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mercredi, 15 janvier 2020 13:20 In SECURITE Tags
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Centrafrique : Vives tensions à Kaga-Bandoro entre l’UPC et le MPC  

KAGA-BANDORO, le 15 janvier 2020 (RJDH)---Une réelle menace d’affrontements entre les éléments de l’UPC et ceux du MPC à Kaga-Bandoro dans la Nana-Gribizi. Depuis le mardi 14 janvier 2020, ces deux groupes armés se regardent en chiens de faïence. Une tentative conciliation est entreprise par les autorités locales mais selon des sources locales, « la tension reste vive toujours entre les deux parties ».

Plusieurs sources officielles, locales et proches des groupes armés ont confirmé cette menace d’affrontements entre les éléments de l’UPC basés à Kaga-Bandoro avec les hommes du MPC d’Al-Khatim. « C’est depuis le 14 janvier 2020, qu’une vive tension s’est installée entre les éléments de l’UPC et du MPC présents à Kaga-Bandoro. Le 14 janvier 2020, Al-Khatim a déclaré ville morte, mais qui n’est qu’observée que de l’autre côté de la rive où les éléments des ex-Séléka sont beaucoup plus visibles », ont rapporté au RJDH des sources locales.

Contacté par le RJDH, le Sous-Préfet de Kaga-Bandoro Awat Mahamat affirme au RJDH qu’en tant qu’autorité locale, « comme tous autres citoyens de la ville, nous avons été informé de cette journée ville morte décrétée par Mahamat Al-Khatim. Mais nous ne savons pour quelle raison. Toutefois, nous reviendrons vers vous s’il y a du nouveau », a-t-il conclu.

Une réunion de crise et de tentative de conciliation a été initiée par les autorités locales à savoir le Préfet de Nana-Gribizi. Mais cela n’a pas abouti sur une issue favorable, poursuit le sous-préfet.

A l’origine de cet incident, selon un proche de l’UPC joint par le RJDH au téléphone, il affirme que cette situation fait suite au refus d’un Général de l’UPC, sommé par Al-Khatim à quitter Kaga-Bandoro. « Le MPC a un de ses généraux à Kaga-Bandoro en la personne du Général Saad. Etant natif des M’brés, Al-Khatim lui a intimé l’ordre de quitter Kaga-Bandoro mais il a refusé. C’est pourquoi la tension est vive », dit-il.

Pour justifier la position de Al-Khatim vis-à-vis de ce général de l’UPC, ce proche de l’UPC avoue que Mahamat Al-Khatim a l’habitude de rançonner les commerçants de la région, ce qui. « Chaque mois, il perçoit de ces commerçants un montant de 25 000 FCFA par commerçant. Ce qui n’a pas plu à Saad, originaire de la région et qui n’apprécie pas cette méthode. Se comportant ainsi, Al-Khatim voit en lui un danger qui pourrait entêter ses commerçants de ne pas lui verser ces taxes », a déclaré ce proche de l’UPC.     

En réponse à cette accusation, contacté par RJDH, Al-Khatim n’a pas souhaité faire plus de commentaires. « Je ne suis pas disposé à vous répondre sur cette question de tension ou pas entre le MPC et l’UPC à Kaga-Bandoro. Contactez une autre personne pour vous répondre », a répondu le numéro 1 du mouvement, Mahamat Al-Khatim, dans la matinée du 15 janvier 2020. 

Chose étonnante, le MPC, l’UPC et le FPRC ont conjointement signé un communiqué en date du 13 janvier 2020 exprimant leur doute à la mise en œuvre de l’accord de paix du 06 février.

Cyrille Wegue

mercredi, 15 janvier 2020 13:20 In SECURITE Tags
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Centrafrique : Vives tensions à Kaga-Bandoro entre l’UPC et le MPC  

KAGA-BANDORO, le 15 janvier 2020 (RJDH)---Une réelle menace d’affrontements entre les éléments de l’UPC et ceux du MPC à Kaga-Bandoro dans la Nana-Gribizi. Depuis le mardi 14 janvier 2020, ces deux groupes armés se regardent en chiens de faïence. Une tentative conciliation est entreprise par les autorités locales mais selon des sources locales, « la tension reste vive toujours entre les deux parties ».

