RJDH-RCA - Actualités

BANGUI,  le 11 septembre 2019 (RJDH) ----L’association les « Frères Centrafricains » de l’école foot pour la paix d’Anatole Kouet lancera un grand concours culturel des jeunes talents de la musique centrafricaine. Ce concours est placé sous le signe du vivre ensemble et de la cohésion sociale vise à promouvoir l’émergence des jeunes talents.

Le lancement de cette activité culturelle a été annoncé ce mardi 10 septembre à Bangui par le coordonnateur Fernand Kaine de cette association afin de favoriser l’émergence des artistes musiciens centrafricains et de renforcer la cohésion sociale ainsi que le vivre ensemble.

« Nous sommes réunis ici pour lancer le concours dénommé « Génération 3000 » qui a pour thème, la cohésion sociale et le vivre ensemble. L’association travaille beaucoup plus dans le domaine de la cohésion sociale. Depuis la crise en RCA. Donc, il est important pour nous de travailler dans ce sens pour le retour de la paix dans le pays», a déclaré.

Des jeunes de huit à 18 ans sont les potentiels candidats de ce concours et chaque candidat doit proposer une chanson en français ou sango. Les inscriptions se font dans les maisons des jeunes de chaque arrondissement de Bangui.

Ce concours est prévu pour le samedi 21 septembre prochain à l’hémicycle des Affaires étrangères à partir de 15h. Les candidats vont réaliser de clips vidéos et des productions.

mercredi, 11 septembre 2019 10:35 Écrit par Dans ART/CULTURE

BANGUI,  le 11 septembre 2019 (RJDH) ----L’association les « Frères Centrafricains » de l’école foot pour la paix d’Anatole Kouet lancera un grand concours culturel des jeunes talents de la musique centrafricaine. Ce concours est placé sous le signe du vivre ensemble et de la cohésion sociale vise à promouvoir l’émergence des jeunes talents.

Le lancement de cette activité culturelle a été annoncé ce mardi 10 septembre à Bangui par le coordonnateur Fernand Kaine de cette association afin de favoriser l’émergence des artistes musiciens centrafricains et de renforcer la cohésion sociale ainsi que le vivre ensemble.

« Nous sommes réunis ici pour lancer le concours dénommé « Génération 3000 » qui a pour thème, la cohésion sociale et le vivre ensemble. L’association travaille beaucoup plus dans le domaine de la cohésion sociale. Depuis la crise en RCA. Donc, il est important pour nous de travailler dans ce sens pour le retour de la paix dans le pays», a déclaré.

Des jeunes de huit à 18 ans sont les potentiels candidats de ce concours et chaque candidat doit proposer une chanson en français ou sango. Les inscriptions se font dans les maisons des jeunes de chaque arrondissement de Bangui.

Ce concours est prévu pour le samedi 21 septembre prochain à l’hémicycle des Affaires étrangères à partir de 15h. Les candidats vont réaliser de clips vidéos et des productions.

mercredi, 11 septembre 2019 10:35 Écrit par Dans ART/CULTURE

BANGUI, le 20 Mars 2019 (RJDH)---Depuis plus d’une semaine, des jeunes de la localité de Bégoua-Centre sur la route de Damara ont procédé aux travaux de curage des canaux et à l’évacuation des eaux stagnantes aux abords de la voie. Le Cercle de réflexion sur la politique du Président de la République vient en appui à ces jeunes pour l’assainissement de la ville de Begoua sortie nord de Bangui.

Ils étaient plus d’une quarantaine à se mobiliser pour garantir un environnement meilleur à la population de Begoua et d’assainir la voie publique qui à ce niveau est décorée par des ordures de toutes sortes. Ces travaux sont menés à hauteur de Pk-13 où se trouve un tunnel reliant les deux bornes de la voie.

