RJDH-RCA - Actualités

Centrafrique : L’ASSN forme des leaders des organisations de la société civile sur la Réforme du Secteur de Sécurité (RSS)

BANGUI, 23 septembre 2020 (RJDH)---Des leaders des organisations de la société civile sont formés sur le processus de Réforme du Secteur de Sécurité porté par le gouvernement centrafricain. Cette formation est assurée par ASSN avec le soutien des organisations internationales Oxfam et Cordaid.

La formation des leaders de la société civile s’inscrit dans le cadre de l’implication des organisations de la société civile dans ce processus, prévu par la stratégie nationale de la Réforme du Secteur de Sécurité. C’est une trentaine de leaders des organisations de la société civile qui ont pris part à cette rencontre dont l’objectif est « d’approfondir les connaissances de la société civile centrafricaine en matière de la RSS tout en la dotant d’instruments méthodologiques en matière de recherche afin qu’elle puisse jouer, de manière pertinente et documentée, le rôle de supervision du système de sécurité qui lui revient », peut-on lire dans les Termes de Référence de l’atelier.

Plusieurs thématiques ont été abordées durant les deux jours de formation, « nous avons suivi de nombreuses communications édifiantes telles que le processus de réforme du système de sécurité en RCA, les défis de la RSS en RCA, la stratégie nationale de la RSS, la gouvernance de  la RSS, volet FSI, les enjeux et défis de l’armée de garnison comparés à l’armée de projection, la politique nationale de sécurité centrafricaine, la politique nationale de lutte contre la prolifération des armes légères et de petits calibres en RCA et en Afrique centrale », explique Marie Joseph Kosse Songomali du REFAMP.

Romain Sylvestre Sokambi du Réseau des Journalistes pour les Droits de l’Homme parle d’une session d’éclaircissement « qui a permis de comprendre les tenants et les aboutissants de la RSS à laquelle nous avons notre part de responsabilité.

Le représentant de l’ASNN en Centrafrique Dr Thiery Bangui inscrit cette formation dans le processus de responsabilisation des organisations de la société civile, « nous savons que la société civile a une très grande responsabilité dans la réforme du secteur de sécurité. Mais pour assumer cette responsabilité, il faut donner les outils, la formation qu’il faut aux leaders pour qu’avec leurs organisations ils jouent leur rôle. C’est pour cela que nous avons organisé cette session de formation qui a permis d’outiller ces leaders pour qu’ils s’assument et soutenir la réforme qui est en cours », explique-t-il.

Thiery Bangui a annoncé que certaines organisations vont être appuyées pour travailler sur certains volets de la réforme, « nous voulons plus d’engagement de la société civile c’est pourquoi certaines de vos organisations seront soutenues pour travailler sur certains aspects de la RSS », confie le représentant de l’ASSN qui se dit satisfait des résultats de la session.   

La session de formation qu’organise ASSN intervient à une année de la fin du délai de la stratégie nationale de la réforme du secteur de sécurité adoptée en 2017 et censée prendre fin en 2021.

RJDH  

lundi, 12 octobre 2020 08:53 Écrit par Dans SECURITE

Centrafrique : vers la création d’une chambre nationale des métiers dans le secteur de l’artisanat

BANGUI, 12 octobre 2020 (RJDH) --- La création d’une Chambre Nationale des Métiers a été recommandée par les artisans, vendredi 09 octobre à Bangui, pendant la réunion avec le secteur artisanat organisée par le ministère des Petite et Moyenne Entreprise et de l’Artisanat en collaboration avec le programme des Nations Unies pour le Développement (PNUD).

Plusieurs artisans exercent leurs métiers d’une manière informelle et cette situation a occasionné un retard en matière de lois cadres pour favoriser la promotion de PME/PMI et de l’artisanat en Centrafrique. Cet dans cette optique que les lois portant code de ces secteurs ont été élaborées, adoptées et promulguées.

La représentante du PNUD, Edith Pulchérie Assani Damian, chargée de programme environnement et de développement au PNUD, est intervenue pour inciter les acteurs d’artisanat de mener plus de vulgarisation du code des PME/PMI et artisanat, « nous vous exhortons à veiller à ce que ces codes se traduisent en plan d’action à court, moyen et long terme. Toutes les observations et recommandations seront pris en compte lors de l’élaboration des décrets d’application », a incité la chargée de programme environnemental au PNUD.

