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mercredi, 15 janvier 2020 13:26 In Politique Tags
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Centrafrique : Le KNK recadre le débat sur les préalables posés pour l’audience sollicitée à la Présidence

BANGUI, le 15 janvier 2020 (RJDH)---Le parti travailliste Kwa na Kwa du Président fondateur François Bozizé a réorienté le débat sur les conditions posées pour l’audience entre le Chef de l’Etat et le président fondateur du KNK Bozize.  Ils l’ont fait savoir lors d’une conférence de presse le mardi 14 janvier au siège du parti à Bangui.

Christian Guenebem, le secrétaire général adjoint du KNK, regrette et constate que le Gouvernement ainsi que la Présidence de la République ne disent pas la vérité aux centrafricains au sujet du retour de François Bozizé sur sa terre natale et l’audience sollicitée par ce dernier.

 « Il n’est donc pas surprenant que sur la question relative à la demande d’audience, et dans un but strictement politicien, la désinformation demeure la stratégie que ces derniers privilégient » a déclaré le Secrétaire Général adjoint, Christian Guenebem.

Il souligne au passage que le KNK s’inscrit en faux quant aux déclarations et du Directeur de Cabinet de la Présidence de la République et du Ministre de la Communication sur la question de la demande d’audience adressée par le parti au nom de l’ancien Chef de l’Etat Bozizé au Président de la République Faustin Archange Touadera. Selon lui, le KNK a eu à constater malheureusement que des menaces assez sérieuses ont été proférées à l’endroit de l’ancien Chef de l’Etat Bozizé, des promesses au minimum d’arrestation mais voire plus des menaces qui ont même pesé sur sa vie et sur son intégrité physique. « Enfin, le KNK a jugé utile de ne pas autoriser le Président Bozizé à se rendre au palais sans avoir pris un minimum de précaution… », juge-t-il.

S’agissant du retour de l’ancien Chef de l’Etat de la transition Michel Dotodjia, le Secrétaire Général adjoint du KNK considère ce dernier étant un fils du pays si c’est pour contribuer au retour de la paix mais il y voit une manipulation politique du pouvoir. « Je pense que le passage de Djotodia n’est pas une mauvaise chose en soi, si ce passage s’inscrit dans la recherche de la paix pour tous les centrafricains, je m’en félicite, le KNK s’en félicite, le Président s’en félicite. D’ailleurs, le Président Djotodia avait à l’occasion de ce passage sollicité une entrevue avec le Président Bozize, ce qui avait été accordée, programmée, le Président Bozize s’est déplacé et a attendu mais malheureusement le Président Djotodia n’était pas venu et l’entretien n’a pas eu lieu. Donc, qu’il soit reçu par le Président Touadera je pense que c’est une bonne chose. Malheureusement, le Président Djotodia et le Président Bozize font l’objet d’une politique de deux poids deux mesures. Nous aurons espéré que les mêmes traitements soient réservés aux uns et aux autres… », croit-il. 

Depuis ces derniers temps, la présence de ces deux anciens Chefs de l’Etat divise les opinions et cristallise le débat politique dans le pays. Pour un homme, « le débat est ailleurs et la question de sécurité des centrafricains doit passer avant tout », conclu-t-il.

Christian Claude Doba

lundi, 13 janvier 2020 14:42 In Actualités Tags
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Centrafrique : Les évêques de Centrafrique préoccupés du contexte socio-politique du pays

BANGUI, le 13 janvier 2020 (RJDH) --- Réunis en conclave à Bangui du 06 au 12 janvier, les évêques de l’Eglise Catholique centrafricaine sont forts préoccupés du contexte socio-politique du pays dans un message fort adressé aux autorités centrafricaines et à la communauté internationale, ce dimanche 12 janvier. Un message axé principalement sur l’actualité sécuritaire et politique du pays.

Les évêques de Centrafrique, dans leur message présenté ce dimanche à la Cathédrale Notre-Dame de Bangui, se sont adressés notamment à la jeunesse, au gouvernement et aux politiciens, aux groupes armés ou encore à la communauté internationale. De l'engagement de l'église dans l'évangélisation à la situation socio-politique du pays, les pères de l'Eglise catholique centrafricaine ont axé leur message sur l'actualité sécuritaire et politique du pays en filigrane les prochaines élections de décembre 2020 en Centrafrique.

