RJDH-RCA - Actualités

Centrafrique : La présence des éléments armés s’intensifie ces derniers temps à Boda et ses environs

BODA, le 20 avril 2020(RJDH)--- Des présences armées sont signalées ces derniers temps aux alentours de Boda dans la Lobaye. Cette situation inquiète les populations qui d’après les informations RJDH, limitent leur déplacement au-delà de 5 à 10 kilomètres. Une information confirmée par Boniface Kata, ancien maire de Boda, joint au téléphone par le RJDH ce dimanche 19 avril 2020.

 Circuler au-delà de la ville de Boda, dans les chantiers miniers et aux champs, devient de plus en plus inquiétant à cause de ce mouvement récurent des éléments armés. La présence des hommes en armes difficilement identifiables plonge les habitants de la ville de Boda dans l’inquiétude, confie Boniface Kata, « au moment où je vous parle, les populations vont aux champs, aux chantiers miniers avec inquiétude parce qu’il y a des hommes armés qui ont envahi la ville », a exprimé cette source.

Des sources locales et bien introduites, on parle des éléments armés peulhs qui seraient à la recherche des éleveurs peuhls dans la région.  « Depuis ils sont au niveau de Carnot jusqu’en descendant à Boganagone et voilà aujourd’hui ils sont là à Boda et aux alentours. Ces hommes sont lourdement armés. En ce moment on ne connait pas leur objectif, mais selon les dires, ils sont à la recherche des éleveurs peulhs et ils ne touchent pas à la population ».

Les artisans miniers et les cultivateurs n’osent plus s’aventurer au-delà de la ville de peur d’être attaqués par ces hommes en armes. De sources bien introduites, parlent des éléments armés proches du groupe armé 3R.

RJDH

lundi, 20 avril 2020 13:19 Écrit par Dans SECURITE

Centrafrique : Les enseignants vacataires de l’Université de Bangui réclament le paiement de trois ans de frais de vacation

BANGUI, le 20 avril 2020(RJDH)---Les enseignants vacataires de l’Université de Bangui ont déclenché ce lundi 20 avril 2020, une grève pour revendiquer le paiement de leurs arriérés des années 2017, 2018 et 2019. Le montant global des arriérés de vacations est estimé à environ 7 millions de francs.

Le principal point de revendications des enseignants est le paiement de trois ans de frais de vacation qui s'élèvent à environ sept millions de francs CFA. Il s’agit des enseignants vacataires de différentes facultés de l’Université qui ont décidé de suspendre les activités sur le campus universitaire. René Toyama, enseignant chercheur à la Faculté des sciences à l’Université de Bangui déplore la lenteur dans le paiement de leurs frais de vacation, « nous avions trois années de vacation qui n’ont pas été payées. C’est pourquoi la base a décidé de sortir », a lancé René.

C’est une grève qui va se poursuivre dit-il, jusqu’à l’obtention des résultats, « la grève va persister jusqu’à paiement total de nos frais de vacation de 2017, 2018 et 2019 », a-t-il insisté.

Selon des informations RJDH, le ministre de la Sécurité publique a ouvert une discussion avec les manifestants au sujet pour une issue favorable. Depuis, plusieurs semaines, les activités universitaires sont suspendues sur le campus à cause des mesures prises par le gouvernement pour lutter contre le coronavirus dans le pays.

Sandra Belly

lundi, 20 avril 2020 13:07 Écrit par Dans SOCIETE

Centrafrique : Le ministère de la santé annonce la guérison de 83% des malades de Coronavirus dans le pays

BANGUI, le 20 avril 2020 (RJDH)---Plus de 80% des personnes testées positives au Covid 19, sont sorties guéries, du centre de traitement. Une annonce du ministère de la santé, en première ligne de la riposte contre la pandémie dans le pays, le vendredi dernier.