Le directeur des métiers artisanaux au ministère des PME/PMI et artisanat, Thibaut Logbama, a souligné que le secteur dispose de deux codes des PME/PMI et celui de l’artisanat. « Depuis la création du secteur de l’artisanat par un département ministériel, nous n’avons jamais obtenu un document juridique qui règlemente ce secteur. Cette préoccupation a été la recommandation du comité pour la Coordination des activités des artisanats au sein de l’Afrique, raisons pour lesquelles le Président de la République a promulgué les lois portant code des PME/PMI et artisanat », a expliqué le directeur.

« La création d’une Chambre Nationale des Métiers a été recommandée par les acteurs artisanats dans l’objectif de rendre formel l’informel. Travailler seul ne pourrait jamais faire avancer le secteur de l’artisanat. Il serait souhaitable que les artisans puissent se réunir en coopération pour faire développer ce domaine », a suggéré le directeur des métiers.

Le code des PME/PMI et le code artisanat ont été promulgués le 11 décembre 2017. Une échéance de vulgarisation de ces instruments juridiques est en cours à Bangui puis à l’intérieur du pays.

Auguste Bati-Kalamet  

lundi, 12 octobre 2020 08:31 Écrit par Dans ECONOMIE

Centrafrique : les acteurs des droits de l’homme appellent à l’abolition de la peine capitale

BANGUI, 12 octobre 2020 (RJDH) --- L’Organisation des Jeunes Leaders pour le Développement (OJLD) en partenariat avec les autres promoteurs des droits de l’homme, appellent à l’abolition de la peine de mort à travers le pays. Demande formulée ce 10 octobre 2020 lors de la célébration de la journée internationale contre la peine de mort à Bangui.

Plusieurs actions entreprises auprès des autorités Centrafricaines depuis 2012 demandant l’abolition de la peine capitale sont restées sans suite, selon les activistes des droits de l’homme.

Pour Crépin Azouka, coordonnateur de l’OJLD, la peine de mort n’est pas une solution idoine pour empêcher la criminalité. « En République Centrafricaine, la peine de mort n’est pas appliquée depuis plus de 30 ans. Mais elle existe dans notre loi. Le mobile de notre discussion de ce jour, est de demander aux autorités compétentes d’abolir cette loi car plusieurs pays africains l’ont déjà fait. La peine de mort ne réduit pas la criminalité dans un pays. A titre d’exemple nous avons, l’Office Centrafricaine pour la Répression contre le Banditisme (OCRB) qui arrive à tuer les braqueurs et les bandits de grand chemin mais cela ne réduit pas les actions machiavéliques de ces personnes mal intentionnées à travers le pays. » A-t-il constaté.

Il faut éviter la confusion entre l’abolition de la peine capitale et l’impunité selon Maitre Bruno Hyacinthe Gbiegba. « Lorsque nous militons pour l’abolition de la peine de mort, nous ne devons pas faire une confusion entre l’abolition de la peine de mort et l’impunité. Nous demandons à ce que toute personne qui a commis un forfait, soit condamnée et que cette personne une fois condamnée, doit purger sa peine correctement. Malheureusement notre système pénitentiaire ne fonctionne pas bien à cause de la corruption. C’est ce qui plonge parfois les victimes dans le désarroi. Nous demandons à ce que nos autorités judiciaires veillent sur ces mauvaises pratiques afin que l’abolition de la peine de mort soit effective », demande-t-il.

La célébration de la journée internationale contre la peine de mort qui a permis aux acteurs des droits de l’homme de formuler cette demande qui vise l’abolition de cette loi, est appuyée par l’Avocat Sans Frontière sur financement de l’Union Européenne.

Carlos Watou  

lundi, 12 octobre 2020 08:27 Écrit par Dans DROITS DE L’HOMME

Centrafrique : l’ONG IRI renforce les capacités des membres de démembrement de l’ANE au processus électoral

BANGUI, 12 octobre 2020 (RJDH) --- L’ONG américaine Institut Républicain International (IRI) a organisé une série de renforcement des capacités des institutions nationales dans le cadre du processus électoral. Ce vendredi 09 octobre, une dizaine d’agents de démembrement de l’ANE ont été initiés sur les instruments juridiques et institutionnels encadrant les élections en Centrafrique.

Il s’agit essentiellement pour l’ONG IRI de renforcer les capacités des membres de démembrement de la ville de Bangui, Bimbo et Begoua sur le code électoral qui a été modifié le 23 et promulgué le 27 septembre 2020 dernier.

