RJDH-RCA - Actualités

Centrafrique : La Banque Mondiale alloue une enveloppe de 100 millions pour le projet Löndö +

BANGUI, le 23 Janvier 2020 (RJDH)---La Banque Mondiale a accordé une enveloppe de 100 millions de dollars soit environ 56 milliards de francs CFA à la Centrafrique dans le cadre du projet Löndö+. Ce montant additionnel, selon le représentant de la Banque Mondiale, Han Fraeters est destiné à la construction et réhabilitation des infrastructures durables dans le pays.

Le projet Löndö est la réponse efficace aux différents problèmes socio-économique et sécuritaire du pays. Il crée des emplois temporaires aux jeunes désœuvrés à Bangui et dans les 16 préfectures de la République Centrafricaine, est un programme financé par la Banque mondiale, et exécuté par l’AGETIP-CAF (Agence d’exécution des Travaux d’intérêt public en Centrafrique). Il est initialement conçu pour donner des revenus aux populations vulnérables contre un travail temporaire d’entretien routier manuel à travers l’approche de la Haute Intensité de main-d’œuvre.

 La Banque Mondiale après l’évaluation d’impact du projet, a encore accordé un montant d’environ 56 milliards FCFA pour la création de plus de cent soixante mille emplois temporaires, indique le représentant de la Banque Mondiale.

« Avec Löndö, nous avons créé 35 milles emplois temporaires aux jeunes. Mais avec le projet Löndö+, d'abord plus de 160 milles emplois temporaires sont prévus, ensuite nous allons essayer de faire des infrastructures plus durables. Le projet Löndö + sera utilisé comme le projet phare qui peut être un élément moteur de coordination avec les autres partenaires. Le total qu’on a alloué à Löndö+ est de 100 millions de dollars », dit Han Fraeters, représentant de la Banque Mondiale en Centrafrique.

De travail manuel, le projet Löndö + va passer à la construction des infrastructures communautaires, ajoute le Coordonnateur national du projet Löndö Lucien Judicaël Montinda, « déjà Löndö+ apporte une réponse efficace. Donc Löndö+ va construire des infrastructures durables notamment les écoles et bien d’autres. En plus de l’entretien routier manuel, on passe à la construction des infrastructures durables », a indiqué le Coordonnateur National.

Le total financement de la Banque Mondiale est estimé à plus de 120 millions de dollars.  Le cout total du projet Löndö est de 20 millions et le Löndö+ à 100 millions de dollars.

RJDH

jeudi, 23 janvier 2020 15:33 Écrit par Dans ECONOMIE

Centrafrique : Le projet de loi sur la CVJRR remis au Chef de l’Etat

BANGUI, le 22 janvier 2020 (RJDH)---Le projet de loi sur la commission vérité, justice, réparation et réconciliation a été remis hier mercredi 22 janvier au Président de la République par le Premier Ministre Firmin Ngrebada. Un pas important vers la justice transitionnelle tant réclamée par les victimes des crises en Centrafrique.

Après 8 mois de la Consultation Nationale Populaire pour la création de la Commission Vérité, Justice, Réparation et Réconciliation (CVJRR), le Président de la République, Pr Faustin Archange Touadera a réceptionné ce mercredi 22 janvier 2020 au Palais de la Renaissance, le document du projet de loi y relatif. Cette décision populaire pour la mise en place de la Commission Vérité, Justice, Réparation et Réconciliation est assortie du forum de Bangui de mai 2015.

Cette volonté de mettre fin à l'impunité en RCA a été réaffirmée dans les recommandations de l’accord de paix du 06 février 2019. Par la mise en place de cette commission, le Président Touadera a voulu mettre fin à l’impunité, gage de la réconciliation, de la cohésion sociale et du vivre ensemble en République Centrafricaine.