Face aux événements douloureux que le peuple centrafricain continue de subir malgré la signature de l’accord de paix du 06 février 2019, les évêques de l’Eglise Catholique de Centrafrique ne sont pas restés indifférents. Ils ont organisé une session ordinaire du 06 au 12 janvier laquelle session a permis aux autorités religieuses de dénoncer les exactions des groupes armés sur la paisible et laborieuse population civile et se demandent finalement à qui profite le business de la guerre ? Ils appellent l’ensemble des acteurs à discuter mieux pour trouver des solutions au conflit.

« L’avenir de ce pays ne se situe pas au bout du canon », assurent-ils. Les autorités religieuses rappellent aussi que des engagements ont été pris pour la justice, en insistant sur l’impunité et la tolérance zéro. Pour ce faire, ils se questionnent sur l’effectivité de la Cour Pénale Spéciale ou encore de la Commission Vérité Justice Réconciliation et Réparation (CVJRR) en vue d’une réconciliation durable.

Les difficultés que font face quotidiennement les populations notamment le manque cruel d’infrastructures dans le secteur de l’éducation et de la santé pour ne citer que celles-là sont entre et autres les préoccupations évoquées par ces autorités religieuses. Elles exhortent à la bonne gouvernance et à une gestion saine des ressources naturelles au profit de la population.

Enfin, les évêques ont demandé l’organisation d’élections libres et transparentes dans le cadre constitutionnel. Ils encouragent les citoyens à aller voter en luttant « contre le favoritisme, le tribalisme, l’intolérance entre les groupes ethniques et politiques, la corruption et l’esprit de manipulation politicienne», souhaitent-ils.

Christian Claude Doba

lundi, 13 janvier 2020 14:15 In SOCIETE Tags
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Centrafrique : Le Ministère de la Défense Nationale somme les occupants du Camp Fidèle Obrou à déguerpir

BANGUI, le 13 janvier 2020 (RJDH) --- Le Ministère de la Défense Nationale ordonne aux militaires occupant le Camp Fidèle Obrou de libérer le lieu déjà vendu aux particuliers, dans une note en date du 06 janvier dernier. Une opération qui est diversement appréciée par les occupants de Camp militaire et certains compatriotes.

C’est depuis lundi 06 janvier 2020, que le Ministère de la Défense Nationale a notifié aux occupants du Camp militaire Fidèle Obrou de déguerpir dans un bref délai pour libérer le lieu aux nouveaux occupants car le site a été déjà vendu par l’Etat Centrafricain.

Sous couvert de l’anonymat, l’un des occupants de ce Camp militaire déplore les conditions dans lesquelles le Ministère de la Défense à procéder à cette opération. « Je n’apprécie pas bien cette opération à mon niveau. Vous savez, nous sommes des parents et en pleine année scolaire, il faut que le Ministère de la Défense tienne compte d’abord de l’aspect social. Nous avons inscrit nos enfants aux alentours de cette caserne militaire. Il est question de patienter jusqu’aux vacances pour nous permettre de prendre nos dispositions », a-t-il déploré.

Pour mener cette opération, le Ministère de la Défense a facilité le départ de ces militaires du Camp en leur octroyant une indemnité de location de trois mois pour permettre de trouver une maison au quartier malheureusement, certains occupants déplorent une ségrégation dans la répartition de ce fonds. « Il est bien vrai que le Ministère de la Défense a octroyé une somme d’argents aux occupants du Camp pour leur permettre de trouver des maisons dans le quartier. Malheureusement, la répartition de cette somme n’est pas équitablement répartie. Certains frères d’armes n’ont pas perçu encore leur frais de caution de loyer. Les uns ont perçu, mais d’autres n’ont. Nous ne comprenons pas », a regretté un autre soldat habitant du camp sous couvert de l’anonymat.

Le Député du 1er arrondissement de la ville de Bangui, M. Augustin Agou où ce Camp militaire se situe dans sa Circonscription, confirme bel et bien la vente de ce camp militaire. « En ma qualité du Député du 1er arrondissement de la ville de Bangui, j’avoue que je n’ai jamais été sollicité ni invité pour assister à une réunion quelconque concernant la vente de Camp Fidèle Obrou. J’ai été comme tout le monde informé par les militaires eux-mêmes parce que je suis le Député du 1er arrondissement de la ville de Bangui et le Camp Fidèle Obrou est dans ma circonscription. Et c’est à ce titre que j’ai été informé et consulté ».