Selon Mon Espoir, un des jeunes initiateurs de cette activité, selon lui, les canaux d’évacuation d’eau vers la route de Damara sont bouchés depuis plus de deux ans. Dans les années antérieures, il y a eu des dégâts énormes et des sinistres, « au départ, nous avons utilisé nos matériels ménagers, on a mis une barrière et les passants nous ont aidé avec des collectes de fonds qui nous ont motivé ces jeunes. Il y a de cela quelques jours, nous avons eu l’appui du Cercle de Réflexion pour la Politique du Pr Touadera qui nous a apporté du matériel et de l’appui financier pour continuer les travaux », a-t-il expliqué.

Tout en justifiant sa motivation, Anicet Richard BANOUKEPA, Président du Cercle de Réflexion pour la vision politique du Pr. Touadera affirme que ce travail peut durer un à deux mois, « désengorger les deux ponts qui se succèdent sur la voie principale et le canal qui longe sur la route de Damara ça fait presque un à deux kilomètres. Et celle qui remonte vers le marché, ce n’est pas une petite affaire. Il y a du travail et on donne une main forte à la jeunesse de Begoua pour ce relever », précise-t-il.

Un mécanisme de suivi sera mise en place pour la pérennisation de cette activité,« le premier mécanisme qu’on va mettre en place, c’est le comité de suivi. Parce que les gens continuent de verser des poubelles dans ces canaux où les jeunes vont assurer le travail. Deuxièmement, c’est un travail de sensibilisation où on va s’approcher des chefs de quartier pour véhiculer des messages à l’endroit de la population à ne plus verser des déchets dans ces canaux », a fait savoir, Bé Mackayas Patrick, un des membres du groupe des jeunes pour assurer le contrôle.

Il convient de rappeler que dans les années antérieures, il y a eu des cas de noyades des usagers pendant la saison de pluies où au moins trois personnes ont trouvé la mort. 

mercredi, 20 mars 2019 10:07 Écrit par Dans ENVIRONNEMENT

BANGUI, 22 août 2019 (RJDH) --- Les 4 arbitres internationaux centrafricains sont choisis pour officier le match de la ligue des champions des clubs africains opposant un club congolais et El Sahel de l’Egypte le dimanche 25 aouts prochains à Brazzaville au Congo.

La Centrafrique sera aussi représentée lors des matchs de Champions League des clubs africains qui auront lieu ce week-end. Il s’agit de Florent Akpato, Jean-Marc Ganamandji, Wilfried Oreya et Merveille Mandekouzou.

Florent Akpato, l’un des arbitres retenu pour officier le match, y voit un progrès significatif pour la Centrafrique, « La Centrafrique a été encore choisie pour officier le match de la ligue des champions opposant un club du Congo Brazza et Egyptien le dimanche 25 Aout prochain. Nous ne pouvons qu’être fiers puisqu’il s’agit de la Centrafrique. Le choix des arbitres est fait par la Confédération Africaine de Football. Dans le cadre du tournoi de la ligue des champions, les arbitres sont parfois choisis dans la sous-région » dit-il.

« La plupart des jeunes Centrafricains ont les yeux rivés vers la fonction publique or le domaine du sport peut toutefois ouvrir un autre horizon. Certes les difficultés y sont mais donnons-nous au travail en respectant l’éthique et la déontologie d’arbitrage pour le développement du sport dans notre pays » a souhaité Florent Akpato.

De l’autre côté, As Tempête Mocaf est en Egypte pour affronter en match retour le club Libyen d’El Nasr de Bengazi prévu ce dimanche.

jeudi, 22 août 2019 09:55 Écrit par Dans SPORTS

Centrafrique : Les prix des produits agricoles galopent à Kadanga, après la découverte du gisement d’or

MARKOUNDA, 1er Aout 2019 (RJDH) --- La découverte du gisement d’or au village Kadanga à 57 kilomètres de la ville de Markounda au nord du pays, la semaine dernière, les agriculteurs et les commerçants se sont tous rués vers l’exploitation aurifère. En conséquence, les prix des produits agricoles et de première nécessité ont galopé du jour au lendemain favorisant aussi la baisse de production.

