RJDH-RCA - Actualités

Centrafrique : Les autorités locales du 2e arrondissement engagés dans la lutte contre l’insalubrité

BANGUI, le 20 janvier 2020 (RJDH)---L’ONG Search For Common Ground (SFCG) en collaboration avec le comité local de paix et de réconciliation et les autorités locales du 2e arrondissement de Bangui s’engagent dans la lutte contre l’insalubrité dans leurs quartiers, ce lundi 20 janvier 2020 à la FATEB à Bangui.

La question de la gestion des ordures à Bangui se pose ces temps derniers avec acuité au regard de manque des infrastructures appropriées pour réduire cette problématique tant décriée par les habitants de la capitale centrafricaine, et ce, de manière interposée. C’est ainsi que dans le cadre du projet Tribune d’expression populaire, que l’ONG SFCG a organisé en partenariat avec le comité local de paix et de réconciliation du 2e arrondissement ce lundi 20 janvier 2020, une rencontre entre les autorités locales et les différents leaders des associations de la localité.

En justifiant l’initiative, Michel Ouatandji, ce chef du projet TEP à SFCG, a indiqué que la mise en place de ce programme se fait avec l’appui financier du Fonds Des Nations Unies Pour La Démocratie (UNFDS), dont l’objectif global est de promouvoir la démocratie, par l’instauration d’un dialogue citoyen permanent, participatif, inclusif et collaboratif. « Ce projet vise entre autres la promotion du dialogue entre les autorités locales et leurs concitoyens afin qu’ils puissent dialoguer sur les maux qui gangrènent leur communauté dans une perspective de trouver des solutions adaptées », dit-il, en relevant que, « cet échange a permis une discussion franche entre ces différentes entités afin de permettre de trouver de réelles solutions contre la montée en puissance de l’insalubrité dans le 2e arrondissement de Bangui », a laissé entendre Michel Ouatandji.

« Tous les arrondissements de Bangui auront le même exercice » a-t-il ajouté.

Selon Lucas Dasylva Cap Benjamin, le chef du quartier SICA III et président du comité de salubrité du 2e arrondissement, « cette rencontre vient à point nommé dans ce contexte où l’insalubrité gagne la ville de Bangui de manière générale et le 2e arrondissement plus précisément. Que les propositions assorties de cet échange soient mises en application pour que la salubrité puisse revenir dans notre arrondissement », a déclaré Lucas Dasylva Cap Benjamin.

Cette rencontre citoyenne entreprise par l’ONG Search For Common Grounds, c’est de rechercher à travers ce projet à accroitre l’engagement des Comités locaux de Paix et de la réconciliation (CLPR) dans les huit arrondissements de Bangui et, en même temps, renforcer leur capacité afin qu’ils puissent jouer un rôle étendu d’interface entre les autorités et les citoyens.

Thierry Saramandji

lundi, 20 janvier 2020 15:41 Écrit par Dans ENVIRONNEMENT

Centrafrique : Défécation à l’air libre au lycée Marie Jeanne Caron, les élèves s’en plaignent

BANGUI, le 20 janvier 2020 (RJDH) ---Les élèves du lycée Marie Jeanne Caron se plaignent des odeurs nauséabondes qui polluent l’air dans la cour de l’établissement en raison de défécation à l’air libre par les passants ou les élèves dudit lycée.

La plainte des élèves du Lycée Marie Jeanne Caron se justifie par le manque des sanitaires au sein de l’établissement ce qui ouvre la voie, selon les lycéennes, à ces pratiques inciviques marquées par la défécation à l’air libre par les passants et même les élèves. Les latrines du lycée manquent de propreté, les filles utilisent les espaces libres pour se soulager. Selon José Ferdinand Kossinga, Censeur du 1er cycle, le problème est lié au manque de clôture. « Ceci est à un problème de clôture. S’il y avait la clôture, les voisins de l’autre côté ou les passants ne devraient pas s’offrir à ce genre d’actes inciviques dans les coins des bâtiments rendant l’air polluant », croit-il.