La Représentante pays d’IRI, Majda El Bied, dans son intervention a rappelé les objectifs de cette rencontre qui, selon elle, entre dans le cadre du projet de renforcement du processus électoral. « Nous avons plusieurs activités à développer avec l’ANE. Dans un commun accord, nous nous sommes entendus de faire un rappel sur le code électoral, les derniers amendements et l’impact de ces modifications et comment rendre les processus plus transparente », a-t-elle développé.

La préparation des membres des démembrements est l’un des défis à relever, poursuit-elle, « il est à noter que les agents de démembrement doivent se préparer pour faire face aux défis pendant tout le processus, au niveau des démembrements et aussi au niveau central.  Il est mieux de les préparer pour la gestion des contentieux, les outiller pour répondre à certaines tensions pendant tout le déroulement électoral. »

Les échanges ont été orientés aussi sur le « comment encourager la transparence, l’intégration des groupes marginalisés. Il m’a été demandé de présenter le cadre juridique institutionnel, le code électoral modifié le 23 et entériné le 27 du même mois », a rappelé docteur Dominique Désiré Erenon, avant de dire qu’« il est important de savoir les règles constitutionnelles qui gouvernent à toutes les élections politiques et rappeler le mécanisme juridique du processus électoral de notre pays », a-t-il ajouté.

Le 15 octobre prochain, il est prévu une rencontre avec les acteurs électoraux afin de les outiller sur les documents juridiques, dans le sens qu’ils soient aguerris pour les échéances à venir.

Auguste Bati-Kalamet

lundi, 12 octobre 2020 08:19 Écrit par Dans INFO-ELECTIONS

Centrafrique : Non, le ministère de la santé ne fait pas payer les tests de dépistage du coronavirus en Centrafrique

BANGUI, 09 octobre 2020 (RJDH/Fact-Checking)---Cette rumeur circule de bouche à oreilles et collectées depuis le mois d’Aout avec une tendance croissante et persistent à ce jour par l’équipe de synergie de l’Organisation internationale Internews, dans les ménages ainsi que dans la communauté.  Cette rumeur soutient que : « Le test dépistage du nouveau corona virus est payant en république Centrafrique ». En réalité, c’est une fausse affirmation.  

Le test de dépistage reste gratuit

Contacté   par la rédaction du Fact-checking, docteur Felema Patrice, chargé de la communication du comité national de riposte contre lutte la Covid-19 en Centrafrique rejette cette allégation. « Non ! Ce sont des faussent rumeurs. Le gouvernement a estoqué des tests disponibles et gratuits au niveau du ministère de la santé pour la population.  A l’Institut Pasteur de Bangui, il y’a les tests payants pour ceux qui souhaiteraient voyager à l’étranger en cas d’urgence. Cependant, le test est gratuit pour ceux qui présentent les symptômes de covid-19 partout en Centrafrique », a-t-il expliqué.

Joint au téléphone, le directeur Scientifique de l’Institut Pasteur de Bangui Emmanuel Nakoune, affirme que les tests sont payants pour ceux qui voyagent en cas d’urgence à l’étranger : « le ministre nous a donné l’autorisation, pour pouvoir acheter des tests et le faire payer à ceux qu’ils veulent voyager à l’étranger, parce qu’ils ne pouvaient pas utiliser les tests donnés au pays. Nous avons mis en place ces tests-là, le test PCR à 19.500 FCFA et celui de sérologie et la recherche des anticorps à 15.000 FCFA », a-t-il expliqué.

Selon l’Institut Pasteur de Bangui, pour le moment, le test sérologique ne se font plus car les kits sont finis. « Nous ne faisons que le test PCR mais seulement pour les personnes qui voyagent. Pour le reste, il faut que les gens soient malades pour que nous faisons les tester rapidement et gratuitement », a ajouté Emmanuel Nakoune.

Depuis le premier cas confirmé de covid-19 en Centrafrique, les faussent rumeurs circulent sur le test de dépistage.  Face à cette triste réalité pandémique, ne vous protégez non seulement du covid-19, mais protégez-vous aussi de l’infodémie.   

