Société
mardi, 24 novembre 2020 12:34

Centrafrique : Environ 10 millions de dollars pour le projet d’appui au relèvement de l’autorité de l’Etat

BANGUI, 24 Novembre 2020 (RJDH) --- Le projet d’Appui au Redéploiement de l’Autorité de l’Etat et des Services Essentiels (RESE) est lancé à travers le pays à hauteur de 10 millions de dollars soit environ 6 milliards de F CFA. C’est un projet de 48 mois qui touchera Bangui et la préfecture de la Nana Mambéré dont le lancement a eu lieu ce lundi 23 novembre 2020.

Le programme vise la restauration de l’autorité de l’Etat sur toute l’étendue du territoire national, le renforcement de la présence des fonctionnaires et agents de l’Etat dans d’autres régions, où l’absence de l’Etat est constatée. C’est dans ce contexte que le gouvernement centrafricain en collaboration avec l’AFD et l’Expertise France, a lancé ce projet pilote dans la ville de Bangui et la préfecture de la Nana Mambéré avec une extension progressive.

Ces fonds ont été octroyés par l’Agence Française de Développement (AFD) et la mise en œuvre dudit projet est confiée à l’Expertise France, « la délivrance des services essentiels, dont la santé, l’hydraulique et l’éducation, l’accompagnement du redéploiement de l’autorité de l’Etat, seront soutenus par ce fonds intersectoriel de (dix (10) millions de dollars soit 6 milliards de FCFA) dans la préfecture de la Nana Mambéré », a défini Justin Bruno Sambia Bamingo, ministre délégué à la primature.

 Deux volets à savoir, la coordination et le suivi de la stratégie de redéploiement de l’Etat, y compris son dispositif d’appui au développement local à l’échelle communale sont les programmes qui seront mis en œuvre afin de, « réduire les disparités territoriales en lien avec les acteurs politiques et non-gouvernemental », a confié le ministre de la Fonction publique, Jean-Christophe Gaza Nguinza.

La ville de Bangui et la préfecture de la Nana Mambéré sont les deux zones pilotes du projet qui va durer 48 mois.

Auguste Bati-Kalamet

lundi, 16 novembre 2020 14:59

Centrafrique : l’ONG Tearfund soutient l’autonomisation des femmes de Bangui, Ombella-M’poko et Lobaye

BANGUI, 16 Novembre 2020 (RJDH) ---Le projet de renforcement de l’autonomisation économique et de la sécurisation des moyens de subsistances phase 3, a été lancé par l’ONG Internationale Tearfund, le vendredi 13 novembre dans la commune de Bimbo. Six (6) fédérations de Bangui, Ombella-M’poko et Lobaye sont les bénéficiaires de cet appui.

Le projet en sigle « UKAM » vise non seulement à renforcer les revenus des ménages, mais aussi la sécurité, des moyens de subsistances des femmes dans la capitale, l’Ombella-M’poko et Lobaye reparties en six fédération. Dans le cadre de ce projet, 6000 femmes identifiées dans ces zones ont amélioré leurs capacités notamment dans le domaine d’alphabétisation.

Gilbert Kenei, Directeur-pays de l’ONG Tearfund, a indiqué que ce projet a pour objectif, d’améliorer les capacités et les compétences des femmes en matière de lecture, d’écriture et de calcul, « la formation professionnelle des femmes a permis une nette amélioration n alphabétisation, l’accès aux capitaux financiers à travers la mise en place des associations villageoises d’épargne et de crédit (AVEC). Et le projet œuvre pour la réduction des violences basées sur le genre dans les communautés. Donc à ce juste titre, nous estimons qu’elles peuvent mieux faire », a fait savoir le directeur-pays.

