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samedi, 25 avril 2020 13:51 In HUMANITAIRE Tags
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Centrafrique : L’Oxfam lance une campagne de cesser le feu mondial pour lutter contre Covid-19

BANGUI, le 25 Avril 2020 (RJDH) --- L’organisation internationale Oxfam et plus de 70 agences nationales et internationales du monde, ont lancé le 23 Avril 2020 une campagne de cesser le feu mondial, en soutien à la déclaration du Secrétaire général des Nations-Unies Antonio Guterres demandant un cesser le feu mondial pour lutter contre l’ennemi commun qui est Coronavirus.

Le lancement de cette campagne par le directeur général intérimaire d’Oxfam International, Chema Vera, intervient juste un mois après l’appel du Secrétaire général des Nations Unies à un cessez-le-feu mondial, pour faire face efficacement à la pandémie de Covid 19.

Dans une déclaration rendue publique le 23 Avril 2020, le directeur général intérimaire d’Oxfam International Chema Vera a déclaré : « Tandis que le monde se retrouve confronté à cette terrifiante pandémie, des bombes continuent de tomber et des coups de feu continuent de retentir dans les pays déchirés par des conflits. Il n’a jamais été aussi urgent de nous unir pour faire respecter l’appel des Nations Unies au cessez-le-feu mondial immédiat, ainsi que de soutenir les femmes et les jeunes du monde entier qui travaillent sans relâche pour la paix. Si nous n’y parvenons pas, nous risquons de perdre des millions de vies supplémentaires à mesure que les pays en conflit seront brutalement exposés à ce virus mortel », dit-il.

Ainsi, en poursuivant, le responsable d’OXFAM indique que « l’acheminement d’une aide vitale pour lutter contre la pandémie devrait être notre principale priorité. Pour ce faire, il faut de toute urgence négocier un cessez-le-feu, sans exception, de la base aux niveaux politiques les plus élevés. Ce cessez-le-feu mondial se mettra en place au prix d’efforts soutenus, en restant uni-e-s et en manifestant notre solidarité en vue de bâtir un monde meilleur, sans guerre ni violence », a souhaité Chema Vera.

Cette campagne dénommée « Des colombes pour la paix » vise à soutenir l’appel des Nations Unies et demander à toutes les parties belligérantes de déposer les armes pour consolider la paix ». En Centrafrique, la MINUSCA a annoncé le mercredi 15 Avril 2020, l’engagement de cesser le feu du groupe rebelle Front Populaire pour la Renaissance de Centrafrique (FRPC) impliqué depuis le mois de mars dernier dans des violences à coloration ethnique dans le Bamingui-Bangoran.

Bienvenue Marina Moulou-Gnatho

 

lundi, 20 avril 2020 16:55 In SOCIETE Tags
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Centrafrique : Le GSTC sensibilise sur la distanciation sociale dans les banques à quelques jours de paiement des salaires

BANGUI, le 20 Avril 2020(RJDH)----Une campagne de sensibilisation a été lancée ce lundi 20 avril 2020 par le Groupement Syndical des Travailleurs de Centrafrique sur le respect des mesures barrières contre le Covid_19 dans les institutions ministérielles et bancaires de la place. Une initiative qui intervient à quelques jours de paie où le mouvement syndical a annoncé son soutien afin de renforcer les dispositifs dans les banques.

Pour éviter une forte concentration au moment de paie qui s’annonce déjà, le Groupement Syndical des Travailleurs de Centrafrique(GSTC) a fait le tour des institutions ministérielles et bancaires pour constater les conditions hygiéniques des fonctionnaires et agents de l’Etat. Les syndicats ont annoncé après ce tour, leur soutien pour assurer la sécurité au moment de paie, une manière de lutter contre la pandémie de Coronavirus.

