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vendredi, 31 juillet 2020 14:31 In HUMANITAIRE Tags
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Centrafrique : près d’un million de personnes ont été assistées par le Comité International de la Croix Rouge en cette période de Covid-19

BANGUI, 31 juillet 2020 (RJDH)---Selon le Comité international de la Croix rouge (CICR), près d’un million de personnes en Centrafrique ont bénéficié d’une assistance conséquente en cette période de pandémie de Covid 19 depuis le Mars consistant à lutter contre le coronavirus qui est l’une des plus graves crises humanitaires au monde, a fait savoir Bruce Biber, chef de délégation du CICR.

D’entrée de jeu, le chef de délégation du CICR en Centrafrique a noté qu’au regard des différents défis auxquels liés à la pandémie de Covid 19, le CICR et la Croix Rouge Centrafricaine ont pu réaliser beaucoup de choses. « On pense toujours qu’on peut jamais faire assez mieux, je ne dirai pas qu’on est vraiment content de notre bilan, puisque nous pouvons faire plus vu les différents défis que la situation actuelle présente. On a pu faire le nécessaire et il fallait mettre une chose en exergue et c’est de soutenir la Croix Rouge Centrafricaine au niveau communautaire.   Je crois qu’on a tous collectivement en tant que Croix Rouge réalisé une campagne de sensibilisation qu’on estime toucher plus d’un million de personnes », précise Bruce Biber.

Pour Brice Biber, pour lutter contre cette pandémie, le CICR a pris toutes les précautions requises en s’adaptant à la nouvelle réalité afin de continuer ses activités dans l’assistance des personnes vulnérable pour répondre à leurs besoins.

« C’est l’un des plus grands défis que nous avons dans nos activités en cette période de Covid-19, qui est celle de mener des actions humanitaires sans nous mettre à risque et mettre à risque aussi les populations auxquelles ont assisté, ceci nécessite une autoprotection on se protège   avec tous les moyens nécessaires les mesures barrières sont appliqué à la lettre selon les instructions du gouvernement », explique le chef de délégation du CICR, avant de relever que « le CICR en cette période de pandémie à transformer ces activités humanitaires en vecteurs de prévention c’est-à-dire dans les actions de distribution de semence, ce qui permet à ces bénéficiaires de rentrer chez eux avec les notions de connaissances nécessaire pour se protéger contre le Covid-19 » , ajoute-t-il.

Plus de 4500 personnes malades de Covid-19 sont recensés en République Centrafricaine depuis l’apparition de cette maladie en mars dernier qui met à mal les efforts de riposte dans le strict respect des mesures barrières.

Paméla Dounian-Doté

mardi, 28 juillet 2020 16:05 In INFO-ELECTIONS Tags
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Centrafrique : les évêques de Centrafrique demandent des explications à l’ANE sur le dysfonctionnement dans le recensement électoral

BANGUI, 28 juillet 2020 (RJDH)---La conférence épiscopale, tenue du 20 au 26 juillet au siège de la CECA à Bimbo s'est focalisée sur les « élections et Covid ». Dans ses conclusions, les évêques ont demandé à l'Autorité Nationale des Élections (ANE) des explications suite aux irrégularités déjà enregistrées dans le processus d'enrôlement.

L’ANE mérite de donner des clarifications sur les soupçons de faux documents et de dysfonctionnement sur la phase d’enrôlement des électeurs, selon le constat des évêques de Centrafrique. « Ces allégations méritent d’être clarifiées par l’ANE car la confiance de population en ce processus en dépend. La prise en charge effective des honoraires des agents recenseurs apaiserait des mécontentements, les plaintes et les découragements. Par ailleurs, l'ANE devrait être à mesure d'expliquer le manque de mobilisation, la démotivation de la population à s’inscrire sur la liste électorale et la faible participation des femmes dans ce processus », déclare Joseph Tanga Kotti, le secrétaire Général du CECA.

Les évêques de Centrafrique soutiennent que pour le bien de la population, « les élections futures doivent faire l’objet d’un consensus entre toutes les parties prenantes », ceci pour qu'elles se tiennent dans un esprit d'apaisement.

Contacté par le RJDH suite à la position des évêques, l'ANE estime que ces opérations doivent être soutenues par toutes les couches sociales. « Vous savez en matière électorale, nous faisons le travail qui nous est dévolu mais il faut que ce travail soit accepté par toutes les franges du pays.  Je ne suis pas à la place des uns et des autres pour dire que ce travail est accepté mais nous faisons ce qui est possible au niveau de l’ANE. Je vais moi-même descendre sur le terrain pour faire le constat et voir comment mettre fin à tout dysfonctionnement », explique Marie Madeleine N’kouet, présidente de l’ANE.