Malgré quelques difficultés rencontrées dans la mise en œuvre de ce projet, des avancées ont été enregistrées dans le domaine de la formation et la création des activités génératrices de revenus dans ses différentes fédérations. Aline Gisèle Pana, ministre de la promotion de la femme, de la famille et de la protection de l’enfant salue ce travail abattu par l’équipe de pilotage et les fédérations bénéficiaires du projet « UKAM », « on note que malgré quelques faiblesses, les progrès significatifs auprès des bénéficiaires dans les zones du projet. En ce qui concerne l’AVEC, l’Alphabétisation, la prise de conscience, la détermination et le dynamisme des femmes dans le domaine d’épargne et de crédit. Cela justifie l’importance du travail accompli par ce projet dans notre pays », encourage-t-elle. 

Les femmes demandent que cette initiative soit prolongée pour leur permettre de renforcer les capacités dans ces différents domaines. Christine Amolomalo, présidente du groupement Wali Na Mabé à Gutingola, en saluant cette initiative apportée par l’ONG Tearfund à travers ce projet UKAM, elle en a profité pour demander la poursuite de cette activité, « parce que la période établie ne favorise pas l’apprentissage des femmes. Alors nous demandons à l’ONG Tearfund d’élargir le programme de la formation pour une bonne compréhension des leçons apprises ».

Ce projet intervient après un constat fait par l’ONG selon lequel, plusieurs femmes n’ont pas la capacité de développer leur projet.  C’est dans cette perspective que l’initiative a été portée par Tearfund pour aider ces dernières à se lancer dans les micro-projets pour leur émancipation.

Ketsia/KOLISSIO.

vendredi, 13 novembre 2020 14:49

Centrafrique : des logements sociaux construits par le Royaume du Maroc à Sakai, commune de Bimbo 3 envahis des hautes herbes

BIMBO, le 13 novembre 2020(RJDH)----Les logements construits par le Royaume de Maroc et remis au gouvernement centrafricain depuis deux ans, sont envahis des hautes herbes. Selon le constat du RJDH, plusieurs maisons sont inhabitées et abandonnés.

Sur les quatre-vingt maisons construites par le Royaume du Maroc, cinq seulement sont occupées par les agents de sécurité, et trois dont les portes ont été enlevées. Deux forages qui pouvaient servi les occupants en eau potable, est tombé en panne. Le constat est amer, disent certains habitants qui ont déploré les conditions dans lesquelles se trouvent ces bâtiments, « on ne sait pas trop mais ce qu’on peut dire. C’est le président Touadera qui avait fait l’ouverture et après personne n’est venue occuper les maisons. Pour le moment, il y a des hautes herbes, même nous qui sommes ici on craint le risque des serpents », a décrié Julius, un habitant du quartier Sakaï.

Un autre renvoie la balle dans le camp du gouvernement qui s’occupe de la gestion des logements sociaux, « mais c’est au gouvernement centrafricain qui devrait normalement, remettre ces maisons aux fils du pays. Ou peut-être les mettre en location. Cela permet aux Centrafricains d’avoir une habitation »,

Constantine, une commerçante au quartier rencontrée aux abords de secteur par le RJDH, donne une autre version, « d’après nos informations, ces logements ont été construits auprès des déplacés, mais dommage ! On n’a pas vu les déplacés installés dans ces maisons qui aujourd’hui, deviennent des endroits envahis par des herbes, des serpents et même des bandits ».

Au départ, ces joyeux ont été salués par les populations de Sakaï dans la commune de Bimbo 3. Mais deux ans plus tard, c’est l’inquiétude, qui gagne les esprits. Car, ils craignent de voir un jour, ces logements vandalisés ou encore tombés en ruine. « A l’époque, lorsqu’ on commençait les travaux de construction de ces logements, la population de la localité été dans la joie mais ans après nous sommes déçu de voir que ces maisons sont laissées à la merci de nature et c’est regrettable », regrette-t-il.

Dès l’arrivée du RJDH sur les lieux, l’accès a été strictement interdit par des gardiens qui assurent la sécurité. Selon des informations RJDH, les décisions proviennent du ministère de l’Urbanisme qui interdit l’accès à tous les journalistes.

Selon un cadre du ministère de l’Urbanisme, « une réunion est en cours pour évoquer cette question ». Ce sont des maisons d’envions dix mètres de long et six mètres de large dont chacune comporte deux chambres et salon.

Vivien Yondo.