RJDH-RCA - Actualités

Centrafrique : le gouvernement fait appel de la décision du tribunal administratif dans l’affaire Vackat

BANGUI, 15 septembre 2020(RJDH)---Le ministère de la sécurité publique fait appel de la décision du tribunal administratif dans l’affaire Vackat qui avait ordonné le sursis à exécution de l'arrêté conjoint augmentant illégalement les prix des documents sécurisés, le 04 septembre dernier.

La notification du jugement rendu le 04 septembre dernier par le tribunal administratif dans l’affaire Thierry Vackat contre le ministère de l’intérieur, chargé de la sécurité publique et le ministère des finances a fait réagir le conseil du Ministère de la Sécurité Publique représenté par Me Rigobert Vondo, avocat au barreau de Centrafrique. Il rejette la demande de sursis à exécution formée par le sieur Vackat Thierry à travers une requête d’Appel le 10 septembre dernier, soit exactement six jours après la décision.

Me Rigobert Vondo a indiqué dans ce document dont le RJDH a eu copie: « cette décision mérite réformation pure et simple ».

Il fonde son argument sur l’article 35 de la loi organique n°95.0012 du 23 décembre 1995, qui rappelle que: « le sursis à exécution n’est accordé que si les moyens invoqués paraissent sérieux et si le préjudice encouru par le requérant est irréparable ».

Selon lui, le tribunal administratif n’a pas fait une juste appréciation de la condition du préjudice irréparable exigée par la précitée. De sources bien informées, la société chargée de la fabrication des cartes nationales d’identité a déjà enregistré des milliers de dossiers qui sont en cours de traitement.

Me Vondo contacté par le RJDH a souhaité se prononcer après le procès dans cette affaire Thierry Vackat contre les Ministères de la Sécurité publique et celui des finances.

Affaire à suivre...

Judicaël Yongo

 

mardi, 15 septembre 2020 15:26 Écrit par Yongo Dans JUSTICE

Centrafrique : Vrai !  La crise sanitaire de covid-19 a impacté négativement le système éducatif en Centrafrique

BANGUI, 15 septembre 2020 (RJDH/Fact-Checking) ---La rumeur selon laquelle la covid-19 aurait constitué un facteur de la baisse de niveau chez les élèves en Centrafrique est vraie. Car confirmé par les responsables académiques sur le plan national.

Depuis l’avènement de la pandémie en République Centrafricaine, ces rumeurs courent dans les 8 arrondissements de Bangui et à l’intérieur du pays. Avec une tendance exponentielle, cette information persiste toujours. La rumeur soutient que : « La crise du Coronavirus qui a fait que les enfants sont restés à la maison durant 3 mois, a affecté complètement leur niveau ».

Les responsables académiques des établissements publics confirment la baisse de niveau  en raison du coronavirus

Interrogé sur cette rumeur par la rédaction du Fact-checking, la proviseure du lycée des Martyrs madame Fatimé Yougboko et les enseignants se plaignent : « A peine quelques mois que les cours ont repris, mais les enseignants ne cessent de se plaindre pour le niveau des élèves qui a régressé un peu, à la suite des différentes évaluations déjà effectuées. La raison est que durant les mois qu’ils ont passés à la maison, ils ont dû abandonner les cahiers, et n’ont pas pris à-bras-le-corps, leurs études. Donc nous essayons seulement de faire une remise à niveau, afin de les ramener sur les rails », a fait savoir celle-ci.

Pour Jean Baptiste Faranzo, directeur de l’école 36 villas B, sur 1203 enfants inscrits au début de la rentrée scolaire, seulement 1114 ont repris les cours soit 89 élèves qui ont abandonné. Ce qui témoigne à suffisance que la pandémie de Covid 19 à laquelle le pays fait face, a impacté négativement sur le niveau des élèves tant à Bangui, qu’à l’intérieur du pays.

Quant au censeur du lycée d’application de l’école normale supérieure : « en sus de la crise du Coronavirus, il y avait la grève des enseignants vacataires, qui aussi impacté négativement sur les élèves. Plus de cinq mois les enfants sont restés à la maison, ce qui a fait que leur niveau a régressé un peu, mais nous avons fait de notre mieux, pour une remise à niveau, de ces élèves. », a souligné le censeur Godefroy Koulou.  