Malgré le constat des évêques, ceux-ci invitent toute la population à se mobiliser pour la réussite de ce processus électoral.

Paméla Dounian-doté

mercredi, 24 juin 2020 12:10 In Politique Tags
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Centrafrique : les députés de la majorité ouverts au consensus politique

BANGUI, 24 juin 2020 (RJDH) --- Dans un communiqué de presse publié en date du 21 juin, les députés porteurs de l’initiative parlementaire visant à modifier partiellement la constitution du 30 mars 2016, ne ferment pas la porte à un éventuel consensus suggéré par la Cour Constitutionnelle dans son avis n°15/CC/20.

L’impérieuse nécessité d’aller vers un consensus politique dans le contexte actuel où les craintes d’un éventuel glissement du calendrier électoral sont présentes dans tous les esprits.

Le rejet de requête de l’initiative parlementaire par la Cour, selon les députés à l’origine, « renvoie dos à dos toutes les parties ». A cet effet, les députés de la majorité ont souligné dans ce même communiqué que leur « attente reste une forte préoccupation quant à la réponse préventive à prévoir en cas de de glissement électoral. Par souci de paix et de la stabilité des institutions difficilement installées dans le pays ».

Dans cet ordre d’idée, les députés proches du pouvoir se disent ouverts et disponibles à apporter « leur contribution à la recherche d’une solution négociée de droits aux fins de prévenir un cas de force majeure », notent-ils, avant de relever qu’ils ont pris en compte les « conseils prodigués  par l’ensemble de nos interlocuteurs tant de la communauté internationale dont le G-5, la MINUSCA, les Unions Africaine et Européenne, la CEEAC, les Etats-Unis, la Russie et la France, dont les Institutions Républicaines, la Plateforme religieuse, les organisations des Femmes (OFCA) et des Jeunes, les partenaires sociaux, la ligue des droits de l’homme et la société civile ».

Jean Pierre Lacroix, chef des opérations de l’ONU, lundi devant le Conseil de Sécurité, avait aussi rappelé l’importance pour tous les acteurs nationaux de trouver des « solutions constructives et consensuelles » aux différends et de « s’abstenir de toute activité déstabilisatrice ». « Dans ce contexte, le Conseil de sécurité et la communauté internationale doivent rester vigilants et engagés alors que nous nous approchons des échéances électorales de décembre 2020 », a dit le Secrétaire général adjoint, qui a rappelé que sur le terrain « la situation politique demeure fragile ».

Visiblement, il ne reste qu’à définir le format dans lequel le consensus se tiendra, et ce, sur initiative du Chef de l’Etat. Car la Cour dans son avis du 05 juin, avait demandé l’organisation d’une concertation nationale afin d’aboutir à un consensus et que les conclusions de cette concertation lui soient soumises afin qu’elle vérifie leur compatibilité avec la Constitution.

 

Pamela Dounian-Doté

samedi, 20 juin 2020 07:32 In HUMANITAIRE Tags
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Centrafrique : Plus de 91000 déplacés internes de Bria soutenus par le HCR dans plusieurs domaines

BRIA, le 20 Juin 2020(RJDH)---Au total 17.779 ménages soit 91.417 personnes déplacées internes ont été assistées par le Haut-Commissariat des Nations-Unies pour les Réfugiés à Bria dans la Haute-Kotto. Ces chiffres sont communiqués par la responsable du bureau HCR de la ville Tekpa-Kemeh Dadanema dans une interview accordée au RJDH à l’occasion de la journée mondiale des réfugiés célébrée le 20 juin de chaque année.

Le nombre des déplacés internes de Bria a été présenté par la responsable du bureau du HCR après le recensement des personnes sur le site le 31 mai 2020. L’intervention du HCR porte sur trois domaines à savoir, le monitoring de protection qui consiste à suivre de près les incidents ou de violences que les populations peuvent subir, il y a le volet de gestion de site et le troisième touche l’assistance en abris et en bien non-alimentaire. Pour exécuter cette activité, le HCR travaille avec les communautés, les déplacés en mettant en place des leaders communautaires avec les partenaires humanitaires et les autorités locales.

« On leur donne un peu la capacité de se prendre en charge financièrement à travers les organisations des déplacés ou les groupements notamment des femmes, les groupements de protection et nous appuyons financièrement ces groupements pour que les femmes puissent mener des activités génératrices de revenu », a-t-elle indiqué.

