RJDH-RCA - Actualités

Centrafrique : Le gouvernement fait une mise au point sur la situation à Obo

OBO, 20 mai 2020 (RJDH)---Le gouvernement, après 72 heures de combats à Obo, indique que les éléments des FACA défendent leur position ardument pour ne pas perdre le contrôle de la ville face à la progression des combattants rebelles de l’UPC d’Ali Darass. Des sources humanitaires, la population se trouve au niveau de l’église catholique et sur le site des déplacés de Mboki.

Selon les autorités de Bangui, les Forces Armées Centrafricaines (FACA) ont repoussé l'attaque des agresseurs de l'UPC lancée ce matin à Obo. « Depuis cet après-midi, les FACA les ont repoussés à plus de trois kilomètres du centre-ville et sont en train de mener un ratissage », a précisé le Premier Ministre devant l’Assemblée Nationale.

"Le bilan provisoire fait état d'une dizaine de morts et des prisonniers dans les rangs de l'UPC, ainsi que la saisie de plusieurs de leurs armes. Un élément des FACA a été blessé à la jambe".

 A en croire le porte-parole du gouvernement, Ange Maxime Kazagui, joint au téléphone ce matin, l’équilibre de force était en désavantage des FACA et a indiqué par-ailleurs que les « combats étaient assez violent », dit-il. Et de poursuivre, selon le porte-parole du gouvernement, la résidence du préfet du Haut Mbomou était prise pour cible par les assaillants.

« Les combats sont concentrés au niveau de la gendarmerie et de la police défendues par les FACA », ajoute le ministre Kazagui.

Pour une source locale, la population civile, désemparée, se trouve pour le moment à l’église catholique et d’autres sur le site des déplacés de Mboki dans la ville d’Obo.  « Les combats continuent par intermittence avec les tirs sporadiques. L’hôpital de la ville a été touché par des tirs des RPG 7 par sa proximité avec la brigade de la gendarmerie locale. Les casques bleus marocains n’ont pas été visibles sur le terrain. Les FACA défendent seules la ville d’Obo ».

En début d’après-midi, l'appui des casques bleus marocains aux côtés des FACA dans les combats à Obo, ont permis le départ des combattants rebelles de l'UPC de la ville. Les forces régulières et la MINUSCA y ont repris le contrôle.

La MINUSCA, de son côté, exige la fin de l’expansionnisme de l’UPC au-delà des positions d'avant la signature de l’Accord de paix et son départ de la région sud-est de la RCA (Obo, Zemio ,mboki et Bambouti) – "Elle est déterminée à exercer son mandat de protection des civils, avec les FACA".

Ketsia Kolissio

mercredi, 20 mai 2020 15:37 Écrit par Dans SECURITE

Centrafrique : Reprise des combats à Obo dans le sud-est du pays

OBO, 20 mai 2020 (RJDH)---Les combats ont encore repris à Obo avec la tentative d’annexion de cette ville. De sources locales, a-t-on appris, les FACA leur opposent une résistance acharnée à l’intérieur de la ville.

Les premiers éléments d’informations indiquent que les combats se déroulent actuellement dans la ville d’Obo. Cette énième tentative des combattants rebelles de l’UPC d’Ali Darass vise à annexer totalement le chef-lieu du Haut-Mbomou.  « Les combats se déroulent à l’intérieur de la ville car tout le monde sait que nos FACA ne peuvent tenir une position des jours d'affilés d'intenses combats », selon une source religieuse, qui a aussi précisé que, "nous égrenons nos chapelets. Obo risquerait de tomber dans les heures qui suivent entre les mains de l'UPC. Les combats se rapprochent dangereusement de la ville. Nous craignons que les FACA soient à court de munitions. Nos FACA devront tout faire pour s'en sortir toutes seules".

"Nous sommes attaqués...entendez-vous les tirs...L'UPC vient d'attaquer la ville d'Obo. Je cherche à mettre ma famille à l'abri", c'est en ces termes, qu’apeuré, un journaliste relate la situation qui prévaut actuellement dans la ville.

