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jeudi, 19 novembre 2020 13:42 In Politique Tags
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Centrafrique : Des partis politiques et associations des jeunes soutiennent Catherine Samba-Panza à la présidentielle

BANGUI, le 19 novembre 2020(RJDH)----Deux partis politiques et deux associations de la jeunesse ont signé des accords politiques pour soutenir Catherine Samba-Panza, candidate indépendante à la présidentielle du 27 décembre prochain. La signature du document a été actée ce mercredi 18 novembre à Bangui.

Il s’agit des partis politiques Union nationale des démocrates républicains(UNADER), la Nouvelle alliance pour le progrès (NAP) et deux associations de la Jeunesse consciente pour le développement ainsi que celle engagée pour la Catherine Samba-Panza.  Cette alliance politique se crée à quelques semaines des élections groupées en République Centrafricaine prévues le 27 décembre 2020.

Cet engagement selon Laurent Gomina Pompali, président de l’UNADER, c’est pour soutenir la candidature de l’ancienne présidente de la transition à la présidentielle afin de changer l’identité du pays, « l’identité d’aujourd’hui est la salle, je suis d’accord que nous allons nous battre pour cela. Nous sommes sur la même longueur d’ondes et nous allons travailler même si on ne peut pas transformer, quand même nous devons espérer », soutient Laurent de l’UNADER.

La seule candidate à la présidentielle Samba-Panza dit avoir bâtir une vision qui nécessite un soutien d’autres partis politiques et associations, « je vais aux prochaines consultations électorales en tant que candidate indépendante. Je note avec regret que je suis la seule femme parmi les candidats à la présidentielle. C’est une fierté pour moi et c’est également une grande responsabilité parce que je devrais continuer à porter haut, le flambeau de la femme centrafricaine en politique. Pour y arriver j’ai bâti une vision, cette vision je me réjouis aujourd’hui. Certaines structures politiques et associations veulent la partager avec moi », a déclaré Samba-Panza lors de la cérémonie de signature des accords.

Catherine Samba-Panza est l’unique femme parmi les candidats à la présidentielle du 27 décembre 2020. Elle est la 12ème personnalité politique à pouvoir déposer sa candidature à la présidentielle comme indépendante.

Selon les closes de cet accord politique, les partis s’engagent à apporter soutien jusqu’aux résultats des élections dans le pays.

Cyrielle Wegué.

samedi, 14 novembre 2020 13:32 In INFO-ELECTIONS Tags
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Centrafrique : plus de 35% de femmes candidates aux législatives représentées au sein du comité qui soutient Samba-Panza

BANGUI, le 14 novembre 2020(RJDH)--- Le comité de soutien à la candidature de Samba-Panza se félicite de forte participation des femmes aux élections. Sur les 57 candidats repartis sur l’ensemble du territoire pour les législatives, au moins vingt femmes sont représentées soit plus de 35%.

Même si les dossiers de candidature sont en cours d’examen par la Cour Constitutionnelle, ce mais le comité de soutien à l’ancienne présidente de la transition salue la volonté de donner plus de chance aux femmes au processus électoral.

« Catherine Samba-Panza candidate indépendante a aligné 57 candidats et candidates sur les 16 préfectures du pays et dans les circonscriptions des arrondissements de Bangui. Sur les 57, il y a 20 femmes. Si vous faites la sommation, vous verrez qu’elle a largement dépassé les 35% qui sont en quelques sortes exigées à toutes les entités, à tous les partis politiques qui vont aux élections », a rappelé Anicet Guyama Massogo, son Porte-Parole de Catherine Samba-Panza.

Selon lui, sur les 20 femmes, il y en a dans l’arrière-pays, les préfectures, mais il y en a aussi à Bangui dont Catherine Samba-Panza elle-même.

« Donc, il y a 6 femmes pour les circonscriptions de la capitale puisqu’effectivement, madame Catherine Samba-Panza a voulu se présenter comme la candidate des femmes. Je le dis en toute connaissance de cause. Pour ceux qui le savent, elle n’était pas partante au départ. Mais ce sont les femmes au plan national et international qui ont commencé à susciter sa candidature. Ce sont ces arguments qui l’ont persuadé de se positionner pour aller aux élections au nom des femmes », a précisé Anicet Guyama Massogo.

