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vendredi, 22 mai 2020 15:24 In JUSTICE Tags
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Centrafrique : des présumés auteurs des violences à Ndélé arrêtés par la MINUSCA

BANGUI, 22 mai 2020 (RJDH)---La MINUSCA a confirmé l’arrestation de neuf leaders des groupes armés responsables des violences à coloration ethnique à Ndélé au mois d’avril dernier. Ces arrestations, selon Vladimir Monteiro, porte-parole de la MINUSCA, s’inscrivent dans la droite ligne de lutte contre l’impunité dans le pays.

Même si les identités des personnes interpellées par les forces spéciales portugaises le mardi 19 mai dans la région de Ndélé, n’ont pas été révélées, la MINUSCA se félicite de leur arrestation.

Joint au téléphone par RJDH, Vladimir Monteiro, porte-parole de la MINUSCA, a indiqué que les forces de l’ONU en Centrafrique avaient agi à la demande de la Cour Pénale Spéciale qui s’était saisie du dossier le 08 mai. « Le gouvernement et la MINUSCA s’étaient rendus à Ndélé, après les violences du 29 avril, pour enquêter sur les crimes. C’est ainsi que Mardi dernier, la MINUSCA à la demande de la CPS avait arrêté 9 éléments armés à Ndélé dans le cadre des violences dans la ville, les violences qui ont touchés la ville de Ndélé le 29 avril.  Il y a eu une enquête conjointe gouvernement/MINUSCA tout de suite après ces drames. Ces arrestations sont la preuve que ces criminels finiront par répondre de leurs crimes. Pour le moment, ce qui est important c’est la poursuite des enquêtes à Ndélé », a fait savoir le porte-parole de la MINUSCA.

Une source judiciaire, sous couvert de l’anonymat, contactée pour savoir davantage sur les identités des prévenus, formelle et de manière officieuse, a clairement indiqué que l’un des chefs militaires du RPRC a été aussi arrêté lors de ces opérations. « Ce chef militaire est bel et bien Azor Kalite, ancien haut responsable de la coalition Séléka et un proche de Djotodia ».

Considéré comme très influent, ce cadre militaire d’ethnie Goula, est l’un des principaux visages impliqués dans le conflit inter-ethnique qui secoue le nord-est du pays depuis plusieurs mois.

Vianney Ingasso

 

vendredi, 22 mai 2020 15:21 In SECURITE Tags
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Centrafrique : UPC nie son implication dans les combats à Obo

BANGUI, 22 mai 2020 (RJDH)---Dans un communiqué en date du 21 mai, l’UPC réfute son implication dans les combats du mercredi à Obo contre les FACA. Le groupe armé accuse les forces régulières d’avoir commis d’exactions contre les civils dans la région.

Depuis quelques jours, des hommes armés réputés proches de l’UPC tentent d’investir la ville d’Obo. Face aux critiques et condamnations, le leader de l’UPC Ali Darass a, dans un communiqué publié le 21 mai, nie l’implication de ses combattants dans ses affrontements. « L’UPC n’est en rien impliquée dans les exactions et combats à Obo », fait-il valoir.

Pour ce groupe armé, dans sa ligne de défense, il accuse les forces régulières déployées dans le Haut-Mbomou d'être à l'origine de pic des tensions de ces derniers jours.« Ce sont des populations civiles qui ont pris leur disposition en ripostant aux abus subis des FACA dans la zone », peut-on lire dans le document signé Ali Darassa.

Toutefois, le leader de l’UPC annonce qu’il réaffirme son engagement en tant que signataire de l’accord de paix, signé le 06 février, à respecter le symbole l’autorité de l’Etat.

Si l’UPC, de son côté, ne reconnait pas de facto son engagement dans les affrontements à Obo, dans le Haut-Mbomou, de l’autre côté, la MINUSCA la tient pour responsable. « Les Forces armées centrafricaines et les Casques bleus de la MINUSCA sont donc sur le terrain pour faire face à une éventuelle attaque des hommes de l’UPC. Les forces sont actuellement sur le terrain parce que nous venons d’avoir deux nouvelles alertes des deux côtés, parce que c’est de manière simultanée que les combattants essaient de créer des désordres. Les Forces sont sur le terrain en train de ratisser du côté du commissariat où ils se sont signalés et également du côté du lac vers Djema », selon Aissetou Sanogo, cheffe de bureau par intérim de la MINUSCA-Obo.