 Et de poursuivre, Augustin Agou a confirmé que « le Camp Fidèle Obrou a été totalement vendu aux particuliers, l’argent a été déjà encaissé par le gouvernement et depuis 72 heures j’ai été également informé par les occupants du Camp Fidèle Obrou que le Ministère de la Défense leur a octroyé un peu d’argent les demandant de déguerpir dans l’immédiat, qu’ils aillent louer des maisons dans le quartier », a fait savoir l’élu de la nation.

Pour le Ministère de la Défense Nationale, la ville de Bangui a connu une évolution, et du point de vue stratégique ce camp militaire n’a pas sa raison d’être en pleine agglomération d’où question de trouver un endroit stratégique pour loger nos forces de défense, a justifié un cadre militaire au département de la défense.

Pour rappel, le ministre des Finances et du Budget Henri-Marie Dondra avait reçu, au mois de mars 2019 en son cabinet, une délégation des architectes de la société ARCREA. Les échanges ont porté sur la réalisation d’un projet structurant d’acquisition des parcelles pour la construction des immeubles à but socio-commercial au camp Fidel Obrou. Aux dires du promoteur, "cette société envisage transformer ce local en un quartier d’affaires".

vendredi, 10 janvier 2020 15:42 In Politique Tags
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Centrafrique : L’ancien président de transition Michel Djotodjia de retour au pays après 5 ans d’absence

BANGUI, le 10 janvier 2020 (RJDH)--Michel Djotodjia Am Nondroko, ancien président centrafricain de transition, est arrivé ce vendredi 10 Janvier 2020 à Bangui après 5 ans d’absence. Un retour qui fait suite à sa lettre en décembre dernier annonçant son retour pour faire la paix dans le pays.

Contraint à la démission par les Chefs d’Etats de la CEEAC en janvier 2014 quand la nébuleuse Seleka et les Antibalaka ont entraîné le pays dans un cycle de violence communautaire, il est rentré ce vendredi 10 janvier 2020 dans la capitale.

« Je ne suis pas exilé, le Benin est ma deuxième patrie », c’est en ces termes que le tombeur de François Bozizé, Michel Djotodia a précisé aux professionnels des médias son statut au Benin.

Quand j’avais démissionné, dit-il, « J’avais décidé de m’éloigner de la RCA pour que les choses se passent bien après moi. Puisqu’ entretemps, je constitue, dit-on, un obstacle pour la paix. J’ai décidé parce qu’il m’a été donné de constater que la RCA est en train de sombrer. Et quand mes homologues m’avaient posé la question entre le peuple et le pouvoir, qu’est-ce que vous préférez ? Evidemment le peuple, parce que sans le peuple il n’y a pas de pouvoir », a déclaré l’ancien Président de la transition Michel Djotodjia.

Message de paix pour Bozizé lors de son retour au pays, Michel Djotodia, quant à lui, devient un ambassadeur de Paix, annonce-t-il. « Je me répète et je montre encore la médaille que j’aie. Je suis ambassadeur permanent pour la promotion de la paix universelle. Comment je peux revenir encore avec des armes? Ce serait contradictoire à mes nouvelles visions de la chose. Vous comprenez donc, qu’il n’y a pas d’inquiétude. Au contraire, je suis venu pour aider le peuple centrafricain. Il faut que ce peuple vive enfin en paix », poursuit-t-il.

Si jusqu’aujourd’hui, François Bozizé depuis son retour clandestin mi-décembre 2019 et faisant l’objet selon les autorités d’un mandat de justice, Djotodjia lui sera reçu par le Chef de l’Etat Professeur Faustin Archange Touadera, le jour même de son retour dans l’après-midi. « Tout à l’heure, je vais rencontrer le Président Faustin Archange Touadera. Nous allons échanger. Il serait aussi important de rencontrer tous les autres acteurs notamment François Bozizé. Je voudrais parler de Mme Catherine Samba-Panza, les anciens premiers ministres, les chefs des partis politiques. Il faut les rencontrer tous. On va s’assoir pour pouvoir nous projeter dans l’avenir, voir comment on peut pacifier ce pays en ruine », a conclu Michel Djotodjia.

