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lundi, 10 août 2020 14:50 In Politique Tags
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Centrafrique : la Présidence de la République botte en touche la demande de la concertation nationale

BANGUI, 10 août 2020 (RJDH)---La Présidence de la République botte en touche la concertation nationale voulue par une frange de partis politiques et de la société civile. Elle n’estime que le fait générateur devant justifier la convocation de la concertation  nationale par l’exécutif ne s’est pas encore produit, dès lors que l’ANE persiste et signe que les élections seront organisées dans le délai constitutionnel. C’est ce qui ressort d’un communiqué de la présidence en date du 06 août 2020.

Ce communiqué de la présidence fait suite à l’ultimatum de trois jours de la synergie des partis politiques, des organisations de la société civile et des syndicats. Tout en condamnant ce que la présidence qualifie de manipulation, elle tient à apporter les éclaircissements sur la position de la Cour Constitutionnelle en date du 05 juin l’avis défavorable des élus de la nation sur la révision de la constitution en ces termes : « Si les délais constitutionnels et légaux fixant le déroulement du processus électoral ne pouvant être respecté et vont manifestement conduire à un dépassement de la date du 30 mars 2021, il y a lieu, sans procéder  à une révision de la Constitution, de recourir à une démarche consensuelle par une concertation nationale », a indiqué le communiqué.  

Cette concertation inclusive à l’exception de la Cour Constitutionnelle selon la Présidence sera effectuée dans un court délai regroupant en un même lieu les différentes entités, notamment; l’exécutif, le législatif, les partis politiques, la société civile, les anciens président de la république, les anciens Chefs d’Etat, les institutions de la République ( à l’exception de la Cour Constitutionnelle), « Ceci enfin d’aboutir à une solution consensuelle qui puisse encadrer le report des élections et le glissement du calendrier électoral devenu inéluctable, cette concertation devant être organisée par l’exécutif. Les résultats de cette concertation seront soumis avant leur adoption à la Cour Constitutionnelle en tant que gardienne de la Constitution pour vérification de la compatibilité des dispositions issues de la concertation avec la Constitution», à préciser le communiqué de la présidence.   

La Présidence de la République n’estime que le fait générateur devant justifier la convocation de la concertation nationale par l’exécutif ne s’est pas encore produit, dès lors que l’ANE persiste et signe que les élections seront organisées dans le délai constitutionnel.     

En date du 03 août 2020 cette synergie réclame du Président de la République la convocation d’une concertation inclusive dans un délai de trois jours. « à l’expiration duquel, elles organiseront des actes de désobéissance civique qui conduiraient inéluctablement à plonger le pays dans le chaos », a rappelé  le communiqué.

La présidence de la république s’interroge dans le communiqué sur l’opportunité d’un tel ultimatum qui selon elle est de nature à alimenter les rumeurs sur un projet d’une énième déstabilisation des institutions de la république. « La présidence de la république suit avec une attention particulière et une vigilance accrue les gesticulations de ceux-là qui, regroupé au sein des organisations similaires dans un passé récent, et s’usant des mêmes pratiques, ont soutenu le renversement brutal d’un régime démocratique et causé le malheur du peuple », a relevé le communiqué

Cyrille Wegue

lundi, 10 août 2020 14:50 In Politique Tags
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Centrafrique : la Présidence de la République botte en touche la demande de la concertation nationale

BANGUI, 10 août 2020 (RJDH)---La Présidence de la République botte en touche la concertation nationale voulue par une frange de partis politiques et de la société civile. Elle n’estime que le fait générateur devant justifier la convocation de la concertation  nationale par l’exécutif ne s’est pas encore produit, dès lors que l’ANE persiste et signe que les élections seront organisées dans le délai constitutionnel. C’est ce qui ressort d’un communiqué de la présidence en date du 06 août 2020.

Ce communiqué de la présidence fait suite à l’ultimatum de trois jours de la synergie des partis politiques, des organisations de la société civile et des syndicats. Tout en condamnant ce que la présidence qualifie de manipulation, elle tient à apporter les éclaircissements sur la position de la Cour Constitutionnelle en date du 05 juin l’avis défavorable des élus de la nation sur la révision de la constitution en ces termes : « Si les délais constitutionnels et légaux fixant le déroulement du processus électoral ne pouvant être respecté et vont manifestement conduire à un dépassement de la date du 30 mars 2021, il y a lieu, sans procéder  à une révision de la Constitution, de recourir à une démarche consensuelle par une concertation nationale », a indiqué le communiqué.  

