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mardi, 07 avril 2020 15:40 In SANTE Tags
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Centrafrique : Le gouvernement envisage la production locale des masques de protection contre le Covid-19

BANGUI le 07 avril 2020, (RJDH)--- Le gouvernement centrafricain envisage sponsoriser la fabrication locale des masques pour la lutte contre le corona virus. L’annonce a été faite hier par le ministre de la santé, Dr Pierre Somse.

Selon le ministre de la santé, Dr Pierre Somse, le comité de crise a déjà entrepris des discussions en vue de faciliter la production locale des masques. «Nous avons déjà engagé des recherches auprès des institutions compétentes dont l’Agence Française de Normalisation qui a déjà mis en ligne des normes de fabrication des masques pour servir de barrière contre le Covid-19. Ils sont prêts à nous guider dans ce sens. Donc, on peut bien fabriquer des masques ici dans le pays », a indiqué le ministre de la Santé. 

Les autorités centrafricaines ont commencé à explorer avec les hommes d’affaires du pays, la possibilité de production locale. Certains partenaires de promotion des petites et moyennes entreprises selon lui, sont également disposés à assurer la production de ces masques.

Dr Pierre Somsé au sujet de la distribution de ces masques a fait savoir que : « aujourd’hui, sur le marché, vous n’avez pas le masque gratuit. C’est parti de 500 Frs à 17.000 frs.  Donc, c’est des masques qui seront à la portée de toutes les bourses parce qu’ils seront sponsorisés ».

En dehors de lavage constant de la main, il y a le respect de distanciation d’un mètre ou plus entre les individus, il y a également le port des gants et des masques comme mesures barrières à la propagation de Covid-19.

Cyrille WEGUE 

lundi, 30 mars 2020 21:37 In SECURITE Tags
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Centrafrique: Les antibalaka aile Ngaissona suspendent leur participation dans les instances du pouvoir pour 72 heures

BANGUI, le 30 mars 2020 (RJDH)--- Dans une déclaration lue cet après-midi, Igor Lamaka, porte-parole du mouvement des antibalaka aile Ngaissona, a annoncé la suspension pour 72 heures de leur participation à toutes activités dans les instances actuelles du pouvoir en signe de protestation contre l'arrestation de leurs hommes le samedi dernier.

Parti signataire de l’Accord Politique pour la Paix et la Réconciliation, les antibalaka aile Ngaissona, à travers cette déclaration, voudraient informer l’opinion nationale et internationale ainsi que les facilitateurs de l’Accord Politique pour la Paix et la Réconciliation que malgré les multiples concessions dont ils ont fait preuve à l’égard du gouvernement, celui-ci ne cesse d’adopter vis-à-vis d’eux une posture hypocrite. Cette prise de position intervient 48 heures après les arrestations par les forces d'une dizaine d'hommes proches de la milice antibalaka aile Ngaissona alors qu'ils étaient en réunion chez le ministre Dieudonné Ndomate, le samedi 28 mars à Galabadja, soupçonnés par le pouvoir de Bangui d'avoir fomenté un coup de force contre le pouvoir de Bangui.

« Comme nos efforts dans le cadre de retour de la paix et de la réconciliation sont méconnus. Et avec l’arrestation de nos 16 frères incarcérés arbitrairement au Camp de Roux et à Ngaragba, nous décidons de suspendre de trois jours, toutes nos activités au sein du gouvernement », a indiqué Igor Lamaka.   

Cette décision, selon lui, concerne les ministres Dieudonné Ndomaté et Maxime Mokom, le Conseiller à la Primature Dieudonné Ngaïssona et le Chargé de Mission au DDRR, Igor Lamaka ainsi que tous les représentants des Antibalaka dans les différents organes de suivi dans le cadre de l’APPR-RCA.  

« Nous demandons aux parents, amis et connaissances, et à tous les Antibalaka de garder leur calme et de ne pas se laisser manipuler », a appelé à l’apaisement Igor Lamaka.

Le 28 mars dernier, un groupe des Anti-balaka s’étaient réunis au domicile d’un des leurs, Dieudonné Ndomaté dans le 8ème arrondissement de Bangui.

