 janvier 2020 (RJDH)---Le marché à bétail de Bouboui, situé à PK45 sur l’axe Boali, a été inauguré mercredi 15 janvier par le Chef de l’Etat, Professeur Faustin Archange Touadera. Ce marché est financé à hauteur de 5,3 milliards de francs CFA par la Banque Africaine de Développement (BAD).

Financé à hauteur de 5,3 milliard par la Banque Africaine de développement (BAD), en présence du président de la République Faustin Archange Touadera, la cérémonie d’inauguration du marché à bétail situé à Bouboui( PK45) sur l’axe Boali, dans l’Ombella M’Poko, a eu lieu ce mercredi 15 janvier 2020.

Selon le Président de la République, le marché contribuera efficacement à l’amélioration des circuits de commercialisation en Centrafrique, « je voudrais vous informer que ce marché à bétail terminal de type moderne sera également doté en camion bétaillère et en équipements et matériels d’eau potable et d’assainissement. Il contribuera efficacement, j’en suis persuadé, à l’amélioration des circuits de commercialisation et de transformation du bétail et de la viande dans notre pays.
Il permettra également d’éviter, et dans la mesure du possible, réduire sensiblement voire éradiquer le phénomène d’abattages clandestins nocifs à la santé de la population
 », a déclaré le chef de l’Etat.

La prochaine étape en poursuivant, c’est « la construction de l’Aire d’Abattage moderne sur ce marché », a promis Faustin Archange Touadera. Le gouvernement Centrafricain évalue à l’heure actuelle l’effectif des éleveurs autour de deux cent mille (200 000) personnes, tous des peulhs, puisqu’en une dizaine d'années, la géographie de l'élevage s'est complètement modifiée. Une station d'élevage et un laboratoire de dépistage des maladies du bétail et un second projet est en cours d’évaluation, dont l'objectif est de favoriser l'organisation de groupements d'éleveurs en vue de les responsabiliser par rapport à tous les problèmes écologiques et zootechniques qui les concernent.

Ce marché est le fruit de la coopération agissante entre le Gouvernement et la Banque africaine de développement (BAD), à travers le Projet de la reconstruction des communautés de base (PARCB).

RJDH

jeudi, 16 janvier 2020 13:32 Écrit par Dans ECONOMIE

Centrafrique : Tibor Nagy, sous-secrétaire d’État américain aux Affaires africaines attendu à Bangui

BANGUI, le 16 janvier 2020 (RJDH)---Le département d’Etat américain, dans un communiqué publié mercredi sur son site web, a annoncé la visite prochaine à Bangui de Tibor Nagy du 19 au 21 janvier 2020.  Une visite pour rencontrer les hauts responsables gouvernementaux et étudiants centrafricains issus du programme YALI.

 Tibor Nagy, entamera une tournée africaine du 15 au 29 janvier 2020. Il s’agit de la République Centrafricaine, de l’Éthiopie, du Kenya, du Soudan du Sud et du Soudan. Du 19 au 21 en Centrafrique, selon le communiqué, il rencontrera de hauts responsables gouvernementaux, des étudiants, des représentants de la société civile, des anciens élèves des programmes d’échange de diplomatie publique du département d’État et des représentants des organisations internationales et des ONG travaillant sur la consolidation de la paix et les questions humanitaires en République centrafricaine (RCA). Car, les États-Unis sont le plus grand contributeur de la réponse humanitaire en RCA avec une contribution qui correspond au quart du budget annuel de la MINUSCA.

 « Sa visite mettra l’accent sur l’importance de promouvoir la bonne gouvernance et de solides institutions démocratiques, de faire avancer la paix et la sécurité régionales, de lutter contre la corruption et de forger des liens plus solides en matière de commerce et d’investissement. Il rencontrera également des responsables du gouvernement afin de renforcer la coopération régionale », a précisé le Département d’Etat Américain dans le communiqué.