La République Centrafricaine ne compte plus que 2 personnes malades de coronavirus, encore en centre de traitement. Le ministre de la santé, Pierre Somsé, a indiqué que 10 des 12 malades ont été déclarées guéries, un chiffre qui représente 83% des cas déclarés en 35 jours de présence de cette maladie en Centrafrique.

Le chef du département de la santé s’est gardé de crier victoire même si ce dernier, parait de plus en plus serein qu’il y a quelques jours. Selon des informations RJDH, confirmées par le ministre de la santé, le pays a opté pour l’administration de la chloroquine même si ce traitement n’est pas encore scientifiquement admis. Les sources au département n’ont pas souhaité lier ces guérisons à l’administration de ce médicament qui d’ailleurs continue de faire polémique dans plusieurs pays occidentaux, « je ne peux pas dire que c’est la chloroquine qui nous a permis d’avoir ces résultats car il y a eu beaucoup de paramètres mais l’essentiel, c’est qu’il y a ce nombre important de guérison », confie un médecin.   

Avec ces chiffres, le coronavirus semble être maîtrisé en Centrafrique depuis son avènement le 14 mars 2020. Mais il y a un bémol vu que des milliers de Centrafricains continuent de faire des navettes entre le Cameroun, très touché par la pandémie et le pays, relativement épargné jusque-là. Le département de la santé a reconnu cette piste constitue une ouverture pour la maladie. Le défi actuel, selon le ministre Somsé, est de renforcer les dispositifs au niveau des frontières centrafricano-camerounaises qui, bien qu’officiellement fermées, sont toujours actives et pourraient exposer la RCA de de nouvelles contamination plus difficile à gérer.

RJDH     

lundi, 20 avril 2020 09:17 Écrit par Dans SANTE

Centrafrique : Les acteurs miniers appelés au respect des mesures barrières afin d’éviter la propagation de covid-19

BANGUI, le 18 avril 2020 (RJDH) ---Le Ministre des Mines et de la géologie Léopold Mboli-Fatrane a invité les acteurs miniers à respecter les mesures prises par le gouvernement pour la riposte au coronavirus.  Ces mesures visent tout regroupement dans les campements et les sites miniers, sources de propagation de la maladie à coronavirus.

Le ministère des Mines veut prévenir le risque d’explosion de covid-19 dans les communautés et les acteurs miniers en Centrafrique en interdisant tout regroupement dans les campements et les sites miniers.  Les services déconcentrés des mines sont appelés à veiller au strict respect de ces mesures barrières afin d’éviter l’importation du covid-19 à travers les transactions illicites dans les pays limitrophes.

« J’instruits les responsables des services déconcentrés des mines de veiller au respect des mesures suivantes : éviter au maximum, le regroupement dans les campements et sites miniers et respecter les mesures barrières prises par le gouvernement. Respecter la distance d’un mètre prévu, pendant les travaux de forage de puits et de lavage de graviers et les opérations de vente de diamant et or et éviter tout comportement qui peut augmenter les risques de propagation du virus », a insisté le membre de gouvernement. 

Cette pandémie, ajoute le membre du gouvernement a anéanti l’investissement dans le secteur par rapport aux suspensions de vols internationaux, « je reconnais que le covid-19 va impacter négativement sur l’ensemble des activités dans notre pays avec comme conséquence, l’amenuisement d’investissement dans le secteur, le blocage d’exportation de diamant et or lié à la suspension de voyages  et vols internationaux. Le confinement dans les pays importateurs de produits miniers, ce qui va engendrer le risque d’augmentation de fraude et de la contre bande »,   a énuméré le ministre.

L’interdiction de tout regroupement dans les campements et les sites miniers de la République Centrafricaine par le Ministre des mines et de la géologie intervient après les mesures prises par le gouvernement pour éviter la propagation du corona virus.