Selon les informations du RJDH, Michel Djotodjia a finalement été reçu en audience par le Président Touadera au Palais de la renaissance. Alors que la demande de l’audience de Bozize tarde à se concrétiser, indiquent certaines sources proches du parti KNK.

Le retour de Michel Djotodjia, n’a pas suscité beaucoup de réactions, mais tout indique que ce retour est orchestré par le pouvoir de Bangui pour marquer sa distance avec Bozize. La présence de ces deux ex-Présidents centrafricains, est le souhait de bon nombre de centrafricains car, disent-ils, leur présence au pays pourrait contribuer au retour de la paix.

jeudi, 09 janvier 2020 16:51 In HUMANITAIRE Tags
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Centrafrique : Enfant Sans Frontière offre des kits scolaires aux enfants du site des sinistrés de Michéline

BANGUI, le 09 janvier 2020 (RJDH) --- Les enfants sinistrés du site des sinistrés de Micheline dans  la Commune de Bimbo ont reçu ce matin des kits scolaires ainsi que des matériels didactiques pour les enseignants. Un don fait par l’ONG Enfant Sans Frontières (ESF) pour aider ces enfants à bien terminer l’année académique en cours à cause des évènements douloureux qui ont perturbé leur scolarité.

Cette aide s’inscrit dans le cadre des affaires urgentes en faveur des enfants sinistrés afin que ces enfants puissent trouver une réponse à leur situation éducative, c’est ce qu’a souligné le Coordonnateur-Programme de l’ONG Enfant Sans Frontière, Kevin Rodrigue M’borolo, « suite à des situations qui avaient prévu y a eu des déplacés, le gouvernement a créé trois sites, par la suite il y a des enfants qui sont en âge scolaire, d’où nécessité maintenant pour nous en partenariat avec notre bailleur l’UNICEF d’intervenir auprès de ces enfants afin qu’ils puissent maintenir leur niveau scolaire. Voilà maintenant aujourd’hui, on a emmené les kits scolaires, les kits didactiques pour essayer de distribuer en faveur de ces enfants », a-t-il précisé.

Vivien Molazemo, vice-président de l’association des Parents d’élèves du site de Micheline, exprime ses impressions suite à ce geste généreux fait par l’ONG Enfant Sans Frontières. « Ces matériels didactiques vont permettre à nos enfants de bien suivre les cours au titre de cette année scolaire », dit-il. 

Les conditions des enfants sinistrés dans les sites à Bangui et à l’intérieur du pays nécessite restent  préoccupantes et l’ONG Enfants Sans Frontières entend poursuivre cette action au profit de ces enfants pour sauver leur année scolaire.

mercredi, 08 janvier 2020 15:57 In SECURITE Tags
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Centrafrique : La MINUSCA appelle le MLCJ et le FPRC à s’abstenir de toute violence à Birao

BANGUI, le 08 décembre 2020 (RJDH) --- La mission onusienne en Centrafrique a annoncé ce mercredi avoir tenu le lundi 06 janvier à Birao une réunion sécuritaire avec les principaux belligérants de la crise dans cette partie du pays en présence des autorités locales pour mettre en garde les groupes armés qui caressent le désir de s’en prendre aux communautés locales.

La situation sécuritaire entre le MLCJ et FPRC dans la Vakaga reste pendante et préoccupante et à tout instant la région pourrait basculer dans un cycle de violences entre ces deux groupes armés en filigrane des conflits ethniques entre les Kara, Rounga et Youlou depuis l’an dernier.

C’est dans ce contexte que le porte-parole de la MINUSCA, M. Vladimir Monteiro a fait savoir aux professionnels des medias, que la MINUSCA a organisé une réunion sécuritaire à Birao avec les autorités locales et les responsables de la communauté Kara et du MLCJ le lundi 06 janvier 2020.

La sécurité dans les camps des déplacés a été au centre de cette rencontre car selon les informations, des attaques sont en cours de préparation contre un site des déplacés de Birao. « D’après les informations reçues par les forces onusiennes basées dans cette ville, une menace de l’attaque contre le camp de déplacés par les mouvements armés de cette localité serait en cours. Et pour éviter un affrontement qui pourrait s’enliser, la MINUSCA a organisé cette rencontre afin de mettre en garde ceux qui tenteront de semer les troubles dans le camp de déplacés » a prévenu le porte-parole de la MINUSCA.

