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mardi, 02 juin 2020 15:29 In DROITS DE L’HOMME Tags
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Centrafrique : Une organisation des droits de l’homme soutenue par Cordaid, compile les dossiers des victimes afin de saisir la CPS

L’OCDH a déclenché le processus de compilation des dossiers des victimes afin de saisir la Cour Pénale Spéciale. Cette activité s’inscrit dans le cadre du projet Partenariat Stratégique porté par l’ONG internationale Cordaid.

Les victimes ont une fois de plus et ce pour la 5ème année consécutive, exigé des autorités la justice. C’est ce qui transparait dans leur déclaration rendue publique, ce 11 mai 2020. Le projet partenariat stratégique tente de faciliter ce processus. L’Observatoire Centrafricain des Droits de l’Homme (OCDH) a engagé depuis quelques semaines, le processus de compilation des dossiers des victimes afin de saisir la justice sinon la Cour Pénale Spéciale.

Il s’agit d’une action réclamée par les leaders des victimes. Hervé Lidamon, président d’une association des victimes l’a souligné dans une émission au RJDH en ces termes,  « les victimes ont besoin de soutien multiforme qui doit venir de partout. En matière de justice, les victimes ne connaissent pas grand-chose c’est pourquoi l’appui des spécialistes de droit ou des organisations de défense des droits de loi, est nécessaire et souhaité ».

Selon Nicaise  Doukoua, responsable des programmes, OCDH travaille déjà avec cinq associations des victimes nationales qui ont de nombreux membres. Cette organisation de défense des droits de l’homme a déjà visité et discuté avec plusieurs victimes à qui l’on a demandé de déposer des dossiers qui devront être traités avant que l’organisation puisse aider ces victimes à aller vers la Cour Pénale Spéciale. Mme Francine Ndémadé, présidente de l’Association des Victimes des Crises Militaro-Politique (AVCPM), loue cette initiative qui constitue une réponse aux attentes des victimes qui commencent, selon elle, déjà à perdre espoir, « cette organisation a engagé cette démarche qui a mon avis, est louable pare que nous, victimes, avons soif de la justice et nous le demandons toujours. Avec cet appui juridique, je pense que les victimes retrouveront l’espoir et ce que je souhaite c’est que d’autres organisation suivent l’exemple de OCDH parce que vous le savez, les victimes sont incalculables ».  

Selon les informations reçues auprès de OCDH, après l’enregistrement des dossiers, 20 seront retenus par OCDH pour être transmis aux avocats qui sont déjà identifiés pour accompagner les victimes à aller vers la justice. De sources bien informées, un pool de cinq avocats est déjà mis en place pour faire le suivi des dossiers des victimes.

Au sein de OCDH, on reconnait l’ampleur de la demande, « nous avons visité cinq associations de victimes et discuté avec les membres. Je pense que la demande est forte. Nous allons en fin de processus sélectionner 20 dossiers pertinents sur lesquels nous allons travailler pour que justice soit rendue. Dans l’émission « Regard des Auditeurs » du RJDH de la semaine dernière, le porte-parole de la Cour Pénale Spéciale, Théophile Momokoama a fait savoir que la cour travaille déjà afin que la justice soit rendue, « déjà le bureau du procureur est à pied d’œuvre donc les attentes des uns et des autres sont bien entendues ».

Le travail que l’OCDH est en train de faire est l’aboutissement du projet partenariat stratégique qui depuis 2016, soutient les victimes des crises centrafricaines.                    

                                       Sylvestre Sokambi

mardi, 12 mai 2020 13:47 In DDRR Tags
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Centrafrique : Le chef de l’Etat préside la cérémonie de sortie officielle des premiers éléments des USMS

BANGUI, 12 mai 2020 (RJDH)---La ville de Bouar au centre est du pays, accueille depuis ce matin la cérémonie de sortie officielle des premiers éléments des Unités Spéciales Mixtes de Sécurité (USMS) issus des groupes armés. La cérémonie est présidée par le chef de l’Etat Faustin Archange Touadéra.

Ce sont 629 éléments issus des groupes armés, qui font leur sortie officielle comme membres des Unités Spéciales Mixtes de Sécurité (USMS). Le président de la République Faustin Archange Touadéra inscrit la formation et la sortie de ces premiers éléments dans le cadre de la recherche de la paix, chère selon lui, à son gouvernement. 