Le préfet du Haut-Mbomou, Commandant Jude Ngayoko, a clairement fait savoir que ces "hommes ne peuvent pas tenir sans équipements et renforts".

Sur la question, le Gouvernement Centrafricain est interpellé par le parlement pour avoir sa ligne.

Vianney Ingasso

mercredi, 20 mai 2020 15:36 Écrit par Dans SECURITE

Centrafrique: Martin Ziguele appelle à la mise en place d’un pont aérien pour soutenir les FACA à Obo

BANGUI; 20 mai 2020 (RJDH)---Martin Ziguele, président du Mouvement de Libération du Peuple Centrafricain, plaide pour l’établissement d’un pont aérien à destination des FACA engagées dans les combats à Obo contre l’UPC. Il l'a dit au RJDH ce matin.

L’homme politique, d’entrée de jeu, appelle à une solidarité nationale pour les FACA qui défendent Obo, durant 72 heures, bec et ongles sans grands moyens. Car selon Martin Ziguele, « nos vaillants soldats engagés dans cette bataille contre les mercenaires de l’UPC doivent être soutenus. Ils se battent pour nous comme des lions et à notre place pour préserver la vie de nos compatriotes du Haut-Mbomou. Nous leur témoignons notre soutien infaillible dans ce moment difficile. La nation centrafricaine est derrière son armée ».

C’est sous cet élan de solidarité qu’il appelle le gouvernement ainsi que les garants et facilitateurs de paix à faciliter la mise en place d'un pont aérien pour soutenir les forces armées centrafricaines. « Nous appelons le gouvernement, les garants et facilitateurs de l’accord de paix en Centrafrique à prendre toutes les dispositions pour mettre en place un pont aérien pour renforcer les forces armées centrafricaines à Obo pour que nos soldats puissent continuer cette bataille », a souhaité le député de Bocaranga 3.

Allant plus loin, Martin Ziguele pense que la velléité expansionniste d’Ali Darass dans le Haut-Mbomou est stratégique car ce dernier veut contrôler cette région pour acheminer ses armes du côté des Soudan. « La stratégie de l’UPC, c’est de pendre Obo. C'est une ville stratégique et frontalière avec les deux Soudan. Ils veulent la prendre pour faire venir toutes les armes et hommes dont il a besoin de ces régions du Soudan et du Soudan du Sud déjà en crise », relève-t-il.

Vianney Ingasso

mercredi, 20 mai 2020 15:32 Écrit par Dans Politique

Centrafrique : les autorités préfectorales de Mbomou sensibilisent les acteurs miniers de Bakouma au respect de l’environnement

BAKOUMA, 19 mai 2020 (RJDH)---Le village de Ndenguilo, situé à 30 Km de la ville de Bakouma, a accueilli le week-end dernier une délégation des autorités préfectorales de Mbomou conduite par le Préfet, Mme Pierrette Benguele, pour une campagne de sensibilisation sur le respect de l’environnement par les exploitants miniers dans le parc Chinko au regard du Code minier.

Accompagnée des différents responsables des services déconcentrés de l’Etat du Mbomou, Mme Pierrette Benguele, préfet de Mbomou, a lancé le samedi dernier au village de Ndenguilo, localité située à 30 km de Bakouma, la campagne de sensibilisation auprès des communautés locales dans le cadre du respect de l’environnement.

« La sensibilisation se portait sur le Projet Chinko qui protège la faune depuis 2014. Dès son implantation dans le parc, le projet Chinko a délimité trois zones, notamment celle dédiée au parc pour la protection des espèces. La seconde zone appelée tampon, est réservée à la population riveraine où tout le monde peut y exercer librement et enfin la zone banale dans laquelle se font les exploitations minières », fait-elle savoir.

Mais le constat révèle que les exploitants miniers ne tiennent pas compte de ces limites et veulent étendre leur recherche vers la zone du parc où il est interdit de se livrer à toute autre activité subversive pouvant menacer la faune et la flore. C’est dans ce cadre que les différents services de l’administration publique se sont aussi rendus dans le village pour faire comprendre aux parties les enjeux socio-économiques pour la région.