Virginie Baikoua, ministre de la réconciliation, salue ce pas important vers la concrétisation de la volonté du Chef de l'Etat de mettre fin à l'impunité tout en tenant compte des aspirations populaires. « En effet, le principe de la démocratie participative a conduit à l’organisation des consultations nationales populaires dans les sept régions du pays afin de recueillir les attentes des populations relatives à la CJVRR. Cette consultation nationale populaire a permis à la population d’échanger avec les membres du gouvernement et leurs équipiers sur d’autres préoccupations liées à leurs quotidiens qui sont les aspirations qui ont été à la source de ce projet », a fait savoir la ministre Virginie Baikoua.

Le Président de la République, Faustin Archange Touadera, dans son allocution pour la circonstance, a réitéré son engagement de faire de la lutte contre l’impunité une impérieuse nécessité pour une sortie durable des crises. « En réalisant cette activité, j’ai voulu marquer ma volonté de concrétiser de manière participative et inclusive, l’une des recommandations fortes du Forum National de Bangui, tenu du 4 au 11 mai 2015. Ces recommandations, véritables aspirations des populations à la base, avaient préconisé entre autres de faire de la lutte contre l’impunité une impérieuse nécessité pour une sortie durable de notre pays des crises et favorisé la restauration de l’autorité de l’Etat, la réconciliation nationale et le retissage des liens sociaux brisés par la récurrence des conflits violents et meurtriers ».

« Les Centrafricains avaient clairement exigé au cours de ces assises, la mise en place de deux dispositifs de justice transitionnelle, notamment la Cour Pénale Spéciale et la Commission Vérité, Justice, Réparation et Réconciliation ».

Ce projet est déjà sur la table de l’assemblée nationale pour examen et vote par les élus de la nation à l'issue de la prochaine session extraordinaire qui sera convoquée d'ici peu par le Chef de l'Etat.

 Vianney Ingasso

jeudi, 23 janvier 2020 15:03 Écrit par Dans DROITS DE L’HOMME

Centrafrique : Les en-dessous de la crise de Bangassou révélés par les témoignages

BANGUI, le 23 Janvier 2020 (RJDH) --- La déposition des témoins dans le procès des crimes graves commis à Bangassou en 2017 mercredi 22 janvier, a permis de comprendre le niveau d’implication des autorités locales favorisant la montée en puissance des autodéfenses dans la région de Mbomou.

Ouverte depuis mercredi 15 janvier dernier, l’audience des 34 présumés coupables des crimes graves en lien aux violences intercommunautaires de 2017 à Bangassou provoquant plusieurs morts et des milliers de déplacés, laisse transparaitre le niveau d’implication de manière tacite des autorités locales de l’époque avec la mise en place des autodéfenses pour faire face à une prétendue menace des ex-seleka sur la ville de Bangassou.

 La déposition des témoignages de ces différentes personnes devant la Cour d’Appel de Bangui, ce mercredi, est enrichie par des débats contradictoires. Des témoins en provenance de Bangassou, de Bema, de Bakouma déposent des versions opposées. Le Procureur Général Eric Didier Tambo a demandé à la Cour qu’il y ait une confrontation entre les témoins, dont les autorités de la ville de Bangassou, l’ex-préfet du Mbomou, Omer Feïmouna, et le 1er adjoint au maire de la ville de Bangassou, Michel Baguinati.

En premier lieu l’ancien préfet, dans sa déposition est revenu sur les réunions organisées par certaines autorités locales, qu’il qualifie de « source des haines » qui ont alimenté les violences survenues dans la ville en mettant à l’index le conseiller municipal, Michel Baguinati. « Ils ont organisé des réunions à Gamou, à Sayo, à la commune de Mada-Grengbanda et à son domicile, dans le but de soutenir les autodéfenses de la ville de Bangassou. J’ai instruit le procureur de la République sur les faits », a expliqué à la Cour Omer Feïmouna.

Accusation réfutée en bloc par Michel Baguinati, 1er adjoint au maire de la ville de Bangassou, qui pointe plutôt du doigt l’ancien préfet.  Nous avons organisé des rencontres avec les leaders d’opinion dans le but de trouver un compromis à des éventuelles attaques soupçonnées. Ce qu’il relate est faux » s’est-il défendu, avant de relever que, « par mon statut de conseiller municipal à l’époque, j’avais pris le soin de tout. Tous les évènements précédant ces violences ont été encouragés par une note de service en date du 27 mai 2016 prise par le commissaire principal de la police de Bangassou, autorisant les jeunes des quartiers de la ville à s’organiser en mouvement d’autodéfense », a rappelé Michel Baguinati.

