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Centrafrique : Le projet DPAM sur fonds du gouvernement américain appuie le ministère des Mines pour lutter contre le covid 19 dans les zones minières

NOLA, le 12 mai 2020(RJDH)---Pour la prévention contre le risque de propagation de la pandémie de coronavirus dans les zones minières, le ministère des Mines et de la géologie mène une activité de sensibilisation à travers les radios communautaires au sud-ouest du pays.

Il s’agit de radios Zoukpana de Berberati et Kulindunga de Nola ciblées par le projet Droits de Propriété et Artisanal Minier(DPAM) avec le financement du gouvernement américain pour des débats radiophoniques sur le coronavirus avec les acteurs impliqués.

Le secteur minier constitue un vecteur de transmission de la pandémie de coronavirus. Plusieurs chantiers miniers poursuivent toujours leurs activités en dépit des appels lancés par les autorités interdisant tout regroupement d’au moins 15 personnes. C’est dans ce contexte que le DPAM a organisé du 06 au 14 mai, une mission de sensibilisation sur cette maladie dans le sud-ouest du pays, zones déclarées vertes par le Processus de Kimberley.

Le premier débat radio a eu lieu à la radio communautaire de Zoukpana de Berberati le 09 mai et le deuxième à Nola le 12 mai avec la participation des autorités politico-administratives, des directeurs régionaux des mines, de la santé et des représentants des artisans miniers. L’objectif est de sensibiliser les acteurs du secteur minier sur les pratiques susceptibles d’être un vecteur de transmission de la maladie. D’où nécessité du projet Droits de propriété et artisanal minier de lancer ce message à travers les radios communautaires pour prévenir le risque de propagation de la pandémie de coronavirus dans leurs zones d’activités minières.

Cette initiative est saluée par les directeurs régionaux de Mines et de la Santé de la ville de Berberati, Patrick Ouango et Dr Serge Didier Doctor qui au cours du débat ont profité de l’occasion pour présenter le danger que représentent les zones minières. « La radio joue un rôle très capital dans le cadre de sensibilisation sur le covid 19. Parce qu’on se rend compte aujourd’hui, que les artisans, les ouvriers miniers n’ont pas encore pris conscience de la menace de cette maladie » s’inquiètent-ils tout en appelant ces derniers au respect des mesures barrières.

Le constat est presque similaire à Nola dans la Sangha-M’baéré ajoute, Géneviève Chour Née Gbadin, sous-préfet de la ville. Lors du débat radiophonique, elle a invité à nouveau les populations surtout les artisans miniers à respecter les consignes d’hygiènes. Ces deux préfectures aujourd’hui font face à d’énormes défis au niveau des frontières. Des pistes rurales vers Gamboula et Nola sont beaucoup utilisées par des commerçants et artisans miniers qui échappent au contrôle des forces de défense et de sécurité. Le risque de propagation est évident si des mesures ne sont pas prises par les autorités du pays.

Une situation déplorée par le Sous-préfet de Berberati Jacques Antoine Gounendji et les autorités sanitaires qui ont confirmé le flux des gens avec la découverte des chantiers miniers qui enregistrent constamment des populations et des sujets étrangers. Ils en appellent au renforcement des dispositifs militaires afin de faire à ce mouvement incontrôlé dans ces zones minières.

Le Projet Droits de Propriété et Artisanat Minier(DPAM) financé par le gouvernement américain qui appui le gouvernement de la RCA dans le secteur minier artisanal œuvre en faveur des droits de propriété des communautés minières et de la gouvernance des ressources naturelles. Ce projet est mis en œuvre par le bureau d’Etudes Tetra Tech pour une durée initiale de 2018-2021.

Judicaël Yongo

mardi, 12 mai 2020 13:57 Écrit par Dans ENVIRONNEMENT

Centrafrique : Le deuxième centre de traitement du Covid 19 du pays accueille ses premiers patients

BANGUI, 12 mai 2020 (RJDH)---Le deuxième centre de traitement du Covid 19, inauguré le 7 mai dernier par le ministre de la santé, accueille depuis le week-end dernier ses premiers patients. Les cas admis dans ce centre sont maitrisables, selon un des médecins traitant, Louis Médard Warandji.

Ils sont déjà six à être admis au nouveau centre de traitement de Covid 19, installé à l’hôpital général situé à quelques mètres du centre-ville de la capitale. Lors de la visite du RJDH, un calme pesant règne bien que quelques agents discutent à voie base évoquant leurs conditions de travail, conditions qui selon eux, ne sont pas idéales pour les protéger contre d’éventuelles contaminations. Interrogé sur l’inquiétude des agents de santé détachés au sein de ce centre de traitement, le médecin chef calme le jeu, « les conditions de prévention sont réunies et nous avons les matériels qu’il faut pour apporter secours et nous protéger ».  

Sur les six patients, il y a deux cas importés et quatre locaux qui ne sont pas compliqués, « nous avons des cas importés et des cas locaux mais tous ne sont pas d’une extrême gravité », explique Louis Médard Warandji, un des deux médecins désignés pour gérer ce centre constitué de 5 chambres et 127 lits. 