La sortie officielle de ces éléments, désormais membres des USMS, intervient 15 mois après la signature de l’accord de paix du 06 février 2019, accord qui les a créées en son article 16 qui engage les parties signataires « à mettre en place des unités spéciales mixtes de sécurité ».

Les 629 éléments des USMS dont la sortie officielle est organisée ce jour, proviennent de 5 groupes armés sur les 14 signataires de l’accord de paix, « ils viennent des 3R, des antibalaka aile Mokom et aile Ngaïssona et les RJ aile Sayo et aile Belanga », confie un des cadres de l’Etat-major que le RJDH a interrogé sur le sujet.

C’est depuis le 17 octobre 2019 que ces anciens rebelles sont admis au centre de formation à Bouar soutenu financièrement par l’Union Européenne. Conformément à l’article 16 alinéa 2, les USMS « sont constituées de membres des forces de défense et de sécurité nationale, et en majorité des membres des groupes armés ayant pleinement adhéré aux principes du présent accord et suivi la formation adéquate de deux mois ». Les USMS sont chargées essentiellement de sécuriser les couloirs de transhumance.

Sylvestre Sokambi      

vendredi, 08 mai 2020 14:17 In JUSTICE Tags
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Centrafrique : La CPS introduit auprès du Parquet Général une demande pour se saisir du dossier des massacres de Ndélé au nord-est

BANGUI, 08 mai 2020 (RJDH)--- La Cour Pénale Spéciale a exprimé la volonté de se saisir du dossier des tueries de Ndélé qu’elle qualifie de « graves violations des Droits de l’Homme et du droit international humanitaire ». L’annonce est faite ce jour dans un communiqué de presse rendu public par cette cour mixte opérationnelle depuis plus d’une année.

La volonté de la Cour Pénale Spéciale de s’occuper du dossier de Ndélé intervient sept jours après une mission d’enquête dirigée par le Procureur Général Eric Tambo dans où les violences n’ont toujours pas pris fin. Dans une interview accordée hier au RJDH, le Procureur Général qualifiait déjà s’est passé dans le nord-est de crimes de guerre et crimes contre l’humanité.

La sortie médiatique du magistrat Eric Tambo, sonnait comme un appel à la CPS qui sans surprise, a, ce jour dans un communiqué, annoncé avoir introduit une demande afin que le Parquet Général se dessaisisse du dossier à son profit. Même si dans son communiqué la Cour Pénale Spéciale s’est gardée d’utiliser les expressions crimes de guerre et crimes contre l’humanité, elle soutient la lecture du Parquet Général qui, selon le communiqué de la CPS, dispose « d’éléments de preuves suffisants pour la qualification des faits », précise le communiqué dont le RJDH a eu copie.

La demande de la Cour Pénale Spéciale est fondée sur l’article 3 alinéa 3 de la loi n°15.003 qui donne la primauté à la Cour Pénale Spéciale sur les juridictions nationales en cas de conflit de compétence sur des dossiers que les deux institutions peuvent traiter. Avec cette demande de dessaisissement, les marges de manœuvres du Parquet Général sur le dossier des tueries de Ndélé, sont suffisamment réduites. Tout indique que c’est la Cour Pénale Spéciale qui se chargera de ce dossier très polémique et complexe.

Sylvestre Sokambi

lundi, 20 avril 2020 09:17 In SANTE Tags
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Centrafrique : Le ministère de la santé annonce la guérison de 83% des malades de Coronavirus dans le pays

BANGUI, le 20 avril 2020 (RJDH)---Plus de 80% des personnes testées positives au Covid 19, sont sorties guéries, du centre de traitement. Une annonce du ministère de la santé, en première ligne de la riposte contre la pandémie dans le pays, le vendredi dernier.

La République Centrafricaine ne compte plus que 2 personnes malades de coronavirus, encore en centre de traitement. Le ministre de la santé, Pierre Somsé, a indiqué que 10 des 12 malades ont été déclarées guéries, un chiffre qui représente 83% des cas déclarés en 35 jours de présence de cette maladie en Centrafrique.

Le chef du département de la santé s’est gardé de crier victoire même si ce dernier, parait de plus en plus serein qu’il y a quelques jours. Selon des informations RJDH, confirmées par le ministre de la santé, le pays a opté pour l’administration de la chloroquine même si ce traitement n’est pas encore scientifiquement admis. Les sources au département n’ont pas souhaité lier ces guérisons à l’administration de ce médicament qui d’ailleurs continue de faire polémique dans plusieurs pays occidentaux, « je ne peux pas dire que c’est la chloroquine qui nous a permis d’avoir ces résultats car il y a eu beaucoup de paramètres mais l’essentiel, c’est qu’il y a ce nombre important de guérison », confie un médecin.   

