RJDH-RCA - Actualités

Centrafrique : vrai, la maladie a coronavirus se transmet aussi par le rapprochement des partenaires lors des rapports sexuels.

BANGUI, 31 juillet 2020 (RJDH/Fact-Checking) ---Le rapprochement lors des rapports sexuels entre deux partenaires favorise-t-il la transmission du coronavirus ? Cette question a suscité de vives réactions parmi les experts en maladies infectieuses et au sein de la population centrafricaine. Une première voie minimise la contraction du virus puisque c’est une maladie respiratoire et d’autres admettent que le rapprochement des deux partenaires lors des rapports sexuels est une possibilité de contraction.

Selon l’Organisation Mondiale de la Santé et le Ministère de la Santé Publique et de la Population en République Centrafricaine, le nouveau coronavirus se transmet par les gouttelettes expulsées par les personnes infectées lorsqu’elles expirent, toussent ou éternuent. L’entourage est infecté en inhalant ces gouttelettes, ou en les touchant sur une surface, puis en se touchant le visage. Les chances de contracter le virus par des activités sexuelles avec une personne infectée sont donc très élevées.

Une thèse confirmée par Docteur Médard Ouarandji, responsable du Centre de Prise en Charge des personnes atteintes de Coronavirus de l’Hôpital Général de Bangui en ces termes : « Dans ma fonction quotidienne, j’ai eu à faire face à d’autres questions similaires. La contamination d’une personne atteinte de COVID-19 à une personne saine se fait par un rapprochement de moins d’un mètre d’où la nécessité de la distanciation physique. Allez-y comprendre ce rapprochement lors d’un rapport sexuel entre le visage des deux partenaires. Lors d’un rapport sexuel, la contamination est à 100 % ».

Selon les spécialistes, en ce temps de pandémie, les couples doivent se protéger pour le bien-être familial en respectant les gestes barrières afin de limiter la propagation du virus sur le territoire centrafricain.

Plusieurs comportements sexuels ainsi que le non-respect de la distanciation physique font aussi progresser le taux de contamination de la Covid-19.

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vendredi, 31 juillet 2020 14:43 Écrit par Dans Fact Checking

Centrafrique : la MINUSCA enregistre 57% de diminution du nombre des victimes de violation des droits de l’homme  

BANGUI, 31 Juillet 2020 (RJDH) --- La MINUSCA a documenté et vérifié 7 incidents d’abus et de violation des droits de l’homme, des droits internationaux humanitaires au cours de la semaine dernière. Ces incidents ont affecté huit (08) victimes dont 6 hommes, une femme et une fille. Ce rapport a été présenté le mercredi 29 juillet, lors de la conférence de presse hebdomadaire de la Minusca.

Les présumés auteurs de ces violations et abus des droits de l’homme sont les combattants de l’UPC, le groupe 3R, MPC, FPRC, les Anti Balaka et les agents de l’Etat. Il s’agit de meurtre, atteinte à l’intégrité physique, viol, détention arbitraire et d’enlèvement, confiscation de propriété, note la mission onusienne.

Selon la MINUSCA, les préfectures les plus touchées sont l’Ouham et le Mbomou. Ces incidents ont affecté 8 victimes, 6 hommes, deux femmes, dont une mineure. « Le nombre des victimes de la semaine est en baisse de 8 victimes contre 19 victimes la semaine dernière, une estimation de 57% de réduction de nombre des victimes », a présenté le porte-parole par intérim de la Minusca, Charles Bambara.

Le groupe 3R a détruit des ponts qui constituent un moyen de communication entre les régions de Besson et Koui, dans le but de ralentir les avancées des forces de la MINUSCA et les FACA, conclut le rapport.

