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mercredi, 27 mai 2020 11:57 In SOCIETE Tags
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Centrafrique : Les victimes toujours en attente de la tenue des procès de la CPS

BANGUI, le 27 mai 2020 (RJDH) --- Les leaders des associations des victimes de différentes crises en Centrafrique s’impatientent quant à la question du déroulement des premiers procès de la Cour Pénale Spéciale. Ils ont exprimé leur inquiétude lors d’un micro trottoir réalisé par le RJDH ce mardi 26 mai 2020 dans la capitale.

Evodie Ndémadé, présidente d’une association des victimes s’interroge par rapport au retard, « on n’a pas encore commencé les enquêtes en tant que telle, peut-être ils sont en train de faire mais nous les responsables des différentes associations des victimes détiennent encore des dossiers. Si la Cour Pénale Spéciale récupère ces dossiers à ce niveau nous seront rassurés. Nous sommes jusqu’à ce jour inquiètes, car les victimes se posent la question à quand la CPS va démarrer ces procès ? » S’interroge-t-elle.

Etienne Oumba, Coordonnateur de l’association des victimes du 4e arrondissement de Bangui appelle à l’implication des victimes dans les activités de sensibilisation, « En réalité cette cour doit impliquer les responsables des victimes dans cette campagne et aussi renforcer la capacité de ces responsables afin de bien véhiculer les informations à la base sur les progrès notés par cette juridiction nationale ».

Ces inquiétudes des victimes ont été plusieurs exprimées alors que la Cour a présenté son chronogramme d’activité relatif à la tenue prochaine des premiers procès d’ici la fin de l’année ou au pire de cas, début 2021.

Carlos Watou

lundi, 25 mai 2020 15:57 In Politique Tags
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Centrafrique : Le gouvernement annonce le durcissement des mesures contre les réfractaires dans la lutte contre le corona virus

BANGUI, 25 mai 2020 (RJDH) ---Les autorités centrafricaines ont promis de passer de la phase de simple sensibilisation à celle de répression dans la lutte contre la maladie à Corona virus. C’est ce qu’a fait savoir le premier Ministre Firmin Ngrebada, lors de son interpellation mercredi 20 mai 2020 par les élus de la nation. 

La progression de la maladie à Corona Virus dans le pays inquiète au plus haut point les autorités centrafricaines qui visiblement veulent adopter une nouvelle approche pour empêcher l’évolution de cette pandémie.   Celle-ci se veut, bien sûr, répressive vis-à-vis des réfractaires aux mesures édictées par les pouvoirs publics.  

Firmin Ngrebada, premier Ministre, devant les élus le mercredi dernier, a annoncé que le gouvernement a adopté dix nouvelles recommandations dans la lutte contre le Covid 19 en Centrafrique. « J’ai présidé une réunion du comité technique, cette semaine, nous avons adopté dix recommandations qui visent le renforcement des mesures de prévention contre la maladie à Corona virus et de prise en charge des personnes atteintes de cette maladie », dit-il.

Plus loin, il dénonce le comportement incivique de certains compatriotes violant pratiquement les mesures restrictives prises par le gouvernement pour limiter la propagation de cette maladie. « C’est une situation grave, il faut que nos compatriotes prennent conscience de cette situation car c’est une question de santé publique. Ils peuvent se contaminer, contaminer leur famille et ils peuvent en mourir. Donc nous édictons ces mesures pas pour le plaisir de le faire mais le gouvernement édicte ces mesures pour que nos compatriotes se mettent à l’abri de cette maladie », a-t-il précisé.

Face à ce genre d’attitude, Firmin Ngrebada prévient. « Dans les jours à venir, nous allons passer de la phase de simple sensibilisation, de conseil, à la phase de répression entre autre le port obligatoire de cache-nez obligatoire dans les lieux publics. C’est pourquoi le gouvernement va commander dix millions de cache-nez pour la population centrafricaine en général. Le port des cache-nez sera obligatoire.  En cas de désobéissance à ces mesures, le coupable s’exposera aux sanctions et les forces de l’ordre y veilleront scrupuleusement », hausse-t-il le ton.

A l’heure actuelle, la Centrafrique totalise 604 cas de Covid 19 dont 22 guérisons et 1 décès, selon le ministère de la santé.