Ce travail, indique Firmin Zoh-Ponguele, Secrétaire général du GSTC, a commencé dans les départements ministériels en passant les banques, « nous avons commencé la semaine dernière dans les institutions ministérielles pour voir est ce que nos camarades travaillent dans de bonnes conditions hygiéniques et conditions de barrières. Nous sommes aussi fixés de venir vers les  banques, vous savez que pendant le salaire, c’est là ou il y a la concentration. Et il y a la possibilité de contamination. Mais ce que nous avons constaté dans les banques, ces mesures sont respectées », a apprécié Firmin Zoh-Ponguele.

« Nous demandons aux syndicats de venir très nombreux renforcer les positions des policiers pour que les mesures barrières à l’extérieur puissent être respectées. Parce qu’il s’agit de la question de vie. Nous sommes satisfaits à l’intérieur, mais le problème se pose à l’extérieur donc nous profitons de l’occasion pour sensibiliser tous les travailleurs sur ces mesures », a lancé le secrétaire.

Cette action syndicale a été lancée la semaine dernière et consiste à sensibiliser les syndicats et syndiqués sur le respect des mesures prises par le gouvernement qui évitent tout regroupement de personnes, de garder la distance d’au moins un mètre et de laver les mains régulièrement avec du savon.

Marina Moulou-Gnatho

vendredi, 17 avril 2020 12:57 In DROITS DE L’HOMME Tags
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Centrafrique : L’Amnesty International retrace les cas de violation des droits humains commis en 2019 dans le pays

BANGUI, le 17 avril 2020(RJDH) --- Dans sa rétrospective de l’année 2019, l’Amnesty International a mis un accent particulier sur les cas de violation des droits humains commis en 2019 en Centrafrique, notamment les atteintes graves aux droits humains, les violences sexuelles, l’exploitation illégale des ressources naturelles. Il l’a fait savoir dans un communiqué de presse publié le 08 Avril 2020.

Dans un rapport sur la situation des cas de violations des droits de l’homme en Centrafrique, l’organisation internationale de défense des droits humains est revenue sur les abus et autres exactions commis par les groupes armés en 2019. La rétrospective de l’Amnesty International a enregistré la montée en puissance des cas de violation des droits humains après la signature de l’accord de politique pour la paix et la réconciliation signé le 06 Février 2019 entre le gouvernement et les groupes armés.

« Plusieurs groupes armés, y compris des signataires de l’accord de paix, ont continué de se livrer à de graves exactions contre les civils ; ils ont notamment tué illégalement des personnes, perpétré des violences sexuelles et prélevé des impôts en toute illégalité », peut-on lire dans le communiqué.

Entre février et octobre 2019, la Mission multidimensionnelle Intégrée des Nations Unies pour la stabilisation en République centrafricaine (MINUSCA) a recensé environ 600 cas de violations du droit international humanitaire et relatif aux droits humains, touchant au moins un millier de personnes.

« L’une des atteintes à la sécurité la plus grave a été commise par des membres du groupe armé Retour, Réclamation et Réhabilitation (3R), qui ont tué au moins 40 personnes le 21 mai dans plusieurs villages (Lemouna, Koundjili et Bohong) de la préfecture de l’Ouham Pendé. Plus de 30 personnes ont été tuées le 25 décembre, lorsque des affrontements ont éclaté dans le quartier KM5 de Bangui entre des combattants armés et des commerçants », a rappelé l’Amnesty International dans le communiqué.

Le personnel humanitaire n’est pas aussi épargné, selon le communiqué, ce qui fait de la RCA un pays dangereux pour les humanitaires. Dans son rapport d’octobre au Conseil de sécurité ONU, le secrétaire général des Nations unies a recensé « 188 attaques contre le personnel, les locaux ou les biens d’organisations humanitaires entre janvier et août. Sur la même période, trois personnes travaillant pour ces organisations ont été tuées ».

L’exploitation illégale des ressources minières du pays par les groupes armés, et la restriction de la liberté d’expression et de réunion ont été aussi mentionnées avec l’arrestation le 10 Avril du porte-parole du GSTC Paul Crescent Beninga et remis en liberté le 21 Avril du même mois.