Le centre de l’hôpital général, en terme de capacité d’accueil, est le premier du pays qui en compte déjà 3 dont deux à Bangui et 1 à la frontière avec le Cameroun. La République Centrafricaine compte en deux mois de présence de la maladie dans le pays, 179 cas dont 12 guéris. Selon nos informations, seulement une vingtaine de malades seraient admis dans les différents centres de traitement les autres qualifiés de simples, sont suivis à domicile.

Ketsia Kolissio 

mardi, 12 mai 2020 13:51 Écrit par Dans SANTE

Centrafrique : Le chef de l’Etat préside la cérémonie de sortie officielle des premiers éléments des USMS

BANGUI, 12 mai 2020 (RJDH)---La ville de Bouar au centre est du pays, accueille depuis ce matin la cérémonie de sortie officielle des premiers éléments des Unités Spéciales Mixtes de Sécurité (USMS) issus des groupes armés. La cérémonie est présidée par le chef de l’Etat Faustin Archange Touadéra.

Ce sont 629 éléments issus des groupes armés, qui font leur sortie officielle comme membres des Unités Spéciales Mixtes de Sécurité (USMS). Le président de la République Faustin Archange Touadéra inscrit la formation et la sortie de ces premiers éléments dans le cadre de la recherche de la paix, chère selon lui, à son gouvernement. 

La sortie officielle de ces éléments, désormais membres des USMS, intervient 15 mois après la signature de l’accord de paix du 06 février 2019, accord qui les a créées en son article 16 qui engage les parties signataires « à mettre en place des unités spéciales mixtes de sécurité ».

Les 629 éléments des USMS dont la sortie officielle est organisée ce jour, proviennent de 5 groupes armés sur les 14 signataires de l’accord de paix, « ils viennent des 3R, des antibalaka aile Mokom et aile Ngaïssona et les RJ aile Sayo et aile Belanga », confie un des cadres de l’Etat-major que le RJDH a interrogé sur le sujet.

C’est depuis le 17 octobre 2019 que ces anciens rebelles sont admis au centre de formation à Bouar soutenu financièrement par l’Union Européenne. Conformément à l’article 16 alinéa 2, les USMS « sont constituées de membres des forces de défense et de sécurité nationale, et en majorité des membres des groupes armés ayant pleinement adhéré aux principes du présent accord et suivi la formation adéquate de deux mois ». Les USMS sont chargées essentiellement de sécuriser les couloirs de transhumance.

Sylvestre Sokambi      

mardi, 12 mai 2020 13:47 Écrit par Dans DDRR

Centrafrique : 900 prélèvements réalisés par le ministère de la Santé dans la Mambere-Kadéï

BERBERATI, le 11 mai 2020(RJDH) ----Une équipe médicale du Ministère de la Santé a lancé depuis le 30 avril dernier des prélèvements dans la préfecture de la Mambéré-Kadéï au sud-ouest du pays. A en croire le Dr Jean Thierry Behoundé 900 personnes ont été relevées dans cette partie du pays qui partage la frontière avec le Cameroun.

Ces prélèvements ont été faits à Gamboula, Dédé, Sosso-Nakombo, Berberati et Carnot. Au total, 900 prélèvements sont prévus dans la préfecture de la Mambéré-Kadéï par le ministère de la santé  et de la Population. Ces tests sont acheminés par la Minusca et les résultats dépendront justement de la charge de l’institut Pasteur de Bangui, le centre de référence de l’OMS.

En cas de positivité, le sous-préfet de Berberati Jacques Antoine Gounendji s’interroge sur la prise en charge des malades. « A travers ce dépistage, si on trouve quelqu’un qui est malade, comment faire pour le garder ici puisque les conditions sont très difficiles à Berberati. Maintenant des prélèvements et les envois à l’Institut Pasteur, voyez-vous tous ces temps ! », S’est-t-il interrogé.  

Au doute du sous-préfet, le Dr Jean Thierry Behoundé, répond, « du coup dans cette mission, nous avons identifié des centres covid-19 à Gamboula. Nous avons discuté avec le centre suédois qui nous a donné un local avec une capacité de 14 lits. A Berberati, nous avons aussi un local avec de très grandes capacités. Avec les partenaires et organisations qui sont là, elles sont prêtes à nous appuyer », répond Jean Thierry Behoundé.

Les tests sont repartis de la manière suivante, 300 tests sont utilisés à Gamboula, Dédé, Sosso, et à Berberati, on compte 200 tests. 400 tests supplémentaires sont encore utilisés dans la ville de Berberati et se poursuit à Carnot comme l’indique le Dr Jean Thierry Behoundé.

Judicaël Yongo

 

 

lundi, 11 mai 2020 15:52 Écrit par Dans SANTE

Centrafrique : la situation humanitaire de Ndélé au centre des préoccupations

BANGUI, le 11 mai 2020 (RJDH)---La Représentante spéciale adjointe du Secrétaire général (en République centrafricaine) et Coordonnatrice humanitaire, Denise Brown, a conduit une mission humanitaire à Ndélé, le 9 mai 2020, pour toucher du doigt les conditions de vie des populations civiles après les affrontements de mars et avril 2020, afin d’y apporter une réponse humanitaire.