En revanche,  Jean Pierre Rousseau, proviseur du lycée Ben-Rachid  affirme que le niveau des élèves de son établissement reste le même, car ils sont entrés par voie de test.  « Sur les 452 élèves dont nous disposons depuis le début de l’année, ils sont tous revenus après ces moments de crise sanitaire qu’ils ont passé à la maison. Mais je puis vous dire leur niveau reste stable, comme auparavant, car nous recrutons nos élèves sur la base de test de mérite. Donc ils ont l’obligation de travail et de résultat », explique-t-il.

L‘avènement du nouveau coronavirus en Centrafricaine a fortement impacté négativement le système éducatif dans le pays ce qui contribue au phénomène de la baisse de niveau des élèves, d’après les responsables académiques du pays.

Fiacre SALABE /Esdras Michael Ndamoyen/rédaction du Fact-checking (AFC)

Vous voulez vérifier une information qui vous parait douteuse ou fausse ? Contacter notre rédaction au +236 75 38 58 52, 75 42 33 32 ou contacter directement l’émission : « Eke sioni sango » de la radiofréquence RJDH +236 72 2795 20. Ecrivez-nous aussi à Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser.

 

 

mardi, 15 septembre 2020 15:11 Écrit par RJDH-RCA Dans Fact Checking

Centrafrique : Wali mon londo I maï convainc les femmes de la Lobaye à s’investir dans les élections

BANGUI, 15 septembre 2020, (RJDH)---Du 30 aout au 08 septembre 2020, l’Association « Wali Mo Londo I Maï » a parcouru 10 villes et commune de la Lobaye. L’objectif de la mission est d’instruire les femmes à s’impliquer davantage dans le processus électoral en cours et à promouvoir leur autonomisation.

La République centrafricaine ne se limite pas qu’à Bangui, déclare Sidoine Louisa Makanda, présidente de l’Association Wali Mo Londo I Maï. « Dans les 16 préfectures du pays, il y a des femmes qui souffrent beaucoup plus et qui s’en plaignent. Raison de plus pour l’association « Wali mon Londo i Maï » à aller vers ces femmes de l’arrière-pays. Nous avons appris que les femmes par rapport au processus électoral en cours, sont beaucoup plus démotivées dans l’arrière-pays. Ces femmes se plaignent beaucoup et se disent abandonnées par chaque régime qui se succède à la tête de ce pays », a-t- elle indiqué.  

Pour joindre les deux bouts, justifie-t-elle, il faut donner aux femmes centrafricaines du monde rural des connaissances sur la gestion des activités génératrices de revenu. « Ces femmes exercent parfois dans de petits commerces mais elles ont du mal à gérer leurs affaires, et il leur faut quelqu’un pour les encadrer, les orienter »

En plus de difficultés économiques, relève Sidoine Makanda, les femmes font face à de sérieux problèmes d’accès facile aux soins de santé. « Il y a des femmes qui disent que même pour accoucher elles ont des problèmes », rapporte-t-elle, tout en précisant, qu’« il faut parcourir des kilomètres à la recherche d’un centre de santé alors qu’il y a des personnes qu’on peut former surplace comme aide-soignante afin d’assurer ce service.

Même constat pour l’éducation ou la scolarisation des filles. « Certaines sont incapables d’écrire leurs noms. Il n’y a même pas d’enseignants qualifiés dans les villages. En tout cas, il y a de sérieux problème dans ces villages à tel enseigne que les femmes disent qu’elles sont fatiguées avec les élections dans ce pays », a mentionné la Coordonnatrice de Wali Mon Löndö I Maï.  

« Si une femme tient bien son foyer, je pense que les répercutions iront loin. Mais si elle lâche, c’est vraiment grave. L’objectif n’est pas seulement de s’enregistrer et d’aller voter pour la présidentielle et les législatives. Il y  beaucoup de choses. Les femmes aussi peuvent postuler pour devenir chefs de village, Mme le Maire, Mme le Préfet ou sous-préfet. Donc, autant que les hommes, les femmes ont beaucoup de rôle à jouer », a-t-elle poursuivi.  

L’objectif de la mission de l’Association « Wali Mon Löndö I Maï » vise à l’action participative des femmes centrafricaines pour les élections démocratiques pacifique, l’autonomisation et création des antennes de ladite association.