Auguste Bati-Kalamet

vendredi, 31 juillet 2020 14:35 Écrit par Dans DROITS DE L’HOMME

Centrafrique : près d’un million de personnes ont été assistées par le Comité International de la Croix Rouge en cette période de Covid-19

BANGUI, 31 juillet 2020 (RJDH)---Selon le Comité international de la Croix rouge (CICR), près d’un million de personnes en Centrafrique ont bénéficié d’une assistance conséquente en cette période de pandémie de Covid 19 depuis le Mars consistant à lutter contre le coronavirus qui est l’une des plus graves crises humanitaires au monde, a fait savoir Bruce Biber, chef de délégation du CICR.

D’entrée de jeu, le chef de délégation du CICR en Centrafrique a noté qu’au regard des différents défis auxquels liés à la pandémie de Covid 19, le CICR et la Croix Rouge Centrafricaine ont pu réaliser beaucoup de choses. « On pense toujours qu’on peut jamais faire assez mieux, je ne dirai pas qu’on est vraiment content de notre bilan, puisque nous pouvons faire plus vu les différents défis que la situation actuelle présente. On a pu faire le nécessaire et il fallait mettre une chose en exergue et c’est de soutenir la Croix Rouge Centrafricaine au niveau communautaire.   Je crois qu’on a tous collectivement en tant que Croix Rouge réalisé une campagne de sensibilisation qu’on estime toucher plus d’un million de personnes », précise Bruce Biber.

Pour Brice Biber, pour lutter contre cette pandémie, le CICR a pris toutes les précautions requises en s’adaptant à la nouvelle réalité afin de continuer ses activités dans l’assistance des personnes vulnérable pour répondre à leurs besoins.

« C’est l’un des plus grands défis que nous avons dans nos activités en cette période de Covid-19, qui est celle de mener des actions humanitaires sans nous mettre à risque et mettre à risque aussi les populations auxquelles ont assisté, ceci nécessite une autoprotection on se protège   avec tous les moyens nécessaires les mesures barrières sont appliqué à la lettre selon les instructions du gouvernement », explique le chef de délégation du CICR, avant de relever que « le CICR en cette période de pandémie à transformer ces activités humanitaires en vecteurs de prévention c’est-à-dire dans les actions de distribution de semence, ce qui permet à ces bénéficiaires de rentrer chez eux avec les notions de connaissances nécessaire pour se protéger contre le Covid-19 » , ajoute-t-il.

Plus de 4500 personnes malades de Covid-19 sont recensés en République Centrafricaine depuis l’apparition de cette maladie en mars dernier qui met à mal les efforts de riposte dans le strict respect des mesures barrières.

Paméla Dounian-Doté

vendredi, 31 juillet 2020 14:31 Écrit par Dans HUMANITAIRE

Centrafrique : le gouvernement centrafricain favorable au retour du chef rebelle de l'UPC à Bambari

BANGUI, 31 juillet 2020 (RJDH)---Le leader de l’UPC, Ali Darassa, sera réinstallé à Bambari dans les prochains jours, selon un accord signé à Bangui le 30 juillet entre le gouvernement et le chef rebelle.

Selon le document d'accord entre les deux parties, et adoubé par les garants et facilitateurs de l'APPR du 06 février 2019, le Chef de l'UPC Ali Darassa reçu en toute discrétion à Bangui, le 25 juillet dernier par le Premier ministre Firmin Ngrebada à Bangui, au cours de cette entrevue, aurait montré sa bonne volonté à favoriser le retour de l’autorité de l’Etat et le déploiement des agents recenseurs de l'Autorité Nationale des Elections (ANE) dans les zones sous son influence.

Les discussions avec le chef rebelle de l’UPC à la Primature s’articulaient essentiellement autour de son rapprochement avec le mercenaire soudanais Moussa Assymei, qui s'est fait parler de lui durant les heures sombres de la Seleka en 2013, son alliance avec le 3R de Sidiki Abbas, le processus de désarmement des combattants, la déclaration de l’UPC relative à la relocalisation des pasteurs peuls réfugiés venus de la RDC et la sécurisation du processus électoral.

