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mercredi, 29 juillet 2020 15:41 In Politique Tags
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Centrafrique : « la dérogation faite dans l’embargo en Centrafrique est une avancée partielle », selon Éric Sorongope

BANGUI, 29 juillet 2020 (RJDH) --- Eric Sorongopé, président du parti Mouvement National de Solidarité allié du pouvoir en place, dans une interview accordée ce jour au RJDH sur le renouvellement de l’embargo sur les armes en Centrafrique, estime que la dérogation accordée à la Centrafrique est une avancée dans un contexte sécuritaire spécial.

Les réactions fusent de toutes parts en Centrafrique aussitôt après la prorogation d’un an de l’embargo sur les armes imposé à la République centrafricaine. 

Pour Eric Sorongope, président du parti politique Mouvement National de Solidarité et allié du pouvoir en place, la levée partielle de l’embargo est une avancée même si l’ONU a reconduit le régime des sanctions. « Je crois qu’il y a lieu d’être satisfait de cette levée partielle de l’embargo bien qu’on aurait souhaité que cela soit totale », regrette l’homme politique.

Toutefois, sous l’angle d’optimisme, Eric Sorongope y voit une avancée. « Mais je crois qu’il ne faut pas être très passionné ou être très subjectif sur les choses. La dernière résolution a été prise à l’unanimité car le contexte Centrafricain est très mouvant. Il y a les groupes armés qui se réarment et c’est ce que nous avons toujours condamné, cependant nous pensons qu’il y’a nécessité d’apprécier cette levée partielle successive, il fallait que certaines conditions liées à la conservation des armes soient remplies et il y a le contexte politique aussi. Il ne faut pas que ces armes tombent dans des mauvaises mains comme nous avons  vécu en 2012 », dit-il.

Dans le rapport des experts du 08 juillet le conseil a souligné que le pays n’arrive pas à remplir les totalement les conditions fixées pour faciliter la levée progressive de l’embargo. « En ma connaissance, je crois que la poudrière a été complètement construite et agréée par les instances des Nations-Unies.  En ce qui concerne les gardes présidentielles, le recrutement a été signalé et tous ces hommes ont été formés et même  sélectionnés à base de critères imposés par l’ONU donc je crois que ce ne sont  pas des raisons fondamentales pour proroger l’embargo. Mais déjà la levée a été partiellement faite pour les RPG 7, les roquettes », justifie Eric Sorongope.

Le conseil de sécurité des nations unis a reconduit l’embargo sur les armes, tandis que les groupes rebelles continuent de faire l’usage des armes qui ne sont pas autorisées par ce même conseil de sécurité des Nations-Unies. Une décision qui n’est pas du tout appréciée par la majorité de la population Centrafricaine.

Après une  quatrième tentative de levée de l’embargo en Centrafrique, l’ONU  n’a juste accordé que quelques assouplissements n’autorisant que l’utilisation des RPG7, les lances roquettes et les 14, 5 mm.

Ketsia Kolissio

lundi, 27 juillet 2020 16:25 In INFO-ELECTIONS Tags
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Centrafrique : Des agents recenseurs bloqués à Bouar pour des contraintes sécuritaires et logistiques

BANGUI, 27 juillet 2020 (RJDH)---Les agents tablettes déployés dans une partie de la Nana-Membré et de l’Ouham-Pende sont encore bloqués à Bouar depuis près de trois semaines pour des raisons sécuritaires et logistiques. Une information confirmée au RJDH par des sources proches de l’Autorité Nationale des Elections(ANE) dans la localité.

Deux semaines après le déploiement des agents recenseurs dans la Nana-Mambéré, ceux-ci sont restés sur place à cause non seulement de l’insécurité dans la région, mais aussi des dispositifs qui ne sont pas encore mis en place.

Une situation déplorée par plusieurs agents stoppés à Bouar. « Après notre déploiement dans la Nana-Mambéré, nous éprouvons beaucoup de difficultés notamment en terme de logement. C’est sur le peu que l’ANE nous donne qu’on devrait assurer notre hébergement, mais puisque nous ne sommes pas encore arrivés dans notre zone, nous ne pouvons pas vraiment payer les loyers sans compter la ration alimentaire qui s’impose aussi. C’est pourquoi nous dormons à même le sol à la gare routière », a-t-il déploré.

