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mercredi, 11 décembre 2019 15:41 In SANTE Tags
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Centrafrique : Les opérations de désinfection des habitations et points d’eau lancées à Bimbo

BANGUI, le 11 décembre 2019(RJDH)---Les opérations de désinfection et de décontamination des habitations et points d’eau ont été lancées ce mardi 10 décembre 2019 dans les quartiers de Bimbo et ses environs. Ceci pour faciliter le retour des habitants après les inondations.

Le gouvernement et les partenaires ont procédé aux opérations de désinfection et de décontamination des habitations et points d’eau dans les quartiers de Bimbo et ses environs. Cette opération faite suite à l’appel du gouvernement  interdisant le retour des déplacés avant toute opération de désinfection.

Prêt de 1.000 habitations et environs 800 points d’eau et latrines ont été identifiés par le comité qui regroupe le gouvernement et les partenaires.   

Le Directeur régional de l’ANEA de Bimbo, a présenté les premières étapes de cette opération en ses termes : « nous commençons d’abord par vider l’eau de puits ensuite faire le curage des puits. Et nous désinfectons les puits par rapport à une solution de clore que nous mettons dans un pulvérisateur. Après l’eau régénère un peu, jusqu’au niveau statique habituel et on vide à nouveau l’eau. Après toutes ces opérations on mesure le niveau de l’eau et on désinfecte cette eau avec une solution de clore de 15 grammes par litre et on ferme le puits pendant 48 heures.  La dernière phase, c’est d’analyser cette eau avant de demander à la population de consommer », a expliqué Jean Mathurin Ndemazanga.

« La chloration se fait à deux phases. La première phase, c’est la chloration consiste à prendre 10 litres d’eau et cinq cuillérées de 15 grammes de clore qu’on ajoute dans l’eau de dix litres on fait diluer jusqu’à dissolution totale. On le laisse stabiliser pendant 30 min de mettre dans le pulvérisateur cela permet de pulvériser les maisons inondées afin d’éviter des éventuelles cas de maladie », ajoute me chargé de programme à l’ONG Initiative pour le Développement(IDC) Rufin Fred Rebenzi.

Une opération saluée par Dominique Theresa, une habitante de Bimbo, « je suis contente de cette opération de décontamination lancée dans notre localité. Car, lors de cette inondation les puits sont remplis de déchets venant de tout bord. Et c’est un puits que nous utilisons avec les enfants tout en sachant que c’est de l’eau sale mais on n’y peut rien. Cette opération de décontamination et de désinfection est un acte salutaire », a –t-elle exprimé.

La crue qui a débuté le 19 novembre dernier à laisser des dégâts matériels dans les quartiers de Bangui et Bimbo. Plusieurs maisons ont été écroulées et inondées après la calamité.

dimanche, 08 décembre 2019 13:19 In SANTE Tags
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Centrafrique : L’insécurité dans certaines zones complique davantage la prise en charge des personnes séropositives selon l’ONUSIDA

BANGUI, le 08 décembre 2019 (RJDH)---Les organisations qui luttent contre le VIH/SIDA estiment que la Centrafrique est loin de vaincre cette maladie en raison de la situation sécuritaire dans le pays. Inquiétude exprimée à l’occasion de la célébration de la journée mondiale de lutte contre le Sida mardi 03 décembre à Bangui.    

La situation des personnes vivant avec le VIH/SIDA dans les zones affectées par la crise ne s’améliore pas et cela inquiète les organisations qui combattent cette maladie à travers le pays. Ces difficultés sont d’ordre médical et alimentaire encouragées par la situation sécuritaire qui prévaut dans le pays.

