Société
lundi, 01 juin 2020 09:39

RJDH - Eke Sioni Sango !

Coronavirus : non, il n'y avait aucun vaccin covid-19 dans le don de l’Europe à la RCA

Des rumeurs persistantes et fausses remettent en question le récent don de l’Union européenne à la Centrafrique dans la lutte contre la Covid-19. Certaines soutiennent qu’il y aurait des vaccins dangereux, ce ne sont que des infox.

Le 8 mai 2020, Un premier avion en provenance de l'Europe, rempli de matériel de santé et de travailleurs humanitaires a atterri à Bangui. Depuis, certains internautes ne cessent de poster les messages qui incitent à la haine. « Le vaccin assassin de Bill Gates acquis avec acclamation en République Centrafricaine… », Peut-on lire sur la page Facebook des internautes. Ce message apparaît sur la page de Felix Namfei dans le groupe « Centrafrique et les centrafricains d’abord » mais aussi sur celle de Silas Békai publié dans le groupe CNC Actualités les 12 et 13 mai 2020.

Le pont aérien de l’Union Européenne qui a atterri à Bangui le 8 mai ne contient pas de vaccin contre le Covid-19.

Selon le ministre de la Santé Pierre Somsé, interrogé par notre rédaction le 18 mai, a déclaré qu'il n’existe actuellement aucun vaccin en circulation contre le Covid-19 dans le monde. « Publier sur les réseaux sociaux que ce don contient un vaccin, c’est nuisible et inadmissible. C’est une infodémie de laquelle la population centrafricaine doit se méfier », a-t-il ajouté.

La Direction de la prévention par la vaccination du ministère de la Santé ne reconnaît pas l’existence d’un tel vaccin

De son côté, le docteur Larissa Dandji, Chef service du développement de partenariat sectoriel pour la vaccination dément catégoriquement en ces termes : « Depuis le début de la crise sanitaire liée la Covid-19, notre service n’a enregistré aucun vaccin de ce type hormis les vaccins de routine tels que les vaccins contre la rougeole, la poliomyélite, etc. ».

Depuis sa mise en place le 8 mai 2020, le pont aérien humanitaire envoyé par l'Union Européenne vers la Centrafrique enclavée, a fait l’objet de publications fausses. Beaucoup avancent la fausse idée de vaccin nuisible. Pourtant, aucun vaccin n’est encore officiellement déclaré efficace.

Rappelons toutefois que des essais cliniques sont en cours dans des pays tels que la Chine et la Grande Bretagne (pour ne citer que ceux-là) afin de mettre au point un vaccin à l'horizon 2021.

                                                                                                                      Aristide R Maleyo

Vous voulez vérifier une information qui vous parait douteuse ou fausse ? Contacter notre rédaction au +236 75 38 58 52, 72 55 00 51 ou contacter directement l’émission : « Eke sioni sango » de la radiofréquence RJDH +236 72 2795 20. Ecrivez-nous aussi à Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser.

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Coronavirus : hommage aux héros dans le centre d'isolement de l'amitié à Bangui

Au-delà de nos productions de vérification et de sensibilisation sur la Covid-19, notre rédaction souhaite faire connaître et rendre hommage au travail de l’équipe médicale du centre d’isolement de l’hôpital de l'amitié sino-centrafricaine. Cette unité de prise en charge des patients atteints du nouveau coronavirus est localisée dans le 4eme arrondissement de Bangui.

Tout a commencé en novembre 2019, en Chine, à Wuhan. La vague de contamination de la Covid-19 s'est alors déversée sur la terre entière. Et depuis, pas un seul continent n'a été épargné. Aujourd'hui, le constat est de mise : aucun traitement préventif ni curatif contre le virus n’a encore vu le jour. En revanche, sont en cours des milliers d’essais scientifiques pour la création d'un éventuel vaccin à l'horizon 2021. Face à cette triste réalité pandémique, nous sommes nombreux à pouvoir compter sur nos héros du quotidien. Des médecins et des infirmiers, qui s'activent jour et nuit pour sauver nos vies. Ils sont notre seul rempart contre la Covid-19.

14 mars 2020. Le tout premier cas de Covid-19 fait son apparition sur le territoire centrafricain. Très rapidement, le ministère de la Santé, l’OMS, l’Institut Pasteur en collaboration avec les partenaires nationaux ainsi qu’internationaux mettent en place des stratégies de riposte pour endiguer la propagation du virus en République centrafricaine.

Le docteur Pascal Bakamba et son équipe, les héros du centre d'isolement de l'amitié.

Portrait de ces combattants de l'ombre

Dans le centre d'isolement de l'Amitié, ce sont 15 urgentistes qui travaillent d'arrache-pied pour prendre en charge des patients du Covid-19. Sous la houlette du docteur Pascal Bakamba, deux équipes constituées chacune de 4 infirmiers et de 3 hygiénistes travaillent en rotation 24 heures sur 24 pour sauver la vie des malades atteint du coronavirus.

Chaque jour, à l'entrée principale de l'hôpital, une autre équipe s'active. Elle prend systématiquement la température des visiteurs à titre préventif.

Mais qui est le docteur Pascal Bakamba ?

C'est le chef du centre d'isolement et de prise en charge.