Le véhicule qui devrait les amener dans leurs zones établies par l’ANE, les a aussi abandonnés, poursuit cette source.  « La plupart de véhicule avec lesquels nous sommes venus nous a laissé selon l’accord entre eux et l’ANE. Normalement, il est prévu que ces véhicules passent seulement cinq jours. C’est ainsi qu’après avoir passé cinq jours, ils ont décidé de retourner à Bangui. Nous ne savons pas par quels moyens, nous allons nous rendre dans notre zones d’enrôlement », s’est inquiétée cette source.

Pour un responsable de l’ANE de Bouar après avoir tenu une réunion avec les autorités et les agents, l’ANE a prévu renvoyer pour une deuxième fois les véhicules, afin de remédier à ce problème. Contactée par le RJDH, l’Autorité Nationale des Elections, n’a pas répondu à notre appel.

Selon des informations encore non officielles, certains agents recenseurs seraient déjà en route pour Bangui suite aux problèmes qu’ils ont rencontrés.

La situation sécuritaire dans la Nana-Mambéré et une partie de l’Ouham-Pendé reste encore fragile malgré les interventions des forces onusiennes dans cette partie du pays. Cependant, plusieurs villages de la commune de Niem-Yéléwa et des régions de l’Ouham-Pendé n’ont pas encore commencé les opérations du recensement électoral, alors qu’à Bangui, elles ont pris fin ce 27 juillet 2020.

Ketsia Kolissio.

jeudi, 23 juillet 2020 14:49 In SECURITE Tags
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Centrafrique : Les 3R renforcent leur présence proche de Ngaoundaye au nord-ouest du pays

NGAOUNDAYE, le 23 juillet 2020(RJDH) ---Présence signalée depuis mercredi 22 juillet des éléments de 3R à Ngaoundaye après l’occupation de Koui et des villages proches de Niem. Selon nos informations, ces hommes sont lourdement armés en quittantKoui pour Ngaoundaye, et c’est vers 19 heuresque la ville a étéfinalementoccupée par ces éléments d’AbassSidiki. Ces informations sont confirmées au RJDH par des sources locales.

C’était une cinquantaine d’éléments de 3R à bord d’un Pick-up et d’autres sur 4 motos avec des armes en mains qui sont arrivés et ont aussitôt occupés la base de Bang, village situé à 7 km de la ville de Ngaoundaye. Des sources locales, ceux-ci se sont basés près de la base de la MINUSCA où les éléments de forces de l’ordre se sont aussi logés. Cette réapparition soudaine a plongé la population dans la psychose totale et a précipité la fuite de la population dans les campements.

Selon d’autres informations,la reprise de cette position à Bang fait suite aux multiples cas de braquages opérés pardes éléments incontrôlés du 3R dans la région. Le général BOBO des 3R a confié au RJDH que leur présence vise à contrôler les mouvements de leurs éléments. 

Notons que des soldats de la Minusca ont lancé hier mercredi 22 juillet, une attaque contre les 3R dans la région de Niem, d’où proviennent ces éléments. Selon la Minusca, trois rebelles ont été tués et de nombreux armes de guerre récupérées lors de cette opération. Mais leur présence à 7km de Ngaoundaye fait craindre une escalade de violence entre ces combattants rebelles et les forces coalisées de la Minusca et des FACA.

Ketsia Kolissio

mercredi, 22 juillet 2020 14:29 In INFO-ELECTIONS Tags
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Centrafrique : Des irrégularités dans le processus d’enrôlement sur la liste électorale

BANGUI, 22 juillet 2020 (RJDH) ---Lancées le 30 juin 2020, les opérations d’enrôlement des électeurs sur la liste électorale sont entachées par des irrégularités. Des faux actes de naissances saisis à la disparition de certains agents recenseurs en passant par la disparité des calendriers sur le territoire et la faible participation des électeurs, ce processus reste non rassurant.

