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jeudi, 06 août 2020 19:29 In Politique Tags
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Centrafrique : la plateforme Beoko soutient l’initiative du gouvernement dans le dialogue avec groupes armés

BANGUI, 06 aout 2020 (RJDH) ---La plateforme Beoko, regroupant les partis politiques proches du pouvoir, précise que le pourparlers entre le gouvernement et les groupes armés s’inscrit dans la logique des voies de résolution pacifique de la crise en Centrafrique.

Pour le porte-parole de la plateforme Be Oko, Maitre Thierry Patrick Akoloza, les actions du gouvernement s’inscrivent dans son engagement conformément à l’APPR-RCA du 6 février 2019 avec les 14 groupes armés. « Il faut dire que cet huis clos n’est pas le premier du genre, chaque tenu du comité de suivi de l’APPR étant toujours précédé de ce type de rencontre avec les principaux chefs rebelles.  Il en est ainsi du comité de mars ou le huis clos a permis d’obtenir d’Abdoulaye Hissene la fin des hostilités à Ndele et le démarrage du DDR », précise-t-il.

Réagissant au sujet de huis clos entre Ali Darassa et le Premier Ministre, Firmin Ngrebada, du 30 juillet dernier, Thierry Patrick Akoloza rappelle qu’il s’agit d’un rappel à l’ordre à l’endroit du chef rebelle, car l’accord de Khartoum lui fixe un périmètre bien défini de cantonnement en attendant le DDR. 

« Malgré le périmètre fixé dans l’APPR pour le cantonnement de ce chef rebelle, Ali Darassa a essayé d’occuper tout l’Est de notre pays s’opposant ouvertement et de manière forte aux redéploiements des autorités de l’Etat, l’épisode d’Obo où nos FACA ont dû déloger les combattants rebelles de l’UPC reste toujours dans nos mémoires.  Il y a ensuite la déclaration de solidarité avec SIDIKI au plus fort de l’opération « A la Löndö ». Ce qui à la fois est une provocation et une défiance vis-à-vis et de l’Etat Centrafricain et de la communauté internationale. Il fallait réagir face à toutes ces provocations, les faire cesser c’est ce que cet huis clos du 24 au 30 juillet à servi ».

Cette rencontre entre le chef du gouvernement et Ali Darassa cristallise le débat au sein de la classe politique.

Ketsia Kolissio

jeudi, 16 juillet 2020 06:12 In INFO-ELECTIONS Tags
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Centrafrique : Les sinistrés du site de Mbongossoua appellent à la vigilance en cette période électorale

BANGUI, 15 juillet 2020 (RJDH) --- Les sinistrés du site de l’Ile de Mbongossoua craignent des fraudes dans le processus électoral après qu’un groupe d’individus soit passé relever les numéros sur les fiches d’identification des personnes qui se sont déjà enrôlées. Ils l’ont fait savoir au RJDH ce mercredi 15 juillet 2020.

Les faits se sont produits entre le 13 et 14 juillet après que des groupes des personnes non identifiées se sont rendues sur le site de SOCADA dans le 2e arrondissement pour relever les informations sur la fiche d’identification remise aux sinistrés qui se sont déjà sont enregistrés.

« Ces personnes sont venues demander à ce qu’on puisse apporter nos fiches d’identification après enregistrement contre une promesse de distribution des kits en vivres et non vivres », témoigne une femme.  « C’est ainsi qu’environ 295 personnes se sont faites enregistrées par ces faussaires », selon les sinistrés.

Les responsables du site promettent collaborer avec la police pour mettre la main sur ces personnes car « c’est une manœuvre ouvrant la voie aux fraudes électorales qui se trament en ce moment », croient-ils.  « C’est pour la deuxième fois que ce genre d’enregistrement se produit sur le site des sinistrés de l’Ile de Mbongossoua », ont-ils précisé. 

Ketsia Kolissio

lundi, 13 juillet 2020 16:34 In Politique Tags
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Centrafrique : les élus de la nation exigent du gouvernement la réduction des prix de confection des cartes d’identité nationale

BANGUI, 13 juillet 2020 (RJDH)---L’Assemblée Nationale a exigé la réduction du prix de confection de la carte d’identité nationale conformément aux lois des finances de 2020, le jeudi dernier lors de l’adoption de la loi des finances rectificatives.

Pour les élus de la nation, l’arrêté interministériel fixant les prix des documents administratifs sécurisés du 06 mai 2020 est contraire aux dispositions de l’article 28 de la loi des finances 2020.

