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jeudi, 26 mars 2020 14:42 In SANTE Tags
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Centrafrique : Les mesures préventives contre le Covid 19 diversement observées dans le pays

BANGUI, le 26 mars 2020 (RJDH) --- Les mesures gouvernementales interdisant l’ouverture des boites de nuits et des bars dancing pour prévenir les cas de contaminations à Covid-19 ne sont pas respectées dans les faits. Certains bar dancing bien que fermés sont encore opérationnels dans la clandestinité.

En sillonnant certains bars et caves de la place, à première vue, les portes sont hermétiquement barricadées, les chaises entassées de manière anarchique les unes sur les autres donnant l’allure des observations des mesures gouvernementales. Mais au-delà de cette apparence, la réalité est que les gens continuent de se rassembler clandestinement et prendre de la bière en dépit de ces mesures.  

Un habitant de Lakwanga dans le 2e arrondissement de Bangui, ayant constaté les faits, s’offusque et pointe du doigt un comportement incivique. « Selon mon constat, les principes instaurés par le gouvernement ne sont pas observés. Car certains commerçants, vendeurs de la bière dans des zones un peu reculées, continuent d’exercer leurs activités commerciales en cachette favorisant l’attroupement des personnes », s’est-il indigné. 

Séraphina, une habitante de Plateau situé à Bimbo 2, embraie dans le même sens que le premier en précisant que la décision la décision du gouvernement est un moyen de prévention, « la décision prise par les autorités va dans l’intérêt du peuple Centrafricain.  Le non-respect de ces principes est un moyen de la propagation de ce virus dans le pays. Il n’est pas interdit de prendre la bière mais nous sommes en face d’un cas de force majeure. Et donc nous devons respecter ces principes pour préserver notre vie et celle des autres », a-t-elle déclaré.

Pour elle, il n’y a que le respect de ces mesures qui nous éloigneraient le malheur. « J’invite mes frères et sœurs Centrafricains à une prise de conscience. Car nous sommes en face d’un grand danger qui a besoin de la participation de tout le monde pour la vie et la destinée de nos enfants. Et le seul moyen de lutter contre cette pandémie c’est le respect des principes instaurés par les autorités. »

Le nombre de personnes touchées par cette maladie ne cesse d’augmenter dans le pays depuis sa confirmation par les autorités sanitaires de la place. Et selon le rapport de l’Organisation Mondiale de la Santé 725 personnes sont en quarantaine pour le moment. 

Carlos Watou

dimanche, 01 mars 2020 12:57 In SECURITE Tags
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Centrafrique : Les activités économiques tournent au ralenti à Carnot

CARNOT, le 28 février 2020 (RJDH) --- Les activités économiques sont presque paralysées à Carnot, dans la préfecture de la Mambéré Kadeï au sud-ouest du pays, en raison de la présence signalée des hommes en armes assimilés aux 3R dans les zones périphériques empêchant la libre circulation des biens et des personnes. Une situation qui inquiète les autorités locales.

La circulation des biens et des personnes devient de plus en plus difficile dans les environs de la localité de Carnot depuis que la présence des hommes armés assimilés aux éléments de 3R de Sidiki est signalée dans la région.  

La population de cette partie du pays vit dans la psychose, selon Evariste Dole président de la délégation spéciale de la ville de Carnot, « les gens sont paniqués du fait qu’ils ne peuvent cohabiter avec les hommes en armes qui commettent des exactions sur les populations sur l’axe Guémbé, Gadzi et Mbélou. Une source hospitalière m’a tenu informé que 4 personnes ont été torturées par ces hommes à Guémbé, un village situé à quelques kilomètres de Carnot. C’est la psychose qui règne au sein de la communauté durant ces deux jours », a fait savoir Evariste Dole.

De poursuivre, l’autorité municipale s’inquiète déjà des conséquences de cette situation sur les activités économiques dans la région. « Les gens ne peuvent plus aller aux champs. Si bien que les activités économiques tournent au ralenti. Cette situation va impacter négativement sur le développement économique dans la Mambéré Kadeï car la ville de Carnot est l’un des maillons forts de cette préfecture surtout sur le plan économique », ajoute-t-il.

