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jeudi, 16 juillet 2020 06:17 In INFO-ELECTIONS Tags
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Centrafrique : les avis divergent sur les pièces à fournir pour l’enrôlement sur la liste électorale

BANGUI, 15 juillet 2020 (RJDH) --- Les interprétations du code électoral au sujet des pièces à fournir afin de prétendre à s’enregistrer sur la liste électorale sont divergentes d’un bureau de recensement à un autre. Le constat et les témoignages recueillis par le RJDH sont révélateurs.

Une réelle confusion s’établit pour l’instant dans les esprits des uns et des autres en ce qui concerne les pièces à fournir dans chaque centre d’enrôlement à Bangui. Des huit arrondissements de Bangui, les témoignages en disent longs.  « Les agents recenseurs qui sont au niveau de l’école de Saint Jean nous ont déçus complètement. Ce qui fait que la plupart des participants, une centaine, qui étaient là, sont obligés de retourner quand bien même ils se sont menus de leur acte de naissance. Ce n’est pas le cas au niveau du centre de Mongo Etat. Ici, tu te présentes avec ton acte de naissance ou ton passeport, et on te fait enregistrer sans complication », a rapporté au RJDH un candidat à l’enrôlement dans le centre de l’école Saint Jean dans le 6ème arrondissement de Bangui.

Cette situation n’est pas unique au niveau du 6ème arrondissement de Bangui. « Je suis dans le quartier Votongbo-1. C’est l’ANE qui devrait nous convoquer pour nous dire ce que nous devrions faire. Ce qui n’a pas été fait. Et si aujourd’hui, il y a des difficultés, c’est parce que, nous les chefs, nous n’avons pas été associés. Or, notre rôle, c’est de contribuer à favoriser ces opérations au nom de l’intérêt général. Nous n’avons pas beaucoup de temps pour aller aux élections. Et à ce titre, il faut que l’ANE change sa méthodologie pour la suite des opérations. Les chefs sont disponibles comme ils ont été à maintes reprises pour servir le pays », a fait savoir, M. Mandaba en sa qualité de Chef de quartier de Vodongbo.

L’inscription sur la liste électorale selon l’article 15 du code électoral électorale exige, la présentation de passeport, de carte nationale d’identité, d’un livret militaire, livret de pension militaire ou civile en cours de validité.  Le candidat à l’inscription sur la liste électorale, présentant un acte de naissance ou un jugement supplétif doit se faire accompagner de deux témoins majeurs dont le Chef de village, de quartier ou son représentant.

« A défaut de l’une de ces pièces, ou en cas de doute sur l’identité, la nationalité centrafricaine, le lieu de résidence ou l’âge du candidat à l’inscription, le comité d’inscription requiert le témoignage écrit et signé du représentant du conseil du village, du quartier et contresigné par le président du Comité d’inscription », stipule l’article 15 du code électoral. 

Ce même article 15 met en garde tous ceux qui auront à faire de faux témoignages qui, est un acte puni de peines prévues par la loi.

Cyrille Wegue

vendredi, 10 juillet 2020 15:19 In HUMANITAIRE Tags
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Centrafrique : près de la moitié des centrafricains affectés par l’insécurité alimentaire, selon OCHA

BANGUI, 16 juillet 2020 (RJDH)---Selon l’analyse du cadre intégré́ de classification de la sécurité́́ alimentaire, 2,36 millions de personnes, soit près de la moitié de la population centrafricaine qui est en situation d’insécurité́ alimentaire aiguë. C’est ce qui ressort du bulletin du mois de juin 2020 de la coordination des affaires humanitaires (OCHA).

 Se basant sur l’analyse du cadre intégré́ de classification de la sécurité́́ alimentaire, courant mai à août 2020, correspondant à la période de soudure, le Bureau de la coordination des affaires humanitaires (OCHA) a estimé́ que, « malgré́ l’assistance alimentaire planifiée, 29 sous-préfectures, soit 0,75 million de personnes représentant 16% de la population, sont en situation d’urgence alimentaire , tandis que 35 sous-préfectures, soit 1,6 million de personnes représentant 35% de la population, sont en crise . Au total, 2,36 millions de personnes (représentant 51% de la population analysée, 4,59 millions) sont en situation d’insécurité́ alimentaire aiguë », a mentionné le rapport qui la lie à la pandémie de la maladie au Coronavirus.