« Lors d’une réunion en présence du préfet avec les chefs des quartiers, j’avais attiré l’attention de tous en leur indiquant que cette entreprise risquerait de nous conduire dans un chaos. Je les avais prévenus des dérives qui pourraient en découler. J’estimais à l’époque que les jeunes n’avaient pas cette prérogative ou mission de défendre la ville en cas d’une menace mais à l’époque, il n’y avait aucune menace sur la ville de Bangassou. Ces jeunes étaient devenus incontrôlés et nous avons tous été leur victime à la fin », poursuit-il.

A partir de ces témoignages, selon Eric Didier Tambo, « toutes les autorités locales à l’époque des faits devraient être poursuivis devant la Cour », souhaite-t-il, mais l’accusation n’a pas assez d’éléments de preuves pour établir leur implication à différents degrés dans ces drames.

Des débats contradictoires, entre le ministère public, les avocats de la partie civile, la défense des accusés, des témoins à charge et à décharge sont riches. La session criminelle de 2019 se poursuit jusqu’au 31 janvier 2020.

Auguste Bati-Kalamet.

 

jeudi, 23 janvier 2020 14:52 Écrit par Dans JUSTICE

Centrafrique : Le HCC interdit d’accès aux médias les incitateurs à la haine et aux violences

BANGUI, le 22 janvier 2020 (RJDH)---Le Haut Conseil de la Communication (HCC) a dans un communiqué de presse en date du 20 janvier interdit d’accès aux médias tout individu qui aura à tenir des messages de haine et de violence. Aussi, seront retirés d’antenne, tous journalistes qui auront aidé leurs invités.

Le communiqué du HCC intervient à un moment où depuis le retour de François Bozize au mois de décembre dernier après son exil de l’Ouganda, des séries de dénonciation de coup d’Etat en gestion ainsi que d’attentat à la vie du Président Touadera se font presqu’au quotidien par certaines organisations proches du pouvoir.     

« A compter de la publication du présent communiqué, aucun message de haine et de violence par voie de presse ne sera toléré. Tout individu qui tiendra des propos de haine et de violence sera interdit d’accès aux médias publics et privés. Les journalistes qui auront à aider leurs invités à tenir des propos de haine et de violence sur le plateau seront purement et simplement retirés d’antenne », mentionne le communiqué, signé de son Président José Richard Pouambi.

Le HCC constate et regrette à travers son communiqué que les organes audiovisuels publics et privés sont de plus en plus instrumentalisés par certaines personnalités. Ces dernières, selon le HCC, véhiculent des contenus médiatiques haineux semant ainsi le trouble et la confusion dans les esprits. De tels agissements qui jettent le discrédit sur le secteur des médias risquent de provoquer un climat de tension et la méfiance entre les citoyens.  

A l’entame des échéances électorales, période extrêmement sensible, il exhorte les centrafricains à la retenue et au respect de l’autre lors des prises de parole à la radio et à la télévision. « Les violences verbales et les invectives distillées à la radio et à la télévision doivent cesser pour laisser la place à des contenus qui prônent la paix et la cohésion sociale », a conclu le communiqué.

Sans citer nommément les personnes ou organisations se livrant à ces pratiques, dans son émission hebdomadaire diffusée sur les antennes de la radio nationale, Zama Javon Papa, coordinateur du Mouvement Centrafrique debout (MCD) multiplie des attaques verbales contre le parti KNK et son leader charismatique, le général François Bozize de préparer un putsch militaire contre le régime de son ex-protégé Faustin Archange Touadera ou d’un attentat contre sa vie. C’est vers lui que ce message de manière déguisée est destiné.

