RJDH-RCA - Actualités

Centrafrique : OCHA compte élargir son champ d’action humanitaire pour le pays

BANGUI, le 27 janvier 2020 (RJDH) ---Lors du lancement de plan de Réponse humanitaire 2020 mardi 21 janvier à Bangui, Denise Brown, Coordonnatrice humanitaire des Nations-Unies en Centrafrique, a souligné que l’année 2020 verra les actions humanitaires inscrites dans un cadre plus vaste.

L’année 2019 a été marquée par une forte mobilisation pour les besoins humanitaires de la Centrafrique 300 millions de dollars sur les 430 millions dollars prévu pour cette année-là ; ce qui a permis de venir en aide à 1,1 million de personnes sur un objectif de 1,7 million. Pour 2020, 401 millions de dollars sont prévus pour la réponse humanitaire dans le pays.

Denise Brown, Coordonnatrice Humanitaire des Nations-Unies en Centrafrique, a indiqué que l’année 2019 a été difficile et marquée par les violences à Birao augmentant ainsi les nombres des déplacés. « Ce que j’ai vu en 2019 depuis avril, a été difficile. La violence à Birao a provoqué plus de 15 mille personnes les inondations de Bangui et les situations aigües dans le sud-est du pays. On travaille étroitement avec le gouvernement à travers le ministre de l’action humanitaire, on a passé des moments difficiles et on cherche toujours à mieux faire ensemble », a rappelé Denise Brown, tout en relevant que « 2019 a été quand même une bonne année pour les financements, on a mobilisé grâce au travail qui a été fait 300 millions de dollars américain soit 70 % de fonds prévus pour le plan de réponse humanitaire pour 2019 », indique Denis Brown.

Les acteurs humanitaires renforceront leurs collaborations avec les acteurs de relèvement et de développement. Ceci afin d’opérationnaliser le nexus humanitaire développement- paix au titre de l’année 2020. « Pour 2020, notre action humanitaire s’inscrit dans un cadre plus vaste. Cette année, les acteurs humanitaires renforceront leur collaboration avec les acteurs de développement et de relèvement quand c’est approprié afin d’opérationnaliser le nexus humanitaire de développement de paix. Nous avons beaucoup travaillé sur la solution du développement durable pour répondre aux problèmes critiques des populations vulnérables liés au bien-être physique, mental et à l’amélioration des conditions des vies de vulnérables ainsi que la protection. C’est ce qui constituera la priorité du plan de réponse humanitaire en 2020 et surtout le respect des principes humanitaire », a ajouté Denis Brown.

En 2019, cinq travailleurs humanitaires ont été tués 42 autres ont été blessés au cours de leur exercice, comparé à 23 blessés en 2018. Ce qui revient à dire que les acteurs Humanitaires ne cessent de travailler dans un environnement d’insécurité afin de sauver la vie des populations civiles, conclut-elle.

Paméla Dounian-Doté

 

lundi, 27 janvier 2020 08:52 Écrit par Dans HUMANITAIRE

Centrafrique : les opérations de la cartographie du 4ème recensement en 2021 prévues par ICASEES

BANGUI, le 26 janvier 2020 (RJDH)--- L’Institut Centrafricain des Statistiques Economiques et des Etudes Sociales (ICASEES) a annoncé jeudi 23 janvier l’organisation du 4e recensement général de

Les opérations de cartographie du 4ème recensement général de la population et de l’habitation (RGPH-4) sont prévues pour 2021 en RCA, selon l’Institut Centrafricain des Statistiques Economiques et des Etudes Sociales (ICASEES) ce jeudi 23 janvier.

En prélude, l’ICASEES a tenu d’abord à lancer une campagne de sensibilisation au niveau des autorités locales. « Nous bénéficions d’un projet qu’on appelle projet de données nécessaires à la prise de décision. Il nous faut, en ce moment-là, organiser le système, collecter les données pour rattraper les données perdues lors des évènements et actualiser beaucoup plus les informations. Et donc, ce projet a prévu de financer les travaux de la cartographie du quatrième recensement général de la population et de l’habitation qui aura lieu probablement en 2021 sinon, en 2022 », a indiqué Bienvenu Blaise Ali, Directeur Général de l’ICASEES.