En dehors de ce chiffre, le rapport a également mentionné que « 1,61 million d’autres personnes, représentant 35% de la population analysée, sont en situation de stress avec le risque pour certains d’entre eux, de basculer dans une situation d’insécurité́ alimentaire plus sévère, au cas où̀ la situation actuelle perdurait », analyse le rapport.

Les enfants selon le document n’ont pas été épargnés par cette situation, « À l’heure actuelle, un enfant sur 18 présente un risque de décès extrêmement élevé en raison de la malnutrition aiguë sévère. Une situation qui pourrait se détériorer puisque, par rapport à l’analyse antérieure de l’IPC, on constate une dégradation importante de la situation alimentaire, notamment à Bangui, avec une augmentation de 25 à 50% de la population en besoin d’assistance, 15% à Sibut et Abba dans la Nana-Mambéré́ et environ 5% dans la majorité́ des sous-préfectures, à l’exception des zones où l’assistance alimentaire planifiée n’était pas prise en compte dans l’analyse antérieure».

Trois facteurs, selon le rapport d’Ocha expliquent ce drame.

D’abord, la persistance des conflits armés et inter-communautaires. Les populations étant les principales cibles et victimes de ces affrontements ont dû pour certaines « contraintes abandonné leurs cultures par crainte d’être prises pour cibles par les hommes en armes ». Ensuite, la faible production agricole pour les cultures vivrières sur la campagne 2019-2020. Le manioc, relève-t-on, a souffert de problèmes phytosanitaires, tandis que les cultures de rente comme l’arachide et le sésame ont pâti de déficits pluviométriques qui ont touché́́ l’ensemble du territoire centrafricain.

A ce déficit, s’ajoutent les effets d’inondations intervenues en toute fin de la campagne et d’autres aléas saisonniers qui ont durement affecté les cultures.  Et enfin, la pandémie de Covid 19 avec les conséquences des mesures restrictives pour barrer la route à la propagation de cette pandémie. Le constat révèle une l’augmentation des prix des intrants agricoles, mais aussi de ceux des transports mais également, le manque de disponibilité́́ de main d’œuvre pour les cultures plus exigeantes en termes d’entretien depuis le début de la pandémie.

« La fermeture partielle des frontières des pays voisins, principalement celles du Cameroun, du Tchad et de la République Démocratique du Congo, les prix des denrées alimentaires importées enregistrent des hausses allant de 3 à 50 % à Bangui pendant la période de l’analyse, et les mêmes tendances haussières ont été́ observées sur les prix des produits locaux », a conclu le rapport.

 Cyrille Wegue

samedi, 04 juillet 2020 12:03 In Politique Tags
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Centrafrique : au-delà des divergences politiques, le MCU appelle à l’unité nationale

BANGUI, le 03 juillet 2020 (RJDH) ---Le Mouvement Cœur-Unis (MCU) à travers son Secrétaire Exécutif, Simplice Mathieu Sarandji, appelle les deux grandes plateformes politiques du pouvoir et de l’opposition à œuvrer dans l’unité pour favoriser l’éclosion de la paix. Il l’a dit au cours d’un point de presse tenue le 03 juillet 2020 au siège du MCU à Malimaka dans le 5ème arrondissement de Bangui.

A l’approche des élections de décembre 2020, la majorité présidentielle réunit au sein de la plateforme Bê-Oko et l’opposition démocratique dans la COD 2020, ces deux tendances politiques, sont en ordre de bataille. Mais au-delà de toutes considérations partisanes, le leader du parti au pouvoir MCU, Simplice Mathieu Sarandji, appelle toute la classe politique à l’unité nationale dans un contexte où l’insécurité prend une autre tournure inquiétante alors que les opérations électorales sont lancées.

« La voie à suivre, c’est l’unité. L’unité dans la démarche, l’unité dans les actions, l’unité dans les initiatives, l’unité dans les conceptions. C’est cela qui est très important », a fait savoir Simplice Mathieu Sarandji.

Pour l’ancien premier ministre, il est important pour les deux plateformes politiques à promouvoir le débat démocratique. « Mon plaisir aussi est de constater que certaines formations politiques en République centrafricaine s’organisent aussi en plateforme. C’est ce qu’on attend de nous. C’est de nous unir à travers les actions politiques qui promeuvent la paix », a déclaré Simplice Mathieu Sarandji.