RJDH

mercredi, 22 janvier 2020 16:01 Écrit par Dans Politique

Centrafrique : Vers la mise en place de la plateforme des minorités marginalisées

BANGUI, le 22 janvier 2020 (RJDH)--- La question de la création de la plateforme des Minorités Marginalisées à l’ordre du jour d’un atelier de 4 jours, du 21 au 24 janvier 2020, organisé par la Haute Autorité chargée de la bonne gouvernance sur financement de la division des droits de l’homme de la Minusca en présence de personnes issus des groupes ethnique et religieux, minoritaires sur le thème, « Les Droits de l’Homme et Bonne Gouvernance relatifs aux minorités marginalisées ».

La définition et l’importance des Minorités Marginalisées, leurs droits, la bonne gouvernance appliquée aux Minorités marginalisées et la création de la plateforme des Minorités Marginalisées sont les thématiques qui seront développés au cours de cet atelier de 4 jours. « Le document de stratégie nationale de bonne gouvernance en conformité avec la volonté politique des centrafricains exprimées à travers les recommandations du forum national de Bangui, la constitution du 30 mars 2016 ainsi qu’à travers l’Accord Politique pour la Paix et la Réconciliation se pose comme un cadre révérenciel de la promotion de la bonne gouvernance en général, et de la protection des personnes vulnérables, et des minorités marginalisées en particulier », a fait savoir Guy Eugène Demba, Président de la Haute Autorité Chargée de la Bonne Gouvernance.

« Il ne fait aucun doute que la bonne gouvernance appel à la répartition équitable des ressources de notre pays. Mais elle implique aussi et surtout que cette répartition ne peut se faire sans la participation effective des minorités marginalisées », a-t-il poursuivi.

Selon Guy Eugène Demba, l’une des missions à son institution qui est la Haute Autorité de la bonne gouvernance par sa loi organique et son règlement intérieur, est de contribuer à la protection et à la promotion des droits des minorités, des peuples autochtones et des personnes handicapées et âgées. L’objectif général assigné à l’organisation de cet atelier, dit-il, « est non seulement d’assurer la promotion et la protection des minorités marginalisées, mais aussi et surtout d’encourager leurs implications de plus en plus dans la prise des grandes décisions les concernant, et concernant leur environnement de vie ».

C’est près d’une centaine de participants issu des minorités Ethniques tels que, les Pygmées AKA, les Peulhs Mbororo, les Albinos, les Handicapées Moteurs, des représentants de différentes communautés religieuses, notamment du Christianisme et de l’Islam ainsi que des représentants du pouvoir public qui ont pris part à cet atelier.

Cyrille Wegue

mercredi, 22 janvier 2020 15:59 Écrit par Dans DROITS DE L’HOMME

Centrafrique : Présence des hommes armés signalée à Nanga-Boguila dans l’Ouham

NANGA-BOGUILA, le 22 janvier 2020 (RJDH)--- Plusieurs véhicules sont restés bloqués à Nanga-Boguila, dans l’Ouham, en raison d'une attaque armée contre deux jeunes hier nuit aux environs de 19 heures à 13 km de la ville par des individus difficilement identifiables, sur l'axe Nana-Baria.

De sources locales, tous les témoignages confirment la présence des hommes en armes difficilement identifiables dans cette partie du pays depuis quelques temps. A titre illustratif,« Deux jeunes en provenance de Paoua ont été attaqués hier à 13 km de Nanga-Boguila aux environs de 19 heures. Les assaillants les ont dépouillés de tout », a rapporté au RJDH un habitant de la localité.

Les inquiétudes des habitants de la ville sont fondées sur la présence d’un groupe armé qui écume la région et cette situation provoque déjà la psychose dans les villages avoisinants, a déclaré une autre source.

Au regard de la situation, les trafics sont bloqués dans la région et le mouvement des biens et des personnes est devenu hypothétique, à en croire les habitants de Nanga-Boguila. « Les véhicules sont bloqués à Bossangoa et ne peuvent arriver ici à cause de ces personnes par crainte d’être attaqués. Il n’y a aucune force de l’ordre dans la ville de Nanga-Boguila et nous nous sentons abandonnés. Le contingent camerounais de la MINUSCA est là mais ne fait rien pour nous redonner confiance. Il faut nous envoyer des forces de défense et de sécurité », témoigne un autre.