Pour le Directeur Technique au Recensement à l’ICASEES, Alfred Sabengo, cet exercice s’avère cruciale pour le pays, et ce, tous les dix ans selon les recommandations des Nations-Unies afin d’avoir de nouvelles données sur la structure de la population. « C’est cette structure de la population qui nous fait ressortir les problèmes. Est-ce qu’il y a assez d’enfants qui doivent aller à l’école et alors qu’on en a pas prévu pour construire les écoles. Est-ce qu’il y a assez de femmes qui sont dans la période de reproduction de 15 à 49 ans, alors qu’il n’y a pas de structures qui sont créées pour les femmes qui doivent accoucher.  Les enfants qui ont moins de 5 ans, s’il y en a assez, est-ce qu’on commande les vaccins etc… », dit-il.  

Depuis l’accession à l’Indépendance de la RCA en 1960, trois recensements ont été seulement organisés dans le pays. Le tout premier recensement de la population (RGP-75) a été organisé en 1975. Le nombre de la population était à l’époque de 2.088.000 habitants.  Le deuxième en 1988 (RGP-88), avec un effectif de 2.688.426 habitants. Le troisième recensement avec l’ajout du volet habitation, s’est déroulé en 2003, et l’effectif de la population était de 3.895.139 habitants. Etant donné que la population centrafricaine croit au rythme moyen de 2,5%, cette population est aujourd’hui estimée à 5.300.000 habitants.

Cyrille Wegue

dimanche, 26 janvier 2020 14:44 Écrit par Dans SOCIETE

Centrafrique : L’épidémie de rougeole déclarée en République Centrafricaine

BANGUI, le 26 janvier 2020 (RJDH)--- L’épidémie de Rougeole est déclarée en Centrafrique par le Ministère de la santé publique. Déclaration faite le vendredi 24 janvier, par le chef du département de la santé, Dr Pierre Somse, selon les données épidémiologiques de la période allant de février 2019 à janvier 2020, le pays a enregistré 3.653 cas de rougeole parmi lesquels on compte 33 décès dans les 24 districts sanitaires.

Se basant sur des données enregistrées dans différents districts sanitaires du pays, le ministre de la santé, Dr Pierre Somse, a indiqué que des milliers d’enfants qui sont sur le territoire centrafricain sont atteints de rougeole. « Les statistiques sont alarmantes », à en croire Dr Pierre Somse, car « En 2018, 241 cas sont enregistrés tandis que 3. 653 cas enregistrés dans la période 2019 - début 2020 avec 53 décès. Plusieurs cas sont signalés dans les villes provinciales du nord et du centre telles que Paoua, Vakaga, Nana-Gribizi, Batangafo, Bocaranga, Ngaoundaye et Bambari ».

Face à cette situation, le ministère de la santé « déclare officiellement l’épidémie de la rougeole en République Centrafricaine ». Sans attendre, le gouvernement et ses partenaires ont déjà mis en place une stratégie de riposte contre la maladie en collaboration avec l’Organisation Mondiale de la Santé (OMS) et le Fonds des Nations –Unies pour l’Enfance (UNICEF). « Cette situation est due à l’accumulation des cas non-vaccinés. Avec les partenaires de la vaccination œuvrant dans les districts affectés, des ripostes localisées sont organisées. 24 districts de santé sur les 35 que compte le pays ont un risque élevé pour une épidémie de rougeole », a fait savoir le membre du gouvernement. Le ministre de la santé, exhorte les parents au respect des mesures d’hygiène et à faire vacciner leurs enfants de 0 à 59 mois contre la rougeole. « Le vaccin est le seul moyen de lutter contre la maladie », dit-il.

"Pour identifier la rougeole, chers parents, il suffit de constater qu’il y a un écoulement nasal, accompagnée d’une conjonctivite avec larmoiement, le gonflement des paupières, rougeur des yeux et gêne à la vue de la lumière, une toux, Une grande fatigue, Une forte fièvre oscillant entre (39-40°C) ", a conclu le ministre de la santé Docteur Pierre Somse.