Alors que depuis quelques semaines, les autorités soudanaises avec les garants et facilitateurs de l’accord de paix ont entrepris des pourparlers pour une désescalade dans la région. Mais des sources proches des groupes armés engagés dans cette recherche de sortie de crise, « les engagements de deux parties à savoir le MLCJ et FPRC, ne sont pas sincères et sont mus par la duplicité des acteurs », ont-elles rapporté au RJDH.

Des indiscrétions parvenues au RJDH ne sont pas du tout confiant quant à la sincérité des groupes armés. « Une mission de haut niveau composée de l’Union Africaine, de la MINUSCA et de la CEEAC est arrivée cette semaine à Birao mais de manière confidentielle. Lors des rencontres avec les protagonistes, il leur manque de la sincérité. Et cela est inquiétant », a confié au RJDH un officiel faisant partie de cette mission.

La région de la Vakaga, pour rappel, est théâtre depuis juillet 2019 des violences armées opposant le MLCJ et FPRC, deux groupes armés signataires de l’accord de paix, en toile de fond le contrôle des postes de douanes à Amdafock.

jeudi, 19 décembre 2019 17:29 In INFO-ELECTIONS Tags
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La Cour Constitutionnelle a une fois de plus débouté Joseph Bendounga, président du MDREC ce mercredi qui valide par la même occasion le comité stratégique d’appui au processus électoral mis en place par le Premier Ministre Firmin Ngrebada le 18 novembre dernier. La cour a jugé sa requête recevable mais non fondée au regard de la Constitution du 30 mars 2016.

La Cour Constitutionnelle dans son verdict au recours de Joseph Bendounga a trouvé non-fondée la requête introduite par l’opposant en date du 27 novembre dernier se basant sur  la Constitution du 30 mars 2016 pour motiver sa décision. La cour a motivé sa décision  en indiquant que la décision du premier ministre s’inscrit dans le cadre des actes règlementaires en tant que chef de l’exécutif qui lui sont reconnus par la Constitution. Par ce verdict, elle valide ipso facto le controversé  comité stratégique d’appui au processus électoral créé par Arrêté N°058 en date du 18 novembre 2019.

 « Article 1, la Cour Constitutionnelle est compétente, article 2, le recours est recevable, article 3, l’arrêté N0 058 du 18 novembre 2019 mettant en place le Comité Stratégique d’Appui au Processus Electoral en République centrafricaine est conforme aux dispositions constitutionnelles, article 4, la demande est non-fondée, article 5, la présente décision sera notifiée au Président de la République, au Président de l’Assemblée Nationale, au Premier Ministre au requérant, à l’Autorité Nationale des Elections, et publiée au Journal Officiel de la République Centrafricain », c’est en fondant sur ces dispositions que la Cour Constitutionnelle a rendu son arrêt.

C’est une décision inique, rétorque Joseph Bendounga, et cette cour n’est plus apte à assumer ses fonctions, a-t-il fustigé. « Alea jacta est,  le sort en est jeté. A partir de cet arrêt, la Cour Constitutionnelle n’est plus apte à assumer ses fonctions. Elle a rendu une décision inique qui viole la Constitution, elle n’en est pas à sa première »,  constate le MDREC, tout en relevant qu’il continuera à critiquer cet arrêt même si la décision de la cour s’impose à tous, « je me rapprocherai du Greffe de la Cour Constitutionnelle pour prendre connaissance de ce document, de cet arrêt, l’analyser que ce soit dans sa forme ou au fond et le critiquer. Quand bien même que la décision de la Cour Constitutionnelle s’impose à tous, aux pouvoirs publics comme aux administrés. Cela n’empêchera pas le MDREC de formuler ses observations du point de vue de droit», a laissé entendre Joseph Bendounga.

Le verdict de la cour sonne comme une victoire pour le gouvernement qui estime que ce comité ne vient pas remplacer l’Autorité Nationale des Elections.

jeudi, 12 décembre 2019 16:07 In INFO-ELECTIONS Tags
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Centrafrique : L’ONG IRI renforce la capacité des élus de la nation sur la communication stratégique

BANGUI, le 12 décembre 2019 (RJDH)--- Sur initiative de l’Institut Républicain International, les élus de la Nation ont vu leur capacité se renforcer sur la Communication Stratégique afin de sensibiliser leurs communautés sur les questions touchant à la vie de la nation, pour promouvoir l’approche de la démocratie participative dans le pays. Cet atelier va durer deux jours du 12 au 14 décembre.