« Pour cela, j’ai jugé nécessaire de faire le déplacement avec les directeurs régionaux des mines, eaux et forêts, environnement, impôts et agriculture ainsi que les services des cadastres pour le lancement du règlement minier », a déclaré le préfet de Mbomou.

Il s’agit, bien sûr, de la première phase de sensibilisation lancée par les autorités de la préfecture du Mbomou et cela va se poursuivre à Fodé dans la région de Bangassou 2. « Les campagnes de sensibilisation prendront fin le 24 mai. Nous tiendrons une grande réunion prochainement avec les différentes communautés pour faire le découpage des zones réservées au parc, tampon et banale avec le concours du projet Chinko », a indiqué le maire de Bakouma Silvain Ngoalima.

Jean-Marie Anibikoumba

 

mardi, 19 mai 2020 16:13 Écrit par Dans Politique

Centrafrique : le pont de Pk9, victime d’incivisme

BANGUI, 19 mai 2020 (RJDH) ---Les actes de vandalisme enregistrés sur le pont de PK 9 marqués par le vol des barres de fers du parapet créent, selon les autorités locales, une situation d’insécurité pour les usagers. Une situation qu’elles dénoncent et menacent de poursuivre les auteurs. Un constat fait par le RJDH ce mardi 19 mai 2020.

Considéré comme un axe stratégique et économique pour le ravitaillement de la ville de Bangui, le pont de PK9 dans la commune de Bimbo est depuis quelque temps dans une situation inquiétante. En dépit de quelques nids-de-poule, les fers du parapet de ce pont sont en train de disparaitre petit à petit. Ce qui ne saurait laisser indifférentes les autorités locales de Bimbo.        

Urbain Zomela, l’un des notables de la commune de Bimbo, a indiqué que des enquêtes seront ouvertes pour découvrir les personnes malintentionnées qui se livrent à cette pratique honteuse. « Notre pays, la République Centrafricaine sort difficilement des multiples crises qui ont tout effondré. Nous sommes en phase de la reconstruction de notre pays. Mais le peu que nous avons comme édifices, nous devons les protéger jalousement au lieu de se lancer dans cette mauvaise pratique qui n’honore pas notre pays », remarque-t-il, avant de relever que, « les auteurs de ces actes inciviques seront arrêtés et poursuivis devant la justice pour destruction de biens publics », prévient-il.  

Pour Jonathan Ogalama, un jeune de Bimbo, il pointe du doigt ses paires jeunes qui, selon lui, se livrent à cet de vandalisme. « Je pense que ce garde-fou est un moyen efficace de protection des usagers de ce pont de peur qu’ils ne tombent dans l’eau. Mais certaines personnes mal intentionnées utilisent ces fers à d’autres fins. Je demande aux autorités compétentes de prendre leur responsabilité face à cette situation désastreuse. Et j’invite également les auteurs de cet acte ignoble à une prise de conscience et à un changement de mentalité », dit-il. 

Pour une autorité préfectorale, les auteurs de cette pratique sont susceptibles de tomber sous le coup de l’article 420 du code pénal de la République Centrafricaine qui stipule que : « quiconque aura volontairement détruit ou renversé par quelques moyens que ce soit en tout ou partie des édifices, pont, digues, chaussés ou autres constructions sera puni d’un emprisonnement de cinq à dix ans et d’une amende de 100 000 à 400 000 FCFA ».

Carlos Watou

mardi, 19 mai 2020 16:10 Écrit par Dans ENVIRONNEMENT

Centrafrique : Ernest Mizedio, député d’Obo 1, dénonce la passivité des autorités de Bangui face aux violences à Obo

OBO, 19 Mai 2020(RJDH) ---En réaction à la tension sécuritaire à Obo, capitale provinciale du Haut-Mbomou, Ernest Mizedio, député d’Obo 1, dénonce la passivité des autorités de Bangui et de la MINUSCA au regard de la situation qui prévaut dans sa circonscription.