 Le sous-secrétaire Tibor Nagy, peut-on lire, est le plus haut responsable américain à se rendre en République centrafricaine depuis la visite de Mme l’ambassadeur des États-Unis aux Nations unies, Samantha Power, en 2016. « Sa visite vient renforcer l’engagement des États-Unis à soutenir la paix et la stabilité en RCA à travers l’Accord politique pour la paix et la réconciliation, en fournissant une assistance aux personnes nécessiteuses et en travaillant en étroite collaboration avec d’autres partenaires internationaux en matière de consolidation des institutions démocratiques centrafricaine ».

 En outre, à l’occasion de sa visite le sous-secrétaire mettra en évidence l’engagement des États-Unis à soutenir la jeunesse africaine avec une rencontre avec des étudiants et des enseignants de l’Université de Bangui, marquant le 10ème anniversaire de la Young African Leaders Initiative (YALI), un programme qui mobilise la prochaine génération de dirigeants sur le continent en facilitant les liens entre les jeunes leaders africains du programme YALI et leurs pairs aux États Unis.

Cette visite qui intervient sur fond de tension géopolitique en filigrane la présence russe en Centrafrique car, en octobre 2018 sur RFI, le diplomate s’est longuement interrogé sur cette présence dans le pays en déclarant, « le rôle des Russes en Centrafrique pose problème. Leurs activités cadrent mal avec le processus de paix. Ils ont leurs propres priorités, qui manquent parfois de transparence », disait-il.

Ce qui est sûr, le Secrétaire d’état adjoint américain aux affaires africaines, Tibor Nagy est porteur d’un message de la Maison Blanche aux autorités centrafricaines surtout que le pays amorce une année électorale où les jeux d’influence et d’intérêts de grandes puissances se font sentir depuis quelques temps.

Vianney Ingasso

 

jeudi, 16 janvier 2020 13:31 Écrit par Dans Politique

Centrafrique : Ali Darassa accuse les FACA d’indiscipline à Alindao

BANGUI, le 16 janvier 2020 (RJDH)---Dans un communiqué en date du 15 janvier, le chef rebelle Ali Darassa, accuse les FACA détachées à Alindao d’être des éléments indisciplinés. Une réaction qui intervient après les affrontements la semaine dernière entre ces hommes et les forces régulières faisant plusieurs morts et blessés.

Depuis les événements d’Alindao le 9 janvier dernier où des soldats FACA et les forces coalisées de l’UPC se sont violemment affrontés dans la région, le chef de l’UPC vient de briser le silence et donne sa version des faits. Dans un communiqué rendu public le mercredi 15 janvier 2020, il accuse les soldats des forces armées centrafricaines de moins disciplinés.

« Ces derniers enhardis par un discours va-t-en-guerre se comportent plus en troupe d’occupation qu’en représentants d’un Etat mû par une réconciliation pourtant exaltée sur tous les tons », accuse l'UPC dans ce communiqué pour justifier les violences du jeudi 9 janvier.

Dans la foulée, les garants et facilitateurs de l'APPR-RCA entendent prendre des mesures coercitives contre tout parjure lors de la prochaine réunion du Comité Exécutif de Suivi (de la 7ème session) prévue le 20 janvier prochain. « En sa qualité de facilitateur de l’Accord de paix, la MINUSCA participera aux travaux », a indiqué mercredi le porte-parole de la Mission onusienne, Vladimir Monteiro, et que « les violations, y compris les récentes commises par l’UPC mais aussi d’autres signataires », seront abordées par les participants à la rencontre du CES, en rappelant que l’une des missions de cet organe est d’évaluer la mise en œuvre des engagements par les parties.

Flairant que cette réunion de la 7ème session ne lui sera pas favorable, tout en sachant qu'elle a déjà franchi le Rubicon, car même le gouvernement centrafricain sortant de sa léthargie appelle les garants et facilitateurs à frapper l'UPC, le groupe armé déclare qu’il réitère son engagement pris lors de la signature de l’APPR-RCA et se dit prêt à aborder les éventuels différends qui sont reprochés à l’UPC dans le cadre de l’article 34 « aux fins d’actions idoines de conciliations ».