Entre autres raisons évoquées par les Antibalaka s’était d’harmoniser les grades en vue de faciliter les dispositions de l’APPR à ce sujet. C’est en ce moment que les FSI ont débarqués sur les lieux avec comme motif qu’ils sont en train de tenir une réunion de coup d’Etat. C’est en tout, 11 civiles et 5 militaires qui sont appréhendés et détenus à Ngaragba et au Camp de Roux.  

Cyrille Renaldi Wegue

dimanche, 29 mars 2020 22:45 In ECONOMIE Tags
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Centrafrique : La Banque Mondiale et le FMI appellent le G-20 à alléger la dette des pays pauvres

BANGUI, le 29 MARS 2020, (RJDH)---Le Groupe de la Banque Mondiale et du Fond Monétaire international ont dans un communiqué commun appelé le G-20 à agir pour alléger le poids de la dette des pays les plus pauvres. Déclaration faite le 25 mars 2020 à Washington.

Un appel visant à aider ces Etats qui représentent un quart de la population du monde à répondre aux besoins immédiats de liquidités de ces pays face aux difficultés que pose la flambée de maladie à coronavirus.

« C’est dans les pays IDA qu’on retrouve la moitié de la population mondiale et les deux tiers de cette population mondiale vivent dans l'extrême pauvreté. La flambée de maladie à coronavirus, selon le communiqué, est susceptible d’entraîner de graves conséquences économiques et sociales pour ces pays ».

Face à cette triste réalité, les institutions de Bretton-Woods, le Groupe de la Banque mondiale et le Fonds monétaire international (FMI), « appellent tous les créanciers bilatéraux publics à suspendre, avec effet immédiat et dans le respect des lois nationales des pays créanciers, les paiements au titre du remboursement de la dette des pays IDA qui en demandent une dispense », a mentionné le communiqué.

Pour justifier cette mesure ; le Groupe de la BM et le FMI précisent : « Cette mesure aidera à répondre aux besoins immédiats de liquidités de ces pays face aux difficultés que pose la flambée de maladie à coronavirus et laissera du temps pour évaluer l’impact de la crise et les besoins de financement de chaque pays ».

Les institutions financières internationales ont estimé qu’en ce moment, il est impératif d’apporter une forme de soulagement aux pays en développement et d’envoyer un signal fort aux marchés des capitaux. « La communauté internationale accueillerait favorablement l’adhésion du G20 à cet appel à l’action », a souhaité le groupe et d’inviter les dirigeants du G20 à leur confier la charge de réaliser les évaluations.

Sur une note d’optimisme, le Groupe de la BM et le FMI aura à déterminer les pays dont l’état d’endettement est peu viable, et d’élaborer un projet d’action globale des créanciers bilatéraux publics pour répondre aux besoins de financement et d’allégement du poids de la dette de ces pays IDA.

« Nous solliciterons l’approbation de ce projet par le Comité du développement lors des Réunions de printemps qui se tiendront les 16 et 17 avril », a indiqué la note.

Aujourd’hui avec la pandémie de COVID 19, une crise économique mondiale est inévitable. C’est dans cet état d’esprit que les institutions financières internationales se mettent en ordre de bataille pour éviter le pire.

Cyrille Wegue

vendredi, 07 février 2020 14:33 In Politique Tags
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Centrafrique : Les engagements du gouvernement et des groupes armés

BANGUI, le 07 février 2020(RJDH)----Négocié et paraphé à Khartoum, l’Accord Politique pour la Paix et la Réconciliation (APPR) a été signé le 06 février 2019 à Bangui.  Au terme dudit accord, il y a 21 engagements pour le gouvernement centrafricain  et 10 autres  pour les groupes armés.

Des engagements politiques, en passant par les questions sociopolitiques, la défense et sécurité, la justice, réconciliation nationale et questions humanitaires, cet accord contient entre autres,  pour les groupes armés, la légitimité des institutions démocratiques du pays, l’ordre constitutionnel, l’intégrité territoriale et l’unicité de l’Etat centrafricain. 

