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lundi, 23 novembre 2020 15:08 In SECURITE Tags
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Centrafrique : sortie officielle de 578 éléments des FACA forcés par EUTM à Bouar dans la Nana-Mambéré

BANGUI, 23 Novembre 2020 (RJDH)---578 éléments des forces armées centrafricaines formés par l’Union Européenne au Camp Leclerc à Bouar dans la Nana-Mambéré sont sortis officiellement ce samedi dernier. Cet effectif vient renforcer les capacités des forces opérationnelles dans le pays.

Ils ont été formés en technique de combat, d’éducation physique et sportive, de l’ordre serré, en secourisme de la photographie, du combat d’infanterie et le droit humanitaire international. Toutes ces formations sont assurées par les instructeurs de l’EUTM RCA durant trois mois dont le mandat vise à restructurer les forces nationales et conformément au plan national de défense et du déploiement des Etats-Majors dans des zones de défense.

Le général de l’EUTM-RCA Paolo Neves De Abreu, précise que l’Union Européenne continue d’apporter son soutien multiforme aux forces de défenses et de sécurité, « nous sommes prêts pour soutenir les forces de défense et de sécurité. Ce projet que nous appuyons en Centrafrique vis à appuyer de la stabilisation et déploiement de l’armée en Centrafrique. »  

Des bâtiments pour abriter le dépôt régional de minutions des FACA et d’autres ont été remis aux forces armées centrafricaines en vue de consolider l’opérationnalisation de ladite armée. Cet appui de l’UE l’ambassadrice Samuela Isopi Ambassadrice, entre dans le cadre de la restructuration de l’armée centrafricaine, « nous avons aussi saisi l’occasion pour remettre une infrastructure importante, le dépôt régional de minutions aux FACA et FSI pour la reconstruction de l’armée. Nous avons lancé symboliquement un nouveau projet c’est une deuxième phase de la garnison de Bouar. La première phase s’est déjà achevée ou nous avons réhabilité une quarantaine de bâtiments qui ont permis à la première garnison de Bouar de devenir opérationnelle, et il y a un travail encore à faire pour la construction des logements », lance-t-elle.

En plus de la formation de 578 nouvelles recrues, l’EUTM-RCA participe à la formation initiale de 71 sous-officiers. Le nombre des forces a atteint plus d’environ 25.000 hommes déployés dans d’autres régions de la RCA.

Ketsia Kolissio.

vendredi, 20 novembre 2020 14:43 In ECONOMIE Tags
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Centrafrique : Flambée des prix de produits de première nécessité à Obo dans le Haut-Mbomou

BANGUI, 20 Novembre 2020 (RJDH) ---La ville de Obo dans le Haut-Mbomou connait une flambée de prix des produits de première nécessité. Pour s’approvisionner, les habitants éprouvent d’énormes difficultés à cause de l’état des routes et l’insécurité grandissante dans les régions. Une situation déplorée par les populations qui en appellent au renforcement des dispositifs sécuritaires proche de la frontière.

La ville est située à environ 1000 kilomètres de Bangui. De par sa situation géographique, elle est ravitaillement par le Sud-Soudan qui partage sa frontière avec la RCA à cause de son éloignement avec la capitale. Les habitants ont du mal à s’approvisionner en produits de première nécessité, ce qui selon eux, occasionne la hausse des prix dans la ville et ses environs. Le savon, l’huile végétale, le sucre et bien d’autres produits sont rares dans la localité. Le prix d’un sac de sucre par exemple, est aujourd’hui à 120.000 frs alors dans la capitale, c’est à 36500 frs et le 1kilogramme du sucre qui coutait 1000 frs à Bangui est vendu à 7500f à Obo.  

Thibaut Doumia, un habitant de la ville de Obo explique que dans ces conditions dans lesquelles vivent ces Centrafricains à l’Extrême-est du pays, « nous vivons dans des conditions très difficiles. Les prix des denrées alimentaires sont très élevés. Prenant le cas du sucre où un sac de sucre coute 120000 frs cela fait que certaines populations n’ont pas les moyens pour s’en prémunir et sont obligées de prendre du café sans sucre. Le Savon que vous achetez à 150frs à Bangui ici c’est à 750 Frs. Donc en tous cas nous vivons vraiment dans des conditions précaires. Ce n’est qu’une partie de problème que nous rencontrons dans cette ville », a déploré ce dernier.