Plusieurs sources officielles, locales et proches des groupes armés ont confirmé cette menace d’affrontements entre les éléments de l’UPC basés à Kaga-Bandoro avec les hommes du MPC d’Al-Khatim. « C’est depuis le 14 janvier 2020, qu’une vive tension s’est installée entre les éléments de l’UPC et du MPC présents à Kaga-Bandoro. Le 14 janvier 2020, Al-Khatim a déclaré ville morte, mais qui n’est qu’observée que de l’autre côté de la rive où les éléments des ex-Séléka sont beaucoup plus visibles », ont rapporté au RJDH des sources locales.

Contacté par le RJDH, le Sous-Préfet de Kaga-Bandoro Awat Mahamat affirme au RJDH qu’en tant qu’autorité locale, « comme tous autres citoyens de la ville, nous avons été informé de cette journée ville morte décrétée par Mahamat Al-Khatim. Mais nous ne savons pour quelle raison. Toutefois, nous reviendrons vers vous s’il y a du nouveau », a-t-il conclu.

Une réunion de crise et de tentative de conciliation a été initiée par les autorités locales à savoir le Préfet de Nana-Gribizi. Mais cela n’a pas abouti sur une issue favorable, poursuit le sous-préfet.

A l’origine de cet incident, selon un proche de l’UPC joint par le RJDH au téléphone, il affirme que cette situation fait suite au refus d’un Général de l’UPC, sommé par Al-Khatim à quitter Kaga-Bandoro. « Le MPC a un de ses généraux à Kaga-Bandoro en la personne du Général Saad. Etant natif des M’brés, Al-Khatim lui a intimé l’ordre de quitter Kaga-Bandoro mais il a refusé. C’est pourquoi la tension est vive », dit-il.

Pour justifier la position de Al-Khatim vis-à-vis de ce général de l’UPC, ce proche de l’UPC avoue que Mahamat Al-Khatim a l’habitude de rançonner les commerçants de la région, ce qui. « Chaque mois, il perçoit de ces commerçants un montant de 25 000 FCFA par commerçant. Ce qui n’a pas plu à Saad, originaire de la région et qui n’apprécie pas cette méthode. Se comportant ainsi, Al-Khatim voit en lui un danger qui pourrait entêter ses commerçants de ne pas lui verser ces taxes », a déclaré ce proche de l’UPC.     

En réponse à cette accusation, contacté par RJDH, Al-Khatim n’a pas souhaité faire plus de commentaires. « Je ne suis pas disposé à vous répondre sur cette question de tension ou pas entre le MPC et l’UPC à Kaga-Bandoro. Contactez une autre personne pour vous répondre », a répondu le numéro 1 du mouvement, Mahamat Al-Khatim, dans la matinée du 15 janvier 2020. 

Chose étonnante, le MPC, l’UPC et le FPRC ont conjointement signé un communiqué en date du 13 janvier 2020 exprimant leur doute à la mise en œuvre de l’accord de paix du 06 février.

Cyrille Wegue

mercredi, 15 janvier 2020 13:20 In SECURITE Tags
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Centrafrique : Vives tensions à Kaga-Bandoro entre l’UPC et le MPC  

KAGA-BANDORO, le 15 janvier 2020 (RJDH)---Une réelle menace d’affrontements entre les éléments de l’UPC et ceux du MPC à Kaga-Bandoro dans la Nana-Gribizi. Depuis le mardi 14 janvier 2020, ces deux groupes armés se regardent en chiens de faïence. Une tentative conciliation est entreprise par les autorités locales mais selon des sources locales, « la tension reste vive toujours entre les deux parties ».

Plusieurs sources officielles, locales et proches des groupes armés ont confirmé cette menace d’affrontements entre les éléments de l’UPC basés à Kaga-Bandoro avec les hommes du MPC d’Al-Khatim. « C’est depuis le 14 janvier 2020, qu’une vive tension s’est installée entre les éléments de l’UPC et du MPC présents à Kaga-Bandoro. Le 14 janvier 2020, Al-Khatim a déclaré ville morte, mais qui n’est qu’observée que de l’autre côté de la rive où les éléments des ex-Séléka sont beaucoup plus visibles », ont rapporté au RJDH des sources locales.