Le tableau dressé par Mme Denise Brown, Coordonnatrice humanitaire en Centrafrique, est peu luisant et dramatique pour les déplacés vivant sur les sites des déplacés à Ndele. Selon elle, l’affrontement du 29 avril dernier n’a épargné personne femmes comme enfants de moins de 5 ans, et au regard de la situation les humanitaires ont du mal à porter secours à la population. « Ces affrontements ont provoqué le déplacement de plusieurs personnes autour de la base de la Minusca, le ciblage des entrepôts et bureau des humanitaires et des ONG nous met dans une situation où on a des difficultés à répondre aux besoins de la population, car nous avons à peu près 8 à 9000 mille personnes à qui l’on doit venir en aide », explique Denise Brown

La population est la principale victime de cette crise, parce que les acteurs humanitaires ont des difficultés à répondre aux besoins de la population, a relevé Denise Brown. « Les groupes armés font tout cela pour que la population souffre, il y a une crise parce que la population s’est déplacée et maintenant il y a une autre crise qui s’y ajoute, et nous les humanitaires nous avons des difficultés pour répondre aux besoins de la population. Le message que j’ai passé à toutes les autorités que j’ai vues, que les humanitaires doivent circuler librement, nous ne pouvons pas travailler dans cette condition. Il faut un changement radical. Le départ de tous les humanitaires dans la ville de Ndélé, c’est vraiment le début de la fin », indique Denise Brown

Les dernières violences meurtrières à Ndele ont occasionné des pertes en vies humaines de près de 28 personnes et 8 000 autres ont fui pour se réfugier sur le camp des déplacés proche de la base de la MINUSCA.

Paméla Dounian-Doté

lundi, 11 mai 2020 15:48 Écrit par Dans HUMANITAIRE

Centrafrique : Les USA octroient une enveloppe de 3,5 millions de dollars pour la lutte contre le Covid-19

BANGUI, le 11 mai 2020 (RJDH) --- Les États-Unis mettent à disposition l’aide dans plusieurs pays africains, y compris la République centrafricaine, qui recevra un financement humanitaire de 3,5 millions de dollars soit 2,1 milliards de CFA. Cette aide sera principalement affectée au soutien et aux matériels liés à la santé dans le cadre des activités en matière de distribution d’eau et d’assainissement.

Selon le communiqué de presse rendu public ce 05 mai, les États-Unis investissent de longue date de manière généreuse au service de la santé et du bien-être des centrafricains, et cette aide humanitaire vient s’ajouter à l’aide américaine des 20 dernières années : 4,5 millions de dollars soit 2,6 milliards de CFA, dans le secteur de la santé et 822,6 millions de dollars soit 487,5 milliards de CFA au total pour la République centrafricaine.

Et les démocraties sont bien placées pour contribuer à la lutte mondiale contre COVID-19 « en tant qu’Américains, nous sommes fiers que nos secteurs public et privé - dans le cadre d’une approche englobant l’ensemble de l’Amérique - aient déjà mobilisé des ressources pour aider à lutter contre COVID-19 », Lucy Tamlyn, Ambassadeur des États-Unis en République Centrafricaine, lit-on dans ce document.

La diplomate américaine est revenue sur l’importance du rôle des médias dans la lutte contre cette pandémie mondiale, « il est particulièrement important que les journalistes professionnels et les citoyens soient tous libres de rapporter ce qu’ils voient et entendent, et d’exprimer ouvertement leurs opinions », a-t-elle approuvé, avant de souligner que, « nos médias indépendants facilitent l’échange d’informations vitales, passent d’innombrables heures à la recherche de faits et à vérifier leur exactitude, et font de leur mieux pour poser des questions difficiles pour faire en sorte que les responsables publics, comme les experts sur lesquels ils comptent, répondent de leurs actes », mentionne -t-elle.

Depuis le début de l’épidémie, le gouvernement américain a engagé 775 millions de dollars d’aide à ce jour. Des entreprises, des ONG, des organisations confessionnelles et des particuliers américains ont contribué à hauteur d’au moins 3 milliards de dollars sous forme de dons et d’appui humanitaire pour lutter contre le virus.

Auguste Bati-Kalamet

lundi, 11 mai 2020 15:44 Écrit par Dans Politique

Centrafrique : Denise Brown dénonce les attaques contre les humanitaires à Ndélé

BANGUI, le 11 mai 2020 (RJDH)---Au cours des neuf derniers jours, 10 attaques contre des organisations humanitaires ont été enregistrées dans la ville de Ndélé, au nord-est de la République centrafricaine (RCA) dans la préfecture de Bamingui-Bangoran. Les affrontements inter-communautaires qui ont commencé le 10 mars 2020 se poursuivent.

Le 29 avril, des violences ont éclaté dans la ville de Ndélé, obligeant plus de 2 000 personnes à fuir leurs habitations à la recherche de refuge. Plus de 27 personnes ont été tuées et au moins 56 autres ont été blessées.