Créée en 1995, l’association Wali Mon Löndö I Maï a pour vocation de promouvoir l’autonomisation de la femme centrafricaine. Si dans l’arrière-pays l’expérience a démontré que ce sont les femmes qui supportent les chargent familiale, « elles ont besoin qu’on puisse les soutenir dans peu de chose parce qu’on ne peut pas se laisser comme ça et faire quelques chose. Et nous avons décidé d’aller vers eux. Et on a également appris à ces femmes à bien prendre soin de leurs enfants, à offrir les mêmes opportunités de réussite aux filles et aux garçons dans les études et de faire le suivi régulier de ses  enfants une fois les envoyer à l’école » a expliqué Sidoine Louisa Makanda.  

Pour pérenniser cet engagement, « nous avons des téléphones et des cartes Sim à chaque bureau d’antenne une fois mise en place. Et également des kits d’hygiène contre la Covid19 », fait-elle savoir.

Pour la réalisation de cette activité, l’Association Wali Mon Londo I Maï a bénéficié de l’appui du Président de la République Centrafricaine, Pr, Faustin Archange Touadera qui selon la Coordonnatrice de Wali Mon Londo I Maï s’est intéressé à leur projet une fois sollicité.

Cyrille Wegue

mardi, 15 septembre 2020 14:58 Écrit par Wegue Dans Femme/Enfant

Centrafrique : des documents administratifs incendiés dans une brigade de gendarmerie au nord du pays par des hommes armés

BOCARANGA, 15 Septembre 2020 (RJDH) ---Des éléments des 3R ont incendiés lundi des documents administratifs à la brigade de Bohong, au nord du pays, dont les copies des épreuves écrites du concours d’entrée en 6ème, a-t-on appris de sources officielles.

Selon les informations RJDH, « ces éléments ont fait leur irruption dans la ville de Bohong, située à environ 70 kilomètres de Bocaranga au nord du pays, dans la matinée du lundi 14 septembre 2020 », a confié le sous-préfet de Bocaranga Esaïe Gbanet. « Ils ont pris d’assaut, la brigade territoriale à laquelle, un important lot de document administratif dont les copies du concours d’entrée en sixième a été incendié », précise-t-il.

Les forfaits commis au sein de la gendarmerie sont attribués aux éléments proches des 3R de Sidiki Abass pourchassés par les forces conjointes (Minusca-FACA) dans certaines de localités de l’Ouham-Pende depuis le déclenchement de l’opération conjointe FACA-MINUSCA contre ce mouvement armé dans le nord-ouest du pays.

Un agent d’appui aux éléments de la gendarmerie de Bohong en poste a indiqué que « ces inconnus armés assimilés aux éléments des 3R, ont investi la brigade de Boang dans la matinée du lundi 14 septembre. Ils ont intercepté le seul auxiliaire de la gendarmerie au poste, les armes et les munitions aussi ont été emportées », a-t-il témoigné.

Cet incident a paniqué la population de Bohong et les activités commerciales, agricoles sont paralysées.

Auguste Bati-Kalamet

mardi, 15 septembre 2020 14:49 Écrit par Batikalamet Dans SECURITE

Centrafrique : remise officielle ce jour du site de construction de l’hôpital polyclinique de Poukandjia

BANGUI, 14 Septembre (RDH) --- Le gouvernement centrafricain a procédé, le lundi 14 septembre 2020, à la la remise officielle du site au bureau d’Etude saoudien pour lancement des travaux d’étude de la construction de l’hôpital polyclinique de 250 lits de Poukandjia dans le 7e arrondissement de Bangui. 

Le cout de la construction du nouveau centre hospitalier polyclinique au quartier Poukandjia dans le 7ème arrondissement est estimé à environ 5 milliards de FCFA avec une capacité de 250 lits sur un périmètre de 20 hectares.

La remise d’une carte sur laquelle est définie le plan de la construction de l’édifice sanitaire, a été effectué entre la ministre de l’Urbanisme et l’équipe tunisienne. « Nous vous remettons ce schéma d’une manière symbolique pour vous permettre de commencer les travaux. Que la mise en œuvre soit réalisée dans le délai de trois mois », a souhaité le membre du gouvernement Gina Roosalem Lawson.

