RJDH-RCA - Actualités

Centrafrique : des listes électorales déchirées d’autres emportées par des inconnus à Fatima

BANGUI, 20 octobre 2020 (RJDH) --- Des listes électorales affichées au lycée de Fatima, dans le 3e arrondissement de Bangui, ont été déchirées et d’autres emportées lundi 19 octobre par des individus difficilement identifiables. Les raisons évoquées sont entre autres, la colère de certains électeurs qui ont constaté que leurs noms n’y figurent sur les listes.

Le président du démembrement du 6ème arrondissement de Bangui, Bienvenu Ngalo, a indiqué au RJDH que ceux qui ont commis cet acte ne sont pas imbus de valeurs civiques. « C’est de l’incivisme. Cela n’honore pas ceux qui ont fait cela », se plaint-il.

Pour lui, ceux qui n’ont pas vu leur nom sur la liste seraient dans le lot des tablettes qui ont été volées. « Deux tablettes ont été volées lors des opérations d’enrôlement. Cet affichage est fait dans le but de refaire l’inscription des électeurs lésés, ceux dont les images sont moins claires. »

Joint au téléphone, le député de la 1ère circonscription du 1er arrondissement de Bangui, Augustin Agou, a relevé que plusieurs irrégularités sont enregistrées sur les listes électorales. « Les noms de certaines personnes ne figurent pas sur la liste. L’effectif des électeurs enregistrés est supérieur par rapport à ce qui a été pendant l’enrôlement, des personnes dont leurs noms figurent sur les listes n’habitent pas les quartiers », a expliqué Augustin Agou, avant de condamner le déchirement des listes par des individus malintentionnés. « Ils ont le droit de faire recours à l’ANE pour régler ces contentieux au lieu de poser des actes d’incivisme », dit-il.

Le 9 octobre dernier, l’Institut Républicain International (IRI) a initié les membres des démembrements de la ville de Bangui sur la gestion des contentieux électoraux. 

Auguste Bati-Kalamet

mardi, 20 octobre 2020 07:28 Écrit par Dans INFO-ELECTIONS

Centrafrique : L’OFCA du 5ème arrondissement nettoie les locaux du lycée de Miskine

BANGUI, 19 octobre 2020 (RJDH) --- Une vingtaine de femmes se sont déployées ce samedi 17 octobre, au lycée de Miskine pour nettoyer les salles de classe, la cour de l’établissement situé dans le 5ème arrondissement de Bangui. L’objectif est de préparer la rentrée scolaire 2020-2021.

En prélude à la rentrée scolaire 2020-2021 prévue pour le lundi 19 octobre, l’organisation des femmes du 5ème arrondissement de Bangui à mener des activités de nettoyage des locaux du Lycée de Miskine pour accueillir les élèves.

Anne-Marie Grengbo, vice-présidente de l’OFCA du 5e arrondissement, a indiqué que la salubrité est un moyen d’éviter des cas de contamination aux maladies. « Il est mieux d’être en bonne santé pour mieux étudier et enseigner. Nous avons constaté que l’environnement est très sale, ne pouvant pas accueillir les enfants, pour éviter des maladies liées à l’insalubrité, dont la tuberculose la Covid-19, c’est pourquoi, nous nous sommes engagées à mettre la propreté dans les salles de classe et la cour du lycée », dit-elle.

Pour Anne Yindoua, proviseure du lycée de Miskine, elle a mis en place un comité de salubrité pour le suivi des travaux de nettoyage. « Ces femmes ont suscité en nous une idée de pérennisation. Nous allons mettre en place un comité de salubrité qui travaillera chaque samedi, et ce, en tour de rôle. Ce comité sera composé des enseignants, des surveillants des études, des censeurs, des délégués des classes et les élèves. Des outils appropriés seront mis à leur disposition pour ces activités », a-t-elle confié.