Pour rappel, l’armée centrafricaine et les forces de la Mission des nations unies en Centrafrique (Minusca) ont repoussé mercredi l’offensive de l’UPC sur la ville d’Obo, dans l’extrême sud-est du pays, et tué au moins “une dizaine” de miliciens, a annoncé le porte-parole du gouvernement. Depuis plusieurs jours, la ville d’Obo est encerclée par des éléments de l’Unité pour la paix en Centrafrique (UPC), l’un des principaux groupes armés du pays.

Vianney Ingasso

mercredi, 20 mai 2020 15:36 In SECURITE Tags
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Centrafrique : Reprise des combats à Obo dans le sud-est du pays

OBO, 20 mai 2020 (RJDH)---Les combats ont encore repris à Obo avec la tentative d’annexion de cette ville. De sources locales, a-t-on appris, les FACA leur opposent une résistance acharnée à l’intérieur de la ville.

Les premiers éléments d’informations indiquent que les combats se déroulent actuellement dans la ville d’Obo. Cette énième tentative des combattants rebelles de l’UPC d’Ali Darass vise à annexer totalement le chef-lieu du Haut-Mbomou.  « Les combats se déroulent à l’intérieur de la ville car tout le monde sait que nos FACA ne peuvent tenir une position des jours d'affilés d'intenses combats », selon une source religieuse, qui a aussi précisé que, "nous égrenons nos chapelets. Obo risquerait de tomber dans les heures qui suivent entre les mains de l'UPC. Les combats se rapprochent dangereusement de la ville. Nous craignons que les FACA soient à court de munitions. Nos FACA devront tout faire pour s'en sortir toutes seules".

"Nous sommes attaqués...entendez-vous les tirs...L'UPC vient d'attaquer la ville d'Obo. Je cherche à mettre ma famille à l'abri", c'est en ces termes, qu’apeuré, un journaliste relate la situation qui prévaut actuellement dans la ville.

Le préfet du Haut-Mbomou, Commandant Jude Ngayoko, a clairement fait savoir que ces "hommes ne peuvent pas tenir sans équipements et renforts".

Sur la question, le Gouvernement Centrafricain est interpellé par le parlement pour avoir sa ligne.

Vianney Ingasso

mercredi, 20 mai 2020 15:32 In Politique Tags
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Centrafrique: Martin Ziguele appelle à la mise en place d’un pont aérien pour soutenir les FACA à Obo

BANGUI; 20 mai 2020 (RJDH)---Martin Ziguele, président du Mouvement de Libération du Peuple Centrafricain, plaide pour l’établissement d’un pont aérien à destination des FACA engagées dans les combats à Obo contre l’UPC. Il l'a dit au RJDH ce matin.

L’homme politique, d’entrée de jeu, appelle à une solidarité nationale pour les FACA qui défendent Obo, durant 72 heures, bec et ongles sans grands moyens. Car selon Martin Ziguele, « nos vaillants soldats engagés dans cette bataille contre les mercenaires de l’UPC doivent être soutenus. Ils se battent pour nous comme des lions et à notre place pour préserver la vie de nos compatriotes du Haut-Mbomou. Nous leur témoignons notre soutien infaillible dans ce moment difficile. La nation centrafricaine est derrière son armée ».

C’est sous cet élan de solidarité qu’il appelle le gouvernement ainsi que les garants et facilitateurs de paix à faciliter la mise en place d'un pont aérien pour soutenir les forces armées centrafricaines. « Nous appelons le gouvernement, les garants et facilitateurs de l’accord de paix en Centrafrique à prendre toutes les dispositions pour mettre en place un pont aérien pour renforcer les forces armées centrafricaines à Obo pour que nos soldats puissent continuer cette bataille », a souhaité le député de Bocaranga 3.

