RJDH-RCA - Actualités

Centrafrique : La Cour Pénale Spéciale se félicite de la mise en œuvre par le RJDH du projet de sensibilisation sur cette Cour hybride

BANGUI, le 30 mai 2020 (RJDH) ---Le porte-parole de la Cour Pénale Spéciale Théophile Momokoama se félicite des activités de sensibilisation sur cette cour mises en œuvre conjointement par le RJDH et la CPS. Une satisfaction exprimée ce samedi 30 mai 2020 lors d’une conférence de presse organisée en direct sur la radio Fréquence qui marque la fin du projet.

C’est dans l’objectif d’éclairer la population centrafricaine sur l’évolution des activités de la Cour Pénale Spéciale que le RJDH en partenariat avec cette Cour a mis sur pied ce dessein qui se focalise dans la sensibilisation à travers des émissions, des informations claires et précises. Ce programme s’étend sur 7 mois, est arrivé à termes ce jour. C’est un projet de communication d’information et de sensibilisation développée par le RJDH  à travers différents formats de production radiophonique. 

Théophile Momokoamas porte-parole de la Cour Pénale Spéciale ne passe pas par quatre chemins pour apprécier la réussite de ce projet, « J’ai beaucoup apprécié le dynamisme de l’ensemble de l’équipe rédactionnelle du RJDH et les différentes initiatives prises par cette équipe pour nous permettre de mettre en exergue et de valoriser tout le travail qui a été fait par la Cour. Ce travail a permis également d’écouter les aspirations des compatriotes vis-à-vis de travail réalisé par la Cour », a-t-il apprécié

« Le projet de l’information et de sensibilisation avec le RJDH est arrivé à termes, mais puisse que la Cour continue les médias doivent continuer aussi à accompagner la Cour Pénale Spéciale dans ses activités. Nous ne pouvons pas nous arrêtés en si bon chemin. Car à chaque avancée de la Cour nous devons continuer à communiquer là-dessus en permanence » Déclare-t-il

La Cour envisage relancer ce processus compétitif pour recruter les organes s’ils présentent un meilleur projet. Mais la pandémie du Covid19, ajoute-t-il, « nous a apporter quelques restrictions mais cela n’empêche pas nous allons continuer à travailler les médias de la place ».

La Cour Pénale Spéciale est une juridiction Centrafricaine créée par la loi du 3 juin 2020 pour juger les auteurs de crime perpétrés sur la population civile depuis 2003 jusqu’à nos jours.

Carlos Watou

samedi, 30 mai 2020 14:45 Écrit par Dans JUSTICE

Centrafrique : L’UE promeut l’entreprenariat des jeunes dans la confection de 10 millions de maques

BANGUI, le 30 mai 2020 (RJDH)---Sur l’initiative de l’Union Européenne et le gouvernement centrafricain, 135 jeunes couturiers ont été sélectionnés pour la fabrication de masques. Neuf mille masques sont confectionnés par jour destinés au public pour lutter contre le Coronavirus à l’Alliance Française de Bangui.

Plusieurs jeunes aujourd’hui se lancent dans la fabrication de masques dans la salle de production installée à l’Alliance Française de Bangui. La mission de ces 135 jeunes couturiers est de produire 10 millions masques qui seront distribués aux populations centrafricaines, pour limiter la contamination intra-personne. Yann Kossi, Superviseur de ce centre montre les différentes tâches, «  chaque matin, je commence le travail en distribuant les tissus aux couturiers. Le travail consiste à veiller sur chaque couturier tous les jours ».

C’est par production que les couturiers sont rémunérés, a précisé Yann Kossi « nous avons une fiche de demande. Chaque couturier qui retire le tissu et après, doit remplir cette fiche si c’est 20 tissus il signe au fur et à mesures comme pour faciliter le nombre des tissus.  Une fois rempli, nous envoyons à la finance pour que ces derniers soit rémunérés à la fin de la semaine et chaque masque coute 300 Francs ». dit-il.

En plus des couturiers, d’autres services de lavage des masques et d’impression de logos existent dans ce centre. De la salle de confection des masques, le cap est mis sur  ces services de lavage et de logos. Martial Ogouama chef de station lavage parle des différentes étapes de lavage de ces masques, « au niveau de service de lavage après la production des masques par les couturiers, on compte et si c’est la fin de la journée, nous mettons dans le magasin. Le lendemain on met dans la machine et après le lavage on envoie au séchoir», a précisé Martial.