Cette situation se complique davantage à cause des conditions sécuritaires et la dégradation de la route entre la ville d’Obo et le Sud-Soudan, explique Irène Ndoté, une commerçante à Obo, « en allant vers Bambouti, vraiment il est difficile d’emprunter cette route juste à plus de 100 Kms. Il faut de fois passer plus d’un mois de route, alors imaginez le calvaire et cela s’ajoute la situation sécuritaire sur l’axe Mboki par ce que ces zones sont contrôlées par les éléments de l’UPC d’Ali Darass », a-t-elle énuméré.

Depuis plusieurs années, les voies sont impraticables à cause de l’insécurité. Les produits de première nécessité proviennent beaucoup plus de la frontière soudanaise qui ravitaille la ville. Ketsia Kolissio.

jeudi, 12 novembre 2020 14:51 In SECURITE Tags
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Centrafrique : Les engagements des leaders communautaires recommandés à l’issue de pacte de réconciliation

BANGUI, 12 Novembre 2020 (RJDH) ---Les leaders communautaires du Nord-est ont pris plusieurs engagements lors de la grande rencontre tenue du 08 au 10 novembre à Bangui. Ils veulent enterrer les haches des guerres et utiliser la voix de dialogue et voix juridique pour la résolution des conflits dans le Nord-Est du pays.

 Les principaux signataires du pacte de réconciliation sont composés des différents groupes ethniques de Bamingui-Bangoran, Haute-Kotto et la Nana Gribizi. Ils ont recommandé plusieurs points notamment, « le respect des droits humains, la libre circulation des biens et personnes. De mettre fin à toutes les exécutions sommeilles et extra-judiciaires, aux violences, traitements cruels inhumains faites aux femmes et enfants, d’éviter toute forme de discrimination ethnique religieuse, de s’interdire de brader ou de piller les ressources naturelles de la région Nord-Est et afin de dénoncer toutes les alliances avec les mercenaire étrangers etc », peut-on lire dans le pacte de réconciliation.

Le Gouvernement est appelé à restaurer l’autorité de l’Etat, le désarmement total dans le Nord-Est, le retour des déplacés interne avec un appui, la poursuite des auteurs de graves violation de droits de l’homme devant la justice, le démantèlement de toutes barrières illégales.

Ces leaders communautaires du nord-est ont aussi formulé des recommandations à la communauté internationale de faire respect scrupuleusement le groupes armés, l’accord de paix et de la réconciliation du 06 février, la dissolution de leurs mouvements armés dans le Nord-Est du pays, la cessation des hostilités et la libération des bâtiments administratifs occupés par les groupes armes.

Abdoulaye Hissene du groupe Rounga toujours dans le Nord-Est de la RCA, met un accent particulier sur le respect de l’alliance actée. Car pour lui, il s’agit là d’une véritable réconciliation entre les fils et filles de ce pays, « la signature n’est rien mais c’est la mise en application qui est très importante donc nous demandons au gouvernement de suivre scrupuleusement ces engagements pour un retour définitif de la paix. Car il s’agit là d’un engagement et non un accord politique », a-t-il martelé.  

Différents groupes ethniques de la région sont invités à cette grande rencontre, notamment Goula, Rounga Banda, Sara, Ndoka Nguémé Arabe, Foulbé, Wada Mbororo, Aoussa, Youlou Kara.

Ketsia Kolissio

mercredi, 04 novembre 2020 14:47 In ECONOMIE Tags
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Centrafrique : Vers la redynamisation du secteur minier par le processus de Kimberley

BANGUI, 04 Novembre 2020 (RJDH) ----Le secrétariat permanent du Processus de Kimberley, un organe de veille sur les activités minières en Centrafrique, intensifie son contrôle à travers le pays conformément aux exigences internationales. Un projet  y relatif est lancé ce mercredi 4 novembre 2020 au ministère des Mines et de la géologie à Bangui pour la réforme du secteur.