Allant plus loin, Martin Ziguele pense que la velléité expansionniste d’Ali Darass dans le Haut-Mbomou est stratégique car ce dernier veut contrôler cette région pour acheminer ses armes du côté des Soudan. « La stratégie de l’UPC, c’est de pendre Obo. C'est une ville stratégique et frontalière avec les deux Soudan. Ils veulent la prendre pour faire venir toutes les armes et hommes dont il a besoin de ces régions du Soudan et du Soudan du Sud déjà en crise », relève-t-il.

Vianney Ingasso

lundi, 18 mai 2020 15:32 In SOCIETE Tags
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Centrafrique : La police procède à l’arrestation des jeunes issus du Conseil National de la Jeunesse

BANGUI, 18 mai 2020 (RJDH)---Des échauffourées entre des jeunes ont eu lieu ce matin au siège du Conseil National de la Jeunesse. Un groupe des jeunes exigent le départ de la présidente en exercice Pamela Derom et du Chargé de Mission au ministère de la jeunesse, Daniel Nzewe. La police et la gendarmerie ont dispersé les manifestants par des tirs sporadiques.

Ces manifestations se tiennent dans un contexte où depuis que quelques semaines le ministère de la jeunesse et le conseil national de la jeunesse ont été cités dans une affaire, aux contours non élucidés, de vente de terrain qui appartiendrait à la jeunesse centrafricaine.

Le chargé de mission en matière de la jeunesse, Daniel Nzewe et Pamela Derom, présidente du Conseil National de la Jeunesse, ont été cités comme le cerveau de cette rocambolesque affaire. Ce que tous deux nient.

Ces jeunes, aux allures hostiles, ont cassé des portes du siège du Conseil National de la Jeunesse (CNJCA). Craignant que les heurts ne soient transformés en un affrontement ouvert, l’armée, la Garde Présidentielle, la Gendarmerie et la Police sont intervenues et ont extirpé la présidente du CNJ, Pamela Derom car, les manifestants voudraient s’en prendre à elle physiquement.

« Une plainte est déposée au niveau de nos services judiciaires afin de faire lumière sur les problèmes brulants de ces deniers temps dont l’argent de la CONFEJES et une éventuelle vente d’un terrain qui aurait appartenu au CNJCA. La sagesse aurait voulu à ce que nous suivions les procédures afin d’établir les responsabilités avant de demander la démission ou la destitution qui que ce soit », a confié un jeune proche du CNJ.

Sur la page Facebook du chargé de mission Daniel Nzewe en date du 15 mai, il a publié des captures d’écran   des conversations entre lui et le ministre de la jeunesse dans lesquelles il a fait savoir que ce dernier était clairement au parfum de tout. Dans cette publication, les deux parties se sont mises d’accord au sujet de vente avec chèque certifié d’un montant de 51 millions de francs.

Vianney Ingasso

mercredi, 13 mai 2020 13:45 In HUMANITAIRE Tags
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Centrafrique : les humanitaires à l’épreuve du Covid-19

BANGUI, 13 mai 2020 (RJDH)---En République centrafricaine (RCA), les travailleurs humanitaires ont dû s’adapter à la nouvelle menace du coronavirus mais les ressources financières manquent.

La pandémie du Covid 19, selon l’ONU, met à l’épreuve les interventions des humanitaires en Centrafrique. Tout en s’adaptant aux nouvelles exigences du travail, le manque des ressources financières actuel rend leur tâche difficile auprès de la population. Comment le Covid-19 affecte les activités humanitaires en RCA ?  Comment les humanitaires s’adaptent-ils face à cette pandémie ? Avec les ressources limitées dont ils disposent, « les humanitaires doivent constamment chercher à faire plus et mieux ».

Certaines distributions qui se faisaient par groupes de ménages se font dorénavant en porte-à-porte. C’est le cas de la distribution de coupons alimentaires par le Programme alimentaire mondial (PAM) à Bouar dans la préfecture de la Nana-Mambéré, dans l’ouest du pays.

Selon le dernier bulletin humanitaire du Bureau de la coordination des affaires humanitaires (OCHA) publié lundi, l'aide se poursuit. Mais les humanitaires ont dû s’adapter au contexte de pandémie mondiale. Avec la mise en place des mesures de distanciation sociale, les humanitaires utilisent des crieurs en lieu et place des sensibilisations de masse.