Malgré la présence des sentinelles, ce problème est loin d’être résolu, poursuit le Censeur, « nous avons aussi des veilleurs de jour et de nuit. Mais dommage, la nuit, l’établissement est tellement vaste pour un seul gardien, cela pose problème. Nous nous sommes entendus avec le chef du département pour pouvoir recruter un ou deux gardiens pour faciliter la tâche » a souligné José Fernand Kossinga.

Pour Erica Ornella Kongo, élève en classe de Terminale B au lycée Marie Jeanne Caron, « ce sont les élèves qui sont à l’origine de ce problème. Le manque d’entretien des latrines en est la cause. Il s’agit d’abord de notre santé et celle de nos professeurs », s’est-elle plainte.

Face à cette situation, la Croix Rouge Centrafricaine a entrepris la semaine précédente des activités de salubrité dans le lycée, les latrines et alentours de l’établissement, ce problème demeure toujours.

Merci Tonine Ndimbelet

lundi, 20 janvier 2020 15:32 Écrit par Dans SANTE

Centrafrique : Des habitants de Ngongonon 6 soulagés par la construction d’un forage

BANGUI, le 20 janvier 2020 (RJDH)--- Dans le cadre du RCPCA, le gouvernement Centrafricain a construit un forage au quartier Ngongonon 6, dans le 8ème arrondissement de Bangui, une première tentative visant à apporter une solution au problème d’eau potable auquel fait face les habitants de la localité en cette période de saison sèche.  

L’installation de ce forage au quartier Ngongonon 6 est un début de soulagement pour la population locale. Pour mémoire, le secteur avait été fortement frappé l’an dernier lorsque les difficultés d’accès à l’eau potable se faisait sentir avec acuité.

Mais face à un effectif estimé à plus de treize mille habitants, Balla Moustapha, chef du quartier de Ngongonon 6, souhaite à ce que d’autres forages soient construits pour permettre aux habitants d’accéder à l’eau potable et de limiter des cas de vols et de bousculades. « Effectivement, il y a un seul forage dans le 8ème arrondissement de Bangui mais c’est insuffisant. Nous avons une population d’environ treize mille habitants et donc il faut augmenter le nombre des forages puisque les gens sont nombreux », en ajoutant que cela occasionne des scènes de bousculade, « c’est un seul point d’eau et les gens se bousculent pour se faire une place sans cela, il va falloir passer des heures. Il faut nous en offrir d’autres », a-t-il souhaité

Un avis partagé par une mère de famille venue aussi s’approvisionner en eau, « on ne peut pas toujours se plaindre mais les difficultés n’y manquent pas. Nous sommes obligées soit de venir veiller soit payer quelqu’un pour faire la queue et surveiller les bidons car, les vols y sont fréquents. Nous plaidons pour que le nombre des forages soit augmenté en vue de répondre aux besoins des habitants », a-t-elle plaidé.

Le gouvernement centrafricain face aux problèmes récurrents d’accès à l’eau potable en saison sèche, avait annoncé la construction de plus de 100 forages dans les 8 arrondissements de Bangui. Lors d’un entretien accordé au RJDH, le Directeur de cabinet du ministère de l’hydraulique, a affirmé que 50 forages ont été déjà construits dans le cadre de ce projet.

Sandra Belly

lundi, 20 janvier 2020 15:29 Écrit par Dans SOCIETE

Centrafrique : Un corps sans vie découvert dans un puits à Bouar à l’Ouest du pays

BOUAR, le 20 janvier 2020 (RJDH)---Un corps sans vie a été retrouvé ce lundi 20 janvier 2020 dans un puits appartenant à une famille à Bouar. Selon les informations RJDH, la victime est une ex-combattante âgée de 21 an, démobilisée dans le programme du DDRR lancé à Paoua par les autorités centrafricaines.