Cette concertation inclusive à l’exception de la Cour Constitutionnelle selon la Présidence sera effectuée dans un court délai regroupant en un même lieu les différentes entités, notamment; l’exécutif, le législatif, les partis politiques, la société civile, les anciens président de la république, les anciens Chefs d’Etat, les institutions de la République ( à l’exception de la Cour Constitutionnelle), « Ceci enfin d’aboutir à une solution consensuelle qui puisse encadrer le report des élections et le glissement du calendrier électoral devenu inéluctable, cette concertation devant être organisée par l’exécutif. Les résultats de cette concertation seront soumis avant leur adoption à la Cour Constitutionnelle en tant que gardienne de la Constitution pour vérification de la compatibilité des dispositions issues de la concertation avec la Constitution», à préciser le communiqué de la présidence.   

La Présidence de la République n’estime que le fait générateur devant justifier la convocation de la concertation nationale par l’exécutif ne s’est pas encore produit, dès lors que l’ANE persiste et signe que les élections seront organisées dans le délai constitutionnel.     

En date du 03 août 2020 cette synergie réclame du Président de la République la convocation d’une concertation inclusive dans un délai de trois jours. « à l’expiration duquel, elles organiseront des actes de désobéissance civique qui conduiraient inéluctablement à plonger le pays dans le chaos », a rappelé  le communiqué.

La présidence de la république s’interroge dans le communiqué sur l’opportunité d’un tel ultimatum qui selon elle est de nature à alimenter les rumeurs sur un projet d’une énième déstabilisation des institutions de la république. « La présidence de la république suit avec une attention particulière et une vigilance accrue les gesticulations de ceux-là qui, regroupé au sein des organisations similaires dans un passé récent, et s’usant des mêmes pratiques, ont soutenu le renversement brutal d’un régime démocratique et causé le malheur du peuple », a relevé le communiqué

Cyrille Wegue

lundi, 10 août 2020 14:50 In Politique Tags
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Centrafrique : la Présidence de la République botte en touche la demande de la concertation nationale

BANGUI, 10 août 2020 (RJDH)---La Présidence de la République botte en touche la concertation nationale voulue par une frange de partis politiques et de la société civile. Elle n’estime que le fait générateur devant justifier la convocation de la concertation  nationale par l’exécutif ne s’est pas encore produit, dès lors que l’ANE persiste et signe que les élections seront organisées dans le délai constitutionnel. C’est ce qui ressort d’un communiqué de la présidence en date du 06 août 2020.

Ce communiqué de la présidence fait suite à l’ultimatum de trois jours de la synergie des partis politiques, des organisations de la société civile et des syndicats. Tout en condamnant ce que la présidence qualifie de manipulation, elle tient à apporter les éclaircissements sur la position de la Cour Constitutionnelle en date du 05 juin l’avis défavorable des élus de la nation sur la révision de la constitution en ces termes : « Si les délais constitutionnels et légaux fixant le déroulement du processus électoral ne pouvant être respecté et vont manifestement conduire à un dépassement de la date du 30 mars 2021, il y a lieu, sans procéder  à une révision de la Constitution, de recourir à une démarche consensuelle par une concertation nationale », a indiqué le communiqué.  

Cette concertation inclusive à l’exception de la Cour Constitutionnelle selon la Présidence sera effectuée dans un court délai regroupant en un même lieu les différentes entités, notamment; l’exécutif, le législatif, les partis politiques, la société civile, les anciens président de la république, les anciens Chefs d’Etat, les institutions de la République ( à l’exception de la Cour Constitutionnelle), « Ceci enfin d’aboutir à une solution consensuelle qui puisse encadrer le report des élections et le glissement du calendrier électoral devenu inéluctable, cette concertation devant être organisée par l’exécutif. Les résultats de cette concertation seront soumis avant leur adoption à la Cour Constitutionnelle en tant que gardienne de la Constitution pour vérification de la compatibilité des dispositions issues de la concertation avec la Constitution», à préciser le communiqué de la présidence.   

La Présidence de la République n’estime que le fait générateur devant justifier la convocation de la concertation nationale par l’exécutif ne s’est pas encore produit, dès lors que l’ANE persiste et signe que les élections seront organisées dans le délai constitutionnel.     

En date du 03 août 2020 cette synergie réclame du Président de la République la convocation d’une concertation inclusive dans un délai de trois jours. « à l’expiration duquel, elles organiseront des actes de désobéissance civique qui conduiraient inéluctablement à plonger le pays dans le chaos », a rappelé  le communiqué.