Carlos Watou

mardi, 19 mai 2020 16:10 In ENVIRONNEMENT Tags
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Centrafrique : le pont de Pk9, victime d’incivisme

BANGUI, 19 mai 2020 (RJDH) ---Les actes de vandalisme enregistrés sur le pont de PK 9 marqués par le vol des barres de fers du parapet créent, selon les autorités locales, une situation d’insécurité pour les usagers. Une situation qu’elles dénoncent et menacent de poursuivre les auteurs. Un constat fait par le RJDH ce mardi 19 mai 2020.

Considéré comme un axe stratégique et économique pour le ravitaillement de la ville de Bangui, le pont de PK9 dans la commune de Bimbo est depuis quelque temps dans une situation inquiétante. En dépit de quelques nids-de-poule, les fers du parapet de ce pont sont en train de disparaitre petit à petit. Ce qui ne saurait laisser indifférentes les autorités locales de Bimbo.        

Urbain Zomela, l’un des notables de la commune de Bimbo, a indiqué que des enquêtes seront ouvertes pour découvrir les personnes malintentionnées qui se livrent à cette pratique honteuse. « Notre pays, la République Centrafricaine sort difficilement des multiples crises qui ont tout effondré. Nous sommes en phase de la reconstruction de notre pays. Mais le peu que nous avons comme édifices, nous devons les protéger jalousement au lieu de se lancer dans cette mauvaise pratique qui n’honore pas notre pays », remarque-t-il, avant de relever que, « les auteurs de ces actes inciviques seront arrêtés et poursuivis devant la justice pour destruction de biens publics », prévient-il.  

Pour Jonathan Ogalama, un jeune de Bimbo, il pointe du doigt ses paires jeunes qui, selon lui, se livrent à cet de vandalisme. « Je pense que ce garde-fou est un moyen efficace de protection des usagers de ce pont de peur qu’ils ne tombent dans l’eau. Mais certaines personnes mal intentionnées utilisent ces fers à d’autres fins. Je demande aux autorités compétentes de prendre leur responsabilité face à cette situation désastreuse. Et j’invite également les auteurs de cet acte ignoble à une prise de conscience et à un changement de mentalité », dit-il. 

Pour une autorité préfectorale, les auteurs de cette pratique sont susceptibles de tomber sous le coup de l’article 420 du code pénal de la République Centrafricaine qui stipule que : « quiconque aura volontairement détruit ou renversé par quelques moyens que ce soit en tout ou partie des édifices, pont, digues, chaussés ou autres constructions sera puni d’un emprisonnement de cinq à dix ans et d’une amende de 100 000 à 400 000 FCFA ».

Carlos Watou

dimanche, 17 mai 2020 09:30 In ENVIRONNEMENT Tags
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Centrafrique : Des jeunes du 2ème arrondissement s’engagent à lutter contre l’insalubrité dans leur secteur

BANGUI, le 17  mai 2020 (RJDH) --- Les jeunes du quartier Batambo dans le 2e arrondissement de Bangui ont procédé ce 16 mai 2020 au curage des canaux dans leur secteur. Une initiative qui vise à rendre leur environnement plus sain et d’éviter l’inondation pendant la saison des pluies.

Le dépôt d’ordures dans les canaux occasionne chaque année, le débordement de l’eau dans les quartiers et l’écroulement des maisons.

Dieu-Beni Binza, un jeune du quartier Batambo souligne l’intérêt de cette activité, « les différents canaux situés dans notre localité sont débordés du fait des ordures. C’est pourquoi nous nous sommes mobilisés afin de procéder au curage de ces canaux, dans le but d’éviter l’inondation pendant la saison des pluies et empêcher également la prolifération des moustiques dans des eaux stagnantes, source du paludisme. »

Compte tenu du comportement déviant de la population qui ne fait que remplir ces canaux par des ordures, Ken Kaimba, leader des jeunes du 2e arrondissement appelle la population à une prise de conscience, « je demanderai à tous les jeunes de prendre des initiatives comme ceux de Batambo pour combattre l’insalubrité dans leur localité et de ne plus déverser les ordures dans ces canaux parce qu’ils sont construits pour l’évacuation des eaux et non comme des bacs à ordures. J’appelle également les jeunes à sensibiliser cette population pour une prise de conscience » lance-t-il.

Les travaux de curage entrepris par les jeunes du 2e arrondissement ont été soutenus par l’honorable Mathurin Massikini.

