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lundi, 12 octobre 2020 08:27 In DROITS DE L’HOMME Tags
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Centrafrique : les acteurs des droits de l’homme appellent à l’abolition de la peine capitale

BANGUI, 12 octobre 2020 (RJDH) --- L’Organisation des Jeunes Leaders pour le Développement (OJLD) en partenariat avec les autres promoteurs des droits de l’homme, appellent à l’abolition de la peine de mort à travers le pays. Demande formulée ce 10 octobre 2020 lors de la célébration de la journée internationale contre la peine de mort à Bangui.

Plusieurs actions entreprises auprès des autorités Centrafricaines depuis 2012 demandant l’abolition de la peine capitale sont restées sans suite, selon les activistes des droits de l’homme.

Pour Crépin Azouka, coordonnateur de l’OJLD, la peine de mort n’est pas une solution idoine pour empêcher la criminalité. « En République Centrafricaine, la peine de mort n’est pas appliquée depuis plus de 30 ans. Mais elle existe dans notre loi. Le mobile de notre discussion de ce jour, est de demander aux autorités compétentes d’abolir cette loi car plusieurs pays africains l’ont déjà fait. La peine de mort ne réduit pas la criminalité dans un pays. A titre d’exemple nous avons, l’Office Centrafricaine pour la Répression contre le Banditisme (OCRB) qui arrive à tuer les braqueurs et les bandits de grand chemin mais cela ne réduit pas les actions machiavéliques de ces personnes mal intentionnées à travers le pays. » A-t-il constaté.

Il faut éviter la confusion entre l’abolition de la peine capitale et l’impunité selon Maitre Bruno Hyacinthe Gbiegba. « Lorsque nous militons pour l’abolition de la peine de mort, nous ne devons pas faire une confusion entre l’abolition de la peine de mort et l’impunité. Nous demandons à ce que toute personne qui a commis un forfait, soit condamnée et que cette personne une fois condamnée, doit purger sa peine correctement. Malheureusement notre système pénitentiaire ne fonctionne pas bien à cause de la corruption. C’est ce qui plonge parfois les victimes dans le désarroi. Nous demandons à ce que nos autorités judiciaires veillent sur ces mauvaises pratiques afin que l’abolition de la peine de mort soit effective », demande-t-il.

La célébration de la journée internationale contre la peine de mort qui a permis aux acteurs des droits de l’homme de formuler cette demande qui vise l’abolition de cette loi, est appuyée par l’Avocat Sans Frontière sur financement de l’Union Européenne.

Carlos Watou  

mercredi, 07 octobre 2020 05:25 In SPORTS Tags
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Centrafrique : la Fédération Centrafricaine de Football renforce les capacités des entraineurs en licence-CAF

BANGUI, le 07 octobre 2020 (RJDH) --- Une vingtaine des entraineurs et anciennes gloires de football, ont entamé ce lundi 5 octobre 2020, une session de renforcement des capacités sur les nouvelles techniques conformément aux exigences de la Confédération africaine de football(CAF). Cette formation est organisée par la Fédération Centrafricaine de Football avec l’appui de la fédération française de football.

C’est suite à plusieurs échecs des fauves des Bas-Oubangui dans les compétions internationales que la fédération en charge de cette discipline sportive, cherche cette stratégie dans l’objectif de qualifier la République Centrafricaine à la prochaine CAN.  

Jean Jacques Ombi Directeur technique National à la Fédération Centrafricaine de Football, explique que cette formation est orientée vers la licence de la CAF, « nous voulons renforcer la capacité de nos entraineurs afin qu’ils puissent accéder au système de la licence CAF. Cette formation sera sanctionnée par un diplôme reconnu sut le plan régional. Quand nous avons des entraineurs qualifiés le niveau du football centrafricain connaitra un progrès » a-t-il justifié.