La ville d’Obo, chef-lieu de Haut-Mbomou dans le sud-est du pays, est théâtre de violents combats depuis hier opposant les forces armées centrafricaines aux combattants rebelles de l’UPC d’Ali Darass. Selon le député d’Obo 1, Ernest Mizedio, la MINUSCA est passive face aux violences et n’a pas appuyé les forces régulières

 « La MINUSCA est cloitrée dans sa base, elle ne bouge même pas d’un mètre pour porter secours à la population et même aux forces armées centrafricaines pour repousser ces rebelles au moment de l’attaque des éléments de l’UPC. Il faudrait bien qu’on nous explique quel est le rôle de la MINUSCA a Obo. Face à cette situation la population vis avec la peur au ventre », a fait valoir le Député d’Obo 1 Ernest Mizedio.

Ce que réfute la mission onusienne en Centrafrique via son porte-parole, Vladimir Monteiro. « Les informations qui nous sont parvenues font état de tirs hier lundi à trois km de la ville d’Obo vers 6 heures du matin entre les membres des Forces de Sécurité Intérieure (FSI) et des combattants de l’UPC. Apparemment les éléments de l’UPC d’Ali Darassa, s’apprêteraient à attaquer la ville d’Obo et les forces régulières centrafricaines les ont repoussés. La situation est redevenue calme ce matin car les FACA et la Minusca patrouillent en ce moment pour rassurer les populations ».

Toutefois, le porte-parole de la MINUSCA a rappelé que ce genre d’attitude est une violation de l’accord de paix dont l’UPC est signataire. « Nous saisissons cette opportunité pour rappeler que toute attaque sur Obo ou un autre endroit constituerait une violation des accords politiques dont l’UPC et d’autres groupes armés sont signataires », affirme Vladimir Monteiro.

Ernest Mizedio ne décolère plus vis-à-vis des autorités centrafricaines. « La posture du chef de l’Etat et de son Premier Ministre, est plus qu’inquiétante. Le président de la République nous avait reçus, nous les députés du Haut-Mbomou, la semaine dernière. Nous lui avons dressé le tableau de la situation sécuritaire avec la volonté expansionniste de l’UPC. Malgré les alertes depuis quelques jours, ils se sont mus dans un silence abasourdissant presque complice. Qu’on nous dise clairement que la préfecture du Haut-Mbomou ne fait plus partie de la Centrafrique », dit-il exaspéré.

Un semblant d’accalmie est observé depuis ce matin mais de sources locales et indépendantes, on signale l’arrivée des renforts de l’UPC dans la région d’Obo.

Pamela Dounian-Dote

mardi, 19 mai 2020 15:58 Écrit par Dans SECURITE

Centrafrique : le Gouvernement Centrafricain coupe court au sujet des théories du complot contre l'Union Européenne...

BANGUI, 18 mai 2020 (RJDH)---C'est dans un communiqué officiel publié en date du 17 mai que les autorités centrafricaines ont fait une mise au point sur les accusations contre l'Union Européenne au sujet de son dernier appui humanitaire à travers un pont aérien.

Le communiqué s'argumente à partir de l'aide de l'UE dans les domaines sécuritaire, économique, social, politique et énergétique. « Avant de tirer que ces mauvais procès faits à l'encontre de l'UE n'honorent guère la République Centrafricaine », a relevé la Présidence de la République d’entrée de jeu.

Pour les autorités de Bangui, la crise qui sévit en République Centrafricaine met notre pays en face de nombreux défis qu’il faut surmonter tous les jours tout en précisant que l’Union Européenne est le premier partenaire de la République Centrafricaine dans tous les domaines.

« Sur le plan économique et social, l’Union Européenne finance de nombreux projets qu’il nous faut saluer : dans le domaine agricole, le Fonds Bêkou, la réinsertion des enfants soldats, l’accès à l’eau potable dans les zones reculées, la réhabilitation des écoles et des centres de santé », lit-on dans le communiqué.

Sur le plan politique, l’Union Européenne nous apporte des appuis multiformes notamment dans la formation de nos forces de défense et de sécurité, la reconstruction de l’armée, la restauration de l’autorité de l’Etat, la mise en œuvre de l’APPR, la réconciliation nationale, la justice sans oublier le soutien à l’organisation des élections présidentielle et législatives à venir.