« Je remercie, je félicite ces compatriotes qui sont des leaders politiques qui battent d’un même cœur.  C’est pour ça qu’ils sont ensemble. Voilà ce qu’on attend de nous centrafricains. Je les encourage à continuer dans cette marche vers la démocratie, telle que la plateforme Bê-Oko voudrait le faire. Ne pensez pas que nous sommes des ennemis, nous sommes tous des compatriotes », a-t-il renchérie.  

Selon Simplice Mathieu Sarandji, ceux qui pensent que la plateforme Bê-Oko s’oppose à d’autres plateformes, c’est autant mentir. « Ce sont nos compatriotes qui s’organisent en fonction de leur perception de ce qu’est la vie politique dans notre pays, ils s’organisent. Parce qu’ils ont compris qu’à seul, ils ne peuvent pas, ils se sont associés, on les encourage. C’est l’idéal de la paix, de la cohésion sociale, de la réconciliation, la lutte contre la pauvreté, la lutte contre l’insécurité ».

Ce message d’encouragement du MCU à l’endroit de l’opposition démocratique n’a pas empêché le MCU à faire une leçon de morale à certains politiques n’ayant aucune notion de défendre l’intérêt commun, « Mais quand on fait la politique, ce ne sont pas les invectives qui priment. Ce ne sont pas les commérages qui priment. Il y en a qui se complaisent dans des contestations systématiques, en toutes choses, il faut penser à la République Centrafricaine. Quels que soient les propos que nous avons à nous tenir vis-à-vis des uns et des autres, regardons notre emblème », a conclu Simplice Mathieu Sarandji. 

L’engagement pris par les partis regroupés au sein de la plateforme « Bê-Oko » autour du MCU oblige les partis signataires à ne pas présenter un candidat à l’élection présidentielle si ce n’est que de soutenir la candidature de candidat du MCU.

Cyrille Wegue

jeudi, 25 juin 2020 15:48 In DDRR Tags
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Centrafrique : Deux principaux groupes rebelles-Peulhs se coalisent pour des intérêts liés à la transhumance

BANGUI, 25 juin 2020 (RJDH)--- Sidiki Abbas, leader des 3R, et Ali Darassa de l’UPC, ont signé le 17 juin dernier une déclaration d’entente, s’engageant à œuvrer de concert pour la défense des intérêts peuls liés à la problématique agro-pastorale et communautaire.

Contre toute attente, les deux principaux leaders armés peuls en Centrafrique, ont annoncé à travers une déclaration d’entente signée, le 17 et rendu public le 21 juin, leur engagement à œuvrer de concert pour la défense des intérêts peuls liés à la problématique agro-pastorale et communautaire.

C’est sur les réseaux sociaux que la nouvelle de cette alliance a été publiée. Mais, cela a suscité de doute pour certains observateurs de la vie politique dans le pays. « Je puis vous dire que le document est authentifié », a fait savoir Moussa, le Porte-Parole de l’UPC contacté par le RJDH le 23 juin dernier.

Selon le document, « Cette collaboration se veut avant tout politique et vise à explorer les moyens, qui par des synergies communes sont destinées à bénéficier à la communauté peule dans son ensemble », a mentionné le communiqué.

Et, à travers cet engagement, « Le Chef d’état-major de l’UPC, le général d’armée Ali Darassa Mahamat et le général Président du Mouvement 3R, le général Sidiki Abass souhaitent ainsi souligner leurs engagements sans faille et continuent d’œuvrer pour le retour de la paix, dans le cadre de l’APPR-RCA en favorisant le dialogue et l’échange bilatéral sur les problématiques agro-pastorales et communautaires », ont-ils souligné. 

A en croire l’avis de certains observateurs, ce rapprochement 3R-UPC est une alliance peulh. Le plan de la partition de la RCA continue toujours et la mainmise sur le pâturage et eau pour nourrir les troupeaux de bœufs sahéliens.

Face à cela, la classe politique centrafricaine ne cache pas du tout son inquiétude. « Nous avons pris connaissance d’un document dans lequel, un prétendu général Ali Darassa, un coupeur de route qui a commencé sa carrière justement dans la région de mont Ngaoui, et qui aujourd’hui dit qu’il est général d’armée, a signé un document avec Sidiki pour dire qu’ils s’unissent. Ils s’unissent pourquoi, ils s’unissent pour tuer les centrafricains. Ils s’unissent pour accroitre leur capacité de nuisance contre le peuple centrafricain », a fait savoir Martin Ziguele, Président du MLPC au cours d’une rencontre avec la presse.