S/e Salle Salwa La rédaction du fact-checking de Centrafrique (AFC)

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vendredi, 09 octobre 2020 13:29 Écrit par Dans Fact Checking

Centrafrique : 200 victimes visées par un programme pilote d’assistance du Fonds au profit des victimes

BANGUI, 09 octobre 2020 (RJDH) --- Environ 250.000 euros, soit 163.750.000FCFA, alloués par le Fonds au profit des victimes, pour un programme d’assistance au profit de 200 victimes de la crise en Centrafrique. L’annonce a été faite le jeudi 08 octobre par Bertin Bishikwabo, chargé de programme à la Cour Pénale Internationale (CPI) à Bangui.

Le Fonds au profit des victimes, un organe international indépendant qui travaille en collaboration avec la Cour Pénale Internationale dans le cadre d’assistance aux victimes, a annoncé jeudi 08 octobre avoir mis en place un programme pilote visant à assister 200 victimes des crises militaro-politiques de 2003 jusqu’à nos jours.

Dans son mandat, selon Bertin Bishikwabo, chargé de programme à la CPI, il y a deux volets dont la réparation et l’assistance des victimes des violations graves et crimes internationaux. « On parle réparation, lorsque le bourreau a été condamné par la CPI », a-t-il expliqué, avant de dire que le deuxième aspect porte sur un programme qui concerne « l’assistance des victimes » quand le présumé auteur est acquitté ou décédé.

Le cas des victimes de la crise centrafricaine, on ne peut pas parler de réparation, car, « aucun auteur des crimes internationaux, dont crime de guerre, crime contre l’humanité crime de génocide n’a été condamné par la CPI » dit-il, « c’est pourquoi, le Fonds au profit des victimes a initié un programme pilote de 5 ans en faveur des 200 victimes des crises dont le montant s’élève à en 250000 euros, soit 163 750 000 FCFA », fait-il savoir.

Ce programme pilote sera « mis en œuvre par l’ONG Coopération Internationale (COOPI), qui prendra en charge les victimes vivant avec des déficiences génitales liées à la crise. Certaines femmes ont subi des préjudices et vivent avec la fistule obstétricale. Elles seront prises en charge par cette structure internationale. Des régions où les exactions commises ont été ciblées, pour cette phase d’expérimentation dont, la Lobaye, l’Ouham, l’Ouham Pendé, l’Ombelle M’poko, la Kémo et la ville de Bangui », a-t-il précisé.

Cette phase pilote est prévue pour 5 ans renouvelable et sera mise en œuvre par l’ONG internationale Coopi. 200 victimes bénéficieront de ce programme pilote. Les journalistes centrafricains sont impliqués dans la vulgarisation des informations concernant le Fonds au profit des Victimes.

Auguste Bati-Kalamet

vendredi, 09 octobre 2020 13:21 Écrit par Dans JUSTICE

Centrafrique : les chefs d’Etat-major des forces de la Minusca se mobilisent pour la sécurisation de la tenue des élections en RCA

BANGUI, 09 octobre 2020 (RJDH) --- Les chefs d’Etat-major des forces de la Minusca se sont réunis pour réfléchir sur la sécurisation du processus électoral en RCA, et ce, à l’occasion de la 10ème conférence des chefs d’Etat-major de la force de la Minusca tenue jeudi 8 octobre 2020 à Bangui.

Cette 10ème conférence a permis aux généraux de la force onusienne de pencher sur les stratégies à mettre en place pour la sécurisation des élections groupées du 27 décembre 2020.

 Au sortir de cette rencontre, le chef de la Minusca, Mankeur Ndiaye a précisé que : « Nous sommes dans un contexte très sensible marqué par la préparation ses élections et le rôle de la force est un rôle central j’allais même dire décisif pour la sécurisation du processus électoral. La force a beaucoup contribué avec la police à sécuriser cette phase de la cartographie électorale et cette phase d’où nous nous avons sortir bientôt d’enregistrement des électeurs sur la liste électorale. »

« Sans la force, il aurait été difficile d’organiser et de sécuriser le processus d’enrôlement et aujourd’hui, nous sommes dans cette dernière phase à l’ouest avec la contribution », renchéri Mankeur Ndiaye, chef de la mission onusienne en Centrafrique.

Le succès des élections dépendra de l’action de la force de la Minusca en collaboration étroite, avec les forces armée centrafricaines FACA et les forces de sécurité intérieure. « Notre détermination à tout faire pour que le contexte actuel que nous vivons, nous puissions les traverser dans les meilleures conditions de sécurité, et que les élections à venir soient des élections qui se déroulent dans la transparence et dans la sécurité la plus totale pour que les centrafricains puissent sortir librement volontairement aller voter et retourner chez eux. ».