« Ils disent qu’ils accompagnent les pasteurs peulhs en quête de pâturage dans la région de peur qu’ils soient attaqués par des voleurs de bétails », rapporte au RJDH une autorité préfectorale de la Mambere-Kadéï.

Michael Biliwen, Secrétaire Général de l’association des ressortissants de la Mambéré Kadeï, réclame des autorités compétentes la présence des FACA dans la localité, « nous demandons aux autorités centrafricaines de déployer les Forces Armées Centrafricaines dans cette partie du pays afin d’assurer la protection de la population civile. Car c’est la seconde fois que ces bandes armées reviennent pendant la saison sèche, semer la panique sur la population civile. Cette situation avait couté la vie à certains compatriotes entre autre un gendarme au village Zaorossangou », demande-t-il.

La présence des hommes armés signalée dans les zones périphériques de Carnot intervient quelques semaines après celle de Nandobo, localité situé à 50 Km de la ville de Berberati, créant ainsi la panique au sein de la population civile.

Carlos Watou

vendredi, 28 février 2020 08:46 In INFO-ELECTIONS Tags
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Centrafrique : Le pays dispose désormais d’une loi sur la collectivité territoriale

BANGUI, le 27 février 2020 (RJDH) --- La loi sur la collectivité territoriale a été votée par acclamation ce mercredi 26 février par les élus de la nation, une loi qui va permettre la politique de décentralisation du pays en vue des prochaines élections locales et municipales dans les différentes villes du pays. 

La loi sur la décentralisation, dorénavant appelée loi portant Organisation et Fonctionnement des Collectivités Territoriales, votée mercredi par les députés de la nation, tant attendue est de mettre un terme à la nomination des présidents de la délégation spéciale des communes par le pouvoir central. Une situation qui cadre aux normes de la démocratie dans un pays. Dorénavant, le mode de désignation des autorités administratives locales demeure les élections qui assurent une légitimité populaire.

L’adoption de cette loi, pour le ministre de l’administration du territoire et de la décentralisation, Augustin Yangana-Yahote, « la loi actuelle a pour vocation de donner au peuple la possibilité de choisir ses représentantes surtout des représentants proches qu’on appelle le conseiller municipal. C’est depuis 1988 qu’il n’y a pas les élections des maires en République Centrafricaine. C’est pourquoi le gouvernement cherche des voies et moyens pour résoudre ce problème. La solution la plus efficace est l’adoption de ce projet de loi », note-t-il.

La loi ainsi adoptée, pour certains élus de la nation, le plus dur reste à définir un modèle économique pour chaque région en vue de favoriser leur autonomisation car, selon ces députés, le ministre des finances avait émis de réserve quant à l’applicabilité de la loi surtout du point de vue financier. « Par manque de moyen financier à supporter les projets inclus dans cette loi, certains élus de nations s’inquiètent et s’abstiennent de voter ce projet de loi sans acclamer ».

La loi sur la collectivité territoriale est la 3e loi adoptée par les députés depuis l’ouverture de la session extraordinaire le 18 février dernier à l’hémicycle de l’assemblée nationale.

Carlos Watou

vendredi, 28 février 2020 08:46 In INFO-ELECTIONS Tags
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Centrafrique : Le pays dispose désormais d’une loi sur la collectivité territoriale

BANGUI, le 27 février 2020 (RJDH) --- La loi sur la collectivité territoriale a été votée par acclamation ce mercredi 26 février par les élus de la nation, une loi qui va permettre la politique de décentralisation du pays en vue des prochaines élections locales et municipales dans les différentes villes du pays. 

La loi sur la décentralisation, dorénavant appelée loi portant Organisation et Fonctionnement des Collectivités Territoriales, votée mercredi par les députés de la nation, tant attendue est de mettre un terme à la nomination des présidents de la délégation spéciale des communes par le pouvoir central. Une situation qui cadre aux normes de la démocratie dans un pays. Dorénavant, le mode de désignation des autorités administratives locales demeure les élections qui assurent une légitimité populaire.