Contacté par le RJDH, le Sous-Préfet de Kaga-Bandoro Awat Mahamat affirme au RJDH qu’en tant qu’autorité locale, « comme tous autres citoyens de la ville, nous avons été informé de cette journée ville morte décrétée par Mahamat Al-Khatim. Mais nous ne savons pour quelle raison. Toutefois, nous reviendrons vers vous s’il y a du nouveau », a-t-il conclu.

Une réunion de crise et de tentative de conciliation a été initiée par les autorités locales à savoir le Préfet de Nana-Gribizi. Mais cela n’a pas abouti sur une issue favorable, poursuit le sous-préfet.

A l’origine de cet incident, selon un proche de l’UPC joint par le RJDH au téléphone, il affirme que cette situation fait suite au refus d’un Général de l’UPC, sommé par Al-Khatim à quitter Kaga-Bandoro. « Le MPC a un de ses généraux à Kaga-Bandoro en la personne du Général Saad. Etant natif des M’brés, Al-Khatim lui a intimé l’ordre de quitter Kaga-Bandoro mais il a refusé. C’est pourquoi la tension est vive », dit-il.

Pour justifier la position de Al-Khatim vis-à-vis de ce général de l’UPC, ce proche de l’UPC avoue que Mahamat Al-Khatim a l’habitude de rançonner les commerçants de la région, ce qui. « Chaque mois, il perçoit de ces commerçants un montant de 25 000 FCFA par commerçant. Ce qui n’a pas plu à Saad, originaire de la région et qui n’apprécie pas cette méthode. Se comportant ainsi, Al-Khatim voit en lui un danger qui pourrait entêter ses commerçants de ne pas lui verser ces taxes », a déclaré ce proche de l’UPC.     

En réponse à cette accusation, contacté par RJDH, Al-Khatim n’a pas souhaité faire plus de commentaires. « Je ne suis pas disposé à vous répondre sur cette question de tension ou pas entre le MPC et l’UPC à Kaga-Bandoro. Contactez une autre personne pour vous répondre », a répondu le numéro 1 du mouvement, Mahamat Al-Khatim, dans la matinée du 15 janvier 2020. 

Chose étonnante, le MPC, l’UPC et le FPRC ont conjointement signé un communiqué en date du 13 janvier 2020 exprimant leur doute à la mise en œuvre de l’accord de paix du 06 février.

Cyrille Wegue

mercredi, 15 janvier 2020 13:20 In SECURITE Tags
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Centrafrique : Vives tensions à Kaga-Bandoro entre l’UPC et le MPC  

KAGA-BANDORO, le 15 janvier 2020 (RJDH)---Une réelle menace d’affrontements entre les éléments de l’UPC et ceux du MPC à Kaga-Bandoro dans la Nana-Gribizi. Depuis le mardi 14 janvier 2020, ces deux groupes armés se regardent en chiens de faïence. Une tentative conciliation est entreprise par les autorités locales mais selon des sources locales, « la tension reste vive toujours entre les deux parties ».

Plusieurs sources officielles, locales et proches des groupes armés ont confirmé cette menace d’affrontements entre les éléments de l’UPC basés à Kaga-Bandoro avec les hommes du MPC d’Al-Khatim. « C’est depuis le 14 janvier 2020, qu’une vive tension s’est installée entre les éléments de l’UPC et du MPC présents à Kaga-Bandoro. Le 14 janvier 2020, Al-Khatim a déclaré ville morte, mais qui n’est qu’observée que de l’autre côté de la rive où les éléments des ex-Séléka sont beaucoup plus visibles », ont rapporté au RJDH des sources locales.

Contacté par le RJDH, le Sous-Préfet de Kaga-Bandoro Awat Mahamat affirme au RJDH qu’en tant qu’autorité locale, « comme tous autres citoyens de la ville, nous avons été informé de cette journée ville morte décrétée par Mahamat Al-Khatim. Mais nous ne savons pour quelle raison. Toutefois, nous reviendrons vers vous s’il y a du nouveau », a-t-il conclu.

Une réunion de crise et de tentative de conciliation a été initiée par les autorités locales à savoir le Préfet de Nana-Gribizi. Mais cela n’a pas abouti sur une issue favorable, poursuit le sous-préfet.