L'organisation des élections du 27 décembre 2020 reste spéciale, dans un contexte spécial de la pandémie de la Covid19 mais aussi d'insécurité dans nombreuses villes du pays. Entre le respect de la Constitution, la crise sanitaire et le manque d'une bonne préparation, les cœurs ne sont pas encore unis pour la réussite de ces opérations électorales.

Dans la capitale, des voix s'élèvent pour dénoncer des fraudes, encouragées par certains leaders politiques du pays. Deux individus ont été arrêtés par l'OCRB des 92 logements sur le site des sinistrés de l'île Bongossoua. Se présentant comme une organisation humanitaire, ces deux inconnus collectaient des fiches d'identification des électeurs en échange des vivres. Les données collectées devraient servir pour retirer des cartes d'électeurs  et organiser des fraudes.

Dans le 6e arrondissement, un jeune a été arrêté avec plusieurs actes de naissance qui devraient servir d'enregistrement des électeurs fictifs. Interrogé par la gendarmerie, le jeune reconnaît avoir reçu ces documents entre les mains d'un candidat aux législatives de la circonscription de Bimbo 5 pour faciliter l'enregistrement des étrangers et des mineurs.

De l'autre côté, selon les informations  RJDH encore non officielle, plusieurs agents recenseurs auraient disparu avec les tablettes et frais de mission, quelques heures avant leur déploiement sur le terrain. L'ANE n'a toute fois pas encore confirmé ces informations.

La question de disparité de calendrier électorale demeure une préoccupation. Reportées plus de trois fois avant le démarrage effectif, les opérations d’enrôlement doivent encore se poursuivre dans la capitale jusqu'au 27 juillet 2020. Cependant, plusieurs villes et villages de l’intérieur du pays n’ont pas encore véritablement démarré l'enregistrement des électeurs.

Ces faits poussent plusieurs observateurs à se demander si le calendrier électoral sera tenable. Une situation qui est à l'origine du faible engouement de la population malgré des actions de sensibilisation de la population pour s'inscrire massivement sur la liste électorale. 

Ketsia Kolissio

mercredi, 22 juillet 2020 13:53 In INFO-ELECTIONS Tags
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Centrafrique : Le RELEFCA encourage les femmes et jeunes à s’inscrire massivement sur les listes électorales

BANGUI, 22 juillet 2020 (RJDH)---Le Réseau des Femmes Centrafricaines aux Leaderships Féminin (RELEFCA) encourage les femmes et jeunes à aller s’inscrire massivement sur la liste électorale. Un appel lancé  suite à la faible participation des électeurs, trois semaines après le lancement des opérations.

Sur financement de l'Union Européenne, le RELEFCA organisation une sensibilisation auprès des jeunes et femmes. Cette campagne de sensibilisation intervient dans un contexte où le pays enregistre un faible taux de participation des femmes et jeunes dans les opérations d’enrôlement en République Centrafricaine.

«Nous sommes conscientes qu’il y a un sérieux problème en terme de participation, non seulement de l’ensemble de la population mais de la participation de la femme. Nous voyant que dans les centres d’enrôlement, la file est très réduite, et voilà pourquoi le réseau a bien voulu sensibiliser la population en générale mais plus particulièrement les jeunes femmes en âge de voter d’aller s’inscrire massivement sur la liste électorale », a lancé Lina Ekomo coordonnatrice du RELEFCA. 

Plusieurs facteurs expliquent le fait taux de participation depuis le début des opérations d’enrôlement selon le RELEFCA, « si le pays enregistre une faible participation, premièrement le fait que les agents sensibilisateurs sur le processus d’enrôlement étaient déployés le 22 juin qui était une date arrêtée par l’ANE pour le démarrage des opérations. Malheureusement, les volontaires ont travaillé plus d’une semaine mais, l’opération d’enrôlement n’a pas démarrée. Et la réduction des centres d’enrôlement dans les arrondissements n’encourage pas la population à aller s’inscrire », a-t-elle énuméré.

Démarrées depuis le 30 juin 2020, les opérations d’enrôlement ont fait jusqu’aujourd’hui, plus de 1 millions d’électeurs selon l’ANE dans sa présentation du bilan à mi parcours. L’enrôlement pour la capitale se poursuit jusqu’au 27 juillet prochain selon le communiqué de presse de l’Autorité Nationale des Elections(ANE) publié le 20 juillet à Bangui.