L’adoption de cette loi, pour le ministre de l’administration du territoire et de la décentralisation, Augustin Yangana-Yahote, « la loi actuelle a pour vocation de donner au peuple la possibilité de choisir ses représentantes surtout des représentants proches qu’on appelle le conseiller municipal. C’est depuis 1988 qu’il n’y a pas les élections des maires en République Centrafricaine. C’est pourquoi le gouvernement cherche des voies et moyens pour résoudre ce problème. La solution la plus efficace est l’adoption de ce projet de loi », note-t-il.

La loi ainsi adoptée, pour certains élus de la nation, le plus dur reste à définir un modèle économique pour chaque région en vue de favoriser leur autonomisation car, selon ces députés, le ministre des finances avait émis de réserve quant à l’applicabilité de la loi surtout du point de vue financier. « Par manque de moyen financier à supporter les projets inclus dans cette loi, certains élus de nations s’inquiètent et s’abstiennent de voter ce projet de loi sans acclamer ».

La loi sur la collectivité territoriale est la 3e loi adoptée par les députés depuis l’ouverture de la session extraordinaire le 18 février dernier à l’hémicycle de l’assemblée nationale.

Carlos Watou

mardi, 18 février 2020 15:06 In SPORTS Tags
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 Centrafrique : La Fédération Centrafricaine de Football forme des officiers de sécurité du stade 

BANGUI, le 18 février 2020 (RJDH) --- Des officiers de sécurité de stade issus de différents clubs de la première, deuxième division et de la ligue de football sont en formation depuis ce mardi 18 février 2020 au Complexe Sportif Barthélemy Boganda. Ceci pour assurer la sécurité et la sureté de stade.  

Suite aux multiples cas de dérapage et des désagréments constatés dans les différents stades lors des matchs, la Confédération Africaine de Football, la FIFA et les différentes fédérations ont décidé de mettre en place des mesures à travers ce nouveau concept de former les officiers afin d’assurer la sécurité dans les stades.  

Jean Claude Tomorow, Directeur des officiers explique que cette mesure visant à former les officiers de sécurité est prise par la CAF et FIFA, « la Confédération Africaine de Football et la FIFA ont mis en place un nouveau concept pour la sécurité et la sûreté dans les stades. L’obligation est faite à toutes les associations membres de la FIFA et la CAF, de former des officiers de sécurité au profit des clubs et des ligues dans le but de mettre en application le texte qui reglèmente ce nouveau concept », a fait valoir ce cadre de la CAF.

« L’objectif visé à travers cette nouvelle innovation, est de donner l’opportunité à tous les acteurs de football entre autres les officiels, les athlètes, les supporters… d’être en sécurité permanente, afin que le stade soit un lieu de plaisir, de joie et non un endroit de détresses ou un lieu de tragédie comme nous avons connu dans différents stades », a rappelé Jean Claude Tomorrow.

La mise en place des officiers de sécurité intervient suite à la session de formation initiée par la FIFA et la CAF en février 2019, demandant aux fédérations membres desdites organisations internationales de pérenniser cette initiative afin de contenir l’anarchisme lors des matchs.

Carlos Watou  

dimanche, 16 février 2020 14:35 In SPORTS Tags
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Centrafrique :   "La construction des infrastructures sportives relève de la responsabilité de l'Etat", déclare Mustapha Berraf

BANGUI, le 16 février 2020 (RJDH)--- L’Association des Comités Nationaux Olympiques d’Afrique se préoccupe de la dégradation avancée des infrastructures sportives en Centrafrique car, selon Mustapha Berraf Président de l’Association des Comité Nationaux Olympiques d’Afrique, la construction et réhabilitation des infrastructures sportives relève de la compétence des autorités centrafricaines. Déclaration faite vendredi 13 février face aux journalistes centrafricains.