Le souci des autorités locales de la ville de Markounda se fonde sur les conséquences de l’exploitation minière, ait des conséquences sur la sécurité alimentaire ou faire venir à prix cher sa survie alimentaire pour le moment.

Aujourd’hui, le prix de la cuvette de manioc est passé de 1500 francs à 3000 francs, la quantité de la viande de bœuf au kilogramme est réduite. Le panier de la ménagère s’est appauvri suite au manque des denrées alimentaires sur le marché. Pour raison, les cultivateurs se sont convertis en artisans miniers au village Kadanga à 57 kilomètres de la ville de Markounda. 

Un habitant de la ville de Markounda au nord du pays, joint au téléphone, se plaint de cette situation, « les denrées alimentaires se font rares, le marché s’est vidé des commerçants. Les boutiquiers sont devenus des commerçants ambulants sur le chantier aurifère et  les articles sont revendus à des prix exorbitants », a-t-il déploré.

Tous les mouvements, selon lui, sont « sous contrôle des groupes armés qui ont installé des barrières pour rançonner la population. Ils imposent leur loi sur les artisans miniers et prélèvent des taxes de force sur les articles des marchands », a regretté un commerçant ambulant sous couvert de l’anonymat.

La découverte d’un nouvel eldorado dans les pays qui regorgent d’énormes ressources naturelles, occasionne toujours la flambée des prix des produits de première nécessité

jeudi, 01 août 2019 09:46 Écrit par Dans ECONOMIE

BANGUI, 1er octobre 2019 (RJDH) --- Les femmes sont sous représentées  dans la fonction publique. Sur les 27 656 fonctionnaires et agents de l’Etat que compte  le pays en mai 2017, 22 846 sont des hommes soit 83% et 4 810 femmes soit 17%. Ce récapitulatif a été présenté par l’Autorité des Nationales des Elections (ANE), le vendredi 27 septembre dernier lors de l’atelier de validation du document genre et Election à Bangui.

Le bilan de l’effectif du personnel en Mission diplomatique en mai 2017 se présente de la manière suivante, le personnel en Mission diplomatique, est de 125 personnalités, dont 29 femmes soit 23%. Deux femmes ont été nommées Ambassadeurs et chef de Mission Diplomatique, contre 12 hommes.

Au niveau de la justice, d’abord sur les 210 magistrats que compte la RCA, l’on ne retrouve que 22 femmes soit un taux de 10 %.

Au département de la sécurité publique, le constat révèle qu’une seule femme est aujourd’hui commissaire divisionnaire sur les 12 commissaires que compte le pays. Pour les commissaires principales de police, il n’y a que 06 femmes parmi les 35 hommes. Enfin 13 femmes commissaires de police face aux 95 hommes.

En mai 2017, au ministère de l’administration du territoire, l’on compte 02 femmes qui sont nommées préfètes sur 16, et 07 autres nommées Sous-Préfètes sur les 75 à travers le pays.

Aux postes de responsabilité à l’Université de Bangui, on note une femme nommée vice-Recteur et aucune femme n’est Doyen de Faculté ou Directrice des Etudes. Dans les 13 établissements d’enseignement ou de Recherche, neuf femmes sont cheffes de Département sur un total de 69.

Les raisons évoquées par Nadine Pingama-Modo, magistrat et juge constitutionnel, sont «  la pesanteur socioculturelle, l’insécurité persistante dans le pays, le manque de détermination de certaines femmes dans la prise de décision publique, politique, restent des obstacles. Pour atteindre les 35% à l’horizon 2026 prônée par la loi sur la parité de 2016, les femmes doivent s’affiche,  dit-elle, et a spéculé que « le document genre et élection est une possibilité que doit saisir la femme pour prétendre aux suffrages électoraux », a-t-elle suggéré.