Ketsia Kolissio.

mercredi, 22 juillet 2020 13:45 In Politique Tags
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Centrafrique : Le MLPC justifie la faible participation des électeurs par la réduction des centres d’enrôlement

BANGUI, 22 juillet 2020 (RJDH) ---Le recensement connaît un faible taux de participation depuis le  lancement des opérations le 30 juin dernier.  Selon le Mouvement de Libération du peuple Centrafricain, ce faible taux se justifie par le nombre limités des centres d’enregistrements en Centrafrique. Bernard Dillah, 5ème vice-président du parti politique accuse l’ANE de mal organiser la cartographie électorale. 

Tout a commencé par la cartographie mal faite par l’Autorité Nationale des Élections, selon le 5ème vice-président du MLPC Bernard Dillah. Ce qui est la résultante des opérations d’enrôlement des électeurs sur les listes qui ont connu une faible participation dans le pays.

 « La cartographie est mal faite ! », dit-il. « En 2015, nous avons au moins plus de 6000 bureaux d’enrôlement mais subitement l’ANE a réduit le nombre des bureaux de vote et nous ne savons pas pourquoi. Du coup, les centres sont éloignés et cela réduit la participation de la population parce que les gens ne peuvent pas parcourir des kilomètres pour venir s’enrôler »,  a rappelé l’élu de la nation.    

Suite aux informations selon lesquelles des cas de fraudes ont été enregistrées dans les opérations d’enrôlement des électeurs, le MLPC entend saisir une fois de plus l’Autorité Nationale des Elections pour des dispositions à prendre, « je crois que sur les cas de fraudes là, nous avons déjà interpellé l’ANE sur ces dysfonctionnements. Le MLPC a envoyé un courrier pour dénoncer et attirer l’attention de l’ANE sur cette affaire. Mais nous avons l’impression que l’ANE ne prend pas en compte ces informations que nous mettons à sa disposition. Nous ne pouvons juger à priori le travail que fait l’ANE. Mais réellement, il y a des dysfonctionnements sur le terrain dont l’ANE ne tient pas compte. Et si elle ne prend pas en compte ces manquements, qu’est-ce que cela implique? », S’interroge-t-il.

Plusieurs élus de la Nation lors de vote de loi organique portant organisation, composition et fonctionnement de l’Autorité Nationale des Elections en Centrafrique, le 09 juillet dernier ont évoqué les difficultés des populations à accéder dans des bureaux d’enregistrement. D’autres, selon le député de Boganda, ont obligé de parcourir plus de 80 kilomètres pour se faire inscrire.

Ketsia Kolissio.

mardi, 07 juillet 2020 15:03 In Politique Tags
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Centrafrique : Le MLPC appelle les Centrafricains à s’inscrire massivement sur les listes électorales

BANGUI, 07 juillet 2020 (RJDH) --- Le président du parti politique de MLPC Martin Ziguélé appelle les Centrafricains à s’inscrire massivement sur la liste électorale. Un appel qui fait suite au faible engouement des électeurs dans les centres d’enrôlement.

RJDH : Honorable Martin Ziguélé, député de Bocaranga 3 et président du MLPC, bonjour

Martin Ziguele : Bonjour

RJDH : Vous avez tenu un point de presse relatif aux opérations d’enrôlement quel est votre premier ?

MZ : Le recensement électoral a été lancé par l’autorité Nationale des élections, le 30 juin, moi-même je me suis inscrit ainsi que mes proches et, à l’occasion, chaque jour, nous vérifions s’il y’a l’affluence dans les centres d’enregistrement, et nous avons malheureusement constaté que l’affluence n’est pas unanime sur tout le terrain comme en 2015 quand il y’avait des élections. Naturellement, nous avons cherché à savoir qu’est-ce qui ne va pas. En réponse, la plupart des personnes rencontrées disent qu’ils ne croient pas aux élections tandis que d’autres évoquent la désorganisation mise en place par l’ANE dans le processus d’enrôlement.