De poursuivre, la proviseure du Lycée de Miskine a annoncé que les fiches techniques sont déjà disponibles pour le corps enseignant. « Les listes des élèves de la 6ème en terminale sont disponibles pour être affichées d’ici peu. L’administration s’y mettra pour l’application des mesures barrières contre la Covid-19 au sein de l’établissement », a-t-elle rassuré.  

Auguste Bati-Kalamet

lundi, 19 octobre 2020 14:34 Écrit par Dans SOCIETE

Centrafrique : Attention ! Le port correct du masque chirurgical n’empêchera pas d’inspirer suffisamment d’oxygène

BANGUI, 19 octobre 2020 (RJDH/Fact-Checking)---Des informations circulent depuis quelques temps sur les réseaux sociaux, voire même de bouche à oreille faisant croire que le Port correct des masques chirurgicaux empêche d’inspirer suffisamment d’oxygène et fera inspirer trop de dioxyde de carbone.  Attention, cette information est fausse.

Pour débusquer cette information notre rédaction de vérification des faits a pu consulter le site officiel de l’OMS. Selon cette organisation, cette information est fausse. « Le masque n’entraine pas de manque d’oxygène dangereux pour la santé : cette théorie est  très répandue, selon laquelle le port des masques diminueraient la quantité d’oxygène dont nous avons besoin pour vivre, voire provoquerait de l’hypoxie, c’est à dire un manque d’oxygène au niveau des organes et des tissus », peut-on lire sur le site de l’OMS.

L’organisation mondiale de la santé explique que le masque n’est pas dangereux pour la santé, s’il elle est porté correctement, « l’utilisation prolongées de masques médicaux peut être inconfortable, mais elle n’entraine ni intoxication au CO2 ni manque d’oxygène. Au moment de porter un masque médical, veillez à ce qu’il soit correctement ajusté et qu’il soit suffisamment serré pour vous permettre de respirer normalement. Ne réutilisez pas un masque à usage unique et changer le dès qu’il s’humidifie », conseille L’OMS.

L’OMS rappelle que le port des masques s’inscrit dans le cadre d’un la ensemble de mesure anti-infectieuses propres à limiter la propagation de certaines affections respiratoires virales, dont la covid-19 fait partie, parmi lesquelles doivent aussi figurer « l’hygiène des mains, la distanciation physique et d’autres mesures de lutte anti-infectieuse. »

Eustache Junior MOKOLA /la rédaction de Fact- checking(AFC)

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lundi, 19 octobre 2020 14:00 Écrit par Dans Fact Checking

Centrafrique : A Obo, les autorités locales font de porte à porte pour sensibiliser les électeurs à consulter l’affichage de la liste

OBO, 19 octobre 2020 (RJDH)--- Faute de radio locale, les autorités électorales de la ville de Obo, à l’extrême Est du pays, ont procédé à une campagne de sensibilisation de proximité pour appeler la population locale à consulter la liste pour d’éventuelle revendication. C’est ce qu’a indiqué l’Abbé Fabrice Yomazoungou, Président du démembrement électoral de Obo suite à l’affichage de cette liste provisoire le mercredi 14 octobre dernier.

A en croire le Président du démembrement électoral de Obo, l’Abbé Fabrice Yomazoungou, l’affichage de la liste électorale est l’annonce de la deuxième étape du processus électoral en cours aux termes du titre 2 du code électoral en son article 11. « Donc, à partir de l’affichage de la liste électorale, nous entrons dans une étape des opérations proprement parlé. Et suivons le chronogramme validé par la Cour constitutionnelle, le 14 octobre 2020 devait être la date limite de l’affichage de la liste électorale  dans les différents centres d’inscription qui ont été chois. Nous avons délégué un agent recenseur qui avait jadis a travaillé dans le cadre d’enrôlement dans chaque centre. Il est chargé de recenser toutes les réclamations portées par les électeurs pour qu’on puisse apporter des corrections », a indiqué le président du démembrement électoral de Obo.

