RJDH-RCA - Actualités

Centrafrique : Bientôt le démarrage de chalenge de football en faveur des moins 15 ans Bangui

BANGUI, le 29 janvier 2020 (RJDH) ---L’ONG Les frères Centrafricains compte organiser au mois de février prochain, un challenge de football en faveur des enfants de moins de 15 ans afin de les motiver à s’intéresser davantage au football. Ce tournoi se déroulera dans les 8 arrondissements de Bangui et ses environs à savoir Bimbo et Begoua.

Porté par l’ONG nationale Les Frères Centrafricains d’Anatole N’kouet, le démarrage du tournoi est prévu pour le mois de février prochain. L’intérêt, selon Jean Bruno Tatti, Directeur Technique de l’Ecole de Football de l’ONG, s’inscrit dans la relève de l’équipe nationale de football.  « Nous avons constaté que les anciennes gloires de football se sont regroupées dans une association et à chaque fois ils jouent ce qu’on appelle chalenge. C’est pourquoi nous avons décidé de copier cette initiative pour la ramener aux enfants de 8 à 14 ans. Donc dans un bref délai nous allons organiser ce tournoi qui ne concerne que des enfants. Ce tournoi va regrouper les enfants des 8 arrondissements de Bangui, y compris Bimbo et Begoua », annonce Jean-Bruno Tatti.

« Ce que nous recherchons à travers cette initiative, est d’encourager ces enfants à s’intéresser davantage aux activités sportives en générale et particulièrement en football. Nous savons tous que les enfants tirent leur plaisir dans les différentes formes de jeu. Mais aussi les enfants peuvent apprendre beaucoup de chose à travers les sports », a jugé le Directeur technique de l’école de football Anatole N’kouet.

Cette forme de compétition que souhaite organiser l’ONG Les frères Centrafricains, est une première initiative qu’elle compte inscrire dans le temps afin de dénicher des nouveaux talents en football chez les jeunes.

Carlos Watou        

mercredi, 29 janvier 2020 13:55 Écrit par Dans SPORTS

Centrafrique : Bangui abritera le 5e colloque conjoint international en février

BANGUI, le 29 janvier 2020 (RJDH) --- Faire face aux nombreux défis qu’engendre la théologie déviante sur la guérison divine auxquels font face les églises africaines, les leaders ecclésiastiques africains prendront part au 5e colloque international à Bangui dénommé « maladie, guérison et santé », du 10 au 12 février prochain.

Face aux défis du nouvel évangélisme en Afrique prônant une théologie non scripturaire autour de la guérison, la Faculté de Théologie Evangélique de Bangui (FATEB), en communion avec les facultés sœurs d’Abidjan en Côte-d’Ivoire et de Bunia en R.D. Congo se rencontreront du 10 au 12 février 2020 dans un colloque international à Bangui, dénommé « maladie, guérison et santé, un esprit sain dans un corps sain ».

A en croire le Docteur en Théologie Williams Molobi, rapporteur général du comité scientifique de ce colloque, ce sera une rencontre de réponse aux nombreux défis qu’engendre la théologie déviante qui commence à prendre une proportion inquiétante pour les églises africaines.

Ce 5e colloque conjoint international vise à éclairer les croyants et les non croyants ainsi que les musulmans à faire un choix objectif face au problème de santé souvent mal interprété par les croyants en négligeant la médecine moderne. « De nos jours, il y a plusieurs intervenants en matière de guérison et plusieurs thérapies en jeux donc à travers ce colloque, les croyants et les non-croyants en général et la population centrafricaine en particulier sera édifiée sur les réalités qui touchent à la question de santé, maladie et guérison. Et comment les croyants peuvent se comporter face au problème de santé », précise-t-il.

 « C’est une rencontre qui va regrouper 3 pays particulièrement la RCA, la Côte-d’Ivoire et le Congo Démocratique. Ce que nous recherchons à travers cette activité scientifique, c’est d’abord de déterminer les causes premières des maladies ensuite de faire un décryptage des différentes voies proposées pour la guérison enfin de voir comment faire pour que la santé soit maintenue dans chaque famille », a ajouté Williams Molobi.

Evoquant la particularité de cette rencontre de haut-niveau, le Docteur René Malepou membre du comité scientifique à la FATEB, indique que des imminents serviteurs de Dieu tenteront d’apporter leur éclairage à cette question. « La particularité de ce colloque, c’est que nous avons choisi de faire intervenir une diversité s à travers l’intervention des hommes de science, les praticiens, les médecins et un imam pour une lecture diversifiée de ce thème. Ce sera un regard croisé dans l’optique de dégager une expérience commune pour éviter les illusions sur le plan sanitaire dans chaque famille », a laissé entendre René Malepou.  