Une source sécuritaire à Bossangoa, contactée, a confirmé les informations au RJDH tout en relevant que les éléments des forces de sécurité intérieure ne peuvent pas se déporter dans la région car, dit-elle, n’ont « aucune idée sur l’identité de ces gens de peur de tomber sur des tireurs embusqués », a-t-elle déclaré.

Les deux jeunes hommes victimes d’agression armée ont été évacués ce matin par avion vers Bangui pour recevoir des soins intensifs. A l'heure actuelle, c'est la torpeur qui s'est emparée des populations de la région craignant une attaque armée.

Vianney Ingasso

 

mercredi, 22 janvier 2020 15:37 Écrit par Dans SECURITE

Centrafrique : Reprise effective des cours au Lycée Miskine de Bangui

BANGUI, le 22 janvier 2020 (RJDH) ---Les élèves du lycée de Miskine se réjouissent de la reprise des cours au sein dudit établissement et dans les salles de classe des bâtiments réhabilités après la fin des travaux.

C’est depuis le mois de novembre 2019, que les élèves du lycée de Miskine, affectés au lycée de Gobongo ont repris les cours suite aux travaux de réhabilitation. Ceci, suite aux nombreuses plaintes des élèves de cet établissement public.

Selon Annie Ndoua, Proviseure du lycée de Miskine, tout est fini à l’exception du terrain du sport, « les travaux de réhabilitation ont terminé il y a longtemps. Les élèves avaient mis la pression car ils ne voulaient plus rester au lycée de Gobongo, parce qu’à un moment donné on était là-bas à la rentrée. C’est depuis le 4 novembre que les élèves ont repris leurs classes respectives au lycée de Miskine. Mais le problème qui se pose en ce moment, c’est le terrain du sport qui est inachevé et cela retarde les cours d’éducation physique. Nous sommes obligés de nous rapprocher du proviseur du Lycée d’Application de l’ENS pour que les cours d’éducation physique et sportive se fassent là-bas »      

Le retard enregistré dans la réhabilitation des bâtiments du lycée de Miskine, a eu comme pour conséquences le départ des élèves dudit établissement. « Au lycée de Miskine cette année, on n’a pas assez d’élèves parce que les parents s’impatientaient par rapport à la réhabilitation, ils pensaient que les cours ne vont pas reprendre vite », a-t-elle souligné.

Les travaux de réhabilitation du lycée de Miskine s’inscrivent dans le cadre du projet de réhabilitation d’urgence des structures sociales urbaines (PRESU). En Plus de ces travaux, l’établissement a bénéficié de plus 800 tables bancs offerts par l’entreprise Rosami.

Merci Tonine Ndimbélé

mercredi, 22 janvier 2020 15:31 Écrit par Dans SOCIETE

Centrafrique : 401 millions de dollars us pour la réponse humanitaire en Centrafrique

BANGUI, le 22 janvier 2020 (RJDH)---Lancé ce mardi 21 janvier à Bangui, le Plan de réponse humanitaire 2020 pour la Centrafrique requiert environ 401 millions de dollars pour répondre aux besoins urgents de plus de 1,6 millions de personnes vulnérables sur 2, 6 millions à travers le pays.

401 millions de dollars américains, c’est environ la somme dont la communauté humanitaire aura besoin pour répondre aux besoins de plus de 1,6 millions de personnes vulnérables pour l’année 2020. Ce plan présente les priorités et paramètres de la réponse au niveau stratégique et opérationnel que la communauté humanitaire vise à apporter en 2020 sur la base d’une compréhension partagée de la crise.

Virginie Baikoua, Ministre de l’Action Humanitaire et de la réconciliation, a indiqué que, « cette année, au niveau des chiffres, nous avons baissé au niveau de montant à mobiliser. Nous sommes à 400 millions de dollars américains, c’était un peu plus l’année dernière. Aussi le nombre des besoins, selon les répartitions, est clair mais il y a encore un problème, les gens sont dans les besoins d’assistance humanitaire », reconnait-elle, et se réjouit de ce que « ce Plan de réponse humanitaire pour l'année 2020 prenne en compte les solutions durables ».