Les femmes sont beaucoup encouragées par des partenaires internationaux en République Centrafricaine pour leur participation au processus électoral. Moins de femmes sont représentées aux législatives. A la présidentielle, Catherine Samba-Panza est la seule femme candidate à pouvoir déposer son dossier de candidature.

/ Cyrille Wegue

jeudi, 12 novembre 2020 22:54 In HUMANITAIRE Tags
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Centrafrique : la situation humanitaire préoccupante à Bambouti dans le Haut-Mbomou suite aux combats opposant deux groupes rivaux de l’UPC

BAMBOUTI, le 12 novembre 2020, (RJDH)---La situation humanitaire et sécuritaire dans la ville de Bambouti reste préoccupante suite aux combats qui ont opposé deux fractions rivales de l’UPC depuis le samedi 07 Novembre dernier. Selon le Député de Bambouti Jean Bernard Anioué Gbissigui, ces combats qui se sont généralisés dans la ville après deux jours d’affrontement ont provoqué une vague de réfugiés centrafricains sur le territoire sud-soudanais.

Ces combats selon le Député de Bambouti, se sont produits entre les éléments de l’UPC basés à Bambouti, « c’est depuis le samedi 06 novembre qu’une partie d’éléments de l’UPC a traversé la frontière pour aller vers le Sud-soudan alors qu’ils leur sont formellement interdits de traverser de l’autre côté. Une fois aperçu de l’autre côté du territoire, les jeunes les ont rappelé à l’ordre. Mais ces éléments de l’UPC ont eu le courage de tabasser un jeune sur son territoire avant de repartir sur Bambouti », a-t-il expliqué.

De retour de Bambouti, raconte l’honorable, « les échanges de tirs ont démarré. Et arrivée le dimanche c’était devenu le pire. Les informations en ma possession évoquent le décès de certains leaders influents de l’UPC à Bambouti. Les combats qui ont démarré le samedi, dimanche et lundi, cela s’est généralisé et la population ne pouvait pas supporter. La majeure partie de la population a traversé la frontière pour se réfugier au sud soudan » a-t-il poursuivi.

C’est depuis le mois de septembre 2019 que les éléments de l’UPC ont fait leur incursion dans la ville de Bambouti face à ce que l’élu de la nation qualifie de passivité des autorités du pays. « La population est abandonnée à elle-même et ne sait à quel saint se vouer. De l’autre côté vers le sud soudan, nous sommes taxés. Les gens disent que c’est nous qui gardons les rebelles à la frontière, et ce n’est pas normal. Nous savons que l’Etat centrafricain à la possibilité d’envoyer des militaires à la frontière, mais il ne veut pas. Mais aujourd’hui, par contrainte, la population est en train de traverser, quel sort leur sera réservé. C’est là où s’est compliqué », a conclu le Député de Bambouti.

La ville de Bambouti est située à plus de 1400 km de Bangui à l’extrême Est du pays.  La tenue des élections dans cette partie du territoire semble hypothétique vue que même les agents de l’ANE n’ont pas eu le temps de boucler les opérations d’enrôlement sur la liste électorale. Ces derniers ont pu enrôler seulement 700 électeurs, selon le député en trois jours avant d’être chassés par les éléments de l’UPC. /Cyrille Wegue

jeudi, 29 octobre 2020 11:59 In SOCIETE Tags
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Centrafrique : Le village de Batayanga, au sud-est du pays, sensibilisé sur la Covid 19

BEGOUA, 29 octobre 2020 (RJDH)---Depuis le mois de mars où la pandémie de Covid19 a été déclarée en RCA, c’est le samedi 24 que la toute première campagne de sensibilisation et de distribution dans le cadre de la lutte contre cette maladie s’est déportée dans cette localité située à 37 km de Bangui sur l’axe Boali. Ceci, grâce à l’ONG nationale, OCEASAM (Organisation Centrafricaine pour l’Education, l’Agriculture, la Santé et l’Aide Médicale) dont le siège se trouve à Bégoua.