Avec ces chiffres, le coronavirus semble être maîtrisé en Centrafrique depuis son avènement le 14 mars 2020. Mais il y a un bémol vu que des milliers de Centrafricains continuent de faire des navettes entre le Cameroun, très touché par la pandémie et le pays, relativement épargné jusque-là. Le département de la santé a reconnu cette piste constitue une ouverture pour la maladie. Le défi actuel, selon le ministre Somsé, est de renforcer les dispositifs au niveau des frontières centrafricano-camerounaises qui, bien qu’officiellement fermées, sont toujours actives et pourraient exposer la RCA de de nouvelles contamination plus difficile à gérer.

RJDH     

vendredi, 27 mars 2020 11:54 In Politique Tags
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Centrafrique : L’ancien ministre d’Etat Crépin Mboli-Goumba déclare sa candidature à la présidentielle

BANGUI, 27 mars 2020 (RJDH)---L’ancien ministre d’Etat Crépin Mboli-Goumba, sous le règne Michel Djotodia, a annoncé ce jour sa candidature à la présidentielle de décembre prochain. Il représentera son parti le PATRIE qui n’a pas pu tenir son congrès à cause de la pandémie de coronavirus.

Faute de réunir ses militants à cause des menaces de coronavirus, Crépin Mboli-Goumba a annoncé sa candidature en direct sur les ondes de certaines radios dont fréquence RJDH. Visiblement confiant et sur un ton solennel, l’ancien ministre d’Etat décrit sa candidature comme celle du renouveau et de grandes ambitions. Il décrit une situation aujourd’hui plus chaotique qu’il y a quelques années comme pour tacler l’actuel président sans épargner d’autres comme François Bozize et Michel Djotodia en faisant allusion aux mercenaires étrangers appelés par des Centrafricains pour les aider à prendre le pouvoir de l’Etat.

Pour le désormais candidat Crépin Mboli-Goumba, la nation centrafricaine actuelle est abimée, ce qui justifie sa candidature qui devra, selon lui « réparer » cette nation. Le président du PATRIE évoque les deux principales priorités qu’il appelle urgences de sa mandature : sécurité et éducation.

Crépin Mboli-Goumba promet des mesures fortes pour chasser du sol centrafricain ceux qu’il appelle les mercenaires étrangers, « nous mettrons en place une armée forte et républicaine afin de défaire militairement les mercenaires qui asservissent et nous libèrerons l’intégralité de notre territoire » dit-il comme pour montrer qu’une fois président de la République, il sera un chef de guerre.

La deuxième urgence du candidat est l’éducation qu’il compte reformer en y consacrant durant 5 ans, 20% du budget national. Mettre fin au phénomène de maitre-parent qui, selon Mboli-Goumba compromet l’avenir des enfants, est l’une des lignes de la relance de l’éducation en République Centrafricaine. Quelle est alors la chance de cet ancien ministre d’Etat, candidat à la présidentielle de 2020 dans son pays la RCA ?

Crépin Mboli-Goumba a 49 ans et il est candidat à la présidentielle. Son jeune âge est un atout. Si lui et son équipe travaillent dessus, ils vont drainer les jeunes qui, aujourd’hui, militent pour le rajeunissement du paysage politique. Si un travail de fond est bien fait sur ce point, il peut se faire passer pour le représentant de la jeune génération à la prochaine présidentielle, ce qui pourrait constituer un atout majeur et le placer parmi les vrais adversaires de l’actuel président.

Crépin Mboli-Goumba a été ministre d’Etat et s’est fait connaitre du public de Bangui comme un homme pragmatique en bitumant sur fonds propres de l’Etat et dans les moments difficiles, quelques avenues.

Crépin Mboli-Goumba fut leader des étudiants et il continue d’avoir une facilité de contact dans ce milieu. L’ancien ministre d’Etat et désormais candidat, est chef d’un parti politique qui a pu faire élire six députés à l’Assemblée Nationale lors des échéances de 2016, ce qui montre que sa formation politique a une certaine assise dans l’arrière-pays, assise qu’il peut exploiter en faveur de sa candidature.