Docteur Patrick Eba, Directeur-Pays de l’ONUSIDA, souligne que cela complique davantage la prise en charge des personnes séropositives. « Dans les zones affectées par les crises humanitaire et sécuritaires, les personnes vivant avec le VIH/SIDA sont délaissées à leur triste sort. L’accès aux antirétroviraux devient rare, les préservatifs et autres moyens de prévention ne sont disponibles et l’assistance alimentaire ignore les besoins les plus spécifiques et les plus élémentaires pour les personnes vivant avec le VIH. Ces défis méritent notre action acharnée et continue car, l’épidémie du VIH est loin d’être vaincue en République Centrafricaine», a expliqué le Docteur Patrick Eba.

Même si le gouvernement déploie des efforts et moyens pour lutter contre cette maladie, mais l’insécurité dans le pays les réduit du fait des groupes armés qui ne favorisent pas la libre-circulation dans les zones sous leur contrôle. « En dépit des efforts consentis par le gouvernement à lutter contre cette maladie, l’insécurité constitue un obstacle pour tous les acteurs qui œuvrent afin de lutter contre cette maladie. Dans certaines zones les groupes armés exigent parfois quelques sommes à la population dont les personnes vivant avec le VIH font partie avant de faciliter la libre circulation. Une situation qui impacte négativement la santé de ces personnes. Nous interpellons tout le monde à une prise de conscience afin de lutter ensemble contre ce fléau», appelle Docteur Patrick Eba.

La prévalence du VIH/Sida dans le pays reste préoccupante. Environ 5000 décès liés à cette maladie et le taux de nouvelles infections oscillent entre 6 000 à 8 000 personnes par an.

jeudi, 05 décembre 2019 14:08 In Femme/Enfant Tags
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Centrafrique : Les élèves du lycée Marie Jeanne Caron sensibilisées  sur les Violences Basées sur le Genre

BANGUI, le 05 Décembre 2019 (RJDH)---Les élèves du Lycée Marie-Jeanne Caron ont été sensibilisées sur les notions de lutte contre le VIH/SIDA et des Violences Basées sur le Genre ce mercredi 04 décembre 2019 dans le cadre des 16 jours d’activisme.  Une campagne de sensibilisation organisée par l’ONUFEMME en partenariat avec l’ONUSIDA.

Les deux structures onusiennes en Centrafrique, ONUFEMME ET ONUSIDA, ont voulu par cette rencontre avec les filles du Lycée Caron montré le lien entre les VBG et le VIH/SIDA qui, dans une certaine mesure intimement liées en termes de conséquences pour la survie de la femme. Car nul n’ignore la vulnérabilité des femmes et des filles face aux différentes formes de violence dans le pays.

Eveiller les consciences et esprits pour mieux combattre ces formes de violences, les organisations nationales et internationales œuvrant pour la promotion du concept genre accentuent les campagnes de sensibilisation. 

Pour Salvator Ngurunzinza, Coordonnateur-pays de l’ONUFEMME en Centrafrique, les VBG sont des crimes punis par la loi d’où nécessité de venir auprès de ces élèves pour leur faire comprendre les enjeux, « les acteurs des Violences Basées sur le Genre n’auront pas le dernier mot, car les violences faites aux femmes et aux filles sont considérées comme un crime et sont punies par la loi sur le plan international et national. Nous allons travailler avec les organisations de la société civile et le corps enseignant pour que ce problème des violences faites aux femmes et aux filles soit banni en République Centrafricaine » dit-il.

Les VBG sont parfois encouragées par les styles vestimentaires qui ne sont pas décents, selon Sarah Biamba, élève en classe de Terminale au lycée Marie Jeanne Caron. Elle appelle ses paires ainsi que les enseignants à une prise de conscience. « Une fille doit bien s’habiller du haut jusqu’en bas. Mais certaines filles ont l’habitude de porter de mini-jupe, exposant tous leur corps, c’est ce qui pousse certains gens à vouloir abuser d’elles. J’appelle mes sœurs à bien se comporter. En ce qui concerne les professeurs je les exhorte à une prise de conscience afin de donner la possibilité aux filles de s’épanouir sur le plan intellectuel », a-t-elle suggéré.