Les groupes armés ont pris les engagements de renoncer à tout recourt à la violence pour faire valoir toute forme de revendication, qu’elle soit politique sociale ou économique et par conséquent, mettre fin de manière immédiate complète et irrévocable à toutes les hostilités et formes de violence  entre eux, contre les agents de l’Etat, les forces de défense et de sécurité, les personnels de l’ONU et tous les acteurs humanitaires ainsi qu’aux exactions sur la population civiles.

Ils doivent s’abstenir de tout acte de destruction ou d’occupation illégale des bâtiments et sites publics, tels que les écoles et les lieux de cultes, les sites des déplacées ainsi que de tout acte de pillage ou de violation. Les 14 groupes armés, signataires de l’accord,  se sont engagés à dissoudre leurs mouvements armés sur toute l’étendue du territoire et mettre fin à toutes formes de recrutement et de renoncer à l’exploitation illicite des ressources naturelles et au trafic illégale des armes.

Le Gouvernement dès la signature de l’accord est appelé à mettre en place un gouvernement inclusif, regroupant les groupes armés. Un comité répressif de suivi doit être mis en place, 30 jours après la signature. Conduire jusqu’à l’adoption de la Loi sur la décentralisation dans un délai de 60 jours, mettre en place un groupe de travail sur la relecture de la Loi sur les partis politiques, le statut d’anciens Chefs d’Etat, engager la Haute Autorité pour la bonne gouvernance à l’adoption de la Stratégie de bonne gouvernance.

Sur le plan Socio-économique.

D’autres engagements du gouvernement, c’est de développer un programme d’urgence de réhabilitation des communautés à la base à travers les chantiers d’infrastructures socio-économiques dans chaque préfecture à savoir : (le marché, le centre de santé, les points d’eau, l’école, etc... la signature de l’Accord avec une cartographie d’infrastructure à délivrer pour chaque préfecture. Il est prévu également l’initiation de quatre fora pour le développement régional à Birao, Bangassou, Bouar et Mbaïki, et enfin l’identification de filières de production et de création d’emplois.

Cyrille Wegue

 

vendredi, 07 février 2020 14:07 In SECURITE Tags
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Centrafrique : Des avancées enregistrées après la signature de l’Accord Politique pour la paix et la réconciliation

BANGUI, le 07 Février 2020(RJDH)---La mise en œuvre d’un accord est une étape cruciale. Seulement, les points de vue de différentes parties divergent sur le respect des engagements des uns et des autres.

Depuis sa signature et dans sa mise en œuvre, certains points plaident en faveur du gouvernement Centrafricain par sa volonté de faire avancer les choses, alors que du côté des groupes armés, l’on reste encore dubitatif quant à leur sincérité.

D’abord, la mise en place d’un gouvernement inclusif ainsi que l’intégration de certains dignitaires des groupes armés comme conseillers au cabinet de la présidence et à la primature fait partie des signaux de la mise en œuvre de l’APPR. A l’issue de ce processus, 10 représentants des 14 groupes armés ont pu intégrer le gouvernement ou intégrer les institutions républicaines.

Les autorités centrafricaines ont indiqué que les dividendes de cet accord ont également permis le retour volontaire de certains réfugiés au pays. Certains groupes armés ont à l’issue de cet accord libéré certains établissements publics qu’ils ont illégalement occupés. L’instauration de l’autorité de l’Etat est observée où se fait sentir dans certaines villes de province avec le redéploiement des FACA et des FSI à Kaga-Bandoro, Bouar, Alindao, Bria, Birao etc.

A cela s’ajoute, la mise en place de certains comités tels que le CES, le Comité de Mise en Œuvre Nationale, les Comités de mise en œuvre préfectoral et le Comité Technique Sécuritaire, et la commission inclusive. Il y a également le désarmement de plusieurs membres des groupes armés à l’Ouest dans le cadre d’intégration de la 1ère USMS où le Président Touadera a participé personnellement au lancement des premières activités à Bouar au mois d’octobre 2019.

Bien d’autres actions sont en cours de programmation, conformément aux différentes dispositions de l’Accord de paix, notamment, l’avant-projet de révision de la loi relative aux partis politiques et au statut de l’opposition et de celui portant statut des anciens chefs de l’Etat, l’avant-projet de loi sur la CVJRR que l’Assemblée Nationale devra examiner au cours d’une session extraordinaire.

