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mardi, 20 octobre 2020 07:41 In SOCIETE Tags
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Centrafrique : une partie de la route nationale numéro 2 en réhabilitation

NDJOH, 20 octobre 2020 (RJDH) ---Les travaux de réhabilitation de la route Ndjoh-Bossangoa ont été lancés la semaine dernière, ceci en prélude de la Journée Mondiale de l’Alimentation qui aura lieu prochainement dans la préfecture de l’Ouham.

Cette réhabilitation, en prélude à la tenue de la JMA à Bossangoa chef-lieu de l’Ouham, s’inscrit dans le plan du gouvernement visant à reconstruire les infrastructures routières du pays. La première partie commence entre la ville de Ndjoh, située à 95 km de Bossangoa.

Selon les témoignages recueillis par le RJDH auprès des habitants dans cette localité, sur cette voie, il est difficile en saison sèche voire pluvieuse de l’emprunter, ce qui serait à l’origine de non évacuation des produits alimentaires vers la capitale. « Je suis commerçante. C’est avec beaucoup de risque d’accident que nous empruntons ce trajet. De fois nous quittons Bossangoa à 6 heures du matin pour arriver à Ndjoh à 14 heures soit 8 heures de route sur une distance de 95 km qui devrait être effectuée en une heure du temps. C’est pénible. » En se plaignant.

Face à la dégradation avancée de la route, la population ainsi que les usagers souhaitent voir dans un bref délai la finalisation des travaux. « Vraiment nous avons vu le début des travaux de la réhabilitation, nous avons des sérieux problèmes de circulation sur cet axe pourtant essentiel pour le ravitaillement en denrées alimentaires ou produits agricoles vers la capitale. Donc nous souhaitons que ces travaux soient bien faits et qu’ils terminent dans un bref délai », a déclaré Marcel Weifei un habitant de Ndjoh.

Le tronçon Bossembélé-Bossangoa a été réhabilité par la MINUSCA en 2019.

Ketsia Kolissio

vendredi, 16 octobre 2020 14:25 In HUMANITAIRE Tags
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Centrafrique : plus de 45% d’enfants malnutris enregistrés à Nana-Bakassa dans l'Ouham

NANA-BAKASSA, 16 octobre 2020 (RJDH) ---La sous-préfecture de Nana-Bakassa dans l'Ouham au nord du pays a enregistré environ 45 % des enfants qui souffrent de malnutrition. Un chiffre rendu public par le chef de centre de santé de ladite localité Pierre Namboboina.

C’est l’une des localités de la Centrafrique fragilisée par la crise militaro-politique, la sous-préfecture de la Nana-Bakassa fait face à d'énormes défis pour ravitailler la population en produits alimentaires.  En outre, les habitants de la région s’adonnent beaucoup dans la recherche minière au détriment des activités agricoles et maraîchères.

 « La population qui se nourrit grâce à la culture maraichère et agricole à l’époque, ne peux plus aller cultiver la terre à cause de la présence des groupes armés dans les régions.  Du coup, elle est obligée de faire seulement les petites cultures qui ne répondent même pas au besoin de la famille et aussi en termes de revenu. Les enfants sont les plus touchés par rapport à cette situation. Car trouver de quoi à manger devient de plus en plus difficile », expliquent les chefs coutumiers de Nana-Bakassa.

Selon le chef du centre de santé de Nana-Bakassa Pierre Namboboina, la plupart des enfants dans la région sont mal nourris, note-t-il, « c’est vrai qu’il y a ce problème alimentaire, mais il y a aussi la négligence des parents. C’est ce qui est à l’origine du taux élevé de malnutrition chez les enfants dans la sous-préfecture », précise le chef de centre de santé.

Face à ce problème sanitaire, le centre de santé de Nana-Bakassa avec l’appui de MSF prend en charge les enfants malnutris, « si nous constatons le cas de malnutrition, nous les prenons automatiquement en charge, mais les difficultés se situent au niveau des produits que distribuons parfois les pepinettes aux enfants, mais les mères prennent pour vendre et cela fait que les enfants soient mal soignés. Et aujourd'hui, le taux de malnutrition est de 45% », a fait savoir Pierre Namboboina.