Cette 10ème conférence des chefs d’Etat-major de la force de la Minusca intervient après la signature du plan de sécurisation intégré des élections le 02 octobre dernier entre le gouvernement et la Minusca à Bangui.

Jocelyne Nadège Kokada

vendredi, 09 octobre 2020 13:09 Écrit par Dans SECURITE

Centrafrique : l’ANE annonce le début du déploiement des listes électorales à l’intérieur du pays

BANGUI, 09 octobre 2020(RJDH)----Les listes électorales commencent à être acheminées à l’intérieur du pays par la Minusca, selon l’Autorité Nationale des Elections, en précisant que l’impression des listes a été fait au niveau du centre de traitement des données (CTD) le jeudi 08 octobre à Bangui.

Selon le chronogramme des opérations des élections groupées de 2020 à 2021, le traitement des données et affichages des listes provisoires devraient être normalement faits depuis fin juin à mi aout 2020.

Sur la page facebook officielle de l’ANE, il est précisé que l’impression a commencé jeudi 08 octobre 2020 au centre de traitement des données, et ce jour du 9 octobre, « les listes de la Préfecture du Haut Mbomou, des sous préfectures de Bambari et d'Alindao ont été déployées grâce à l'appui logistique de la Minusca qui a mis ses aéronefs à la disposition de l'A.N.E. ».

L’ANE est en retard au regard du calendrier électoral. Logiquement, il a été prévu que d’aout à septembre, se devrait être la période de contentieux de l’inscription et à partir du 15 septembre, la publication des listes électorales définitives devrait déjà terminer.

Dans un communiqué de presse publié par la présidente Marie Madeleine Nkoe Hoornaert, l’affichage des listes est prévu ce samedi 10 octobre, entre temps, des opérations d’enrôlement des électeurs dans une partie de l’Ouham-pende  et d’autres pays étrangers n’ont pas encore terminé.

Judicaël Yongo

vendredi, 09 octobre 2020 12:54 Écrit par Dans INFO-ELECTIONS

Centrafrique : Faux ! Le vaccin contre le tétanos n’a rien à voir avec un prétendu vaccin de la Covid-19 

BANGUI, 08 octobre 2020 (RJDH/Fact-Checking)---En Centrafrique, la rumeur selon laquelle le vaccin contre le tétanos serait celui de la Covid-19 n’est pas vraie, car ce  n’est qu’une illusion, dont il faut s’en méfier, d’après les spécialistes de la santé.

Depuis la déclaration du tout premier cas lié au covid-19 en Centrafrique le 14 mars dernier, des rumeurs et des fausses informations ne cessent de circuler autour de cette pandémie. Tel en est le cas de cette rumeur qui circule de bouche à oreilles dans les arrondissements de Bangui et plus particulièrement dans le 7e et arrondissement en ces termes : « le vaccin contre le tétanos n’est pas vrai mais plutôt c’est le vaccin du nouveau coronavirus ».

Au 3e arrondissement de Bangui, cette rumeur soutient que : « Le vaccin contre le tétanos est une manière d’injecter le coronavirus dans la communauté ».

Une fausse rumeur selon les spécialistes de la vaccination en Centrafrique

Dans le cadre de vérification des faits, la rédaction de fact-checking du Réseau des Journalistes pour les Droits de l’Homme a pu contacter les spécialistes de la santé en vue d’en savoir davantage sur cette rumeur.

Une situation que dénonce Docteure Coquette Joella Aurore, coordonnatrice de la campagne nationale de vaccination du district sanitaire de Bangui : « Sur l’organisme humain, ce vaccin produit la présence des anticorps qui protègent la femme contre le clostridium tétanique qui est la bactérie à l’origine de tétanos, quand une femme accouche, normalement, elle doit accoucher dans des conditions normales. Mais il arrive que les femmes se présentent tard, ou ne se présentent pas dans les maternités et accouchent à la maison.  Si elle a bien reçu ces vaccins et que les conditions d’accouchements sont réunies, elle sera protégée et son enfant sera également protégé contre le tétanos », explique-t-elle.