Judicaël Yongo

samedi, 18 avril 2020 08:01 Écrit par Dans ENVIRONNEMENT

Centrafrique : L’ONU dénonce une épidémie d’infox sur le Covid-19 et veut inonder l’Internet de données scientifiques

BANGUI, le 17 avril 2020 (RJDH)--- Dénonçant une « dangereuse épidémie de désinformation » sur le Covid-19 qui « met en danger des vies », le Secrétaire général de l’ONU, António Guterres, a annoncé mardi une nouvelle initiative pour « inonder l’Internet de faits et de données scientifiques » tout en combattant ce fléau de la désinformation.

Alors que la science et la solidarité devraient être les priorités du monde entier pour combattre la pandémie, une « désinfo-démie » mondiale se répand, a noté le chef de l’ONU dans un message vidéo mardi dernier.

« Les conseils de santé nocifs et les solutions de charlatan prolifèrent. Des mensonges remplissent les ondes. Des théories du complot infectent l’Internet. La haine devient virale, stigmatisant et diffamant des personnes et des groupes », a-t-il ajouté.

Face à ces infox, le Secrétaire général a plaidé en faveur de la confiance en la science, la confiance dans les institutions et la confiance entre individus. « Ensemble, rejetons les mensonges et les inepties », a-t-il déclaré.

Il a salué le travail des journalistes qui vérifient les faits face à une avalanche d'articles trompeurs et de publications erronées sur les médias sociaux, tout en appelant les entreprises de médias sociaux « à faire plus pour éliminer la haine et les affirmations néfastes sur le Covid-19 ».

Il a annoncé une nouvelle initiative des Nations Unies « pour inonder Internet de faits et de données scientifiques tout en combattant le fléau croissant de la désinformation, un poison qui met encore plus de vies en danger ».

 « Lorsque la désinformation est répétée et amplifiée, y compris par des personnes influentes, le grave danger est que les informations fondées sur la vérité ne finissent par avoir qu'un impact marginal ».

Contre cela, que peut-on faire pour garantir que les informations exactes, utiles et potentiellement vitales gagnent en importance ? Pour l'UNESCO, il est important d'améliorer la fourniture d'informations exactes et de veiller à ce que la demande soit satisfaite.

« Nous soulignons que les gouvernements, afin de contrer les rumeurs, devraient être plus transparents et divulguer de manière proactive davantage de données, en conformité avec les lois et politiques sur le droit à l'information. L'accès à l'information provenant de sources officielles est très important pour la crédibilité dans cette crise », souligne le Directeur de l’information et de la communication stratégique de l’UNESCO, M. Berger.

« Cependant, cela ne remplace pas les informations fournies par les médias. Nous intensifions donc également nos efforts pour persuader les autorités de voir le journalisme libre et professionnel comme un allié dans la lutte contre la désinformation, en particulier parce que les médias travaillent ouvertement dans la sphère publique, alors que beaucoup de désinformation avance cachée dans les applications de messagerie sociale », ajoute-t-il.

RJDH

vendredi, 17 avril 2020 13:03 Écrit par Dans SOCIETE

Centrafrique : L’Amnesty International retrace les cas de violation des droits humains commis en 2019 dans le pays

BANGUI, le 17 avril 2020(RJDH) --- Dans sa rétrospective de l’année 2019, l’Amnesty International a mis un accent particulier sur les cas de violation des droits humains commis en 2019 en Centrafrique, notamment les atteintes graves aux droits humains, les violences sexuelles, l’exploitation illégale des ressources naturelles. Il l’a fait savoir dans un communiqué de presse publié le 08 Avril 2020.

Dans un rapport sur la situation des cas de violations des droits de l’homme en Centrafrique, l’organisation internationale de défense des droits humains est revenue sur les abus et autres exactions commis par les groupes armés en 2019. La rétrospective de l’Amnesty International a enregistré la montée en puissance des cas de violation des droits humains après la signature de l’accord de politique pour la paix et la réconciliation signé le 06 Février 2019 entre le gouvernement et les groupes armés.

« Plusieurs groupes armés, y compris des signataires de l’accord de paix, ont continué de se livrer à de graves exactions contre les civils ; ils ont notamment tué illégalement des personnes, perpétré des violences sexuelles et prélevé des impôts en toute illégalité », peut-on lire dans le communiqué.