L’Accord politique pour la paix et la réconciliation, n’a pas non plus épargné l’épineuse question de la transhumance. L’article 14 dudit accord stipule, « Les partis conviennent de la mise en place du système de gestion efficace et équitable de la transhumance pour en faire une activité sécurisée et pacifiée, essentielle au développement économique harmonieux des éleveurs et agriculteurs basés sur un schéma directeur national et de schémas locaux, qui seront développés en concertation avec les communautés concernées », c’est l’esprit de cet article qui a mis en place les USMS.  

Au début du mois de juin, Abbas Sidiki s’est retiré de l’APPR-RCA. Au terme de son accord avec l’UPC les deux parties affirment vouloir ainsi souligner leurs engagements sans faille et continuent d’œuvrer   pour le retour de la paix dans le cadre dudit accord.

Cyrille Wegue

mercredi, 24 juin 2020 15:36 In DROITS DE L’HOMME Tags
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Centrafrique : « Enfants Espoir de Demain » plaide pour le ravitaillement de cantine scolaire de Boufolo

BANGUI LE 24 Juin 2020, (RJDH) ---, L’ONG « Enfants Espoir de Demain » a procédé à la réhabilitation de l’école Boufolo en 2018 avec l’appui de l’ONG, Finn Church, ainsi que l’instauration de cantine scolaire. Aujourd’hui, le ravitaillement de cette cantine scolaire peine à se concrétiser, faute d’appui. Appel lancé à l’occasion de la journée internationale de l’enfant Africain.

Une éducation de qualité, gratuite, obligatoire et adaptée à tous les enfants de l’Afrique.  « Ce thème choisi par l’Union Africaine nous interpelle tous», a fait savoir Mme, Yvette Agouo Gnadindo, Présidente fondatrice de l’ONG, « Enfant Espoir de Demain ».

Pour elle, ce thème de l’Union Africaine a toujours été le cheval de bataille de son organisation qui en 2018 a procédé à la réhabilitation de l’école du village BOUFOLO, situé à 40 km de Berberati sur l’axe Gamboula. « Les enfants de ce village devraient parcourir 30 km à pied en aller-retour pour se rendre à l’école des villages voisins de Barka-Basso ou Nassolé. Ceux-ci arrivaient épuisés, le ventre vide et d’autres préféraient aller aux champs où ils pouvaient se mettre quelque chose sous la dent. Aussi en saison des pluies aucun enfant ne se rendait à l’école ».

En décembre 2018, l’ONG, Enfant Espoir de Demain a fait dons de kits scolaires aux élèves de cette école et les plus méritants ont reçu également des cadeaux de Noël. « Une fois ces remises de kits scolaires, l’effectif des élèves s’est accru allant de 300 à plus de 500 enfants et l’ONG FINN CHURCH AID en partenariat avec Enfants Espoir de Demain a procédé à une seconde réhabilitation par la construction d’autres salles de classe, d’une cuisine, latrine et E.E.D est dans l’attente d’aide des partenaires pour le fonctionnement et le ravitaillement de la cantine scolaire », a indiqué la Présidente de l’E.E.D.

L’idéal de cette cantine scolaire selon la Présidente Fondatrice, Yvette Agouo Gnadindo est d’offrir une chance équitable à tous les enfants de la région et d’avoir un accès à une éducation de qualité.   « La création de Enfant Espoir de Demain en 2017, a pour vocation l’instruction des enfants vulnérables, la protection des enfants et leur réinsertion dans le tissu familial. Son lancement officiel s’est déroulé à Berberati car l’organisation se veut plus particulièrement proche des villages là où les populations notamment les enfants en ont le plus besoin », a-t-elle fait savoir.

« Nous avons actuellement des kits scolaires et nous attendons de recevoir de l’aide pour l’acheminement jusqu’à Boufolo. Mais nous n’allons pas rester seulement à Bangui, Enfants Espoir de Demain » va s’atteler à sillonner l’arrière-pays et chercher à aider les enfants des villages les plus démunis à obtenir une scolarité digne, à encourager les parents à envoyer leurs enfants à l’école, à l’instar du village BOUFOLO, car les enfants sont l’avenir de la RCA », a-t-elle précisé.

Depuis la création de cette ONG dont le siège est logé à Fatima-1, Rue de la Paix dans le 6ème Arrondissement à Bangui,  elle mène ses activités sur ses fonds propres. Le second volet de ses actions s’articule autour de la protection des enfants.