Crépin Mboli-Goumba fait de la sécurité, la priorité n 1 de sa mandature. En plus, il pose la lutte militaire comme la solution à la crise promet aussi de chasser les mercenaires étrangers. Cette position est aujourd’hui portée et facilement absorbée par le peuple souverain. Là, il s’approprie la ligne voulue par le peuple et donc sur ce point il pourrait être facilement audible sauf que tous les candidats ont compris cette dynamique et beaucoup devront l’utiliser.

Mais, les chances de ce jeune candidat pourraient être anéanties par la présence de certains poids lourds. Crépin Mboli-Goumba fera face à des personnalités qui ont une véritable machine électorale derrière elles. Nous pensons à Martin Ziguele 4ème candidature avec sa machine le MLPC, le président en exercice Touadéra qui aura les moyens de l’Etat à sa disposition, possiblement l’ancien président François Bozize avec son KNK et Désiré Kolingba avec le RDC.

Etre Ministre d’Etat sous Michel Djotodia, leader de la Seleka, est loin d’être un atout. Cela va jouer en défaveur de Crépin Mboli-Goumba. Comme Ziguele en a fait les frais en 2016, ce passé sera utilisé contre Mboli-Goumba, souvent présenté par ses détracteurs comme l’une des forces intellectuelles du régime Séléka. Cela pourrait être la ligne d’attaque des autres candidats contre cette candidature.

Crépin Mboli-Goumba n’a pas de fief. Certes originaire du Mbomou et pouvant compter aussi sur le Haut Mbomou, ce dernier pourrait partager les voix avec son frère Armel Doubane, possible candidat à la présidentielle et aussi originaire de la région généralement fief du RDC qui présentera son candidat.

Les équations alors sont difficiles mais pas impossibles à résoudre pour cet esprit jeune, vif, intelligent et surtout très tactique politiquement.

Sylvestre Sokambi  

 

 

 

  

    

   

 

mercredi, 25 mars 2020 17:42 In DROITS DE L’HOMME Tags
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Centrafrique : Le RJDH tient la première émission dédiée à la lutte contre le COVID 19

BANGUI, 25 mars 2020 (RJDH)---Le Réseau des Journalistes pour les Droits de l’Homme (RJDH) a créé une émission spécifique à la lutte contre le COVID 19, émission dénommée « E TIRI NA CORONAVIRUS » en français, luttons contre le coronavirus. La première édition s’est tenue ce jour en direct sur les 100.5 fm.

Face à l’avènement du COVID 19, l’équipe dirigeante du RJDH a décidé de la création d’une émission interactive consacrée à la lutte contre cette pandémie. Le Coordonnateur National du RJDH Sylvestre Sokambi parle d’un engagement communautaire conforme à la ligne éditoriale du RJDH, « la République qui nous porte tous est menacée et comme organe de presse, nous avons le devoir d’apporter une contribution spontanée, voilà pourquoi l’émission E TIRI NA CORONAVIRUS est créée en plus des actions multiformes que nous menons déjà dans ce cadre », a-t-il justifié. Cette émission, selon le numéro 1 du RJDH, permettra de « répondre quotidiennement aux questions des auditeurs et de combattre à la base le phénomène de fake news et des préjugés qui entourent cette maladie aujourd’hui et qui fragilisent la lutte qui doit être menée », explique Sylvestre Sokambi.

Déjà, le RJDH est engagé dans le processus de vérification et surtout de lutte contre la désinformation avec l’appui d’Internews. Ces derniers jours, tous les articles de vérification sur les fake news ont porté sur les stéréotypes qui entourent le coronavirus, « 100% de nos articles de vérification des faits produits ces deux derniers jours, ont porté sur le Coronavirus parce qu’il y a de nombreux préjugés sur cette maladie en Centrafrique. Cette nouvelle émission est donc la version audio de cet engagement électronique », confie le Coordonnateur National du RJDH.

La première émission dédiée à la lutte contre le Coronavirus a porté sur la présentation générale de la pandémie, son origine, ses symptômes…Elle a été animée à la radio en direct par Marina Moulou Ngatho, cheffe des programmes de la radio fréquence RJDH. A l’ouverture de l’antenne aux auditeurs, Anaïs, visiblement inquiète lance « dites-nous seulement comment on doit se protéger et protéger nos enfants ». Même réaction de la part de Paterne qui s’inquiète du risque de contamination dans les transports en commun, « nous prenons encore les taxis et les bus, n’est pas que nous sommes tous en danger ? ».