En contrepartie, selon les termes de l'accord, " le gouvernement créera les conditions pour l'installation de Monsieur Ali Darassa à Bambari à l’exemple de Monsieur Sidiki Abass. Le renforcement d’un mécanisme efficace et de consultation permanente entre le Gouvernement et les leaders des ex groupes armés, l’UPC en l’occurrence".

Allant plus loin, Ali Darassa s’engage à ne pas faire obstruction à la restauration de l’autorité de l’Etat, et à retirer ses hommes de Bambouti dans un plus bref délai et annulera son alliance avec les 3R.

En clair, cette annonce fera grincer des dents au sein de la classe politique et la société civile. Car Ali Darassa avait été contraint de quitter Bambari en février 2017 sous pression de la MINUSCA.

Vianney Ingasso

vendredi, 31 juillet 2020 14:28 Écrit par Dans Politique

Centrafrique : l'UNFPA présente les résultats à mi-parcours de ses activités de 2020 

BANGUI, 31 juillet 2020 (RJDH)--Présentation ce jeudi des résultats à mi-parcours des activités de l’UNFPA aux professionnels des médias à Bangui. Les activités semestrielles de cette agence onusienne ont été réalisées dans le contexte actuel de la pandémie de la covid19.

Ce café-presse a permis à l'UNFPA de communiquer sur le semestre en termes des réalisations dans un contexte où la crise de la Covid19, survenue en mars 2020 a pu affecter la bonne tendance des résultats.

Au regard du ralentissement des activités de terrain, liées à la Covid-19, l'UNFPA, qui a aussi prévu des activités de lutte contre cette pandémie vers ses cibles principales notamment les adolescents, les jeunes et les femmes et se place dans la logique de la continuité de service en lien avec son mandat et ses trois résultats transformateurs.

Dr Cissé Aboubacar, Représentant adjoint de l'UNFPA, rappelle les transitoires des activités de son agence pour la suite de l'année et plus tard jusqu'en 2021, « Nous ferons en sorte qu’il ait une continuité de l’ordre de service en matière de la santé maternelle, de la planification familiale, de la santé de la reproduction et qu’il ait la continuité dans la prise en charge des VBG qui constituent une priorité en Centrafrique ».

Lutte contre les VBG, toujours une préoccupation

Sur la question de la lutte contre les VBG, il ressort qu’au premier semestre dans la ville d'Obo, cette agence onusienne a enregistré et orienté pour la prise en charge 428 cas parmi lesquels 422 du sexe féminin. Ceci reste une préoccupation au regard des données déjà disponibles. Au plan national, 2.845 cas ont été enregistrés alors que le pays en a enregistré 13.028 en 2019.

En matière de réponse, 1.886 survivantes des VBG ont bénéficié de la prise en charge psychosociale, 4.023 kits de dignité distribués ont permis de restaurer la dignité des personnes survivantes des VBG. Au moins 20 cartons de kits post viol permettant la prise en charge de 1.000 survivantes de violences sexuelles ont été fournis aux partenaires de prise en charge médicale.

Dans la localité Zemio, il ressort des présentations la mise en place d'un « One Stop Center » avec l'appui de l'ONG Alima. Au moins 11 organisations féminines de Zemio mais aussi de Bangui ont reçu des kits pour les activités génératrices de revenu.

Le premier semestre est affecté par la pandémie de Covid19 mais aussi l'insécurité et la dégradation des routes, freinant ainsi l'élan de certaines interventions sur le terrain.

Fridolin Ngoulou

vendredi, 31 juillet 2020 14:25 Écrit par Dans Femme/Enfant

Centrafrique : le groupe de travail de la société civile sur la crise Centrafricaine (GTSC) accuse le gouvernement de haute trahison

BANGUI, 31 Juillet 2020 (RJDH) --- Le GTSC appelle les centrafricains à manifester le 05 août prochain suite au huis clos du gouvernement avec le leader de l’UPC, Ali Darassa, pour contester les clauses de cette rencontre du 30 juillet, qui habiliteraient Ali Darassa à s’installer à Bambari au lieu de Bokologbo.