Les élus de la nation sont soumis au devoir de restitution vis-à-vis de leurs électeurs et cela doit passer par une technique de communication efficiente. C’est dans cette optique que l’ONG IRI, une organisation américaine qui promeut une culture démocratique à travers les pays dans le monde, a initié les députés centrafricains sur la communication stratégique. Ceci dans s’inscrit dans l’approche de la démocratie participative pour consolider le lien entre les électeurs et leurs élus.

Le 1er vice-Président de l’Assemblée Nationale, Jean Symphorien Mapenzi, revient sur le bien-fondé de cet atelier, « une bonne communication entre les élus de la nation et la population, renforcera le lien entre les élus et leurs électeurs », et de poursuivre, « Le renforcement de capacité des élus de la nation et les cadres de l’institution sur la communication stratégique », ajoute-t-il.

Un tel thème est  d’une importance capitale pour les députés qui sont tenus de rendre compte à leurs électeurs par l’entremise des séances de restitution parlementaire de sensibilisation pour la paix et d’information sur les questions touchant la vie de la nation.

Pour les autres élus de la nation, le message politique est censé touché le peuple. « Une bonne communication maîtrisée par les députés ainsi que leurs collaborateurs est nécessaire pour la sensibilisation de nos citoyens et des gens que nous sommes censés représentés. La démocratie aura de sens que lorsque dans notre pays l’Assemblée Nationale sera visible et audible », ont-ils déclaré. 

L’Institut Républicain International (IRI) est une ONG américaine qui s’investit pour un état de droit et la démocratie en Centrafrique. Depuis qu’elle est en Centrafrique, elle a porté des initiatives à l’endroit des parlementaires afin que ces derniers puissent être capables de rendre des comptes à leurs électeurs. 

lundi, 09 décembre 2019 15:24 In Politique Tags
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Centrafrique : Le retour de l’ancien Chef de l’Etat François Bozize s’invite dans le débat politique

BANGUI, le 09 décembre 2019(RJDH)---Le retour au pays de l’ancien Chef de l’Etat François Bozize s’invite dans le débat politique et divise les opinions ces derniers temps.  

L’actualité politique nationale est aujourd’hui dominée par le sujet évoquant le retour au pays de l’ancien Chef de l’Etat, François Bozize, chassé du pouvoir en 2013 par la coalition Séléka. Son retour est aujourd’hui le cheval de bataille de son parti KNK et soutenu par les ténors de l’opposition démocratique. Pour le KNK et ses nouveaux alliés dans l’opposition, c’est le pouvoir de Bangui qui empêche aujourd’hui le retour tant réclamé de Bozizé et dans leur ligne de mire Faustin Archange Touadera.

De manière interposée et à distance, les camps opposés se sont lancé dans une série de meeting pour véhiculer leur position sur la question aux centrafricains. A titre illustratif, le 07 décembre dernier, les militants et sympathisants du parti travailliste KNK ont tenu un meeting à l’école Ndrès 2. Une occasion pour le Secrétaire Général du KNK, Bertin Béa, d’exiger le retour sans condition de leur leader et pointe du doigt directement le Chef de l’Etat Faustin Archange Touadera d’empêcher ce dernier de rentrer dans son pays. Avec des mots peu commodes et durs, Bertin Bea qualifie Touadera d’ingrat vis-à-vis de son mentor en politique, « Bozize est son géniteur politique et Touadera a décidé aujourd’hui de le jeter avec son eau de bain pour son ingratitude à l’endroit de celui à la mamelle politique de qui il s’allaitait », selon l’ouvrier Secrétaire Général du KNK, Bertin Bea.

Ce même jour, un autre meeting s’est tenu sur le terrain de l’UCATEX par le Mouvement Centrafrique Debout (MCD), mouvement qui soutient les actions du Chef de l’Etat. Une fois de plus, la question du retour de l’ancien Chef de l’Etat était évoquée mais sous un autre angle. « Le Chef de l’Etat veut que l’ancien Président de la République revient au pays dans la dignité. Mais les gens manipulent les choses pour dire que Bozize doit revenir or son retour doit être encadré, c’est l’affaire du gouvernement, c’est l’affaire du Président de la République », a souligné le Coordonnateur adjoint du Mouvement Centrafrique Debout, M. Abakar Pico.