La Coordonnatrice humanitaire pour la République centrafricaine, Mme Denise Brown, s'est rendue à Ndélé pour évaluer elle-même la situation des civils et des travailleurs humanitaires, mais aussi pour échanger avec les partenaires locaux. « Dans certaines régions de la République centrafricaine, la population est forcée aux déplacements récurrents suite aux conflits. Ces dernières semaines à Ndélé, des personnes ont été forcées à deux reprises de fuir la violence. La seule façon pour elles de retourner à leurs habitations et demeurer en sécurité dans leur communauté est la cessation du conflit », a déclaré Mme Denise Brown.

Depuis janvier, 27 incidents contre des organisations humanitaires, dont le meurtre d'un de ses travailleurs et le vol de quatre véhicules, ont été signalés à Ndélé. Le nombre d'incidents par mois est passé d’un en janvier à neuf en avril. Au cours de la première semaine de mai, sept incidents ont déjà été enregistrés. Ndélé est la deuxième préfecture la plus touchée de la RCA en terme d'incidents contre des travailleurs humanitaires.

« La situation sur le terrain est intenable. Les attaques contre la population et la communauté humanitaire doivent cesser. Les femmes et les enfants sont particulièrement exposés et payent les frais de cette crise prolongée », a déclaré la Coordonnatrice humanitaire. « J'appelle toutes les parties à respecter leurs obligations en vertu du droit international humanitaire, à respecter et à protéger les civils et les travailleurs humanitaires ainsi que leurs biens », a ajouté Mme Brown.

La ville de Ndele, dans le nord du pays, a été théâtre depuis le mois de mars dernier des violences meurtrières entre deux groupes armés rivaux ayant occasionné plus d'une dizaine de morts.

RJDH

 

lundi, 11 mai 2020 14:07 Écrit par Dans HUMANITAIRE

Centrafrique : Covid 19, entre une redynamisation de la lutte et la négligence de la population

BANGUI,  08 mai 2020 (RJDH)---Déclarée le 14 mars 2020 en Centrafrique, la pandémie du Covid-19 progresse dangereusement alors que le système de santé connait des dysfonctionnements. Manque d’infrastructures et matériels de soins, problème de coordination, non-respect des mesures barrières par la population ainsi que par les agents de l’État, légèreté au début de l’épidémie dans le contrôle des voyageurs à la frontière, soupçon de mal gérance des fonds… c’est dans ce climat que le pays doit faire face à une pandémie qui court à une vitesse exponentielle.

Dossier de Fleury Venance Agou et Fridolin Ngoulou

Ignorance/négligence de la maladie par la population ou théorie de complot ?

Après Wuhan (Chine) ou est apparue pour la première fois en décembre 2019 le Covid-19, la maladie s’est vite propagée dans le monde et a été qualifiée de pandémie par l’Organisation Mondiale de la Santé (OMS) le 12 mars 2020. Des mesures de prévention ont été prises et des consignes ont été édictées par les autorités de chaque pays jusqu’au confinement de la population.

S’agissant de la République Centrafricaine (RCA), pays enclavé, le premier cas de contamination a été déclaré le 14 mars et le point de la situation dans la soirée du 07 mai est de 118 cas  positifs dont dix guéris. A l’instar des autres pays du monde, des dispositions ont été aussi décidées.

Cependant, en dépit du matraquage médiatique, des sensibilisations de proximité, « nous avons l’impression que la population ignore/néglige vraiment la maladie ».

Déni ? Non, mais plutôt négligence. Car, les campagnes à grande échelle sont menées à grand tambour. Alors, on peut donc noter que la population dénie la maladie, car croyant au préjugé que « microbe a fa zo voucko pèpè » (le microbe ne tue pas le Noir). Une croyance stéréotype répandue à Bangui.

Pareillement, à lire les commentaires sur les réseaux sociaux, le nombre de personnes malades du Covid-19 et la gestion de la crise suscite interprétations ou grilles de lecture de nature complotiste. « Il faut que les autorités de la R.C.A arrêtent de paniquer la population pour rien. Il n’y a pas coronavirus là. On connait leur complot avec l’OMS. Paniquer la population pour leur faire peur puis introduire leur poison pour détruire les vies. Voyons à quelle vitesse le corona se propage en Chine, France, Italie, USA etc. Mais à Bangui la propagation c’est à pas de tortue. Il n’y a pas coronavirus », a affirmé Virgile Junior Ngo Kokesse dans un commentaire à un post. Mais Odilon Maurice Ouakpo pense le contraire : « Théorie de complot? Non, c’est plutôt le fiasco du complot » a-t-il relevé.

A l’instar des autres observateurs, il a déploré la gestion de l’épidémie en Centrafrique qui est un « fiasco ». Le Ministre de la Santé, Pierre Somsé a reconnu cela en affirmant à lemonde.fr que des «conducteurs ne voulaient pas se faire tester, poursuit le ministre, en raison des préjugés qui se sont répandus, ils avaient peur qu’on leur inocule un vaccin ».

En somme, « l’attitude et le laxisme de certaines autorités renforcent le déni de la maladie par une grande majorité de la population », a déclaré un observateur de la société centrafricaine.

Enfin, « certaines personnes sont littéralement convaincues que la Covid-19 n’est réservée qu’aux occidentaux et que l’africain est en quelque sorte immunisé contre cette maladie », a rapporté dans un article publié par le site talato-covid19.kligao.com.