La présidence de la république s’interroge dans le communiqué sur l’opportunité d’un tel ultimatum qui selon elle est de nature à alimenter les rumeurs sur un projet d’une énième déstabilisation des institutions de la république. « La présidence de la république suit avec une attention particulière et une vigilance accrue les gesticulations de ceux-là qui, regroupé au sein des organisations similaires dans un passé récent, et s’usant des mêmes pratiques, ont soutenu le renversement brutal d’un régime démocratique et causé le malheur du peuple », a relevé le communiqué

Cyrille Wegue

jeudi, 06 août 2020 16:08 In Politique Tags
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Centrafrique : la délivrance de carte nationale d’identité, Augustin Agou y voit une arnaque

BANGUI, 06 aout 2020 (RJDH) ----Dans une interview accordée au RJDH, Augustin Agou, Député du 1er Arrondissement de Bangui, membre de la commission Loi à l’Assemblée nationale qualifie de tricherie les manœuvres de l’exécutif sur le prix de la carte nationale d’identité. L’occasion également pour lui de s’inquiéter sur la tenue du calendrier électoral par l’ANE. Augustin AGOU est interrogé par Cyrille Wegue du RJDH.

RJDH : Augustin AGOU, bonjour !

Augustin AGOU : Bonjour Monsieur le Journaliste.

RJDH : Il y a de cela quelques semaines, les élus de la nation se sont prononcés sur le respect de la loi en ce qui concerne le prix actuel de la carte nationale d’identité. Aujourd’hui, malgré votre mise en garde à l’endroit des ministères concernés, les centrafricains continuent de payer les frais qui officiellement fixés à 6000 FCFA et à cela s’ajoutent les frais de photocopies qui se chiffrent à 750 frs. Entre temps, vous avez adoptez une loi qui a fixé le prix à 4500Frs-cfa. Comment comprendre cette attitude de l’exécutif dans cette affaire ? 

AA: C’est un sentiment de colère. Et pour répondre à votre question, ce n’est pas normal.  On ne gère pas un pays en trichant. On ne gère pas un pays avec le mensonge. Le peuple a beaucoup souffert, c’en est assez. Dans un pays, chacun doit respecter la loi, car nul n’est au-dessus de la loi.  Cette loi a été votée et promulguée depuis janvier 2020 par le Président de la République et est applicable depuis.

Mais on a été désagréablement surpris que le ministre des finances, qui apporte le projet de loi des finances budget à l’Assemblée Nationale et c’est lui qui le défend, il a pu apposer sa signature au bas d’un arrêté illégal qui a augmenté le prix de la carte nationale d’identité à 6000 frs et que les gens arrivent là-bas, on leur demande 750 frs de plus. Je vous dis que c’est du vol, c’est de la tricherie.  Ce n’est pas normal.

Bon maintenant, il a fait la promesse devant le parlement pour dire qu’ils vont annuler, malheureusement, cet arrêté illégal n’a jamais été annulé et on continue à mettre la pression sur les compatriotes centrafricains qui sont meurtris aujourd’hui, qui vivent dans la pauvreté totale et qui vivent dans le chômage, qui n’ont pas de moyen et on les oblige à donner de l’argent gratuitement aux gens pour qu’ils remplissent leur poche.

Ce que vous oubliez monsieur le Journaliste, les 6750 francs qu’on demande aux compatriotes de payer, seulement une partie des 4500 frs est rétrocédée à la caisse de l’Etat parce qu’il y a un contrat qui lie la société Al-Amadina avec le gouvernement centrafricain. Donc, c’est dans les 4500Frs qu’il y a la part du gouvernement, mais le reste rentre dans la poche des gens. Ils se le partagent entre eux. Malheureusement, au lieu de prendre un arrêté pour mettre fin à cela, ils ne l’ont pas fait.

RJDH : Et dans ces cas de figure, que prévoit la loi ?

AA: Mais puisque nous sommes en vacances parlementaires, nous n’avons pas de choix, car nous travaillons avec notre règlement intérieur. Donc, nous sommes obligés d’attendre la session ordinaire du mois d’octobre. Ce sera le moment certainement d’interpeller une fois de plus le gouvernement sur ce sujet. Surtout le ministre des finances, pour savoir pour quelles raisons ils n’ont pas honoré leur promesse.

RJDH : Honorable, Augustin AGOU, l’ANE vient une fois de plus de proroger la période d’enrôlement sur la liste électorale à Bangui. Quels sont vos sentiments vis-à-vis de cette situation ?

AA: C’est un sentiment d’inquiétude et de découragement de la part de la population centrafricaine. Parce que les choses n’ont pas démarré comme on a l’habitude de le faire. Premièrement, l’ANE devait démarrer les opérations sur toute l’étendue du territoire et terminer le même jour. Or, vous conviendrez avec moi que ce n’est pas ce qui a été fait.

Même dans la ville de Bangui, ce n’est pas ce qui a été fait. Il y a eu des arrondissements qui ont commencé et d’autres ont pris du retard. Egalement, il y a eu des problèmes soulevés lors du recrutement des agents de l’ANE.