La mission assignée au secrétariat permanent du processus de Kimberly, consiste à contrôler les activités minières dans les zones déclarées vertes par le Processus. Pour y parvenir, il est important de renforcer l’équipe, explique Léopold Mboli-Fatrane, ministre des Mines et de la géologie afin qu’elle soit dynamique dans la lutte contre les fraudes et la contrebande dans les sites miniers.

« Le secrétariat du processus de Kimberly, a pour principale mission de veiller à la traçabilité de diamant centrafricain. Et donc pour renforcer cette équipe, le gouvernement a rehaussé le niveau du secrétariat avec un décret qui fait du secrétariat, un organe véritablement permanent avec une direction générale et des antennes à l’intérieur du pays. Nous bénéficions de l’appui du DPAM et de la Banque Mondiale pour mettre en œuvre ce processus »,  a expliqué le membre du gouvernement.

Des  outils de travail ont été remis aux différents services du ministère pour la mise en œuvre de ce projet,  « cet appui est composé d’un lot de dix motos, dix ordinateurs portables, dix GPS, dix balances électroniques, huit imprimantes photos de poche, pour l’identification des acteurs en province. Nous avons bien voulu mettre en place tout ceci pour que les activités minières soient sécurisées », a-t-il énuméré.

Ce projet relatif au processus de Kimberly est financé par le gouvernement américain dans l’objectif de règlementer le secteur des mines. La RCA a été sanctionnée par le Processus de Kimberley en 2013, suite à la crise militaro-politique qui a affecté le secteur minier. La sanction a été levée partiellement en 2016.  

Ketsia KOLISSIO

mercredi, 28 octobre 2020 14:14 In SANTE Tags
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Centrafrique : 110.000 personnes vivent avec le VIH SIDA selon les données de MSF

BANGUI, 28 octobre 2020 (RJDH) --- Cent dix mille personnes vivent avec le VIH/SIDA en Centrafrique dont quatre-vingt-dix-neuf mille adultes et onze mille enfants. Les femmes représentent la frange de la population la plus touchée par cette pandémie avec un taux de plus de 59%. Ces données ont été rendues publiques par Médecins Sans frontières(MSF) ce mercredi 28 octobre 2020 à Bangui au cours d’un café-débat.

Selon les chiffres, 44 969 personnes vivant avec le VIH/SIDA sont placées sous traitement dans le cadre du projet d’appui aux PVVIH, lequel projet soutenu par Médecin Sans Frontières en Centrafrique. Ce projet est initié après une enquête faite par MSF sur le taux élevé de la mortalité liée à l’infection au VIH/SIDA en RCA. Il est mis en œuvre, en vue de contribuer à la lutte contre ce fléau mondial dont fait partie la Centrafrique.

Zakari Moluh, Reférent Médical à MSF, a présenté que « le projet de prise en charge des patients vivant avec le VIH SIDA à l’hôpital communautaire, est un projet qui est mis en place depuis octobre 2019. Ce jour, marque le 1er anniversaire où nous faisons la prise en charge hospitalière des personnes vivant avec le VIH SIDA à un stade avancé de la maladie. Alors nous prenons en charge des personnes à un niveau très avancé sous les critères d’admission mis en place aux services des urgences de l’hôpital communautaire », dit-il.

« Une fois admis en salle nous faisons de l’accompagnement psycho ’médical. L’objectif est de garantir un accès à des soins gratuits et de qualité aux patients atteints du Sida, dans l’une des structures hospitalières les plus importantes de la République Centrafricaine », a ajouté Zakari Moluh.

Depuis le début de ce projet en octobre 2019, des avancées significatives ont été enregistrées dans la prise en charge des personnes vivant avec le VIH SIDA notamment, la réduction de la mortalité liée aux infections à VIH SIDA, selon ZAKARI Moluh référent médical à MSF, « pour le stade avancé, le nombre d’admission ne cesse d’augmenter. On s’améliore en terme de qualité de prise en charge et la réduction de la mortalité palpable de mois en mois, de trimestre en trimestre et autres actions que nous menions dans l’accompagnement de ces patients ».

En dépit de ces avancées, il convient de mentionner que la stigmatisation reste un grand défi à relever dans la lutte contre cette maladie « Face à la stigmatisation, la première action à faire reste le plaidoyer. Le plaidoyer à tous les niveaux auprès de tous les acteurs. C’est la sensibilisation, de toutes les couches pour l’acceptation de patient vivant avec le VIH SIDA dans notre communauté ».  