« Même s’il y a eu trop de critiques dès la signature de cet accord, et que tout n’est pas parfait, il y a quand même eu de progrès dans sa mise en œuvre », conclue un diplomate. Certains observateurs optimistes pensent que son schéma est bon, mais que la sincérité et l’honnêteté de chaque partie pour sa mise en œuvre qui rendra cet accord effectif.

Cyrille Wegue

vendredi, 31 janvier 2020 13:17 In SOCIETE Tags
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Centrafrique : « La mobilisation des ressources pour la réussite du RGPH-4 est une urgence relative », selon l’UNFPA

BANGUI, le 31 janvier 2020 (RJDH)--- La mobilisation des ressources pour la réussite du RGPH-4 est une urgence relative et importante pour le pays. Car, les résultats permettront aux acteurs au développement de les utiliser dans la mise en œuvre des programmes et stratégies. C’est en ces termes que le représentant du Fond des Nations-Unies pour la Population (FNUAP), Koudaogo Ouedraogo, apprécie cet évènement extrêmement important à l’organisation du 4ème recensement en RCA le 28 janvier.

« La réussite d’un recensement, opération de grande envergure nationale, dépend de la volonté politique exprimée par les autorités politiques, de l’implication aussi bien de l’ensemble de la population centrafricaine », explique le Représentant de l’UNFPA, Koudaogo Ouedraogo, lors d’atelier de présentation de la cartographie numérique du RGPH-4.

Dr Koudaogo Ouedraogo a laissé entendre que la mobilisation des ressources pour la réussite du RGPH-4 est une urgence relative et importante pour le pays car les résultats permettront aux acteurs de développement de les utiliser dans la mise en œuvre des programmes et stratégies. « C’est aussi le lieu de lancer un vibrant appel aux autres partenaires afin qu’ensemble, nous unissons nos efforts pour mobiliser des ressources pour faire de cette opération une réussite. Ceci est une urgence relative, puisque l’orthodoxie du recensement commande qu’il n’y ait pas un grand écart entre la cartographie en cours de réalisation, et les autres opérations qui sont le recensement pilote, et le dénombrement en particulier », a-t-il poursuivi.

La cartographie, ajoute-t-il, est un outil indispensable pour le pilotage de la politique gouvernementale dans tous les secteurs de la vie nationale y compris la préparation des élections et vitale pour le secteur privé. 

Le 4ème recensement Général de la Population et de l’Habitation (RGPH-4) est l’un des engagements du gouvernement centrafricain lors de la conférence internationale de Nairobi sur la population, tenue du 12 au 14 novembre 2019.

Cyrille Wegue

vendredi, 31 janvier 2020 13:15 In SOCIETE Tags
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Centrafrique : l’ICASEES présente la cartographie censitaire numérique couplée avec la 2ème édition de la monographie communale

BANGUI, le 31 janvier 2020 (RJDH)--- L’ICASEES à travers le ministère de l’Economie du plan et de la coopération, a organisé le 28 janvier 2020 un atelier couplé avec la dissémination du rapport de l’enquête national sur les monographies communales 2ème édition. Cet atelier concerne également la présentation de la cartographie censitaire numérique.

Le projet intitulé « projet de données pour la prise de décision », est financé par la Banque Mondiale. La cartographie censitaire numérique, apporte des innovations basées sur une technologie de collecte des informations satellitaires selon le Représentant de la Banque Mondiale, « elle nous permettra d’avoir en fin d’année une base de données pour l’identification plus ou moins des éléments référencés des infrastructures, les forages, les services de base, l’inventaire des écoles, les centres de santé, etc … Elle est innovante encore, parce qu’elle va fournir des données classées et, permettra au gouvernement de voir une répartition approximative de la population », a fait savoir Han Fraters, Représentant de la Banque Mondiale.

Pour susciter l’intérêt et l’implication de tous les acteurs à contribuer à la réussite de cette opération de cartographie censitaire numérique, gage d’un bon recensement, le ministre Felix Moloua, saisit l’opportunité pour insister sur l’intérêt que revête le recensement général de la population et de l’habitation. « Cette opération d’envergure nationale vise à fournir des données actualisées sur les caractéristiques démographiques, et socio-économiques de la population et sa dynamique en vue d’une meilleure prise en compte des questions de population dans l’élaboration, la formulation des politiques et programmes de développement du pays », a précisé le ministre Moloua.