Selon OCHA, il s’agit aussi de privilégier l’aide en espèce (transfert monétaire) plutôt que les distributions directes, et d’étendre les distributions de vivres sur plusieurs jours. Les organismes humanitaires mettent en place systématiquement des dispositifs de lavage de mains tant dans les quartiers des communautés hôtes que dans les sites de personnes déplacées.

197 cas de Covid-19 depuis le 14 mars

Malgré l’épidémie, les humanitaires se doivent donc d’apporter des réponses ciblées à chacune de leurs missions. En soutien au gouvernement, ils ont assisté en avril 294.000 personnes qui ont bénéficié d’une assistance multisectorielle, en particulier en matière de santé, d’eau, d’hygiène et d’assainissement. Plus de 1 million de personnes ont également été sensibilisées aux gestes barrières, notamment à travers un réseau de radios et des relais communautaires formés à cet effet.

Depuis la confirmation du premier cas de Covid-19 en Centrafrique le 14 mars, 197 cas ont été enregistrés. Selon OCHA, 3.690 tests de diagnostic ont été effectués à la date du 4 mai et les contacts des cas confirmés sont suivis. « Cette nouvelle maladie s’ajoute aux défis existants dans un pays où une personne sur deux est touchée par l’insécurité alimentaire, alors que plus de la moitié de la population a besoin d’aide humanitaire », relève OCHA.

Selon l’OMS, la RCA qui a un des systèmes sanitaires les plus fragiles au monde est particulièrement vulnérable face à la pandémie de Covid-19. Dans cet environnement, environ 700.000 personnes déplacées, dont plus de 467.000 chez des familles d’accueil et plus de 230.000 sur des sites vivent dans des conditions de promiscuité et d’insalubrité rendant difficile l’observation des mesures de distanciation sociale.

Au défi sanitaire, vient s’ajouter le défi financier. 553 millions de dollars sont nécessaires pour répondre aux besoins humanitaires en RCA cette année. A ce jour, seulement 22% des fonds requis ont été mobilisés.

RJDH

mercredi, 13 mai 2020 13:25 In HUMANITAIRE Tags
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Centrafrique : les humanitaires à l’épreuve du Covid-19

BANGUI, 13 mai 2020 (RJDH)---En République centrafricaine (RCA), les travailleurs humanitaires ont dû s’adapter à la nouvelle menace du coronavirus mais les ressources financières manquent.

La pandémie du Covid 19, selon l’ONU, met à l’épreuve les interventions des humanitaires en Centrafrique. Tout en s’adaptant aux nouvelles exigences du travail, le manque des ressources financières actuel rend leur tâche difficile auprès de la population. Comment le Covid-19 affecte les activités humanitaires en RCA ?  Comment les humanitaires s’adaptent-ils face à cette pandémie ? Avec les ressources limitées dont ils disposent, « les humanitaires doivent constamment chercher à faire plus et mieux ».

Certaines distributions qui se faisaient par groupes de ménages se font dorénavant en porte-à-porte. C’est le cas de la distribution de coupons alimentaires par le Programme alimentaire mondial (PAM) à Bouar dans la préfecture de la Nana-Mambéré, dans l’ouest du pays.

Selon le dernier bulletin humanitaire du Bureau de la coordination des affaires humanitaires (OCHA) publié lundi, l'aide se poursuit. Mais les humanitaires ont dû s’adapter au contexte de pandémie mondiale. Avec la mise en place des mesures de distanciation sociale, les humanitaires utilisent des crieurs en lieu et place des sensibilisations de masse.

Selon OCHA, il s’agit aussi de privilégier l’aide en espèce (transfert monétaire) plutôt que les distributions directes, et d’étendre les distributions de vivres sur plusieurs jours. Les organismes humanitaires mettent en place systématiquement des dispositifs de lavage de mains tant dans les quartiers des communautés hôtes que dans les sites de personnes déplacées.