Ce projet encourage l’entrepreneuriat des jeunes qui arrive à répondre à leur besoin familial, apprécie Simon Jude Podolo un des couturiers, «  c’est une bonne  initiative que le Gouvernement  et l’Union Européenne ont mis en place pour créer des mains d’œuvre locales et je crois que cela va m’aider à prendre en charge ma famille», témoigne –t-il.

Neuf mille (9) masques sont produits par jour. L’objectif est d’atteindre 10 millions comme prévus.  

Ketsia Kolissio.

samedi, 30 mai 2020 14:38 Écrit par Dans ECONOMIE

Centrafrique : Des dispositifs sanitaires renforcés au niveau des morgues pour la riposte contre le coronavirus

BANGUI, 30 Mai 2020 (RJDH)---Après les remous qui ont entaché la sortie de corps du premier cas confirmé de décès lié à la maladie à Corona Virus, la sécurité est renforcée au niveau des principales morgues de la capitale.

Le ministère de la santé et de la population a annoncé mardi 26 mai dernier, 31 nouveaux cas de coronavirus. Selon le communiqué, l’âge des patients varie de 25 à 57 ans dont 2 cas importés et 24 autres de transmission locale. Les malades sont éparpillés dans les villes de Bangui, Begoua, Bouar, Bossangoa et Yaloké.

   Face à cette situation inquiétante, des mesures intransigeantes ont été adoptées par le gouvernement pour stopper la propagation de cette pandémie qui apparemment n’effraie pas le Banguissoise lambda. Pour réglementer la levée de corps dans les morgues de la capitale l’hôpital communautaire de Bangui était quadrillé hier dans ses grands axes par les Forces de sécurité Intérieure(FSI), comme si on assistait à une scène de guérilla urbaine. Un responsable des FSI approché par RJDH, dans cet hôpital a affirmé sur un ton martial « que le gouvernement nous a demandé de venir ici car les gens ne respectent pas les mesures édictées par le gouvernement pour la lutte contre le Corona Virus. » Monsieur Clément, parent d’un accidenté admis à l’hôpital Communautaire de Bangui est témoin de ces scènes « c’est par rapport aux mesures prises par le gouvernement ou les gens ne doivent pas s’assembler, et très tôt ce matin, les gendarmes et policiers ont investis l’endroit. Certains parents n’ont pas compris, ils sont révoltés et exigent les corps de leurs défunts parents pour ramener à la maison pour la cérémonie ou l’inhumation au lieu d’attendre jusqu’à 12H ».

La RCA totalise à ce jour 702 cas confirmés, 23 guérisons et un décès. En effet, l’un des points de ces nouvelles mesures gouvernementales, stipule qu’il n’est toléré que la présence de cinq personnes à la levée de corps. Malheureusement, ce dernier point est sujet à polémiques. Ne dit-on pas que nul n’est sensé ignoré la loi ou bien, Nul n’est au-dessus de la loi ? 

 Barnabas BADIWI

 

samedi, 30 mai 2020 08:54 Écrit par Dans SOCIETE

Centrafrique : Le syndicat du personnel de santé dans une phase de cessation des activités

BANGUI, 30 mai 2020 (RJDH) ---La Fédération syndicale du personnel de santé réclame du gouvernement la prise en charge globale des agents de santé en première ligne de lutte contre le Coronavirus. Une prise de position faite hier

Lors d’une conférence de presse tenue le 28 mai à Bangui, la Fédération a présenté leur désapprobation suite au manque de sérieux du gouvernement face à la prise en charge globale des agents de santé pendant cette période de Covid-19.

Ces revendications ont été portées à la connaissance de la présidence, la primature l’Assemblée, le ministère de la santé publique et de la population, le 25 mai 2020. Ils ont constaté quelques failles dans le fonctionnement des services hospitaliers à l’heure de la pandémie du Covid-19.

18 revendications ont été portées à la connaissance des autorités nationales, comme le précise ici le secrétaire général du syndicat, docteur Max Richard Bézo, « le personnel de santé fait face à des risques dans la prise en charge des personnes atteintes du Covid-19. Nous ne disposons pas des équipements appropriés et individuels pour notre protection, le versement de l’indemnité des agents de santé pendant la pandémie. Il est important aussi d’augmenter le salaire du personnel de santé et intégrer les contractuels », a- t-il fait savoir.