Médecin généraliste formé à l’université de Bangui, il bénéficie d’une formation aux Etats-Unis depuis novembre 2019 au sein du programme des Visiteurs Internationaux (IVLP), rattaché au Département d'État américain.

Rappelons que le centre d'isolement situé dans l'enceinte du centre hospitalier sino-centrafricain est dédié exclusivement aux patients atteints du Covid-19. Dans notre pays, il est le tout premier à avoir reçu la bénédiction du ministère de la Santé mais également l'appui financier et matériel de partenaires internationaux de la santé en Centrafrique.

La naissance d'un nouveau centre d'isolement

Constatant le bon fonctionnement du centre d'isolement de l'Amitié, la République centrafricaine vient de se doter d'une nouvelle unité d'isolement, installée au sein de l'hôpital du 1e arrondissement de Bangui.

D’après les statistiques officielles, depuis l'arrivée du virus en Centrafrique, rappelons que le pays n'a recensé à ce jour qu’un seul cas décès lié au Coronavirus.

Pour en savoir plus et aborder en profondeur le sujet, nous vous donnons rendez-vous pour un prochain article qui ne manquera d'aborder les étapes et le processus de prise en charge des personnes atteints du Covid-19 au sein des centres d'isolement.

 S/e E. Michael Ndamoyen/ R. Aristide Maleyo/ Eustache Mokola/ Line Ngalingbo

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samedi, 30 mai 2020 08:54

Centrafrique : Des dispositifs sanitaires renforcés au niveau des morgues pour la riposte contre le coronavirus

BANGUI, 30 Mai 2020 (RJDH)---Après les remous qui ont entaché la sortie de corps du premier cas confirmé de décès lié à la maladie à Corona Virus, la sécurité est renforcée au niveau des principales morgues de la capitale.

Le ministère de la santé et de la population a annoncé mardi 26 mai dernier, 31 nouveaux cas de coronavirus. Selon le communiqué, l’âge des patients varie de 25 à 57 ans dont 2 cas importés et 24 autres de transmission locale. Les malades sont éparpillés dans les villes de Bangui, Begoua, Bouar, Bossangoa et Yaloké.

   Face à cette situation inquiétante, des mesures intransigeantes ont été adoptées par le gouvernement pour stopper la propagation de cette pandémie qui apparemment n’effraie pas le Banguissoise lambda. Pour réglementer la levée de corps dans les morgues de la capitale l’hôpital communautaire de Bangui était quadrillé hier dans ses grands axes par les Forces de sécurité Intérieure(FSI), comme si on assistait à une scène de guérilla urbaine. Un responsable des FSI approché par RJDH, dans cet hôpital a affirmé sur un ton martial « que le gouvernement nous a demandé de venir ici car les gens ne respectent pas les mesures édictées par le gouvernement pour la lutte contre le Corona Virus. » Monsieur Clément, parent d’un accidenté admis à l’hôpital Communautaire de Bangui est témoin de ces scènes « c’est par rapport aux mesures prises par le gouvernement ou les gens ne doivent pas s’assembler, et très tôt ce matin, les gendarmes et policiers ont investis l’endroit. Certains parents n’ont pas compris, ils sont révoltés et exigent les corps de leurs défunts parents pour ramener à la maison pour la cérémonie ou l’inhumation au lieu d’attendre jusqu’à 12H ».

La RCA totalise à ce jour 702 cas confirmés, 23 guérisons et un décès. En effet, l’un des points de ces nouvelles mesures gouvernementales, stipule qu’il n’est toléré que la présence de cinq personnes à la levée de corps. Malheureusement, ce dernier point est sujet à polémiques. Ne dit-on pas que nul n’est sensé ignoré la loi ou bien, Nul n’est au-dessus de la loi ? 

 Barnabas BADIWI

 

mercredi, 27 mai 2020 11:57

Centrafrique : Les victimes toujours en attente de la tenue des procès de la CPS

BANGUI, le 27 mai 2020 (RJDH) --- Les leaders des associations des victimes de différentes crises en Centrafrique s’impatientent quant à la question du déroulement des premiers procès de la Cour Pénale Spéciale. Ils ont exprimé leur inquiétude lors d’un micro trottoir réalisé par le RJDH ce mardi 26 mai 2020 dans la capitale.

Evodie Ndémadé, présidente d’une association des victimes s’interroge par rapport au retard, « on n’a pas encore commencé les enquêtes en tant que telle, peut-être ils sont en train de faire mais nous les responsables des différentes associations des victimes détiennent encore des dossiers. Si la Cour Pénale Spéciale récupère ces dossiers à ce niveau nous seront rassurés. Nous sommes jusqu’à ce jour inquiètes, car les victimes se posent la question à quand la CPS va démarrer ces procès ? » S’interroge-t-elle.

Etienne Oumba, Coordonnateur de l’association des victimes du 4e arrondissement de Bangui appelle à l’implication des victimes dans les activités de sensibilisation, « En réalité cette cour doit impliquer les responsables des victimes dans cette campagne et aussi renforcer la capacité de ces responsables afin de bien véhiculer les informations à la base sur les progrès notés par cette juridiction nationale ».

Ces inquiétudes des victimes ont été plusieurs exprimées alors que la Cour a présenté son chronogramme d’activité relatif à la tenue prochaine des premiers procès d’ici la fin de l’année ou au pire de cas, début 2021.

Carlos Watou