C’est vraiment dommage. Pour qu’ils croient à leur pays, il faut nécessairement passer par l’enregistrement et le choix des candidats aux élections. Mais en ce qui concerne les failles dans l’organisation des opérations il faut que l’ANE en tienne compte.

RJDH : Vous venez de relever des failles dans le processus en cours et ce constat est partagé par la population et la classe politique alors n’est-ce pas une stratégie mise en place pour truquer les élections ?  

MZ :  Non. Je ne peux pas affirmer les choses de cette manière. J’ai suivi sur les ondes les critiques qui ont été émises autour de cette question. Mais je m’en vais à dire ceci, maintenant s’il y a des défaillances ponctuelles il faut que l’ANE réserve des agents pour remplacer ceux qui sont notoirement incompétents au fur et à mesure. Donc il n’y a pas de 24 solutions pour 12 solutions pour s’en rendre compte. Parce que la question posée est d’une grande importance. Si les défaillances se font en provinces, le temps de prendre des dispositifs nécessaires, cela va être de la catastrophe donc c’est important qu’il y a un corps de réserve et mettre à disposition de chaque centre d’enregistrement ce corps pour qu’en cas d’incident ceux-ci puissent être automatiquement remplacés.

RJDH : le processus électoral est dans sa phase d’opérationnalisation alors que l’insécurité bat son plein dans les villes de l’intérieure du pays. Ce climat d’insécurité ne sera pas un obstacle de plus pour le bon déroulement des élections ?

MZ : Pour le moment où je vous parle, je ne peux pas aller dans ma circonscription tout simplement par ce que les 3R se sont installés au croisement qui est entre Bocaranga et Markounda. Il faut que la question sécuritaire soit réglée rapidement par la MINUSCA parce que c’est elle qui a les moyens militaires possible pour ramener la paix.  Elle a également le mandat électoral, elle doit alors prendre les dispositions pour la sécurisation des populations d’abord pour que les opérations électorales que ça soit le recensement se déroulent dans des bonnes conditions.

RJDH : L’honorable Martin Ziguele, merci.

MZ : C’est moi de vous dit merci.

Propos recueillis par Ketsia Kolissio

mardi, 07 juillet 2020 14:26 In SOCIETE Tags
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Centrafrique : 7 millions de dollars de l’Unicef pour appuyer la réouverture des classes

BANGUI, 07 juillet 2020 (RJDH) --- Le Fonds des Nations-Unies pour l’Enfance a octroyé un montant à hauteur de 7 millions de dollars US en guise de soutien au ministère de l’éducation en vue de mieux préparer la reprise des classes en cette période de Covid 19. L’annonce a été faite par la représentante de l’Unicef, le samedi dernier à Bangui.

Pour la reprise des activités scolaires en Centrafrique après trois mois de suspension des cours en raison de la pandémie de covid 19, l’Unicef apportera un appui technique et financier pour accompagner le gouvernement dans les mesures barrières qui seront mises en place pour limiter la contamination en milieu scolaire. « En ce qui concerne ce que fait l’Unicef pour la reprise des cours, nous avons essentiellement un rôle à jouer. Le premier c’est de continuer à faire un plaidoyer comme l’a suggéré le représentant de l’OMS, dans le sens de l’équilibre qu’il faut donner entre les enjeux et les impératifs de santé publique et ceux d’apprentissage des enfants et l’importance de la gestion de leur temps en dehors de l’école pour éviter un éventuel cas d’abandon », a fait savoir Christine Muhigana.

En tant qu’organisation du système des Nations Unies pour l’Enfance, Unicef appuiera le secteur scolaire sur le plan technique et pédagogique en vue de le rendre efficace. « Nous sommes là aussi pour apporter un appui technique et pédagogique. Donc nous avons une équipe dans le bureau qui travaille en collaboration avec le ministère de l’éducation pour voir comment les éléments de pédagogie doivent être revus dans le cadre de covid19. En plus de l’appui technique, il faut noter que la République Centrafricaine a pu obtenir un financement de sept (7) millions de dollars pour accompagner cette reprise », précise-t-elle.

Cet appui intervient après le plaidoyer mené par les partenaires à l’éducation en Centrafrique en étroite collaboration avec l’Unicef.