De sources locales, la victime est une ex-combattante démobilisée présente à Bouar dans le cadre de suivi de programme de réinsertion sociale à Bouar. Son corps a été découvert dans le puits de la famille Radjago ce lundi 20 janvier au quartier centre commercial dans le 3e arrondissement de la ville de Bouar. Les premiers éléments d’informations indiquent que la défunte, était sortie avec sa sœur pour déjeuner au restaurant « La Confidente ».

« Aux environs de 20 heures, elle a pris congé de sa sœur pour aller se soulager. Après l’avoir attendu en vain, sa sœur imaginait qu’elle serait partie avec un homme et sans s’inquiéter, elle est rentrée », à en croire les témoignages.

La découverte macabre a été faite ce matin par des enfants qui étaient venus de bonne heure puiser de l’eau dans la concession de la famille Radjago, selon les récits. « Nous avons été alertés par des enfants qui étaient venus cherchés de l’eau. Nous sommes venus voir que le corps submergeait sur l’eau. C’est ainsi que nous avons appelé la police et la gendarmerie pour venir faire le constat. C’est pour la première fois que nous puissions faire face à ce genre de situation traumatisante », a fait savoir le propriétaire du puits.

Saisie de l’affaire, la gendarmerie locale a ouvert une enquête pour établir les circonstances du décès de cette fille venue de Bangui. Même si les raisons de sa mort ne sont pas encore connues, d’autres témoins ont indiqué à la police judiciaire que la défunte, Audrey Santoua, était ivre la nuit précédant sa mort. « C’est juste une hypothèse et on ne se fonde pas sur l’hypothèse mais l’enquête judiciaire nous permettra d’établir la vérité », a confié au RJDH une source proche du parquet général de la Cour d’Appel de Bouar.

Le corps se trouve actuellement à la morgue de l’hôpital de Bouar en attendant son transfèrement à Bangui.

Constant Ndolo-Babou

  

lundi, 20 janvier 2020 10:36 Écrit par Dans DROITS DE L’HOMME

Centrafrique : La Maison d’arrêt de Bambari réhabilitée par la MINUSCA

BAMBARI, le 20 janvier 2020 (RJDH) ---La maison d’arrêt de Bambari réhabilitée la MINUSCA, avec l’appui du Programme des Nations unies pour le développement (PNUD), a été remise aux autorités judiciaires de la ville le mercredi 15 janvier 2020 dans le cadre de la politique de la restauration de l’autorité de l’Etat. Le cout de la réalisation s’élève à hauteur de 24 millions FCFA.

La réhabilitation de la prison de Bambari s’inscrit dans le cadre de la politique de la restauration de l’autorité de l’Etat en Centrafrique. Cette prison a été entièrement réhabilitée grâce à un projet à impact rapide de la MINUSCA, avec l’appui du Programme des Nations unies pour le développement (PNUD), d’environ 24 millions de francs CFA.

La prison centrale de Bambari figure parmi les infrastructures qui ont été endommagées suite aux évènements tragiques de mois de mai 2018 lors d’une attaque armée, lesquels ont provoqué l’évasion de nombreux prisonniers. Selon Zachée Kiriwa Yatongo, Régisseur de la maison carcérale de Bambari, « cette maison carcérale est réhabilitée à point nommé afin de permettre l’exécution de peine aux condamnés, car la machine judiciaire est remise en marche », a-t-il confié au RJDH.

La cérémonie officielle de réception a eu lieu, le mercredi 15 Janvier 2020, en présence de Stéphane Goana, Directeur de cabinet du Ministère de la Justice, Victor Bissekoin, Préfet de la Ouaka, Ozlem Celebi, Spécialiste de l’accès à la justice au PNUD et de Danny Clovis Siaka, Chef de bureau par intérim de la MINUSCA à Bambari.

La maison centrale de Bambari est l’une des trois grandes maisons d’arrêt en Centrafrique avec celles de Bangui et Bouar.  