197 cas de Covid-19 depuis le 14 mars

Malgré l’épidémie, les humanitaires se doivent donc d’apporter des réponses ciblées à chacune de leurs missions. En soutien au gouvernement, ils ont assisté en avril 294.000 personnes qui ont bénéficié d’une assistance multisectorielle, en particulier en matière de santé, d’eau, d’hygiène et d’assainissement. Plus de 1 million de personnes ont également été sensibilisées aux gestes barrières, notamment à travers un réseau de radios et des relais communautaires formés à cet effet.

Depuis la confirmation du premier cas de Covid-19 en Centrafrique le 14 mars, 197 cas ont été enregistrés. Selon OCHA, 3.690 tests de diagnostic ont été effectués à la date du 4 mai et les contacts des cas confirmés sont suivis. « Cette nouvelle maladie s’ajoute aux défis existants dans un pays où une personne sur deux est touchée par l’insécurité alimentaire, alors que plus de la moitié de la population a besoin d’aide humanitaire », relève OCHA.

Selon l’OMS, la RCA qui a un des systèmes sanitaires les plus fragiles au monde est particulièrement vulnérable face à la pandémie de Covid-19. Dans cet environnement, environ 700.000 personnes déplacées, dont plus de 467.000 chez des familles d’accueil et plus de 230.000 sur des sites vivent dans des conditions de promiscuité et d’insalubrité rendant difficile l’observation des mesures de distanciation sociale.

Au défi sanitaire, vient s’ajouter le défi financier. 553 millions de dollars sont nécessaires pour répondre aux besoins humanitaires en RCA cette année. A ce jour, seulement 22% des fonds requis ont été mobilisés.

RJDH

mardi, 12 mai 2020 14:51 In HUMANITAIRE Tags
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Centrafrique : « pendant le premier semestre 2019, MSF a pris en charge près de 600 patients à l’hôpital SICA », selon Yannick Arone

BANGUI, le 12 mai 2020 (RJDH)--- L’hôpital de MSF à SICA a pris en charge près de 600 patients au premier trimestre 2019, a expliqué au RJDH Yannick Arone, infirmière à MSF à l’occasion de la journée internationale des infirmiers célébrée le 12 mai de chaque année.

RJDH : Tout d’abord, pourquoi nous célébrons cette journée internationale ? Pouvez-nous expliquer de quoi s’agit –il ?

YA : Cette journée est célébrée tous les ans le 12 mai, en référence au jour anniversaire de la naissance de Florence Nightingale. Florence était une infirmière britannique, née le 12 mai 1820 à Florence, morte le 13 août 1910 à Londres, pionnière des soins infirmiers modernes. Cette célébration a été lancée en 1965 par les Conseil International des Infirmiers, et c’est une opportunité pour rappeler le travail fondamental fait par tous les infirmiers dans le monde. Cette année, avec la crise COVID-19 au niveau global, c’est encore plus important de rappeler les efforts des infirmiers, en première ligne dans la lutte contre ce nouveau virus dans tous les pays qui ont été touchés.

Chez Médecins Sans Frontières, nous célébrons cette journée toutes les années, car en plus que les médecins, le personnel de notre organisation est aussi composé par des milliers d’infirmiers sans frontières qui travaillent sans cesse dans tout le monde pour sauver des vies humaines. Cette journée c’est pour nous tous.

RJDH : Parlez- nous de votre parcours d’infirmière et pourquoi vous avez décidé de travailler avec Médecins Sans Frontières

YA : Par rapport à MSF, quand on est un infirmier on met de côté ce qu’on pense de la personne qu’on reçoit sur un brancard, ce qu’elle a fait/qui elle est, pour se concentrer sur ses besoins médicaux immédiats et ce dont elle a besoin pour vivre/guérir en toute impartialité, et tel que prévu par le droit international humanitaire.

RJDH : Ensuite, pour entrer toute de suite dans le vif du sujet, est ce que vous pouvez nous rappeler de quoi s’agit –il le projet où vous travaillez ? Qu’est-ce que MSF fait à l’hôpital SICA à Bangui ?