Le groupe armé rappelle aux garants et facilitateurs qu’une telle démarche n’a jamais été entreprise contre les groupes armés engagés dans les violences armées à Birao et Amdafock. « Toutefois, dans le cadre de l’article 35 qui semble désormais être l’ultime recours du gouvernement à l’encontre de l’UPC, ces mesures répressives ciblées auraient un caractère particulièrement injuste, au regard des atrocités vécues par la population du nord-est du pays en proie depuis plusieurs mois aux combats que se livrent d’autres signataires de l’APPR, sans que le gouvernement, ni la communauté internationale ne s’en émeuvent », dit le communiqué de l'UPC, tout en relevant que, « la RCA vit une période de nouvelle fébrilité politique en cette année électorale, et en cette saison sensible de transhumance, le Coordinateur Militaire, Chef d’Etat-major de l’UPC, le Général d’Armées Ali DARASSA enjoint les parties prenantes à privilégier le dialogue, qui fut le moteur initial de l’APPR », conclut le communiqué.

Vianney Ingasso

 

jeudi, 16 janvier 2020 13:24 Écrit par Dans SECURITE

Centrafrique : Une jeune femme mortellement poignardée par son amant à Berberati

BERBERATI, le 15 janvier 2020 (RJDH) ---Une jeune femme de 30 ans est mortellement poignardée par son amant sous l’effet de la jalousie, le 12 janvier dernier au quartier Poto-Poto dans la ville de Berberati au sud-ouest du pays. Le suspect est entre les mains de la gendarmerie pour des enquêtes indique un témoin qui a requis l’anonymat.

Les faits se sont produits le dimanche 12 janvier dernier au quartier Poto-Poto dans le 5e arrondissement de la ville de Berberati. De sources locales, l’auteur de cet acte criminel aurait soupçonné son amie d’avoir de relations amoureuses avec un autre homme.  « Sous l’effet de la jalousie, il a agressé la victime à l’aide d’un couteau après l’avoir copieusement rossé de coups suivis de torture. Des traces des sévices corporels sont visibles sur la victime. Ce n’est pas la première fois qu’il puisse agir ainsi, il a juste récidivé et cette fois, la mort s’en est suivie », ont témoigné au RJDH les parents de la victime.

« Le suspect a eu la vie sauve grâce à l’intervention de la gendarmerie locale car, les jeunes du quartier et les parents de la victime, sous l’effet de colère, ont voulu en découdre avec lui », indique une source proche de la gendarmerie locale.

Ces types de violences à l’égard des femmes à Berberati préoccupent les autorités locales car, à en croire les activistes des droits de l’homme de la ville. C’est le deuxième du genre pour ce mois de janvier ajoute la même source, « Deux autres présumés coupables de mêmes cas se trouvent actuellement au niveau de la gendarmerie pour nécessité d’enquête».

Les autorités politico- administratives, locales et les activistes des droits de l’homme ont fermement condamné ces pratiques sur les jeunes filles en promettant la justice aux victimes.

Jean Claude Gnapongo    

 

mercredi, 15 janvier 2020 14:02 Écrit par Dans DROITS DE L’HOMME

Centrafrique : 24 officiels techniques d’athlétisme renforcent leurs capacités

BANGUI, le 15 janvier 2020, (RJDH)---24 officiels techniques de la fédération centrafricaine d’athlétisme de la capitale et de l’intérieur du pays, sont en formation du 08 au 15 janvier 2020 à l’Institut National de la Jeunesse et du Sport (INJS) à Bangui. Une activité facilitée par un expert camerounais, pour renforcer leurs capacités dans les différentes épreuves d’athlétisme.

Tout est parti d’un constat fait par l’actuelle équipe dirigeante de la fédération d’athlétisme. A en croire le Vice-Président, Elysée Gueredja, « depuis la naissance de la fédération centrafricaine d’athlétisme, nous avons constaté qu’il n’y a pas assez de formation de ces officiels. Lorsque nous avons été élus, nous avons pensé qu’il fallait former cette catégorie d’officiel pour nous permettre d’avoir quand même une course qui répond à certaines normes avec des officiels formés », a-t-il fait savoir.