Le syndicat du personnel de santé a projeté, « qu’en cas d’insatisfaction des revendications, un préavis de grève sera déposé une fois de plus au gouvernement. Ce n’est pas une pression que nous mettons sur le gouvernement, mais, il s’agit ici de nos droits que nous réclamons auprès du gouvernement », a lancé docteur Max Richard Bézo, avant de dire que « si un agent de santé est contaminé de ce virus et meurt, il s’avère capital que le gouvernement prenne en charge les parents directs, orphelins et veuves ».

Un préavis de grève sera envoyé au gouvernement, afin de prévenir une éventuelle cessation de travail de toute l’équipe hospitalière en cas d’insatisfaction.

 Auguste Bati-Kalamet.

samedi, 30 mai 2020 08:42 Écrit par Dans SANTE

Centrafrique : Les déplacés de Obo appellent à une assistance humanitaire

OBO, 28 mai 2020 (RJDH) --- Les déplacés du site d’Obo installés proches de l’église Catholique de la ville, ont indiqué ce jeudi 28 mai 2020 au RJDH qu’ils vivent dans une précarité sans assistance humanitaire. Ils en appellent aux autorités centrafricaines et autres organisations humanitaires à leur venir en aide. Inquiétude exprimée ce jeudi 28 mai 2020 depuis le camp des déplacés de la localité.

Fuyant les violences du 19 au 22 mai dernier pour se réfugier sur le site de l’église catholique d’Obo, dans le Haut-Mbomou, les déplacés internes se plaignent davantage pour leur situation actuelle.

Joint au téléphone ce matin, un habitant de la localité décrit une situation alarmante. « Au début de cette crise, il n’y a aucun site des déplacés dans la localité. Bien après, un site a été créé à proximité de l’église Catholique. Mais les déplacés de ce site se confrontent à d’autres difficultés telles que le manque d’eau potable, des matériels en vivre et non-vivre. Ils n’ont pas de bâches pour construire des abris de fortunes afin de se protéger contre l’intempérie dans ce site suite à la dernière attaque de l’UPC dans la ville la semaine passée », témoigne-t-il.

« Donc nous demandons au gouvernement d’augmenter l’effectif des éléments des Forces Armées Centrafricaines (FACA) présents dans la ville pour assurer la sécurité de la population civile. Aux Ongs nous leur demandons de nous venir en aide dans le domaine sanitaire éducatif ainsi que dans d’autre domaine pour soulager la population de la ville d’Obo en situation de précarité », a-t-il souhaité.

La population de la ville d’Obo sollicite l’appui du gouvernement à augmenter l’effectif des éléments des Forces Armées Centrafricaines afin de mettre un terme à la présence des éléments de l’UPC dans la région Haut-Mbomou.

Carlos Watou

jeudi, 28 mai 2020 15:32 Écrit par Dans HUMANITAIRE

Centrafrique : ANJFAS appuie les personnes vivant avec le VIH/SIDA

BANGUI, 28 mai 2020 (RJDH)---Des personnes vivant avec le VIH/SIDA ont reçu un appui en kits alimentaire et hygiénique à hauteur d’un million de FCFA de la part de l’Association nationale des jeunes femmes actives pour la solidarité (ANJFAS), le mercredi 27 mai, dont l’objectif est de les assister dans la lutte contre la Covid 19.

L’idée sous-jacente à cette aide apportée aux patients du VIH/SIDA est celle de leur fournir un peu de moyens de subsistance dans cette période marquée par la pandémie de Corona virus. Pour cela, une vingtaine des femmes membres d’ANJFAS, considérées comme vulnérables, ont été assistées en kits hygiéniques et alimentaires.

Pour Jean-Marie Dimanche, coordonnateur d’ANJFAS, cette pandémie menace toute le monde aujourd’hui et appelle les femmes vivant avec le VIH à prendre leur responsabilité en commençant par respecter scrupuleusement les mesures barrières contre la Covid 19. « La pandémie de corona virus qui est survenu dans le pays nous interpelle tous à une prise de conscience. Chacun de nous doit prendre ces responsabilités par le respect des mesures barrières édictées pour limiter la chaine de contamination », rappelle-t-il.

Toutefois, ajoute-t-il, l’on ne doit perdre de vue la prise en charge des personnes vivant avec le SIDA car, elles sont dans le lot des personnes à risque dans le contexte de cette maladie. « C’est dans cette optique que l’ONG ANJFAS avec le concours de ses partenaires, a mobilisé des kits de lavage des mains et des kits alimentaires pour soutenir ses membres pour que la lutte contre le corona virus puisse avoir l’effet. Ces kits sont essentiellement composés de : seau, huile, riz, savon, masque et savon liquide », précise-t-il.