Célestin Yéthomane Yéthos

lundi, 20 janvier 2020 10:34 Écrit par Dans JUSTICE

Centrafrique : « La situation sécuritaire s’améliore à Bossangoa », selon l’Evêque de Bossangoa Nestor Nongo Aziagbia

BANGUI, le 18 janvier 2020 (RJDH) ---La ville de Bossangoa dans l’Ouham au Nord du pays connait une amélioration sur le plan sécuritaire, selon Monseigneur Désiré Nestor Nongo Aziagbia, Président de la CECA et Evêque de Bossangoa, qui s’explique par la restauration de l’autorité de l’Etat dans la préfecture.

« La situation sécuritaire dans la ville de Bossangoa est calme » dit Nestor Nongo Aziagbia, président de la CECA au RJDH dans une interview accordée lors de la session ordinaire des Evêques de Centrafrique, « quand je prends la ville de Bossangoa, il y a une nette amélioration parce que la présence des autorités, des forces de l’ordre et certains services de l’Etat est effective », a-t-il précisé.

Même si le retour de l’autorité de l’Etat est effectif, il a déploré le taux élevé de chômage dans la ville de Bossangoa qui touche fortement les jeunes. Il plaide pour la création d’emploi des jeunes dans le chef-lieu de l’Ouham, « la préoccupation de la jeunesse dans la localité, c’est le chômage. Il n’y a pas d’opportunité pour les jeunes, mais je pense qu’ensemble avec les autorités, nous avons essayé de mettre en place des mécanismes de formation dans différents domaines notamment, mécanique, informatique et menuiserie ».

Malgré l’amélioration des conditions sécuritaires, certaines villes de l’Ouham telles que  Bouca, Batangafo, Kabo et bien d’autres continuent de vivre dans l’insécurité à cause de la présence des éléments armés au nord du pays.

samedi, 18 janvier 2020 15:18 Écrit par Dans SOCIETE

Centrafrique : Le parquet général de Bangui suspend l’action judiciaire contre « You », un chef d’autodéfense au Km5 décédé ce 17 janvier

BANGUI, le 18 Janvier 2020(RJDH)---Les procédures judiciaires engagées contre « You », un chef d’autodéfense au Km5, sont suspendues en raison de son décès le 17 janvier au camp de roux à Bangui. Une information confiée au RJDH par le parquet général de Bangui, contacté ce 18 janvier. Ces chefs d’accusations sont entre autres, l’association des malfaiteurs, détention illégale d’armes et munitions de guerre et incendie volontaire.

Youssouf, un chef d’autodéfense au Km5 dans le 3ème arrondissement de Bangui, connu sous le nom de « You le géant » est l’un des éléments recherchés par la justice pour les faits qu’il aurait commis dans le 3ème et dans une partie du 6ème arrondissements de Bangui. Eric Didier Tambo, Procureur général de la Cour d’Appel de Bangui, a indiqué ce jour du samedi 18 janvier 2020 au RJDH que plus de dix chefs d’accusations, notamment association des malfaiteurs, détention illégale d’armes et minutions de guerre, incendie volontaire, vol à main armée, pèsent sur lui, « il est mort au Camp de Roux après son transfert suite des blessures parce que ce sont des éléments comme "Force" qui sont recherchés par la justice pour plus de dix chefs d’accusations dont l’association des malfaiteurs et détention illégale d’armes et munitions de guerre. Donc, il est mort en prison et on arrête la procédure judiciaire puisse qu’on ne peut pas juger un cadavre », a déclaré le procureur. Mais ces proches accusent la gendarmerie centrafricaine d'avoir occasionné sa mort car, selon les informations RJDH, il a été retiré de l'hôpital contre l'avis des médecins.