Carlos Watou

vendredi, 15 mai 2020 15:05 In HUMANITAIRE Tags
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Centrafrique : Le Comité International de la Croix-Rouge renforce la capacité de ses personnels pour lutter contre la Covid 19

BANGUI, le 15 mai 2020 (RJDH) --- Les médecins issus des différents sites appuyés par le Comité International de la Croix-Rouge (CICR) ont bouclé le jeudi 14 mai 2020 la session de formation sur les techniques de riposte contre la Covid 19. C'est une initiative du Comité International de la Croix-Rouge à lutter contre le Corona Virus en RCA.

La propagation à grand pas de Covid 19 en République Centrafricaine à fait drainer toutes les couches et organisations à se dresser contre cette pandémie à travers des campagnes de sensibilisation et des sessions de formations. Le Comité International de la Croix-Rouge à l’instar des autres organisations humanitaires s’est impliquée d’arrache-pied à mettre hors d’état de nuire la maladie à Corona Virus à travers le pays.    

Pour Ali Ouattara, l’un des organisateurs de cette session de formation, la formation du personnel soignant est l’un des moyens efficace de lutte contre le Covid19. « Avec la propagation de Covid 19 à travers le pays, nous avons décidé de réadapter nos programmes pour faire front à cette pandémie. C’est pourquoi nous avons sollicité auprès du Ministère de la santé et l’Organisation Mondiale de la Santé (OMS) la formation de nos personnels soignants, car il est important de les outiller pour qu’ils puissent avoir un comportement adapté quand ils auront des cas à gérer. Et c’est l’un des moyens  efficaces de lutte contre cette pandémie qui continue à décimer le monde »

André Service Débato, Médecin-Chef de Kaga-Bandoro, a apprécié les modules qui sont au menu de cette formation. « Ce que nous avions eu à étudier pendant ces 72 heures, est très bénéfique pour nous car nous sommes en mesure  de suivre une personne atteinte de  maladie à Corona Virus. C’est une formation très riche et au quotidien on a beaucoup étudié plus particulièrement nous qui sommes sur le terrain nous avons appris à nous organiser du triage jusqu’à l’isolement.  Le Covid19 n’est pas un mythe j’appelle tout monde à lutter contre cette maladie en respectant les règles barrières», a-t-elle précisé

Le Comité  International de la Croix-Rouge, est une organisation humanitaire qui ne cesse d’apporter sa contribution à la population Centrafricaine vulnérable. Elle est l’une des organisations potentielle de la Croix-Rouge Centrafricaine.

Carlos Watou

vendredi, 15 mai 2020 14:44 In SANTE Tags
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Centrafrique : le ministère de la santé recherche au moins 100 personnes testées

BANGUI, 14 mai 2020 (RJDH) --- Au moins 100 personnes testées positives sont recherchées par le Ministère de la santé publique qui menace d’engager contre elles une poursuite judiciaire face à leur refus de se présenter pour leur prise en charge.

Elles sont au moins une centaine, les personnes que le Ministère de la santé publique leur a demandées, dans un communiqué rendu public ce 13 mai 2020, de se présenter dans un bref délai. Dans le cas échéant, ce département va intenter une poursuite judiciaire contre ces personnes, conformément à la note circulaire n°90/MJD/DIRCAB du Ministre de la Justice, des Droits de l’Homme, Garde des Sceaux.

Cette annonce du ministère de la santé met à nu l’épineuse question de suivi et de prise en charge des personnes suspectées ou déclarées malades. Non seulement le refus de respecter les mesures barrières initiées par les autorités compétentes mais aussi la difficile collaboration de la population avec les agents en charge de dépistage contre la Covid 19.

En dépit des moyens financiers octroyés par les partenaires, le Ministère de la santé publique est visiblement dépassé par la situation. Le comportement hostile de la population face à cette pandémie est justifié par le doute sur l’existence de cette maladie dans le pays pour certains et pour d’autres, le gouvernement Centrafricain est en train de se faire du beurre sur le dos des centrafricains à travers cette maladie.       

La disparition de ces personnes constitue pour le moment un grand danger pour tout le pays. Avec cette allure, la RCA risque d’atteindre d’ici juin-juillet un nombre vertigineux des personnes contaminées si rien n’est fait de manière sérieuse. Car le pays a franchi aujourd’hui la barre de 221 cas de contamination de Covid 19.

Carlos Watou   

jeudi, 26 mars 2020 14:42 In SANTE Tags
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Centrafrique : Les mesures préventives contre le Covid 19 diversement observées dans le pays

BANGUI, le 26 mars 2020 (RJDH) --- Les mesures gouvernementales interdisant l’ouverture des boites de nuits et des bars dancing pour prévenir les cas de contaminations à Covid-19 ne sont pas respectées dans les faits. Certains bar dancing bien que fermés sont encore opérationnels dans la clandestinité.