Au-delà des VBG, l’autre aspect abordé, c’est la question de lutte contre le VIH/SIDA qui n’épargne pas aussi les jeunes dont la fourchette d’âge varie de 15 à 25 ans. « Lutter efficacement contre les VBG, c’est aussi réduire le risque de nouvelles infections du VIH. Nous devons réussir à renverser les tendances  qui encouragent ces violences, qui produisent des conséquences incalculables sur nos filles et femmes », pense la Proviseure du Lycée Marie Jeanne Caron.

Du côté de l’ONUSIDA, le Docteur Patrick Eba, Directeur-Pays de l’ONUSIDA en Centrafrique, penche plutôt pour la création d’un club de veille et d’alerte pour lutter contre les VBG et le VIH/SIDA dans les établissements scolaires, a-t-il souhaité.

Cette campagne de sensibilisation dans les établissements scolaires vise à susciter une participation active des élèves dans la lutte contre les VBG  et le VIH/SIDA en Centrafrique.

mercredi, 04 décembre 2019 15:27 In SANTE Tags
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Centrafrique : Le gouvernement et ses partenaires s’unissent contre le SIDA en Centrafrique

BANGUI, le 04 Décembre 2019(RJDH) --- Environ 3500 à 8000 personnes sont nouvellement infectées par le VIH/SIDA en Centrafrique et les femmes sont les populations les plus impactées par cette maladie. Une situation qui inquiète les structures tant nationales et qu’internationales en charge de lutte contre le SIDA. Chiffre donné lors de la célébration en différée de la journée mondiale de lutte contre Sida, mardi 03 décembre à Bangui.

C’est autour du slogan 0 stigmatisation, 0 discrimination 0 décès que la célébration en différée de la journée mondiale de lutte contre le VIH/SIDA a été célébré en présence des autorités centrafricaines et responsables des organisations internationales engagés dans la lutte contre le VIH/SIDA.

Docteur Patrick Eba, Directeur-Pays de l’Onusida en Centrafrique, met un projecteur sur l’évolution du SIDA en Centrafrique qui, selon lui, est inquiétante et encouragée par le faible niveau d’accès aux traitements antirétroviraux. « En République Centrafricaine chaque année, environ 3500 à 8000 personnes sont nouvellement infectées par le VIH/SIDA. C’est une situation inquiétante et les femmes continuent d’être les populations les plus impactées par l’épidémie de VIH. Environ 5500 personnes meurent chaque année de maladie liée au VIH/SIDA, une grande partie de cette personne aurait être pu être sauvée de cette maladie, s’ils avaient eu accès aux traitements antiviraux ou s’ils bénéficient d’un suivi de qualité», a indiqué le Directeur-Pays de l’Onusida, car des efforts doivent être faits pour basculer la courbe du taux d’infection 4, 9 % au niveau national.

Malgré cette fréquence inquiétante de nouvelles infections, le Docteur Pierre Somse, ministre de la santé publique, note une amélioration dans la prise en charge et la prévention contre le VIH/SIDA dans le pays,  « La République Centrafricaine fait partie des pays qui ont fait de la lutte contre le VIH/SIDA, l’une de leurs priorités d’action. C’est pourquoi, de plus en plus des personnes sont mises sous traitement par les antirétroviraux, les femmes enceintes séropositives donnent naissance aux enfants sains », précise le ministre.

Il a, par-ailleurs, ajouté que le dépistage est le seul moyen pourrait permettre de placer à temps des personnes infectées sous traitement. « Le dépistage du VIH est accessible à une grande partie de la population. Les personnes sous traitement vivent de plus en plus longtemps, ce qui a permis d’avancer dans  la baisse de la prévalence de l’infection à VIH à la cour de ces 10 dernières années. En fin 2018, environs 72 000 personnes vivant avec le VIH, connaissent leur statut sérologique par rapport au VIH. Environs 41000 personnes vivants avec le VIH sont sous traitement ARV et parmi celles qui sont sous traitement environ 7000 ont une charge viral indétectable », a-t-il souligné.