« Le bureau exécutif de la Fédération Centrafricaine de football compte repartir à la base pour former une nouvelle génération. Il y aura cinq ou six licences D pour l’année en cour. Donc en 2021 nous allons mettre un projecteur sur les différentes ligues de province », ajoute-il.

L’implication des anciens joueurs dans ce projet est sollicitée selon Jean Jacques Ombi « par rapport à leurs expériences. Et donc nous voulons les outiller afin qu’ils puissent mettre à la disposition de ces enfants, leurs connaissances. Nous allons initier une note de service pour les affecter dans leurs anciens clubs respectifs pour aider les jeunes qui seront retenus dans ce cadre de programme de Soutien Technique. »

Cette session de formation qui va durer cinq jours a été appuyée par la de la Fédération Française de Football, à travers son programme de Soutien Technique(PST).

Carlos Watou

jeudi, 01 octobre 2020 14:03 In Politique Tags
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Centrafrique : la plate-forme politique Bê-Oko non favorable au vote des réfugiés

BANGUI le 1er octobre 2020 (RJDH) --- La plate-forme Bê-oko appelle les signataires du communiqué du 24 septembre dernier exigeant le vote des réfugiés centrafricains à revoir leur copie. Position exprimée le 30 septembre 2020 lors de la signature d’accord entre l’UNDP d’Amine Michel et le Mouvement Cœurs-Unis. 

C’est suite à un communiqué de presse conjoint publié le 24 septembre dernier par les organisations régionales et internationales demandant aux autorités centrafricaines le droit de vote des réfugiés que l’organisation politique proche du gouvernement monte au créneau pour demander aux signataires la révision du contenu de ce communiqué.  

Pour Thierry Patrick Akoloza, rapporteur de la plate-forme Bê-Oko, le vote des réfugiés n’est pas une exception centrafricaine. « Le vote des réfugiés n’est pas une exception centrafricaine. Les réfugiés à travers le monde ne votent pas. Ils ont perdu ce droit de par les dispositions de la convention de Genève. C’est par obligation morale sur l'insistance de nos partenaires et pour des raisons d’exclusivité que le gouvernement a voulu faire exception », a-t-il ainsi justifié la mise à l’écart des réfugiés.

Cette plateforme politique indique que le vote des réfugiés est soumis à un financement de la part de la communauté internationale. « Le financement lié à ce vote promis par la communauté internationale n’est toujours pas disponible. Les Etats hébergeant les différents sites des réfugiés sont réticents. Sans leur autorisation préalable, aucun vote n’est possible sur le site des réfugiés. Aucune statistique n’est fiable sur la situation des réfugiés. Fort de ce qui précède la plate-forme Bê-Oko demande aux signataires du communiqué du 24 septembre 2020 de revoir leur copie, et d’appuyer le peuple centrafricain à aller aux élections le 27 décembre prochain. » A-t-il souhaité

Pour la plateforme politique Bê-Oko, de poursuivre, « la réalisation à bonne date des élections doit rester une priorité absolue. Et dès lors que l’ANE elle-même a fait savoir que cela ne sera pas réalisable, le gouvernement en prend acte ou de plus à l’heure actuelle plusieurs facteurs objectifs sont de nature à entraver le processus de ce vote, ou à provoquer un grand retard sur le processus global. »

La question de la tenue des élections du 27 décembre prochains reste divergente entre le pouvoir en place et l’opposition démocratique qui exige le glissement de la date des élections prévue pour le mois de décembre prochain.

Carlos Watou

jeudi, 01 octobre 2020 13:23 In Femme/Enfant Tags
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Centrafrique : les personnes de troisième âge appellent à la création d’un asile de retraite

BANGUI, 01er octobre 2020 (RJDH)---Les personnes âgées déplorent leurs conditions de vie à travers le pays et appellent à la construction d’un centre de retraite pour cette catégorie de personne. Position exprimée ce 1er octobre 2020 à l’occasion de la journée internationale des personnes âgées.  