A l’origine de cet incident, selon un proche de l’UPC joint par le RJDH au téléphone, il affirme que cette situation fait suite au refus d’un Général de l’UPC, sommé par Al-Khatim à quitter Kaga-Bandoro. « Le MPC a un de ses généraux à Kaga-Bandoro en la personne du Général Saad. Etant natif des M’brés, Al-Khatim lui a intimé l’ordre de quitter Kaga-Bandoro mais il a refusé. C’est pourquoi la tension est vive », dit-il.

Pour justifier la position de Al-Khatim vis-à-vis de ce général de l’UPC, ce proche de l’UPC avoue que Mahamat Al-Khatim a l’habitude de rançonner les commerçants de la région, ce qui. « Chaque mois, il perçoit de ces commerçants un montant de 25 000 FCFA par commerçant. Ce qui n’a pas plu à Saad, originaire de la région et qui n’apprécie pas cette méthode. Se comportant ainsi, Al-Khatim voit en lui un danger qui pourrait entêter ses commerçants de ne pas lui verser ces taxes », a déclaré ce proche de l’UPC.     

En réponse à cette accusation, contacté par RJDH, Al-Khatim n’a pas souhaité faire plus de commentaires. « Je ne suis pas disposé à vous répondre sur cette question de tension ou pas entre le MPC et l’UPC à Kaga-Bandoro. Contactez une autre personne pour vous répondre », a répondu le numéro 1 du mouvement, Mahamat Al-Khatim, dans la matinée du 15 janvier 2020. 

Chose étonnante, le MPC, l’UPC et le FPRC ont conjointement signé un communiqué en date du 13 janvier 2020 exprimant leur doute à la mise en œuvre de l’accord de paix du 06 février.

Cyrille Wegue

mercredi, 11 décembre 2019 15:49 In DROITS DE L’HOMME Tags
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Centrafrique : La Commission Nationale des Droits de l’Homme éprouve d’énormes difficultés à réaliser sa mission en raison de manque de financement de l’Etat

BANGUI, le 11 décembre 2019 (RJDH)---La Commission Nationale des Droits de l’Homme éprouve d’énormes difficultés à réaliser sa mission en raison de manque de financement de l’Etat.  C’est ce qu’a indiqué au RJDH Daniel Blaise Bandjo N’kali, Secrétaire Général de la Commission des Droits de l’Homme en Centrafrique

Instituée par la Loi n°17.015 du 20 avril 2017, la Commission Nationale des Droits de l’Homme est aujourd’hui l’ombre d’elle car, à en croire, Daniel Blaise Bandjo N’kali, Secrétaire Général de la Commission des Droits de l’Homme, que le rôle assigné à cette institution est la protection et la promotion des droits de l’homme en RCA.

Une chose qui ne se traduit pas dans la réalité depuis sa mise en place en 2017, à part le soutien qu’elle bénéficie de la MINUSCA, « à vraie dire, la MINUSCA est notre premier partenaire qui nous appuie dans quelques activités que nous menons», a fait comprendre Daniel Blaise Bandjo N’kali, Secrétaire Général de la Commission des Droits de l’Homme en Centrafrique.

En dehors de ce manque de financement de la part de l’Etat, il y a cette méconnaissance du statut de la commission par les autorités du pays, «nous devons être tous près des populations, les enseigner sur leurs droits et devoirs. On a de la peine à reconnaitre notre statut d’institution nationale donc, on est quelque peu sous-traité», dit-il.

« Le premier décembre 2019, toutes les institutions républicaines sont invitées sauf la commission nationale des droits de l’homme. Nous sommes une institution nationale des droits de l’homme et nous sommes une institution comme les autres dites inscrites dans la constitution », a rappelé Daniel Blaise Bandjo N’kali.

Pour preuve, depuis sa création, la CNDH n’a jamais élaboré un rapport d’activités pouvant lui permettre d’établir une base des données sur l’évolution de la situation des droits de l’Homme dans le pays, a fait savoir le Secrétaire Général de la CNDH.