De son côté, Jeanne Sandra Ngolopou vice-présidente d’ANJFAS, estime que les personnes les plus exposées au corona virus sont les personnes vivant avec le VIH. « Si nous voyons bien les personnes les plus exposées au Corona virus sont ceux qui sont séropositifs car leur organisme est déjà affaibli par le sida, et si le corona virus vient s’y ajouter, ce sera dramatique. C’est pourquoi nous avons pris ces mesures de prévention pour que nous ayons les seau, savon pour nous permettre d’évité cette maladie », fait-elle savoir.

« Ces kits ne sont pas à vendre et non plus pour donner à une autre personne. Nous savons bien que nous avons déjà un problème de santé et nous sommes sous traitement, ces kits alimentaires vont nous permettre de manger avant de prendre les médicaments », a exhorté Jeanne Sandra Ngolopou.

Le cout de ces kits est de 1 600 000 FCFA.

Winny Touguele

jeudi, 28 mai 2020 15:27 Écrit par Dans SANTE

Centrafrique : L’établissement de la liste électorale fixé entre 22 juin et septembre 2020

BANGUI, 28 mai 2020(RJDH)---Le gouvernement fixe la période d’établissement de la liste électorale pour le 22 juin 2020 selon le décret n°20.182 signé par le président de la République le 20 mai dernier. Les opérations vont se poursuivent jusqu’au septembre afin de permettre l’enrôlement des électeurs dans chacun des centres de collecte.

La durée de l’enrôlement des électeurs est de 28 jours selon le programme de l’Autorité nationale des Elections. L’article 2 du décret fixant la période d’établissement va se dérouler en cinq phases consécutives.

Le premier travail concerne l’enrôlement des électeurs, la publication par voie d’affichage de la liste électorale provisoire pour consultations et réclamation. Une troisième étape est réservée au contentieux de l’inscription sur les listes électorales, la consolidation des données des électeurs et la publication de la liste électorale définitive.

Pour la liste définitive, l’ANE fixe la liste des bureaux de vote à partir de la répartition des électeurs définitivement inscrits dans chaque centre de collecte.

L’article 4 du décret fixe les modalités pratiques de l’enrôlement des électeurs, y compris les dates effectives de démarrage et de clôture de l’opération dans chaque centre sont arrêtées et communiquées par l’ANE.

RJDH

jeudi, 28 mai 2020 15:23 Écrit par Dans INFO-ELECTIONS

Centrafrique : Les victimes toujours en attente de la tenue des procès de la CPS

BANGUI, le 27 mai 2020 (RJDH) --- Les leaders des associations des victimes de différentes crises en Centrafrique s’impatientent quant à la question du déroulement des premiers procès de la Cour Pénale Spéciale. Ils ont exprimé leur inquiétude lors d’un micro trottoir réalisé par le RJDH ce mardi 26 mai 2020 dans la capitale.

Evodie Ndémadé, présidente d’une association des victimes s’interroge par rapport au retard, « on n’a pas encore commencé les enquêtes en tant que telle, peut-être ils sont en train de faire mais nous les responsables des différentes associations des victimes détiennent encore des dossiers. Si la Cour Pénale Spéciale récupère ces dossiers à ce niveau nous seront rassurés. Nous sommes jusqu’à ce jour inquiètes, car les victimes se posent la question à quand la CPS va démarrer ces procès ? » S’interroge-t-elle.

Etienne Oumba, Coordonnateur de l’association des victimes du 4e arrondissement de Bangui appelle à l’implication des victimes dans les activités de sensibilisation, « En réalité cette cour doit impliquer les responsables des victimes dans cette campagne et aussi renforcer la capacité de ces responsables afin de bien véhiculer les informations à la base sur les progrès notés par cette juridiction nationale ».

Ces inquiétudes des victimes ont été plusieurs exprimées alors que la Cour a présenté son chronogramme d’activité relatif à la tenue prochaine des premiers procès d’ici la fin de l’année ou au pire de cas, début 2021.

Carlos Watou

mercredi, 27 mai 2020 11:57 Écrit par Dans SOCIETE

Centrafrique : Des progrès significatifs notés cinq ans après la création de la CPS

BANGUI, le 27 mai 2020(RJDH)---- Depuis l’opérationnalisation de la Cour Pénale Spéciale CPS, plusieurs organes sont en place et fonctionnent normalement. Près de deux ans après le lancement officiel des activités de la Cour le 22 octobre 2018, la cour a soumis 8 huit dossiers sont en instruction, a précisé le porte-parole de la CPS Théophile Momokoama.