Cette rétrospective intervient au premier trimestre de l’année 2019 soit un an après la signature de l’accord politique pour la paix et la réconciliation en Centrafrique le 06 Février 2020.

RJDH

samedi, 28 mars 2020 09:19 In SOCIETE Tags
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Centrafrique : La famille Patassé annule la cérémonie commémorant la 9ème année du décès du président Ange Felix Patassé

BANGUI, le 27 Mars 2020(RJDH) --- La famille du feu président Ange Félix Patassé annule la cérémonie commémorant la 9ème année de son décès, survenu le  05 avril 2011. L’annonce a été faite vendredi 27 Mars par Sylvain Patassé, fils aîné de la famille .

La décision de la famille du feu président de la République Centrafricaine Ange Félix Patassé a été rendu publique hier vendredi 27 Mars 2020 dans un contexte où le pays fait face à la pandémie du Corona virus et en respect aux mesures prises par le chef de l’Etat Faustin Archange Touadera interdisant le rassemblement de plus de 15 personnes pour une durée de 15 jours afin de réduire la propagation du Coronavirus.

Dans le communiqué dont le RJDH a eu copie, la famille veut contribuer à réduire la propagation de Coronavirus, « au regard des risques très élevés auxquels sont exposés les populations centrafricaines et notamment les risques de propagation du Coronavirus lors des rassemblements et réunion de masses, la cérémonie commémorative du décès de président Ange Félix Patassé n’aura pas lieu le 05 Avril de cette année », peut-on lire.

La famille par la voix de Sylvain Patassé et président du parti Centrafrique Nouvel Elan, exhorte les centrafricains au respect des mesures barrières, « nous exhortons les centrafricains à respecter ces mesures barrières au Coronavirus, c’est pourquoi nous avons annulé la commémoration du 9ème anniversaire du président Patassé, afin de sauver des vies. Ce virus est sans frontière et sans piété », a-t-il demandé aux centrafricains.

Le 05 Avril, date du décès de Ange Félix Patassé, la famille, certaines populations et leaders politiques y compris le parti politique MLPC se rendent à PK 26, route de Boali, là où l’ancien président a été inhumé pour lui rendre hommage. Cette année la cérémonie n’aura pas lieu en raison du Coronavirus qui a fait des milliers des morts à travers le monde et il est nécessaire de prendre des dispositions afin de sauver des vies.

Bienvenue Marina Moulou-Gnatho

mardi, 18 février 2020 10:12 In ECONOMIE Tags
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Centrafrique : La CBCA annonce la mise en circulation prochaine de la carte Visa

BANGUI, le 18 février 2020(RJDH) --- Le Directeur Général de la Commerciale Bank Centrafrique (CBCA), Hervé Kogboma Yogo, a annoncé l’extension prochaine des services de la banque dans certaines villes de province du pays et la mise en circulation à l’international dans les prochains mois de la carte visa. L’annoncé a été faite dans une interview exclusive accordée au RJDH, le samedi 15 Février 2020.

RJDH: Hervé Kogboma-Yogo, bonjour!

HKY : Bonjour !

RJDH : La Commerciale Bank Centrafrique a organisé une journée de réflexion avec son personnel soit une semaine après le lancement des travaux de construction du nouveau siège de la banque, que recherchez-vous exactement à travers cette initiative ?

HKY : En réalité depuis plus d’une année, la CBCA a inscrit dans son programme annuel l’organisation des journées de réflexion. Chaque année nous avons deux séances de réflexion, cela peut se tenir à Bangui, mais dans la plupart des cas, nous optons pour nous retirer de la capitale. Le lancement des travaux de construction du nouveau siège de la CBCA qui se coïncide un peu avec cette journée de réflexion ne sont pas liés, nous avons programmé dès le début de l’année et 6 mois après nous allons encore réaliser une journée de réflexion.