Au niveau de la capitale Bangui et certaines villes de l’arrière-pays, si une série de campagne de sensibilisation s’est faite à travers les medias, cette réalité est loin de voir le jour au niveau de Obo, « C’est un souci pour nous au niveau de Obo, car nous n’avons pas de radio FM pouvant permettre de relayer cette information. Et, ce que nous avons pu faire c’est que depuis le lundi 12 octobre 2020, nous avons réunis les chefs de quartier et villages. Nous leurs avons parlé que nous comptons sur eux pour une sensibiliser la population avec le porte à porte afin de sensibiliser les gens à venir consulter la liste provisoire qui est affichée. Et puisque les listes sont bien établis avec les photos et toutes les autres informations des électeurs, nous osons croire que  quand deux ou trois personnes vont consulter, cela va leur motivé à divulguer les informations en retour », a-t-il conclu.   

La radio communautaire « Zerada » de Obo est en panne depuis le mois de mai 2018 suite à une panne signalée sur l’émetteur.

RJDH

lundi, 19 octobre 2020 13:08 Écrit par Dans INFO-ELECTIONS

Centrafrique : L’OMS associe-t-elle la médecine traditionnelle dans la recherche d’un éventuel vaccin contre la covid-19 ?

BANGUI, 16 octobre 2020 (RJDH/Fact-Checking)---Depuis l’avènement de la pandémie qui a déferlé tous les continents, surprenant même  le monde scientifique, le monde demeure en quête d’un éventuel traitement spécifique en vue d’endiguer la pandémie à coronavirus. Pour l’heure, aucun vaccin n’est disponible, mais des potentiels vaccins candidats sont en cours d’essai clinique.

L’information selon laquelle la médecine traditionnelle entre dans la course en adéquation avec l’OMS  dans la recherche d’un éventuel traitement contre le nouveau coronavirus est avérée, car confirmée du moins par l’agence onusienne de la santé.

L’OMS et les Centres africains de contrôle et de prévention  des maladies (CDC Afrique) unissent leurs efforts pour la recherche sur la médecine traditionnelle de la covid-19 en Afrique

Dans un effort conjoint  pour renforcer la recherche de médicaments traditionnels  pour la covid-19 en Afrique , l’Organisation mondiale de la santé et les centres africains  de contrôle de prévention des maladies (CDC Afrique ) ont lancé  le 22 juillet 2020 dernier un comité consultatif d’expert chargé de fournir des conseils scientifiques indépendants  aux pays sur la sécurité, l’efficacité et la qualité des thérapies de médecine traditionnelles.

Par ailleurs, l’OMS  considère que les médecines traditionnelles, complémentaires et alternatives  présentent de nombreux avantages et que l’Afrique a une longue histoire de médecine traditionnelle et de praticiens qui joue un rôle important  dans la prestation des soins aux populations.

L’intérêt pour la médecine traditionnelle en tant que traitement potentiel contre la Covid-19 est croissant en Afrique. Au moment où le monde se lance à la recherche  de traitements et de vaccins contre le virus, la recherche sur les médecines traditionnelles et orthodoxes en tant que thérapie potentielle de la Covid-19 doit être fondée sur la science, et ce jour marque une étape importante dans le soutien de ces efforts,  a déclaré Dr John Nkengasong, directeur des CDC pour l’Afrique et envoyé spécial de L’OMS  pour la Covid-19.

Plus d’info consulter le site www.afro.int

En Centrafrique

Sur le plan national  nous avons pu contacter la représentation de l’OMS en  Centrafrique pour nous parler de l’implication de la médicine traditionnelle dans la recherche pour les vaccins et médicaments contre la Covid-19.

Les recherches sont en cours même sur Covid organics. « Avec le CDC Afrique de l’Union africaine, dans un partenariat, il faudrait s’inscrire dans une démarche scientifique de recherche sur le médicament de covid organics de Madagascar pour essayer de voir les effets  liées sur le coronavirus et  la toxicité du médicament ; Plusieurs résolutions assorties de l’assemblée mondiale de la santé pour l’Afrique  vont dans  le sens de la promotion de la médecine traditionnelle pour des médicaments qui sont fiables », a fait savoir Augustin Dibert, conseillé en matière de santé auprès de la représentation de l’OMS en Centrafrique, joint par la rédaction de Fact-checking, en  faisant référence au  discours de la directrice régional dans une célébration du 31 aout 2020 dernier.