Depuis que les différents organes ont lancé  les activités judiciaires, il s’agit notamment de  bureau du procureur et chambre d’accusation spéciale, beaucoup de progrès ont été enregistré par la Cour en Centrafrique.  Environs 1000 dossiers qui ont été mené en enquête  préliminaire, précise le Porte-parole de la Cour Théophile Momokoama, et sont déjà bouclés et transmis au niveau de la chambre d’instruction et les cabinets d’instruction travaille de façon sérieuse  sur ces différents dossiers soumis par le bureau du procureur.

Il a par ailleurs ajouté que les enquêtes suivent son cours sur une dizaine des dossiers au bureau du procureur avec l’aide de la police judiciaire et les autres unités du greffe, «depuis le lancement des activités de la cour, une dizaine de dossier en cours d’enquête préliminaire. On peut également noter qu’en dehors de tout cela, il y’a une unité de greffe qui appuie ces différents organes. Nous sommes dans une situation ou la juridiction spéciale comme la CPS  travaille dans un contexte d’insécurité avec potentiellement les gens qui pourrons  être  impliqués dans les affaires qui sont encore en arme sur le terrain ».

Face l’inquiétude grandissante des justiciables, le porte-parole rassure que la justice sera rendue quoi qu’il en soit, « nous comprenons parfaitement les inquiétudes des populations, mais ce qui faut dire, c’est que  la justice, elle est lente mais sa lenteur fait partie de sa qualité parce qu’elle se fait d’un cadre strict des dispositions des lois qui encadrent le travail judiciaire.

Créée, le  3 Juin 2015 par la loi organique n° 15 003, du 03 juin 2015, la cour pénale spéciale a pour mission de poursuivre les violations graves des droits  humains et les violations graves des droits internationaux humanitaires commis sur le territoire de la République depuis le 1er janvier 2003.

KETSIA KOLISSIO.

mercredi, 27 mai 2020 11:54 Écrit par Dans JUSTICE

Centrafrique : La LCDH annonce le prochain transfert des dossiers des victimes à la CPS  

BANGUI, 27 Mai 2020 (RJDH) --- Certains dossiers des victimes en cours de traitement par la LCDH seront transférés à la Cour Pénale Spéciale pour des informations judiciaires. L’annonce a été faite par le Président de la Ligue Centrafricaine des Droits de l’Homme Joseph Bindoumi ce mardi 26 mai 2020 à Bangui. 

Ces dossiers concernent les récents événements de Ndélé, de Paoua, de Obo et d’autres crimes graves qui relèvent de la compétence de la CPS. Une fois traités, ils seront transférés à la Cour Pénale Spéciale pour des procédures judiciaires, indique Joseph Bindoumi, président de la Ligue Centrafricaine des Droits de l’Homme, « ces crimes contre l’humanité, de guerre, constituent une violation des droits internationaux. Des civiles, des enfants, ont été tués innocemment. Des lieux de culte ont été profanés, nul n’est au-dessus de la loi, nous contribuons auprès de la CPS, pour que les auteurs répondent de leurs actes », a fait savoir le président de la LCDH.

Plusieurs structures de défense des droits humains, dont la Ligue Centrafricaine pour les Droits (LCDH), se sont engagées à lutter contre l’impunité en Centrafrique. La LCDH travaille en collaboration avec la Fédération Internationale pour les droits de l’Homme (FIDH), la Cour Pénale Internationale (CPI), la Cour Pénale Spéciale (CPS) et les juridictions ordinaires sur les questions des droits humains.

Pour des raisons de confidentialité, plusieurs dossiers ont été enregistrés, « nous taisons les régions, l’identité des présumés auteurs, les victimes, les témoins, voire ce que font les juges de cette Cour. Le travail d’enquête s’effectue d’une manière surtout confidentielle. Mais, la pandémie du Covid-19 a occasionné un retard dans le traitement des dossiers, malheureusement, nous vous rassurons que les premières audiences, verrons son exécution», a-t-il fait savoir.

La Ligue Centrafricaine des Droits de l’Homme a enregistré, documenté et transféré plusieurs dossiers des crimes graves, crime contre l’humanité, crime de guerre à la CPS. / Auguste Bati-Kalamet.

mercredi, 27 mai 2020 11:51 Écrit par Dans DROITS DE L’HOMME
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