RJDH : Le premier thème débattu lors de cette rencontre est axé sur « la prévention et la gestion des plaintes », cela sous-entend que vous recevez régulièrement des plaintes au sein de votre établissement bancaire ?

HKY : Vous savez, nous vivons dans le monde des humains et la perfection n’est pas du monde des humains. Nous sommes faillibles alors qu’est que nous devons faire face aux réclamations des clients. Ce thème est conçu dans l’optique d’outiller les employés de manière à ce que ces derniers puissent prévenir les plaintes des clients de manière à prendre des dispositions à ce qu’il n’y ait pas de réclamations.  Et si d’aventure venait d’arriver qu’un client se plaint comment nous devons traiter sa réclamation.

                           "Une banque doit servir sa clientèle avec célérité"

Une banque doit servir sa clientèle avec célérité. Une banque qui reçoit beaucoup de plaintes des clients est une banque qui, au fil de temps, est appelée à disparaître parce que la force d’une banque c’est les clients. Alors si tous les clients d’une banque se plaignent, ils finissent par aller à la concurrence et cette banque finit par disparaître. Donc au niveau de la CBCA nous faisons très attention à la manière à laquelle nous servons nos clients. C’est pourquoi nous prenons des dispositions au niveau interne pour outiller le personnel afin de gérer avec célérité la clientèle.     

RJDH : Lors de la cérémonie du lancement des travaux de construction du nouveau siège de la CBCA, les commentaires de la population sur les réseaux sociaux étaient de voir cette banque opérationnelle dans certaines villes de province telles que Carnot, Nola…Qu’est-ce que vous leur répondez ?

HKY : Nous faisons de cela un problème majeur. Nous allons étendre notre réseau d’agence, si Dieu le permet, dans nos provinces dans les mois à venir. On va ouvrir quelques agences dans quelques villes du pays. Je ne vais pas dévoiler ici les villes dans lesquelles nous établirons nos agences, mais dans les mois à venir, nous allons ouvrir des agences dans nos provinces même dans la capitale, nous allons voir dans quelle mesure et cela en fonction de nos réalités et de nos budgets, comment faire aussi pour pouvoir créer d’autres agences dans la capitale dans l’optique de d’engorger nos guichets.   

RJDH : Nous entamons une nouvelle année, quelles sont vos perspectives et vos vœux pour votre clientèle ?

"Dans les prochains mois, nous aurons une carte visa, ce qui donnera l’opportunité à nos clients de pouvoir disposer de fonds où qu’ils se trouvent"

HKY : Pour 2020, les travaux de construction du siège va durer 9 mois. Toujours dans l’année 2020, nous allons faire un grand pas puisque c’était un bémol de quelque chose qui était considéré comme un handicap, parce que nous avons une carte qui ne s’étend pas à l’international. Dieu voulant, dans les prochains mois, nous aurons une carte visa ce qui donnera l’opportunité à nos clients de pouvoir disposer des fonds où qu’ils se trouvent. Pour ce qui est des vœux, je profite de votre micro pour présenter mes vœux les meilleurs à tous les clients de CBCA en leur garantissant que nous allons encore davantage faire de notre mieux pour pouvoir mettre à leurs dispositions un service de qualité.

Hervé Kogboma-Yogo le RJDH vous remercie !

HKY : C’est à moi de vous remercier.

 

lundi, 17 février 2020 22:40 In ECONOMIE Tags
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Centrafrique : La CBCA dans la dynamique d’améliorer la qualité de ses services

LITON, le 17 février 2020 (RJDH) --- La Commerciale Bank Centrafrique (CBCA) a organisé le samedi 15 février une journée de réflexion avec son personnel sur la prévention et la gestion des plaintes, la santé et sécurité du personnel. Une manière, selon Hervé Kogboma Yogo, Directeur Général de la CBCA, de renforcer les liens commerciaux et l’amélioration de la qualité de ses services.