Depuis le début de la pandémie qui a surpris le monde scientifique, aucun vaccin contre la Covid-19 n’est pour l’heure disponible, mais des milliers d’essai  clinique sont en cours pour un éventuel vaccin d’ici à l’horizon 2021. Par ailleurs, sur le plan régional, l’OMS met en exergue  la médecine traditionnelle qui  entre  aussi dans la course pour  la recherche d’un potentiel traitement contre la covid-19.

Esdras Michael Ndamoyen/rédaction du Fact-checking (AFC)

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vendredi, 16 octobre 2020 14:59 Écrit par Dans Fact Checking

Centrafrique : le Mouvement 4500 maintient la pression contre la société Al Madina 

BANGUI, 16 octobre 2020 (RJDH)---Le mouvement 4500 a annoncé jeudi la tenue prochaine d’un sit-in en face de la société Al Madina et la direction générale des services de la police judiciaire pour dénoncer le maintien du prix de la carte nationale d'identité.

Des réactions continuent de se faire enregistrer contre la société Al Madina, une société en charge de la conception et sécurisation des documents administratifs centrafricains. Le "mouvement 4500" signe et exige l'annulation pure et simple de la décision fixant le prix de la carte nationale d'identité à 4500 francs contrairement au montant voté par les élus de la nation dans le budget de l'exercice de l'année 2020.

Malgré l'arrêt rendu par le Tribunal administratif, les prix sont toujours maintenus et les centrafricains continuent de payer à 6500 ainsi que les frais de photocopie à 750 frs.

Face à cela, le mouvement 4500 frs maintient la pression et annonce mener une action citoyenne pour obtenir de Al Madina la suppression du prix de la carte d'identité qui s'élève à 6500 frs, "nous avons prévu un certain nombre d'actions. Sur le plan judiciaire, nous allons poursuivre Al Madina en justice parce qu'il s'agit là d'une escroquerie. C'est pourquoi, nous demandons aux centrafricains de ne plus payer la carte d'identité nationale à 6500 frs", a lancé le coordonnateur du mouvement Paul Beninga.

Un ultimatum d'une semaine a été donné à la société Al Madina par le mouvement, et si rien n'est fait, les leaders indiquent qu'ils organiseront " un sit-in devant la société et la brigade criminelle jusqu'à l'obtention d'une suite favorable" insiste le coordonnateur.

Dans le projet de loi de finances pour l'exercice de 2021, soumis à l'examen aux parlementaire, le gouvernement a maintenu le prix de la Carte nationale d'identité toujours à 4500 frs.

Sandra Belly

vendredi, 16 octobre 2020 14:49 Écrit par Dans SOCIETE

Centrafrique : Des leaders de partis politiques outillés par l'ONG IRI sur la technique de communication liée aux élections

BANGUI, le 16 octobre 2020 (RJDH)--- Les leaders des partis politiques ont été outillés ce mercredi 15 octobre 2020 sur la technique de communication en période électorale.  Une activité de l’Institut Républicain International (IRI) qui vise à préparer ces derniers à éviter les discours de haine pendant ce processus électoral.

L'objectif premier recherché par IRI à travers cette formation est d'éviter les désinformations et des dérapages pendant les périodes de précampagne ou de la campagne électorale. Cette formation intervient dans un contexte où le pays amorce la préparation des élections groupées.

Olivia Kaho, consultante en communication à l'ONG IRI souligne l'importance de cette activité par rapport aux périodes électorales qui revêtent plusieurs enjeux, « l’utilisation des réseaux sociaux qui de nos jours malheureusement véhicule des fausses informations dans le but de discréditer certains partis politiques ou certains candidats. Comment éviter ces discours de haines qui sont de nature à attiser les tensions sociales, et comment avoir une communication apaisée au regard des provocations. Nous voulons à ce que les leaders des partis politiques soient des exemples et d’être des vecteurs de messages de paix durant cette campagne électorale », a présenté la Consultante en communication à l'ONG IRI.