Sans ambages, les autorités du pays ont tenu à rappeler que le pays, dans la lutte contre la pandémie du Covid, une fois de plus, compte sur le soutien de l’Union Européenne qui, a organisé des ponts aériens pour fournir aux professionnels de santé les matériels et équipements médicaux qui nous font cruellement défaut pour faire face à la propagation du coronavirus.

« La Présidence de la République condamne fermement les mauvais procès qui sont faits à l’encontre de l’Union Européenne et qui n’honorent pas notre pays », conclut le communiqué.

RJDH

lundi, 18 mai 2020 15:39 Écrit par Dans Politique

Centrafrique : La police procède à l’arrestation des jeunes issus du Conseil National de la Jeunesse

BANGUI, 18 mai 2020 (RJDH)---Des échauffourées entre des jeunes ont eu lieu ce matin au siège du Conseil National de la Jeunesse. Un groupe des jeunes exigent le départ de la présidente en exercice Pamela Derom et du Chargé de Mission au ministère de la jeunesse, Daniel Nzewe. La police et la gendarmerie ont dispersé les manifestants par des tirs sporadiques.

Ces manifestations se tiennent dans un contexte où depuis que quelques semaines le ministère de la jeunesse et le conseil national de la jeunesse ont été cités dans une affaire, aux contours non élucidés, de vente de terrain qui appartiendrait à la jeunesse centrafricaine.

Le chargé de mission en matière de la jeunesse, Daniel Nzewe et Pamela Derom, présidente du Conseil National de la Jeunesse, ont été cités comme le cerveau de cette rocambolesque affaire. Ce que tous deux nient.

Ces jeunes, aux allures hostiles, ont cassé des portes du siège du Conseil National de la Jeunesse (CNJCA). Craignant que les heurts ne soient transformés en un affrontement ouvert, l’armée, la Garde Présidentielle, la Gendarmerie et la Police sont intervenues et ont extirpé la présidente du CNJ, Pamela Derom car, les manifestants voudraient s’en prendre à elle physiquement.

« Une plainte est déposée au niveau de nos services judiciaires afin de faire lumière sur les problèmes brulants de ces deniers temps dont l’argent de la CONFEJES et une éventuelle vente d’un terrain qui aurait appartenu au CNJCA. La sagesse aurait voulu à ce que nous suivions les procédures afin d’établir les responsabilités avant de demander la démission ou la destitution qui que ce soit », a confié un jeune proche du CNJ.

Sur la page Facebook du chargé de mission Daniel Nzewe en date du 15 mai, il a publié des captures d’écran   des conversations entre lui et le ministre de la jeunesse dans lesquelles il a fait savoir que ce dernier était clairement au parfum de tout. Dans cette publication, les deux parties se sont mises d’accord au sujet de vente avec chèque certifié d’un montant de 51 millions de francs.

Vianney Ingasso

lundi, 18 mai 2020 15:32 Écrit par Dans SOCIETE

Centrafrique : Des combats opposent les FACA et l’UPC proche d’Obo

OBO, 18 mai 2020(RJDH)---- Des combats ont opposé très tôt ce matin des éléments de forces armées centrafricaines(FACA) avec les combattants rebelles de l’UPC d’Ali Darass, proche de la ville d’Obo dans le Haut-Mbomou. Une information confirmée respectivement par le Préfet du Haut-Mbomou Jude Ngayoko et Vladimir Monteiro, porte-parole de la Minusca, tous contactés ce lundi 18 mai 2020 par le RJDH.

De sources concordantes, les combattants rebelles de l'UPC basés à Mboki et Bambouti, après une première tentative la semaine dernière qui leur avait couté́ au moins une dizaine d'éléments, ont lancé́ ce matin l'assaut contre la ville d'Obo. Mais la riposte farouche des FACA basées dans la ville a estampé leur velléité expansionniste depuis l'année dernière dans le Haut-Mbomou.

 « Très tôt ce matin, des combats ont opposé les éléments des FACA et de l’UPC en provenance de Bambouti. Ces affrontements ont eu lieu proche de la ville de Obo et les FACA ont repoussé les rebelles.  Au moment où je vous parle, les combats se poursuivent encore sur le terrain », a confié le préfet.