Les Principes de Paris de 1992 de la Commission des Droits de l’Homme des Nations-Unies soulignent les caractéristiques fondamentales nécessaires pour contribuer à l’indépendance de ces commissions nationales. Ces commissions doivent disposer d’un texte fondateur constitutionnel ou législatif, un mandat aussi étendu que possible, des procédures de nomination indépendantes, la durée du mandat étant précisée dans un acte officiel, une indépendance vis-à-vis du pouvoir exécutif etc.

La Commission nationale des Droits de l’Homme qui partage l’immeuble avec le Haut Conseil de la Communication dans le 1er arrondissement de Bangui est aujourd’hui à sa troisième année d’existence. Elle a été instituée par la Loi n°17.015 du 20 avril 2017.

dimanche, 08 décembre 2019 13:35 In DROITS DE L’HOMME Tags
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Centrafrique : 63 victimes d’abus sexuels attribués au personnel des Nations-Unies

BANGUI, le 08 Décembre 2019 (RJDH)---63 victimes des allégations d’exploitation et d’abus sexuelles sur 143 cas recensés par la Minusca, sont attribués au personnel des nations-unies. C’est le rapport des nations-Unies sur la RCA rendu public ce 04 décembre 2019.

Rendu public en date du 04 décembre 2019, le document présente les cas recensés depuis 2014 à ce jour, 143 allégations d’exploitation et d’abus sexuel commis par le personnel des Nations-Unies en RCA. 25 de ces cas sont établis contre 35 non-établis et 83 autres en attente de résultat ou de sanctions.  « De toutes ces allégations, 356 victimes et victimes alléguées sont concernées dont 63 demandent de reconnaissance de paternité », lit-on dans ce document

Rien que pour l’année 2019, 32 allégations d’abus et d’exploitation sexuels ont été reçues. « De ces 32 cas, 27 allégations impliquent des personnels militaires, deux allégations impliquant le personnel de police et trois allégations impliquant des civils dont un personnel  national et deux contractants des Nations-Unies », rapporte le même document tout en  précisant que 12 des cas sont présumés être intervenus en 2019, et 20 les années précédentes. « Deux de ces allégations ont été non-établies et un cas établie, après enquête. Toutes concernent des militaires. La sanction est en attente concernant le personnel reconnu coupable. Les autres allégations au nombre de 42 sont en cours d’enquête ».

Entre temps, 16 incidents sont signalés pour l’année 2018 et 13 incidents signalés en 2017. Au titre de l’année 2016, c’est 24 cas qui sont enregistrés contre 51 en 2015. Par contre, pour des années inconnues en 2014, 29 incidents sont signalés.

La MINUSCA a indiqué que lorsque des allégations impliquent des civils, le bureau des services de contrôle interne enquête et des mesures administrative et ou disciplinaires sont prises. En outre, tout membre du personnel de l’ONU, y compris les militaires contre lesquels une allégation fondée a été établie, est exclu de tout emploi futur dans une mission de maintien de paix.

De tous ces incidents,  63 victimes de ces cas d’abus sexuels attribués au personnel des Nations-Unies réclament une reconnaissance de paternité car « de ces relations, il y a eu des enfants », nous précise un personnel de la MINUSCA.

Pour cela, des protocoles d’assistance aux victimes avec des prestataires de services ont été établis notamment l’UNICEF, et l’UNFPA, pour « s’assurer que toutes les victimes reçoivent un soutien et une assistance. Cela inclut le conseil, l’aide médicale d’urgence et régulière pour que les victimes et les bébés nés de rapport sexuel avec le personnel de l’ONU ».

Ces victimes sont assistées par le MINUSCA pour couvrir des besoins urgents tels que le transport, l’habillement et la nourriture et a aidé à fournir aux victimes dans des situations d’urgence un emploi temporaire.

jeudi, 05 décembre 2019 11:55 In JUSTICE Tags
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Centrafrique : 12 allégations de viol documentées par la Minusca en 2019  

BANGUI, le 05 décembre 2019(RJDH) ----La Minusca a enregistré une légère augmentation d’actes et exploitation d’abus sexuels en Centrafrique en 2019.  12 cas d’allégations ont été documentés cette année contrairement aux 20 autres cas en 2018. Les victimes des cas d’exploitation et d’abus sexuels, selon Innocent Zahinda, Chef Equipe Conduite discipline de la Minusca,  « sont référés par les organisations internationales dans le pays notamment Mercy Corps, DRC et bien d’autres ».