Cette émission a permis de mesurer le degré de connaissance des Centrafricains sur cette pandémie. Sur la vingtaine d’appels reçus, onze auditeurs ont affirmé n’avoir pas des connaissances réelles sur les moyens de prévention contre le COVID 19, « nous avons constaté lors de l’émission le faible degré de connaissance sur la maladie et l’inquiétude réelle que porte les Centrafricains » affirme Marina à sa sortie de Studio.

Le RJDH compte tenir au quotidien cette émission interactive qui intéresse déjà de nombreux auditeurs qui ont plusieurs questions à poser aux spécialistes d’où la nécessité d’avoir des experts au studio, vœu exprimé par l’animatrice de l’émission, « il y a trop de questions et beaucoup d’attentes. Nous avons à y apporter des réponses dans ce cas, nous avons besoin des spécialistes ».

La République Centrafricaine a enregistré son premier cas confirmé de COVID 19 le 14 mars 2020. En douze jours, quatre autres cas ont été confirmés et 725 personnes placées en quarantaine, une mesure difficilement respectée par certains sujets, ce qui fait craindre le pire dans un pays au système sanitaire complètement affaibli après plusieurs années de crise militaro-politique.

RJDH

jeudi, 13 février 2020 15:14 In SECURITE Tags
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Centrafrique : Des combats entre deux groupes armés rivaux font rage à quelques kilomètres de Birao

BANGUI, 13 février 2019 (RJDH)---Les combats entre le MLCJ et le FPRC, deux groupes armés rivaux dans le nord, ont repris à Birao depuis hier avec une intensité qui inquiète la population civile.   

Cette information RJDH est confirmée par des sources indépendantes jointes dans la ville de Birao à la mi-journée. Selon nos sources, les combats ont commencé depuis mercredi soir à une dizaine kilomètres de la ville où sont positionnés les deux groupes armés, « le FPRC veut entrer dans la ville et ses éléments hier soit étaient à 9 kilomètres tandis que ceux du MLCJ voulant protéger la ville, étaient à 5 kilomètres », a confié une de ses sources.

Une source religieuse parle de fortes détonations d’armes à l’entrée de la ville ce qui inquiète la population civile, « les détonations qui étaient lointaines se rapprochent de plus en plus de la ville. Là, nous cherchons à trouver refuge dans un endroit sûr », explique cette source.

Le préfet de la Vakaga, le colonel Leonard Mbéré contacté par le RJDH a confirmé ces affrontements et parle de plusieurs blessés enregistrés à l’hôpital, « il y a combats et pour l’instant, il y a plusieurs blessés qui sont évacués à l’hôpital depuis les lieux des combats qui se trouvent à l’entrée de la ville de Birao ».    

Jusque-là, les casques bleus présents dans la ville, ne se sont pas, d’après nos informations, interposés comme le leur exige leur mandat. Le porte-parole de la Minusca à Bangui n’a pas été disponible pour se prononcer sur ce nouveau pic de violence dans la ville de Birao théâtre de combat être ces deux mouvement depuis plus de trois mois. Au moment où nous mettons sous presse, le FPRC sont à 3 kilomètres de Birao.

RJDH  

jeudi, 19 décembre 2019 17:20 In Politique Tags
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L’ancien président François Bozizé, rentré de son exil il y a trois jours, veut avoir un tête à tête avec le président Faustin Archange Touadera. Une demande d’audience a été introduite ce jour, selon des informations RJDH, au cabinet du chef de l’Etat.

François Bozizé veut rencontrer Faustin Archange Touadera, une information RJDH confirmée par des proches de l’ancien président rentré de ses six années d’exil, il y a soixante-douze heures. Une demande d’audience, a été déposée à la présidence de la République, selon un cadre du KNK qui parle d’une initiative dont l’objectif est de clarifier le retour de l’ancien chef de l’Etat, « le président Bozizé est rentré et il y a eu beaucoup d’interprétations mais l’intéressé voudrait parler avec le président de la République pour que la situation soit clarifiée vu que ce retour est placé sous le signe de la paix », explique cette source qui a requis l’anonymat.

Selon des informations RJDH, l’ancien président de la République voudrait avant toute sortie médiatique discuter avec l’actuel chef de l’Etat. Le KNK souhaite que ce tête à tête ait lieu avant le 21 décembre 2019, date retenue pour la première sortie publique de François Bozizé qui devrait prendre la parole lors de ce que le KNK appelle « grand meeting de paix et de réconciliation » qui se tiendra sur le terrain de l’école Kpangaba, dans Bimbo 3, situé dans les environs de l’aéroport Bangui Mpoko.