Difficile pour les autorités préfectorales du Haut-Mbomou d’établir en ce moment le bilan de ce violent combat entre les éléments de l’UPC et les FACA appuyées par la MINUSCA. Le porte-parole de la Minusca Vladimir Monteiro a aussi confirmé cette information et que des forces onusiennes sont aussi venues en appui des FACA dans le combat.

Une source locale contactée par le RJDH, a indiqué que les éléments de l'UPC ont attaqué Obo du coté opposé à la route qui mène à Mboki et ont préféré venir du côté de la rivière Mbokou et du site des déplacés peuls de Boyo, qui donne directement sur le centre administratif.

L’alerte de ce combat a été donnée par l’honorable Ernest Mizedio qui, dans une interview accordée au RJDH la semaine dernière, craignait une nouvelle escalade dans cette contrée. Car selon lui, les éléments de l’UPC renforcent de plus en plus leur position dans cette préfecture, « ils sont entrain à l’heure actuelle de se déporter sur des motos vers Bambouti, Mboki et certains sont basés pour le moment à 12 kilomètres de la ville d’Obo », a-t-il annoncé.

Les attaques se multiplient dans le Haut-Mbomou interviennent après l’occupation du Sud-Est par les éléments de l’UPC d’Ali Darass depuis un certain temps. Des responsables du mouvement armé ont été nommés par Ali Darass dans la sous-préfecture de Bambouti malgré la menace du gouvernement et de la MINUSCA.

Judicaël Yongo

 

lundi, 18 mai 2020 13:13 Écrit par Dans SECURITE

Centrafrique : Abass Sidiki leader des 3R, reprend le maquis

BOUAR, 18 mai 2020 (RJDH) ---Abass Sidiki, leader des 3R a repris la voie de la rébellion le mercredi 13 mai 2020.Selon des sources sécuritaires, l’homme serait en fuite avec tous ses éléments qui ont intégré l’USMS (Unité spéciale mixte de sécurité).

Selon les informations RJDH, une discordance entre lui et les proches du président Touadera serait à l’origine de cette reprise. Le chef rebelle s’est volatilisé dans la nature le mercredi 13 mai, vers 16 heures, alors qu’il faisait partie du cortège du ministre de la Sécurité publique, le général Henri Wanzet Linguissara, de retour d’une visite à Cantonnier, une ville frontalière avec le Cameroun.

« Après la première cérémonie de sortie des unités spéciales mixtes de sécurités (USMS), le mercredi dernier, Abass Sidiki, président de l’assemblée nationale, le ministre de l’intérieur et de la sécurité publique Henri Wanzet Linguissara, ainsi qu’un officier des forces armées centrafricaines se sont rendus à Beloko pour un travail. Peu à près, ils sont retournés à Baboua, c’est de là que Abass Sidiki a quitté le cortège, pour la direction de Kouli », a confié une source sécuritaire.

D’autres sources sécuritaires ont rapporté au RJDH que lors de la sortie des éléments d’USMS à Bouar le mardi dernier, le chef rebelle aurait sollicité en vain un tête-à-tête avec les autorités de Bangui.

Le jeudi, vers 2 heures du matin, 21 combattants des 3R à bord des sept motos ont fait irruption dans la localité de Koundé, située à 35km de Beloko. « Les deux gendarmes qui étaient en faction les ont aperçus et ont pris fuite. Ils sont venus en appui aux militaires abandonnés par les forces de sécurité intérieure. Ils ont poursuivi leur excursion jusqu’à la commune de Bessan, là ils ont réussi à désarmer cinq gendarmes et un élément des FACA », ajoute une autre source locale.

L’homme a été signalé à l’heure actuelle entre De Gaulle et Koui où sa présence aurait paniqué les habitants de ces bourgades dans l’Ouest du pays dans la Nana-Mambéré. Sur la question, le gouvernement adopte la ligne du silence car cela sonne comme une gifle pour les autorités centrafricaines qui misaient sur la bonne volonté des chefs rebelles signataires de l’accord de paix du 6 février.

RJDH

lundi, 18 mai 2020 13:12 Écrit par Dans SECURITE
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