Les multiples cas d’agression orientés vers les personnes de 3e âge n’ont cessé de prendre une proportion inquiétante en Centrafrique. Celles-ci déplorent le sort qui leur est réservé et s’inquiètent pour leur condition de vie.

Odile Wanga, la soixantaine, se préoccupe de sa situation sociale et sécuritaire car, selon elle, la vieillesse en Centrafrique rime avec la sorcellerie. « Les personnes âgées éprouvent d’énormes difficultés surtout sur le plan social et sécuritaire. En réalité nous sommes maltraitées jusqu’à un niveau élevé. A titre d’illustration je n’ai personne pour s’occuper de moi car j’ai perdu mon enfant si bien que je me sens abandonnée. Au moment où je vous parle je suis malade mais je ne sais quoi faire. La plupart des personnes âgées font l’objet des plusieurs accusations entre autre la sorcellerie. » S’est-elle plainte.

« Nous sommes vraiment vulnérables à cause de notre position sociale et physique. Les personnes âgées en générale et en particulier celles de l’arrière-pays vivent dans la crainte car elles peuvent être agressées à tous moment. Nous demandons aux autorités du pays de construire un grand centre pouvant abriter cette catégorie de personne », demande Odile Wanga.    

Il y a lieu de le rappeler qu’en République Centrafricaine, les conditions de vie des personnes âgées sont loin d’être améliorées. Ces personnes ont toujours été victimes de traitements cruels inhumains ou dégradants : accusées de sorcellerie ou lynchées, abandonnées pour la plupart dans les villages ou foyers.

Carlos Watou

jeudi, 10 septembre 2020 15:52 In SOCIETE Tags
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Centrafrique : la capitale et ses environs en manque de cimetière pour les inhumations

BANGUI, le 10 septembre 2020 (RJDH)---Aujourd’hui à Bangui, il n’y a plus de cimetière dans la ville, selon un constat RJDH. Ce qui fait qu’il y a prolifération des sépulcres partout. Seuls ceux qui ont des fermes hors de la capitale peuvent inhumer leurs parents décédés.  Les habitants proches de ces endroits appellent à la création d’un nouveau site.

Le manque de cimetière à Bangui a contraint depuis quelques temps les familles à inhumer leurs parents décédés dans les fermes familiaux, pour celles qui en disposent. Pour d'autres, elles ont obligées de sortir hors de Bangui et louent un lopin de terre pour pouvoir accorder un lieu de repos éternel aux leurs qui ont quitté le monde.  

L’un des habitants de Bercail dans la commune de Bimbo 3 et proche d’un cimetière prône pour sa délocalisation. Selon lui, certaines tombes dégagent des odeurs nauséabondes après quelques temps si le défunt n'est pas bien enterré. « C’est très déplorable dans ma localité car la situation est désastreuse. Il n'y a plus d’espace dans le cimetière où nous sommes à proximité. C’est impossible pour le moment de continuer à enterrer les gens ici. Nous craignons pour notre santé », déplore-t-il, tout en appelant les autorités centrafricaines, « à trouver un autre endroit parce que certaines tombes dégagent des odeurs nauséabondes et pourtant nous vivons ensemble avec les enfants. »

Pour Gérard Ndomokato, chef de service des affaires communales à la mairie de Bimbo, plusieurs projets ont été initiés auprès des partenaires mais qui attendent encore. « Après la fermeture des cimetières de Ndrès et Gui mo Ouara, on avait mis en place une équipe collégiale avec la mairie centrale et cette équipe a eu à identifier certains endroits jugés favorables pour les inhumations sur les axes Mbaïki, Botambi,  Sakai  et  Landja Mboko, de manière à desservir la ville de Bangui et ses environs », a-t-il précisé.