Pour la lutte contre le Sida dans le pays, le gouvernement souhaite réunir près de 5 milliards FCFA pour la mise en œuvre du plan d’accélération et de prévention du VIH/Sida lors de la table-ronde des bailleurs le 26 novembre dernier.

mercredi, 04 décembre 2019 15:22 In SANTE Tags
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Centrafrique : Le gouvernement et ses partenaires s’unissent contre le SIDA en Centrafrique

BANGUI, le 04 Décembre 2019(RJDH) --- Environ 3500 à 8000 personnes sont nouvellement infectées par le VIH/SIDA en Centrafrique et les femmes sont les populations les plus impactées par cette maladie. Une situation qui inquiète les structures tant nationales et qu’internationales en charge de lutte contre le SIDA. Chiffre donné lors de la célébration en différée de la journée mondiale de lutte contre Sida, mardi 03 décembre à Bangui.

C’est autour du slogan 0 stigmatisation, 0 discrimination 0 décès que la célébration en différée de la journée mondiale de lutte contre le VIH/SIDA a été célébré en présence des autorités centrafricaines et responsables des organisations internationales engagés dans la lutte contre le VIH/SIDA.

Docteur Patrick Eba, Directeur-Pays de l’Onusida en Centrafrique, met un projecteur sur l’évolution du SIDA en Centrafrique qui, selon lui, est inquiétante et encouragée par le faible niveau d’accès aux traitements antirétroviraux. « En République Centrafricaine chaque année, environ 3500 à 8000 personnes sont nouvellement infectées par le VIH/SIDA. C’est une situation inquiétante et les femmes continuent d’être les populations les plus impactées par l’épidémie de VIH. Environ 5500 personnes meurent chaque année de maladie liée au VIH/SIDA, une grande partie de cette personne aurait être pu être sauvée de cette maladie, s’ils avaient eu accès aux traitements antiviraux ou s’ils bénéficient d’un suivi de qualité», a indiqué le Directeur-Pays de l’Onusida, car des efforts doivent être faits pour basculer la courbe du taux d’infection 4, 9 % au niveau national.

Malgré cette fréquence inquiétante de nouvelles infections, le Docteur Pierre Somse, ministre de la santé publique, note une amélioration dans la prise en charge et la prévention contre le VIH/SIDA dans le pays,  « La République Centrafricaine fait partie des pays qui ont fait de la lutte contre le VIH/SIDA, l’une de leurs priorités d’action. C’est pourquoi, de plus en plus des personnes sont mises sous traitement par les antirétroviraux, les femmes enceintes séropositives donnent naissance aux enfants sains », précise le ministre.

Il a, par-ailleurs, ajouté que le dépistage est le seul moyen pourrait permettre de placer à temps des personnes infectées sous traitement. « Le dépistage du VIH est accessible à une grande partie de la population. Les personnes sous traitement vivent de plus en plus longtemps, ce qui a permis d’avancer dans  la baisse de la prévalence de l’infection à VIH à la cour de ces 10 dernières années. En fin 2018, environs 72 000 personnes vivant avec le VIH, connaissent leur statut sérologique par rapport au VIH. Environs 41000 personnes vivants avec le VIH sont sous traitement ARV et parmi celles qui sont sous traitement environ 7000 ont une charge viral indétectable », a-t-il souligné.

Pour la lutte contre le Sida dans le pays, le gouvernement souhaite réunir près de 5 milliards FCFA pour la mise en œuvre du plan d’accélération et de prévention du VIH/Sida lors de la table-ronde des bailleurs le 26 novembre dernier.

vendredi, 29 novembre 2019 16:39 In SOCIETE Tags
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Centrafrique : Un budget prévisionnel de 382 millions FCFA établi par la plateforme religieuse  pour promouvoir le dialogue et la paix

BANGUI, le 29 Novembre 2019 (RJDH)---Des organisations religieuses ont mis en place, mercredi 27 novembre, un plan d’activités en faveur de la paix et le dialogue inter-religieux dans le pays. Pour cela, la mise en œuvre nécessite un fonds d’environ 382 millions de francs CFA.