Entre février et octobre 2019, la Mission multidimensionnelle Intégrée des Nations Unies pour la stabilisation en République centrafricaine (MINUSCA) a recensé environ 600 cas de violations du droit international humanitaire et relatif aux droits humains, touchant au moins un millier de personnes.

« L’une des atteintes à la sécurité la plus grave a été commise par des membres du groupe armé Retour, Réclamation et Réhabilitation (3R), qui ont tué au moins 40 personnes le 21 mai dans plusieurs villages (Lemouna, Koundjili et Bohong) de la préfecture de l’Ouham Pendé. Plus de 30 personnes ont été tuées le 25 décembre, lorsque des affrontements ont éclaté dans le quartier KM5 de Bangui entre des combattants armés et des commerçants », a rappelé l’Amnesty International dans le communiqué.

Le personnel humanitaire n’est pas aussi épargné, selon le communiqué, ce qui fait de la RCA un pays dangereux pour les humanitaires. Dans son rapport d’octobre au Conseil de sécurité ONU, le secrétaire général des Nations unies a recensé « 188 attaques contre le personnel, les locaux ou les biens d’organisations humanitaires entre janvier et août. Sur la même période, trois personnes travaillant pour ces organisations ont été tuées ».

L’exploitation illégale des ressources minières du pays par les groupes armés, et la restriction de la liberté d’expression et de réunion ont été aussi mentionnées avec l’arrestation le 10 Avril du porte-parole du GSTC Paul Crescent Beninga et remis en liberté le 21 Avril du même mois.

Cette rétrospective intervient au premier trimestre de l’année 2019 soit un an après la signature de l’accord politique pour la paix et la réconciliation en Centrafrique le 06 Février 2020.

RJDH

vendredi, 17 avril 2020 12:57 Écrit par Dans DROITS DE L’HOMME

Centrafrique : Grogne au sein des éléments de l’Unité Spéciale Mixte de Sécurité à Bouar

BANGUI, le 17 avril 2020 (RJDH)--- Tôt ce matin, les éléments des unités spéciales mixtes de sécurité (USMS) en formation à Bouar, dans la Nana-Mambéré, sont entrés en grève pour réclamer leur prise en charge. Les circulations des véhicules sur ce corridor hautement sensible, sont bloquées.

Au cœur de cette grogne entamée tôt ce matin à Bouar, le paiement des arriérés de PGA (primes d’alimentation générale), mais également pour exiger du gouvernement leur sortie de formation, qui devrait initialement durer deux mois mais qui totalise aujourd’hui six mois.

Des sources locales fiables ont indiqué au RJDH, que des réclamations ont été faites auprès du gouvernement pour l’amélioration de leur condition de vie depuis de semaines, « leur réclamation est restée sans suite depuis plusieurs semaines », a-t-on appris des mêmes sources.

« Dépités, environ 400 éléments en formation dans le cadre des USMS, sont sortis à 10 kilomètres de Bouar, sur l’axe Baoro, et ont paralysé toutes circulations sur cet axe routier hautement sensible pour le pays, nécessaire au ravitaillement de la capitale Bangui, via la République du Cameroun, », a rapporté une source locale au RJDH.

Contacté par le RJDH, un cadre au ministère en charge du DDRR a indiqué que « des négociations sont ouvertes avec les grévistes pour éviter que la situation ne s’enlise », dit-il, « cette grève écorche l’image du gouvernement vis-à-vis des partenaires en ce qui concerne la gestion de ce dossier », fait-il valoir.

La mise en place des USMS est l’une des recommandations de l’Accord de paix en Centrafrique, considéré comme un instrument nécessaire pour le rétablissement de la sécurité dans le pays.

