Société
samedi, 26 septembre 2020 09:35

Centrafrique : près de 2% des panneaux d’éclairage vandalisés par des inconnus

BANGUI, 26 septembre 2020 (RJDH) --- Sur 3063 panneaux solaires d’éclairage public installés, 2% ont été vandalisés. La coordination de la mise en œuvre du projet a confirmé installer au total 74% sur les 4120 panneaux solaires prévus dans 40 rues de la ville de Bangui, Bimbo et Bégoua.

Le directeur général du développement de l’énergie, Moussa Ousman, a indiqué que le projet a prévu l’installation de 4120 photovoltaïques (lampadaires solaires) sous financement du fonds saoudien à Bangui, Begoua et Bimbo. « Ce projet a été alloué au experts tunisiens pour la mise en œuvre. Du 2 septembre à nos jours, 3063 panneaux solaires ont été installés, soit 74% de la réalisation », précise le directeur général.

Joseph Bitindji, chargé de mission au ministère du plan de l’économie et de la Coopération internationale, coordonnateur du projet d’installation, a quant à lui déploré le vol de « 60 lampadaires, soit 2% ont été volés. Il y a aussi eu des techniques, car certaines installations ne fonctionnent pas. Une équipe est déployée sur le terrain pour revoir tout cela », a expliqué le chargé de mission.

Au total 40 rues ont été sélectionnées pour l’installation des lampadaires, poursuit Joseph Bitindji, et il est curieux que « les cas de vol soient constatés dans les rues où les forces de l’ordre travaillent, à l’exemple de la rue Gamal Abdel El Nasser. Pour ces cas, une enquête est ouverte pour que les auteurs, quel qu’ils soient, seront traduits devant la justice. »

Pour prévenir ces cas de vandalisme, une veille communautaire doit être mise en place avec l’implication des autorités locales. « Des consignes ont été donnés pour la surveillance au niveau local de ces installations d’éclairage public pour réduire les vols de ces panneaux photovoltaïques enregistrés dans plusieurs rues de la ville », a fait savoir Joseph Bitindji, coordonnateur du projet d’installation des panneaux photovoltaïques.

La fin du projet est prévue en octobre 2020.

Auguste Bati-Kalamet

jeudi, 10 septembre 2020 15:52

Centrafrique : la capitale et ses environs en manque de cimetière pour les inhumations

BANGUI, le 10 septembre 2020 (RJDH)---Aujourd’hui à Bangui, il n’y a plus de cimetière dans la ville, selon un constat RJDH. Ce qui fait qu’il y a prolifération des sépulcres partout. Seuls ceux qui ont des fermes hors de la capitale peuvent inhumer leurs parents décédés.  Les habitants proches de ces endroits appellent à la création d’un nouveau site.

Le manque de cimetière à Bangui a contraint depuis quelques temps les familles à inhumer leurs parents décédés dans les fermes familiaux, pour celles qui en disposent. Pour d'autres, elles ont obligées de sortir hors de Bangui et louent un lopin de terre pour pouvoir accorder un lieu de repos éternel aux leurs qui ont quitté le monde.  

L’un des habitants de Bercail dans la commune de Bimbo 3 et proche d’un cimetière prône pour sa délocalisation. Selon lui, certaines tombes dégagent des odeurs nauséabondes après quelques temps si le défunt n'est pas bien enterré. « C’est très déplorable dans ma localité car la situation est désastreuse. Il n'y a plus d’espace dans le cimetière où nous sommes à proximité. C’est impossible pour le moment de continuer à enterrer les gens ici. Nous craignons pour notre santé », déplore-t-il, tout en appelant les autorités centrafricaines, « à trouver un autre endroit parce que certaines tombes dégagent des odeurs nauséabondes et pourtant nous vivons ensemble avec les enfants. »

Pour Gérard Ndomokato, chef de service des affaires communales à la mairie de Bimbo, plusieurs projets ont été initiés auprès des partenaires mais qui attendent encore. « Après la fermeture des cimetières de Ndrès et Gui mo Ouara, on avait mis en place une équipe collégiale avec la mairie centrale et cette équipe a eu à identifier certains endroits jugés favorables pour les inhumations sur les axes Mbaïki, Botambi,  Sakai  et  Landja Mboko, de manière à desservir la ville de Bangui et ses environs », a-t-il précisé.

« Mais la capacité financière de la commune de Bimbo est insuffisante pour réaliser ce projet. Si bien qu’ensemble avec la mairie de Bangui nous avons mis sur la table des partenaires plusieurs projets qui restent jusqu’aujourd’hui sans suite. Un autre souci, c'est que nous sommes confrontés à une résistance farouche des occupants traditionnels dans la réalisation de ce projet. » Ajoute-t-il.