La deuxième phase de cet atelier a été la présentation de la 2ème enquête nationale sur la monographie exécutée en 2018 après celle de 2016. C’est un recensement des communes permettant de faire le point des progrès réalisés sur la gouvernance locale, notamment les infrastructures, ainsi que les accès aux services sociaux de base.

Cyrille Wegue

dimanche, 26 janvier 2020 14:44 In SOCIETE Tags
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Centrafrique : les opérations de la cartographie du 4ème recensement en 2021 prévues par ICASEES

BANGUI, le 26 janvier 2020 (RJDH)--- L’Institut Centrafricain des Statistiques Economiques et des Etudes Sociales (ICASEES) a annoncé jeudi 23 janvier l’organisation du 4e recensement général de

Les opérations de cartographie du 4ème recensement général de la population et de l’habitation (RGPH-4) sont prévues pour 2021 en RCA, selon l’Institut Centrafricain des Statistiques Economiques et des Etudes Sociales (ICASEES) ce jeudi 23 janvier.

En prélude, l’ICASEES a tenu d’abord à lancer une campagne de sensibilisation au niveau des autorités locales. « Nous bénéficions d’un projet qu’on appelle projet de données nécessaires à la prise de décision. Il nous faut, en ce moment-là, organiser le système, collecter les données pour rattraper les données perdues lors des évènements et actualiser beaucoup plus les informations. Et donc, ce projet a prévu de financer les travaux de la cartographie du quatrième recensement général de la population et de l’habitation qui aura lieu probablement en 2021 sinon, en 2022 », a indiqué Bienvenu Blaise Ali, Directeur Général de l’ICASEES.

Pour le Directeur Technique au Recensement à l’ICASEES, Alfred Sabengo, cet exercice s’avère cruciale pour le pays, et ce, tous les dix ans selon les recommandations des Nations-Unies afin d’avoir de nouvelles données sur la structure de la population. « C’est cette structure de la population qui nous fait ressortir les problèmes. Est-ce qu’il y a assez d’enfants qui doivent aller à l’école et alors qu’on en a pas prévu pour construire les écoles. Est-ce qu’il y a assez de femmes qui sont dans la période de reproduction de 15 à 49 ans, alors qu’il n’y a pas de structures qui sont créées pour les femmes qui doivent accoucher.  Les enfants qui ont moins de 5 ans, s’il y en a assez, est-ce qu’on commande les vaccins etc… », dit-il.  

Depuis l’accession à l’Indépendance de la RCA en 1960, trois recensements ont été seulement organisés dans le pays. Le tout premier recensement de la population (RGP-75) a été organisé en 1975. Le nombre de la population était à l’époque de 2.088.000 habitants.  Le deuxième en 1988 (RGP-88), avec un effectif de 2.688.426 habitants. Le troisième recensement avec l’ajout du volet habitation, s’est déroulé en 2003, et l’effectif de la population était de 3.895.139 habitants. Etant donné que la population centrafricaine croit au rythme moyen de 2,5%, cette population est aujourd’hui estimée à 5.300.000 habitants.

Cyrille Wegue

mercredi, 22 janvier 2020 16:01 In Politique Tags
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Centrafrique : Le HCC interdit d’accès aux médias les incitateurs à la haine et aux violences

BANGUI, le 22 janvier 2020 (RJDH)---Le Haut Conseil de la Communication (HCC) a dans un communiqué de presse en date du 20 janvier interdit d’accès aux médias tout individu qui aura à tenir des messages de haine et de violence. Aussi, seront retirés d’antenne, tous journalistes qui auront aidé leurs invités.

Le communiqué du HCC intervient à un moment où depuis le retour de François Bozize au mois de décembre dernier après son exil de l’Ouganda, des séries de dénonciation de coup d’Etat en gestion ainsi que d’attentat à la vie du Président Touadera se font presqu’au quotidien par certaines organisations proches du pouvoir.     