Depuis le mois de mars 2020, Enfant Espoir de Demain a apporté son soutien moral et matériel à une petite fille de 09 ans qui a été maltraité par sa demi-sœur au quartier Kokoro-3.

L’enfant a été admise au centre d’accueil, « Centre Béthanie » dans le 2ème arrondissement de Bangui. « L’Enfant Espoir de Demain avait pris attache avec ses parents à Berberati pour leur informer de la situation. Dans le centre  susmentionné, l’enfant a rapidement retrouvé le sourire, la joie de vivre et l’affection qui lui avaient fait défaut depuis de très nombreux mois. Le dossier de la petite Maeva se trouve en ce moment au parquet du Tribunal de Bangui », a fait savoir, Yvette Agouo Gnadindo.

Aux dernières nouvelles, la petite fille Maeva est arrivée à Berberati le vendredi 19 juin 2020. Elle a été accueillie par le Directeur Régional des Affaires Sociales en présence de l’équipe locale de l’« Enfant Espoir de Demain » avant d’être remis à son père. Pour tout contact, l’Enfant Espoir de Demain (E.E.D). Tel: +236 72-14-92-05 /+236 75-95-75-91 / (WhatsApp):+1 914-608 2088 /Email: Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser.

Cyrille Wegue

mardi, 16 juin 2020 17:25 In SOCIETE Tags
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Centrafrique : Couac dans le processus de recrutement des Agents contrôleurs et de Constatation de la CEMAC

BANGUI, le 16 JUIN 2020, (RJDH)---Le Processus de recrutement des Agents, contrôleurs et de Contestation de l’école inter Etat des Douane en Centrafrique est entaché d’irrégularité. C’est ce qu’a fait savoir certains candidats déclarés admis à l’issu des tests. Certains candidats retenus sur la première liste affichée sont remplacés par d’autres noms qui soit, ont une moyenne inférieure à 10 ou qui n’ont jamais passé le test.

Certains candidats déclarés admis aux tests des Agents, contrôleurs et de constatations de l’école inter Etat des Douanes de la République Centrafricain ont manifesté leur mécontentement suite aux irrégularités constatées dans le processus. « Tout ce qui nous fruste dans cette affaire, c’est qu’on s’est rendu compte que le critère de méritocratie dont a fait preuve beaucoup de candidats, et que l’école prône également n’est pas respecté. Il y a des gens qui ont une moyenne de 9 qui sont retenus sur la seconde liste alors qu’il y a des gens qui ont une moyenne de 14, 13 et 12 qui ne sont pas retenus. Et il y a des noms des personnes qui n’ont jamais passé le test qui sont retenus sur la seconde liste », a fait savoir MBILINANGUERA Anicet qui est l’un des candidats. 

Ce dernier a également fait savoir qu’ils ne sont pas restés les bras croisés face à cette injustice. «  On a essayé de saisir le représentant de la CEMAC à Bangui. Il nous a dit que c’est la liste qu’il a reçu et que c’est l’école qui normalement devrait s’occuper de ces genres de litige. Entre temps, on a écrit, on a envoyé à l’école à son adresse E-mail. Mais depuis ce temps, nous n’avons jamais reçu l’accusé de réception », a-t-il dit. 

A en croire ces mécontents, la première liste des admis une fois affiché exige des candidats retenus certaines formalités à savoir la confirmation de leur participation à la formation au niveau du siège à Bangui et par E-mail au niveau de l’école. Ce que bon nombre de candidats ont fait.

Pour REBENDJI Asyncrite, également candidat, « s’il y avait eu des visites médicales ou certaines procédures telles que les enquêtes de moralités entre la publication de ces deux listes, on allait comprendre qu’il y a eu des handicapés ou des malades etc. Mais tel n’a pas été le cas. Cette histoire nous tient à cœur parce qu’il est question de représenter le pays. Et c’est déplorable si déjà on envoie des gens qui ont démérité aux tests et d’autres qui n’ont jamais passé le test. C’est une compétition inter Etat de la CEMAC », a-t-il déploré. 

C’est le 1er mars 2020 que les épreuves écrites ont eu lieu et l’affichage des résultats s’est fait le 11 mai au niveau du siège de la CEMAC et de l’école Inter Etat des Douanes de Bangui  avec des noms et des moyennes de chaque candidat. Selon les mécontents, ils sont en démarches auprès des autorités du pays qui leurs ont promis de décompter la situation. Le RJDH a tenté en vain d’entrer en contact avec les personnes mises en cause dans cette affaire.