Carence dans la coordination de la lutte contre le coronavirus

La coordination de la lutte contre le coronavirus pose encore problème. Dans ce contexte où le pays traverse une crise sanitaire avec des conséquences sur plusieurs secteurs, l’absence de coordination freine l’élan d’une lutte véritable.

Depuis la déclaration de la pandémie du Covid19 dans le pays le 14 mars 2020, le président Centrafricain avait mis en place trois cellules pour coordonner la lutte : Une cellule stratégique qu’il préside ; une cellule technique placée sous l’autorité du Chef du gouvernement, Firmin Ngrebada ; une cellule scientifique pilotée  par le Ministre de la santé avec les partenaires intervenant dans le secteur de la santé.

Touchant tous les secteurs et qui prenant une dimension humanitaire très importante, des démembrements ont été opérés au niveau sectoriel. C’est-à-dire que chaque département ministériel doive proposer des plans sectoriels de lutte. Au niveau préfectoral, des sous-comités dirigés par des représentants de l’Etat sont opérationnels y compris le comité de sensibilisation, chapeauté par le Maire de la ville de Bangui, Emile Gros Nakombo, qui a été testé positif au Covid-19.

Des informations en notre possession font état d’une machine encore très lourde qui peine à bien démarrer. Ces comités éprouvent un réel problème de coordination car chaque département ministériel se focalise sur son plan sectoriel. Le secteur de la santé, qui est d’ailleurs très large souffre également de cet handicap de management général. Des ONG intervenant dans le domaine de la santé alors coordonnées par le Ministère de l’action humanitaire doivent en même temps suivre la politique et les directives de ces deux secteurs.

Depuis au moins deux semaines, le Sitrep, un outil des acteurs humanitaires pour la mise à jour de la lutte contre cette pandémie ne parait plus. Le dernier numéro remonte au 11 avril 2020. Après ce 6e numéro, des sources humanitaires confient avoir souffert du « problème de coordination » pour réaliser cet outil qui capitalise l’évolution de la pandémie ainsi que des actions menées et envisagées.

Cette situation a motivé la décision de la Mission onusienne en Centrafrique (MINUSCA) d’interdire l’entrée des camions de transport en Centrafrique via le Cameroun, alors que le Gouvernement avait déjà suspendu le trafic entre ces deux pays voisins. Suite aux critiques, la MINUSCA a retiré cette note. Cette attitude a été dénoncée par plusieurs observateurs et considérée comme une confusion de pouvoir. Cette sortie a donc montré une carence de coordination et de partage d’informations en temps réel sur la lutte contre cette pandémie. Il est indispensable de vite se rattraper.

Un problème de coordination peut-il impacté négativement sur la lutte contre le coronavirus en Centrafrique ?

Les techniciens soutiennent qu’une mauvaise coordination pourra entraîner une situation de hors contrôle de l’épidémie en Centrafrique. « Si les acteurs humanitaires, avec leurs principes sensés évoluer sous leur coordination habituelle, alors que les comités mis en place doivent valider à des niveaux différents leurs interventions, cela ralentirait l’efficacité de la lutte », a prévenu une source humanitaire.

Sachant que la crise actuelle est sanitaire et humanitaire avec des conséquences sur tous les plans, un comité souple et plus efficace devrait conduire la riposte en se basant sur les dispositifs sanitaires de lutte contre le choléra et l’Ebola déjà en place ainsi que ceux d’intervention humanitaire. Il suffit donc que le Gouvernement redynamise tous ces dispositifs et cela permettra de bien coordonner la lutte actuelle contre cette pandémie.

Gestion des fonds du Covid-19, sources d’inquiétudes

La pandémie du Covid-19 a suscité une mobilisation sans précédent des institutions du pays, des établissements bancaires, des partis politiques, des particuliers et des partenaires traditionnels de la Centrafrique. Mais la gestion de ces fonds soulève beaucoup de suspicions.

Des contributions sont données après l’appel du Président de la République à une mobilisation nationale. Sur les 114 milliards attendus par le Gouvernement, près de la moitié a été enregistré à travers des dons en nature, contributions financières du gouvernement, des membres du gouvernement, des Elus de la Nation, des hommes politiques et personnalités publiques, des entreprises, des institutions bancaires, des partenaires au développement, des agences du système des Nations-Unies…

Pour éviter toute gabegie comme sur d’autres financements passés et exigeant une bonne gouvernance de ce fonds,  des voix se sont levées pour réclamer la mise en place d’un organe de gestion afin de garantir la transparence. Cette suspicion a contraint plusieurs personnalités à faire directement leurs dons aux ONG et associations qui luttent contre cette pandémie.

Aussi, des sources bien introduites parlent d’une gestion à deux niveaux: Un niveau géré par les mécanismes standards du Gouvernement et un autre directement par les organisations qui reçoivent ces dons.

Selon une source, l’annonce des fonds faits par des organismes internationaux permettra aux ONG partenaires d’exécuter les projets, le cas de l’Union Européenne dont une partie de ses fonds seront alloués à l’ONG Oxfam pour des actions à Bangui et en province.