Ces officiels, dit-il, « sont des officiels de parcours, en athlétisme. Mais il y a une panoplie des épreuves. Les courses, les concours et les sauts. Donc toutes ces disciplines, il fallait les former en cela. Et lorsqu’il y a une organisation de compétition d’athlétisme quelconque dans l’une de ces disciplines, ce sont ces officiels-là qui peuvent couvrir l’activité », a expliqué le vice-président de la fédération d’athlétisme Elysée Gueredja.

 « Les modules sont d’abord les épreuves de cette discipline. S’il s’agit des courses, on prend en gros les courses et on explique aux enfants les B.A.BA de la discipline. Il faut qu’ils sachent également les dimensions du terrain », conclut-il.

Régis Stéphane Banguima.

mercredi, 15 janvier 2020 14:00 Écrit par Dans SPORTS

Centrafrique : Deux mineurs morts calcinés dans l’incendie d’une maison à Bouar

BOUAR, le 15 janvier 2020 (RJDH)--- Deux enfants dont l’âge varie de 6 à 7 ans sont morts dans l’incendie d’une maison dans la nuit du 12 au 13 janvier 2020 à Bouar au quartier Mairie-2 aux environs de 24h. Un enfant présentant des troubles mentaux serait à l’origine de cet incendie selon des informations du RJDH dans la ville de Bouar.

Selon des informations RJDH, le chef de la famille André Golike, ancien président de l’Eglise évangélique luthérienne en Centrafrique, « c’est l’un de ses petit-fils présentant des troubles mentaux qui a provoqué l’incendie ».

« Nous étions tous en sommeil dans la maison et c’est l’un de mes petit-fils qui présente un trouble mental, qui a mis le feu sur leur matelas. Après avoir mis le feu, il a crié pour réveiller les gens qui se trouvent dans la maison. Quand il s’est réveillé, certains enfants sont déjà dehors, mais les deux autres enfants qui sont morts sont restés dans la flamme. Impossible de les faire sortir. Ils sont calcinés. Et les ordinateurs pour un projet d’un cyber café sont tous réduits en fumée », a-t-il témoigné au RJDH.

La même source précise que, « c’est pour la troisième fois que son petit- fils commet ce même dégât. Pour l’instant la gendarmerie a ouvert une enquête », a ajouté André Golike, père de famille victime d’incendie.

Trois cas d’incendie sont déjà enregistrés dans la ville de Bouar entre décembre dernier et janvier 2020.

Constant Ndolo-Babou.

mercredi, 15 janvier 2020 13:57 Écrit par Dans SOCIETE

Centrafrique : Le KNK recadre le débat sur les préalables posés pour l’audience sollicitée à la Présidence

BANGUI, le 15 janvier 2020 (RJDH)---Le parti travailliste Kwa na Kwa du Président fondateur François Bozizé a réorienté le débat sur les conditions posées pour l’audience entre le Chef de l’Etat et le président fondateur du KNK Bozize.  Ils l’ont fait savoir lors d’une conférence de presse le mardi 14 janvier au siège du parti à Bangui.

Christian Guenebem, le secrétaire général adjoint du KNK, regrette et constate que le Gouvernement ainsi que la Présidence de la République ne disent pas la vérité aux centrafricains au sujet du retour de François Bozizé sur sa terre natale et l’audience sollicitée par ce dernier.

 « Il n’est donc pas surprenant que sur la question relative à la demande d’audience, et dans un but strictement politicien, la désinformation demeure la stratégie que ces derniers privilégient » a déclaré le Secrétaire Général adjoint, Christian Guenebem.

Il souligne au passage que le KNK s’inscrit en faux quant aux déclarations et du Directeur de Cabinet de la Présidence de la République et du Ministre de la Communication sur la question de la demande d’audience adressée par le parti au nom de l’ancien Chef de l’Etat Bozizé au Président de la République Faustin Archange Touadera. Selon lui, le KNK a eu à constater malheureusement que des menaces assez sérieuses ont été proférées à l’endroit de l’ancien Chef de l’Etat Bozizé, des promesses au minimum d’arrestation mais voire plus des menaces qui ont même pesé sur sa vie et sur son intégrité physique. « Enfin, le KNK a jugé utile de ne pas autoriser le Président Bozizé à se rendre au palais sans avoir pris un minimum de précaution… », juge-t-il.