« Mais la capacité financière de la commune de Bimbo est insuffisante pour réaliser ce projet. Si bien qu’ensemble avec la mairie de Bangui nous avons mis sur la table des partenaires plusieurs projets qui restent jusqu’aujourd’hui sans suite. Un autre souci, c'est que nous sommes confrontés à une résistance farouche des occupants traditionnels dans la réalisation de ce projet. » Ajoute-t-il.

Quelques sujets de réflexions sont émis sur la question par les élus de la nation pour la libéralisation de ce secteur d’activité selon Achille Bangué-Bétangaï, président de la commission lois et et textes à l’Assemblée Nationale. « Nous avons déjà au niveau de l’Assemblée Nationale amorcé des réflexions d’autant que les pompes funèbres et les cimetières sont du domaine de la municipalité, mais il va de soi à ce qu’elle puisse réfléchir avec les particuliers afin que ce secteur soit libéralisé pour que nos frères et sœurs qui sont morts  soient inhumés en dignité. »

La fermeture des cimetières publics de Gui Mo Ouara et Ndres, favorise aujourd'hui des inhumations anarchiques et de manière éparses dans les localités proches de Bangui.

Carlos Watou   

jeudi, 27 août 2020 14:52 In SPORTS Tags
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Centrafrique : la fédération centrafricaine de football veut renforcer le corps d’arbitrage à travers le pays

NDELE, 27 aout 2020 (RJDH) --- 96 jeunes volontaires issus des différentes préfectures de Bamingui Bangoran ont été enregistrés par le bureau de la ligue de football pour participer prochainement à la formation des arbitres.

Pour Ali Abakar Tidiani, président de la ligue de football de Bamingui Bangoran, il s’agit d’une initiative de la fédération centrafricaine de football qui vise à relancer les activités sportives dans cette préfecture après plusieurs mois d’inactivité en raison de l’insécurité permanente et la pandémie du Covid 19.

 « La fédération a instruit toutes ligues de recruter les jeunes volontaires afin qu’ils soient formés en arbitrage. L’objectif de cette initiative est de renforcer le corps d’arbitrage à travers le pays. »

Des jeunes de Bamingui-Bangoran, sont motivés à l’idée de prendre part à cette formation, précise Ali Abakar Tidiani. « Et donc on a enregistré au total 96 jeunes volontaires dans les différentes sous-ligue de la région. C’est l’équipe de la fédération qui viendra former ces jeunes. Et nous avons constaté une forte motivation face à ce projet. Mais la formation se fera dans chaque localité pour faciliter la tâche aux apprenants. »

La décision de la Fédération Centrafricaine de Football intervient après l’élection des nouveaux membres du bureau le 25 juillet dernier à Bangui. 

Carlos Watou

mercredi, 29 juillet 2020 16:01 In SOCIETE Tags
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Centrafrique : l’école primaire de Yatimbo manque du personnel qualifié

BANGUI, 29 juillet 2020 (RJDH) --- L’école de Yatimbo, à 40 kilomètres de Bangui, fait face à un problème de personnel enseignant qualifié. Les autorités locales appellent le département de l’éducation à déployer les enseignants compétents pour relever le niveau de l’éducation dans la région.

L’établissement scolaire de Yatimbo, à 40 km de Bangui sur l’axe M’baiki dans l’Ombella-M’poko, compte officiellement 366 élèves inscrits sur la liste pour quatre salles mais a une faible capacité d’accueil, selon Louis Melegbelemako, enseignant dans cette école. « Nous comptons pour le moment 366 élèves pour deux bâtiments dont les salles sont petites. En termes de ratio, il y a une surpopulation des enfants à cause de la capacité d’accueil des salles de classe. Nous sommes obligés de subdiviser ces enfants pour faire aérer la salle. En sus de cette difficulté qui est celle des infrastructures, l’école ne dispose que d’un seul enseignant qualifié pour la circonstance », explique-t-il.