Le village de Batayanga est situé à environ 37 km de Bangui, dont 30 km sur la voie publique et 7 en profondeur de la brousse sur l’axe Boali. Bien que la localité soit proche de Bangui, la campagne de sensibilisation sur la Covid 19 n’est jamais arrivée dans la localité. « Depuis que le Coronavirus est signalé en RCA, c’est à travers les radios que nous écoutons, c’est Dieu qui nous protège ici. D’ailleurs même à l’entrée de notre village qu’est-ce que vous avez vue comme dispositif, de lavage  main et autres. Tout est parti ou rester sur la route principale comme si Batayanga n’est pas une partie de Centrafrique », a indiqué un habitant.

« C’est pour la première fois que nous accueillons une campagne de sensibilisation dans notre village avec l’avènement de Covid 19. Donc, c’est grâce à l’ONG OCEASAM. Nous remercions du fond de cœur cette ONG, car non seulement ils nous ont sensibilisés mais ils ont également remis des kits. Vous savez que c’est un problème puisque nous n’avons même pas ces dispositifs dans les églises et l’école ».

Pour Jeannette Félicité Saba, assistante du Coordonnateur de l’OCEASAM, la pandémie de la maladie à Covid 19 vient s’ajouter au lot des difficultés que rencontre la population centrafricaine au quotidien suite aux récurrentes crises que le pays a traversé. « Notre déplacement dans la localité aujourd’hui c’est d’apporter un message à la population. Et nous ne pouvons venir les mains vides. C'est pour cette raison que nous avons jugé utile de nous mobiliser sur nos fonds propres afin de se munir de gargoulettes communément appelé « Bouta », du savon et du détergent ».

« C’est un geste symbolique, puisque ce geste est destinée à au moins 50 ménages constitués en majorité des  personnes vulnérables notamment les personnes de troisième âges et les veuves.  Mais je puis vous rassurer que ce geste n’est ni la premier, ni le dernier parce que nous nous sommes rendu compte qu’il y a trop de besoin dans le village, il n’y a pas que la lutte contre la Covid 19 », a mentionné Jeannette Félicité Saba. 

L’ONG nationale OCEASAM qui s’investi dans l’assistance humanitaire et le développement a mené ces activités sur ses fonds propres. Aujourd’hui, avec les difficultés constatées et exprimées par la population de Batayanga lors de cette campagne de sensibilisation envisage d’y retourner.

Mais cette fois un accent qui sera beaucoup plus mis sur l’éducation et l’agriculture ont indiqué les responsables. Entre autres besoins de la population, le manque d’infrastructure routière, le manque de personnel soignant, des enseignants qualifiés et le manque d’eau potable.

Cyrille Wegue

samedi, 24 octobre 2020 07:21 In EDUCATION Tags
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Centrafrique : Des cadres centraux et déconcentrés du ministère de l’éducation à l’école de la collecte des données par SMS

BANGUI, 24 octobre 2020, (RJDH)---Des cadres centraux et déconcentrés du ministère de l’éducation primaire et secondaire sont depuis 23 octobre 2020 en atelier de formation sur la collecte des données par SMS via téléphones sur la Covid_19 en milieu scolaire. Durant deux jours de travaux qui ont démarré à l’INRAP à Bangui, ces cadres auront à acquérir les techniques de collecte de ces données.

Le programme a eu lieu grâce à l’appui de l’Unicef et vise à sensibiliser et prévenir la pandémie de Covid19 en milieu scolaire en vue d’une poursuite saine du processus d’apprentissage à travers le pays. Le virus de la maladie à coronavirus n’est pas encore éradiqué.

Vu qu’aujourd’hui, il n’y a pas encore un remède face à ce virus, l’unique stratégie efficace, c’est le respect des mesures barrières. Moukadas Nour, ministre de l’enseignement primaire et secondaire explique le pourquoi de cet atelier, « nos élèves vont reprendre les activités scolaires dans un contexte où, il y a encore la circulation de ce virus. Donc, il n’est que normal d’enseigner ou d’apprendre à nos responsables pédagogiques, comment riposter contre cette pandémie », a indiqué le ministre Moukadas Nour. 