En réponse, le ministre des finances et du budget Henry Marie Dondra reconnait des vices dans les procédures en violation des textes de loi des finances 2020 et promet que cet aspect sera révisé. « En ce qui concerne l’arrêté sur la confection de la carte d’identité nationale, je pense que l’initiative de ces textes n’est pas du ressort du ministère des finances mais plutôt du ministère de l’intérieur qui fait le travail. Nous en sommes conscients », reconnait-il.    

Martin Ziguele, président de la commission finances, met en garde les membres du gouvernement qui initient des textes en violation des dispositions antérieures. « Les dispositions de la loi des finances sont des dispositions proposées par le gouvernement à l’Assemblée Nationale. Donc lorsque l’Assemblée Nationale donne son onction, les dispositions de la loi sont impératives et il faut l’expliquer à tous les membres du gouvernement pour que désormais nous ne nous retrouvons pas en face des membres du gouvernement qui prennent un arrêté en violation flagrant des dispositions de la loi des finances », a-t-il prévenu.   

« Il faut qu’on soit clair là-dessus, cet arrêté est illégal. Il est de nul effet. Il ne doit pas être appliqué. Il doit être abrogé et les dispositions qui ont été votées doivent être appliquées jusqu’à ce que vous nous apportez un projet de loi des finances avec les nouveaux prix que vous estimez devoir être appliqués et on va les voter vers la fin. C’est un signal négatif, d’ailleurs, lorsque vous proposez une loi qui est votée et à l’application, une personne change les dispositions de la loi, cela veut dire qu’il y a un problème de culture juridique », note Martin Ziguele, président de la commission finances.

Pour corriger ces erreurs, le ministre des finances compte présenter à l’assemblée nationale l’examen prochain du projet de loi des finances de l’année 2021 des nouveaux prix. Il est prévu que la carte d’identité soit confectionnée à 4500 FCFA, ce qui n’est pas le cas aujourd’hui car pour se prémunir d’une carte, il faut débourser plus de 6500 frs.

 Ketsia Kolissio

jeudi, 25 juin 2020 12:24 In Politique Tags
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Centrafrique : Des élus de la nation boycottent la session extraordinaire pour réclamer le départ du ministre de la sécurité publique

BANGUI,  25 juin 2020 (RJDH) ---Des élus de la nation ont boycotté ce jour l’ouverture de la session extraordinaire de l’Assemblée Nationale pour exiger du Premier Ministre, le limogeage du ministre de la sécurité publique et l’arrestation du chef rebelle Sidiki.

La réaction de la trentaine de députés fait suite à l’embuscade des rebelles de 3R contre un convoi des forces nationales à l’Ouest du pays. Cette embuscade qui a fait le 21 juin dernier 4 morts et une dizaine de blessés dans les rangs des FACA, intervient quarantaine de jours après que le chef rebelle Sidiki dont les éléments ont été formés dans le cadre de l’accord de paix, s’est retiré avec ses éléments alors qu’il était dans le convoi conjoint du président de l’Assemblée Nationale et du ministre de la sécurité publique.

Un des députés porteurs de l’initiative, interrogé par le RJDH, parle « d’un sentiment de ras le bol qui s’inscrit dans le cadre de la défense des intérêts du pays », a-t-il expliqué sous le coup de la colère tout en quittant la plénière. Malgré l’appel au calme du président de l’Assemblée Nationale, une trentaine de députés ont quitté la salle au moment où le chef de l’Assemblée Nationale devrait prononcer son discours de circonstance.

Le Premier Ministre, présent sur les lieux était visiblement dépassé mais il est resté écouter l’allocution du président de l’Assemblée Nationale qui s’est transformé en un appel aux élus de la nation.

La réaction des députés n’est pas une surprise. Déjà lors de la dernière interprétation du gouvernement, plusieurs élus avaient appelé au départ du ministre de la sécurité publique jugé très proche du rebelle Sidiki qui ne cesse de narguer le pouvoir de Bangui. Comme pour répondre et démentir les élus, le président de la République accorde une promotion au ministre de la sécurité publique en le nommant général de division, un geste qui a secoué ceux qui appelaient à des sanctions contre ce gendarme de carrière devenu ministre depuis presque trois ans.

Henry Wanzet Linguissara est le ministre de l’actuel gouvernement dont le nom est lié à plusieurs affaires louches mais jamais le chef de l’Etat qui est l’un de ses parents, ne l’a inquiété. En 2018, il était cité dans des combines avec Ali Darass de l’UPC qui avait boycotté la journée mondiale de l’Alimentation à Bambari, à l’Est du pays.

Ketsia Kolissio  

 

 

mardi, 23 juin 2020 15:50 In SANTE Tags
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Centrafrique : le ministre de la Santé dénonce l’incivisme de certaines autorités politiques dans la lutte contre le coronavirus

BANGUI, 23 juin 2020 (RJDH) --- Dr Pierre Somse, ministre de la santé, justifie la montée rapide de la maladie à coronavirus par le comportement incivique de certaines autorités politiques du pays. Il pointe du doigt ces hauts dignitaires dans le non-respect des mesures pour barrer la route à la pandémie de Coronavirus, en organisant des grandes manifestations sans tenir compte des gestes barrières. Il l’a dit le samedi lors d’une conférence de presse.