Ces nouveaux courants évangéliques proposant un message de prospérité et guérison sont à l’origine de multiples déviances dans l’interprétation de la parole de Dieu. Les trois pays réunis pour ce colloque sont aujourd’hui confrontés à ce problème.     

Pour mémoire, c’est pour la seconde fois que la République Centrafricaine abrite cette grande rencontre qui se fait de manière rotative entre les 3 pays concernés.

Carlos Watou

mercredi, 29 janvier 2020 13:50 Écrit par Dans SOCIETE

Centrafrique : La commission épiscopale justice et paix lance un projet pour lutter contre l’impunité

BANGUI, le 29 janvier 2020(RJDH)---La Commission Episcopale Justice et Paix (CEJP) appuyée par Secours catholique Caritas France a lancé officiellement le projet d’appui à l’éducation citoyenne et la lutte contre l’impunité en République centrafricaine, mardi 28 janvier 2020 à Bangui.

Promouvoir la lutte contre l’impunité, encourager la population pour la participation massive aux actes démocratiques sont les missions assignées à ce nouveau projet, selon l’Abbé Fréderic Nakombo, secrétaire national de La Commission Episcopale Justice et Paix, « La mission de la Commission Episcopale Justice et Paix consiste à accroitre la participation de la population à la vie démocratique à travers l’observation des élections qui sont organisée chaque 5 ans et promouvoir la lutte contre l’impunité compte tenu de la situation de la crise qui perdure à cause des groupes armées qui continuent de violer l’accord de paix en République Centrafricaine » a-t-il évoqué.  

Des centres d’écoute et référencement seront bientôt créés dans 3 diocèses à savoir Bambari, Bouar et Kaga-Bandoro pour une base de donnée sur les abus et violations graves des droits de l’homme dirigés contre les populations civiles. « La création de 3 nouveaux centre d’écoute diocésain à Bambari, Bouar et Kaga-Bandoro pour l’élaboration d’une base de données étendue aux 4 diocèses impliqués servant d’outil à la mise en place de poursuite pénale et compilation de données statistiques », a fait savoir l’Abbé Fréderic Nakombo.

 Pour la commission épiscopale justice et paix, ce projet vient renforcer le mécanisme de monitoring de suivi de la situation des droits de l’homme dans le pays. Pour Abbé Fréderic Nakombo, Secrétaire national de la CEJP, « c’est un pas important dans le travail que nous faisons et nous renforçons ainsi notre mécanisme de monitoring », s’est-il réjoui.

Severin Garba

mercredi, 29 janvier 2020 13:40 Écrit par Dans DROITS DE L’HOMME

Centrafrique : Foire agricole de Bozoum, 90 millions de FCFA récoltés

BOZOUM, le 29 Janvier 2020(RJDH)---La 16foire Agropastorale, organisée par Caritas Centrafrique à Bozoum, du 24 au 26 Janvier 2020, a été un succès pour la relance économique dans la Région de l’Ouham Pende.  Selon les organisateurs, les agriculteurs ont vendu leurs produits pour un montant de plus de 90.000.000 FCFA soit plus de 150.000 euros.

Chaque année, la ville de Bozoum organise une foire agricole qui réunit des centaines de producteurs de différentes régions de la RCA. Cette foire, est organisée par la Caritas Centrafrique, a permis aux agriculteurs de vendre leurs produits.  

Dans l'esprit d'encourager les producteurs, la Présidence de la République a remis une enveloppe de 5 millions de FCFA aux producteurs en compétition de gagner des différents prix et des médailles d’encouragement.

Pendant les 3 jours de la Foire, les agriculteurs ont vendu leurs produits pour un montant de plus de 90.000.000 FCFA soit environ 150.000 euros. « C’est le double de l’année passée. La Présidence de la République a octroyé un don de 5 millions de FCFA : une partie, 1.800.000 FCFA a été remise aux lauréats des 2 concours de la Foire : Concours des expositeurs et concours des jardins potagers. Les 3.200.000 FCFA restants ont été partagés en raison de 25.000 FCFA par groupement présent », a indiqué Caritas Centrafrique de Bozoum.

