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mercredi, 02 janvier 2019 15:22 In DROITS DE L’HOMME Tags
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Centrafrique : Le GSTC maintient son mot d’ordre de grève à partir du 03 Janvier 2019.

« BANGUI, le 02 Janvier 2019 (RJDH)---Apres une concertation du Bureau exécutif ce 02 janvier à la bourse de travail à Bangui, le Groupement Syndical des Travailleurs Centrafricains (GSTC), une branche du syndicat très dur, a décidé de lancer la grève de 3 jours à compter du 03 Janvier 2019. Une première étape selon le GSTC pour présenter leur colère et revendiquer le décret d’application du statut général de la fonction publique.

La décision d’entrer en grève est prise ce mercredi 02 janvier, un jour avant le lancement du mot d’ordre du GSTC malgré l’annonce du paiement de deux mois des arriérés de salaires des fonctionnaires (2003-2003), faite par le Président de la République à l’occasion de son message à la nation.

Selon Joseph Toekena du groupement syndical des travailleurs centrafricains, les préoccupations n’ont pas été prises en compte par le gouvernement malgré les tentatives des négociations entre l’exécutif et le GSTC, « le GSTC réuni ce 02 janvier 2019 a décidé de déclencher la grève à partir du Jeudi 03 Janvier 2019. Le gouvernement n’a pas d’égard pour le GSTC. Malgré nos plaintes, le gouvernement n’a pas souhaité rencontrer notre délégation. La meilleure manière de répondre est d’observer cette grève de trois jours. Mais nous restons toujours disposer pour des pourparlers afin de trouver des solutions » a-t-il déclaré Les revendications tournent autour de paiement de la totalité des arriérés de salaires, l’amélioration des conditions et la signature du décret d’application du statut général de la fonction publique. Le GSTC a indiqué lors de la réunion de ce mercredi 02 janvier 2019, que toutes les revendications n’ont pas été prises en compte par le gouvernement. « Nous sommes un central syndical responsable, et démocratique. Il y a de cela 6 mois, nous avons demandé des rencontres avec le gouvernement pour parler de l’amélioration des conditions de travails, pour réclamer du gouvernement le paiement de la totalité des arriérés de salaires et la signature du décret d’application du statut général de la fonction. Mais malheureusement notre revendication est restée lettre morte. Nous disons que la promesse existe que pour ceux qui croient » a ajouté Joseph Toekena. Depuis l’accession du Professeur Faustin Archange Touadera à la magistrature suprême, c’est la première fois que les travailleurs vont déclencher un mouvement de grève. /Bienvenu Matongo

mercredi, 02 janvier 2019 15:22 In DROITS DE L’HOMME Tags
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Centrafrique : Le gouvernement table sur plus de 215 milliards de FCFA pour restaurer l’armée.

« BANGUI, 02 janvier 2019 (RJDH)---Le gouvernement centrafricain a fait voter par acclamation le 19 décembre 2018 à l’Assemblée Nationale la loi de programmation militaire qui s’étend sur cinq ans. Cette loi engage l’Etat à mobiliser plus de 215 milliards de FCFA pour restaurer l’armée en difficulté depuis plusieurs décennies.

215.943.587.008 milliards de FCFA, c’est le montant attendu pour l’application de la loi de programmation militaire que le gouvernement a fait voter à l’Assemblée Nationale. Cette somme qui représente 90% du budget annuel du pays, est repartie sur quatre ans.