S’agissant du retour de l’ancien Chef de l’Etat de la transition Michel Dotodjia, le Secrétaire Général adjoint du KNK considère ce dernier étant un fils du pays si c’est pour contribuer au retour de la paix mais il y voit une manipulation politique du pouvoir. « Je pense que le passage de Djotodia n’est pas une mauvaise chose en soi, si ce passage s’inscrit dans la recherche de la paix pour tous les centrafricains, je m’en félicite, le KNK s’en félicite, le Président s’en félicite. D’ailleurs, le Président Djotodia avait à l’occasion de ce passage sollicité une entrevue avec le Président Bozize, ce qui avait été accordée, programmée, le Président Bozize s’est déplacé et a attendu mais malheureusement le Président Djotodia n’était pas venu et l’entretien n’a pas eu lieu. Donc, qu’il soit reçu par le Président Touadera je pense que c’est une bonne chose. Malheureusement, le Président Djotodia et le Président Bozize font l’objet d’une politique de deux poids deux mesures. Nous aurons espéré que les mêmes traitements soient réservés aux uns et aux autres… », croit-il. 

Depuis ces derniers temps, la présence de ces deux anciens Chefs de l’Etat divise les opinions et cristallise le débat politique dans le pays. Pour un homme, « le débat est ailleurs et la question de sécurité des centrafricains doit passer avant tout », conclu-t-il.

Christian Claude Doba

mercredi, 15 janvier 2020 13:26 Écrit par Dans Politique

Centrafrique : Vives tensions à Kaga-Bandoro entre l’UPC et le MPC  

KAGA-BANDORO, le 15 janvier 2020 (RJDH)---Une réelle menace d’affrontements entre les éléments de l’UPC et ceux du MPC à Kaga-Bandoro dans la Nana-Gribizi. Depuis le mardi 14 janvier 2020, ces deux groupes armés se regardent en chiens de faïence. Une tentative conciliation est entreprise par les autorités locales mais selon des sources locales, « la tension reste vive toujours entre les deux parties ».

Plusieurs sources officielles, locales et proches des groupes armés ont confirmé cette menace d’affrontements entre les éléments de l’UPC basés à Kaga-Bandoro avec les hommes du MPC d’Al-Khatim. « C’est depuis le 14 janvier 2020, qu’une vive tension s’est installée entre les éléments de l’UPC et du MPC présents à Kaga-Bandoro. Le 14 janvier 2020, Al-Khatim a déclaré ville morte, mais qui n’est qu’observée que de l’autre côté de la rive où les éléments des ex-Séléka sont beaucoup plus visibles », ont rapporté au RJDH des sources locales.

Contacté par le RJDH, le Sous-Préfet de Kaga-Bandoro Awat Mahamat affirme au RJDH qu’en tant qu’autorité locale, « comme tous autres citoyens de la ville, nous avons été informé de cette journée ville morte décrétée par Mahamat Al-Khatim. Mais nous ne savons pour quelle raison. Toutefois, nous reviendrons vers vous s’il y a du nouveau », a-t-il conclu.

Une réunion de crise et de tentative de conciliation a été initiée par les autorités locales à savoir le Préfet de Nana-Gribizi. Mais cela n’a pas abouti sur une issue favorable, poursuit le sous-préfet.

A l’origine de cet incident, selon un proche de l’UPC joint par le RJDH au téléphone, il affirme que cette situation fait suite au refus d’un Général de l’UPC, sommé par Al-Khatim à quitter Kaga-Bandoro. « Le MPC a un de ses généraux à Kaga-Bandoro en la personne du Général Saad. Etant natif des M’brés, Al-Khatim lui a intimé l’ordre de quitter Kaga-Bandoro mais il a refusé. C’est pourquoi la tension est vive », dit-il.

Pour justifier la position de Al-Khatim vis-à-vis de ce général de l’UPC, ce proche de l’UPC avoue que Mahamat Al-Khatim a l’habitude de rançonner les commerçants de la région, ce qui. « Chaque mois, il perçoit de ces commerçants un montant de 25 000 FCFA par commerçant. Ce qui n’a pas plu à Saad, originaire de la région et qui n’apprécie pas cette méthode. Se comportant ainsi, Al-Khatim voit en lui un danger qui pourrait entêter ses commerçants de ne pas lui verser ces taxes », a déclaré ce proche de l’UPC.     