Existe-t-il un mécanisme permettant au Gouvernement de capitaliser tous les fonds publics et privés qui entrent dans la ligne de compte pour la lutte contre le Covid-19 ?

Il est encore difficile d’avoir des informations fiables sur cette question. Ce qui est sûr, plusieurs organisations privées mobilisent des fonds mais aussi des initiatives purement privées se créent et l’exécutif devrait être à mesure de capitaliser toutes ces dépenses.

La problématique des frontières et des centrafricains bloqués à l’étranger (Cameroun). Que faire ?

Si les frontières aériennes de la République Centrafricaine ont été fermées depuis mars 2020, à l’exception de quelques vols spéciaux, le trafic entre le pays et son voisin camerounais est une épine dans la gestion de la pandémie. « Avec 19 cas le 23 avril », les chiffres ont vite augmenté au bout de sept (07) jours pour atteindre à ce jour 94 cas positifs. Presque que tout produit provient du Cameroun et la fermeture de la frontière étouffera la RCA qui dépend de son voisin pour l’importation de ses biens de consommation.

Face à cette problématique, il est à saluer la décision du pouvoir de déployer des équipes de sensibilisation et de dépistage au point de passage de Garoua-Boulaï. Les deux pays envisagent déjà de « mettre en place des tests dès le départ du Cameroun, pour n’autoriser que les chauffeurs testés négatifs à pouvoir prendre la route ». Ce test se fera aussi à la frontière et à Bangui et est devenu effectif.

Il devra être élargi aussi aux voyageurs bloqués. Autant, que la présence de l’équipe médicale soit élargie à d’autres points de passage entre la RCA et le Cameroun. Mbaiboum, zone transfrontalière Tchad-République Centrafricaine-Cameroun, ne serait-t-il pas souhaitable de penser à l’ouverture d’un centre de dépistage à Bang ou Ngaoudaye ? Idem pour les limites à Gbiti, sans oublier Mongoumba et une ville limitrophe du Congo Brazza.

Cette pandémie a aussi bloqué plusieurs Centrafricains en déplacement à l’étranger. Le gouvernement avait trouvé mieux de leur demander de rester dans ces pays sans pour autant initier des mesures de suivi et d’accompagnement. Des étudiants, des stagiaires, des agents de l’Etat en mission ne peuvent plus rentrer au bercail à cause des mesures visant la fermeture des frontières alors que le pays ne dispose pas malheureusement de moyens logistiques pour rapatrier ses enfants bloqués à l’étranger.

Dépistage de masse et dangers de prise en charge

L’une des mesures pour limiter la casse est le dépistage de masse pour circonscrire le virus et procéder aux traitements précoces des malades afin d’éviter l’aggravation de leur état de santé, a décidé le gouvernement.

Avec ce projet de dépistage de masse que prône le gouvernement dans un avenir proche, le pays devra s’attendre à la découverte de plusieurs cas, surtout dans la capitale et les villes proches du Cameroun.  La question du transfert de cas positifs des villes de provinces vers Bangui reste préoccupante.

Déjà, le 30 avril dernier, cinq cas de Bouar près de la frontière avec le Cameroun ont été testés positifs.  D’après nos sources, les malades seraient à Bangui pour leur prise en charge. Dans cette ville, les médecins et agents de santé ont été formés à mener des tests. La décentralisation des tests dans les villes de provinces devrait s’accompagner d’un système fluide dans le transfert des patients à Bangui.

Ne disposant pas d’infrastructures de transports adéquates et n’ayant pas de centres de prise en charge à l’intérieur du pays – peut être en construction – la lutte contre le Covid-19 sera longue mais a besoin que toutes les énergies soient mobilisées. Covid-19 a certes révélé les limites de nos systèmes de santé mais pas notre incapacité à tout reconstruire.

Réhabilitation en 10 jours d’un centre de traitement du covid 19

Au début de la détection des premiers cas, une structure a été créée à l’hôpital de l’Amitié à Bangui pour le traitement des cas du Covid-19. Ce centre ne disposait que d’une quinzaine de lits et est sous-équipé avec juste un seul respirateur.

L’évolution des nouveaux cas est devenue exponentiel ces dernières semaines avec 94 cas confirmés dont 10 guéris et zéro décès lié au coronavirus. Se sont donc 63 cas importés et 31 par transmissions locales parmi lesquelles au moins 5 résidents étrangers à Bangui.

Face à cette hausse, un bâtiment de trois étages du Centre Hospitalier Universitaire de Bangui (CHUB) qui est combinée avec le centre de traitement des épidémies a été inauguré ce 07 mais par le Ministre de la Santé, Pierre Somsé. Ce deuxième centre réhabilité en dix jours a une capacité de « 14 chambres (climatisées et équipées de postes téléviseurs) de 127 lits », a rapporté la page Facebook Diaspora. La réfection du centre a été financée par l’Agence Italienne pour la Coopération au Développement à hauteur à hauteur de 28 millions de Fcfa.

Sur les 118 malades enregistrés à ce jour, des sources médicales parlent d’isolement à domicile de plusieurs patients et que seuls onze malades seraient pris en charge à l’hôpital. Ces mêmes sources ajoutent que plusieurs patients positifs de nationalité camerounaise ont rebroussé chemin dans leur pays pour se faire soigner. Une information qui reste encore non confirmée par le Ministère de la santé.