La pandémie de Covid 19 en Centrafrique ne permet pas au bureau régional du HCR de Bria de faire des activités qui demandent un grand rassemblement. Les activités de sensibilisation se poursuivent précise Tekpa-Kemeh Dadanema, dans le renforcement des capacités des communautés sur la pandémie de coronavirus, « nous allons tout simplement continuer les activités de sensibilisation dans le cadre de renforcement des capacités des communautés déplacées en matière de protection sur le Covid_19. Donc la sensibilisation par la radio, la sensibilisation des points focaux au niveau des sites et aussi des lieux publics avec qui, on a traduit des messages clés en dialecte banda concernant le coronavirus et les affiches ».

Le Haut-Commissariat des Nations-Unies pour les réfugiés intervient depuis plusieurs années dans la préfecture de la Haute-Kotto. Il a accentué son intervention à partir de 2016 avec urgence lors de la crise qui s’est aggravée dans la ville de Bria occasionnant des déplacements massifs.

Pamela Dounian Doté

mercredi, 10 juin 2020 15:13 In Politique Tags
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Centrafrique : Le gouvernement convoque une réunion pour débattre de la réouverture des écoles

BANGUI, 10 juin 2020 (RJDH) ---Le gouvernement centrafricain à travers le ministère de l’éducation primaire et secondaire, Aboubacar  Moukadas Nour, convoque une rencontre avec les Chefs des établissements privés du fondamentale-1 et 2 le vendredi 12 juin pour étudier les possibilités de la reprise des cours.

Au terme de ce communiqué, le point inscrit à l’ordre du jour de cette rencontre prévue au ministère de l’éducation  le vendredi  12 juin avec les principaux partenaires de l’enseignement en Centrafrique vise à réfléchir sur la reprise des activités scolaires suspendues depuis le 26 mars dernier par la décision gouvernementale à fermer, entre autres, les  établissements scolaires et lieux de cultes pour prévenir la propagation de Covid-19.

De sources proches dudit ministère, des stratégies seront définies dans le strict respect des mesures barrières  dans le cadre de la lutte contre cette pandémie de Covid-19. « Cette probable reprise sera dans le but de sauver l’année scolaire 2019/2020 qui a été perturbé par la pandémie du Covid-19 », mentionne un cadre du ministère.

Aussi, il y a cette question du port de masque qui semble déjà devenir universelle à travers le monde comme étant une des mesures visant à barrer la route à la propagation de cette pandémie. Plus de 10.000.000 de masques de fabrication locale sont en train d’être confectionnés à travers le pays pour servir les centrafricains.

« Si cette reprise ait lieu, ce sera un ouf de soulagement, non seulement pour nous les enseignants, mais également pour les parents des élèves surtout ceux en classe d’examens. Déjà nous les enseignants, nous nous inquiétons déjà pour le niveau des élèves par rapport à la baisse de niveau », a fait savoir un parent d’élèves au RJDH. 

Il y a de cela quelques jours, le gouvernement a indiqué qu’il est en face d’un choix difficile soit la réouverture est conditionnée soit l’annulation de l’année académique en cours.

Paméla Dounian-Doté  

lundi, 08 juin 2020 16:06 In HUMANITAIRE Tags
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Centrafrique : la ville d’Obo enregistre environ 7000 personnes déplacées internes

BANGUI, 08 juin 2020(RJDH) ---En visite à Obo théâtre d’affrontements entre les FACA et combattants rebelles de l’UPC, la coordination des affaires humanitaires en Centrafrique a indiqué qu’il est difficile pour le moment d’acheminer de l’aide par la route aux 7000 personnes déplacées internes dans la ville en raison de la dégradation avancée des infrastructures routières. Tel est le constat fait par OCHA de passage dans la région le 28 mai dernier.

Cette visite pour les acteurs humanitaires en Centrafrique était d’évaluer les besoins des 7000 déplacées internes d’Obo dans le haut-Mbomou. Mais le constat est alarmant car, selon Madame Rosario la cheffe adjointe du bureau d’OCHA-Centrafrique, il est difficile pour faire parvenir de vivre aux personnes déplacées internes pour des questions de sécurité et des problèmes d’infrastructures routières. « Comme vous le savez Obo est dans une zone très reculée du pays où il y a beaucoup de problèmes d’acheminement d’aide en cause d’insécurité ou encore d’infrastructures routières surtout avec les routes. Il y a eu en général plusieurs ponts aériens qui ont été mis en place pour amener des vivres.   Quand nous étions à Obo, le Programme Alimentaire Mondial et COOPI ont réussi à faire acheminer des vivres aux personnes déplacées internes », explique-t-elle.  