La faible prise en compte des questions de genre dans les différentes phases du processus électoral, renforce les inégalités entre les femmes et les hommes s’agissant de la participation à la vie politique du pays.  Certaines femmes ont bravé cette pesanteur socioculturelle pour se présenter aux élections présidentielles, à l’exemple de Marie-Jeanne Ruth Roland qui a été candidate aux élections de 1993.  En 2015, Régina Konzi Mongot s’est présentée à l’élection présidentielle.

mardi, 01 octobre 2019 09:34 Écrit par Dans Femme/Enfant

KOUANGO, 1er octobre 2019 (RJDH)---La mort d’un chef Antibalaka, Michel Mandakara, dans les violences intercommunautaires à Bangao fait planer le spectre d’une éventuelle attaque entre les antibalaka et les hommes de l’Union du Peuple Centrafricain (UPC) d’Ali Darassa, dans la région de Kouango. Le village de Bangao est plongé dans une violence armée depuis le vendredi dernier.

Depuis l’annonce de la mort de Michel Mandakara, général autoproclamé des Antibalaka dans la région de Kouango, a créé chez les populations des localités environnantes une psychose craignant une éventuelle représailles de ses hommes.

Les témoignages qui nous parviennent de la région font état de regroupement des miliciens antibalaka affichant clairement leur volonté d’en découdre aux combattants rebelles de l’UPC installés à Lioto, « des rumeurs d’une éventuelle attaque court dans la région depuis l’annonce du décès du Général Mandakara. On signale le regroupement massif des combattants appartenant à sa milice et on nous dit que, d’un moment à l’autre, ils passeront à l’attaque », a fait savoir une source locale contactée depuis la ville de Kouango, en précisant que « les deux groupes armés s’activent et se mobilisent », a indiqué la même source. 

Face au regain de tension, la mission onusienne a déployé le week-end dernier les forces spéciales népalaises et le contingent burundais pour contenir et éviter de probables représailles contre la population civile. « Mais cette présence n’a pas fait baisser d’un cran l’élan guerrier des belligérants », selon une autorité locale de la ville de Kouango.

« Les combattants de l’UPC basés à Lioto sont aussi dans cette dynamique et rien n’indique qu’ils sont prêts à faire taire les armes car, en face les miliciens antibalaka s’organisent pour venger la mort de leur leader », a fait valoir un habitant de Pende arrivé ce jour à Grimari.

Au regard d’agitation des groupes armés actuellement, et redoutant le pire, les populations s’en remettent entièrement entre les mains de la MINUSCA et du gouvernement.

Le village de Bangao, localité située à 45 kilomètres de Kouango, a été théâtre des scènes de violences intercommunautaires opposent les populations depuis le vendredi 27 septembre. Le bilan fait état de 12 morts et trois blessés graves qui, selon nos sources, sont immédiatement transférés à l’hôpital de Kouango pour des soins médicaux.

mardi, 01 octobre 2019 07:35 Écrit par Dans SECURITE

BANGUI, 29 Août 2019 (RJDH) --- Le défi de la restructuration et modernisation de l’armée centrafricaine passe aujourd’hui de l’armée de garnison en armée de qualification avec en toile de fond, l’informatisation des données militaires.  Quelques sous-officiers et hommes de rangs ont été sélectionnés pour ce nouvel élan dans le cadre de la reconstruction de l’armée.

La reconstruction des forces de défense est aujourd’hui l’étape la plus importante, qui consiste à passer de l’armée de garnison à une autre capable de manœuvrer, d’anticiper et à réagir. C’est dans cet ordre d’idée que la mission militaire européenne (EUTM) s’est déployée depuis 2016 aux côtés du gouvernement centrafricain pour renforcer les capacités opérationnelles des FACA.