La réaction du Groupe de Travail de la Société Civile (GTSC) n’a pas tardé aussitôt l’annonce de la réinstallation du chef rebelle de l’UPC, Ali Darassa, à Bambari par le Gouvernement Centrafricain. Pour Gervais Lakosso, coordonnateur du GTSC, c’est une humiliation. « Cela nous inspire un sentiment d’humiliation. Le Premier ministre est entrain de poser un acte de haute trahison et les garants de ce soi-disant accord de Khartoum sont en train de se moquer du peuple centrafricain. C’est pourquoi, nous au GTSC, nous qui parlons au nom du peuple, disons non à cela. Et nous n’allons pas nous arrêter sur des simples déclarations. Le mercredi 05 Aout, nous appelons tous les centrafricains à rester chez eux à la maison. Il n’y aura pas de travail ce jour-là », a déclaré Gervais Lakosso.

D’après eux, c’est une complicité entre le gouvernement et les garants ainsi que les facilitateurs de l’accord de paix en Centrafrique, et pour cela, le Premier Ministre doit démissionner. « La démission du Premier ministre Firmin Ngrebada n’est pas à négocier. Le départ sans condition des ambassadeurs de la CEEAC en République Centrafricaine, monsieur NAHAYO Adolphe de la CEEAC, Monsieur Mathias Bertino Matondo de l’Union Africaine, ainsi que la Représentante Spéciale adjointe de la MINUSCA Madame Denise Brown », a exigé le GTSC

« L’abrogation des décrets nommant des responsables des groupes armés aux fonctions politiques, administratives et militaires dans notre pays.  La convocation sans délai d’une concertation des forces vives de la nation pour trouver des solutions centrafricaines à nos problèmes. Passer la journée du 05, nous appelons à une manifestation populaire jusqu’à la satisfaction totale de nos revendications», a déclaré Gervais Lakosso.

Barnabas Badiwi

vendredi, 31 juillet 2020 14:02 Écrit par Dans SECURITE

Centrafrique : L’ANE donne des précisions sur la situation financière des agents tablettes

BANGUI, 31 Juillet 2020 (RJDH) --- Le Rapporteur général de l’ANE, Julius Rufin Ngouade Baba, a fait savoir jeudi, que les agents tablettes déployés dans les centres d’enrôlement ont perçu une avance de dix jours sur leurs frais de mission et indemnités en vue de faciliter leur installation et les rations alimentaires.

En réponse aux multiples plaintes relatives aux per diem des agents tablettes et recenseurs déployés à l’intérieur pour le démarrage des opérations d’enrôlement des électeurs, et qui brandissent de menace de grève, une réunion de crise a été organisée regroupant les autorités de l’ANE et le premier ministre chef du gouvernement Firmin Ngrébada le 30 juillet pour y mettre un terme, a annoncé Julius Ngouade-Baba.

 « Avant de déployer les agents tablettes sur le terrain, l’Autorité Nationale des Elections (ANE) leur a versé dix jours sur les frais de mission. Ceci pour faciliter leur installation et leur ration alimentaire », a affirmé le rapporteur général, avant de relever que « le versement des reliquats seront subordonnés à la restitution intégrale des matériels mis à la disposition de ces agents, dont les tablettes et leurs accessoires, les rapports dument établis et signés », a précisé Julius Ngouade-Baba.

Les frais de séjour étant de dix mille (10 000 FCFA) par jour, poursuit-il, « nous avons versé une avance de dix jours à chaque agent tablette déployé sur terrain. Ceci pour leur permettre de s’installer, de trouver à manger et démarrer les opérations d’enregistrement des électeurs, avec ceux qui sont recrutés localement sous supervision des démembrements ».