Une légère augmentation des cas d’exploitation et abus sexuels a été documentée par la Minusca en 2019. Douze cas sont répertoriés par la mission en 2019 contre 20 enregistrés en 2018 selon Innocent Zahinda, Chef Equipe Conduite discipline de la Minusca. Ces victimes ajoute-il,  sont au cœur des efforts de la Minusca, « les victimes d’actes d’abus et exploitations sexuelles sont au cœur des efforts de la Minusca. Toutes les victimes d’actes d’abus et d’exploitation sexuelle et les mineurs sont systématiquement référés pour assistance avec leur consentement bien sûr. Cette année nous avons enregistré 12 cas contre 20 l’année dernière», a indiqué Innocent Zahinda, Chef Equipe Conduite discipline de la Minusca.

 Ces cas sont référés par le biais des organisations internationales notamment, Mercy Corps, Médecins Sans Frontières, DRC etc. « Il s’agit de différents types d’assistance médicale, assistance juridique, assistance psychologique», a-t-il dit.

Pour collecter et combattre ce phénomène, 24 réseaux d’alerte communautaire ont été mis en place par la Minusca. Plus d’un million de SMS indique la Minusca «  sont envoyés à travers des réseaux de téléphonies mobiles afin de sensibiliser la population sur l’utilisation de la ligne verte 4044. Toutefois, des sanctions sont infliger aux auteurs des cas avérés tant par la force que par leur pays d’origine ».

jeudi, 05 décembre 2019 11:45 In SECURITE Tags
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Centrafrique : Des éléments de l’UPC maintiennent toujours leur position à Bambouti

BANGUI, le 05 décembre 2019 (RJDH)---C’est toujours le statut quo à Bambouti avec la présence des éléments de l’UPC. Ces derniers maintiennent toujours leur position malgré les promesses de retrait.

Deux mois après que les éléments de l’UPC ont investi la ville de Bambouti à l’extrême est de la RCA dans le Haut-Mbomou, aucune volonté de se retirer de la ville n’est à l’ordre du jour de ces éléments qui, pourtant, ont fait la promesse de se retirer.  « Malheureusement, l’UPC est toujours à Bambouti, malgré toutes les promesses de retrait. Mais en même temps, tout ce qui était prévu reste  de mise. C’est-à-dire, un appui aux FACA pour qu’ils soient déployés sur place. Nous continuons à travailler avec les autorités dans ce sens », a indiqué le porte-parole de la Minusca, Vladimir Monteiro.

Cette énième violation de l’accord de paix du 06 février 2019 signé entre les groupes armés et le gouvernement centrafricain est également à l’ordre du jour le 03 décembre 2019 lors de la réunion du comité exécutif de suivi de l’accord de paix. Selon le Porte-Parole de la Minusca, « Une réunion extrêmement importante au cours de laquelle, des sanctions contre les auteurs des violations de l’accord ont été mises sur la table avec des propositions. Les garants que sont l’union Africaine et la CEEAC vous communiqueront très prochainement de ce qui a été décidé. Mais c’est un pas très important par rapport à ces attitudes comme celles de l’UPC à Bambouti », dit-il. 

Face à cette situation inquiétante pour la paix et la violation de l’accord de paix, aucune opération militaire tant de la part des FACA, ni des forces de la Minusca n’est d’actualité. « Il n’y a pas eu d’opération, sinon, nous l’aurions déjà dit. Les conditions qu’on avait évoquées depuis longtemps, continuent à empêcher cette avancée. Mais nous suivons la situation et nous travaillons avec les autorités, notamment avec les FACA en vue d’un déploiement dans la zone », a fait savoir Vladimir Monteiro.

Lors de la conférence de presse conjointe Minusca-gouvernement centrafricain le 20 novembre 2019, les raisons évoquées et qui sont à l’origine du blocage d’un plausible déploiement des FACA ou de la Minusca à Bambouti sont liées aux problèmes logistiques avec en toile de fond, les mauvaises conditions de route en cette saison pluvieuse.

jeudi, 28 novembre 2019 05:27 In ECONOMIE Tags
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Centrafrique : Deux conventions à hauteur de 14 millions d’euro signées entre la RCA et la France

BANGUI, le 28 novembre 2019, (RJDH) ---Le dialogue politique Centrafrique-France a débouché sur la signature de deux conventions. La signature a eu lieu ce mardi 26 novembre 2019 entre Félix Moloua, ministre de l’Economie, du Plan et de la Coopération et l’Agence Française de Développement.  