En sillonnant certains bars et caves de la place, à première vue, les portes sont hermétiquement barricadées, les chaises entassées de manière anarchique les unes sur les autres donnant l’allure des observations des mesures gouvernementales. Mais au-delà de cette apparence, la réalité est que les gens continuent de se rassembler clandestinement et prendre de la bière en dépit de ces mesures.  

Un habitant de Lakwanga dans le 2e arrondissement de Bangui, ayant constaté les faits, s’offusque et pointe du doigt un comportement incivique. « Selon mon constat, les principes instaurés par le gouvernement ne sont pas observés. Car certains commerçants, vendeurs de la bière dans des zones un peu reculées, continuent d’exercer leurs activités commerciales en cachette favorisant l’attroupement des personnes », s’est-il indigné. 

Séraphina, une habitante de Plateau situé à Bimbo 2, embraie dans le même sens que le premier en précisant que la décision la décision du gouvernement est un moyen de prévention, « la décision prise par les autorités va dans l’intérêt du peuple Centrafricain.  Le non-respect de ces principes est un moyen de la propagation de ce virus dans le pays. Il n’est pas interdit de prendre la bière mais nous sommes en face d’un cas de force majeure. Et donc nous devons respecter ces principes pour préserver notre vie et celle des autres », a-t-elle déclaré.

Pour elle, il n’y a que le respect de ces mesures qui nous éloigneraient le malheur. « J’invite mes frères et sœurs Centrafricains à une prise de conscience. Car nous sommes en face d’un grand danger qui a besoin de la participation de tout le monde pour la vie et la destinée de nos enfants. Et le seul moyen de lutter contre cette pandémie c’est le respect des principes instaurés par les autorités. »

Le nombre de personnes touchées par cette maladie ne cesse d’augmenter dans le pays depuis sa confirmation par les autorités sanitaires de la place. Et selon le rapport de l’Organisation Mondiale de la Santé 725 personnes sont en quarantaine pour le moment. 

Carlos Watou

dimanche, 01 mars 2020 12:57 In SECURITE Tags
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Centrafrique : Les activités économiques tournent au ralenti à Carnot

CARNOT, le 28 février 2020 (RJDH) --- Les activités économiques sont presque paralysées à Carnot, dans la préfecture de la Mambéré Kadeï au sud-ouest du pays, en raison de la présence signalée des hommes en armes assimilés aux 3R dans les zones périphériques empêchant la libre circulation des biens et des personnes. Une situation qui inquiète les autorités locales.

La circulation des biens et des personnes devient de plus en plus difficile dans les environs de la localité de Carnot depuis que la présence des hommes armés assimilés aux éléments de 3R de Sidiki est signalée dans la région.  

La population de cette partie du pays vit dans la psychose, selon Evariste Dole président de la délégation spéciale de la ville de Carnot, « les gens sont paniqués du fait qu’ils ne peuvent cohabiter avec les hommes en armes qui commettent des exactions sur les populations sur l’axe Guémbé, Gadzi et Mbélou. Une source hospitalière m’a tenu informé que 4 personnes ont été torturées par ces hommes à Guémbé, un village situé à quelques kilomètres de Carnot. C’est la psychose qui règne au sein de la communauté durant ces deux jours », a fait savoir Evariste Dole.

De poursuivre, l’autorité municipale s’inquiète déjà des conséquences de cette situation sur les activités économiques dans la région. « Les gens ne peuvent plus aller aux champs. Si bien que les activités économiques tournent au ralenti. Cette situation va impacter négativement sur le développement économique dans la Mambéré Kadeï car la ville de Carnot est l’un des maillons forts de cette préfecture surtout sur le plan économique », ajoute-t-il.

« Ils disent qu’ils accompagnent les pasteurs peulhs en quête de pâturage dans la région de peur qu’ils soient attaqués par des voleurs de bétails », rapporte au RJDH une autorité préfectorale de la Mambere-Kadéï.

Michael Biliwen, Secrétaire Général de l’association des ressortissants de la Mambéré Kadeï, réclame des autorités compétentes la présence des FACA dans la localité, « nous demandons aux autorités centrafricaines de déployer les Forces Armées Centrafricaines dans cette partie du pays afin d’assurer la protection de la population civile. Car c’est la seconde fois que ces bandes armées reviennent pendant la saison sèche, semer la panique sur la population civile. Cette situation avait couté la vie à certains compatriotes entre autre un gendarme au village Zaorossangou », demande-t-il.