Quelques sujets de réflexions sont émis sur la question par les élus de la nation pour la libéralisation de ce secteur d’activité selon Achille Bangué-Bétangaï, président de la commission lois et et textes à l’Assemblée Nationale. « Nous avons déjà au niveau de l’Assemblée Nationale amorcé des réflexions d’autant que les pompes funèbres et les cimetières sont du domaine de la municipalité, mais il va de soi à ce qu’elle puisse réfléchir avec les particuliers afin que ce secteur soit libéralisé pour que nos frères et sœurs qui sont morts  soient inhumés en dignité. »

La fermeture des cimetières publics de Gui Mo Ouara et Ndres, favorise aujourd'hui des inhumations anarchiques et de manière éparses dans les localités proches de Bangui.

Carlos Watou   

mercredi, 09 septembre 2020 14:18

Centrafrique : cris de cœur des étudiants centrafricains boursiers en Russie

BANGUI, 09 septembre 2020 (RJDH)---Les étudiants Centrafricains boursiers en Russie se disent dans le désarroi. Ils invitent le gouvernement à verser leurs bourses au titre de l’année 2019-2020.

Au moins 27 étudiants Centrafricains fréquentent actuellement en Russie. 20 bénéficient des bourses de coopération et les 7 autres sont bénéficiaires des bourses nationales. Mais leur problème semble être le même.

Selon nos informations relatives aux termes de l’accord de coopération, le gouvernement russe paye 20.000 FCFA par mois à chaque bénéficiaire de la bourse de coopération en plus des frais de scolarité et des frais de logement. En contrepartie, l’Etat Centrafricain accorde une bourse nationale de 210.000 FCFA à tous les étudiants y compris ceux qui sont bénéficiaires de la bourse de coopération. L’Etat prend en charge aussi les frais de voyage aller-retour et les frais relatifs à l’assurance maladie.

Arrivés en septembre 2019, plusieurs étudiants qui viennent de terminer une année de langue n’ont pas encore perçu leurs bourses. « Pour cette année marquée par le Covid-19, les universités demandent aux étudiants de faire plusieurs tests médicaux et vaccins qui sont extrêmement coûteux. Ils doivent se procurer du matériel essentiel pour les cours à distance », nous a confié l’un d’eux. 

Dans une coresponsable adressée au Ministère des Affaires Etrangères en date du 18 juin 2020 dont nous avons obtenu copie, ces étudiants demandent l’amélioration des conditions de vie et d’étude. « Comme conclu dans les termes du contrat d’étude pour les étudiants boursiers en Russie, la prise en charge des frais de transport aller-retour est à la charge de l’Etat Centrafricain. L’assurance maladie est obligatoire et à la charge de l’Etat bénéficiaire », peut-on lire dans cette correspondance. Mais, ceux-ci regrettent qu’un trimestre au titre de l’année 2018-2019 n’a pas été soldé. 

Ces étudiants évoquent aussi les difficultés concernant le renouvèlement local de leur passeport. D’après ces étudiants, l’ambassade de la Centrafrique en Russie manque du personnel qualifié car « la plupart sont admis à la retraite et n’assument plus leurs fonctions antérieures ».

Contacté, le directeur des bourses et stages Félix Ngana, évoque un retard de paiement causé par l’avènement du coronavirus et le confinement qui s’en est suivi. Pour le Directeur, son service est à pied d’œuvre avec le trésor public pour évacuer le dossier des boursiers centrafricains à l’étranger.

Pour le directeur Félix Ngana, la première commission de 2019 est terminée et la deuxième commission de 2019 vise 943 étudiants boursiers. Le trésor public cherche à évacuer ce dossier. Cependant, le dossier de la 1ère commission de 2020 se trouve au niveau du contrôle financier. Ce service doit tout vérifier avant les signatures du ministre des finances et de son collègue de l’enseignement supérieur pour enfin accélérer le paiement.

Au ministère de l’enseignement supérieur, un responsable contacté suggère juste une reforme dans la gestion des bourses de coopération. « Nous sommes sur les dossiers. Parfois l’Etat qui octroi les bourses traite directement avec le ministère des affaires étrangères ou soit avec les étudiants qui réussissent aux tests. Mais le département cherche toujours avec les services compétents pour résoudre ces problèmes. Il nous faut vraiment une réforme profonde sur cette question des bourses de coopération », a dit cette source.

La reforme pour aboutir au meilleur suivi des étudiants boursiers à l’étranger y compris les étudiants bénéficiaires des bourses de coopération reste aujourd’hui une préoccupation que de nombreux étudiants ne cessent d’évoquer. 

Fridolin Ngoulou