Cette initiative est très capitale, dit Marcel Loudegue, 3ème vice-président du MLPC et "nos militants seront informés de la situation. Nous sommes en train de travailler pour éviter des propos dépassés vis- à vis de nos compatriotes qui sont candidats comme nous. Il est important que nous-mêmes et nos militants, nous respections les autres avec leur parti et que seul le résultat peut décider qui a gagné et qui n’a pas gagné », pense-t-il.

L'ONG IRI a développé plus de plan de communication relative aux élections du 27 décembre prochain en République Centrafricaine. Plusieurs entités notamment, société civile et partis politiques sont visées par rapport à ce programme.

Jocelyne Nadège Kokada

vendredi, 16 octobre 2020 14:43 Écrit par Dans Politique

Centrafrique : plus de 45% d’enfants malnutris enregistrés à Nana-Bakassa dans l'Ouham

NANA-BAKASSA, 16 octobre 2020 (RJDH) ---La sous-préfecture de Nana-Bakassa dans l'Ouham au nord du pays a enregistré environ 45 % des enfants qui souffrent de malnutrition. Un chiffre rendu public par le chef de centre de santé de ladite localité Pierre Namboboina.

C’est l’une des localités de la Centrafrique fragilisée par la crise militaro-politique, la sous-préfecture de la Nana-Bakassa fait face à d'énormes défis pour ravitailler la population en produits alimentaires.  En outre, les habitants de la région s’adonnent beaucoup dans la recherche minière au détriment des activités agricoles et maraîchères.

 « La population qui se nourrit grâce à la culture maraichère et agricole à l’époque, ne peux plus aller cultiver la terre à cause de la présence des groupes armés dans les régions.  Du coup, elle est obligée de faire seulement les petites cultures qui ne répondent même pas au besoin de la famille et aussi en termes de revenu. Les enfants sont les plus touchés par rapport à cette situation. Car trouver de quoi à manger devient de plus en plus difficile », expliquent les chefs coutumiers de Nana-Bakassa.

Selon le chef du centre de santé de Nana-Bakassa Pierre Namboboina, la plupart des enfants dans la région sont mal nourris, note-t-il, « c’est vrai qu’il y a ce problème alimentaire, mais il y a aussi la négligence des parents. C’est ce qui est à l’origine du taux élevé de malnutrition chez les enfants dans la sous-préfecture », précise le chef de centre de santé.

Face à ce problème sanitaire, le centre de santé de Nana-Bakassa avec l’appui de MSF prend en charge les enfants malnutris, « si nous constatons le cas de malnutrition, nous les prenons automatiquement en charge, mais les difficultés se situent au niveau des produits que distribuons parfois les pepinettes aux enfants, mais les mères prennent pour vendre et cela fait que les enfants soient mal soignés. Et aujourd'hui, le taux de malnutrition est de 45% », a fait savoir Pierre Namboboina.

Les données sur la malnutrition sont en hausse. Les responsables sanitaires de la sous-préfecture sollicitent l'appui humanitaire pour la relance des activités agricoles. La faim, l’insécurité et le non accès de la population de cette région aux services sociaux de base sont entre autres les raisons qui favorisent le taux élevé de la malnutrition. 

Ketsia Kolissio

vendredi, 16 octobre 2020 14:25 Écrit par Dans HUMANITAIRE

Centrafrique : la ville de Boda dans la Lobaye renoue avec la paix après les violences communautaires 

BODA, 16 octobre 2020(RJDH)---Le vivre ensemble entre temps brisé à Boda dans la Lobaye, est aujourd'hui possible. Les deux communautés sont engagées aujourd’hui dans la quête de la paix et cohésion sociale. Ceci témoigne, selon les autorités locales et habitants de la ville, la prise de conscience de la population qui a décidé d'enterrer la hache de guerre.