Vianney Ingasso

vendredi, 17 avril 2020 12:45 Écrit par Dans DDRR

Centrafrique : le HCR enregistre 6.945 réfugiés et demandeurs d’asile

BANGUI, le 17 Avril 2020 (RJDH)---Le Haut-commissariat des Nations-Unies pour les réfugiés en Centrafrique a rendu publique le 31 mars 2020, les statistiques mensuelles des réfugiés, demandeurs et rapatriés centrafricains. 6.945 personnes selon le HCR ont été enregistrées dont des femmes et des hommes.

Le nombre de réfugiés centrafricains dans les pays limitrophes s’élève actuellement à 596,070. Du 1er janvier au 31 mars 2020, le Haut Commissariat des Nations-Unies pour les réfugiés en Centrafrique a facilité le rapatriement de 1.099 réfugiés centrafricains.

Le tableau du HCR sur les réfugiés et demandeurs d’asile par localité en République Centrafricaine se présente en suivant l’âge et le sexe de personnes. Le nombre des hommes a atteint 3.347 et 3598 femmes, ce qui donne un effectif global de 6.945 personnes. Ces personnes sont reparties selon les régions identifiées par cette agence du système des nations-unies pour les réfugiés, à savoir le Bamingui-Bangoran, le Haut-Mbomou, le Mbomou la Ouaka et à Bangui. Ce qui donne un pourcentage de 100% de réfugiés et demandeurs d’asile recensés par le HCR.

Cette population est composée selon le HCR, de 51% de femmes et 49% d’hommes et 59% des enfants. Les données du HCR indiquent que, 45% des réfugiés sont dans la préfecture du Haut Mbomou, 19% dans le Bamingui-Bangoran, 33% à Bangui et 3% dans la préfecture de la Ouaka.   

RJDH

vendredi, 17 avril 2020 12:41 Écrit par Dans HUMANITAIRE

Centrafrique : « L’ANE tient à respecter les dispositions de la Constitution », dixit Julius  Rufin Ngouade-Baba

BANGUI le 16 Avril 2020, (RJDH) ---L’Autorité Nationale des Elections (ANE), en dépit de la pandémie à Covid19, maintient le cap pour l’organisation des élections en Décembre 2020. Contrairement aux informations faisant état de plausible report des élections, l’ANE selon lui ne s’engage pas dans cette voie, mais tient à respecter les dispositions de la Constitution. Julius Rufin Ngouade-Baba, Porte-parole de l’Autorité Nationale des Elections ANE, l’a dit dans une interview exclusive accordée au RJDH.

 

 

RJDH: Monsieur, Julius Rufin Gouade-Baba Bonjour !

Julius Rufin Ngouade-Baba : Bonjour

RJDH : Un cas importé de Covid 19 a été confirmé 14 mars en République Centrafricaine. Entre temps, le pays amorce le processus électoral en vue des élections groupées. Avec l’évolution de cette maladie, les autorités ont pris des mesures restrictives visant à faire obstacle à la propagation de cette maladie à travers le pays. Aujourd’hui, quel est l’impact de cette maladie sur les activités de ce processus ?

JRNB : Je vous remercie. Je vous annonce que nous observons strictement ces mesures, mais cela ne nous empêche pas de continuer à progresser. L’ANE a fait des analyses sur les éventuels impacts de ce contexte sanitaire sur le processus électoral. Pour l’instant, nous avons décidé de garder le cap sur la préparation des élections dont la date demeure le 27 Décembre 2020.

Je tiens à le dire parce qu’il y a des informations qui circulent. L’ANE ne s’engage pas dans cette voie-là, pour l’instant. L’ANE tient à respecter les dispositions de la loi qui charge l’institution à préparer les élections. Donc, pour l’instant nous gardons le cap. Nous avons eu des échanges avec nos partenaires, avec les prestataires que nous avons identifiés et qui doivent nous livrer du matériel. Des échanges et  analyses que nous avons menées, pour l’instant, nous pouvons tenir ce cap-là. Nous travaillons dans ce sens, bien entendu, en intégrant de nouvelles données, dans les préparations des élections.