En 2019, l’Etat centrafricain a besoin de 46.936.725.521 milliards de FCFA. En 2020, la mise en œuvre de la loi militaire exige du gouvernement 45.102.779.986 FCFA. Pour 2021, il faudra 41.243.978.831 FCFA contre 41.872.834.172 FCFA en 2022 pour finir avec 40.787.268.498 FCFA en 2023. La grande inconnue sur la loi de la programmation militaire est la mobilisation des ressources attendues par les autorités de Bangui. Selon des sources proches du ministère de la défense, la grande partie de cette somme viendra des partenaires qui, d’après les mêmes sources, auraient déjà pris des engagements, « vous êtes sans savoir que le département a réunis, il y a quelques mois des partenaires pour discuter avec eux sur les besoins de l’armée. Plusieurs d’entre eux se sont engagés et donc, une bonne partie de cette somme viendra d’eux », confie une de ces sources. L’Etat centrafricain devra aussi augmenter le pourcentage généralement affecté au ministère de la défense dans le budget annuel. Dans la loi des finances de ces trois dernières années, la part du département de la défense varie entre 7 et 8,13% du budget annuel ce qui équivaut à la somme qui varie entre 15 et 17 milliards de FCFA. Les autorités de Bangui avec la loi de programmation militaire, comptent, sur les cinq années de mise en œuvre de cette loi, recruter 9800 nouveaux soldats avec en moyenne 1960 recrutements par année. Cette loi va permettre au département de la défense nationale de construire des centres de formation, réhabiliter les bâtiments dans les zones de défense entre temps appelées région militaire, équiper les forces nationales en moyen de combat. Pour un cadre de l’Etat-major, la loi de la programmation de la loi militaire sonne la refondation de l’armée nationale.

/Sylvestre Sokambi

mercredi, 02 janvier 2019 15:22 In DROITS DE L’HOMME Tags
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Centrafrique : Un sultan tué lors d’une incursion des rebelles à Bakouma.

« BANGUI le 02 janvier 2019, (RJDH) ---Cible d’une attaque le 31 décembre 2018, la ville de Bakouma dans le sud-est du pays a perdu sa figure identitaire et culturelle, le Sultan de Bakouma Hervé Madambari.

Le bilan de cette attaque fait état de quatre personnes tuées dont le Sultan et deux autres personnes grièvement blessées, selon des hospitalières depuis Bangassou, ville voisine. Certains dignitaires de Bangassou contacté par le RJDH confirment la mort du Sultan de Bakouma Hervé Madambari le 31 décembre 2018 des suites de ses blessures lors de l’attaque de Bakouma, orchestrée par des rebelles: « Suite à l’attaque menée par le FPRC avec des éléments lourdement armés en provenance de Bria et Nzacko, le Sultan de Bakouma, Hervé Madambari était grièvement blessé. Rapatrié à Bangassou dans les après-midi, où il est admis à l’hôpital général de Bangassou, il succombe quelques heures après », a fait savoir au RJDH une autorité locale de Bangassou.

La ville de Bakouma pour l’instant est coupée de réseau téléphonique. Des sources ayant réussis à quitter Bakouma pour Bangassou suite à ces attaques rapportent que cette attaque est intervenue suite aux rumeurs qui circulaient bien avant dans la ville Bakouma à partir de vendredi 28 décembre 2018, laissant croire que les ex-Séléka du FPRC se sont regroupés massivement à Nzacko pour mener une attaque sur la ville de Bakouma. « C’est à 4h du matin de la nuit du 30 au 31 décembre 2018 que l’attaque a été finalement menée avec des armes automatique avec des lance-roquettes, des DKM, des Kalachnikov et autres. Le bilan provisoire fait état de quatre morts dont le Sultan de Bakouma, Hervé Madambari et deux autres cas de blessés graves au niveau de Bangassou » a témoigné au RJDH un habitant de la ville qui a pu rejoindre Bangassou. Pour l’instant, rapporte un notable de Bangassou, « les lignes de réseaux téléphoniques à Bakouma ne sont plus opérationnelles, ce qui rend difficile la tâche de faire un bilan exacte de ce qui s’est passé à Bakouma. Nous avons appris que ces envahisseurs visent aussi Bangassou». Contacté par le RJDH, la Minusca déplore l’attaque armée contre la sous-préfecture de Bakouma située à 150 Km de Bangassou par le FPRC, l’UPC et des fulanis venus de Nzacko. Une patrouille urgente conjointe MINUSCA-FACA a immédiatement été dépêchée sur place en vue d’assurer la protection des civils qui sont en fuite vers Bangassou. La ville est totalement déserte. Pour le moment, aucune information n’est disponible sur qui contrôle la ville faute du réseau de téléphone mobile indisponible.

/ Cyrille WEGUE

mercredi, 02 janvier 2019 15:22 In DROITS DE L’HOMME Tags
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Centrafrique : La finalisation du budget, dernière étape pour la tenue du dialogue de l’UA.