Ce plan d’action vise à promouvoir les dialogues inter-religieux l’implication des acteurs religieux dans la gestion de conflit et la justice transitionnelle afin de contribuer à la restauration de la paix durable en République Centrafricaine. Pour atteindre les objectifs fixés, la plateforme religieuse a besoin d’un montant de 382 millions de FCFA.

Docteur Boris Modeste Yakoubou, expert et représentant de l’ONG KAICIID, définit les grandes lignes de ce plan par les différents acteurs réunis par l’ONG internationale en Centrafrique Finn Church Aid, « les acteurs religieux centrafricains ont travaillé pendant longtemps et ils ont sorti un plan d’action pour travailler sur le dialogue et retour définitif de la paix en République Centrafricaine. Les partenaires sont satisfaits du résultat de cette session à travers un plan d’action qui met un projecteur sur la justice, la réparation et la gestion des conflits mais de manière traditionnelle », a-t-il souligné.

Cette initiative vient appuyer, ajoute-t-il,la plateforme religieuse, « à travers l’inclusion de certains leaders religieux qui ne sont pas dans cette plateforme et complémenter les actions de cette organisation sur l’ensemble du territoire national. Car, la question de la paix concerne tout le monde. Nous sommes prêts à les soutenir pour le retour de la paix dans le pays ».

Ce plan d’action a été mis sur pied, suite à un atelier de formation de trois jours organisé par l’ONG internationale Finn Church Aid à Bangui où plusieurs membres de cette plateforme ont participé à l’élaboration du plan qui sera soutenu par les partenaires impliqués dans la résolution de la crise en Centrafrique.

Carlos Watou

vendredi, 29 novembre 2019 15:44 In SANTE Tags
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Centrafrique : Les présidents de délégations spéciales impliqués dans la lutte contre le VIH/SIDA 

BANGUI le 29 Novembre 2019 (RJDH) ---Les maires de  cinq villes du pays notamment Bangui, Bimbo et Bambari  s’engagent à lutter contre le VIH/SIDA au milieu des déplacés dans leur localité respective. La cérémonie du lancement de ce projet a eu lieu le 27 novembre à la mairie du 4e arrondissement de Bangui. 

Il s’agit de Bangui, Bimbo, Bégoua, Bambari et Obo qui sont les villes pilotes sélectionnées pour la mise en œuvre de ce projet dénommé « Ma ville s’engage contre le VIH ». Ce projet vise les personnes déplacées internes dont 60% des femmes et des populations vulnérables car, la vulnérabilité au VIH est souvent exacerbée dans les villes où sont accueillies les personnes déplacées. 

Emile Raymond Nakombo, président de la délégation spéciale de la ville de Bangui présente le montant alloué par les partenaires pour la mise en œuvre de ce programme, « nous avons signé un accord de financement avec l’ONU-SIDA et l’OIM avec un montant de 500 milles dollars soit environ 300 millions de FCFA pour commencer à appuyer les villes qui vont lutter contre ce fléau. La forte prévalence du VIH, le nombre pléthorique des personnes déplacées vivant avec le VIH ainsi l’engagement des autorités locales dans la réponse au VIH/SIDA. Donc se sont les critères d’identification de ces villes pilotes, et ce projet sera mis en œuvre en 2019 et 2020 » a-t-il présenté.

Les objectifs visés à travers ce projets selon le Maire, « consiste à réduire la vulnérabilité des personnes déplacées et des hôtes au VIH ainsi que de soutenir l’intégration socio-économique des personnes vivant avec le VIH. Ce projet vise également à contribuer au meilleur accès aux services de prévention, de traitement et des soins du VIH pour les personnes déplacées et des populations hôtes à risque dans les villes du projet ».