YA : L’hôpital SICA est un centre de traumatologie chirurgicale dédié aux victimes de violences et de traumatismes de plus de 15 ans. D’une capacité d’hospitalisation d’environ 80 lits, il comprend un service d’urgence, deux salles d’opération, un service de soins post-opératoire et un service de kinésithérapie. Les équipes MSF y travaillent depuis 2017 afin de garantir une aide médicale gratuite et de qualité à la population. Pendant le premier semestre 2019, MSF a pris en charge près de 600 patients à l’hôpital SICA, dont 70% étaient des victimes d’accidents de la voie publique tandis qu’environ 30% étaient des blessés par balles ou armes blanches.

Il faut rappeler que dans cette période de COVID, en plus MSF s’engage à poursuivre la provision de soins gratuits et de qualité dans les 13 projets dans tous la RCA, où 260 employés internationaux et plus de 2000 employés centrafricains travaillent actuellement. Beaucoup entre eux ces sont des infirmiers ou des aides-soignants.

RJDH : Nous voyons - comme partout dans le monde- que les structures de santé sont mises à dure épreuve par le COVID-19 : dans ce nouveau scénario, la protection du staff médicale et des patients est vitale pour arrêter la propagation du virus. Surtout pour le personnel soignant, qui est en 1ère ligne et donc le plus exposé au risque. Quelles sont les gestes barrière que vous considérez fondamentaux ? Est-ce que vous menez des sensibilisations au sein de votre équipe et des patients ?

YA : A présent nous travaillons pour mettre en place des mesures préventives et d’isolement sur nos projets, ainsi que pour supporter les autorités sanitaires nationales à répondre à un possible nombre élevé de patients atteints par le virus, à travers la mise en place d’un plan d’intervention d’urgence et des mesures préventives. En RCA, la plupart de la population n’a pas accès à l’eau courant, vive à plusieurs dans des petites habitations et ne peut pas compter sur une source de revenu stable. Nous renforçons notre engagement auprès des communautés pour informer sur le COVID-19 et nous travaillons pour adapter les mesures de prévention au contexte de la RCA.

RJDH : Mais en temps de COVID-19, les patients souffrant des autres pathologies continuent aussi à nécessiter de l’assistance : quels sont les défis pour assurer la continuité des soins pendant cette période de coronavirus ?

YA : Médecins Sans Frontières travaille en République centrafricaine depuis 1997, fournissant des soins vitaux et gratuits dans plusieurs régions du pays, et dans la capitale Bangui. MSF est resté à côté de la population centrafricaine pendant des périodes très difficiles, et nous continuons aujourd’hui à prendre soin des personnes souffrant des maladies les plus meurtrières, comme le paludisme, la diarrhée, la malnutrition, le VIH/TB, nous aidons les femmes à accoucher en sécurité, nous fournissons une prise en charge chirurgicale d’urgence et nous prenons soin des victimes de violence sexuelle. A présent, nous sommes confrontés à un nouveau virus, le COVID-19, qui a lourdement affecté certains des systèmes de santé le plus avancés au monde, dans des pays avec des systèmes de sécurité sociale et où la plupart de la population a accès à l’eau courante et dispose d’un endroit où s’isoler. En ce moment difficile, nous nous engageons à rester à côté de la population centrafricaine et à continuer d’aider les personnes qui ont le plus besoin de soins.

La prestation de soins médicaux en RCA, de même que dans de nombreux pays où nous travaillons, est devenue plus difficile depuis le début de la pandémie, car les restrictions actuelles de voyage limitent notre capacité à déplacer notre personnel. Il existe également une pression globale sur la production de certaines fournitures médicales, en particulier des équipements de protection individuelle spécialisés pour les professionnels de santé. Nos projets sont toujours en mesure de poursuivre les activités médicales, mais nous nous préoccupons d'assurer l'approvisionnement futur de certaines fournitures essentielles, telles que des masques chirurgicaux, des tampons, des gants et des produits chimiques permettant le diagnostic du COVID-19.

RJDH : Mademoiselle Yannick Arone, nous vous remercions.

YA : Je vous remercie.