Le choix des thématiques de cette journée de réflexion, intervient suite aux plaintes enregistrées parfois liées à certains dysfonctionnements ou à la non satisfaction de certains clients dans les opérations et la lenteur dans les services.  Pour améliorer la qualité des services, la direction générale a ouvert ce séminaire au profit des cadres et agents de cette succursale dans le but de renforcer leurs capacités sur la gestion des plaintes et comment les prévenir.

Hervé Kogboma Yogo a indiqué qu’il n’y a pas une meilleure formation que celle-ci en termes de connaissances, « nous recevons toujours des réclamations. En terme de formation beaucoup veulent seulement aller à l’extérieur pour une formation, il n’y a pas une meilleure formation que celle-ci en termes de connaissance », dit-il.

Pour faire face aux multiples plaintes de sa clientèle, la CBCA doit améliorer la qualité des services répondant aux attentes des clients. « Le choix du thème sur la gestion des plaintes ne signifie pas que nous avons trop de plaintes de la part de nos clients puisque nous sommes des humains faillibles, c’est pourquoi nous voulons prévenir et trouver des moyens ensemble pour mieux gérer nos clients », a-t-il conclu.

Selon Jésus Gbanga, chef d’agence de la CBCA de Bouar, « nous vivons au quotidien la plainte des clients. A partir de cette formation, nous allons multiplier nos efforts pour éviter au maximum les plaintes des clients à travers des stratégies dont l’une d’elle est la communication », a-t-il souligné.

Un satisfecit de l’agence de Berberati de voir implanter la CBCA dans d’autres villes du pays. Un souhait exprimé par Telesphore Doui, « nous savons que l’élargissement de la CBCA dans les villes de provinces du pays fait partie de la politique de la banque. Nous souhaitons un jour voir notre banque à Nola, Gamboula et Carnot où nos clients sont obligés de se rendre à Berberati pour des opérations. Nous recevons aussi des plaintes de ce genre », a fait remarquer le chef d’agence de Berberati Telesphore Doui.

Cette journée de réflexion vient une semaine après le lancement des travaux de construction du nouveau siège de la CBCA le 07 février dernier à Bangui. Elle est inscrite dans le programme annuel de la CBCA.  

Bienvenue Marina Moulou-Gnatho

mardi, 07 janvier 2020 16:07 In ECONOMIE Tags
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Centrafrique : Le retour progressif de l’Etat dans les zones minières occupées par les éléments des 3R

BANGUI, le 07 janvier 2020 (RJDH) --- L’Etat reprend peu à peu le contrôle des zones minières occupées par les éléments armés des 3R de Siddicki Abbas, après une mission effectuée  du 10 au 14 décembre 2019 par le département des mines et de la géologie dans les préfectures de l’Ouham-Pende et la Nana-Mambere. Une information confirmée ce lundi 06 Janvier 2020 au RJDH par le Directeur Régional des Mines et du pétrole de Bouar, Georges Hyacinthe Ouaboua.

La volonté de reprise des zones minières sous contrôle des 3R par l’Etat, a été émise par les responsables de ce groupe armé qui l’inscrit dans la dynamique de l’accord de paix.

Pour le Directeur Régional des mines, Georges Hyacinthe Ouaboua, c’est le degré de la collaboration entre ce mouvement armé et les autorités en charge des mines qui a favorisé le retour de l’Etat dans ces zones afin de contrôler l’exploitation, « Nous avons demandé plusieurs fois à la MINUSCA de nous accompagner dans les régions minières pour contrôler l’exploitation, parce qu’on nous signale la présence des étrangers qui exploitent nos ressources minières, mais notre demande est restée sans suite. Une fois que le Général Siddicki est ramené à Bouar, nous étions passés le voir et il a facilité le déplacement. Nous avons sillonné du 10 au 14 Décembre 2019 des chantiers qui sont proches de Bocaranga, dans les communes de Koui, Niem et Yéléwa », a-t-il confié au RJDH.