Elle profite de cette occasion pour lancer un vibrant appel aux femmes dont les tranches d’âge varient entre 14 ans à 49 ans à aller massivement se faire vacciner afin non seulement de garantir leur santé mais aussi la santé de leurs progénitures. « Je lance un vibrant appel à l’endroit des femmes de se présenter dans les sites temporaires de vaccination que nous avons créés pour se faire vacciner contre le tétanos. Parce que ce vaccin n’est pas un vaccin contre le Coronavirus. Jusqu’à lors, le monde entier n’a pas pu développer un vaccin contre la Covid-19 », a-t-elle lancé.

La mobilisation des femmes campagne de vaccination contre le tétanos, est faible. Cela est dû aux rumeurs faisant état de ce que cette vaccination empêche la fertilité féminine pour les uns et un vaccin contre la Covid-19 pour les autres.

Pour illustrer cette faible participation des femmes à la campagne de vaccination contre le tétanos, l’exemple est pioché à partir des donnés du 7ème arrondissement de Bangui où c’est seulement 6.188 femmes qui sont actuellement vaccinées alors que l’on s’attendait à plus de 17 515.

Dans le 3e arrondissement, les femmes se méfient de ce vaccin et soutiennent que c’est un moyen de d’injecter le coronavirus dans cette communauté. Une rumeur aussi rejetée par les spécialistes de la santé.

Lancé le 30 septembre 2020, la campagne de vaccin contre le tétanos est ouverte pour les femmes âgées de 14 à 49 ans qui a pris fin le 04 octobre 2020. Les sites temporaires de vaccins crées dans les arrondissements de Bangui sont les écoles, les domiciles des chefs de quartier ou chefs de groupe.

Face à cette triste réalité pandémique ne vous protégez non seulement de covid-19 mais plutôt protégez-vous contre les rumeurs et fausses informations.

Britney Line Ngalingbo/ Rédaction Fact-checking de Centrafrique

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jeudi, 08 octobre 2020 13:29 Écrit par Dans Fact Checking

Centrafrique : la situation humanitaire toujours préoccupante dans le pays, selon le chef de l’humanitaire de l’ONU

BANGUI, 08 octobre 2020 (RJDH)--- Alors que le pays s’apprête à aller aux élections dans prévues en décembre prochain et malgré des progrès significatifs depuis 2013 et 2014, la situation humanitaire demeure très difficile, a averti mardi le chef des affaires humanitaires de l’ONU, affirmant que le pays se trouve à un moment critique.

Dans sa présentation de la situation humanitaire en Centrafrique, le Secrétaire général adjoint de l’ONU aux affaires humanitaires, Mark Lowcock, a déclaré que 2, 8 millions de Centrafricains sont dans le besoin d’assistance humanitaire.  « Aujourd'hui, 2,8 millions de Centrafricains ont besoin d'aide humanitaire et de protection, soit près de 60% de la population du pays… Les violations croissantes commises par les groupes armés créent de nouveaux déplacements et de nouveaux besoins humanitaires. Et bien sûr, tout cela est aggravé par l'impact de la Covid-19 », a fait savoir le Secrétaire général adjoint de l’ONU aux affaires humanitaires, lors de l’ouverture des travaux d’une réunion virtuelle destinée aux Etats membres portant sur la RCA.

Le Coordonnateur humanitaire a déploré la situation sécuritaire dans le pays, rendant « plus dangereux le contexte de travail pour les humanitaires », soulignant que « rien qu'au cours des neuf premiers mois de cette année, deux collègues humanitaires sont morts et 21 ont été blessés dans des incidents ».

A l’approche du renouvellement de mandat de la Mission des Nations Unies en Centrafrique (MINUSCA), prévue à la mi-octobre par le Conseil de sécurité, M. Lowcock a appelé les Etats membres à « continuer de donner la priorité à la protection des civils dans leurs engagements en RCA, étant donné les nombreux risques et la dynamique des conflits dans le pays et dans la région au sens large ».

Pays en crise depuis 2013 avec le renversement du pouvoir de Bozize par la Seleka, une coalition rebelle à majorité musulmane, « L’Etat peine à livrer les services de base et ces lacunes doivent être comblées par les humanitaires », a expliqué M. Lowcock. 

 « J'espère qu'aujourd'hui inspirera le financement des agences humanitaires », a souhaité Mark Lowcock avant de conclure : « le peuple de la République centrafricaine a besoin de notre aide maintenant et nous ne devons pas le décevoir. Ils ont tellement souffert », appelle-t-il les bailleurs de la réponse humanitaire en Centrafrique

Vianney Ingasso

 

 

jeudi, 08 octobre 2020 13:26 Écrit par Dans HUMANITAIRE
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