Vianney Ingasso

dimanche, 26 janvier 2020 14:36 Écrit par Dans SANTE

Centrafrique : Plusieurs personnes mortes et blessées dans un affrontement entre Kara et Rounga à Bria

BRIA, le 26 Janvier 2020(RJDH)----Un violent combat oppose depuis samedi 24 janvier 2020, deux ethnies Kara et Rounga, à Bria dans la Haute Kotto. Les combats se poursuivent et on parle de plusieurs morts et blessés ainsi que des déplacés. Une information confirmée par le préfet de la Haute-Kotto joint au téléphone par le RJDH.

La ville de Bria, chef-lieu de la Haute-Kotto, est plongée depuis samedi 24 janvier dans la soirée dans une violence inter-ethnique. Les Rounga et Kara se sont affrontés proche du district sanitaire de Bria et centre commercial. Les combats, selon le préfet de la Haute-Kotto Thierry Evariste Binguinindji, ont fait plusieurs morts et blessés ainsi que des déplacés, « c’est un combat entre Kara et Rounga. Finalement le combat s’est généralisé. Donc là au niveau du quartier aux alentours de l’hôpital et du centre commercial, la situation est incontrôlable. Il y a trop de dégâts, des cas de morts et blessés », a confirmé le préfet de la Haute-Kotto Thierry Evariste Binguinindji,

Face à ces violences communautaires, les autorités politico-administratives et la MINUSCA se sont rencontrées pour tenter de trouver une solution au conflit entre deux groupes ethniques. « Je viens de tenir une réunion avec la MINUSCA pour essayer d’interposer. Parce que c’est depuis hier à 18 heures que des armes lourdes ont commencées à être étendues. Pour le moment, à ma résidence, plusieurs personnes y ont trouvé refuge et les tensions restent vives au moment où je vous parle », a-t-il rapporté.

Difficile d’établir le bilan pour le moment, mais selon cette même source, certains blessés transférés dans un hôpital privé ont succombé, « dans un hôpital privé où je me suis rendu, j’ai vu déjà deux morts sur les neufs blessés transférés pour des soins médicaux et sur le terrain, d’après nos informations, il y a des morts dans les coins », a indiqué au RJDH le préfet.

Ces combats entre Kara et Rounga interviennent dans un contexte où à Birao dans la Vakaga les mêmes ethnies se sont affrontées. Les activités sont paralysées depuis hier à cause des tensions restent vives entre ces deux groupes.

Judicaël Yongo

dimanche, 26 janvier 2020 13:56 Écrit par Dans SECURITE

Centrafrique : Vers la mise en place d’un réseau de la société civile de lutte contre la sous-nutrition

BANGUI, le 25 janvier 2020 (RJDH) ---Contribuer à la réduction de la sous-nutrition et l’amélioration de la santé en République Centrafricaine. C’est le point débattu ce vendredi 24 janvier entre les acteurs de la société civile centrafricaine et l’organisation internationale non gouvernementale Action Contre la Faim, dans l’optique de mettre en place un réseau de la société civile pour la nutrition en République Centrafricaine.

Placée au rang des pays les plus touchés par le problème de malnutrition, la Centrafrique s’active à travers moult initiatives de sortir le pays de cette situation. C’est dans cette optique que l’ONG Action Contre la Faim et les organisations de la société civile centrafricaine sont dans la dynamique de la création d’un réseau pour la nutrition en RCA à travers des réflexions et discussions sur la problématique, en partenariat avec le Fonds des Nations-Unies pour l’Enfance (UNICEF) sous la supervision du Comité Technique National Multisectoriel de Nutrition et de Sécurité Alimentaire (CTNMNSA).

Pour Docteur André Koabosso, coordonnateur du Comité Technique National Multisectoriel De Nutrition Et De Sécurité Alimentaire, c’est une nouvelle dynamique avec l’implication à différents degrés des principaux acteurs. « L’objectif est d’engager le processus de réflexions et d’échange pour la mise en place d’un réseau de la société civile pour la nutrition comme recommande par le mouvement Sun, société civile, les donateurs et les agences des nations-unies sont organisés en réseau et le but de ce réseau est de réunir les parties prenantes active d’un même pays afin qu’elles disposent d’une plate-forme d’échange et du dialogue pour travailler fort comme ce qu’on appelle une plate-forme multi acteur », a expliqué Docteur André Koabosso.