« A compter de la publication du présent communiqué, aucun message de haine et de violence par voie de presse ne sera toléré. Tout individu qui tiendra des propos de haine et de violence sera interdit d’accès aux médias publics et privés. Les journalistes qui auront à aider leurs invités à tenir des propos de haine et de violence sur le plateau seront purement et simplement retirés d’antenne », mentionne le communiqué, signé de son Président José Richard Pouambi.

Le HCC constate et regrette à travers son communiqué que les organes audiovisuels publics et privés sont de plus en plus instrumentalisés par certaines personnalités. Ces dernières, selon le HCC, véhiculent des contenus médiatiques haineux semant ainsi le trouble et la confusion dans les esprits. De tels agissements qui jettent le discrédit sur le secteur des médias risquent de provoquer un climat de tension et la méfiance entre les citoyens.  

A l’entame des échéances électorales, période extrêmement sensible, il exhorte les centrafricains à la retenue et au respect de l’autre lors des prises de parole à la radio et à la télévision. « Les violences verbales et les invectives distillées à la radio et à la télévision doivent cesser pour laisser la place à des contenus qui prônent la paix et la cohésion sociale », a conclu le communiqué.

Sans citer nommément les personnes ou organisations se livrant à ces pratiques, dans son émission hebdomadaire diffusée sur les antennes de la radio nationale, Zama Javon Papa, coordinateur du Mouvement Centrafrique debout (MCD) multiplie des attaques verbales contre le parti KNK et son leader charismatique, le général François Bozize de préparer un putsch militaire contre le régime de son ex-protégé Faustin Archange Touadera ou d’un attentat contre sa vie. C’est vers lui que ce message de manière déguisée est destiné.

RJDH

mercredi, 22 janvier 2020 15:59 In DROITS DE L’HOMME Tags
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Centrafrique : Vers la mise en place de la plateforme des minorités marginalisées

BANGUI, le 22 janvier 2020 (RJDH)--- La question de la création de la plateforme des Minorités Marginalisées à l’ordre du jour d’un atelier de 4 jours, du 21 au 24 janvier 2020, organisé par la Haute Autorité chargée de la bonne gouvernance sur financement de la division des droits de l’homme de la Minusca en présence de personnes issus des groupes ethnique et religieux, minoritaires sur le thème, « Les Droits de l’Homme et Bonne Gouvernance relatifs aux minorités marginalisées ».

La définition et l’importance des Minorités Marginalisées, leurs droits, la bonne gouvernance appliquée aux Minorités marginalisées et la création de la plateforme des Minorités Marginalisées sont les thématiques qui seront développés au cours de cet atelier de 4 jours. « Le document de stratégie nationale de bonne gouvernance en conformité avec la volonté politique des centrafricains exprimées à travers les recommandations du forum national de Bangui, la constitution du 30 mars 2016 ainsi qu’à travers l’Accord Politique pour la Paix et la Réconciliation se pose comme un cadre révérenciel de la promotion de la bonne gouvernance en général, et de la protection des personnes vulnérables, et des minorités marginalisées en particulier », a fait savoir Guy Eugène Demba, Président de la Haute Autorité Chargée de la Bonne Gouvernance.

« Il ne fait aucun doute que la bonne gouvernance appel à la répartition équitable des ressources de notre pays. Mais elle implique aussi et surtout que cette répartition ne peut se faire sans la participation effective des minorités marginalisées », a-t-il poursuivi.

Selon Guy Eugène Demba, l’une des missions à son institution qui est la Haute Autorité de la bonne gouvernance par sa loi organique et son règlement intérieur, est de contribuer à la protection et à la promotion des droits des minorités, des peuples autochtones et des personnes handicapées et âgées. L’objectif général assigné à l’organisation de cet atelier, dit-il, « est non seulement d’assurer la promotion et la protection des minorités marginalisées, mais aussi et surtout d’encourager leurs implications de plus en plus dans la prise des grandes décisions les concernant, et concernant leur environnement de vie ».

C’est près d’une centaine de participants issu des minorités Ethniques tels que, les Pygmées AKA, les Peulhs Mbororo, les Albinos, les Handicapées Moteurs, des représentants de différentes communautés religieuses, notamment du Christianisme et de l’Islam ainsi que des représentants du pouvoir public qui ont pris part à cet atelier.

Cyrille Wegue

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