Et aujourd’hui, il y a d’autres localités où les agents de l’ANE n’ont pas mis pieds jusqu’à présent. Donc, initialement à Bangui, l’enrôlement sur la liste électorale devrait terminer le 21 juillet, l’ANE a prorogé d’une semaine encore. Mais nous n’avons pas de choix. Si nous voulons qu’un jour qu’il y ait un changement, cela passe d’abord par l’enrôlement sur la liste électorale. Cessons avec la colère, ce n’est pas le temps, parce que le temps passe. Allons-y, inscrivons-nous sur liste électorale rapidement. Et s’ils ne le font pas, il n’y aura pas de changement dans notre pays. Les mêmes causes vont produire les mêmes effets.

RJDH : Vous parlez d’inquiétude au début de votre intervention sur les opérations d’enrôlement sur la liste électorale, ça veut dire pour vous que les élections du 27 décembre 2020 n’auront pas lieux ?

AA : Non !  Que nous voulons ou pas, les élections auront lieu.

RJDH : A bonne date ?

AA : A bonne date, c’est la grande interrogation. Les opérations d’enrôlement sur la liste à durer plus d’un mois au niveau de la capitale. Si on arrive au 03 Aout, ça va faire un mois et une semaine. Au niveau de l’intérieur du pays, c’est la saison des pluies. C’est la saison où nos parents dans les campagnes vont aller aux champs pour semer.

Et donc, je ne vois pas comment ça va se passer. Dons l’arrière-pays également, ça va prendre certainement du retard, ça va durer un mois, un mois et demie. Donc, on va arriver au mois de septembre, octobre et les élections étaient prévus pour le mois de décembre. Faite le calcul, et donc, je doute un peu.  

RJDH : Honorable, serez-vous candidat à votre propre succession dans le 1er arrondissement de Bangui à la législative ?

AA: Oui ! Ma réponse est affirmative. Je serais candidat, j’ai été élu, député du premier arrondissement de Bangui, la population du premier arrondissement m’a fait confiance et je n’ai pas démérité. Je ne peux pas me venter, j’ai fait ce qui était à mon pouvoir. J’ai toujours été proche de ma population, mon téléphone est toujours ouvert 24h/24h. Je n’ai pas un aide de camp qui m’accompagne. Je n’ai pas quelqu’un qui tient mon téléphone, etc… Je serai candidat comme député du 1er arrondissement de la ville de Bangui.

RJDH: Vous étiez un candidat indépendant pendant les élections de 2015, et une fois élu député, vous avez créé votre propre parti la Renaissance. Serez-vous également candidat à la présidentielle de décembre 2020 ?

AA : Eh bien, le moment viendra, ce n’est pas à moi de prendre cette décision unilatérale. C’est un parti politique, je ne suis qu’un président fondateur, mais il y a des militants, puis les membres du bureau politique qui sont là. Le moment viendra, suivons les choses, si Dieu nous donne l’occasion de poser notre candidature à l’élection présidentielle, vous serez aviser Monsieur le Journaliste. 

RJDH : Monsieur Augustin AGOU, député du 1er arrondissement de Bangui, radio fréquence RJDH vous dit merci.

Augustin AGOU : C’est moi qui vous remercie, que Dieu vous bénisse.

Propos recueillis par Cyrille Renaldi Wegue

mardi, 21 juillet 2020 15:32 In DROITS DE L’HOMME Tags
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Centrafrique : La population de Sikékédé s’estime marginalisée et revendique une place dans le découpage électoral

BANGUI,  le 21 juillet 2020, (RJDH) ---Laissée pour compte d’après leur constat, la population de Sikékédé dans la Vakaga au nord Est du pays réclame une place dans le découpage électoral. Elle se dit marginalisée depuis plus de 22 ans sans prendre part aux votes et veut avoir un représentant à l’Assemblée Nationale.

La situation est alarmante à Sikékédé, selon le Président de la jeunesse locale qui aujourd’hui se trouve à Ndélé. La ville est actuellement privée de réseau téléphonique, et il y a ce problème d’accès aux services sociaux de bases. Les écoles et les services de soins et de santé manquent du personnel qualifié et du matériel.

Actuellement à Ndélé,  Abakar Yaya Sabaroudja, Président de la jeunesse est porteur d’un message de la population aux autorités du pays. « Nous voulons un découpage électoral de Sikékédé. Il faut que Sikékédé soit découpé. Nous voulons avoir notre Député  pour aller à l’Assemblée, discuter par rapport à notre situation. Et si cette année, il n’y a pas de découpage électoral ici, nous n’irons pas aux élections présidentielles et législatives », a-t-il dit.

Pour le Président de la Jeunesse de Sikékédé, les données électorales de sa localité ont souvent été truquées : « A chaque moment, sur 55000 habitants, on ne nous envoie que 350 cartes d’électeurs. Et on nous fait savoir que c’est Bangui qui a fait çà. Souvent, les agents restent à Tiringoulou et envoient des rapports mensongers à l’ANE.  Et à chaque fois que nous voulons dénoncer, on nous traite de rebelle. Est-ce que les femmes, les enfants, les personnes de troisième âge, les handicapés sont-ils tous des rebelles?  En tout cas, nous sommes marginalisés sur notre droit. Et là où je vous parle, on est fatigué avec la guerre. Nous voulons un découpage électoral avec tout le matériel à Sikékédé », dit-il.  