Un leader de mouvement armé âgé d’une trentaine d’années très actif dans le 3ème arrondissement de Bangui. « You » est l’un des chefs d’autodéfense qui opère au Km5 et très engagé dans les derniers combats du 24 et 26 décembre 2019 qui les opposaient aux commerçants de ce centre commercial de la capital.

Le bilan des affrontements faisait selon la Croix rouge centrafricaine, une quarantaine de morts et plusieurs blessés dont des civils. Ce chef du mouvement armé a été blessé lors des combats, puis transféré à l’hôpital communautaire de Bangui pour des soins intensifs. Plusieurs sources contactées par le RJDH ont confirmé la mort de You aux environs de 20 heures, et « son corps est aussitôt transféré à la Mosquée Centrale avant d’être inhumé à 6 h du matin dans la concession de l'église catholique St-Matthias », a confié une source qui a requis l’anonymat.

Le déclenchement des combats au Km5 dans le 3ème arrondissement de Bangui intervient au moment où les commerçants s’opposaient à la décision des groupes d’autodéfense de payer des taxes.

RJDH

samedi, 18 janvier 2020 15:11 Écrit par Dans JUSTICE

Centrafrique : La situation sécuritaire s’améliore à Bossangoa selon l’Evêque de Bossangoa Nestor Nongo Aziagbia

BANGUI, le 18 janvier 2020 (RJDH) ---La ville de Bossangoa dans l’Ouham au Nord du pays connait une amélioration sur le plan sécuritaire. Une amélioration selon Monseigneur Désiré Nestor Nongo Aziagbia, Président de la CECA et Evêque de Bossangoa qui s’explique par la restauration de l’autorité de l’Etat dans la préfecture.

« La situation sécuritaire dans la ville de Bossangoa est calme » dit Nestor Nongo Aziagbia, président de la CECA au RJDH dans une interview accordée lors de la session ordinaire des Evêques de Centrafrique, « quand je prends la ville de Bossangoa, il y a une nette amélioration par ce que la présence des autorités, des forces de l’ordre et certains services de l’Etat est effective » a-t-il précisé

Même si le retour de l’autorité de l’Etat est effectif, il a déploré le taux élevé de chômage  dans la ville de Bossangoa. Il plaide pour la création d’emploi des jeunes dans le chef-lieu de l’Ouham, « la préoccupation de la jeunesse dans la localité, c’est le chômage. Il n’y a pas d’opportunité pour les jeunes, mais je pense qu’ensemble avec les autorités, nous avons essayé de mettre en place des mécanismes de formation dans différents domaines notamment, mécanique, informatique et menuiserie ».

Malgré l’amélioration des conditions sécuritaires, certaines villes de l’Ouham telles que  Bouca, Batangafo, Kabo et bien d’autres continuent de vivre dans l’insécurité à cause de la présence des éléments armés au nord du pays.

Paméla Dounian-Doté

samedi, 18 janvier 2020 15:04 Écrit par Dans SOCIETE

Centrafrique : Des prix remis aux trois journalistes lauréats de jeu concours médias initié par le CICR

BANGUI, 18 janvier 2020(RJDH)----Des ordinateurs et trophée ont été remis aux trois journalistes centrafricains lauréats du jeu concours média lancé en aout 2019 par le Comité International de la Croix-Rouge. La cérémonie de remise des prix a eu lieu ce vendredi 17 janvier 2020 à Bangui en présence des membres du jury.

Il s’agit de Leger Kokpakpa, Agée Michael Yagoua Guerret et Odilon Koulaka, journalistes de radio, télévision et presse écrite. La remise des prix aux lauréats a eu lieu en présence des membres du jury dont le président du Haut Conseil de la Communication José Richard Pouambi, du président de l’Union des Journalistes Centrafricains Tita Samba Solé, et le Chargé de mission au ministère de la Communication Simon pierre Ndouba.