En réponse à cette accusation, contacté par RJDH, Al-Khatim n’a pas souhaité faire plus de commentaires. « Je ne suis pas disposé à vous répondre sur cette question de tension ou pas entre le MPC et l’UPC à Kaga-Bandoro. Contactez une autre personne pour vous répondre », a répondu le numéro 1 du mouvement, Mahamat Al-Khatim, dans la matinée du 15 janvier 2020. 

Chose étonnante, le MPC, l’UPC et le FPRC ont conjointement signé un communiqué en date du 13 janvier 2020 exprimant leur doute à la mise en œuvre de l’accord de paix du 06 février.

Cyrille Wegue

mercredi, 15 janvier 2020 13:20 Écrit par Dans SECURITE

Centrafrique : Vives tensions à Kaga-Bandoro entre l’UPC et le MPC  

KAGA-BANDORO, le 15 janvier 2020 (RJDH)---Une réelle menace d’affrontements entre les éléments de l’UPC et ceux du MPC à Kaga-Bandoro dans la Nana-Gribizi. Depuis le mardi 14 janvier 2020, ces deux groupes armés se regardent en chiens de faïence. Une tentative conciliation est entreprise par les autorités locales mais selon des sources locales, « la tension reste vive toujours entre les deux parties ».

Plusieurs sources officielles, locales et proches des groupes armés ont confirmé cette menace d’affrontements entre les éléments de l’UPC basés à Kaga-Bandoro avec les hommes du MPC d’Al-Khatim. « C’est depuis le 14 janvier 2020, qu’une vive tension s’est installée entre les éléments de l’UPC et du MPC présents à Kaga-Bandoro. Le 14 janvier 2020, Al-Khatim a déclaré ville morte, mais qui n’est qu’observée que de l’autre côté de la rive où les éléments des ex-Séléka sont beaucoup plus visibles », ont rapporté au RJDH des sources locales.

Contacté par le RJDH, le Sous-Préfet de Kaga-Bandoro Awat Mahamat affirme au RJDH qu’en tant qu’autorité locale, « comme tous autres citoyens de la ville, nous avons été informé de cette journée ville morte décrétée par Mahamat Al-Khatim. Mais nous ne savons pour quelle raison. Toutefois, nous reviendrons vers vous s’il y a du nouveau », a-t-il conclu.

Une réunion de crise et de tentative de conciliation a été initiée par les autorités locales à savoir le Préfet de Nana-Gribizi. Mais cela n’a pas abouti sur une issue favorable, poursuit le sous-préfet.

A l’origine de cet incident, selon un proche de l’UPC joint par le RJDH au téléphone, il affirme que cette situation fait suite au refus d’un Général de l’UPC, sommé par Al-Khatim à quitter Kaga-Bandoro. « Le MPC a un de ses généraux à Kaga-Bandoro en la personne du Général Saad. Etant natif des M’brés, Al-Khatim lui a intimé l’ordre de quitter Kaga-Bandoro mais il a refusé. C’est pourquoi la tension est vive », dit-il.

Pour justifier la position de Al-Khatim vis-à-vis de ce général de l’UPC, ce proche de l’UPC avoue que Mahamat Al-Khatim a l’habitude de rançonner les commerçants de la région, ce qui. « Chaque mois, il perçoit de ces commerçants un montant de 25 000 FCFA par commerçant. Ce qui n’a pas plu à Saad, originaire de la région et qui n’apprécie pas cette méthode. Se comportant ainsi, Al-Khatim voit en lui un danger qui pourrait entêter ses commerçants de ne pas lui verser ces taxes », a déclaré ce proche de l’UPC.     

En réponse à cette accusation, contacté par RJDH, Al-Khatim n’a pas souhaité faire plus de commentaires. « Je ne suis pas disposé à vous répondre sur cette question de tension ou pas entre le MPC et l’UPC à Kaga-Bandoro. Contactez une autre personne pour vous répondre », a répondu le numéro 1 du mouvement, Mahamat Al-Khatim, dans la matinée du 15 janvier 2020. 