Eradiquer la malnutrition sous toutes ces formes ne doit pas demeurer l’apanage seul des gouvernements mais avec la mobilisation de tous, poursuit le Docteur André Koabosso, « le mouvement SUN a vu le jour à la suite d’une prise de conscience collective d’échec du système international en matière de lutte contre la sous-nutrition et s’inscrit dans un esprit de collaboration en vue d’éradiquer la malnutrition sous toutes ces formes. Lancé en 2010, le mouvement SUN est dirigé par des gouvernements et repose sur l’idée que les facteurs sous-jacent à la nutrition sont interconnectés et il est donc essentiel de mobiliser tous les acteurs concernés, si l’on souhaite obtenir les résultats à grande échelle », a-t-il rappelé.

Des discussions sont d’ores et déjà ouvertes avec les différents pouvant déboucher prochainement sur la mise en place de ce réseau. « C’est la prochaine étape », précise un acteur de la société civile.

Pour mémoire, le mouvement SUN a vu le jour en 2010, sur initiative du Secrétaire général des Nations-Unies qui inscrit les organisations de la société civile dans la lutte contre la malnutrition. Il compte aujourd’hui 61 pays au rang desquels se trouve la République Centrafricaine devenue membre en 2017.

Régis Stéphane Banguima

samedi, 25 janvier 2020 09:29 Écrit par Dans HUMANITAIRE

Centrafrique : L’Algérie en colère contre la Centrafrique et le Sao-Tomé-Et-Principe

BANGUI, le 25 janvier 2020 (RJDH)---L’Algérie a dénoncé jeudi les décisions « unilatérales des gouvernements de la République centrafricaine et de Sao Tomé-et-Principe d'ouvrir des représentations consulaires à Laayoune, ville occupée du Sahara Occidental ». Du côté centrafricain, le gouvernement n’a pas souhaité réagir.

La République centrafricaine a inauguré vendredi 24 janvier un consulat général dans la ville marocaine de Laayoune, dans le sud du pays. Nasser Bourita, le ministre marocain des Affaires étrangères, de la Coopération africaine et des Marocains à l’étranger, a co-présidé la cérémonie d’ouverture avec son homologue centrafricaine Sylvie Baïpo-Temon. Alors que vingt quatre heures avant, le gouvernement algérien a pris clairement position contre cette démarche dans un communiqué.

Le ministère algérien des Affaires étrangères, dans ce communiqué relayé par l’agence APS, Alger a qualifié ces décisions de «nouvelle violation des normes du droit international et des résolutions du Conseil de sécurité des Nations unies».

«Ces décisions qui ne peuvent en aucun cas avoir un quelconque effet sur le statut juridique du Sahara occidental, dernière colonie en Afrique, représentent une nouvelle violation des normes du droit international, des décisions et des résolutions pertinentes du Conseil de Sécurité et de l'Assemblée générale des Nations », ajoute le communiqué.

Pour Alger, ces décisions « transgressent aussi les fondements même des relations entre les pays africains tenus de se conformer en toutes circonstances aux règles et principes de l'Union africaine, lesquels impliquent un devoir d'unité et de solidarité entre les pays fondateurs de l’Union ». Et de dénoncer des mesures qui ne « concourent pas, enfin, à favoriser l'interaction requise entre les pays africains et risquent de compromettre sérieusement leur marche résolue vers la réalisation des objectifs qu'ils se sont assignés et qu'ils ont consignés dans l'acte constitutif de l’Union ».

La raison de cette ouverture de consulat à Laayoune par la Centrafrique se justifie par la suspension de droit de vote du pays à l’ONU. Pour mémoire, le Maroc préside la Commission et le Fonds de consolidation de la paix de l’ONU pour la RCA. Un petit geste avait été demandé par les autorités centrafricaines au Royaume du Maroc pour payer les contributions à l‘ONU.

A rappeler que ce n’est pas la première fois que l’Algérie réagit à l’ouverture, par des pays africains, de consulats au Sahara. A Bangui, le gouvernement n'a pas souhaité réagir au communiqué du gouvernement algérien.

RJDH

samedi, 25 janvier 2020 08:32 Écrit par Dans Politique

RJDH – Eke Sioni Sango !