Au moment où le pays enregistre de jour en jour un nombre important des personnes déclarées positives au test de Covid 19, le ministre de la santé, lors d’une conférence de presse samedi, n’a pas manqué de pointer du doigt le comportement incivique des certaines personnes voire des hauts dignitaires du pays qui, selon lui, serait aussi à l’origine de contamination à grande échelle dans le pays.

« Il y a de l’indiscipline au sommet, c’est-à-dire, que nous avons des autorités même politiques indisciplinées et qui ne respectent pas les mesures édictées », a déclaré Pierre Somse.

Pour le ministre de la santé, ce genre de comportement irresponsable est un obstacle à la lutte contre la pandémie de coronavirus, croit-il. « Malgré l’interdiction des obsèques, des hauts-responsables du pays qui doivent servir de référence, c’est ceux-là qui organisent des obsèques géantes sans tenir compte des mesures édictées. Alors à quoi cela sert de prendre des mesures, des lois, et sommes-nous incapables de les respecter ? Nous avons même des députés et ministres qui ne se sont pas abstenus à célébrer des mariages gigantesques », s’indigne-t-il.   

Fort de ce constat, Dr Pierre Somsé précise qu’une nouvelle méthodologie sera mise en place pour contraindre les contrevenants. « On parle de la prise de conscience générale ou la mobilisation décisive, mais la population continue d’être incrédule, même indifférente et sceptique. Nous sommes obligés de changer de stratégie de communication car seule la communication ne suffit pas. La communication est un facteur important mais il faut une combinaison des déterminants. On n’aura jamais des gens à 100 % qui vont croire à l’existence de cette pandémie. Mais nous sommes en train d’émettre un projet pour soumettre au gouvernement pour le changement de stratégie ».    

La mise au point du ministre arrive au moment où la plupart des Centrafricains doutent encore de la présence de cette maladie sur le sol centrafricain.

Ketsia Kolissio     

lundi, 22 juin 2020 15:24 In SECURITE Tags
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Centrafrique : Les fonctionnaires déployés à Baboua demandent leur évacuation à Bangui suite à l’insécurité

Baboua,  22 juin 2020 (RJDH) --- Le regain des violences armées dans la Nana-Mambéré plus précisément à Baboua, les fonctionnaires, affectés dans la ville, demandent aux autorités l’évacuation de leur famille à Bouar ou à Bangui. 

La nouvelle des décès des soldats centrafricains, tombés sur le champ de bataille sur l’axe Koundé-Besson le dimanche 21 juin,  a provoqué un climat de psychose généralisée de la population à Baboua. Selon de source généralement bien informée, les fonctionnaires et agents de l'Etat affectés à Baboua ont vivement appelé ce lundi 22 juin les autorités du pays l’évacuation de leur famille à Bouar, chef-lieu de la préfecture de la Nana-Mambéré, ou à Bangui, capitale nationale, en raison de la situation sécuritaire très préoccupante sur place.

Face à ces multiples attaques affectant la population civile et même les autorités locales, un groupe des fonctionnaires affectés dans cette partie du pays demande la restauration de la paix et l’évacuation de leurs familles si leur sécurité n’est pas garantie. « Nous sommes réunis ce matin pour parler de l’effectivité de la paix par ce qu’on ne sent pas cela on ne sait pas si ce gouvernement se résume au niveau de Bangui, ou on parle du président de la République de Bangui et du premier ministre de Bangui, on comprend rien dans les couacs. C’est ainsi que ce matin nous les fonctionnaires, avons tenu une concertation pour demander notre évacuation à Bangui", a réclamé un fonctionnaire de l'Etat sous anonymat.

D'autres informations qui nous sont parvenues font état d'un mouvement de la population de Baboua et d'autres régions voisines vers la brousse, a-t-on appris de sources locales. Un fonctionnaire accuse les casques bleus de n'avoir pas  informé les FACA à temps réel sur la situation sécuritaire sur cet axe.« Le contingent bangladais informé de la présence des 3R dans la région n’a pas pris le soin d'en faire part aux éléments des FACA, et conscient de la présence des 3R, ils ont fait semblant de dire que leur véhicule est tombé en panne. C’est ainsi qu’ils ont demandé aux FACA de continuer, c’est ainsi qu’ils sont tombés dans les pièges tendus par les éléments des 3R. Donc, j’incombe la responsabilité au contingent bangladais de la MINUSCA», a-t-il confié.