Pour Louis Melegbelemako, ces problèmes minent la bonne marche des activités scolaires de la localité. « Toutes ces situations nous mettent dans des situations difficiles à relever les défis de l’éducation dans cette partie périphérique de la capitale Centrafricaine. Nous demandons aux autorités compétentes de nous aider en envoyant des enseignants qualifiés et à nous construire d’autres bâtiments pouvant abriter ces enfants », ajoute-t-il.

L’école de Yatimbo, créée en 1958, compte à ce jour trois bâtiments construits en bois dont deux salles de classes et un autre servant de logement au directeur mais en état de dégradation avancée. Elle ne compte qu’un enseignant qualifié et trois maitres parents alors que certaines sociétés d’exploitation forestière, présentent dans la localité, poursuivent leurs activités sans remplir le contenu de leur cahier de charges.

Carlos Watou

mardi, 28 juillet 2020 16:10 In SPORTS Tags
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Centrafrique : le ministre de la jeunesse et des sports confie la gestion du centre de Basket-ball Martin Ngoko à l’ONASPORT

BANGUI, 28 juillet 2020 (RJDH) --- Le ministre de la jeunesse et des sports, Privat Lionel Régis Dounda, a annoncé lundi 27 juillet que la gestion du centre national de basketball sera désormais confiée à l’ONASPORT en raison de sa dégradation avancée.

Suite au reportage de la fréquence RJDH, sur la dégradation avancée du centre de Basket-ball Martin Ngoko, le Ministre de tutelle a décidé trois jours après d'effectuer une visite surprise du local.  Le centre semble être délaissé depuis plusieurs années par la fédération Centrafricaine de Basket-ball.

Privat Lionel Régis Dounda, Ministre de la jeunesse et des sports exprime sans ambages son vœu de retirer la gestion de ce centre en faveur de l’Onasport, « Le département dont j’ai la charge compte retirer entre la main de la fédération Centrafricaine de Basket-ball la gestion du centre Martin Ngoko. Je vais mener un plaidoyer auprès du gouvernement pour que ce centre soit prochainement géré par le Ministère de la jeunesse et des sports à travers l’ONASPORT, ce qui facilitera la réhabilitation dudit centre. Je vais suggérer ce problème au conseil des Ministres pour une solution adéquate », a-t-il déclaré lors de cette visite.

Cette visite intervient au moment où les travaux de la réhabilitation du stade 20000 places tournent au ralenti. Les autorités comptent ainsi mener des démarches pour la réhabilitation du centre de Basket-ball Martin Ngoko. Mais à côté de ce centre, le stade omnisports qui abrite un terrain un peu moderne de basket-ball connaît aussi une dégradation, privant les joueurs de de cette discipline sportive d'une structure en bon état.

Carlos Watou

lundi, 27 juillet 2020 16:53 In DROITS DE L’HOMME Tags
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Centrafrique : Le personnel de l’Hôtel du Centre réclame du gouvernement le paiement de 5 mois d’arriérés de salaire

BANGUI, le 27 juillet 2020 (RJDH) --- 238 millions de FCA, c’est la somme réclamée par le personnel de l’Hôtel du Centre au Trésor public. Les agents ont manifesté ce début d’après-midi leur mécontentement pour présenter un certain nombre de revendications dont le paiement de leurs arriérés et la prise en charge dudit Hôtel para-étatique.

Plusieurs points de revendications sont à l’ordre de leur manifestation déclenchée ce lundi 27 juillet 2020 notamment le paiement de leurs cinq mois d’arriérés de salaires qui s’élève à hauteur de 238 millions de FCA. Les manifestants demandent la prise en charge dudit hôtel, qui n’est pas subventionné par le gouvernement.