Propos recueillis par Vianney Ingasso

 

lundi, 11 mai 2020 14:07 In HUMANITAIRE Tags
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Centrafrique : Denise Brown dénonce les attaques contre les humanitaires à Ndélé

BANGUI, le 11 mai 2020 (RJDH)---Au cours des neuf derniers jours, 10 attaques contre des organisations humanitaires ont été enregistrées dans la ville de Ndélé, au nord-est de la République centrafricaine (RCA) dans la préfecture de Bamingui-Bangoran. Les affrontements inter-communautaires qui ont commencé le 10 mars 2020 se poursuivent.

Le 29 avril, des violences ont éclaté dans la ville de Ndélé, obligeant plus de 2 000 personnes à fuir leurs habitations à la recherche de refuge. Plus de 27 personnes ont été tuées et au moins 56 autres ont été blessées.

La Coordonnatrice humanitaire pour la République centrafricaine, Mme Denise Brown, s'est rendue à Ndélé pour évaluer elle-même la situation des civils et des travailleurs humanitaires, mais aussi pour échanger avec les partenaires locaux. « Dans certaines régions de la République centrafricaine, la population est forcée aux déplacements récurrents suite aux conflits. Ces dernières semaines à Ndélé, des personnes ont été forcées à deux reprises de fuir la violence. La seule façon pour elles de retourner à leurs habitations et demeurer en sécurité dans leur communauté est la cessation du conflit », a déclaré Mme Denise Brown.

Depuis janvier, 27 incidents contre des organisations humanitaires, dont le meurtre d'un de ses travailleurs et le vol de quatre véhicules, ont été signalés à Ndélé. Le nombre d'incidents par mois est passé d’un en janvier à neuf en avril. Au cours de la première semaine de mai, sept incidents ont déjà été enregistrés. Ndélé est la deuxième préfecture la plus touchée de la RCA en terme d'incidents contre des travailleurs humanitaires.

« La situation sur le terrain est intenable. Les attaques contre la population et la communauté humanitaire doivent cesser. Les femmes et les enfants sont particulièrement exposés et payent les frais de cette crise prolongée », a déclaré la Coordonnatrice humanitaire. « J'appelle toutes les parties à respecter leurs obligations en vertu du droit international humanitaire, à respecter et à protéger les civils et les travailleurs humanitaires ainsi que leurs biens », a ajouté Mme Brown.

La ville de Ndele, dans le nord du pays, a été théâtre depuis le mois de mars dernier des violences meurtrières entre deux groupes armés rivaux ayant occasionné plus d'une dizaine de morts.

RJDH

 

mardi, 05 mai 2020 15:23 In HUMANITAIRE Tags
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Centrafrique : 121 incidents enregistrés sur les humanitaires de janvier à avril

BANGUI, le 05 mai 2020 (RJDH)---L'environnement de travail n'a pas changé pour les humanitaires : au 30 avril, 121 incidents ont été enregistrés dont 2 morts et 8 blessés, Ndélé  particulièrement touchée.

La situation demeure tendue dans plusieurs zones comme Batangafo, Birao, Bria, Kaga-bandoro et Ndélé. Cela a entraîné des restrictions de mouvement des organisations humanitaires et des contraintes dans la fourniture d’aide qui sauve des vies. Les populations civiles sont les premières victimes des tensions et violences dans le pays dont le contexte est l’un des plus dangereux au monde pour les travailleurs humanitaires.

En avril, 35 incidents affectant directement le personnel ou les biens des humanitaires ont été rapportés. Lors des nouveaux affrontements armés à Ndélé vers la fin du mois d’avril, plusieurs concessions d’organisations humanitaires ont été pillées et 3 véhicules emportés. Dans le premier quadrimestre de l’année, 9 véhicules humanitaires ont été braqués, dont 6 en avril.

Une dizaine de villes centrafricaines sont les plus touchées par ces incidents. Selon les statistiques et par type d’incident, 34.8% représentent les cas d’intimidation, menaces et d’agression, 15.4% relèvent des cas de braquage, cambriolage, intrusion et meurtre et autres sont des interférences ayant occasionné la baisse des interventions humanitaires dans les zones touchées par les violences avec la présence des groupes armés.

Vianney Ingasso

 

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