Les données sur la malnutrition sont en hausse. Les responsables sanitaires de la sous-préfecture sollicitent l'appui humanitaire pour la relance des activités agricoles. La faim, l’insécurité et le non accès de la population de cette région aux services sociaux de base sont entre autres les raisons qui favorisent le taux élevé de la malnutrition. 

Ketsia Kolissio

jeudi, 15 octobre 2020 13:32 In SOCIETE Tags
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Centrafrique : la ville de Nana Bakassa, dans l’Ouham, ne dispose d’aucun moyen de communication

NANA-BAKASSA, 15 octobre 2020 (RJDH) --- La sous-préfecture de la Nana Bakassa, située à 365 Km de la capitale au nord-ouest du pays dans l’Ouham, ne dispose d’aucun réseau téléphonique pour faciliter aux habitants la communication. Une situation déplorée par les habitants lors de passage du RJDH dans la localité.

A 365 Km de la capitale centrafricaine, dans la préfecture de l’Ouham, la ville de Nana Bakassa est totalement coupée des nouvelles en termes de différents moyens de communication. « Difficile pour nous de communiquer à l’aide d’un réseau téléphonique », se plaint un habitant de la ville. Pour communiquer avec les parents et autres, il faut de fois parcourir 60 Km pour accéder aux réseaux téléphoniques de Bossangoa capitale provinciale de la préfecture de l’Ouham, poursuit-il.

C’est ce qui laisse libre cours aux rumeurs et à la montée de l’insécurité dans cette localité selon Alexis Wanam, président de la jeunesse de Nana Bakassa, qui déplore l’enclavement communicationnel de la région. « Nous sommes abandonné à notre triste sort depuis l’indépendance jusqu’à l’heure actuelle. Si bien que la ville de Nana-Bakassa est une zone où l’insécurité est constante, mais nous n’avons aucun réseau téléphonique pour communiquer afin d’informer le monde ».

En plus de manque des réseaux de communication, il est aussi pénible d’accéder à d’autres canaux d’information et de la communication voire radio, internet et autres. « Nous sommes sous informés car nous n’avons pas une station radio, et je me demande si nous faisons encore partie de la Centrafrique, s’interroge-t-il, nous demandons à ce qu’on nous installe un réseau téléphonique pour nous permettre de communiquer avec l’autre monde »

Nana Bakassa est l’une des zones encore sous contrôle des groupes armés, d’où nécessité que la population accède aux moyens de communications, plaide une autorité locale.

Ketsia Kolissio

lundi, 12 octobre 2020 14:24 In Politique Tags
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Centrafrique : Sylvain Patassé  double candidat aux  prochaines élections de 2020-2021

BANGUI, 12 octobre 2020 (RJDH) ---Sylvain Patassé est choisi candidat aux élections législatives présidentielles de 2020-2021. Ce choix est fait par les membres de son parti Centrafrique Nouvel Elan (CANE) lors de leur congrès ordinaire du 07 au 09 dans la sous-préfecture de Nana Bakassa.

C’est dans la sous-préfecture de Nana-Bakassa à 365 Km de Bangui, dans la préfecture de l’Ouham au nord-ouest du pays, que Sylvain Patassé fils de l’ancien chef d’Etat Centrafricain, Ange Felix Patassé, a choisi pour annoncer sa double candidature à la présidentielle et aux législatives dans la localité de Nana-Bakassa ville natale de sa défunte mère Lucienne Patassé.

En acceptant d’être candidat pour la seconde fois sous la bannière du parti Centrafrique Nouvel Elan aux prochains scrutins de fin d’année, Sylvain Ngakoutou Patassé, a voulu être aux services de la population centrafricaine qui selon lui souffre énormément. « J’ai entendu votre appel qui témoigne de la confiance que vous avez, à ma modeste personne. Face aux souffrances de la population, j’ai décidé d’y répondre favorablement à votre appel. Oui j’accepte de poser ma candidature au nom du parti Centrafrique Nouvel Elan CANE de la prochaine élection législative et présidentielle ».