Pour répondre aux besoins sanitaires, seule l’ONG ALIMA a pu installer un hôpital mobile sur le camp des déplacées, « à l’hôpital nous avons un partenaire ALIMA qui travaille depuis longtemps à Obo. Ces partenaires avaient mis en place une clinique mobile pour prendre en charge les enfants et les femmes enceintes pour faire le référencement à Obo. Les collègues du HCR ont distribué des sacs de bâches et il y a des distributions qui sont en cours par les collègues de ACTED », poursuit Rosaria.

Elle s’inquiète toutefois avec l’arrivée de la saison des pluies qui, selon elle, compliquerait l’acheminement d’aide aux déplacés par la voie routière. « La situation est compliquée et cela sera encore plus difficile car nous sommes déjà pendant la saison pluvieuse. Mais on va continuer à travailler avec les partenaires sur place à Obo pour que la situation dans la région s’améliore », ajoute-t-elle.

A l’issue de sa mission à Obo, la Coordonnatrice humanitaire a promis de travailler avec les autorités locales et gouvernementales afin d’améliorer la situation sécuritaire dans la ville et sur les axes, dans l’objectif de permettre à la population locale d’accéder aux champs et de vaquer librement à ses activités.

Pamela Dounian-Doté

mardi, 02 juin 2020 12:51 In SANTE Tags
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Centrafrique : Le ministère des Finances et du budget est secoué par la pandémie au Covid-19

BANGUI, le 02 juin 2020 (RJDH) ---Tous les principaux cadres du Ministère des finances et du budget sont mis en quarantaine. Une information confirmée par des sources proches du ministère de la Santé.

Cette information RJDH est confirmée par des sources proches du département de la santé qui, selon nos informations, précisent que : « le département de Santé aurait été saisi par le chef du département des finances Henri marie Dondra testé positif au coronavirus. Il s’agit, d’après un cadre des finances, des mesures de précaution visant à prévoir toute éventualité », confient ces sources contactées par le RJDH.  

D’autres sources non officielles indiquent même que les tests de certains cadres des finances, très proches de Dondra, sont positifs et qu’ils seraient sous surveillance médicale. Depuis une semaine, l’atmosphère est morose au ministère des finances. Ce qui semble inquiétant, la méfiance grogne ce département sur le quel compte le pouvoir actuel.

Le ministère de la santé a annoncé hier lundi 58 nouveaux cas, ce qui porte le nombre de personnes contaminées à 1069 23 guéris et 4 décès. Déjà 17 villes de la République Centrafricaine sont touchées par cette maladie.

Pamela Dounian-Doté

 

mercredi, 27 mai 2020 07:49 In SOCIETE Tags
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Centrafrique : L’Archidiocèse de Bangui en campagne de sensibilisation contre la Covid 19 au village de Ngoundjia

NGOUNDJIA, 26 mai 2020 (RJDH) --- La Coordinatrice Diocésaine en matière de santé a organisé une séance d’échange et de sensibilisation, le vendredi 22 mai dernier, auprès des populations des villages de Ngoundjia et Kala, à 33 km de la ville de Bangui sur l’axe Damara, sur les mesures préventives et gestes barrières contre la maladie à coronavirus.

Cette campagne menée par la coordination diocésaine de la santé intervient dans un contexte où la maladie à Corona virus prend de l’ampleur dans le pays. Pour la Sœur Lydie Deguenambona, c’est après un constat fait sur le terrain auprès de cette population que cette rencontre a eu lieu. « J’ai constaté que la population en l’occurrence les autorités de Ngoundjia ne disposent pas assez d’information sur la Covid-19, étant donné que nous avons un poste de sante ici dans le village, j’ai décidé d’organiser cette séance de sensibilisation afin que cette population surtout les autorités soient informées sur cette pandémie et ensuite faire le relais au niveau de leur population », a-t-elle précisé.

Le champ est immense, poursuit-elle, et le défi ici c’est de répondre aux besoins de la population.  « Présentement je suis en train de faire l’état des lieux, l’Archidiocèse de Bangui a 14 formations sanitaires. Comment avoir une stratégie de sensibilisation pour toutes ces populations ? Je crois que nous avons un défi celui d’élaborer d’abord un plan de travail », a ajouté Lydie Deguenambona

Cette rencontre a permis la remise aux chefs des quartiers des villages de Ngoundjia et Kala des kits de lavage de main, 5 seaux d’eau, un carton de savon, cinq bouteilles d’eau de javel et cinq paniers à savon.