Les producteurs de Bocaranga ont remporté une médaille d’Or et une enveloppe de 500 mille francs CFA pour les variétés de leurs produits agricoles. Les Ministères de l’Agriculture et celui du Commerce ont contribué matériellement cette initiative pour encourager les agriculteurs en leur octroyant « des charrues, brouettes, bottes ». L’occasion a aussi permis d’attirer des milliers de personnes, des investissements dans le domaine de l’agriculture dont la société HUSACA.

Au total, 133 groupements venus de Bozoum, Bossemptele, Bouar, Bocaranga, Paoua, Ndim et Ngaoundaye ont participé cette Foire organisée par la Caritas.

RJDH

mercredi, 29 janvier 2020 13:35 Écrit par Dans ECONOMIE

Centrafrique : La Russie s’active pour la levée de l’embargo sur les armes à destination de la RCA

BANGUI, le 29 janvier 2020 (RJDH)--- Le Chef de l’Etat, Faustin Archange Touadera, a reçu en audience mardi 28 janvier 2020 Mikael Agassandian, un diplomate russe, pour discuter de la levée de l’embargo sur les armes à destination de Centrafrique depuis 2013.

La levée de l’embargo sur les armes était au centre de la visite de travail en République Centrafricaine du Premier Vice-Directeur du Département d’organisation internationale du Ministère des Affaires Étrangères de la Russie, venu échanger avec le Président Touadera sur le contre-projet de la Russie à celui de la France visant à maintenir l’embargo sur les armes à destination de la République Centrafricaine.

Les deux hommes ont longuement discuté sur la question en vue de définir les voies et moyens pouvant permettre à la levée totale de l’embargo selon la présidence. « Vous savez qu’il y a un projet français qui est discuté le 27 janvier aux Nations-Unies, et la Russie a distribué son contre-projet pour demander la levée de l’embargo surtout, les armes légères dont les 100 millimètre, la grenade et toutes formes de blindé qui doivent renforcer vos forces armées et leur donner beaucoup de mobilité », a fait savoir Mikael Agassandian.

Le diplomate a aussi indiqué que la Russie et la Centrafrique ont mis en place une forte coordination de déverrouiller certaines dispositions empêchant le pays d’entrer en possession de certains types d’armes. « Il y a une forte coordination ici à Bangui ainsi qu’à New York avec le représentant de votre pays à l’ONU et d’autres partenaires et cela va prendre 3 ou 4 jours de travail. Mais ce qui est important, c’est le fait qu’avec ce projet et les pétitions des autres membres, cela sera bien clair de savoir qui est avec le gouvernement légitime de votre pays ; qui veut la paix et la stabilité votre pays ; qui veut vous aider à réaliser l’accord de Khartoum et qui veut renforcer vos Forces armées pour rétablir le contrôle de tout le territoire de votre pays. Celui qui va voter contre le projet russe, c’est celui qui ne veut pas la paix, ni stabilité dans le pays et souhaite que la situation reste telle. Donc celui-là est contre l’intérêt de votre peuple. C’est le moment de vérité et de comprendre qui est vote ami ! », déclare Mikael Agassandian.

La délégation russe a également eu une rencontre avec la ministre de la Défense et de la Restructuration de l’Armée, Marie Noëlle Koyara, en vue de la livraison des équipements en armement à la République Centrafricaine. Elle a aussi rencontré la ministre des Affaires Etrangères et des Centrafricains de l’Étranger Sylvie Baipo Temon.

« Ces échanges s’inscrivent dans le cadre du renforcement des relations bilatérales entre la République Centrafricaine et la fédération de Russie tant sur le plan diplomatique que militaire », a indiqué Marie Noëlle Koyara.

Placé sous l’embargo en 2013 en raison des violences armées dans le pays, le pays a bénéficié de quelques allégements depuis le retour à l’ordre constitutionnel de 2016. Cette question est au cœur d’une bataille géopolitique et géostratégique entre les grandes puissances avec l’arrivée des russes dans le pays.

RJDH

 

mercredi, 29 janvier 2020 13:30 Écrit par Dans Politique

Centrafrique : lutte contre le VIH/SIDA: Faustin Archange Touadera donne l’exemple en se dépistant

BANGUI, le 28 janvier 2020 (RJDH) --- Le Comité National de Lutte contre le Sida (CNLS) a lancé mardi 28 janvier 2020, une campagne de sensibilisation sur le VIH, couplée avec le dépistage du personnel de la Présidence de la République.