Sur les 110.000 personnes vivant avec le VIH SIDA, la population la plus touchée sont les femmes dont leurs âges variés de 15 à 49, avec un taux élevé de 59, 6%.

Ketsia KOLISSIO

 

 

lundi, 26 octobre 2020 15:29 In SOCIETE Tags
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Centrafrique : Le personnel de l’ASECNA menace d’entrer en grève

BANGUI, 26 Octobre 2020 (RJDH) ---Le personnel de l’Agence pour la sécurité de la navigation aérienne en Afrique et Madagascar (ASECNA) en Centrafrique menace d’entrer en grève dans les prochains jours, dans un préavis de grève remis ce lundi au ministre des transports et de l’aviation civile.

La raison ayant motivé ce mouvement d’humeur, à en croire le personnel de l’ASECNA-Centrafrique, le gouvernement serait en train d’attribuer la gestion de l’espace aérien à des sociétés américaines « Navpass et CARCEFT » au détriment de l’agence panafricaine qui recouvre 80 % des recettes de l’Aéroport International Bangui M’poko.

Martin Zaga, Chef de l’unité AIM et secrétaire général du syndicat du personnel de l’ASECNA, « Nous avons été obligés de convoquer cette assemblée générale de tous le personnel de l’ASECNA à Bangui pour leur expliqué une situation grave qui se pointe à l’horizon à savoir l’apparition des sociétés Américaine qui veulent avoir un contrat pour la gestion de l’espace aérien qui est confié à l’ASECNA. Pour nous c’est une violation de Convention de Dakar avec les conséquences sociales très graves ».

Un préavis de grève est lancé à l’issue de cette assemblée générale pour que la lumière soit faite sur ce dossier « Nous avons à l’issu de cette assemblée générale décider de lancer un préavis de grève de 8 jours si nous n’aurons pas un gain de cause nous allons entrer en grève afin de tirer ces histoires au clair car nous pensons que ces sociétés sont des arnaqueurs ». A précisé Martin Zaga

Cette nouvelle crise risquerait de paralyser le fonctionnement de l’Aéroport Bangui M’poko, le seul en Centrafrique, qui dessert le pays surtout en termes de vol humanitaire.

Ketsia Kolissio

mercredi, 29 juillet 2020 15:41 In Politique Tags
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Centrafrique : « la dérogation faite dans l’embargo en Centrafrique est une avancée partielle », selon Éric Sorongope

BANGUI, 29 juillet 2020 (RJDH) --- Eric Sorongopé, président du parti Mouvement National de Solidarité allié du pouvoir en place, dans une interview accordée ce jour au RJDH sur le renouvellement de l’embargo sur les armes en Centrafrique, estime que la dérogation accordée à la Centrafrique est une avancée dans un contexte sécuritaire spécial.

Les réactions fusent de toutes parts en Centrafrique aussitôt après la prorogation d’un an de l’embargo sur les armes imposé à la République centrafricaine. 

Pour Eric Sorongope, président du parti politique Mouvement National de Solidarité et allié du pouvoir en place, la levée partielle de l’embargo est une avancée même si l’ONU a reconduit le régime des sanctions. « Je crois qu’il y a lieu d’être satisfait de cette levée partielle de l’embargo bien qu’on aurait souhaité que cela soit totale », regrette l’homme politique.

Toutefois, sous l’angle d’optimisme, Eric Sorongope y voit une avancée. « Mais je crois qu’il ne faut pas être très passionné ou être très subjectif sur les choses. La dernière résolution a été prise à l’unanimité car le contexte Centrafricain est très mouvant. Il y a les groupes armés qui se réarment et c’est ce que nous avons toujours condamné, cependant nous pensons qu’il y’a nécessité d’apprécier cette levée partielle successive, il fallait que certaines conditions liées à la conservation des armes soient remplies et il y a le contexte politique aussi. Il ne faut pas que ces armes tombent dans des mauvaises mains comme nous avons  vécu en 2012 », dit-il.