La ville de Sikékédé, selon Abakar Yaya est le cœur de la Vakaga, mais l’Etat est quasi inexistant. La population n’a pas exercé son droit de vote depuis 22 ans. A cela s’ajoute le manque de personnel qualifié dans les services sociaux de bases. De l’école Sikékédé centre, en passant par l’école Boura, et autres, la ville dispose de 7 écoles au total, « mais qui malheureusement manquent d’enseignants. Nous avons un grand centre à Sikékédé et un poste de santé à Aïfa. Tout ça, il n’y a pas d’infirmier qualifié et ce sont les enfants qui sont formés par MSF qui sont là en train de soigner leurs parents. Mais il n’y a pas de médicament. On donne une boite de 1000 comprimés de paracétamol de 500 mg pour deux mois. Imaginez-vous-même si on devait partager ça pour 55000 habitants. Est-ce que cela va suffire? », a  décrié le président de la jeunesse de Sikékédé, Abakar Yaya Sabaroudja.   

Face à l’absence de l’autorité de l’Etat, il promet une garantie sécuritaire à tous ceux qui auront à effectuer une mission ou à travailler sur place. « Nous sommes là, disponibles. On va les accueillir à bras ouverts. Nous allons les conduire jusqu’à Sikékédé et une fois qu’ils auront terminé leurs boulots, on va les reconduire à Ndélé », a conclu le Président de la jeunesse de Sikékédi, Abakar Yaya Sabarouda.

La Sékikédé  dans la Vakaga, est située à 175 km de la ville de Birao et 270 km de Ndélé. Elle compte environs  55.000 habitants, 75 quartiers et 18 chefs de groupes.

Cyrille Wegue

vendredi, 17 juillet 2020 09:58 In DROITS DE L’HOMME Tags
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Centrafrique : des milliers d’ouvriers des sociétés forestières sans couverture sociale

BANGUI, 17 juillet 2020 (RJDH) ---Plus de 4500 ouvriers des communes et des sociétés forestières sont dans une ambiguïté statutaire et méconnaissent leurs droits légaux dans la région sud-ouest de la République Centrafricaine. C’est ce qui ressort du bilan à mi-parcours d’une mission conjointe, Haute Autorité chargée de la Bonne Gouvernance (HABG), la Caisse Nationale de Sécurité Sociale (CNSS) et le Ministère du Travail. 

La mission actuelle fait suite à une première mission d’investigation qui a conduit la HABG à mettre la main sur les pratiques de mauvaise gouvernance concernant les redevances forestières. « Il s’est avéré que lors de la mission, des soucis se sont révélés en termes d’immatriculation des employés des communes et des ouvriers de sociétés forestières. On a identifié environ 4500 employés non immatriculés à la CNSS dont à peu près, 600 au niveau des communes et 3900 au niveau des sociétés forestières. C’est une forme d’injustice sociale qui a longtemps durée et qu’il faut rapidement rompre avec », a indiqué Zéphirin Mogba, en sa qualité de Chef de mission lors de sa rencontre avec les radios locales la semaine dernière.

A travers cette mission, les membres entendent condamner le net à payer qui est versé aux employés des communes et des sociétés forestières. « Lorsque quelqu’un travaille, il a des droits sociaux. Chaque fin du mois, on paie les salaires aux employés des mairies, aux employés des sociétés forestières. Il y a des retenus qui se font sur les cotisations et sont destinés à être reversés à la Caisse Nationale de Sécurité Sociale pour gérer les situations de sinistre en cas d’accident de travail ou en cas d’évènement heureux. Les allocations familiales ou bien lorsque l’employé atteint l’âge de 60 ans et qu’il doit faire valoir ses droits à la retraite, il a droit à des pensions », a fait mention Zéphirin Mogba.

Vu que la banque CBCA est au niveau local, l’idéal aurait voulu que tous les fonds des communes soient domiciliés au niveau de cette Banque. « Lorsqu’on paie les salaires, les retenus et leur montant total  devraient être  libellés sur un chèque au nom de la caisse nationale de sécurité sociale et contresignés par le payeur qui se charge d’aller déposer au niveau de la CNSS et ils vont retirer après, à titre de cotisation.  Donc, il n’est pas dit que les Maires doivent aller déposer l’argent en mains et aller déposer. Et que les Maires ont accès à leur compte avec le visa des trésoriers payeurs généraux et donc, il faut qu’ils établissent, mais ils n’établissent pas ».