C’est depuis quelques semaines que les éléments de 3R d’Abbas SIDIKI menacent la paix dans la Nana Mambéré en multipliant des attaques contre les positions de force de défense et de sécurité.

Ketsia Kolissio

lundi, 22 juin 2020 15:21 In SANTE Tags
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Centrafrique : des jeunes majoritairement touchés par le coronavirus, selon le ministère de la santé

BANGUI, 22 juin 2020 (RJDH) --- La Centrafrique totalise à ce jour 2808 cas de contamination de Covid 19. L’augmentation des cas de maladie, selon le ministre de la santé Dr Pierre Somse, est due au non-respect des mesures prises par le gouvernement touchant majoritairement les jeunes de 30 à 40 ans.

Selon les chiffres rendus publics par le ministère de la santé, à ce jour 20 901 personnes au total sont testées, dont 2808 cas sont déclarés positifs pour 470 guéris, et 23 décès. Mais là où le bât blesse, les jeunes sont majoritairement touchés par cette pandémie au regard des statistiques. « La statistique sur le nombre des cas montre que 70 % des cas sont des personnes âgées de 30 à 40 ans soit la population la plus jeune. Cette hausse en milieu jeune se justifie par le non-respect des mesures barrières », a relevé Dr Pierre Somse.

Le sexe masculin, dans les indicateurs du ministère de la santé, constitue la frange de la population la plus touchée. « Nous avons totalisé à ce jour 20 901 personnes testées dont 2808 cas positifs 470 guéris et 23 décès dont 5 en milieu hospitalier et 18 autres extra hospitalier. Parmi les cas testés, 700 cas de sexe féminin et 1986 cas de sexe masculin. 624 contacts suivi sont testés positifs », a noté le ministre de la santé.

A propos des décès de Covid 19 hors hôpitaux, il s’agit pour Pierre Somse des cas non déclarés. « La plupart de décès sont des personnes non déclarées. Si elles s’étaient déclarées, on les prendrait en charge. Les décès en milieu hospitalier sont restés stables mais ces personnes arrivent le plus souvent en retard ou elles meurent dans l’ambulance. On les considère comme des décès extra hospitalier », précise le ministre, avant de relever que, « les gens ont tendance, comme cela se manifeste comme le palu, la grippe banale alors ils préfèrent se traiter à la maison par l’automédication. C’est cette situation qui a fait que nous sommes arrivés à plus de décès ».  

Ketsia Kolissio

jeudi, 04 juin 2020 14:34 In SANTE Tags
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Centrafrique : La population de Mboko 5 dans la commune de Bimbo sensibilisée sur la pandémie de Covid_19

BANGUI, le 04 juin 20 (RJDH) ---Une trentaine des leaders communautaires de Mboko 5 et ses environs ont été sensibilisés sur les gestes barrières au covid19. Une initiative apportée par la Coordination Diocésaine de la santé de l’Archidiocèse de Bangui, dans le but de limiter la propagation de la maladie à corona virus en milieu rural.

Pour la riposte contre la maladie à coronavirus dans les zones rurales, la coordination diocésaine de la santé lance une compagne de sensibilisation à l’endroit de la population de Mboko 5 et ses environs dans la commune de Bimbo. Une initiative saluée par Justin Gbemale, chef de groupe du 2e groupement de la localité, « Mboko qui est 10 km de la capitale centrafricaine semble être ignorée par les autorités. Mais nous sommes ravis de cette sensibilisation sur le coronavirus car la population de Mboko n’a reçu aucune sensibilisation depuis la présence de la pandémie ».

La plupart de la population de Mboko et ses environs n’ont pas de connaissance à cette pandémie, a témoigné Pasteur Kigombe de l’église AEBEC Lamdjia-Mboko, « à Mboko et ses environs, la plupart de la population ignore cette pandémie. Selon cette population, rien ne prouve l’existence de la pandémie dans le pays. Mais en tant que les leaders religieux, nous continuons à exhorter nos fidèles aux respects des mesures barrières », dit-t-il.

C’est aux leaders d’être de relais auprès de la communauté a souhaité Kapou Olga habitante de Kpama, « les leaders doivent prendre le relais auprès de la communauté et surtout dans nos foyers respectifs. C’est-à-dire quand nous revenons du champ nous devons laver nos mains avant d’être en contact avec les autres membres de la famille ».

Cette compagne de sensibilisation de proximité à Mboko Lamdjia et ses environs intervient deux semaines après celle tenue le 22 mai dernier au village Ngoudjia et Kala sur la route de Damara. Des kits de lavage des mains ont été remis aux leaders communautaires pour limiter la propagation de cette maladie dans ces zones.

Ketsia Kolissio.