En visite de travail en Centrafrique du 10 au 14 février, le président de l'ACNOA l'algérien Mustapha Berraf et les responsables du Comité National Olympique Sportif Centrafricain (CNOSCA) ont visité quelques installations sportives. De village olympique de Toungoufara, tombé en désuétude, en passant par le terrain de beach-volley construit au sein du stade Barthélémy Boganda, pour clôturer à l'Omnisports, la dégradation avancée de ces infrastructures sportives a suscité la réaction sa réaction et il appelle à la construction et à la réhabilitation de ces cadres sportifs pour le développement des activités sportives dans le pays.

Mustapha Berraf, Président l’ACNOA a fait cette remarque, en déclarant que « la construction et la réhabilitation des infrastructures sportives est une responsabilité des autorités d’un pays. Notre organisation vient en appui dans certaines activités tel que l’appui financier dans le cadre de la formation… Lors de la visite des différents centres sportifs, nous avons constaté la dégradation de certains centres », dit-il.

Il interpelle les centrafricains à veiller sur les infrastructures sportives. « Ce qui est à déplorer est la protection de certains centres par la population environnante. Si le gouvernement déploie des efforts pour construire quelque centre sportif, il appartient à la population centrafricaine de le protéger jalousement. Malheureusement ce n’est pas le cas selon notre constat. A titre d’exemple, le centre sportif de Toungoufara qui se trouve pour le moment dans une situation désastreuse », a remarqué Mustapha Berraf.

Il conclut sur une note d’espoir en annonçant que le gouvernement centrafricain et l’ACNOA projettent dans un bref délai la réhabilitation du centre sportif de Toungoufara en état de dégradation avancée.

Carlos Watou

         

jeudi, 13 février 2020 15:47 In SOCIETE Tags
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Centrafrique : Le 5e colloque conjoint des facultés évangéliques valide la médecine traditionnelle

BANGUI, le 13 février 2020 (RJDH) --- Le 5e colloque conjoint des facultés de théologie évangélique de la Centrafrique, Côte-d’Ivoire et du Congo Démocratique a ouvert la voie à la validation de la médecine traditionnelle mais s’oppose au charlatanisme et toute autre pratique relevant de la sorcellerie. C’est l’une des conclusions dégagées par les participants à cette rencontre internationale organisée du 10 au 12 février dernier à la Faculté de Théologie Evangélique de Bangui.

Consacré essentiellement sur l’approche théologique face au problématique de santé, guérison et maladie, le 5e colloque conjoint international des facultés de théologie de Bangui, Abidjan et de Bunia au Congo Démocratique a ouvert la voie au soin traditionnel mais dissocié du charlatanisme. Les organisateurs veulent à travers ce colloque éclairer les églises d’Afrique à faire face aux problèmes de santé, regroupant les religieux, les imams les médecins et les tradi-praticiens. Ce moment est consacré aux partages d’expérience entre les différents participants afin de faire disperser les zones d’ombre autour de cette question, source de divergence de point de vue dans les différentes dénominations.

Dr Enoch Tompte Tom, président du comité scientifique de cette rencontre, justifie cette position en indiquant que, « justement dans la résolution finale de ce colloque, il y a une combinaison entre la prière et la médecine moderne ou traditionnelle. La prière n’empêche pas un chrétien de se faire soigner traditionnellement. En priant, le médicament que le médecin ou le tradi-praticien donne, Dieu pourra faire à ce que ces médicaments puissent travailler dans le corps de l’individu », a-t-il souligné.

Il n’y a aucun mal à se faire soigner traditionnellement, ce qui est différent du charlatanisme ou de la sorcellerie, a poursuivi Dr Enoch Tompte Tom. « De la même manière, la médecine moderne fait appel parfois aux tradi-praticiens qui récoltent leurs médicaments mais à travers les racines et plantes naturelles créées par Dieu. Mais il s’agit de quel genre de tradi-praticien qu’il faut fréquenter ? Cela a besoin d’un esprit de discernement. Pas les tradi-praticien qui ont l’habitude de procéder par des incantations dont on parle ou des sorciers. Mais plutôt ceux qui utilisent les plantes naturelles qu’un chrétien peut se faire soigner avec », a conclu Enoch Tompte Tom.