Ketsia Kolissio

vendredi, 19 juin 2020 21:44 In SECURITE Tags
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Centrafrique : la MINUSCA annonce le démantèlement de plusieurs barrières des 3R dans le nord-ouest du pays

BANGUI, 19 juin 2020 (RJDH) --- La MINUSCA annonce ce jour que l’opération lancée le 17 juin contre les 3R dans le Nord-Ouest  du pays a permis de démanteler leur check-point dans la région.

48 heures après l’annonce d’une opération conjointe MINUSCA-FACA contre les combattants rebelles des 3R dans le Nord-Ouest du pays, Vladimir Monteiro porte-parole de la mission onusienne en Centrafrique, a indiqué au RJDH aujourd’hui que cela a permis de réduire considérablement la présence des rebelles.  « Depuis quelques jours, nous avons lancé une opération conjointe MINUSCA-FACA dans l’Ouest du pays. C’est une opération entre Berberati et Paoua et les premiers résultats qui nous parviennent, c’est que les mouvements de ce groupe armé ont diminué », a-t-il noté.

Même s’il n’y a pas eu de contact direct avec les rebelles, poursuit-il, le porte-parole de la MINUSCA a précisé que plusieurs barrières installées par les 3R ont été démantelées. « Même s’il n’y a pas eu des échanges de tirs, mais cette présence MINUSCA et FACA, qui sont en première ligne dans certaines zones avec l’appui d’un hélicoptère, les éléments des 3R ont diminué leur activité dans ces régions. Plusieurs de leur check-point ont été démantelés et nous continuerons dans ces zones pour s’assurer que le mouvement disparaît définitivement dans la région », a rassuré Vladimir Monteiro.

Cette opération intervient dans un contexte où les éléments des 3R, signataire de l’APPR, intensifient des attaques armées dans le Nord-Ouest de la République Centrafricaine.

Ketsia Kolissio    

mardi, 16 juin 2020 17:38 In DROITS DE L’HOMME Tags
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Centrafrique : « Les exploitations forestières ne bénéficient pas au peuple autochtone », selon Zéphirin Mogba

BANGUI, le 15 juin 2020 (RJDH)--- Les autochtones ne jouissent pas des retombées économiques et financières des exploitations forestières, selon la Haute Autorité chargée de la Bonne Gouvernance dans un rapport publié fin mai dernier.

Zéphirin Mogba, président de la commission permanente spécialisée n°3, a relevé dans le rapport de sa mission des manquements dans la redistribution des redevances forestières qui ne bénéficient pas aux peuples autochtones dans ces zones. Pour lui, ces autochtones vivent dans des conditions de vie difficiles et exposés à la maladie à coronavirus. Car ils sont en contact permanent avec les responsables des sociétés d’exploitations des bois. « Dans le cas de coronavirus, rien n’est prévu pour les minorités quand nous étions dans les campements à Mbata, Batalimo, Salo et autres…les gens vivent à même le sol et ils sont dans une situation d’insalubrité. Comment peuvent-ils éviter la contamination du moment o$ il n’y a même pas des kits de lavage des mains ».

Face à cette situation, selon Zéphirin Mogba, la Haute Autorité Chargée de la Bonne Gouvernance compte élaborée un projet dans ce sens au gouvernement. « Nous avons élaborés un projet que nous soumettrons d’ici là au Gouvernement, d’abord, et aux partenaires pour voir la situation spécifique des peuples autochtones pourvu qu’on leur pourvoie des kits de lavage des mains. Aujourd’hui c’est le projet Zangha-Sangha et WWF qui ont procédés au confinement par forêt de ces peuples, parce que s’ils restent en contact permanent avec les Bilo, c’est-à-dire les communautés non autochtones, c’est facile pour eux de contracter la maladie parce qu’on les utilise pour des travaux domestiques et s’ils sont contaminés ils vont tous mourir en forêt », dit-il.

Pour la Haute Autorité chargée de la Bonne Gouvernance, les populations de ces zones pour la plupart n’ont pas accès aux services sociaux de base voire la structure sanitaire.

 Ketsia Kolissio

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