« Ils vont être enseigné, en temps réel parce qu’ils vont utiliser des moyens modernes à savoir les téléphones pour donner des informations concernant cette pandémie-là. Et ce sont des informations qui seront utilisées en temps réel bien entendu au niveau de la direction générale des statistiques avant d’être traitées et acheminées par la suite au niveau du ministère. Donc, nous aurons une base de données qualitative et quantitative», a-t-il précisé.  

« Il n’y a pas que le port des masques, il y a la dotation des établissements en kit. Je veux parler des gels hydro alcooliques, du savon. Ils seront même équipés de thermomètre ce qui concerne les responsables des établissements pour prendre des températures aussi bien des élèves que des enseignants. Ces kits sont actuellement en train d’être acheminés pour faire respecter les mesures barrières. Et aussi, il faut respecter la distanciation sociale », a conclu le ministre Moukadas Nour.    

Pour le ministre, Moukadas Nour, des masques ont été déjà distribués, le travail qui aujourd’hui reste à faire est de sensibiliser les élèves à en faire usage. Selon lui, le constat a révélé que lors des examens de fin d’année, bien que disposés, les élèves ont préféré les ranger dans leurs sacs.

Cyrille WEGUE 

 

jeudi, 22 octobre 2020 14:37 In ECONOMIE Tags
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Centrafrique: Hypothétique rentrée scolaire à Obo face à la rareté et la cherté des fournitures scolaires

OBO, 22 octobre 2020, (RJDH)---La rentrée des classes 2020-2021 est hypothétique à Obo dans le Haut-Mbomou face à la rareté et la cherté des prix des fournitures scolaires. C’est une triste réalité que les enfants ainsi que leurs parents dans cette partie du territoire centrafricain à un millier de km de Bangui à l’extrême Est du pays. Une situation qui trouve son origine dans  la situation sécuritaire critique dans la région.

En cette période de la rentrée scolaire qui s’annonce à grand pas, les élèves, les parents d’élèves du Haut-Mbomou notamment ceux d’Obo éprouvent des difficultés à assurer leur responsabilité à travers le paiement des fournitures scolaires. «J’avoue qu’à ce rythme, l’enfant du paysan ne peut pas avoir accès aux cahiers pour la rentrée scolaire. Le cahier de 50 pages coute 500Frs-cfa, celui de 100 pages à 1000 frs et  200 pages est à 2000 frs. Et devant cette situation, nous risquons fort d’assister à un fort taux d’abandon parce qu’ils ne peuvent pas, ils ne peuvent rien. J’ai sept enfants et présentement je suis en train de me battre afin de leur fournir le nécessaire pour la rentrée. Qu’adviendra-t-il des veuves et orphelins ? D’ailleurs, l’ardoise et le cahier, même pour les avoir sur le marché, c’est difficile» s’indigne un parent d’élève d’Obo.

« Tout ce que nous sommes en train de vivre c’est à la solde de nos autorités qui continuent de ménager les groupes armés. Tous les grands axes sont jalousement bloqués par les groupes rebelles sans être inquiétés. Un commerçant qui ose, ou qui s’hasarde à voyager c’est à ses risques et périls. Soit, il meurt en route, soit il revient mais avec beaucoup de tracasseries en cours de route. Et s’il revient dans la localité, il augmente énormément ses prix. A cela s’ajoute le fait que les enseignants cadres refusent de venir travailler dans le haut Mbomou compte tenu de l’insécurité », a ajouté un autre parent.

Il ressort de la population que l’état critique de la route qui laisse à désirer et le voyage par avion qui selon eux se fait par des tries, font que la population se sente non seulement isolée et abandonnée à sa triste sort, mais également et pris en étaux face aux exactions des groupes armés et le désengagement des autorités compétentes.