Sans pour autant être fataliste, mais par mesure de prévention, n’est-il pas indispensable de penser à la création d’un troisième centre de traitement de la Covid-19 ?

Coronavirus, opportunité de créativité et d’innovation de l’Université de Bangui, du Lycée Technique, …

Dans plusieurs pays, les universités sont en première ligne dans la lutte contre la maladie en proposant des solutions. Non seulement, les étudiants et les enseignants sont des agents de sensibilisation, ils initient aussi des programmes pour lutter contre le Covid-19 s’estimant que c’est une opportunité de développer les compétences théoriques et pédagogiques.

A propos, après des échanges avec des étudiants et cadres de la Faculté des Sciences de l’Université de Bangui, ceux-ci ont confirmé que le gel hydro-alcoolisé peut-être fabriqué localement « mais on n’a pas d’emballages » idem aussi pour le savon qui sont des solutions préventives efficaces. Dans cette optique, il est indispensable que le comité de crise et des départements ministériels envisagent de lancer des appels dans le cadre du plan gouvernemental de lutte contre le Covid-19. Cette démarche a pour enjeu de disposer de propositions pour lutter contre la pandémie de Covid-19. Elle porte sur la recherche de solutions innovantes : technologique, organisationnel, managérial en RCA et aussi des challenges covid-19.

Pareillement aussi pour d’autres Facultés ou instituts, Lycée Technique, ateliers… il vaut la peine de les encourager à fabriquer des dispositifs de lavage des mains sans toucher le robinet. Des recherches approfondies devraient être menées localement pour en savoir mieux sur le comportement du virus, les conséquences sociologiques, économiques. Les chercheurs en sciences humaines et sociales peuvent être mis à contribution. Il y a des aspects anthropologiques et sociologiques à prendre en considération dans cette crise sanitaire.

Dans ce pays où rares sont ceux qui se lancent dans les recherches, alors que le financement de ce secteur reste soit problématique soit mal géré, la Centrafrique attend tout de l’extérieur pour copier-coller à sa situation même si l’on sait que les contextes ne sont pas les mêmes.

La place des Forces de Défense et de Sécurité dans la lutte contre Covid-19 : Action civilo-militaire

Les Forces de Défense et de Sécurité (FDS) en plus de leurs missions classiques, apportent leurs expertises au dispositif sanitaire civil dans le combat contre cette pandémie.

Une cellule de crise a été instituée au Ministère de la Défense pour cela. Nantie de ressources humaines de qualité, la Direction Générale du Service de Santé des Armées peut être mise pleinement à contribution en déployant une équipe médicale militaire aux postes frontières (Garoua Boulaye, Mbaïboum, Ngaoudaye, Gbiti, Mongoumba,…). Nul n’est censé ignoré que le personnel de santé militaire est coutumier à exercer dans le chaos avec des infrastructures et des ressources limitées. A cela, les médecins militaires pourront être associés à la recherche. Le Médecin-Colonel, Eudes Gbagbangaï, qui est infectiologue.

Et, si les villes riveraines de l’Oubangui ne sont pas exposées au coronavirus, une attention est néanmoins requise. L’Armée, à travers le Bataillon Amphibie pourra apporter son soutien logistique dans les campagnes de prévention à l’instar de ce qui a été fait lors de l’épidémie du choléra et la menace d’Ebola.

Autre contribution de l’Armée est la fabrication de masque par la MAMICA, bien que la structure ait perdu sa potentialité d’antan elle demeure opérationnelle. C’est ici une opportunité de montrer les enjeux de l’effort de l’Armée dans le développement socio-économique de la Nation.

Notre faiblesse, une opportunité pour nous protéger ?

Si le nombre des malades progresse, des facteurs endogènes et exogènes sont la cause. D’abord, la population ne respecte pas les gestes barrières et la gestion de la maladie à la frontière centrafricano-camerounaise est le point sombre de la lutte. Beaucoup d’actes inciviques ont été répertoriés, notamment des rassemblements spontanés, la fréquentation des bars, … Cependant, la RCA étant un pays pas trop desservi par les compagnies aériennes, cela a été une opportunité de cet Etat enclavé au cœur de l’Afrique de connaître une circulation quasiment nulle du virus.

A côté de la sensibilisation et l’application des quatre piliers recommandés par l’OMS : test de masse, isolement, traitement et suivie des contacts/ personnes exposées, éduquons la population à consommer les aliments qui boostent le système de défense sanitaire. Une autre mesure est de penser au confinement des personnes âgées et à risque.

Covid 19 : Chiffres clés en Centrafrique du 14 mars au 08 mai 2020

Tests réalisés : 4546

Total des cas confirmés : 118

Total des cas importés : 92

Total de transmission locale : 26

Total des patients guéris : 10

Total du décès : 0

Age inférieur des patients : 17 ans

Age supérieur des patients : 88 ans

 

Par Fleury Venance Agou et Fridolin Ngoulou

vendredi, 08 mai 2020 15:12 Écrit par Dans Politique

Centrafrique : 12 millions de dollars américains alloués pour la République centrafricaine afin de soutenir une réponse multisectorielle d’urgence.