Julius Ngouade-Baba précise que « cette avance de dix jours ne concerne que les agents qui sont déployés dans les zones dites vertes, facilement accessibles, dont les préfectures de l’Ombella M’Poko, de la Lobaye, de la Mambéré Kadéï, de la Nana Mambéré, de l’Ouham, de la Sangha M’baéré », explique-t-il.

Cependant, les agents tablettes déployés dans les zones éloignées, « l’ANE leur a versé 21 jours des frais de missions. Il s’agit de ceux qui sont envoyés dans les préfectures de la Vakaga, du Haut Mbomou, du Mbomou, de la Bamingui Bangoran, de la Basse Kotto », a ajouté le rapporteur général Julius Rufin Ngouade Baba. 

Les reliquats des frais de mission ou de séjour, à en croire l’ANE, seront payés à Bangui à la fin des opérations d’enrôlement. Le paiement des agents de Bangui est prévu pour ce vendredi 31 juillet.

Auguste Bati-Kalamet  

vendredi, 31 juillet 2020 13:51 Écrit par Dans INFO-ELECTIONS

Centrafrique : Non, les patients covidiés ne doivent pas être tués ni rejetés de la société

BANGUI, 30 juillet 2020 (RJDH/Fact-Checking) ---Depuis plusieurs mois, des théories de complots, de stéréotypes ne cessent de circuler via les réseaux sociaux et de bouche à oreille, dans l’optique de manipuler l’opinion publique autours de cette pandémie en Centrafrique. Tel est le cas de cette rumeur qui s’est propagée au mois de mai jusqu’à ce jour dans le 6e arrondissement de Bangui.

Cette infox soutient que : « les malades de corona sont dangereux, il faut les tuer tous, pas les garder dans la communauté ». Le constat a été fait chez les individus, dans les ménages de suite des investigations faites par le Consortium ACF /CRF/PUI.

Les patients covidiés ne sont pas dangereux s’ils connaissent leur sérologie.

Les spécialistes de la santé comme le Dr. Louis Médard Ouarandji soutiennent que les patients atteints de la COVID-19 ne sont pas dangereux s’ils connaissent leur statut à temps et s’ils se protègent. Seuls les patients qui ont des pathologies graves sont les plus exposés et peuvent représenter un danger pour eux-mêmes et pour les autres s’ils ignorent aussi leur sérologie. « Pour se protéger et protéger les autres une fois affecté par le virus, il importe de s’isoler, prendre une distanciation physique, en vue d’endiguer un pic de contamination locale », a rappelé le médecin Louis Médard Ouarandji, responsable d’un centre de prise en charge des patients à Bangui.

Le médecin a aussi précisé que la Covid-19 est une maladie infectieuse et contagieuse. Mais lorsque le patient est dépisté à temps et qu’il respecte la distanciation physique et sociale, le respect de ces gestes barrières demeure le moyen efficace pour se protéger et protéger les autres. Aussi, un dépistage précoce permet de réduire le pic de contamination au virus.

Face à cette triste réalité pandémique, protégez-vous non seulement de la covid-19, mais méfiez-vous aussi de l’infodémie.

                                    S/e La rédaction du Fact-checking de Centrafrique (AFC)

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jeudi, 30 juillet 2020 15:49 Écrit par Dans Fact Checking

Centrafrique : le processus de recrutement des FSI décrié dans le 2ème arrondissement  

BANGUI, 30 juillet 2020 (RJDH)---Certains jeunes candidats au recrutement des FSI ont manifesté ce mercredi 28 juillet, à la mairie du 2ème arrondissement de Bangui, pour dénoncer des irrégularités dans le processus du dépôt des dossiers pour le recrutement des gendarmes et des policiers.

Le 28 juillet est la date prévue pour la fin de dépôt des dossiers de recrutement des policiers et des gendarmes. Certains candidats dont la constitution des dossiers a pris du retard se sont précipités ce matin pour déposer les dossiers à la mairie du 2ème arrondissement.