La présence des hommes armés signalée dans les zones périphériques de Carnot intervient quelques semaines après celle de Nandobo, localité situé à 50 Km de la ville de Berberati, créant ainsi la panique au sein de la population civile.

Carlos Watou

vendredi, 28 février 2020 08:46 In INFO-ELECTIONS Tags
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Centrafrique : Le pays dispose désormais d’une loi sur la collectivité territoriale

BANGUI, le 27 février 2020 (RJDH) --- La loi sur la collectivité territoriale a été votée par acclamation ce mercredi 26 février par les élus de la nation, une loi qui va permettre la politique de décentralisation du pays en vue des prochaines élections locales et municipales dans les différentes villes du pays. 

La loi sur la décentralisation, dorénavant appelée loi portant Organisation et Fonctionnement des Collectivités Territoriales, votée mercredi par les députés de la nation, tant attendue est de mettre un terme à la nomination des présidents de la délégation spéciale des communes par le pouvoir central. Une situation qui cadre aux normes de la démocratie dans un pays. Dorénavant, le mode de désignation des autorités administratives locales demeure les élections qui assurent une légitimité populaire.

L’adoption de cette loi, pour le ministre de l’administration du territoire et de la décentralisation, Augustin Yangana-Yahote, « la loi actuelle a pour vocation de donner au peuple la possibilité de choisir ses représentantes surtout des représentants proches qu’on appelle le conseiller municipal. C’est depuis 1988 qu’il n’y a pas les élections des maires en République Centrafricaine. C’est pourquoi le gouvernement cherche des voies et moyens pour résoudre ce problème. La solution la plus efficace est l’adoption de ce projet de loi », note-t-il.

La loi ainsi adoptée, pour certains élus de la nation, le plus dur reste à définir un modèle économique pour chaque région en vue de favoriser leur autonomisation car, selon ces députés, le ministre des finances avait émis de réserve quant à l’applicabilité de la loi surtout du point de vue financier. « Par manque de moyen financier à supporter les projets inclus dans cette loi, certains élus de nations s’inquiètent et s’abstiennent de voter ce projet de loi sans acclamer ».

La loi sur la collectivité territoriale est la 3e loi adoptée par les députés depuis l’ouverture de la session extraordinaire le 18 février dernier à l’hémicycle de l’assemblée nationale.

Carlos Watou

vendredi, 28 février 2020 08:46 In INFO-ELECTIONS Tags
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Centrafrique : Le pays dispose désormais d’une loi sur la collectivité territoriale

BANGUI, le 27 février 2020 (RJDH) --- La loi sur la collectivité territoriale a été votée par acclamation ce mercredi 26 février par les élus de la nation, une loi qui va permettre la politique de décentralisation du pays en vue des prochaines élections locales et municipales dans les différentes villes du pays. 

La loi sur la décentralisation, dorénavant appelée loi portant Organisation et Fonctionnement des Collectivités Territoriales, votée mercredi par les députés de la nation, tant attendue est de mettre un terme à la nomination des présidents de la délégation spéciale des communes par le pouvoir central. Une situation qui cadre aux normes de la démocratie dans un pays. Dorénavant, le mode de désignation des autorités administratives locales demeure les élections qui assurent une légitimité populaire.

L’adoption de cette loi, pour le ministre de l’administration du territoire et de la décentralisation, Augustin Yangana-Yahote, « la loi actuelle a pour vocation de donner au peuple la possibilité de choisir ses représentantes surtout des représentants proches qu’on appelle le conseiller municipal. C’est depuis 1988 qu’il n’y a pas les élections des maires en République Centrafricaine. C’est pourquoi le gouvernement cherche des voies et moyens pour résoudre ce problème. La solution la plus efficace est l’adoption de ce projet de loi », note-t-il.

La loi ainsi adoptée, pour certains élus de la nation, le plus dur reste à définir un modèle économique pour chaque région en vue de favoriser leur autonomisation car, selon ces députés, le ministre des finances avait émis de réserve quant à l’applicabilité de la loi surtout du point de vue financier. « Par manque de moyen financier à supporter les projets inclus dans cette loi, certains élus de nations s’inquiètent et s’abstiennent de voter ce projet de loi sans acclamer ».

La loi sur la collectivité territoriale est la 3e loi adoptée par les députés depuis l’ouverture de la session extraordinaire le 18 février dernier à l’hémicycle de l’assemblée nationale.

Carlos Watou

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