Bien que mentionné sur les Bons de Commande lors des paiements de salaire, les retenus de salaires ne vont pas dans la bonne destination. «Lorsque nous avons remonté les filières au niveau des trésoreries régionales, pour savoir, où sont domiciliés ces cotisations, ils nous ont dit que c’est dans les comptes pour les communes. Au niveau des sociétés forestières, les retenus se font par les comptables, les chefs de personnel que nous avons interrogés, mais, au fond, cela n’est pas reversé », a indiqué Zéphirin Mogba.

Au rang de 4500 personnes identifiées comme ouvriers des sociétés forestières et des communes, d’autres ont plus de 70 ans, 75 ans et qui ont passé plus de 40 à 50 ans. Aujourd’hui, ils n’ont plus la capacité de travailler et ne peuvent prétendre à faire valoir leurs droits à la retraite. L’objectif de la mission conjointe est de voir comment redresser la situation au niveau de toutes les communes forestières, pour une retraite garantie à ceux qui ont plus de 60 ans afin de bénéficier à leur pension.

Cyrille Wegue

jeudi, 16 juillet 2020 13:36 In INFO-ELECTIONS Tags
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Centrafrique : des chefs de quartiers démentent les propos de l’ANE relatifs à leur per diem

BANGUI, 16 juillet 2020 (RJDH)---Contrairement aux dires de Mme Marie Madeleine N’Kouet, Présidente de l’ANE annonçant le paiement de 10 jours des per diem aux chefs de quartiers de Bangui, ceux-ci démentent n’avoir rien perçu. 

En réaction à la déclaration de la Présidente de l’ANE, Mme Marie Madeleine N’Kouet, le 07 juillet dernier, annonçant le paiement des per diem des chefs de quartiers dans le cadre des opérations d’enrôlement des électeurs, ces derniers démentent et disent n’avoir rien reçu de l’organe en charge des élections.

« Les problèmes techniques sont résolus progressivement par les agents superviseurs et la prise en charge des Chefs de quartiers de Bangui est effective dans la mesure où, ils ont déjà perçu 10 jours de per diem », avait annoncé la présidente de l’ANE.  

Une information que nie M. Balla Ibrahim, chef de quartier Ngongonon-6, premier Conseiller à la Mairie du 8ème arrondissement de Bangui. « C’est au travers de la presse que nous avons pris connaissance de la déclaration de la Présidente de l’ANE. Mais nous, au niveau du 8ème arrondissement de Bangui, nous n’avons rien perçu comme per diem sans pour autant indiquer le montant perçu. Et il y a même d’autres chefs qui nous appellent pour vérification. Comme c’est une personnalité qui a parlé, certainement cela va venir ».

Même son de cloche dans le 4ème arrondissement de Bangui et certains arrondissements de Bangui. « Moi je n’ai pas été impliqué de prêt ou de loin dans le processus. Peut-être que c’est ailleurs.  Mais à ce que je sache, depuis toujours on associe les chefs des quartiers dans ces opérations. Car ce sont les Chefs qui connaissent leurs habitants et ce sont eux qui peuvent valablement aider l’ANE dans cette opération. Alors, si on n’implique pas les Chefs de quartier (…), je ne sais pas, peut-être c’est une nouvelle méthode de travail », a indiqué Mme Ibrahim, chef de quartier Dedengué dans le 4ème arrondissement de Bangui.

Presque dans les huit arrondissements de Bangui, les chefs des quartiers ont réclamé et continuent de réclamer de l’ANE leur implication dans le processus électoral en cours. Dans certains secteurs où ces chefs se sont volontairement impliqués, ces derniers réclament de mesures d’accompagnements. Aujourd’hui, avec cette déclaration de la Présidente de l’ANE face au démenti des bénéficiaires, il y a lieu de s’interroger sur la destination de cette ligne.

Cyrille Wegue

jeudi, 16 juillet 2020 06:17 In INFO-ELECTIONS Tags
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Centrafrique : les avis divergent sur les pièces à fournir pour l’enrôlement sur la liste électorale

BANGUI, 15 juillet 2020 (RJDH) --- Les interprétations du code électoral au sujet des pièces à fournir afin de prétendre à s’enregistrer sur la liste électorale sont divergentes d’un bureau de recensement à un autre. Le constat et les témoignages recueillis par le RJDH sont révélateurs.

Une réelle confusion s’établit pour l’instant dans les esprits des uns et des autres en ce qui concerne les pièces à fournir dans chaque centre d’enrôlement à Bangui. Des huit arrondissements de Bangui, les témoignages en disent longs.  « Les agents recenseurs qui sont au niveau de l’école de Saint Jean nous ont déçus complètement. Ce qui fait que la plupart des participants, une centaine, qui étaient là, sont obligés de retourner quand bien même ils se sont menus de leur acte de naissance. Ce n’est pas le cas au niveau du centre de Mongo Etat. Ici, tu te présentes avec ton acte de naissance ou ton passeport, et on te fait enregistrer sans complication », a rapporté au RJDH un candidat à l’enrôlement dans le centre de l’école Saint Jean dans le 6ème arrondissement de Bangui.