RJDH : En quoi faisant ?

JRNB: Je vous donne un exemple. Nous avions déjà à l’époque, passé les commandes du matériel d’enregistrement des électeurs. L’entreprise qui a été retenue est une firme américaine. Nous avons eu plusieurs échanges avec cette firme qui nous confirme qu’elle peut encore tenir le délai de livraison qui est de 60 jours à partir de la signature du contrat.  Par conséquent, nous aussi, nous réorganisons notre travail de sorte à rester dans le temps imparti. Mais, en tenant compte de ce contexte-là nous avons intégré  un certain nombre d’innovation.

Par exemple dans le kit d’enregistrement des électeurs, nous avons dorénavant intégrer les kits de lavage de mains. C’est une nouvelle mesure qui s’impose à cause du contexte actuel. Nous envisageons aussi, et c’est en réflexion, de faire accompagner les équipes d’enregistrement des électeurs par une équipe sanitaire, qui puissent veiller à la mise en œuvre, qui puissent veiller à l’application des mesures barrières face à Covid19.  

L’ANE n’évolue pas en dehors de ce contexte, nous travaillons avec ce contexte, mais comme je l’ai dit, jusqu’à présent, nous observons l’évolution de la situation, que nous espérons positive mais nous continuons à garder notre cap. Nous continuons à travailler dans le but de tenir le délai que la loi, la constitution nous fixe.

RJDH : Monsieur le Porte-Parole, aujourd’hui, quel est le niveau des activités au sein de l’ANE ?

JRNB : Le niveau des opérations, c’est vrai que l’actualité est préoccupante en raison de cette maladie à Covid-19 là, nous ne parlons peut-être pas trop des élections depuis les semaines écoulées, mais nous tenons le cap de nos opérations. Nous avons fini la cartographie, les données sont en traitement. Bientôt, nous allons les valider et  les rendre publiques. Nous avons entamé la mise en place de nos démembrements. Vous savez que ça crée quelques remous dans la classe politique. Nous avons eu des discussions avec les leaders des partis politiques, nous avons répondu à quelques préoccupations qui ont été exprimées ici et là. Et donc, aujourd’hui, après la mise en place des démembrements, nous allons leur faire prêter serment. Parce que c’est la condition de leur entrée en fonction. Pour ce faire, nous pensons privilégier ce serment par écrit.

Nous allons saisir le ministre de la Justice à propos.  Une fois qu’ils auront prêté serment,  nous allons lancer le processus de recrutement, de formation, des agents recenseurs afin de nous permettre de poursuivre cette opération. Je le répète encore, en tenant compte de l’évolution de la situation sanitaire mondiale.

RJDH : Monsieur le Porte-Parole, quelle est aujourd’hui la situation de démembrement à l’intérieur du pays ?

JRNB : Nous avons mis en place un peu plus de 130 démembrements à ce jour. Bon, il y eu quelques protestations que nous enregistrées. Et comme l’ANE reste toujours très réceptive des plaintes ou des observations faites par les acteurs du processus, nous les avons examiné au cas par cas. Ce qui nous a permis de reprendre à deux ou trois endroits où nous pensons que les plaintes étaient justifiées.

RJDH : Autrement dit,  est-ce la réponse aux multiples contestations de la classe politique et de la société civile ?

JRNB : Vous parlez de multiples contestations, je vous dis que chaque fois qu’il y a eu de contestation, l’ANE reçoit, l’examine et apporte une réponse adéquate.

RJDH : Monsieur Julius Rufin Ngouade-Baba, Porte-parole de l’ANE, je vous remercie !

JRNB : c’est moi qui vous remercie !