L’entrainement des FACA s’articule aujourd’hui autour des techniques de combat au système des données informatiques. Le lieutenant Abib Séréwane, chef de corps information au centre de formation militaire du Camp Kassaï, évoque l’importance de l’information dans le système de défense, « de nos jours l’informatique est d’une importance capitale. Notre système de défense aujourd’hui passe des données analogiques aux données numériques informatisées », dit-il.

Les sous-officiers et hommes de rang choisis pour suivre cette formation de trois mois seront la plaque tournante de cette armée voulue moderne par les autorités centrafricaines, répondant ainsi au plan national de défense. Cette initiation est prévue pour trois mois et sera sanctionnée d’un certificat aux participants des différents corps des forces de défense nationales, « des certificats seront remis aux militaires après leur formation. Nous sommes rassurés qu’ils sont dynamiques et seront déployés dans les différents corps respectifs », a rassuré le lieutenant.

Le plan national de défense a été validé par le Président de la République en 2018, un document de base pouvant permettre la modernisation de l’armée nationale. La mise en œuvre de ce plan se concrétise progressivement avec l’appui de l’EUTM et d’autres partenaires de la RCA.

jeudi, 29 août 2019 13:36 Écrit par Dans DDRR

Bangui, 07 Aout 2019 (RJDH)--- Le Directeur Général de l’Ecole Nationale d’Administration et de magistrature a porté un démenti sur les rumeurs qui circulent, annonçant le blocage des activités des élèves pénitentiaires suite à la maladie de l’intendant. Pour le Directeur Général, une note de service est sortie depuis lors nommant ainsi un intendant intérimaire et le payement des bourses n’ont jamais connu une interruption.

« Les petits soucis de santé de l’intendant de l’Ecole Nationale d’Administration et de Magistrature ne peuvent pas bloquer le fonctionnement de l’ENAM ».  C’est en ces termes qu’a réagi Docteur Lambert Yérimo, Directeur Général par intérim de l’ENAM, suite aux rumeurs qui annoncent l’interruption de la formation du personnel pénitentiaire.

« L’intendant a un petit souci de santé il y a de cela quelques semaines, mais le comité de gestion de l’ENAM a immédiatement sorti une note nommant le Directeur des formations monsieur Josué Ndolombaye comme intendant intérimaire. Les activités se déroulent normalement à l’ENAM et rien n’est bloqué au niveau de l’intendance comme ose le croire certaines personnes », rassure-t-il.

Pour couper court aux rumeurs, le directeur général par intérim indique que la bourse du personnel pénitentiaire est financée par le gouvernement américain et le PNUD. Il n’y a jamais eu d’interruption dans le payement poursuit le Directeur Général, « les élèves de l’ENAM n’ont pas d’arriérés, il s’agit simplement d’une question de procédure. Le PNUD nous exige le rapport du payement pour envoyer les bourses du mois en cours, c’est ce qui se fait dans toutes les administrations avec les partenaires. Le vendredi dernier, l’intendant par intérim est déjà entré en possession des chèques pour le payement. Je pense que le virement va être fait aujourd’hui ou demain. Même si le payement des bourses du mois dernier a accusé un peu de retard, les démarchent du virement se font actuellement entre les partenaires et les institutions bancaire » tient-il à préciser.

Contrairement à ce que disent les rumeurs, les élèves de l’ENAM ne sont pas en grève. Il s’agit d’un congé de détente. « Ici on ne tolère pas la grève. Les règles sont strictes. Celui qui fait une grève est simplement radié car on ne forme pas de délinquant ici. Il n’y a pas de grève, nos élèves sont en congé de détente. Ils ont terminé leur formation qu’on appelle pôle 1 et ils se préparent pour la phase pratique, c’est-à-dire aller dans les établissements pénitenciers pour un stage pratique », conclut Docteur Lambert Yérimo.