Vendredi, 24 janvier 2020 :

Centrafrique : Faux, l’Union Africaine n’a pas forcé Archange Touadera à recevoir François Bozize

Rentré à Bangui dans la nuit du 15 au 16 Décembre 2019, l’ancien président François Bozizé n’a rencontré l’actuel, Archange Touadera, que le mardi 21 janvier 2020 au palais de la Renaissance, soit plus d’un mois après. Plusieurs commentaires sur les réseaux sociaux ont soutenu que cette rencontre a été imposée par l’Union africaine et la Communauté économique des états de l’Afrique centrale, la CEEAC. Ce qui n’est pas vrai.

Les rumeurs et les infox sur cette rencontre sont partis de la visite des ambassadeurs de l’Union africaine et de la CEEAC au siège du parti politique Kwa na Kwa (KNK) de François Bozize le 18 janvier, 3 jours avant la rencontre avec Touadera.

Une visite pour soutenir l’Accord politique pour la paix

Parlant de la visite des deux institutions panafricaines au siège du KNK, Francis Che, chargé de communication au bureau de représentation de l’Union africaine en Centrafrique assure que c’est une démarche normale dans le cadre de la mission des deux institutions d’accompagner la mise en œuvre de l’Accord Politique pour la Paix et la Réconciliation en Centrafrique. « Nous sommes convaincus que les problèmes africains doivent avoir des solutions africaines.Nos démarches de rapprochement avec l’ancien Président Bozize ne se limitent pas seulement à la question de sa rencontre avec le Président de la République.C’est aussi pour d’autres questions relatives à la mise en œuvre effective de l’Accord de paix de février 2019 en tenant compte de toutes les parties prenantes à la crise Centrafricaine. »,a poursuivi Francis Che.

Une visite pour apporter des garanties par rapport à leur rencontre

Contacté par notre rédaction,  le porte-parole du Parti politique KNK, Christian Guenebem Dedizoum, a précisé : « Les ambassadeurs de l’Union africaine et de la CEEAC, garants de l’Accord du 06 février 2019, ont pris attache avec notre parti, à la demande du Président Faustin Archange Touadera afin de faciliter la reprise du dialogue, dans un élan de décrispation et pour  mettre fin aux rumeurs qui faisaient déjà croire à une méfiance réciproque entre le Président de la République et le Président de notre Parti, François Bozize. »

N’étant pas signataires de l’Accord de Paix de février entre le Gouvernement et les groupes armés, le KNK, par la voix de son porte-parole, a salué l’initiative du Président Touadera de passer par les garants de cet accord pour faciliter l’audience entre les deux personnalités. « La question de la rencontre entre ces deux personnalités faisait déjà couler beaucoup d’encres et de salives et a alimenté une campagne de désinformation et de haine contre l’Ancien Président Bozize et contre sa famille politique. Pour nous, la visite des représentants de la CEAC et de l’Union Africaine, a apporté un certain nombre de garanties par rapport à cette audience. »,a soutenu le porte-parole du KNK. 

En exil depuis le renversement de son régime par la Coalition Séleka en mars 2013, l’ancien président centrafricain François Bozize est rentré à Bangui dans la nuit du 15 au 16 Décembre 2019. Souhaitant rencontrer les autorités de Bangui, son parti le KNK avait avancé des conditions pour l’organisation de son audience avec le Président de la République. Des prises de positions divergentes entre partisans du KNK et les partisans de la majorité présidentielle avaient suscité une crainte de voir la situation s’embraser à nouveau dans le pays. La rencontre a finalement eu lieu le mardi, 21 janvier 2020.

Leo Papy Benam

 

 

vendredi, 24 janvier 2020 15:51 Écrit par Dans SOCIETE

Centrafrique :Le Comité local de paix et de réconciliation du 5e arrondissement s’engage à lutter contre l’insalubrité dans sa localité

BANGUI, le 24 janvier 2020 (RJDH)--- Le comité local de paix et de réconciliation du 5e arrondissement de Bangui et l’ONG Search For Common Ground entendent mettre en place des stratégies de lutte contre l’insalubrité dans la localité. Une rencontre y relative  s’est tenue à la municipalité dudit arrondissement le jeudi 23 janvier 2020.