La ville d’Obo à l’instar des autres villes du pays, est composée en majorité des Maitres parents. Depuis l’annonce de la rentrée scolaire au titre de l’année académique 2020-2021, il ressort des autorités locales qu’en dépit du climat sécuritaire précaire, les élèves sont prêts à reprendre le chemin de l’école, sauf la disponibilité des fournitures scolaires sur le marché qui fait défaut.

Cyrille Wegue

mercredi, 07 octobre 2020 14:00 In SANTE Tags
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Centrafrique : le vaccin contre le tétanos fragilisé par des rumeurs liées au vaccin contre Covid-19

BANGUI, le 06 septembre 2020 (RJDH)---La mobilisation des femmes campagne de vaccination contre le tétanos du 30 septembre au 03 octobre, est faible selon les services de santé à Bangui. Cela est dû aux rumeurs faisant état de ce que cette vaccination empêche la fertilité féminine pour les uns et un vaccin contre la Covid 19 pour les autres.

Une situation que dénonce le Dr. Coquette Joëlla Aurore, coordonnatrice de la campagne de vaccination à Bangui. Elle en appelle aux femmes dont les tranches d’âge varient entre 14 ans à 49 ans à aller massivement se faire vacciner afin non seulement de garantir leur santé mais également la santé de leurs progénitures.

Pour illustrer cette faible participation des femmes à la campagne de vaccination contre le tétanos, l’exemple est pioché à partir des donnés du 7ème arrondissement de Bangui où c’est seulement 6 188 femmes qui ont actuellement vaccinées alors que l’on s’attendait à plus de 17 515.  « Sur l’organisme humain, ce vaccin produit la présence des anticorps qui protègent la femme contre le clostridium tétanique qui est la bactérie à l’origine de tétanos », fait-elle valoir, tout en relevant que « quand une femme accouche, normalement elle doit accoucher dans des conditions normales. Mais il arrive que les femmes se présentent tard, ou ne se présentent pas dans les maternités et accouchent à la maison.  Si elle a bien reçu ces vaccins et que les conditions d’accouchements sont réunies, elle sera protégée et son enfant sera également protégé contre le tétanos », a expliqué Dr Coquette Joëlla Aurore.

 « Je lance un vibrant appel à l’endroit des femmes de se présenter dans les sites temporaires de vaccination que nous avons créée pour se faire vacciner contre le tétanos. Parce que ce vaccin n’est pas un vaccin contre le Coronavirus. Jusqu’à lors, le monde entier n’a pas pu développer un vaccin contre la Covid19 », a-t-elle lancé pour couper court aux rumeurs qui circulent contre ce vaccin contre le tétanos.

Lancé le 30 septembre 2020, la campagne de vaccin contre le tétanos ouverte pour les femmes de 14 à 49 ans prendre fin le 04 octobre 2020. Les sites temporaires de vaccins créent dans les arrondissements de Bangui sont les écoles, les domiciles des chefs de quartier ou chefs de groupe.

Cyrille Wegue

jeudi, 24 septembre 2020 13:55 In INFO-ELECTIONS Tags
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Centrafrique : l’Autorité Nationale des Elections, vidée de ses commissaires

BANGUI, 24 septembre 2020, (RJDH)---Le quartier général de l’Autorité Nationale des Elections en Centrafrique, est actuellement vide de ses membres. Tous sont à l’extérieur du pays comme agents recenseurs. Une situation inquiétante dans un contexte où la tenue des élections à bonne date devient un sujet majeur et préoccupant après l’adoption de la nouvelle loi rectificative du code électoral par les élus de la nation.

Suite à l’adoption de la nouvelle loi électorale par les élus de la nation le 23 septembre 2020 et vue l’urgence des actions à mener pour la tenue des élections à bonne date, le comportement rétrograde des membres de l’ANE, organe en charge des élections est loin de convaincre.

« On avait déposé une requête, et l’ANE nous a donné un délai. Pour la première requête, et les responsables nous ont fait savoir qu’ils ne savent pas où  a mis ça. Et nous avons déposé une deuxième requête. Ce que nous avons fait la semaine surpassée et le rendez est pris pour le milieu de la semaine passée. Malheureusement c’est ce qui n’est pas encore fait. Et hier nous étions devant l’ANE et à notre grande surprise, nous avons appris qu’il y a personnes pour siéger sur les requêtes parce que tous les membres sont à l’étranger. C’est vraiment malheureux pour ce pays. Qui va répondre à nos requêtes ? » s’est indigné un agent tablette lors de leur manifestation devant l’ANE le 22 septembre dernier.