La présence des exploitants étrangers est massivement signalée dans ces régions minières, « nous avons sensibilisé ces exploitants clandestins à acquérir des documents, et sur un nouveau chantier entre Niem et Yéléwa, appelé Kpakana, nous avons déjà une équipe là-bas afin de sensibiliser les exploitants à avoir des documents. L’exploitation se fait encore d’une manière artisanale dans ces zones à l’exception des chantiers proches de Bocaranga où les exploitants utilisent les broyeurs pour écraser les pierres », a souligné Georges Hyacinthe Ouaboua.

C’est depuis 2013 début des évènements en Centrafrique que l’Etat n’a pas accès aux zones minières à cause des hommes armés. Cette campagne lancée par la région minière numéro 3 est un début de solution et sera un plus pour l’Etat et surtout pour la communauté locale.  

vendredi, 29 novembre 2019 16:30 In Politique Tags
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Centrafrique : La BEAC annonce la mise en circulation de nouvelles pièces de monnaies dans la zone CEMAC

BANGUI, le 29 Novembre 2019(RJDH)---La Banque des Etats de l’Afrique Centrale CEMAC a annoncé l’émission des nouvelles pièces de monnaies en remplacement de certaines pièces depuis en circulation dans les pays. Ceci pour lutter contre l’utilisation des pièces de monnaie à d’autres fins. L’annonce a été faite par le Gouverneur de la BEAC, Abass Mahamat Tolli, lors de la dernière session du Comité Monétaire et Financier National tenue à Bangui le 27 Novembre 2019.

La mise en circulation de certaines dénominations, selon le terme utilisé, par le gouverneur de la BEAC Abass Mahamat Tolli  au RJDH, dans les pays de la sous-région est attendue d’ici la fin de ce mois soit le début de l’année prochaine pour répondre à la crise de monnaie constatée en Centrafrique et dans d’autres pays de la sous-région.

Pour le gouverneur, les nouvelles gammes de pièces de monnaies ne concernent que certaines dénominations dont la rareté se fait sentir sur le marché local. « Nous avons le stock de toutes les pièces de la sous-région ici en RCA. Il a été signalé quelque besoin pour certaines dénominations, pas toutes sortes de pièces la plus grande dénomination en particulier. Les commandes ont été placées, nous attendons la livraison normalement d’ici la fin de ce mois-ci », a annoncé le Gouverneur de la BEAC, Abass Mahamat Tolli.

Cette rareté des pièces de jeton dans la sous-région est encouragée par les jeux de casino se trouvant dans tous les coins des rues de la capitale par les chinois, à en croire, Henri Marie Dondra ministre des finances et du budget. « Cette situation est créée par ces machines des jeux d’argent installés dans la ville de Bangui. Nous avons pris des mesures avec le ministère de l’intérieur pour arrêter cela. Mais il se trouve que les pièces sont rares aujourd’hui et nous devons en fournir des nouvelles », a indiqué le membre du gouvernement Centrafricain.

En Centrafrique, il est difficile d’avoir de pièces de monnaies plus particulièrement la pièce de 100fcfa. Cette crise est liée à la prolifération de jeux qui perdurent malgré qu’un arrêté ait été pris pour l’interdire et l’utilisation de cette pièce à d’autres fins par certaines personnes qui exportent.

vendredi, 29 novembre 2019 15:48 In ECONOMIE Tags
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Centrafrique : Le pays maintient sa croissance économique de 4,7% en 2019 selon la BEAC

BANGUI, 29 Novembre 2019(RJDH) --- La République Centrafricaine a maintenu sa croissance économique de 4,7% en 2019 contre 3,8% l’année dernière. Cette croissance selon la Banque des Etats de l’Afrique Centrale est facilitée par la reprise des secteurs d’agriculture, miniers et le payement des arriérés de salaires.