Dans le rapport des experts du 08 juillet le conseil a souligné que le pays n’arrive pas à remplir les totalement les conditions fixées pour faciliter la levée progressive de l’embargo. « En ma connaissance, je crois que la poudrière a été complètement construite et agréée par les instances des Nations-Unies.  En ce qui concerne les gardes présidentielles, le recrutement a été signalé et tous ces hommes ont été formés et même  sélectionnés à base de critères imposés par l’ONU donc je crois que ce ne sont  pas des raisons fondamentales pour proroger l’embargo. Mais déjà la levée a été partiellement faite pour les RPG 7, les roquettes », justifie Eric Sorongope.

Le conseil de sécurité des nations unis a reconduit l’embargo sur les armes, tandis que les groupes rebelles continuent de faire l’usage des armes qui ne sont pas autorisées par ce même conseil de sécurité des Nations-Unies. Une décision qui n’est pas du tout appréciée par la majorité de la population Centrafricaine.

Après une  quatrième tentative de levée de l’embargo en Centrafrique, l’ONU  n’a juste accordé que quelques assouplissements n’autorisant que l’utilisation des RPG7, les lances roquettes et les 14, 5 mm.

Ketsia Kolissio

lundi, 27 juillet 2020 16:25 In INFO-ELECTIONS Tags
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Centrafrique : Des agents recenseurs bloqués à Bouar pour des contraintes sécuritaires et logistiques

BANGUI, 27 juillet 2020 (RJDH)---Les agents tablettes déployés dans une partie de la Nana-Membré et de l’Ouham-Pende sont encore bloqués à Bouar depuis près de trois semaines pour des raisons sécuritaires et logistiques. Une information confirmée au RJDH par des sources proches de l’Autorité Nationale des Elections(ANE) dans la localité.

Deux semaines après le déploiement des agents recenseurs dans la Nana-Mambéré, ceux-ci sont restés sur place à cause non seulement de l’insécurité dans la région, mais aussi des dispositifs qui ne sont pas encore mis en place.

Une situation déplorée par plusieurs agents stoppés à Bouar. « Après notre déploiement dans la Nana-Mambéré, nous éprouvons beaucoup de difficultés notamment en terme de logement. C’est sur le peu que l’ANE nous donne qu’on devrait assurer notre hébergement, mais puisque nous ne sommes pas encore arrivés dans notre zone, nous ne pouvons pas vraiment payer les loyers sans compter la ration alimentaire qui s’impose aussi. C’est pourquoi nous dormons à même le sol à la gare routière », a-t-il déploré.

Le véhicule qui devrait les amener dans leurs zones établies par l’ANE, les a aussi abandonnés, poursuit cette source.  « La plupart de véhicule avec lesquels nous sommes venus nous a laissé selon l’accord entre eux et l’ANE. Normalement, il est prévu que ces véhicules passent seulement cinq jours. C’est ainsi qu’après avoir passé cinq jours, ils ont décidé de retourner à Bangui. Nous ne savons pas par quels moyens, nous allons nous rendre dans notre zones d’enrôlement », s’est inquiétée cette source.

Pour un responsable de l’ANE de Bouar après avoir tenu une réunion avec les autorités et les agents, l’ANE a prévu renvoyer pour une deuxième fois les véhicules, afin de remédier à ce problème. Contactée par le RJDH, l’Autorité Nationale des Elections, n’a pas répondu à notre appel.

Selon des informations encore non officielles, certains agents recenseurs seraient déjà en route pour Bangui suite aux problèmes qu’ils ont rencontrés.

La situation sécuritaire dans la Nana-Mambéré et une partie de l’Ouham-Pendé reste encore fragile malgré les interventions des forces onusiennes dans cette partie du pays. Cependant, plusieurs villages de la commune de Niem-Yéléwa et des régions de l’Ouham-Pendé n’ont pas encore commencé les opérations du recensement électoral, alors qu’à Bangui, elles ont pris fin ce 27 juillet 2020.