Cette campagne de sensibilisation et dépistage volontaire s’inscrit dans le cadre du plan stratégique national du Comité National de Lutte contre le VIH/Sida, pour la période de 2016-2020 qui est celui de planifier, de mettre en œuvre et assurer le suivi des actions de la lutte contre le VIH/Sida dans les différents départements du pays. 

Le chef de l’Etat, Professeur Faustin Archange Touadera, s’est fait dépister pour l’occasion pour ainsi donner l’exemple à ces collaborateurs car, il ressort d’une étude récente du CNLS, que les gens sont réfractaires à l’idée de se faire dépister. « Faites comme moi », a ainsi déclaré Faustin Archange Touadera, invitant ainsi ses collaborateurs à l’imiter.

Docteur Marcel Massanga, Coordonnateur national adjoint du CNLS, salue l’initiative du chef de l’Etat pour servir de modèle à ces compatriotes, « le chef de l’Etat a préféré personnellement lancé cette campagne de sensibilisation mais aussi se faire dépister pour donner l’exemple à la population Centrafricaine en générale et en particulier à ses collaborateurs de faire autant. C’est une stratégie qui s’inscrit dans le programme national de lutte contre le VIH/SIDA, que nous développons parce que sans le dépistage, il est impossible de prendre en charge une personne qui vit avec le VIH/SIDA », a fait savoir le médecin.

En poursuivant, Marcel Massanga a noté que seul le dépistage demeure le seul moyen efficace pour réduire le taux de prévalence dans le pays. « Le dépistage est considéré comme une stratégie de prévention de l’infection à VIH et donc en mettant en place cette stratégie, on va réduire de manière drastique le taux de la transmission à VIH/SIDA dans notre pays. La prévalence de l’infection à VIH a connu une légère baisse car nous sommes à une prévalence de 3,6 %. On peut dire que ce taux de prévalence reste toujours élevé. Mais si on fait une comparaison par rapport à l’année précédente qui était de 4,7 %, il y a une légère baisse dans la prévalence de cette maladie », a-t-il apprécié.

Carlos Watou     

mardi, 28 janvier 2020 14:57 Écrit par Dans SANTE

Centrafrique : La vie reprend timidement à Bria dans la Haute-Kotto

BRIA, le 28 janvier 2020 (RJDH) --- Théâtre des violences armées le week-end dernier entre le MLCJ et FPRC sur fond de tension ethnique, la vie reprend peu à peu ce mardi et timidement à Bria, au centre-Est du pays dans la Haute-Kotto. Cette accalmie est intervenue après une rencontre de désescalade initiée par la MINUSCA avec les protagonistes engagés dans les violences, qui ont décidé à l’issue de la réunion d’arrêter toutes sortes d’hostilités.

Les activités ont repris timidement à Bria ce jour après les violents combats qui ont opposé deux groupes armés rivaux dans la région durant deux jours, grâce à la médiation entreprise par la mission onusienne et les autorités préfectorales de la Haute-Kotto, tentative de désescalade après des violents combats qui ont secoué la ville de Bria, dans l’est de la République Centrafricaine, du samedi 25 au dimanche 26 janvier.

De sources locales, cette rencontre co-présidée par le chef du bureau de la MINUSCA, Imtiaz Hussain et le préfet de Haute-Kotto, Thierry Evariste Binguinidji, le Général Moussa chef d’État-major du FPRC a promis retirer ces éléments qui sont dans les quartiers. « Le responsable n°1 du FPRC nous a fait la promesse de retirer ces hommes présents dans quelques faubourgs de Bria pour favoriser le retour des personnes déplacées », a confié une autorité locale au RJDH joint au téléphone en cette fin de la matinée.

D’autres personnes contactées surplace ont témoigné que « la circulation a repris ce matin, les magasins sont ouverts mais la peur demeure encore dans les esprits ».

La MINUSCA, de son côté, a indiqué qu’elle va multiplier les rencontres dans ce sens afin que la paix et la quiétude revienne dans la région.

La ville de Bria a replongé dans des affrontements meurtriers avec une allure ethnique le samedi 25 janvier dernier opposant les combattants rebelles du FPRC et MLCJ faisant plusieurs morts et blessés. Plusieurs personnes ont trouvé refuge sur les sites, notamment de l’hôpital et de l’Eglise coopération centre de Bria. Aucun bilan officiel n’est pour l’heure disponible.

 

mardi, 28 janvier 2020 14:50 Écrit par Dans SECURITE

RJDH - Eke Sioni   Sango !