L’évolution de la croissance économique de la République Centrafricaine intervient dans un contexte où le pays se stabilise progressivement après la signature de l’accord de paix et de la réconciliation entre le gouvernement et les groupes armés. Le pays pourrait avoir une croissance plus robuste si la sécurité revienne sur toute l’étendue du territoire national, a projeté, le Comité Monétaire et Financier National.

Une évolution saluée par le gouverneur de la BEAC Abass Mahamat Tolli, qui précise que, « les fondamentaux se consolident, l’économie est en pleine croissance, les projetions pour l’année 2019 sont bonnes et le système bancaire est en train de se montrer plus résiliente que la moyenne ici en RCA. Nous avons aussi une bonne maitrise au niveau de la finance publique, la preuve, c’est que le pays a déjà conclu toutes ses revues avec le FMI et est en phase pour négocier un nouveau programme. Nous notons également au niveau des industries extractives, une activité intense qui a permis à ce que la croissance soit plus importante que l’année dernière », a indiqué le gouverneur Abbas Mahamat Tolli.

Il conclut en formulant ses vœux pour que la RCA, « se stabilise pour permettre à la croissance de grimper encore plus haut afin de résoudre au problème de chômage et de créer de l’emploi», a-souhaité le numéro 1 de la BEAC.

Le ministre des Finances et du budget Henry Marie Dondra s’est félicité des avancées constatées toutefois et regrette l’insécurité encore dans certaines localités qui freinent  l’économie du pays.

La session du Comité Monétaire et Financier National de la RCA se tient chaque trois (3) mois afin d’évaluer l’économique du pays. Cette session est la toute dernière pour l’année 2019.

samedi, 16 novembre 2019 09:02 In ENVIRONNEMENT Tags
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Centrafrique : La délégation de la RCA au forum des femmes de Johannesburg s’engage à promouvoir le leadership féminin

BANGUI, le 16 Novembre 2019(RJDH) --- Les femmes centrafricaines qui ont participé à la rencontre des femmes du continent africain tenue du 04 au 08 novembre 2019 à Johannesburg en Afrique du Sud, s’engagent à promouvoir l’émancipation de la femme centrafricaine. Un engagement pris lors de la fin des assises.

Olive Dol-Somsé, manager et membre de la délégation centrafricaine à ce dialogue a énuméré quelques obstacles qui freinent l’émancipation de la femme centrafricaine notamment le manque de créativité et l’unité, « je pense que ce qui nous manque, c’est l’unité, le travail d’équipe, la créativité et le courage. Avec les conseils et les exemples de nos sœurs d’autres pays, nous allons les mettre en application afin de développer notre beau pays », a-t-elle exprimé.

La délégation centrafricaine de retour compte initier un mouvement autour duquel, les femmes peuvent s’impliquer dans tous les processus de la paix car, selon elle, « la femme est la principale victime de la crise centrafricaine ».

Un avis soutenu par Diakhoumba Gassama, Coordinatrice d’Afrique d’Amnistie International en charge de la jeunesse et du militantisme, modératrice de la troisième journée du dialogue axé sur la thématique « femme paix et sécurité »,

« Je pense que les 1000 femmes ont joué un rôle d’une manière ou d’une autre pour changer les choses dans leurs pays. Aujourd’hui ce qui est attendu, que chacune d’entre nous essaye jour après jour de pratiquer quelques choses, que ce soit de vous mettre en ligne pour signer une pétition pour libérer les jeunes femmes privées de leur liberté par exemple en Algérie, que ce soit de décider que le 06 février elles organisent une marche dans leurs pays pour dire non et tolérance zéro à la mutilation génitale des femmes. On a besoin des leaderships des femmes et de leurs présences dans les espaces de prises de décisions», a-t-elle souhaité.

Cette rencontre qui a regroupé mille(1000) femmes africaines est une initiative de la fondation ZaneleMbéki et organisée par (Africa Women’s In Developpment (AFWID). C’est la deuxième édition du forum 2019 qui a vu la participation de la République Centrafricaine. La première a été organisée en 2018.

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