Propos recueillis par Cyrille Wegue

vendredi, 17 avril 2020 09:53 Écrit par Dans INFO-ELECTIONS

Centrafrique : Le FPRC favorable au déploiement des Forces de défense et de sécurité  à Ndélé

BANGUI, le 16 Avril 2020, (RJDH) --- Le FPRC s’est engagé à travers un communiqué en date du 25 mars à assurer la sécurité des minorités et à favoriser le couloir humanitaire. C’est ce qu’a fait savoir Thomas VAAH, Chef de bureau Minusca de Ndélé  le 15 avril 2020 au cours de la traditionnelle conférence de presse de la mission onusienne à Bangui.

Selon le chef du bureau de la MINUSCA à Ndélé, Thomas Vaah, après les violences qui avaient prévalu tout le mois de mars dans le Bamingui-Bangoran, la situation politique et sécuritaire s’est finalement améliorée. Il a également évoqué le retour à Ndélé d’Abdoulaye Hissene, chef militaire du FPRC, qui promet œuvrer pour le retour de la paix dans la région.

« Le retour de son chef Abdoulaye Hissene, a créé beaucoup d’attente au sein de la population qui espère retrouver la paix », rapporte Thomas VAAH, Chef de bureau de la Minusca à Ndélé. Il poursuit que durant ces derniers jours, la ville ainsi que la population civile ont commencé, petit à petit à retrouver leur vie normale.  

Il a également précisé que lors d’une réunion avec le Chef militaire du FPRC  Abdoulaye Hissene, il y a une semaine, « ce dernier a affirmé le désire de coordonner ses efforts avec la Minusca pour renforcer la sécurité de la ville et assurer la protection des civils. A ce titre, il a aussi accepté le déploiement des FSI dans la préfecture », dit-il.

La nomination du nouveau préfet de Bamingui-Bangoran a été accueillie favorablement par Abdoulaye Hissene. Il s’est engagé dit-il : «  à coopérer avec toutes les investigations lancées par la Minusca concernant les derniers évènements. Abdoulaye Hissene a par ailleurs, mis l’accent sur la nécessité du déploiement des Unités Spéciale Mixte de Sécurité (USMS) comme envisagé dans l’Accord politique pour la Paix et la Réconciliation en République Centrafricaine ».

Au sujet de l’engagement politique rapporte le bureau de Ndélé, « les interactions avec les dirigeants du FPRC ont été intensifiées, ayant pour seul objectif la protection des civils et pour mettre fin à la crise actuelle. Le Sultan-Maire de Ndele soutient nos efforts dans ce sens ».

Les combats de Ndélé ont coûté la vie à plusieurs civils et ont causé d’énormes dégâts matériels. Le 11 mars dernier, les éléments Goula selon la Minusca ont mené une attaque ciblée contre des civils. Six civils Soudanais et Tchadiens ont été sommairement exécutés. Une grande partie du marché central a été brulée et la maison du sultan pris d’assaut. « Parmi les crimes enregistrés, il y a le meurtre intentionnel et choquant d’un collègue national, personnel de la Minusca, le meurtre d’une petite fille de sept ans en plein jour ainsi que l’incendie du lycée de Ndélé et de deux églises apostoliques », a fait savoir Thomas Vaah, Chef de Bureau de la Minusca à Ndele.

En fin février dernier, le Préfet de Ndélé et une partie de la population ont sollicité le déploiement des forces armées centrafricaines et de défense intérieure dans cette partie du territoire. Le lendemain, une partie de la jeunesse sous la pression des éléments du FPRC ont manifesté pour réclamer le départ pur et simple du Préfet face à cette demande. La principale question est de savoir si cette position d’Abdoulaye Hissene suscite l’adhésion des autres leaders du FPRC. 

Contacté à Ndélé, un habitant joint au téléphone à fait remarqué qu’Abdoulaye Hissène est très versatile, « je me demande si cette position d’Abdoulaye Hissene est sincère. Il est capable de te dire à midi le contraire de ce qu’il te dit le matin. Espérons que son engagement soit également celui de son groupe le FPRC», a-t-il dit sous couvert d’anonymat.

Cyrille Wegue

vendredi, 17 avril 2020 09:48 Écrit par Dans SECURITE
Page 10 sur 45