Paméla Dounian-Doté  

mercredi, 27 mai 2020 07:46 In SANTE Tags
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Centrafrique : Le centre de santé du village de Ngoundjia manque de matériel adéquat pour son fonctionnement

NGOUNDJIA, 26 mai 2020 (RJDH) --- Le Centre de santé de Ngoundjia à 33 km de Bangui, route de Damara fait face à d’énormes difficultés pour la prise en charge des patients admis au sein de ce centre de santé catholique. En plus de ces difficultés, on enregistre un faible taux de fréquentation des malades. Un constat RJDH de passage dans la localité le vendredi 22 mai dernier.

A en croire Sylvie Olimbe, cheffe du centre de santé de Ngoundjia, la seule difficulté aujourd’hui pour cette structure sanitaire se situe en termes de moyens matériels et sanitaires pour la prise en charge des patients. « Avant ma prise de service, il y avait beaucoup de patients mais la fréquentation de ces est réduite par rapport au centre de santé de Gbango qui offre aux malades gratuitement des médicaments. Mais parfois on peut recevoir 5 ou 6 patients par jour », précise-t-elle.

Ces difficultés se posent aussi par la prise en charge des femmes enceintes. « Dans ce centre nous sommes deux. Je suis avec la matrone, elle s’occupe des femmes enceintes.  Moi, je m’occupe des adultes et des enfants. Depuis que nous sommes là, nous n’avons pas encore enregistré un cas de décès, seulement que nous avons les manques de médicament parfois » a ajouté la Sœur Sylvie Olimbe.

Les difficultés qu’elle rencontre au niveau de ce centre est au niveau de participation des patients. « Malgré que nous avons mis la consultation 200 frs pour les enfants et 300 frs pour les adultes, il y a toujours des plaintes. Les gens ne viennent pas pour des soins mais juste demander des conseils », s’est plainte la religieuse.

« Concernant la Covid-19, y en a d’autres qui disent que c’est la maladie des blancs malgré les mesures prises par le Gouvernement et les seaux d’eau que nous avons déposés ici, mais ils refusent parfois même de se laver les mains. Nous allons toujours continuer dans la sensibilisation pour leur faire comprendre les dangers à cette pandémie », explique la Sœur Sylvie Olimbe.

Situé à PK 33 sur la Route de Damara le Centre Santé de Ngoundja possède deux lits pour les patients et un pour l’Accouchement.

Paméla Dounian-Doté

mardi, 26 mai 2020 15:55 In JUSTICE Tags
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Centrafrique : La CPS annonce encore l’arrestation de 9 éléments de l’UPC dans le Haut Mbomou

BANGUI, le 26 Mai 2020(RJDH) --- Dans un communiqué officiel en date du 25 mai, la Cour Pénale Spéciale a annoncé les arrestations de neuf éléments rebelles de l’UPC à Obo, dans le Haut-Mbomou. Ces derniers sont très engagés dans les violences de la semaine dernière à Obo.

Selon le communiqué de la Cour Pénale Spéciale, les neufs hommes arrêtés à Obo appartiennent au groupe armé de l’UPC à l’issue des combats opposant les FACA et les combattants rebelles la semaine dernière. Pour la CPS, l’UPC s’inscrit dans une logique « des attaques systématiques sur la population civile à Bambouti, Obo et Zemio », peut-on lire dans le document.

Le Bureau du Procureur de la Cour Pénale Spéciale a indiqué que « dans le cadre des mesures temporaires d’urgences, 9 combattants de ce groupe armé ont été arrêtés et conduits au siège de la CPS pour les besoins de l’enquête », précise le communiqué de la cour hybride.

La cour, dans ce communiqué, a mis en garde les acteurs des violations graves des droits de l’homme et du droit international humanitaire dans ces localités.  « Ils seront poursuivis et jugés selon le mandat de la CPS ». 

Des arrestations saluées par Mankeur Ndiaye, le Représentant Spécial du Secrétaire Général des Nations-Unies en Centrafrique. « Les arrestations et transfèrements à Bangui de 9 individus impliqués dans les violences à Obo de 9 éléments armés à Ndélé sont un signal de la ferme détermination de la MINUSCA et partenaires à travailler avec les institutions judiciaires compétentes pour lutter contre l'impunité ».

A intervalle d’une semaine, la CPS a enregistré au total 18 arrestations des hommes armés impliqués dans les violences à Ndele et à Obo.

Paméla Dounian-Doté

 

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