 Mardi, 28 janvier 2020

Centrafrique : Mercenaires français et recrutement des miliciens à Bangui : le Kwa Na Kwa dément

Diffusée sur certains médias centrafricains, une infox soutient qu’il y a un recrutement et une formation des milices, assurés par des mercenaires français pour le compte du parti Kwa Na Kwa. Cette information n’est confirmée ni par le parti politique de l’ancien président François Bozize, ni par les autorités locales et moins encore par les habitants locaux. Ce n’est qu’une infox.

« Nous n’avons vu personne faire des recrutements des milices dans nos quartiers et nous n’y reconnaissons pas l’existence d’un quelconque centre d’entrainement militaires organisés par l’ancien Président Bozize. », ont réagi certains jeunes des quartiers Cité Jean 23 et Voudambala rencontrés par notre rédaction.

Une infox reprise par deux médias

Dans les éditions du 20 et 21 janvier dernier, Zama Java Papa du Mouvement Centrafrique Debout (M.C.D) a soutenu, sur la radio nationale, que François Bozize avait lancé un processus de recrutement d’anciens militaires et anti-balaka. Il a affirmé que leur formation se faisait aux quartiers Boy rab, Cité Jeans 23, Voudambala et Kagamangoulou, en vue de reprendre le pouvoir par la force.

Mais aussi le Journal Adrénaline Info, dans son numéro du 0626 du 21 janvier 2020, revient sur cette information et titre : « Le Plan B de l’opération en cours de déstabilisation du régime actuel par l’ancien président centrafricain François Bozize Yangouvonda ».  Sans référence à une quelconque source, l’auteur de l’article affirme que François Bozize et ses plus proches collaborateurs recrutent des anciens militaires, les anti-balaka en citant des quartiers Boy-rabe, Cité Jean 23, Voudambala et Kagamangoulou, comme lieux d’entrainement. Il cite le quartier Tekpa, vers Cité Jean 23, comme lieu de perception de la prime globale d’alimentation des recrus. Dans ce même article, l’auteur souligne que dix mercenaires de nationalité française assurent la formation de ces recrus du KNK.

Interrogé par notre rédaction sur la question, le chef de quartier Cité Jean 23, Nicaise Ngue dit ne pas être au courant d’une telle initiative dans son entité. « Si cela était vrai, je devrais être la première personne à avoir l’information et la première à dénoncer car cela est une question de sécurité et je suis la première personne en charge de la sécurité dans mon entité ».

Ni recrues ni camp d’entraînement, encore moins de mercenaires

Pour le Porte-Parole du parti Kwa na Kwa de François Bozize, Christian Guenebem Dedizoum, il s’agit d’une campagne d’intoxication qui vise à ternir l’image du parti KNK et de son président et semer la peur au sein de la population. « Ces allégations relayées malheureusement par la Radio Nationale et reprises sur les réseaux sociaux ne sont pas de nature à contribuer au processus de paix dans notre pays. Quant à la question des mercenaires Français, si nos détracteurs en possèdent les preuves, je leur demande de les fournir à la justice. »

Contactée par notre rédaction, l’Ambassade de France en Centrafrique dit ne pas être au courant de la présence de mercenaires français, ni d’autres ressortissants français en RCA qui seraient engagés dans une telle démarche.  

Aristide Rocard Maleya et Salwa Salle

 

 

 

 

 

mardi, 28 janvier 2020 13:01 Écrit par Dans SOCIETE

Centrafrique : « L’accord de Khartoum peine à s’appliquer », selon Chantal Solange Touabena

BANGUI, le 28 janvier 2020, (RJDH)---Chantal Solange Touabena, Coordonnatrice de la Plateforme des organisations de la société civile, doute encore de l’efficacité de l’accord politique censé ramené la paix dans le pays, au regard du climat d’insécurité qu’entretient les groupes armés dans les zones sous leur contrôle. Position exprimée dans une interview accordée au RJDH vendredi 24 janvier dernier.

La situation sociopolitique actuelle de la République Centrafricaine, le bilan de l’APPR-RCA à quelques jours de sa première année ainsi que le niveau d’implication des femmes dans le processus électoral sont, entre autres, les sujets abordés par Chantal Solange Touabena, Coordonnatrice de la plateforme société civile en République Centrafricaine (SCRCA) vendredi 24 janvier 2020, avec le RJDH.