C’est pour la seconde fois que la République Centrafricaine abrite une telle rencontre de grande envergure. Le prochain colloque sera organisé à l’université de Bunia au Congo Démocratique.

Carlos Watou

mercredi, 29 janvier 2020 13:55 In SPORTS Tags
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Centrafrique : Bientôt le démarrage de chalenge de football en faveur des moins 15 ans Bangui

BANGUI, le 29 janvier 2020 (RJDH) ---L’ONG Les frères Centrafricains compte organiser au mois de février prochain, un challenge de football en faveur des enfants de moins de 15 ans afin de les motiver à s’intéresser davantage au football. Ce tournoi se déroulera dans les 8 arrondissements de Bangui et ses environs à savoir Bimbo et Begoua.

Porté par l’ONG nationale Les Frères Centrafricains d’Anatole N’kouet, le démarrage du tournoi est prévu pour le mois de février prochain. L’intérêt, selon Jean Bruno Tatti, Directeur Technique de l’Ecole de Football de l’ONG, s’inscrit dans la relève de l’équipe nationale de football.  « Nous avons constaté que les anciennes gloires de football se sont regroupées dans une association et à chaque fois ils jouent ce qu’on appelle chalenge. C’est pourquoi nous avons décidé de copier cette initiative pour la ramener aux enfants de 8 à 14 ans. Donc dans un bref délai nous allons organiser ce tournoi qui ne concerne que des enfants. Ce tournoi va regrouper les enfants des 8 arrondissements de Bangui, y compris Bimbo et Begoua », annonce Jean-Bruno Tatti.

« Ce que nous recherchons à travers cette initiative, est d’encourager ces enfants à s’intéresser davantage aux activités sportives en générale et particulièrement en football. Nous savons tous que les enfants tirent leur plaisir dans les différentes formes de jeu. Mais aussi les enfants peuvent apprendre beaucoup de chose à travers les sports », a jugé le Directeur technique de l’école de football Anatole N’kouet.

Cette forme de compétition que souhaite organiser l’ONG Les frères Centrafricains, est une première initiative qu’elle compte inscrire dans le temps afin de dénicher des nouveaux talents en football chez les jeunes.

Carlos Watou        

mercredi, 29 janvier 2020 13:50 In SOCIETE Tags
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Centrafrique : Bangui abritera le 5e colloque conjoint international en février

BANGUI, le 29 janvier 2020 (RJDH) --- Faire face aux nombreux défis qu’engendre la théologie déviante sur la guérison divine auxquels font face les églises africaines, les leaders ecclésiastiques africains prendront part au 5e colloque international à Bangui dénommé « maladie, guérison et santé », du 10 au 12 février prochain.

Face aux défis du nouvel évangélisme en Afrique prônant une théologie non scripturaire autour de la guérison, la Faculté de Théologie Evangélique de Bangui (FATEB), en communion avec les facultés sœurs d’Abidjan en Côte-d’Ivoire et de Bunia en R.D. Congo se rencontreront du 10 au 12 février 2020 dans un colloque international à Bangui, dénommé « maladie, guérison et santé, un esprit sain dans un corps sain ».

A en croire le Docteur en Théologie Williams Molobi, rapporteur général du comité scientifique de ce colloque, ce sera une rencontre de réponse aux nombreux défis qu’engendre la théologie déviante qui commence à prendre une proportion inquiétante pour les églises africaines.

Ce 5e colloque conjoint international vise à éclairer les croyants et les non croyants ainsi que les musulmans à faire un choix objectif face au problème de santé souvent mal interprété par les croyants en négligeant la médecine moderne. « De nos jours, il y a plusieurs intervenants en matière de guérison et plusieurs thérapies en jeux donc à travers ce colloque, les croyants et les non-croyants en général et la population centrafricaine en particulier sera édifiée sur les réalités qui touchent à la question de santé, maladie et guérison. Et comment les croyants peuvent se comporter face au problème de santé », précise-t-il.