« BANGUI, 02 janvier 2019 (RJDH)---L’on se rapproche peu à peu enfin de la tenue effective du dialogue initié par le panel des experts de l’Union Africaine pour la paix et la réconciliation nationale. Il a fallu au Chef de l’Etat de donner une précision claire sur la dernière phase le 31 décembre 2018, lors de son message de vœux à la nation. La grande annonce concernant le dialogue est la finalisation du budget y relatif de manière consensuelle avec la communauté internationale.

A titre indicatif, Moussa Faki Mahamat, président de la Commission de l’UA, a dans une lettre rendue envoyée aux leaders des groupes armés le 20 décembre 2018 a indiqué que la capitale éthiopienne est la ville retenue pour la tenue du dialogue tant attendu.

C’est sur cette ligne que le Chef de l’Etat a embrayé en précisant que l’étape cruciale actuelle est la finalisation du budget et du choix de la date et le lieu de cette rencontre, « En ce qui concerne le dialogue avec les groupes armés, je tiens à vous rassurer que le Gouvernement est prêt, de même que les groupes armés. Nous continuons à travailler avec la communauté internationale pour finaliser le budget y relatif et déterminer de manière consensuelle la date et le lieu de la tenue de ce dialogue » a annoncé le Professeur Faustin Archange Touadera, Président de la République Centrafricaine. Si la lettre de Moussa Faki Mahamat indique les étapes des rencontres sans signifier clairement la date mais entre les lignes, c’est entre-mi-février et fin février 2019 que les pourparlers pourraient avoir lieu. Le Chef de l’Etat a rappelé son engagement infaillible à l’Initiative Africaine mais tout se fera dans l’esprit de la Constitution et des Recommandations du Forum de Bangui du 10 mai 2015. « Pour ma part, l’initiative africaine pour la paix et la réconciliation nationale reste et demeure la seule voie de sortie de crise en République Centrafricaine. Cependant, elle doit, voudrais-je le préciser, se dérouler dans le respect de la primauté de la Constitution et des Recommandations pertinentes du Forum de Bangui du 10 mai 2015. Je saisis cette occasion pour appeler à un plus grand soutien des États de la sous-région, comme ils l’ont toujours fait dans le passé » a-t-il soutenu. Selon le calendrier indicatif de la Commission de l’UA, une mission est attendue à Bangui dans ce mois de janvier 2019 pour discuter « des questions de fond ». C’est à l’issue de cette mission, selon les informations RJDH, que le calendrier définitif sera discuté.

/Vianney Ingasso

mercredi, 02 janvier 2019 15:22 In DROITS DE L’HOMME Tags
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Touadera toujours dans sa logique de main tendue aux groupes armés malgré leur duplicité.

« BANGUI, 02 janvier 2019 (RJDH)---Le Président de la République, Faustin Archange Touadera, a lors de son message de vœux à la nation à l’occasion de la fête du nouvel an 2019, regrette le fait, que certains groupes armés qui ont adhéré au processus du DDRR ont repris les exactions sur les paisibles populations malgré que leurs représentants sont associés dans la gestion du pouvoir.

Bien qu’il ait toujours montré une posture de l’homme de dialogue, une logique si chère à Faustin Archange Touadera, celle-ci n’a pas empêché le Chef de l’Etat de regretter d’avoir associé les représentants des groupes armés à la gestion du pouvoir par sa politique de la main tendue.

Dans son discours à la nation, le Président, Faustin Archange Touadera est persuadé que le lancement du grand DDRR à Paoua le 18 décembre 2018 avec les 7 groupes armés réduira les violences dans le Nord-ouest, « Je reste convaincu que le lancement du grand DDRR, sur le site pilote de Paoua, avec les sept groupes armés, permettra de réduire les violences dans les zones occupées par ces derniers » a-t-il dit. Pour Faustin Archange Touadera, il n’y a aucune autre alternative autre que le DDRR.« Au seuil de cette nouvelle année, je demande instamment aux autres groupes armés qui se sont mis à l'écart de ce processus, de revenir à la raison, car il n'y a pas une alternative au DDRR », a précisé le Président la République.