Cette situation n’est pas unique au niveau du 6ème arrondissement de Bangui. « Je suis dans le quartier Votongbo-1. C’est l’ANE qui devrait nous convoquer pour nous dire ce que nous devrions faire. Ce qui n’a pas été fait. Et si aujourd’hui, il y a des difficultés, c’est parce que, nous les chefs, nous n’avons pas été associés. Or, notre rôle, c’est de contribuer à favoriser ces opérations au nom de l’intérêt général. Nous n’avons pas beaucoup de temps pour aller aux élections. Et à ce titre, il faut que l’ANE change sa méthodologie pour la suite des opérations. Les chefs sont disponibles comme ils ont été à maintes reprises pour servir le pays », a fait savoir, M. Mandaba en sa qualité de Chef de quartier de Vodongbo.

L’inscription sur la liste électorale selon l’article 15 du code électoral électorale exige, la présentation de passeport, de carte nationale d’identité, d’un livret militaire, livret de pension militaire ou civile en cours de validité.  Le candidat à l’inscription sur la liste électorale, présentant un acte de naissance ou un jugement supplétif doit se faire accompagner de deux témoins majeurs dont le Chef de village, de quartier ou son représentant.

« A défaut de l’une de ces pièces, ou en cas de doute sur l’identité, la nationalité centrafricaine, le lieu de résidence ou l’âge du candidat à l’inscription, le comité d’inscription requiert le témoignage écrit et signé du représentant du conseil du village, du quartier et contresigné par le président du Comité d’inscription », stipule l’article 15 du code électoral. 

Ce même article 15 met en garde tous ceux qui auront à faire de faux témoignages qui, est un acte puni de peines prévues par la loi.

Cyrille Wegue

vendredi, 10 juillet 2020 15:19 In HUMANITAIRE Tags
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Centrafrique : près de la moitié des centrafricains affectés par l’insécurité alimentaire, selon OCHA

BANGUI, 16 juillet 2020 (RJDH)---Selon l’analyse du cadre intégré́ de classification de la sécurité́́ alimentaire, 2,36 millions de personnes, soit près de la moitié de la population centrafricaine qui est en situation d’insécurité́ alimentaire aiguë. C’est ce qui ressort du bulletin du mois de juin 2020 de la coordination des affaires humanitaires (OCHA).

 Se basant sur l’analyse du cadre intégré́ de classification de la sécurité́́ alimentaire, courant mai à août 2020, correspondant à la période de soudure, le Bureau de la coordination des affaires humanitaires (OCHA) a estimé́ que, « malgré́ l’assistance alimentaire planifiée, 29 sous-préfectures, soit 0,75 million de personnes représentant 16% de la population, sont en situation d’urgence alimentaire , tandis que 35 sous-préfectures, soit 1,6 million de personnes représentant 35% de la population, sont en crise . Au total, 2,36 millions de personnes (représentant 51% de la population analysée, 4,59 millions) sont en situation d’insécurité́ alimentaire aiguë », a mentionné le rapport qui la lie à la pandémie de la maladie au Coronavirus.

En dehors de ce chiffre, le rapport a également mentionné que « 1,61 million d’autres personnes, représentant 35% de la population analysée, sont en situation de stress avec le risque pour certains d’entre eux, de basculer dans une situation d’insécurité́ alimentaire plus sévère, au cas où̀ la situation actuelle perdurait », analyse le rapport.

Les enfants selon le document n’ont pas été épargnés par cette situation, « À l’heure actuelle, un enfant sur 18 présente un risque de décès extrêmement élevé en raison de la malnutrition aiguë sévère. Une situation qui pourrait se détériorer puisque, par rapport à l’analyse antérieure de l’IPC, on constate une dégradation importante de la situation alimentaire, notamment à Bangui, avec une augmentation de 25 à 50% de la population en besoin d’assistance, 15% à Sibut et Abba dans la Nana-Mambéré́ et environ 5% dans la majorité́ des sous-préfectures, à l’exception des zones où l’assistance alimentaire planifiée n’était pas prise en compte dans l’analyse antérieure».

Trois facteurs, selon le rapport d’Ocha expliquent ce drame.

D’abord, la persistance des conflits armés et inter-communautaires. Les populations étant les principales cibles et victimes de ces affrontements ont dû pour certaines « contraintes abandonné leurs cultures par crainte d’être prises pour cibles par les hommes en armes ». Ensuite, la faible production agricole pour les cultures vivrières sur la campagne 2019-2020. Le manioc, relève-t-on, a souffert de problèmes phytosanitaires, tandis que les cultures de rente comme l’arachide et le sésame ont pâti de déficits pluviométriques qui ont touché́́ l’ensemble du territoire centrafricain.