Chose étonnante, le MPC, l’UPC et le FPRC ont conjointement signé un communiqué en date du 13 janvier 2020 exprimant leur doute à la mise en œuvre de l’accord de paix du 06 février.

Cyrille Wegue

mercredi, 15 janvier 2020 13:20 Écrit par Dans SECURITE

Centrafrique : Vives tensions à Kaga-Bandoro entre l’UPC et le MPC  

KAGA-BANDORO, le 15 janvier 2020 (RJDH)---Une réelle menace d’affrontements entre les éléments de l’UPC et ceux du MPC à Kaga-Bandoro dans la Nana-Gribizi. Depuis le mardi 14 janvier 2020, ces deux groupes armés se regardent en chiens de faïence. Une tentative conciliation est entreprise par les autorités locales mais selon des sources locales, « la tension reste vive toujours entre les deux parties ».

Plusieurs sources officielles, locales et proches des groupes armés ont confirmé cette menace d’affrontements entre les éléments de l’UPC basés à Kaga-Bandoro avec les hommes du MPC d’Al-Khatim. « C’est depuis le 14 janvier 2020, qu’une vive tension s’est installée entre les éléments de l’UPC et du MPC présents à Kaga-Bandoro. Le 14 janvier 2020, Al-Khatim a déclaré ville morte, mais qui n’est qu’observée que de l’autre côté de la rive où les éléments des ex-Séléka sont beaucoup plus visibles », ont rapporté au RJDH des sources locales.

Contacté par le RJDH, le Sous-Préfet de Kaga-Bandoro Awat Mahamat affirme au RJDH qu’en tant qu’autorité locale, « comme tous autres citoyens de la ville, nous avons été informé de cette journée ville morte décrétée par Mahamat Al-Khatim. Mais nous ne savons pour quelle raison. Toutefois, nous reviendrons vers vous s’il y a du nouveau », a-t-il conclu.

Une réunion de crise et de tentative de conciliation a été initiée par les autorités locales à savoir le Préfet de Nana-Gribizi. Mais cela n’a pas abouti sur une issue favorable, poursuit le sous-préfet.

A l’origine de cet incident, selon un proche de l’UPC joint par le RJDH au téléphone, il affirme que cette situation fait suite au refus d’un Général de l’UPC, sommé par Al-Khatim à quitter Kaga-Bandoro. « Le MPC a un de ses généraux à Kaga-Bandoro en la personne du Général Saad. Etant natif des M’brés, Al-Khatim lui a intimé l’ordre de quitter Kaga-Bandoro mais il a refusé. C’est pourquoi la tension est vive », dit-il.

Pour justifier la position de Al-Khatim vis-à-vis de ce général de l’UPC, ce proche de l’UPC avoue que Mahamat Al-Khatim a l’habitude de rançonner les commerçants de la région, ce qui. « Chaque mois, il perçoit de ces commerçants un montant de 25 000 FCFA par commerçant. Ce qui n’a pas plu à Saad, originaire de la région et qui n’apprécie pas cette méthode. Se comportant ainsi, Al-Khatim voit en lui un danger qui pourrait entêter ses commerçants de ne pas lui verser ces taxes », a déclaré ce proche de l’UPC.     

En réponse à cette accusation, contacté par RJDH, Al-Khatim n’a pas souhaité faire plus de commentaires. « Je ne suis pas disposé à vous répondre sur cette question de tension ou pas entre le MPC et l’UPC à Kaga-Bandoro. Contactez une autre personne pour vous répondre », a répondu le numéro 1 du mouvement, Mahamat Al-Khatim, dans la matinée du 15 janvier 2020. 

Chose étonnante, le MPC, l’UPC et le FPRC ont conjointement signé un communiqué en date du 13 janvier 2020 exprimant leur doute à la mise en œuvre de l’accord de paix du 06 février.

Cyrille Wegue

mercredi, 15 janvier 2020 13:20 Écrit par Dans SECURITE
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