Cette préoccupation a fait l’objet d’une enquête de la part du RJDH qui a finalement remarqué comme cet agent tablette, que la plupart des commissaires et autres membres de l’organe en charge d’organiser les élections sont tous à l’extérieur du pays à l’exception d’un commissaire sur les neuf . 

Pour un observateur politique, l’idéal aurait voulu qu’une fois l’adoption de cette loi rectificative par les députés, les principaux responsables de l’ANE devraient rester à Bangui afin de boucler les opérations électorales au plus tard le 08 octobre prochain.

Cyrille Wegue

mardi, 15 septembre 2020 14:58 In Femme/Enfant Tags
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Centrafrique : Wali mon londo I maï convainc les femmes de la Lobaye à s’investir dans les élections

BANGUI, 15 septembre 2020, (RJDH)---Du 30 aout au 08 septembre 2020, l’Association « Wali Mo Londo I Maï » a parcouru 10 villes et commune de la Lobaye. L’objectif de la mission est d’instruire les femmes à s’impliquer davantage dans le processus électoral en cours et à promouvoir leur autonomisation.

La République centrafricaine ne se limite pas qu’à Bangui, déclare Sidoine Louisa Makanda, présidente de l’Association Wali Mo Londo I Maï. « Dans les 16 préfectures du pays, il y a des femmes qui souffrent beaucoup plus et qui s’en plaignent. Raison de plus pour l’association « Wali mon Londo i Maï » à aller vers ces femmes de l’arrière-pays. Nous avons appris que les femmes par rapport au processus électoral en cours, sont beaucoup plus démotivées dans l’arrière-pays. Ces femmes se plaignent beaucoup et se disent abandonnées par chaque régime qui se succède à la tête de ce pays », a-t- elle indiqué.  

Pour joindre les deux bouts, justifie-t-elle, il faut donner aux femmes centrafricaines du monde rural des connaissances sur la gestion des activités génératrices de revenu. « Ces femmes exercent parfois dans de petits commerces mais elles ont du mal à gérer leurs affaires, et il leur faut quelqu’un pour les encadrer, les orienter »

En plus de difficultés économiques, relève Sidoine Makanda, les femmes font face à de sérieux problèmes d’accès facile aux soins de santé. « Il y a des femmes qui disent que même pour accoucher elles ont des problèmes », rapporte-t-elle, tout en précisant, qu’« il faut parcourir des kilomètres à la recherche d’un centre de santé alors qu’il y a des personnes qu’on peut former surplace comme aide-soignante afin d’assurer ce service.

Même constat pour l’éducation ou la scolarisation des filles. « Certaines sont incapables d’écrire leurs noms. Il n’y a même pas d’enseignants qualifiés dans les villages. En tout cas, il y a de sérieux problème dans ces villages à tel enseigne que les femmes disent qu’elles sont fatiguées avec les élections dans ce pays », a mentionné la Coordonnatrice de Wali Mon Löndö I Maï.  

« Si une femme tient bien son foyer, je pense que les répercutions iront loin. Mais si elle lâche, c’est vraiment grave. L’objectif n’est pas seulement de s’enregistrer et d’aller voter pour la présidentielle et les législatives. Il y  beaucoup de choses. Les femmes aussi peuvent postuler pour devenir chefs de village, Mme le Maire, Mme le Préfet ou sous-préfet. Donc, autant que les hommes, les femmes ont beaucoup de rôle à jouer », a-t-elle poursuivi.  

L’objectif de la mission de l’Association « Wali Mon Löndö I Maï » vise à l’action participative des femmes centrafricaines pour les élections démocratiques pacifique, l’autonomisation et création des antennes de ladite association.