Des cadres de la présidence contactés par le RJDH affirment n’avoir pas encore été informés d’une demande d’audience déposée par le KNK. Un ministre conseiller estime cependant qu’il est normal qu’une fois de retour, l’ancien président puisse demander à rencontrer l’actuel chef de l’Etat. Cette source pense que l’initiative est à saluer sauf que pour lui, seul l’actuel chef de l’Etat pourra donner une suite favorable ou non à cette demande.

Alors, Faustin Archange Touadéra visiblement perturbé par cette rentrée inopinée pour son régime, pourra-t-il accepter de discuter sitôt avec Bozizé ? Il est clair que le régime de Bangui n’a pas souhaité ce retour dont les contours lui ont totalement échappé. Mais, l’actuel chef de l’Etat gagnerait à écouter François Bozizé qui, selon ses proches, voudrait délivrer un message de paix. Que ce soit Bozizé ou Touadéra, personne ne gagnerait à engager un bras de fer. L’un a le pouvoir, l’autre a des assises et un réseau très fin qui peut perturber le semblant d’équilibre du pouvoir actuel. Faustin Archange Touadéra a besoin de consolider le peu d’équilibre actuel pour préserver ce qui reste de son pouvoir, François Bozizé a besoin de protection pour ne pas finir dans un tourbillon qui l’engloutirait définitivement. C’est un jeu équilibré dont seul le plus malin pourra s’en sortir.

mardi, 03 décembre 2019 07:10 In DROITS DE L’HOMME Tags
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Centrafrique : Plusieurs  partenaires financiers suspendent leur contrat avec la Caritas nationale

BANGUI, 03 décembre 2019 (RJDH)---De nombreux partenaires financiers de la Caritas Centrafrique, ont mis un terme aux contrats avec cette structure de l’église catholique. Ces décisions, selon les investigations du RJDH, font suite aux soupçons de viol qui pèsent depuis quelques jours sur cette entité.  

En deux semaines, les six principaux bailleurs de la Caritas-Centrafrique ont suspendu leurs différents contrats avec cette structure au cœur d’un scandale de viol attribué au père Luk, un des anciens Secrétaire Nationaux  de la Caritas. Cette information RJDH est confirmée par un cadre de la Caritas Nationale qui a requis l’anonymat, « nous sommes en train de perdre tous nos principaux bailleurs. Au moment au je vous parle, les suspensions de contrat ou les ruptures de contrat ont été notifiées à la Caritas par au moins six grands bailleurs », confie-t-il sur un ton désespéré.

Ces six principaux partenaires, selon des sources bien informées, sont le Programme Mondial Alimentaire (PAM),  OCHA, UNICEF, CORDAID, Secours Catholiques, l’Union Européenne à travers COOPI et SOS. Certaines de ces organisations, d’après nos sources, ont annoncé la rupture définitive de leur contrat tandis que d’autres ont parlé de suspension en attendant la suite de l’enquête sur les soupçons de viol qui touche la Caritas-Centrafrique, viols attribués au père Luk, un prêtre salésien qui a occupé le poste de Secrétaire National de la Caritas-Centrafrique après avoir géré la Caritas diocésaine de Kaga Bandoro. Les faits qui lui sont reprochés remontent à l’époque où il assumait ces fonctions. Le parquet de Bangui a ouvert une enquête sur le dossier, enquête confiée à la Section de Recherche et d’Investigation (SRI). Le père salésien mis en cause a quitté la République Centrafricaine depuis le mois de juin dernier sur instruction de sa congrégation qui avait déjà eu vent de ces accusations.

Cette situation va contraindre Caritas Centrafrique à mettre en chômage plus de 300 personnes sur les 400 qu’elle engage dans ces différentes interventions sur l’ensemble du territoire. Les deux millions de bénéficiaires soutenus par cette structure risquent d’être eux aussi abandonnés. Selon des informations RJDH, le cardinal Dieudonné Nzapalainga, autorité ayant nommé le père Luk à la Caritas-Centrafrique, a été contraint de se défendre au Vatican, évoquant qu’il avait fait confiance à Monseigneur Albert Vanbuel et qu’il n’était pas au courant du passé de ce prêtre. Les arguments de l’Archevêque de Bangui vont-ils convaincre le Vatican qui parle de tolérance zéro sur ces questions de viol et engage les autorités ecclésiales à les dénoncer et à prendre des mesures ? C’est la question à laquelle seul le Vatican pourra apporter des réponses tandis que la justice centrafricaine continue son enquête sur cette affaire