Le ministre de la santé et de la population Docteur Pierre Somsé, de son côté, a fait savoir qu’une équipe de surveillance des travaux est mise en place, « pour accompagner la faisabilité des travaux. Lorsque nous parlons de développement dans une région donnée, il est capital que les ressources humaines soient en bonne santé et valides pour accomplir une tache. Il faut un hôpital spécialisé avec des agents de santé spécialisés également », dit-il.

Après la présentation de la maquette, la semaine dernière par le Bureau d’étude, le cap est désormais mis sur la matérialisation du projet sur le terrain dont les travaux sont impartis dans un délai de 03 mois, afin de permettre le démarrage effectif des travaux de la construction.

Auguste Bati-Kalamet

lundi, 14 septembre 2020 15:17 Écrit par Batikalamet Dans SANTE

Centrafrique : environ 5 milliards de FCFA prévus pour la construction d’un hôpital polyclinique

BANGUI, 14 septembre 2020 (RJDH) --- Sur financement du Fonds saoudien pour le développement (FSD), environ 10 millions de dollars soit 5 milliards de FCFA sont prévus pour la construction d’un nouveau centre hospitalier polyclinique à Poukandja dans le 7ème arrondissement de Bangui. La cérémonie de présentation officielle de la maquette de cette infrastructure sanitaire a eu lieu vendredi 11 septembre au ministère du plan et de la Coopération internationale.

Il s’agit d’un hôpital polyclinique de 250 lits que le Gouvernement projette construire à Poukandjia dans le 7e arrondissement de Bangui. Le ministre de la santé publique et de la population, Dr. Pierre Somsé, a souligné que la construction de ce bâtiment est une réponse aux besoins d'accès facile aux infrastructures de santé de proximité pour la population éloignée.

« Ce projet de construction est estimé à environ 5 milliards de FCFA et sera équipé des matériels techniques au standard international. Ceci dans le but d’éviter des transfèrements couteux des cas graves pour l’étranger et parfois les malades qui ont besoin des soins particuliers trouvent la mort par manque de moyen financier, des soins spécifiques appropriés et du personnel qualifié », a précisé le membre du gouvernement.

Dr. Pierre Somsé poursuit que le gouvernement engagera un personnel qualifié pour le référencement des cas graves. « Nous ne pouvons pas attendre que le nouvel hôpital soit construit. Nous devons penser au personnel de santé spécialisé. Nous allons envisager la demande d’une main d’œuvre spécialisée de nos partenaires de santé et la formation de nos cadres s’en suivra », a-t-il lancé.

Plusieurs projets des centres de santé sont en cours de réalisation pour renforcer le système de santé, à l’exemple de l’hôpital de prise en charge des maladies infectieuses de PK 24 route de Boali dont la pose de première a eu lieu il y a quelques jours.

Auguste Bati-Kalamet

 

lundi, 14 septembre 2020 14:48 Écrit par Batikalamet Dans SANTE

Centrafrique : Attention à cette fausse rumeur ! la covid-19 n’est pas encore éradiqué en République Centrafricaine

BANGUI, 14 septembre 2020 (RJDH)---Cette rumeur est alimentée en Centrafrique, de suite d’une annonce faite indiquant qu’il n’y a plus de test de Covid-19 en RCA. Ce qui laisse présager chez le centrafricain lambda des suspicions et stéréotypes sur l’existence de la maladie, faisant croire que le virus est éradiqué. Ce qui est faux !

 Le constat a été fait par la rédaction du Fact-checking dans les 8 arrondissements de Bangui et à l’intérieur du pays. Tel en est les exemples probants : le port du masque de protection qui devient stigmatisant non seulement pour l’heure, mais aussi le non-respect des gestes barrières constaté dans les lieux publics. Cette fausse rumeur avec une tendance forte indique : « le coronavirus est fini en République Centrafricaine, la preuve en est   qu’il subsiste plus de test et qu’aucun cas lié au virus n’est recensé il y’a plusieurs jours… » Attention c’est une infox.

Pourquoi cette rumeur est fausse ?

Le ministère de la santé et de la population en République Centrafrique a rendu public le nombre des nouveaux cas de la covid-19

De suite d’une vérification triangulaire axée sur la documentation, la rédaction du Fact-checking a pu recueillir des données statistiques officielles en consultant le site officiel du département de la santé en Centrafrique.