La première convention se chiffre à hauteur de 10 millions d’Euros, soit 6,66 milliards de francs CFA. Le montant représente l’aide Budgétaire de la France à travers l’Agence Française de Développement destiné à rembourser une partie des arriérés de salaire et de pension. La seconde convention est relative au financement du projet de la promotion des initiatives locales et environnementales pour la gestion des inondations, (PILEGI) d’un montant de 4 millions d’euros soit près de 2,6 milliards de francs CFA. Ce projet PILEGI a pour finalité, « d’améliorer les conditions de vie des populations vivant dans les 1er et 2ème arrondissements de Bangui suite aux inondations », indique le document.   

Le projet structuré autour de quatre composantes a pour objectifs de, « réduire les risques liés aux inondations et aux questions sanitaires ainsi que les malades hydriques et paludisme.  Ceci pour favoriser l’emploi en proposant des travaux à haute intensité de main d’œuvre (Timo) et le recrutement de PME local du secteur BTP. Egalement, à renforcer des capacités des institutions et des dynamiques collectives dans l’appropriation et la gestion des services urbains ».

Selon le communiqué, ce concours vient compléter le portefeuille de l’Agence Française de Développement en Centrafrique représentant plus de 78 millions d’euros de projets actifs visant à soutenir la relance de secteur prioritaire et à répondre aux enjeux de développement de court et moyen terme. Au cours de ces échanges qui ont duré plus de 3h, les deux partenaires sont également convenus de la nécessité de procéder à la revue des accords bilatéraux, la poursuite des travaux pour la définition d’un cadre de suivi de ce partenariat pour le rendre plus efficace, à travers des consultations politiques.

A cette occasion, la France a annoncé l’octroi de 118.000 euros d’aide d’urgence pour les victimes de récentes inondations. Cette appui sera mise en œuvre par la croix rouge française.

lundi, 25 novembre 2019 16:25 In DROITS DE L’HOMME Tags
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Centrafrique : Les auxiliaires de police centrafricaine réclament leur intégration

BANGUI,  le 25 novembre 2019, (RJDH)---Les Auxiliaires de Police ont manifesté depuis le mercredi dernier pour réclamer leur intégration au sein de la corporation. Un mouvement de mécontentement qui intervient selon les manifestants « après plusieurs promesses des autorités du pays qui n’ont toujours pas abouti ».

Devant la Direction générale de la Police où cette manifestation a débuté, certains éléments sont sur des bâches, des nattes où ils ont passé la nuit. D’autres sont assis à même le sol, tous ont un objectif commun : obtenir des autorités du pays un message qui peut apaiser leur tension. « C’est depuis mercredi que nous sommes ici. Notre manifestation n’a qu’un seul objectif qui est notre intégration au sein de la police. Cela doit se faire, au cas contraire, que le gouvernement nous dise si effectivement nous sommes des fils du pays ou pas.  Parmi nous, ceux qui ont cumulé moins d’année comme auxiliaires de police ont totalisé 16 ans 17 ans, sinon, c’est de 22 à 23 ans comme auxiliaires de Police sans intégration», a lâché un des manifestants sous couvert d’anonymat.

Sous l’effet de la colère, une femme qui fait partie du groupe s’est également confiée sous anonymat. « Arrivée à une époque, notre ministre nous a fait subir à travers des visites médicales au niveau de l’école de la Police afin de nous intégrer par la suite, cela fait plus de cinq ans aujourd’hui, nous travaillons sans gain de cause», a-t-elle expliqué.  

 « Là où nous sommes, si jamais ils ne nous apportent pas nos papiers d’intégration, nous n’allons pas quitter les lieux», lance un autre manifestant.

Contactée par le RJDH, la direction générale de la police centrafricaine n’a pas souhaité se prononcer sur le mouvement de ces derniers.

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