Dans les lieux publics, (marché, à l'hôpital et les écoles) et autres lieux, les communautés se croisent et vivent en harmonie. L'esprit de violence a changé de camp, c'est l'exemple auquel on peut voir au sein des femmes de la ville, à travers leur mutuelle. 

Mariama Nana, est animatrice au sein de la Mutuelle des femmes de Boda, " après le conflit communautaire à Boda, les femmes de différentes communautés se sont réunies en association dénommée Mutuelle des femmes pour s'investir dans le cadre de la recherche de la paix et le vivre ensemble. Nous avons reçu de l'appui des ONGs et grâce à nos activités nous avons pu contribuer à la consolidation de la paix dans la ville de Boda"

Assis sur son fauteil dans une boutique remplie de divers articles au marché central de Boda, Abdou Karim Hamadou, temogne l'existence effectivement du vivre ensemble dans la localité, "nous vivons en parfaite collaboration. La preuve en est qu'ici dans le marché vous voyez les chrétiens et mulsumans se croisent. Il n'y a pas de tension communautaire comme jadis", raconte-t-il.

" Pour le moment la confiance est revenue", a ajouté Aimé Pilapété, 1er adjoint au maire de Boda, qui explique que "ces deux communautés qui étaient divisées sont maintenant ensemble. La population a décidé après des moments difficiles, de faire la paix parce qu'elle a pris conscience".

Ce retour de la paix et la sécurité se renforce avec la présence d'un détachement mixte composé des éléments de Forces Armées Centrafricaines et Forces de Sécurité Intérieure, à en croire l'adjudant Jean Louis Mandet, adjoint commandant de Brigade de gendarmerie de Boda. "Oui il y a la stabilité ici à Boda. C'est vrai que pendant la saison sèche on connait des mouvements des hommes armés, mais en cette période pluvieuse, les mouvements sont rares. Le ministère de la défense a envoyé un détachement militaire. Ce qui constitue un détachement mixte FACA et FSI basé à Boda. Donc pour le moment, en ce qui concerne la sécurité, tout va bien ", a expliqué le commandant adjoint de la brigade territoriale de Boda.

La ville de Boda a connu un moment pire de son histoire. Une ligne rouge séparait les communautés (chrétienne et musulmane) où chaque camp à l'époque s'accuse mutuellement. Les violences communautaires avaient fait plusieurs victimes et causées d’énormes pertes matérielles.

Judicaël Yongo

vendredi, 16 octobre 2020 14:16 Écrit par Dans SOCIETE

Centrafrique : la Journée Mondiale de l’Alimentation de Bossangoa, reportée ultérieurement

BANGUI, 16 octobre 2020 (RJDH) --- Le comité d’organisation de la Journée mondiale de l’Alimentation (JMA 2020) a annoncé vendredi 16 octobre à Bangui, le report de la célébration de cette journée à Bossangoa, capitale provinciale de l’Ouham qui devrait se tenir initialement ce mois d’octobre.

Les raisons évoquées par le comité d’organisation de la JMA, les retards enregistrés dans les travaux de réhabilitation des routes en état de dégradation avancée allant de Bossembele à Bossangoa.  

 « A Bossangoa, les préparatifs sont presque terminés. Les installations des photovoltaïques dans la ville sont en cours, les activités de désherbage de la ville ont été faites », a fait savoir le président du comité, l’Ingénieur agronome Saint-Pierre Mahamat, avant de déplorer que « l’état de dégradation avancée des routes constitue aussi un handicap actuel pour le transport de toute l’équipe pour cette journée ».

En plus de ces défis techniques, les logements pour les délégations officielles ne sont pas aussi prêts, contrairement à celle de Bambari l’année dernière.

Pour les organisateurs de cette journée internationale, il ne fait aucun doute, on ne peut tenir la JMA dans ces conditions, il faut nécessairement la différer. 

 Auguste Bati-Kalamet

vendredi, 16 octobre 2020 14:03 Écrit par Dans ECONOMIE
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