Dans un communiqué officiel authentique émanant dudit département et signé par Docteur Pierre Somsé, ministre de la santé et de la population du 3 septembre 2020, la RCA a enregistré 17 nouveaux cas de covid-19 dont 14 de sexe masculin et 3 de sexe féminin. Selon les données officielles, le pays à ce jour a répertorié un total de 4729 cas confirmés de covid-19, dont 1807 guéris et 62 décès (14 en milieu hospitalier, et 48 en milieu extra hospitalier).

L’avènement du nouveau coronavirus qui a surpris le monde scientifique, et qui s’est répandu sur tous les continents, la République Centrafricaine n’en reste pas moins face à cette triste réalité pandémique. L’ouverture des lieux publics laisse présager au centrafricain que la covid-19 serait éradiquée, alors que le pays vient d’enregistrer plus de 17 cas confirmés de la pandémie.

Esdras Michael Ndamoyen/Rédaction du Fact-checking (AFC)

Vous voulez vérifier une information qui vous parait douteuse ou fausse ? Contacter notre rédaction au +236 75 38 58 52, 75 42 33 32 ou contacter directement l’émission : « Eke sioni sango » de la radiofréquence RJDH +236 72 2795 20.Ecrivez-nous aussi à Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser. ou à Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser.

lundi, 14 septembre 2020 14:28 Écrit par RJDH-RCA Dans Fact Checking

Centrafrique : le gouvernement cède l’Hôtel du Centre à un libanais

BANGUI, 14 septembre 2020 (RJDH)---L’Hôtel du Centre, tombé en faillite depuis quelques mois, est cédé à un opérateur libanais pour sa rénovation, a appris le RJDH des sources généralement bien informées et proches du dossier.

Il y a de cela trois mois, le personnel de l’hôtel du Centre, avait manifesté pour réclamer le paiement de trois mois d’arriérés de salaires. Parmi les revendications, ce personnel avait aussi réclamé le soutien du gouvernement pour sa rénovation.

Le montant total pour le paiement des salaires et la réhabilitation s’élevait à 238 millions FCFA. C’est dans la foulée de ce mouvement que l’hôtel a été rétrocédé à un opérateur libanais.

Selon les informations RJDH, la convention entre le gouvernement et le preneur inclue une phase de réhabilitation, de gestion et afin interviendra le transfert à l’Etat, « la période de transfert de l’hôtel au gouvernement sera entre 10 à 15 ans », a confié une source proche de l’ancienne équipe de gestion de cet hôtel.

Après la fermeture pour les travaux, tout le personnel a été collectivement licencié. « Le syndicat du personnel n’a pas été associé aux négociations, le directeur général lui-même absent car il n’a plus de contrat depuis le 31 aout 2020. Le gouvernement nous a rassuré que le personnel licencié sera privilégié lors de la réouverture de l’hôtel », a rapporté un personnel.

Contacté par le RJDH, l’ancien directeur général n’a pas souhaité se prononcer sur cette affaire tandis qu’au ministère du tourisme qui a la charge de cet établissement hôtelier, les personnes ressources ne sont pas encore disponibles.

Pour le moment, tout le matériel de l’hôtel du Centre est mis en vente aux enchères. Mais les travaux de réhabilitation n’ont pas encore démarré.

RJDH

lundi, 14 septembre 2020 14:20 Écrit par RJDH-RCA Dans ECONOMIE

Centrafrique : Faux, se mettre sous le soleil ardent ou torride ne vous protège, ni vous  immunise  contre la covid-19 en RCA.

BANGUI, 10 septembre 2020 (RJDH/Fact-Checking) ---La rumeur selon laquelle il suffit de se mettre sous le soleil ardent ou torride peut vous immuniser contre le nouveau coronavirus est une fausse rumeur. Méfiez-vous !

Recueillie dans la ville de Mbaïki, dans la Lobaye, au sud de la République Centrafricaine, cette rumeur avec tendance croissante persiste depuis le début de la pandémie. Cette rumeur soutient  en ces termes : « il suffit de se mettre sous le soleil ardent, ou torride on peut être immunisé contre la covid-19 ». Attention cette mauvaise pratique n’est qu’une illusion.

Pour mieux élucider cette information, la rédaction du Fact-checking a pu consulter le site officiel de l’Organisation mondiale de la santé (OMS) qui souligne que : « vous pouvez contracter la covid-19 sous n’importe quel climat, même par temps chaud ou ensoleillé.  Les pays où le climat est chaud, ont rapporté des cas de Covid-19. Pour vous protéger, veillez à vous laver les mains fréquemment et soigneusement et évitez de vous toucher les  yeux, la bouche et le nez ».