Pour la Coordonnatrice humanitaire dOCHA en République centrafricaine, Mme Denise Brown, il faut que les acteurs humanitaires poursuivent leurs efforts, afin d’alléger les souffrances de ceux qui ont besoin d’une aide humanitaire. « Si l’aide humanitaire n’est pas fournie à grande échelle, la déjà très grave situation humanitaire se détériorera davantage en 2020 », a-t-elle ajouté.

 A en croire, François Batalingaya Chef de Bureau OCHA à Bangui, l’action humanitaire prend en compte tous les secteurs pour cette année 2020. « L’action Humanitaire en Centrafrique peut se résumer en un seul point. En 2019, nous avons pu assister 1,1 millions de personnes dans le pays, on peut parler par exemple des sinistrés des inondations qui ont affecté Bangui et une partie des provinces.  Nous parlons d’environs plus de 100 mille personnes qui ont été affectées, ainsi ceux qui ont été assistés dans le Sud-Est et aussi ceux qui n’ont pas été assistés depuis plusieurs années. Un quart de la population est en déplacement et parmi ces personnes nous avons presque 600 000 personnes dans le camp des déplacés et ces personnes ont toujours besoin d’assistance. Le plan comprend presque tous les secteurs, la santé, l’éducation, eau hygiène et assainissement et la logistique », a précisé le Chef de Bureau OCHA à Bangui

Virginie Baikoua a, par-ailleurs, déploré les attaques dirigées contre les acteurs humanitaires en Centrafrique en 2019, ce qui place le pays au rang des pays les plus dangereux pour les humanitaires.  « Au niveau des acteurs humanitaires, il y a des chiffres qui ont été avancés par rapport aux attaques qui ont été perpétrés contre les acteurs humanitaires sur le terrain dont 5 y ont laissé leurs vies, et plus d’une quarantaine blessée alors que normalement personne ne perdre sa vie en allant sauver de vie », s’est-elle plainte.

1,6 million de personnes en situation d’extrême vulnérabilité sont visées par ce plan de réponse humanitaire.

Pamela Dounian-Doté

mercredi, 22 janvier 2020 15:26 Écrit par Dans HUMANITAIRE

Centrafrique : Malabar Spiral, l’artiste du peuple, en tournée en France

LYON, le 21 janvier 2020 (RJDH)---L’artiste Euloge Paterne Malabi-Tchesseou alias « Malabar Spiral » a entamé depuis le 4 janvier en France une série de concert de présentation de ses titres. Il compte par ces concerts valoriser la musique centrafricaine mais aussi transmettre à la jeunesse un message d’espoir pour l’avenir de son pays.

Considéré aujourd’hui comme étant l’une des étoiles montantes de l’afrobeat centrafricain, Malabar Spiral est en tournée musicale à l’hexagone à la rencontre des centrafricains dans cette partie du continent européen. Il a donné ce samedi 18 janvier 2020 un concert à Lyon en présence de plusieurs artistes et musiciens Centrafricains de la France et de la Belgique. Accompagné des voix féminines d’Idylle Mamba, de Winnie Massanga, celles des doyens du Formidable Musiki, du jeune Claudio Ngoïta, du groupe Enigmatik, Malabar Spiral a bénéficié d’un style chorégraphique de Steve Mav, un autre chanteur Centrafricain mais également chorégraphe résidant à Bruxelles en Belgique.

Avec les titres comme « Retard » ou encore « Verdict de l’amour », « I calculé ala apê », « Chemin de réussite », ces chansons relatent le quotidien de la vie, et illustrent les réalités de la société africaine. Il exhorte au courage pour un lendemain meilleur. Son charisme motive les jeunes de sa génération sur le chemin de la réussite. Il dénonce les inégalités de la société afin d’éveiller les consciences vers un changement de mentalité.