Le projet « ma ville s’engage à lutter contre le VIH » a vu la participation respective des organisations internationale ONU-SIDA et Organisation Internationale Migration (OIM). C’est projet qui intervient dans un contexte où le gouvernement à l’issue d’une table ronde sur le Plan d’accélération de la prévention contre le VIH/SIDA 2019-2020 cherche 5 milliards de  francs CFA pour lutter contre le sida en Centrafrique.

mardi, 26 novembre 2019 16:51 In SANTE Tags
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Centrafrique : Le CNLS table sur 5 milliards FCFA pour la mise en œuvre du plan d’accélération et de prévention du VIH/SIDA

BANGUI, le 26 novembre 2019 (RJDH) ---Environs 5 milliards de FCFA, c’est le montant que le Comité National de Lutte Contre le Sida (CNLS) souhaite réunir avec le concours des partenaires financiers en vue de permettre la mise en œuvre du plan d’accélération de la prévention du VIH/SIDA d’ici 2020. Ce plan permet à tous les acteurs accompagnant le gouvernement à réduire le taux d’infection dans le pays.

L’organe technique national en charge de la lutte contre le VIH/SIDA souhaite, à l’issue de cette table-ronde de ce mardi 26 novembre 2019, réunir avec le concours des partenaires techniques et financiers plus de 5 milliards FCFA pour faciliter la mise en œuvre du plan d’accélération et de la prévention du VIH/SIDA d’ici 2020. Le plan est défini autour de quatre (4) axes stratégiques prioritaires pouvant permettre de balancer la courbe du taux de prévalence qui est de 4,9 % dans le pays encouragé par des nouvelles infections annuelles, touchant les personnes âgées de 15-49 ans (2010-2017).

Les quatre axes stratégiques et prioritaires tournent autour de la prévention de transmission de mère à l’enfant, prévention chez les populations ciblées, (jeunes filles et garçons et autres franges de la population ainsi que les plus vulnérables), de renforcement de la gouvernance par l’appropriation, le financement, la coordination et le suivi ou évaluation.

L’atteinte de ces objectifs, le Gouvernement centrafricain doit permettre la décroissance de la courbe de l’épidémie. « C’est un plan qui est prévu de 2019 à 2020 avec comme objectif de réduire la transmission de VIH de la mère à l’enfant. Réduire également la transmission de cette pandémie  au sein de la population  à savoir les professionnels de sexe, les déplacés ainsi que les hommes ayant de rapport sexuel avec les hommes. Ce plan fait un montant de 5 milliards de FCFA, ce que nous avons pour le moment dans la caisse est 3 milliards de FCFA. Nous sollicitons nos partenaires à une mobilisation financière pour la mise en œuvre de ce projet », a expliqué le Coordonnateur du CNLS, Professeur Sylvain Wilfried Nambei.

Le financement de ce plan s’avère nécessaire car la fourniture des ARV se fait avec intermittence. C’est pourquoi, âgée de 16 ans, une fille vivante avec le VIH appelle les partenaires à s’impliquer dans ce projet pour éviter la rupture d’ARV dans les hôpitaux, « bien que je vis avec le virus. J’ai des droits et des obligations qui devraient être garantis, respectés et préservés. Je profite de cette assise de lancer un message à tous nos partenaires nationaux et internationaux, les bailleurs et les pays amis de la RCA d’aider ce projet financièrement afin de lutter contre cette maladie et éviter les ruptures d’ARV pour ceux qui vivent avec cette maladie», a-t-elle plaidé.

L’organisation de cette table-ronde des bailleurs de fonds est de combler le gap financier pouvant permettre de mobiliser les ressources nécessaires au développement du plan.

mercredi, 20 novembre 2019 17:12 In SECURITE Tags
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Centrafrique : Les ex combattants du Camp Beal délogés par les FACA

BANGUI, le 20 Novembre 2019(RJDH)----Les Forces armées centrafricaines(FACA) ont délogé les ex combattants installés au camp Beal depuis le déclenchement de la crise centrafricaine. Les opérations ont commencé dans la nuit du mardi 19 à mercredi 20 novembre 2019.