 « C’est une rencontre qui va regrouper 3 pays particulièrement la RCA, la Côte-d’Ivoire et le Congo Démocratique. Ce que nous recherchons à travers cette activité scientifique, c’est d’abord de déterminer les causes premières des maladies ensuite de faire un décryptage des différentes voies proposées pour la guérison enfin de voir comment faire pour que la santé soit maintenue dans chaque famille », a ajouté Williams Molobi.

Evoquant la particularité de cette rencontre de haut-niveau, le Docteur René Malepou membre du comité scientifique à la FATEB, indique que des imminents serviteurs de Dieu tenteront d’apporter leur éclairage à cette question. « La particularité de ce colloque, c’est que nous avons choisi de faire intervenir une diversité s à travers l’intervention des hommes de science, les praticiens, les médecins et un imam pour une lecture diversifiée de ce thème. Ce sera un regard croisé dans l’optique de dégager une expérience commune pour éviter les illusions sur le plan sanitaire dans chaque famille », a laissé entendre René Malepou.  

Ces nouveaux courants évangéliques proposant un message de prospérité et guérison sont à l’origine de multiples déviances dans l’interprétation de la parole de Dieu. Les trois pays réunis pour ce colloque sont aujourd’hui confrontés à ce problème.     

Pour mémoire, c’est pour la seconde fois que la République Centrafricaine abrite cette grande rencontre qui se fait de manière rotative entre les 3 pays concernés.

Carlos Watou

jeudi, 23 janvier 2020 15:49 In ENVIRONNEMENT Tags
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Centrafrique : Reprise des activités socio-économiques et éducatives à M’poko-Bac après les opérations de désinfection

BANGUI le 23 janvier 2020 (RJDH) --- Les activités socio-économiques et éducatives reprennent progressivement à M’poko Bac, l’une des zones touchées par les inondations dans la commune de Bimbo. Cette reprise intervient après les opérations de désinfections et de décontamination lancées par les autorités centrafricaines et ses partenaires.

Selon le constat du RJDH, qui a sillonné quelques quartiers de la commune de Bimbo touchés par les calamités naturelles entre octobre et novembre 2019, presque toutes les populations sont de retour dans les zones respectives. Ceci après les opérations de décontamination et désinfections de près d’un millier de maisons d’habitations et puits par l’Agence Nationale des Eaux et d’Assainissement (ANEA).

Ce qui a permis à Augustine Galamognan, une habitante du quartier M’poko Bac, de regagner sa maison, « certaines personnes ont regagné leur maison, d’autres qui ont vu leur habitation s’écroulée sont encore sur les sites des déplacés. Après les opérations, nous nous sentons vraiment à l’aise », déclare-t-elle sur un ton rassurant.

« L’ANEA a lancé cette opération, nous avons respecté les consignes. Comme certaines maisons sont déjà désinfectées et l’ordre est donné, nous sommes obligés de retourner dans notre quartier afin de reprendre nos activités », a exprimé Jean de Dieu interrogé devant sa maison à M’poko-Bac.

La reprise des activités scolaires est effective grâce aux opérations de désinfection lancée par l’ANEA le décembre 2019. Maurille Banam, Directeur de l’école M’poko-Bac garçon commence à compter un effectif pléthorique des élèves, qui au début des inondations ont dû quitter, le secteur à cause de la montée des eaux, « les cours ont repris normalement à l’école M’poko-Bac. L’effectif des élèves est en hausse en dépit de transfert de certains enfants dans d’autres arrondissements suite à l’inondation. Car nous avons accueilli les enfants déplacés de la R.D Congo et ceux d’Alindao », a-t-il dit.

Les opérations de désinfection et décontamination ont été lancées au mois de décembre 2019 visent à assainir les secteurs inondés en vue de garantir la santé de la population des zones touchées facilitées par le gouvernement Centrafricain en partenariat avec UNICEF, qui ont pu désinfecter un millier de maisons à M’poko Bac.

Carlos Watou

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