La deuxième phase d’échange sur la stratégie de lutte contre l’insalubrité dans le 5e arrondissement, organisé par le comité local de paix et de réconciliation en collaboration avec l’ONG Search For Common Ground s’est tenue à la municipalité dudit arrondissement. Elle s’inscrit dans la droite ligne du projet « tribune d’expression populaire », qui vise à promouvoir le dialogue entre les autorités locales et leurs administrés.

Alain Yemo, Maire du 5e arrondissement de Bangui, appelle les habitants du 5ème à lutter contre l’insalubrité dans leur secteur, « chaque citoyen du 5e arrondissement doit agir en responsable pour faire face à ce phénomène. Et pour cela, il est important de mettre en place un comité de suivi de gestion des ordures. Et de mettre à la disposition de la communauté, des bacs à ordures », a laissé entendre l’autorité municipale.

« La communauté doit entreprendre des initiatives locales visant à nettoyer  par exemple le canal… ceci dans l’optique d’engager une lutte collective contre l’insalubrité dans leur arrondissement », poursuit le maire.

Le Coordonnateur du comité local de paix et de réconciliation du 5e arrondissement, Ghislain Gnikpingo, a mis l’accent sur la redynamisation du comité en charge de lutte contre l’insalubrité dans le secteur. « Lors de la première tribune d’expression populaire, nous avons mis en place un comité de suivi et ce comité n’a pas pu réaliser des activités, parce que nous-mêmes ensemble avec nos partenaires, nous ne nous sommes pas donnés le temps d’échanger longuement sur les activités qui devraient être réalisées. Et aujourd’hui, je pense que c’est une occasion pour que ce comité puisse davantage avec toute la communauté pour que nous puissions assainir notre localité », a lancé Ghislain Gnikpingo.

 Cette initiative portée par Search For Common Ground s’inscrit dans le cadre du projet « Tribune d’expression populaire (TEP) », un espace de dialogue qui vise non seulement à promouvoir le dialogue entre les autorités locales et leurs communautés pour échanger sur les maux qui gangrènent leur environnement dans une logique de trouver des solutions adaptées. Ce projet est financé par le Fonds des Nations-Unies pour la Démocratie (UNDEF).

 Thierry Martinien Saramandji

 

vendredi, 24 janvier 2020 14:41 Écrit par Dans SOCIETE

Centrafrique : Le ministère des Eaux et forêts vulgarise l’Accord de Partenariat Volontaire pour la bonne gouvernance forestière

BANGUI, le 24 janvier 2020(RJDH) --- Dans le cadre de la mise en œuvre de l’accord de partenariat volontaire signé le 11 Juillet 2012 entre le gouvernement centrafricain et l’Union Européenne, des décideurs politiques et administratifs sont impliqués dans la gestion des ressources forestières et leurs enjeux. Le document a été présenté par le Ministère des Eaux et forêt ce mercredi 22 janvier à Bangui au cours d’une rencontre regroupant des parlementaires, la Haute Autorité de la Bonne Gouvernance, des membres du Conseil économique et social, la société civile, les professionnels des médias, les communautés locales et autochtones.

Il s’agit de leur implication dans la mise en œuvre  de l’APV/FLEGT dont l’objectif principal est de garantir une meilleure gestion des forêts en Centrafrique. Cet accord dit APV, encadre le partenariat avec l’Union Européenne sur l’application des règlementations forestières, et les échanges commerciaux du bois, selon Idriss Amit Ministre des Eaux, forets, chasse et pêche, « cette rencontre parle du processus de l’Accord de Partenariat Volontaire qui promet la traçabilité du bois à l’exploitation. C’est un processus que l’Union Européenne a demandé que le bois centrafricain soit le bois de bonne qualité et de gestion durable. C’est un Accord qui a été signé en 2011 et comme l’Accord n’a pas été bien vulgarisé, c’est pourquoi nous avons choisi ce moment avec les élus de la Nation et les membres du conseil Economique et social sur l’importance du processus de l’Accord de Partenariat Volontaire », a expliqué le membre du gouvernement.

« L’exploitation forestière illégale représente un fléau de taille pour le maintien de marchés rentables et de pratiques d’exploitation durables, dans une économie mondiale qui exige de plus en plus de garanties de système de production durable et légale du bois », poursuit le membre du gouvernement.