A ce déficit, s’ajoutent les effets d’inondations intervenues en toute fin de la campagne et d’autres aléas saisonniers qui ont durement affecté les cultures.  Et enfin, la pandémie de Covid 19 avec les conséquences des mesures restrictives pour barrer la route à la propagation de cette pandémie. Le constat révèle une l’augmentation des prix des intrants agricoles, mais aussi de ceux des transports mais également, le manque de disponibilité́́ de main d’œuvre pour les cultures plus exigeantes en termes d’entretien depuis le début de la pandémie.

« La fermeture partielle des frontières des pays voisins, principalement celles du Cameroun, du Tchad et de la République Démocratique du Congo, les prix des denrées alimentaires importées enregistrent des hausses allant de 3 à 50 % à Bangui pendant la période de l’analyse, et les mêmes tendances haussières ont été́ observées sur les prix des produits locaux », a conclu le rapport.

 Cyrille Wegue

samedi, 04 juillet 2020 12:03 In Politique Tags
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Centrafrique : au-delà des divergences politiques, le MCU appelle à l’unité nationale

BANGUI, le 03 juillet 2020 (RJDH) ---Le Mouvement Cœur-Unis (MCU) à travers son Secrétaire Exécutif, Simplice Mathieu Sarandji, appelle les deux grandes plateformes politiques du pouvoir et de l’opposition à œuvrer dans l’unité pour favoriser l’éclosion de la paix. Il l’a dit au cours d’un point de presse tenue le 03 juillet 2020 au siège du MCU à Malimaka dans le 5ème arrondissement de Bangui.

A l’approche des élections de décembre 2020, la majorité présidentielle réunit au sein de la plateforme Bê-Oko et l’opposition démocratique dans la COD 2020, ces deux tendances politiques, sont en ordre de bataille. Mais au-delà de toutes considérations partisanes, le leader du parti au pouvoir MCU, Simplice Mathieu Sarandji, appelle toute la classe politique à l’unité nationale dans un contexte où l’insécurité prend une autre tournure inquiétante alors que les opérations électorales sont lancées.

« La voie à suivre, c’est l’unité. L’unité dans la démarche, l’unité dans les actions, l’unité dans les initiatives, l’unité dans les conceptions. C’est cela qui est très important », a fait savoir Simplice Mathieu Sarandji.

Pour l’ancien premier ministre, il est important pour les deux plateformes politiques à promouvoir le débat démocratique. « Mon plaisir aussi est de constater que certaines formations politiques en République centrafricaine s’organisent aussi en plateforme. C’est ce qu’on attend de nous. C’est de nous unir à travers les actions politiques qui promeuvent la paix », a déclaré Simplice Mathieu Sarandji.

« Je remercie, je félicite ces compatriotes qui sont des leaders politiques qui battent d’un même cœur.  C’est pour ça qu’ils sont ensemble. Voilà ce qu’on attend de nous centrafricains. Je les encourage à continuer dans cette marche vers la démocratie, telle que la plateforme Bê-Oko voudrait le faire. Ne pensez pas que nous sommes des ennemis, nous sommes tous des compatriotes », a-t-il renchérie.  

Selon Simplice Mathieu Sarandji, ceux qui pensent que la plateforme Bê-Oko s’oppose à d’autres plateformes, c’est autant mentir. « Ce sont nos compatriotes qui s’organisent en fonction de leur perception de ce qu’est la vie politique dans notre pays, ils s’organisent. Parce qu’ils ont compris qu’à seul, ils ne peuvent pas, ils se sont associés, on les encourage. C’est l’idéal de la paix, de la cohésion sociale, de la réconciliation, la lutte contre la pauvreté, la lutte contre l’insécurité ».

Ce message d’encouragement du MCU à l’endroit de l’opposition démocratique n’a pas empêché le MCU à faire une leçon de morale à certains politiques n’ayant aucune notion de défendre l’intérêt commun, « Mais quand on fait la politique, ce ne sont pas les invectives qui priment. Ce ne sont pas les commérages qui priment. Il y en a qui se complaisent dans des contestations systématiques, en toutes choses, il faut penser à la République Centrafricaine. Quels que soient les propos que nous avons à nous tenir vis-à-vis des uns et des autres, regardons notre emblème », a conclu Simplice Mathieu Sarandji. 

L’engagement pris par les partis regroupés au sein de la plateforme « Bê-Oko » autour du MCU oblige les partis signataires à ne pas présenter un candidat à l’élection présidentielle si ce n’est que de soutenir la candidature de candidat du MCU.

Cyrille Wegue

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