Notons que, depuis la déclaration du nouveau coronavirus à Wuhan en Chine en décembre 2019 aucune preuve ne laisse penser que la chaleur pourrait immuniser contre la covid-19, dont il faut se méfier.

Line Ngalingbo/ Michael Ndamoyen/Rédaction Fact-checking Centrafrique (AFC).                                                                                                                                                                                                                  

Vous voulez vérifier une information qui vous parait douteuse ou fausse ? Contacter notre rédaction au +236 75 38 58 52, 75 42 33 32 ou contacter directement l’émission : « Eke sioni sango » de la radio Fréquence RJDH +236 72 2795 20.Ecrivez-nous aussi à Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser. ou Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser.

 

                                

jeudi, 10 septembre 2020 16:18 Écrit par RJDH-RCA Dans Fact Checking

Centrafrique : la capitale et ses environs en manque de cimetière pour les inhumations

BANGUI, le 10 septembre 2020 (RJDH)---Aujourd’hui à Bangui, il n’y a plus de cimetière dans la ville, selon un constat RJDH. Ce qui fait qu’il y a prolifération des sépulcres partout. Seuls ceux qui ont des fermes hors de la capitale peuvent inhumer leurs parents décédés.  Les habitants proches de ces endroits appellent à la création d’un nouveau site.

Le manque de cimetière à Bangui a contraint depuis quelques temps les familles à inhumer leurs parents décédés dans les fermes familiaux, pour celles qui en disposent. Pour d'autres, elles ont obligées de sortir hors de Bangui et louent un lopin de terre pour pouvoir accorder un lieu de repos éternel aux leurs qui ont quitté le monde.  

L’un des habitants de Bercail dans la commune de Bimbo 3 et proche d’un cimetière prône pour sa délocalisation. Selon lui, certaines tombes dégagent des odeurs nauséabondes après quelques temps si le défunt n'est pas bien enterré. « C’est très déplorable dans ma localité car la situation est désastreuse. Il n'y a plus d’espace dans le cimetière où nous sommes à proximité. C’est impossible pour le moment de continuer à enterrer les gens ici. Nous craignons pour notre santé », déplore-t-il, tout en appelant les autorités centrafricaines, « à trouver un autre endroit parce que certaines tombes dégagent des odeurs nauséabondes et pourtant nous vivons ensemble avec les enfants. »

Pour Gérard Ndomokato, chef de service des affaires communales à la mairie de Bimbo, plusieurs projets ont été initiés auprès des partenaires mais qui attendent encore. « Après la fermeture des cimetières de Ndrès et Gui mo Ouara, on avait mis en place une équipe collégiale avec la mairie centrale et cette équipe a eu à identifier certains endroits jugés favorables pour les inhumations sur les axes Mbaïki, Botambi,  Sakai  et  Landja Mboko, de manière à desservir la ville de Bangui et ses environs », a-t-il précisé.

« Mais la capacité financière de la commune de Bimbo est insuffisante pour réaliser ce projet. Si bien qu’ensemble avec la mairie de Bangui nous avons mis sur la table des partenaires plusieurs projets qui restent jusqu’aujourd’hui sans suite. Un autre souci, c'est que nous sommes confrontés à une résistance farouche des occupants traditionnels dans la réalisation de ce projet. » Ajoute-t-il.

Quelques sujets de réflexions sont émis sur la question par les élus de la nation pour la libéralisation de ce secteur d’activité selon Achille Bangué-Bétangaï, président de la commission lois et et textes à l’Assemblée Nationale. « Nous avons déjà au niveau de l’Assemblée Nationale amorcé des réflexions d’autant que les pompes funèbres et les cimetières sont du domaine de la municipalité, mais il va de soi à ce qu’elle puisse réfléchir avec les particuliers afin que ce secteur soit libéralisé pour que nos frères et sœurs qui sont morts  soient inhumés en dignité. »

La fermeture des cimetières publics de Gui Mo Ouara et Ndres, favorise aujourd'hui des inhumations anarchiques et de manière éparses dans les localités proches de Bangui.

Carlos Watou   

jeudi, 10 septembre 2020 15:52 Écrit par Watou Dans SOCIETE
Page 1 sur 70