Sonorités rythmiques, mélodies suaves, paroles pleines de bon sens moral, son titre, « Chemin de réussite » va lui valoir une nomination dans la catégorie « Meilleur artiste centrafricain » de l’année 2017 à Tongolo Award qui récompense les talents centrafricains. Cette même année, il recevra le prix du meilleur artiste africain à la journée internationale de la musique à Oujda (Maroc).

Malabar Spiral imprime le style « Monteng Beat », un mélange de l’afro beat avec le rythme Montenguene une danse traditionnelle de la Lobaye.

Cette sortie en France reste un grand espoir pour se faire connaitre et contribuer à changer les mentalités. « La réussite est le fruit de sacrifices. Ma mission est de changer les mentalités par la musique et valoriser mon pays aux yeux du monde entier », a-t-il déclaré.

En parallèle de sa carrière musicale, cet artiste de 26 ans poursuit toujours ses études de médecine (5e année) avec lequel il faut souvent composer pour ses déplacements, comme celui de France où il passera trois mois pour la cause de la musique.

Ce grand rendez-vous de Lyon vient respectivement après celui de Rennes le 04 janvier 2020, Paris. Le 14 février, il sera à Bordeaux, probablement un autre à Orléans le 15 février, celui de Toulouse le 22 février avant de clôturer le 7 mars à Paris. 

Cette tournée marquée par l’encouragement et le soutien de ses ainés comme BB Matou, Idylle Mamba ou encore Bibi Tanga a été organisée par l’Association RJC et Sewa Organisation représentées par Axel et Cherubin Le Corre sans compter l’appui administratif du Ministère Centrafricain de la Culture en collaboration avec Peggy Mbassinga.

Fridolin Ngoulou

 

mardi, 21 janvier 2020 14:40 Écrit par Dans ART/CULTURE

Centrafrique : La remise du rapport final des consultations populaires à la base prévue pour demain

BANGUI, le 21 janvier 2020 (RJDH)---Après huit mois de la consultation populaire à la base pouvant aboutir à la mise en place de la commission, vérité, justice, réparation et réconciliation, le rapport final des travaux réalisés par le comité de pilotage sera remis demain mercredi 22 janvier au Chef de l’Etat, Faustin Archange Touadera, a-t-on ce jour appris de sources proches du ministère de l’action humanitaire.

Tant attendu par les associations des victimes, de sources bien informées au ministère de l’action humanitaire et de la réconciliation nationale, le rapport final des travaux des assises du mois de juin 2019, qui avaient permis l’évaluation de l'application de l’accord par la population, en vue de permettre la mise en place de la commission vérité, justice, réparation et réconciliation, seront remis mercredi 22 janvier au chef de l’Etat.

« Tout est déjà compilé dans un rapport. Et l’avant-projet de la Loi portant création de la commission, vérité, justice, réparation et réconciliation est déjà envoyé à l’assemblée nationale pour examen et adoption par les élus de la nation. Il s’agit d’une avancée significative vers la mise en place de la CVJRR, preuve de la bonne volonté du gouvernement à faire avancer les choses dans le sens de la volonté populaire », a déclaré un haut cadre du ministère en charge de l’action humanitaire au RJDH ce mardi 21 janvier 2020.

En poursuivant, ce haut cadre a indiqué que trop de contre-vérités ont été dits à propos de la mise en place de cette commission. « C’est un travail technique qui devrait être fait avec beaucoup de minuties dans le souci de transcrire fidèlement le désidérata du peuple centrafricain qui ne souhaite que la paix et la justice. Ne cédons pas aux supputations », a-t-il conclu.

L’idée est celle d’impliquer les citoyens dans la mise en place et la gestion de la Commission Vérité, Justice, Réparation et Réconciliation (CVJRR). Voilà l’objectif de la consultation nationale populaire, lancée le 6 juin 2019 par le Chef de l’État, Faustin-Archange Touadera dans le mécanisme de justice transitionnelle voulu par l’accord de paix de Khartoum signé le 6 février dernier entre le gouvernement et 14 groupes armés centrafricains.

Ketsia Kolissio

 

 

 

 

mardi, 21 janvier 2020 13:37 Écrit par Dans DROITS DE L’HOMME
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