Il convient de rappeler que le gouvernement américain avait déboursé 600.000 000 de FCFA pour recruter 300 agents pénitentiaires dont 50 assistants. Ce financement est logé au sein du PNUD et depuis lors il est géré par le projet conjoint impliquant le PNUD et le ministère de la justice centrafricaine.

mercredi, 07 août 2019 13:34 Écrit par Dans SECURITE

BANGUI, 07 aout 2019 (RJDH)--- Sur instruction du parquet de Bimbo, 7 personnes soupçonnées d’être impliquées directement dans la disparition des congélateurs du marché de Bimbo. L’arrestation collective a été décidée, la semaine dernière, par le parquet de Bimbo après plusieurs jours d’enquête sur la disparition de ces congélateurs.

La commune de Bimbo est éclaboussée depuis quelques mois par la disparition spectaculaire des congélateurs placés au marché central de la localité, inaugurée l’année dernière par le chef de l’Etat, sur financement de 10e FED de l’Union Européenne. 5 congélateurs, deux de 600 litres et trois autres de 400 litres dont le prix global est évalué à 5 millions de FCFA, remis à l’occasion pouvant servir à congeler des aliments sont portés disparus. Les faits datent depuis le mois de février mais la disparition a été constatée le mois de juin dernier. 

Tous les soupçons pèsent premièrement sur le Maire Odon Omoko-Boumon et autres responsables de la municipalité. Après l’ouverture d’une enquête par le parquet de Bimbo sur la disparition de ces congélateurs au mois de juillet dernier, 7 personnes travaillant à la Mairie de la ville ont été placées en garde en vue.

« La détention des clés des boutiques, kiosques et boucheries est l’une des prérogatives du chef de service Kamayen Wode. En cas d’absence, Léopold Ngaïzoui qui est chef de bureau d’assainissement et la voirie, de la gestion des clés de la mairie et du marché central, assure l’intérim », a glissé un autre mis en cause dans cette affaire.

L’un des présumés coupables, rejette toutes les accusations portées contre lui et pointe du doigt accusateur le Maire de la ville, « Je suis innocent dans la disparition de ces congélateurs. Mon arrestation est illégale car, je ne suis pas impliqué dans cette affaire. C’est le maire qui a mal géré cette situation. Lorsqu’il voulait aller en France, il n’a pas pris soin de faire l’état des choses. Les clés nous ont été remises à deux heures du voyage du Maire et du chef de service technique en France sans pour autant nous faire constater le contenu du local. Ce n’est qu’après que nous avons constaté la disparition de ces congélateurs », a-t-il indiqué au RJDH.

Odon Omoko Boumon, Président de la délégation spéciale de Bimbo, rejette en bloc les accusations portées contre lui. « Je n’ai jamais été associé à la gestion de la clé de cette chambre froide. Cela relève de la compétence du service technique. Depuis l’inauguration de ce marché, je ne m’implique pas dans la gestion. Mais je vais faire l’état des choses à qui ? Puisque ce n’est pas moi qui garde la clé. Ceux qui gardent les clés, ce sont ceux qui sont appelés à la gendarmerie » a souligné le Maire de Bimbo.

De poursuivre, le Maire déclare, « je n’accuse personne. La clé est transitaire entre les mains des gens, d’abord le chef de service technique, ensuite lorsque madame le Maire était revenue de France, elle a récupéré toutes les clés entre les mains du chef de service. Démise par le décret, elle a restitué la clé au chef de service technique. C’est en partant en France que le chef de service a remis cette clé à son assistant. Je vais soutirer la clé entre leur main par magie pour aller voler ces congélateurs ? s’est-il défendu en s’interrogeant, avant de clamer, « Moi je suis innocent dans cette affaire », conclut-il.

Ces congélateurs disparus aujourd’hui étaient installés grâce au financement de l’Union Européenne à travers son 10e FED, lors de son inauguration le mois de juillet de l’année dernière.

mercredi, 07 août 2019 13:29 Écrit par Dans JUSTICE
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