Le président du jury José Richard Pouambi définit les critères du choix de ces lauréats en appliquant l’article 3 du règlement intérieur de concours médias, « chaque candidat avait le choix d’écrire un ou plusieurs articles, de réaliser des productions sur une ou plusieurs thématiques proposées par le CICR. Selon le règlement intérieur du concours médias, les productions ou les articles de presse doivent respecter les genres journalistiques à savoir, le reportage, l’interview, l’enquête, l’analyse et l’émission et ou le débat télévisé. La notation des articles de presse et de production n’est pas faite de façon classique, mais sur des critères et des barèmes bien définis par l’organisateur du concours médias qui est le CICR », a-t-il précisé.

Agée Michael Yaguoua Guerret, journaliste à radio Voix de l’Evangile, un des lauréats ne cache pas satisfaction, « j’ai choisi le sujet sur les violences sexuelles à l’égard des femmes, c’était très difficile parce que pour avoir des sources pour les témoignages, c’est un peu difficile. Puisse que c’est un travail de recherche et voilà nous sommes sortis meilleurs parmi les 40 candidats. Je suis vraiment satisfait du résultat qui a été rendu public par le jury », s’est-t-il exprimé.

Ce concours a débuté le 29 aout 2019 à l’endroit des journalistes de presse en ligne, presse écrite, radio et la télévision. Les thèmes proposés sont entre autres : la protection de la population civile, les personnes disparues et les violences sexuelles.

Jocelyne Nadège Kokada

 

 

samedi, 18 janvier 2020 13:52 Écrit par Dans HUMANITAIRE

Centrafrique : Les évêques de Centrafrique préoccupés de la situation du pays à l’approche des élections

BANGUI, le 17 janvier 2020 (RJDH)---A l’approche des élections prévues pour fin 2020, les évêques de Centrafrique sont de plus en plus préoccupés de la situation sécuritaire du pays. Ils appellent les autorités centrafricaines de tout faire pour que les scrutins groupés soient une réelle chance pour le peuple. Inquiétude exprimée lors de la clôture de la session ordinaire des évêques la semaine dernière.

Pour les évêques, la question des élections reste très préoccupante en Centrafrique et dans un contexte sociopolitique tendu, marqué par des tensions sécuritaires dans quelques zones du pays sous contrôle des groupes armés. Pour cela, la population centrafricaine doit être sensibilisée pour ne pas tomber dans le piège de manipulation.

Monseigneur Désiré Nestor Nongo Aziagbia, Président de la CECA, estime que le pays entre dans une année critique avec les prochaines élections, « nous savons pertinemment que nous entrons dans une année critique, une année où le pays peut consolider les acquis de la démocratie en élisant les représentants qui peuvent travailler pour le développement du pays ou bien en aidant le pays en sortant complètement dans la crise des conflits armés », s’est-il inquiété, avant de relever qu’une campagne de sensibilisation doit être lancée auprès de la population que mènera la commission justice et paix, « nous avons besoin plutôt de sensibilisation et avec la Commission justice et Paix, nous travaillerons à produire un guide pour aider nos concitoyens, nos fidèles à aller dans ces échéances électorales dans la sérénité en gardant à l’esprit un climat de paix de cohésion dans la nation centrafricaine », souligne le Président de la CECA.

Que les uns et les autres mettent de côté leur intérêt personnel et privilégient plutôt l’intérêt du peuple, exhortele Prélat, « la situation qui nous préoccupe en ce moment, c’est le bien-être de toute la population et les autorités du pays doivent travailler pour ramener la paix dans le pays. Nous devons laisser de côté la question d’ethnie et certaines mauvaises pratiques qui peut nuire au développement du pays, c’est ainsi que la paix et le vivre ensemble peut revenir dans le pays ».

L’appel des Evêques de Centrafrique aux autorités politiques du pays intervient dans un contexte où le débat entourant les organisations des élections ne favorise pas l’éclosion d’un climat pacifique dans le pays.

Paméla Dounian-Doté

vendredi, 17 janvier 2020 13:39 Écrit par Dans INFO-ELECTIONS
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