La recrudescence des violences ces derniers temps dans la zone de Birao, récemment à Bria ainsi que des vagues de rumeurs liées à un imaginaire coup d’état qui prévaut en ce moment, inquiète la plateforme des organisations de la société civile en République Centrafricaine (SRCA). Par la voix de sa coordonnatrice, Chantal Solange Touabena, la SRCA juge que « le climat politique laisse à désirer. Il y a trop de remous, les choses ne vont pas bien, il y a des menaces, des insultes sur les réseaux sociaux, les rumeurs de coup d’Etat, beaucoup de choses se disent dans ce pays et ne rassurent pas la lecture que nous avons du climat politique en ce moment », a-t-elle déclaré.

De mémoire, le premier anniversaire de l’accord de paix sera célébré le 6 février prochain et, pour elle, le bilan est mitigé. « C’est vrai qu’il y a eu des avancées mais l’objectif de l’accord n’est pas atteint. La population continue de payer de sa vie et aucune mesure n’est prise. Je pense qu’au regard de ce qu’endure les centrafricains, cet accord est un fiasco. Il peine à s’appliquer car les garants et facilitateurs ne font rien pour sanctionner les groupes armés qui continuent de massacrer nos compatriotes », s’exclame-t-elle.

Se prononçant sur la participation des femmes au processus électoral, Chantal Solange Touabena, encourage ses paires à s’y impliquer activement sans perdre de vue cette lutte pour le retour de la paix dans le pays, facteur de bon déroulement des élections tant dans la capitale qu’à l’intérieur du pays, a-t-elle conclu.

Severin Garba    

mardi, 28 janvier 2020 12:53 Écrit par Dans SOCIETE

Centrafrique : « Rien ne m’empêche d’être candidat à la présidentielle », déclare François Bozize

BANGUI, le 28 janvier 2020 (RJDH)---Interrogé sur son avenir politique depuis son retour au pays après sept années d’exil, l’ancien président centrafricain François Bozize a clairement déclaré ce lundi que rien ne l’empêchait d’être candidat à la présidentielle de 2020.

Peu bavard, discret et en retrait depuis son retour mi-décembre 2019 en Centrafrique, l’ancien président François Bozize a rompu le silence qu’il s’était imposé depuis plus d’un mois en s’adressant pour la première fois à la presse lundi 27 janvier.  Evoquant son avenir politique face à la presse, sans détours, il répond que « Rien ne m’empêche d’être candidat (…) Rien ne m’empêche selon les textes officiels. Cela dépend de mon parti. C’est le congrès qui désigne les candidats », a fait savoir François Bozize, sans en dire dire plus sur ses intentions politiques à quelques mois de la présidentielle prévue fin 2020.

L’ex-chef de l’État toujours sous sanction des Nations unies depuis 2013,  a émis le vœu de voir ces sanctions levées par le Comité des Sanctions de l’ONU qu’il qualifie "d’injustes".« Les événements concernant les Antibalaka se sont déroulés en mon absence et tout le monde le sait », s’est-il justifié, avant de préciser, « aujourd’hui, la situation a considérablement évolué et il ne me paraît absolument pas juste que je sois contraint de subir ces sanctions à perpétuité ».

Son retour, il le place « dans un esprit d’apaisement et de recherche de paix. Je ne suis pas venu chercher querelle à personne. Je ne suis pas non plus venu fomenter un quelconque complot pour créer un trouble en République Centrafricaine », c’est dans cette posture que l’homme se positionne désormais.

S’agissant de l’Accord de paix, François Bozize assure le respecter et le soutenir mais dans une approche inclusive avec toutes les forces vives de la nation, selon lui, qu’il faudrait lui insuffler une nouvelle énergie, « aujourd’hui, près d’un an après sa signature, il n’est un secret pour personne que cet accord souffre dans sa mise en œuvre… Il est temps de lui insuffler une nouvelle énergie afin que, tous ensemble nous lui permettions de nous mener à la paix tant recherchée », dit-il.

Il propose que le Chef de l’Etat élargisse son cercle de rencontres, « au-delà de simples rencontres qui ne seraient pas suivies d’effet, je propose que le cercle de consultations du Président de la République s’élargisse à l’ancien Vice-président de la République Henri Maïdou, aux anciens Premiers Ministres mais aussi aux leaders des formations politiques et aux leaders de la société civile afin qu’un élan véritablement inclusif et national puisse être lancé. Il nous faut aider le Président Touadera dans sa politique de la main tendue afin qu’elle le soit envers tous, sans exclusive », propose-t-il.

 Vianney Ingasso

 

mardi, 28 janvier 2020 12:49 Écrit par Dans Politique
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