Ces jeunes candidats se sont confrontés à des difficultés dans cet exercice. Ils attendent s’inscrire sur la liste des candidats au recrutement des forces de sécurité intérieure (FSI). Des voix se sont levées pour décrier certaines irrégularités constatées, « des hauts gradés ont fait introduire les dossiers de leurs parents au comité de recrutement. Nous étions présents depuis le matin sans être appelés », a dénoncé Marcelin Mbiaka.

Une jeune femme d’une vingtaine d’année candidate au recrutement, a ajouté quant à elle que « puisqu’ils sont des porteurs de tenue, le comité les a laissé passer en notre défaveur. Cette mauvaise pratique a suscité en nous la colère. Nous prétendons devenir des futures forces de défense et de sécurité intérieure pour servir notre pays », a-t-elle déploré, avant de dire que « la Minusca alertée est descendue pour constater au retour, la Minusca est repartie avec certains documents dont nous ignorons le contenu », a-t-elle ajouté.

Le calme est revenu avec la présence des forces de défense et de sécurité, précisément l’équipe de patrouille militaire. Ils se sont positionnés à la mairie du 2ème arrondissement en prévision d’éventuels dérapages.

De sources au département de la sécurité publique, « le nombre des dossiers n’est pas encore compilé. Ce chiffre sera rendu public dès que la collection est arrêtée ».

Auguste Bati-Kalamet

jeudi, 30 juillet 2020 15:42 Écrit par Dans SECURITE

Centrafrique : les Etats-Unis se félicitent des efforts du gouvernement dans la lutte contre la traite des personnes

BANGUI, 30 juillet 2020(RJDH) --- Dans un rapport publié à l’occasion de la journée mondiale des victimes de la traite des êtres humains, les Etats-Unis saluent les efforts du gouvernement centrafricain en matière de protection des enfants. Une déclaration faite par l’ambassadrice des Etats-Unis à Bangui Lucy Tamlyn ce 29 juillet 2020.

Les deux dernières années, précise le rapport, la République Centrafricaine a été classée sur la liste de surveillance, « en raison de graves problèmes et les efforts qui n’étaient pas à la hauteur de protection de personnes en Centrafrique. Les États-Unis réaffirment la ferme volonté de lutter contre l’esclavage moderne dans le pays », a déclaré Lucy Tamlyn, Ambassadrice des Etats-Unis en Centrafrique.

« Cette année, je suis vraiment heureuse de vous dire que la Centrafrique a été mise à niveau au classement de reconnaissance des efforts qui ont été faits. Les USA reconnaissent à leur  juste valeur, les efforts que le gouvernement a déployé pendant la période correspondant à ce problème notamment la mise en place d’un comité interministériel de la lutte contre la traite de personne, l’adoption d’un plan d’action nationale 2020-2021 et le reste seulement la promulgation de la loi portant protection de l’enfance », ajoute-t-elle.

Des milliers d’enfants soldats, sont les principales victimes de la traite en Centrafrique, les enfants qui travaillent dans les mines, les enfants qui sont envoyés ailleurs pour travailler en tant que domestiques. Parmi ces victimes, on compte aussi des adultes, les femmes prostituées. « Certes, beaucoup reste à faire, mais je crois fermement qu’avec une bonne volonté et sur le leadership du président Faustin Archange Touadera, la Centrafrique continuera à faire des progrès ».  

Lucy Tamlyn appelle les autorités centrafricaines à prendre des mesures notamment l’d’identification des victimes afin de leur donner des soins nécessaires pour qu’elles retrouvent leur dignité et leur liberté. Il faut aussi engager des poursuites judiciaires contre les malfaiteurs qui gèrent le réseau criminel.

La journée mondiale de lutte contre la traite de personnes est célébrée le 30 juillet de chaque année. Une journée instaurée par les Nations-Unies pour lutter contre les pratiques néfastes faites aux enfants et aux adultes surtout par des groupes armés.

Judicaël Yongo

jeudi, 30 juillet 2020 15:39 Écrit par Dans JUSTICE
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