« Le numéro 1 Centrafricain poursuit son allocution en appelant les groupes armés à se consacrer aux actions de développement de leur pays au lieu d’être dans une logique perfide. « Le peuple centrafricain a déjà trop souffert de leur duplicité. En effet, au sortir de ces élections, nous pensions avoir définitivement tourné la page des violences illégitimes pour nous consacrer aux actions de développement de notre pays », a-t-il ajouté. Le chef de l’Etat regrette d’avoir associé les représentants de certains groupes armés à la gestion du pouvoir par la politique de la main tendue, « Malheureusement, prenant prétexte du retard dans la mise en œuvre du DDRR et du dialogue politique, certains groupes armés ont, non seulement repris les exactions sur les paisibles populations, mais aussi procédé au recrutement de mercenaires et à la conquête d’autres localités, alors que je les ai associés à la gestion du pouvoir par la politique de la main tendue », a regretté Faustin Archange Touadera. Même si le Président Touadera semble donner l’impression de quelqu’un qui a le contrôle de tout en ayant avec lui les responsables des groupes armés dans le gouvernement et à la présidence mais sa dernière sortie risque de couter aux rebelles qui sont dans le gouvernement puisqu’il a dénoncé leur jeu trouble.

/ Jefferson Cyrille Yapende

 Source : RJDH

mardi, 01 janvier 2019 09:33 In HUMANITAIRE Tags
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Près de 500 enfants naîtront en République centrafricaine le 1er janvier 2019 selon UNICEF

« BANGUI, le 1er janvier 2019 (RJDH)---D’après les estimations, 484 bébés naîtront en République centrafricaine le 1er janvier, a indiqué l’UNICEF aujourd’hui dans un rapport sur la situation des naissances en Centrafrique.

Une seule volonté se dégage du rapport publié par l’UNICEF-Centrafrique en ce 1er jour de l’an 2019 qui résonne comme un appel au gouvernement de faire encore plus pour que la mortalité néo-natale soit réduite dans le pays.

« Une multitude d’Alexandre et d’Aïcha et de Zainab naîtront dans des familles du monde entier le 1er janvier 2019. Cependant, dans plusieurs pays, de nombreux bébés n’auront pas le temps de recevoir un nom, car ils ne survivront pas à leur premier jour de vie » peut-on lire dans ce document.

Christine Muhigana, la Représentante de l’Unicef en Centrafrique exhorte pour que les structures sanitaires soient à même de faciliter les naissances dans de meilleures conditions, « Nous pouvons sauver des millions de bébés en investissant dans la formation et l’équipement des agents de santé locaux afin que chaque nouveau-né naisse entre des mains expertes » a-t-elle souhaité.

« Le rapport indique que la République centrafricaine a le deuxième taux de mortalité néo-natale le plus élevé du monde et le premier en Afrique : « un nouveau-né sur 24 meurt dans les 28 premiers jours ». « Pour cette nouvelle année, prenons la résolution de satisfaire les droits de chaque enfant, à commencer par le droit de survivre », déclare Christine Muhigana, Représentante de l’UNICEF en République centrafricaine. Avec sa campagne baptisée « Pour chaque enfant, une chance de vivre », l’UNICEF demande que l’on investisse immédiatement dans des solutions de santé abordables et de qualité pour chaque mère et chaque nouveau-né. Ces solutions incluent notamment l’approvisionnement continu des établissements de santé en eau et en électricité, l’assistance qualifiée à la naissance, des fournitures et des médicaments en quantité suffisante pour empêcher et traiter les complications durant la grossesse, l’accouchement et la naissance, ainsi que le fait de donner les moyens aux adolescentes et aux femmes d’exiger des services de santé de meilleure qualité. En 2017, près d’un million de bébés sont morts le jour même de leur naissance et 2,5 millions durant le premier mois de leur vie. Parmi ces enfants, la plupart sont décédés de causes qui auraient pu être évitées, telles que la prématurité, les complications lors de l’accouchement ou encore les infections comme la septicémie et la pneumonie, ce qui constitue une atteinte à leur droit fondamental à la survie. Selon le même document, au cours des trois dernières décennies, le monde a réalisé des progrès considérables en matière de survie de l’enfant, faisant baisser de plus de moitié le taux de mortalité des enfants de moins de 5 ans. Mais les progrès sont plus lents pour les nouveau-nés. Les bébés qui meurent durant le premier mois de leur vie représentent 47 % des décès d’enfants de moins de 5 ans.

Vianney Ingasso

 Source : RJDH

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