BANGUI, 08 mai 2020 (RJDH)---La Coordinatrice Humanitaire des Nations unies (ONU) a alloué douze millions de dollars du Fonds humanitaire pour soutenir la réponse multisectorielle d’urgence en République centrafricaine (RCA). Cette allocation financière d’urgence servira également à la réduction de la propagation de la pandémie du Covid-19.

L’allocation de ce Fonds Humanitaire, selon Denise Brown, est de permettre aux acteurs humanitaires de couvrir les besoins humanitaires les plus urgents dans les zones les plus critiques du pays. « L’allocation du Fonds humanitaire permettra aux acteurs humanitaires en première ligne de couvrir les besoins humanitaires les plus critiques dans les préfectures de Bamingui-Bangoran, Basse-Kotto, Haute-Kotto, Haut-Mbomou, Mambéré-Kadei, Mbomou, Nana-Gribizi, Nana-Mambéré, Ombella M’Poko, Ouaka, Ouham et Ouham-Pendé », a déclaré Denise Brown, coordonnatrice humanitaire pour la RCA.

Ce financement permettra alors à trente-quatre partenaires humanitaires de mettre en œuvre des projets prioritaires dans les secteurs de la santé, l’eau-hygiène-assainissement, la gestion des sites de déplacés, les abris et articles ménagers essentiels, la nutrition, la sécurité alimentaire, la protection et la logistique.

Par ailleurs, les besoins critiques du Plan de réponse humanitaire bénéficieront d’une enveloppe à hauteur de neuf millions de dollars, et ceux liés au Covid-19 seront couverts avec une enveloppe de trois millions de dollars. Selon l’ONU, plus de 2,6 millions de personnes, soit la moitié de la population, a besoin d’assistance humanitaire et de protection. La RCA compte également près de sept cent mille déplacés internes. Et seul le tiers de la population a accès à l’eau potable.

Les Nations Unies pensent que la République centrafricaine doit faire face à « des besoins croissants dans un environnement à indicateurs humanitaires fortement dégradés, surtout en pleine épidémie du nouveau coronavirus ».

D’autre part, les humanitaires sont parfois exposés au danger et rencontrent des difficultés pour acheminer une aide vitale à ceux qui en ont le plus besoin. Selon le Bureau de coordination des affaires humanitaires de l’ONU, cent vingt et un incidents ayant touché les humanitaires ont été enregistrés au premier trimestre de l’année, dont deux morts et huit blessés.

A noter que le Plan de réponse humanitaire 2020 n’est financé qu’à hauteur de 28%, soit 113,4 millions de dollars sur les 401 millions requis. « Je suis très reconnaissante envers les bailleurs de fonds pour leur confiance envers le Fonds humanitaire, car il s’agit d’un instrument de financement flexible pour une réponse humanitaire efficace, rapide et coordonnée », a relevé la coordonnatrice humanitaire. Ces fonds supplémentaires arrivent à point nommé d’autant que la situation humanitaire continue de se détériorer en Centrafrique. Mais l’ONU a encore besoin de plus de trois cents millions de dollars pour ses opérations en République centrafricaine.

RJDH

 

 

vendredi, 08 mai 2020 15:10 Écrit par Dans HUMANITAIRE

Centrafrique : La Banque mondiale approuve un don de 7,5 millions de dollars pour aider le pays à faire face au Covid-19

BANGUI, 08 mai 2020 (RJDH)---La Banque mondiale a approuvé récemment un don de 7,5 millions de dollars de l’Association internationale de développement (IDA) pour aider la République centrafricaine à faire face au Covid-19 et renforcer la préparation des systèmes nationaux aux urgences de santé publique.

Dans un communiqué en date du 06 mai, l’institution explique que le Projet de préparation et de riposte à la pandémie de Covid-19 va apporter une aide immédiate à ce pays d’Afrique centrale « afin de l’aider à prévenir la propagation du coronavirus, en déployant des stratégies de confinement et en renforçant les capacités d’intervention sanitaire d’urgence en cas de flambée épidémique ».

Selon la Banque mondiale, « le projet permettra de fournir des équipements médicaux et des médicaments essentiels, des kits de test et des équipements de protection pour le personnel aux avant-postes et d’assurer l’accès de la population à l’eau et à des produits d’hygiène ».

Ce n’est tout, puisqu’ «il va également contribuer à améliorer la coordination et le soutien aux mesures de préparation, former le personnel soignant et organiser des campagnes de communication et de sensibilisation sur les risques encourus auprès des habitants », souligne-t-on de même source.

Jean-Christophe Carret, directeur des opérations de la Banque mondiale pour la République centrafricaine, estime que « dans des pays fragiles comme la République centrafricaine, il est particulièrement important de renforcer le système de santé et d’aider le personnel sur le terrain à apporter une réponse adaptée ».

Cité dans le communiqué, il ajoute : « mobilisée en urgence, cette aide va aider le pays à affronter la menace de l’épidémie de coronavirus, sachant que l’essentiel des fonds sera déboursé dès les premiers mois ».

RJDH

vendredi, 08 mai 2020 15:01 Écrit par Dans ECONOMIE
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