Cyrille WEGUE

mardi, 16 juin 2020 17:25 In SOCIETE Tags
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Centrafrique : Couac dans le processus de recrutement des Agents contrôleurs et de Constatation de la CEMAC

BANGUI, le 16 JUIN 2020, (RJDH)---Le Processus de recrutement des Agents, contrôleurs et de Contestation de l’école inter Etat des Douane en Centrafrique est entaché d’irrégularité. C’est ce qu’a fait savoir certains candidats déclarés admis à l’issu des tests. Certains candidats retenus sur la première liste affichée sont remplacés par d’autres noms qui soit, ont une moyenne inférieure à 10 ou qui n’ont jamais passé le test.

Certains candidats déclarés admis aux tests des Agents, contrôleurs et de constatations de l’école inter Etat des Douanes de la République Centrafricain ont manifesté leur mécontentement suite aux irrégularités constatées dans le processus. « Tout ce qui nous fruste dans cette affaire, c’est qu’on s’est rendu compte que le critère de méritocratie dont a fait preuve beaucoup de candidats, et que l’école prône également n’est pas respecté. Il y a des gens qui ont une moyenne de 9 qui sont retenus sur la seconde liste alors qu’il y a des gens qui ont une moyenne de 14, 13 et 12 qui ne sont pas retenus. Et il y a des noms des personnes qui n’ont jamais passé le test qui sont retenus sur la seconde liste », a fait savoir MBILINANGUERA Anicet qui est l’un des candidats. 

Ce dernier a également fait savoir qu’ils ne sont pas restés les bras croisés face à cette injustice. «  On a essayé de saisir le représentant de la CEMAC à Bangui. Il nous a dit que c’est la liste qu’il a reçu et que c’est l’école qui normalement devrait s’occuper de ces genres de litige. Entre temps, on a écrit, on a envoyé à l’école à son adresse E-mail. Mais depuis ce temps, nous n’avons jamais reçu l’accusé de réception », a-t-il dit. 

A en croire ces mécontents, la première liste des admis une fois affiché exige des candidats retenus certaines formalités à savoir la confirmation de leur participation à la formation au niveau du siège à Bangui et par E-mail au niveau de l’école. Ce que bon nombre de candidats ont fait.

Pour REBENDJI Asyncrite, également candidat, « s’il y avait eu des visites médicales ou certaines procédures telles que les enquêtes de moralités entre la publication de ces deux listes, on allait comprendre qu’il y a eu des handicapés ou des malades etc. Mais tel n’a pas été le cas. Cette histoire nous tient à cœur parce qu’il est question de représenter le pays. Et c’est déplorable si déjà on envoie des gens qui ont démérité aux tests et d’autres qui n’ont jamais passé le test. C’est une compétition inter Etat de la CEMAC », a-t-il déploré. 

C’est le 1er mars 2020 que les épreuves écrites ont eu lieu et l’affichage des résultats s’est fait le 11 mai au niveau du siège de la CEMAC et de l’école Inter Etat des Douanes de Bangui  avec des noms et des moyennes de chaque candidat. Selon les mécontents, ils sont en démarches auprès des autorités du pays qui leurs ont promis de décompter la situation. Le RJDH a tenté en vain d’entrer en contact avec les personnes mises en cause dans cette affaire.

Cyrille WEGUE

samedi, 13 juin 2020 09:45 In SANTE Tags
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Centrafrique :  Artemisia contre le paludisme en attendant les essais cliniques contre la Covid-19

BANGUI, 12 juin 2020 (RJDH)---En attendant les essais cliniques de l’Artemisia contre la Covid-19 tels que voulus par les scientifiques et l’Organisation Mondiale de la Santé, Jean-Denis Ngobo, cultivateur et point focal de la Maison d’Artemisia-Centrafrique appelle à l’intensification de la culture de cette plante médicinale.

« L’Artemisia n’a pas été connu pour lutter contre la Covid-19, mais un remède efficace contre le paludisme. C’est ce qui justifie sa culture en Centrafrique par la Maison d’Artemisia située à 13 km de Bangui sur la route de Damara », a fait savoir Jean Denis NGOBO, Cultivateur et Point Focal de la Maison d’Artemisia-Centrafrique dans une interview accordée au RJDH.

Avec l’avènement de la pandémie de Covid-19, le constat révèle qu’il y a une forte mobilisation des visiteurs et de clients à la recherche des informations sur cette plante réputée guérir le Covid-19. 