Jean Poumale, Chef du personnel à l’Hôtel du Centre ne passe pas par quatre chemins pour présenter la raison de leur mécontentement, « nous avons des arriérés vis-à-vis du Trésor public qui s’élève à 238 millions de FCA. Mais jusqu’à présent, rien ne fait comme geste en notre faveur. En dépit de toutes les démarches menées auprès du Ministre tutelle, nos efforts sont restés vains. Les autorités demandent les 10% de nos salaires, c’est aberrant. Face à cette situation nous ne pouvons pas croiser les bras, c’est pourquoi nous sommes descendus sur le terrain, pour manifester notre indignation aux autorités Centrafricaines qui font preuve d’indifférence à nos problèmes »a-t-il déclaré.

« Nous allons poursuivre cette grève jusqu’à avoir gain de cause. Au cas échéant, cette manifestation va se poursuivre. Je pense que la République Centrafricaine nous appartienne. Pas question de marginaliser d’autres fils du pays. L’hôtel du Centre est le seul hôtel paraétatique à travers le pays, en réalité, l’Etat doit subventionner cet hôtel malheureusement ce n’est pas le cas. Nous demandons aux autorités d’aider cet hôtel à répondre aux normes internationales » conclut-il.

La manifestation du personnel de l’Hôtel du Centre intervient quelques semaines après celles du personnel soignant et les enseignants vacataires du fondamental 2 durant ce mois de juillet 2020.

Carlos Watou

 

 

dimanche, 26 juillet 2020 13:25 In SPORTS Tags
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Centrafrique : Le Centre National de Basketball Martin Ngoko en état de dégradation avancée   

BANGUI, le 26 juillet 2020 (RJDH) --- Abandonné depuis plusieurs années, le Centre National  de Basketball Martin Ngoko, entre temps qui accueille des activités et compétions internationales, se trouve aujourd’hui dans un état de dégradation très avancée. Selon le constat du RJDH, le centre est transformé en gare routière et dortoirs des conducteurs ainsi que des passagers des camions.

A l’entrée du centre, presque toutes les installations notamment l’aire de jeu, la place des officiels, les surfaces sont inexistantes. A cela s’ajoute l’obscurité aux alentours et à l’interieur de la grande salle qui accueillait des grandes compétions internationales et nationales.

Le constat est similaire dans les vestiaires qui sont transformés en salle de toilette, ajoute Wilfried G’bongo, entraineur du club G’bongo qui décrit l’état des lieux en ces termes : «Le centre est dans l’obscurité totale suite au cas de vandalisme. Vous voyez même les vestiaires sont devenus  des lieux de toilette c’est parce qu’il n y a pas de latrine. La table des officiers est par terre et d’autres équipements sont tombés en ruine ».

Le parking du Centre National devient maintenant une gare routière des camions. Le constat du RJDH, montre que certains endroits à l’entrée et autres sont utilisés comme des lieux de repos voir des chambres pour ceux qui arrivent avec les gros camions. Des odeurs nauséabondes se dégagent à l’intérieur à cause de l’insalubrité parfois visible à l’entrée et des herbes qui envahissent le centre.

Maïka, une joueuse à l’académie G’bongo, déplore l’état dans lequel le centre National de Basketball Martin Ngoko est délaissé par le gouvernement, « ce centre est délaissé par les autorités centrafricaines. Car l’aire de jeu est en état de dégradation avancée puisse que des installations ont été vandalisées. Toutes les infrastructures n’existent pas, ce qui ne permet pas aux amoureux de cette discipline de travailler convenablement  » a -t-elle  déploré.

Wilfried G’bongo appelle à la réhabilitation de ce centre abandonné depuis plusieurs années, « le pays ne dispose que deux infrastructures de Basket Ball, c’est l’Omnisport qui est opérationnel pour le moment. Alors que le nombre des joueurs de cette discipline augmente. C’est pourquoi, je demande aux autorités du pays à réhabiliter le centre national Martin Ngoko » a-t-il lancé.

Le Centre National de Basketball Martin Ngoko été crée en 1966. Son état actuel ne permet pas à la fédération centrafricaine de Basketball d’organiser des grandes compétions ou des activités sportives.

Carlos Watou.

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