L’exploitation illicite des bois a une influence négative sur l’économie du pays d’où l’impérieuse nécessité d’impliquer tous les acteurs qui constituent la chaîne de décision dans le pays et les communautés de base, « nous devons faire de la gestion durable de nos bois une affaire de tous pour permettre une rentabilité à la Centrafrique. C’est un processus qui doit être expliqué normalement à la population forestière que cette situation les concerne effectivement pour leur bien-être », a ajouté le Ministre Idriss Amit.

Les participants ont vivement recommandé la réactivation des dispositions pour les permis d’exploitation, « prendre des dispositions pour réactiver au plus vite les permis d’exploitation et d’aménagement pour encourager la transformation du bois à hauteur du taux prévu par la loi (70 %) et poursuivre la mobilisation de la convention de financement prévue pour le déploiement du système de vérification de la légalité (SVL) pour le meilleur suivi de nos bois », ont recommandé les participants dans leur communiqué final de la circonstance.

Ces derniers ont constaté un retard pris dans le décaissement de la convention de financement signée en 2012 avec l’Union européenne à hauteur de 6,7 millions d’euro pour le déploiement du système de vérification de légalité (SVL). Ils sollicitent l’appui du bureau de l’Assemblée nationale afin d’avoir des échanges avec l’Union européenne, pour son appui financier.

Paméla Dounian-Doté

vendredi, 24 janvier 2020 14:30 Écrit par Dans ENVIRONNEMENT

Centrafrique : « La Centrafrique affiche une croissance économique estimée à 4,8% en 2019 » selon la Banque Mondiale

BANGUI, le 24 janvier 2020 (RJDH)---La République Centrafricaine a connu une croissance économique de 4,8 %. « Une croissance très importante par rapport aux autres pays de la sous-région », indique le rapport de la Banque Mondiale en Centrafrique, présenté ce jeudi 23 janvier 2020 à Bangui.

La deuxième édition des cahiers économiques de la République Centrafricaine, publiée ce jeudi 23 janvier par la Banque, a examiné l’évolution des tendances économiques dans le pays et propose des options pour accroitre les recettes intérieures, en améliorant la politique et l’administration fiscale et douanière.

C’est sur une note de satisfaction que le Représentant de la Banque Mondiale en Centrafrique, Han Fraeters, salue la bonne opération de la croissance économique du pays en indiquant que l’amélioration de la situation sécuritaire a entraîné des perspectives économiques positives avec une croissance du PIB réel estimée à 4,8 % en 2019. « C’est un message très positif. Cela veut dire que la récupération économique est en cours et continue. On se demande pourquoi cette amélioration en 2019. Si les gens ont le temps de soupirer de développer des activités économiques logiquement, cela va avoir un effet positif sur l’économie, les gens auront pour priorités le temps de développer des activités économiques, et c’est cela la croissance de l’économie », s’est-il réjoui.

Malgré cette performance, la Banque Mondiale appelle la RCA à mobiliser des recettes internes pour soutenir cette croissance. C’est ce que tient à souligner Félix Moloua, Ministre de l’Economie, du Plan et de la coopération internationale, en estimant que c’est « une tâche importante pour des années prochaines d’essayer de créer plus de recettes internes. Cela veut dire que les citoyens et des entreprises auront de confiance dès que l’Etat va donner des services de bases, des routes et au retour les citoyens, les sociétés vont payer des taxes. C’est ainsi qu’on a un contrat entre l’Etat et les citoyens. Cela va permettre à l’Etat de mobiliser ses propres ressources pour faire des investissements nécessaires », espère-t-il.

Les projections de croissance pour 2019 étaient 4, 8% contre 3,7% en 2018, rappelle la Banque Mondiale, qui ne doit pas occulter les réels besoins de la population, en proposant que, d’abord, le contrat social doit être renforcé entre l’Etat et les citoyens, puis élargir l’assiette fiscale qui représente environ 8 % du PIB. Améliorer, ensuite, le recouvrement des taxes foncières à travers des mises à jours pour refléter les récentes évolutions économiques car, selon la Banque Mondiale, « une nouvelle législation permettrait de générer près de 12 milliards FCFA (environ 22 millions de dollars », réduire les exonérations fiscales et enfin moderniser l’administration fiscale.

 Jocelyne Nadège Kokada

vendredi, 24 janvier 2020 14:23 Écrit par Dans ECONOMIE
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