Même s’il y a de controverses autour de cette plante et de son efficacité à guérir ou non les malades de Covid 19, et ce, après les résultats cliniques recommandés par l’OMS, certains centrafricains s’en procurent déjà, soit pour se prévenir de Covid-19, soit pour lutter contre le paludisme. 

« J’étais passé ici la fois dernière, le responsable de la Maison d’Artemisia m’a fait savoir que sa culture est pour lutter contre le paludisme. Aujourd’hui, avec cette histoire de Coronavirus, les informations font état de ce que c’est cette plante qui soigne au Madagascar. Alors mes proches m’ont demandé de leur fournir cette plante afin de planter autour de la maison non seulement pour lutter contre le paludisme mais également contre le Covid-19 », a fait un homme rencontré sur le site venu s’en procurer.

Une logique que ne partage pas Jean Denis Ngobo, qui précise que l’intensification de la culture d’Artemisia par son association s’inscrit dans la droite ligne de campagne de lutte contre le paludisme en attendant les essais cliniques contre le Covid-19 par l’OMS. « Notre premier but c’est de combattre le paludisme puisque nous savons qu’à partir du mois de juillet jusqu’au mois d’octobre, c’est la période de pic de palu en République Centrafricaine. Et pour le Corona virus, nous attendons aussi comme a dit l’OMS, les études cliniques. La Maisons d’Artemisia englobe aussi des Scientifiques au rang desquels, il y a des médecins et des Agronomes. Donc, nous attendons de ces résultats d’études cliniques pour affirmer ou infirmer de l’efficacité de cette plante contre la Covid-19 ».

Pour réussir cette campagne de lutte contre le paludisme, le point focal de la Maison de l’Artémisia-Centrafrique, pense qu’il faudrait plus de mobilisation de la part de ses compatriotes. « Je demande à mes compatriotes centrafricains de chercher des pépinières et de les planter tout autour de leur maison. C’est répulsif contre les moustiques d’abord, et quand la plante devient mure, ils peuvent cueillir les feuilles pour les consommer en tisane en cas de traitement ou de prévention contre le paludisme, une journée sur deux », dit-il.

La Maison d’Artémisia de Pk 13 est actuellement l’unique site de production d’Artemisia depuis 2007 en Centrafrique. Une quinzaine de personnes ont été formées par cette association, mais celles-ci n’ont pas encore démarré la culture à travers le pays. 40 grammes des feuilles séchées d’Artémisia se vend à 2500 frs et une pépinière à 500 frs alors qu’une pépinière se vendait à 1000 frs sur le même site avant l’avènement de Covid-19.

 Cyrille Wegue

samedi, 13 juin 2020 09:45 In SANTE Tags
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Centrafrique :  Artemisia contre le paludisme en attendant les essais cliniques contre la Covid-19

BANGUI, 12 juin 2020 (RJDH)---En attendant les essais cliniques de l’Artemisia contre la Covid-19 tels que voulus par les scientifiques et l’Organisation Mondiale de la Santé, Jean-Denis Ngobo, cultivateur et point focal de la Maison d’Artemisia-Centrafrique appelle à l’intensification de la culture de cette plante médicinale.

« L’Artemisia n’a pas été connu pour lutter contre la Covid-19, mais un remède efficace contre le paludisme. C’est ce qui justifie sa culture en Centrafrique par la Maison d’Artemisia située à 13 km de Bangui sur la route de Damara », a fait savoir Jean Denis NGOBO, Cultivateur et Point Focal de la Maison d’Artemisia-Centrafrique dans une interview accordée au RJDH.

Avec l’avènement de la pandémie de Covid-19, le constat révèle qu’il y a une forte mobilisation des visiteurs et de clients à la recherche des informations sur cette plante réputée guérir le Covid-19. 

Même s’il y a de controverses autour de cette plante et de son efficacité à guérir ou non les malades de Covid 19, et ce, après les résultats cliniques recommandés par l’OMS, certains centrafricains s’en procurent déjà, soit pour se prévenir de Covid-19, soit pour lutter contre le paludisme. 

« J’étais passé ici la fois dernière, le responsable de la Maison d’Artemisia m’a fait savoir que sa culture est pour lutter contre le paludisme. Aujourd’hui, avec cette histoire de Coronavirus, les informations font état de ce que c’est cette plante qui soigne au Madagascar. Alors mes proches m’ont demandé de leur fournir cette plante afin de planter autour de la maison non seulement pour lutter contre le paludisme mais également contre le Covid-19 », a fait un homme rencontré sur le site venu s’en procurer.