Créée en 1995, l’association Wali Mon Löndö I Maï a pour vocation de promouvoir l’autonomisation de la femme centrafricaine. Si dans l’arrière-pays l’expérience a démontré que ce sont les femmes qui supportent les chargent familiale, « elles ont besoin qu’on puisse les soutenir dans peu de chose parce qu’on ne peut pas se laisser comme ça et faire quelques chose. Et nous avons décidé d’aller vers eux. Et on a également appris à ces femmes à bien prendre soin de leurs enfants, à offrir les mêmes opportunités de réussite aux filles et aux garçons dans les études et de faire le suivi régulier de ses  enfants une fois les envoyer à l’école » a expliqué Sidoine Louisa Makanda.  

Pour pérenniser cet engagement, « nous avons des téléphones et des cartes Sim à chaque bureau d’antenne une fois mise en place. Et également des kits d’hygiène contre la Covid19 », fait-elle savoir.

Pour la réalisation de cette activité, l’Association Wali Mon Londo I Maï a bénéficié de l’appui du Président de la République Centrafricaine, Pr, Faustin Archange Touadera qui selon la Coordonnatrice de Wali Mon Londo I Maï s’est intéressé à leur projet une fois sollicité.

Cyrille Wegue

dimanche, 23 août 2020 13:01 In Politique Tags
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Centrafrique : L’URCA appelle à plus de responsabilités le Président Touadera face aux agissements de Didacien Kossimatchi

BANGUI, 23 aout 2020, (RJDH)---L’URCA prend acte de la déclaration de Didacien Kossimatchi sur les ondes de la radio nationale, samedi 23 aout, appelant les jeunes de son mouvement Talitha Koum à s’en prendre physiquement au leader de l’opposition démocratique, d’Anicet Georges Dologuélé. L'URCA appelle le Président de la République à prendre ses responsabilités face aux agissements de ce dernier. Position exprimée ce dimanche 23 aout 2020.

Pour l’URCA, par la voix de Christian Gazam Betty, conseiller en communication d’Anicet Georges Dologuele, le Président Touadera doit prendre ses responsabilités face à cet énième appel à la haine d’un des cadres de son parti. « Ce cadre du MCU a clairement dit que la jeunesse viendra saisir M. Anicet Georges Dologuélé sur les ondes de Radio Nationale. Ce cadre était entouré des directeurs de la radio et de la télévision dans une conférence de presse, et a fait une déclaration en faisant appel à la haine. C’est que le Président de la République est d’accord avec cela, non seulement le Président de la République, c’est que le ministre de la communication est d’accord avec cela, non seulement le ministre de la communication, c’est que le premier ministre est d’accord avec cela », note-t-il.

Face à cette déclaration, selon Christian Gazambeti, « La réponse de l’URCA, la réponse de la jeunesse de l’URCA est très simple. Nous demandons au président de la République une seule chose. M. le Président, un cadre de votre parti a dit, ils vont venir saisir M. Dologuélé. Notre réponse est : venez le chercher », a-t-il déclaré.

L’URCA ne va pas rester les bras croisés car elle entend saisir les instances de régulation des médias en Centrafrique à savoir le Haut Conseil de la Communication sur la question. « Nous allons très clairement saisir le HCC, nous allons très clairement saisir la radio nationale qui est notre radio pour demander des explications parce qu’un droit de réponse ne nous intéresse pas. Comment peut-on laisser aujourd’hui un centrafricain aller proférer des menaces envers un autre centrafricain sur la radio nationale qui appartient aux centrafricains. C’est parce qu’il est MCU, c’est parce qu’il est proche du pouvoir qu’il peut aller et de parler comme il veut, d’insulter comme il veut ? », s’est indigné Christian Gazambeti.

« Nous disons que l’opinion nationale et l’opinion internationale doivent mettre un grand coup d’œil sur ce qui est en train de se passer. Donc, le Président Touadera joue avec le feu », prévient-il.  

Pour rappel, la réaction de l’URCA fait suite à la sortie médiatique de Didacien Kossimatchi, en date du 22 aout estimant que le Président de l’URCA, selon ses dires, aurait traité les centrafricains de mouton lors d’une interview accordée à un média en place.

Cyrille Wegue

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