Ketsia Kolissio.

jeudi, 23 juillet 2020 14:49 In SECURITE Tags
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Centrafrique : Les 3R renforcent leur présence proche de Ngaoundaye au nord-ouest du pays

NGAOUNDAYE, le 23 juillet 2020(RJDH) ---Présence signalée depuis mercredi 22 juillet des éléments de 3R à Ngaoundaye après l’occupation de Koui et des villages proches de Niem. Selon nos informations, ces hommes sont lourdement armés en quittantKoui pour Ngaoundaye, et c’est vers 19 heuresque la ville a étéfinalementoccupée par ces éléments d’AbassSidiki. Ces informations sont confirmées au RJDH par des sources locales.

C’était une cinquantaine d’éléments de 3R à bord d’un Pick-up et d’autres sur 4 motos avec des armes en mains qui sont arrivés et ont aussitôt occupés la base de Bang, village situé à 7 km de la ville de Ngaoundaye. Des sources locales, ceux-ci se sont basés près de la base de la MINUSCA où les éléments de forces de l’ordre se sont aussi logés. Cette réapparition soudaine a plongé la population dans la psychose totale et a précipité la fuite de la population dans les campements.

Selon d’autres informations,la reprise de cette position à Bang fait suite aux multiples cas de braquages opérés pardes éléments incontrôlés du 3R dans la région. Le général BOBO des 3R a confié au RJDH que leur présence vise à contrôler les mouvements de leurs éléments. 

Notons que des soldats de la Minusca ont lancé hier mercredi 22 juillet, une attaque contre les 3R dans la région de Niem, d’où proviennent ces éléments. Selon la Minusca, trois rebelles ont été tués et de nombreux armes de guerre récupérées lors de cette opération. Mais leur présence à 7km de Ngaoundaye fait craindre une escalade de violence entre ces combattants rebelles et les forces coalisées de la Minusca et des FACA.

Ketsia Kolissio

mercredi, 22 juillet 2020 14:29 In INFO-ELECTIONS Tags
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Centrafrique : Des irrégularités dans le processus d’enrôlement sur la liste électorale

BANGUI, 22 juillet 2020 (RJDH) ---Lancées le 30 juin 2020, les opérations d’enrôlement des électeurs sur la liste électorale sont entachées par des irrégularités. Des faux actes de naissances saisis à la disparition de certains agents recenseurs en passant par la disparité des calendriers sur le territoire et la faible participation des électeurs, ce processus reste non rassurant.

L'organisation des élections du 27 décembre 2020 reste spéciale, dans un contexte spécial de la pandémie de la Covid19 mais aussi d'insécurité dans nombreuses villes du pays. Entre le respect de la Constitution, la crise sanitaire et le manque d'une bonne préparation, les cœurs ne sont pas encore unis pour la réussite de ces opérations électorales.

Dans la capitale, des voix s'élèvent pour dénoncer des fraudes, encouragées par certains leaders politiques du pays. Deux individus ont été arrêtés par l'OCRB des 92 logements sur le site des sinistrés de l'île Bongossoua. Se présentant comme une organisation humanitaire, ces deux inconnus collectaient des fiches d'identification des électeurs en échange des vivres. Les données collectées devraient servir pour retirer des cartes d'électeurs  et organiser des fraudes.

Dans le 6e arrondissement, un jeune a été arrêté avec plusieurs actes de naissance qui devraient servir d'enregistrement des électeurs fictifs. Interrogé par la gendarmerie, le jeune reconnaît avoir reçu ces documents entre les mains d'un candidat aux législatives de la circonscription de Bimbo 5 pour faciliter l'enregistrement des étrangers et des mineurs.

De l'autre côté, selon les informations  RJDH encore non officielle, plusieurs agents recenseurs auraient disparu avec les tablettes et frais de mission, quelques heures avant leur déploiement sur le terrain. L'ANE n'a toute fois pas encore confirmé ces informations.

La question de disparité de calendrier électorale demeure une préoccupation. Reportées plus de trois fois avant le démarrage effectif, les opérations d’enrôlement doivent encore se poursuivre dans la capitale jusqu'au 27 juillet 2020. Cependant, plusieurs villes et villages de l’intérieur du pays n’ont pas encore véritablement démarré l'enregistrement des électeurs.

Ces faits poussent plusieurs observateurs à se demander si le calendrier électoral sera tenable. Une situation qui est à l'origine du faible engouement de la population malgré des actions de sensibilisation de la population pour s'inscrire massivement sur la liste électorale. 

Ketsia Kolissio

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