Une logique que ne partage pas Jean Denis Ngobo, qui précise que l’intensification de la culture d’Artemisia par son association s’inscrit dans la droite ligne de campagne de lutte contre le paludisme en attendant les essais cliniques contre le Covid-19 par l’OMS. « Notre premier but c’est de combattre le paludisme puisque nous savons qu’à partir du mois de juillet jusqu’au mois d’octobre, c’est la période de pic de palu en République Centrafricaine. Et pour le Corona virus, nous attendons aussi comme a dit l’OMS, les études cliniques. La Maisons d’Artemisia englobe aussi des Scientifiques au rang desquels, il y a des médecins et des Agronomes. Donc, nous attendons de ces résultats d’études cliniques pour affirmer ou infirmer de l’efficacité de cette plante contre la Covid-19 ».

Pour réussir cette campagne de lutte contre le paludisme, le point focal de la Maison de l’Artémisia-Centrafrique, pense qu’il faudrait plus de mobilisation de la part de ses compatriotes. « Je demande à mes compatriotes centrafricains de chercher des pépinières et de les planter tout autour de leur maison. C’est répulsif contre les moustiques d’abord, et quand la plante devient mure, ils peuvent cueillir les feuilles pour les consommer en tisane en cas de traitement ou de prévention contre le paludisme, une journée sur deux », dit-il.

La Maison d’Artémisia de Pk 13 est actuellement l’unique site de production d’Artemisia depuis 2007 en Centrafrique. Une quinzaine de personnes ont été formées par cette association, mais celles-ci n’ont pas encore démarré la culture à travers le pays. 40 grammes des feuilles séchées d’Artémisia se vend à 2500 frs et une pépinière à 500 frs alors qu’une pépinière se vendait à 1000 frs sur le même site avant l’avènement de Covid-19.

 Cyrille Wegue

mardi, 05 mai 2020 15:07 In Politique Tags
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Centrafrique : Massacre de Ndélé, Mahamat Kamoun plaide pour une riposte musclée

BANGUI, le 05 mai 2020 (RJDH)---Mahamat Kamoun fait le parallélisme entre le déploiement des FACA à Birao et à Ndélé qui, selon lui, ne sera pas dissuasif. Il plaide pour une riposte musclée à la hauteur de la gravité des faits. Position exprimée le vendredi 01 mai 2020 lors d’un point de presse relatif aux massacres de Ndele du 29 Avril 2020.

Pour Mahamat Kamoun, le déploiement des FACA dans le nord-est du pays est intervenu après plusieurs signaux de détresse émis par les populations de cette région aux autorités du pays. « Des milliers de populations qui ont vécu vraiment des périodes cauchemardesques, ont été contraintes en violation de la Constitution de notre pays, à la déportation vers le Soudan et le Tchad. Aujourd’hui, les FACA sont déployées dans une ville fantôme », a constaté l’ancien premier ministre.

« Ce qu’on a toujours déploré dans ce pays, c’est la politique consistant à jouer le Médecin après la mort.  La crise de Birao a démarré l’année dernière le 1er septembre 2019. Les FACA viennent à peine d’être déployées, il y a une ou deux semaines, après que la ville a été mise en poussière », a-t-il noté.

L’annonce du déploiement des FACA à Ndélé sonne pour Mahamat Kamoun comme le début d’un processus qui prendra du temps. « A Ndélé, moi j’attends de voir comme St-Thomas. Entre la prise de décision et les actes, il faut du temps. D’ailleurs, nos militaires sont déjà dans certaines villes du pays, mais leur présence n’a pas permis de calmer la situation. La Minusca a les moyens pour dissuader, pour contraindre, pour anéantir n’importe quel groupe armé en République centrafricaine. Et la Minusca est présente à Ndélé, ils ne sont pas intervenus pur arrêter ce drame », a dénoncé Mahamat Kamoun qui précise, par-ailleurs, que c’est pour la 3ème fois en l’espace de deux mois que ces attaques ont eu lieu.

« Ils n’ont pas fini, et au moment où je vous parle, les hostilités continuent. Il y aura encore des attaques. Donc voilà, il faut une riposte musclée à la hauteur de la gravité des faits », a plaidé Mahamat Kamoun.

Les récentes violences interethniques entre deux groupes armés rivaux à Ndele ont occasionné plus d’une trentaine de personnes tuées.

 Cyrille Wegue

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