Du côté du parti KNK, le Chef de l’Etat Faustin Archange Touadera est la seule personne qui peut renouveler le passeport de leur leader pour lui permettre de rentrer au pays mais jusqu’alors, son passeport n’est pas toujours renouvelé, cela démontre la volonté du Chef de l’Etat d’empêcher ce dernier de rentrer au pays.

Le retour de l’ancien Chef de l’Etat François Bozize au pays est diversement apprécié par la classe politique ce dernier temps. De Meckassoua à Anicet Georges Dologuele en passant par Nguendet, tous sont unanimes pour le retour de François Bozize.

Pour rappel, ces avocats ont déposé une plainte au tribunal administratif au mois de septembre dernier pour demander l’annulation de l’arrêté de l’ancien Ministre des Transports, Theodore Jousso interdisant à toutes les compagnies aériennes qui desservent l’aéroport international Bangui-M’poko de ne pas embarquer le passager François Bozize. Le verdict du tribunal administratif de Bangui sur la question est attendu mercredi 11 décembre 2019.

mercredi, 04 décembre 2019 15:39 In SECURITE Tags
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Centrafrique : Le gouvernement avec ses partenaires entendent prévenir l’extrémisme violent  

BANGUI, le 04 décembre 2019 (RJDH)---Le gouvernement en partenariat avec le Centre Africain d’Etude Internationales Diplomatiques Economiques et Stratégiques (CEIDES) et le Département fédéral des affaires étrangères (DFAE) de Suisse, veulent faire de la lutte contre l’extrémisme violent en RCA leur cheval de bataille. C’est ce qui ressort de l’atelier régional de quatre jours ouvert le mardi 03 décembre 2019 à Bangui.

Cet atelier est un suivi à la visite entamée par le ministre de l’intérieur de la Confédération Helvétique, juste après quelques semaines de la signature de l’accord de paix. Une occasion pour la Suisse, de réaffirmer son engagement à soutenir la Centrafrique dans la mise en œuvre et dans la recherche de la stabilité et de la paix.

Pour Pietro Lazzeri, Ambassadeur de la Confédération Suisse en République Centrafricaine avec résidence au Cameroun, « L’extrémisme n’a pas de frontière, et donc, c’est important que aussi, les instruments, les bonnes pratique soient partagés au plan régional ».  

De son côté, la Ministre centrafricaine de la Défense, Marie Noëlle Koyara, des signes de l’extrémisme sont visibles un peu partout dans le pays, au regard de ce qui se passe à Birao, Bocaranga et autres villes de l’intérieur du  pays « Est-ce que vous trouvez que c’est normal qu’un humain puisse agir comme ce que nous avons connu dans ce pays envers son prochain. Est-ce que ce n’est pas cela la violence ? Est-ce que ce n’est pas cela la violence extrême », s’est-elle interrogée.

Selon la Ministre, le gouvernement en sollicitant l’appui de la confédération suisse à ses  côtés, avec le CEIDES qui a beaucoup d’expériences en la matière permet d’asseoir un système de veille, « c’est pour nous permettre d’asseoir un système de vielle.  Et nous ne voulons pas y ajouter encore d’autres problèmes qui vont nous compliquer cette crise. Donc, avec cet atelier régional, nous allons être aidés par nos partenaires à asseoir un système de veille qui pourrait nous aider à identifier là où il y a le danger afin qu’ensemble avec les partenaires, nous puissions trouver des voies et moyens pour prévenir ces violences extrêmes », a-t-elle conclu.  

Christian Pout, Président du CEIDES au Cameroun, «L’extrémisme violent, c’est celui qui entraine les gens à aller jusqu’au bout de leur conviction et à sauter le pas vers l’utilisation de la violence, comme moyen de régler un problème, comme moyen de faire passer un message, ou comme moyen de faire triompher une idéologie. C’est-à-dire qu’on a tous la possibilité d’être extrémiste. Mais les groupes d’extrémistes violents sont ceux qui franchissent le cap de la mobilisation de la violence physique comme moyen de faire entendre leur voix au sein d’une société ».

Ouvert le mardi 03 décembre 2019, ce 4ème atelier régional pour la prévention de l’extrémisme violent en Afrique Centrale prendra fin le vendredi 06 décembre prochain.