Cette opération de déguerpissement intervient selon le gouvernement après
plusieurs mois de tractations et de négociations pour libérer le Camp Beal situé au quartier des 200 villas à Bangui.

« Les anciens éléments de la Séléka qui ont reçu plusieurs fois des primes de départ du Gouvernement, ne voulaient pas quitter cet espace qu'ils ont transformé en un lieu de contrebande et de crimes divers », peut-on lire sur la page Facebook de la présidence, qui indique également que c’est la volonté des autorités de doter l’appareil sécuritaire du pays « des infrastructures dignes pour abriter les bureaux et les casernes ».

Des installations à des fins commerciales des anciens éléments de la Séléka devant l’hôpital communautaire ont été détruites par les forces régulières. Une opération saluée par des habitants du secteur qui se sont plaints à cause de l’insécurité et les cas de braquage perpétrés par ces éléments.

« Je salue cette action du gouvernement. C’est ce qui devrait être fait depuis fort longtemps pour que nous soyons en paix. Les habitants des 200 villas et ses environs ont été victimes de plusieurs cas de braquage à main armée imputés à ces éléments de la Séléka. C’est quand même un ouf de soulagement pour nous», s’est rejouit un habitant des 200 villas.

Cette opération est la première au camp Beal après plusieurs tentatives de négociation entamées par le gouvernement auprès des ex combattants de libérer les lieux où une somme de 100.000 francs CFA leur a été remise l’année dernière.

mardi, 19 novembre 2019 16:57 In JUSTICE Tags
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Centrafrique : Un jeune garçon  torturé par une voisine à Bimbo

BANGUI, le 19 novembre 2019 (RJDH) --- Un jeune garçon âgé d’une douzaine d’années accusé d’avoir volé l’argent, a été torturé le 12 novembre dernier par une dame à Bimbo dans l’Ombella Mpoko.

Les témoins indiquent que cet enfant est fréquent chez elle et faisait souvent les courses de cette dame. C’est ainsi que le 12 novembre dernier, après avoir constaté qu’une somme d’argent (200 000 FCFA) aurait disparu de sa maison, la femme a mis à l’index son petit protégé d’être l’auteur du vol.

A l’insu des parents du môme, elle est allée chercher l’enfant à l’école pour le conduire au Km5 pour être torturé par un groupe d’autodéfense afin de lui tirer quelques aveux. Sans succès, « elle le ramène à l’antenne de l’OCRB des 92 logements où l’enfant a encore subi des sévices corporels le laissant dans un état préoccupant, selon les témoignages », explique un autre témoin.

« En notre absence, la dame est allée enlever l’enfant à l’école et l’a emmené dans une maison inhabitable  au Km5 où il a été  torturé par un groupe d’autodéfense. Ces derniers  ont voulu égorger l’enfant, c’est ainsi qu’elle  va le conduire au commissariat de l’OCRB des 92 logements où l’enfant a encore subi d’interrogatoires intense s'accompagnés de coup de fouets. Insatisfaite de la réponse de l’enfant, elle l’emmène enfin à Kpéténé pour continuer ses actions machiavéliques sur l’enfant », a témoigné un parent de l’enfant violenté, en  précisant que, « l’enfant a eu la vie sauve grâce à l’intervention du chef de quartier ».

Son processus vital est engagé car, « un enfant de cet âge ne saurait résister à une telle décharge de torture, pour le moment l’enfant  est mis sous traitement de 45 jours par le médecin, car il a les deux mâchoires cassées ce qui provoque chez lui une  déformation physiologique. Nous réclamons la justice pour éviter qu’un tel acte se reproduise sur les mineurs», a souhaité le père de l’enfant.

La présumée coupable se trouve en ce moment entre les mains des éléments de l’Unité Mixte d’Intervention Rapide et  de Répression contre les Violences faites aux femmes et filles (UMIRR).

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