La reconstruction des liens sociaux longtemps divisés, la promotion des droits humains, et la création des conditions pour un développement durable, a posé Sylvain Ngakoutou Patassé comme les axes de sa gouvernance s’il serait élu. « Les objectifs primordiaux de la refondation de la nation que je préconise, viserons la promotion de la famille, garantir la dignité de l’homme dans la vie sociaux économique et assurer la sécurité économique et sociale à ceux qui sont dans l’impossibilité de subvenir à leur besoin primaire ». 

Ce 1er congrès ordinaire de cette formation politique, fondée en 2016, s’est tenu du 08 au 09 octobre 20 a été aussi l’occasion de revoir ses textes de base. Et sur le choix de la sous-préfecture pour abriter cette rencontre, Pierre Noel Gossy, Vice-président du parti CANE l’a justifié en ces termes : « Nous constatons avec amertume qu’après les indépendances les activités de toutes les institutions politiques de notre pays sont concentrées dans la capitale au détriment de nos concitoyens et concitoyennes longtemps martyrisé et abandonné à leur triste sort, alors qu’ils ont les mêmes droits que nous. C’est pourquoi nous avons voulu de tenir ce congrès  dans la sous-préfecture de Nana Bakassa pour se rapprocher de ces population abandonnée depuis les indépendances  » a-t-il expliqué   

Ketsia Kolissio

 

vendredi, 02 octobre 2020 14:59 In INFO-ELECTIONS Tags
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Centrafrique : les 3R s’opposent une fois de plus au redéploiement des agents de l’ANE dans le nord-ouest du pays

NGAOUNDAYE, 02 octobre 2020 (RJDH) ---Les 3R ont chassés de Ngaoundaye et Koui, les superviseurs de l’ANE déployés pour la formation des agents tablettes et recenseurs locaux de l’Ouham-Pendé. Incident survenu le jeudi 01 octobre dans le Nord-Ouest du pays.

Suspendues pour des raisons de sécurité depuis plus d’un mois dans les régions du Nord-Ouest du pays, les opérations de recensement d’électeurs sur la liste électorale, la réussite, dépendent de la bonne des combattants rebelles des 3R. 

Le cas le plus patent est le refoulement des agents de l’ANE de Ngaoundaye, jeudi 1er octobre, par les éléments de ce groupe armé après un second déploiement dans ces zones malgré les dispositifs sécuritaires promis par la MINUSCA et le Gouvernement.

Une autorité locale jointe au téléphone par le RJDH, a rapporté que les assaillants avaient pour objectif la confiscation des kits électoraux. « Ils étaient informés de l’arrivée de l’équipe de l’ANE dans la localité, et ont déclenché les attaques au moment où ils s’apprêtaient à démarrer la formation des nouveaux agents locaux mais ils ont été repoussés grâce aux casques bleus qui étaient là pour la sécurisation des opérations ».

Pour les 3R, sans ambages, « le gouvernement doit au préalable engager des discussions avec eux avant de laisser poursuivre ces opérations ». Face à ces menaces, la MINUSCA a ramené ces agents dans l’une de ses bases dans la région, rapporte une autre source à Ngaoundaye.

Une situation décriée par les élus de l’Ouham-Pendé qui ne cache plus leur inquiétude, quant à l’impossibilité d’enrôler les électeurs dans ce climat d’insécurité nourri par les 3R depuis un bon moment.

En clair, les 3R sont dans la logique de faire échec aux opérations électorale dans une partie de l’Ouham-Pendé et Nana Mambéré, seul moyen de pression pour eux, de ramener le gouvernement à la table de négociation pour obtenir un cessé le feu dans le cadre de l’opération militaire lancée contre eux au mois de juin dernier.

Ketsia Kolissio

jeudi, 24 septembre 2020 14:12 In SANTE Tags
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Centrafrique : consommation des liqueurs fortes, un passe-temps des jeunes à Bangui

BANGUI, 24 septembre 2020 (RJDH) ---Des jeunes en Centrafrique, sont de plus en plus enclin à la consommation des liqueurs fortes d’origine inconnues mais avec des noms tels que Rambo, Kolingangou (Homme Fort) Aigle, Café Boss, Vitesse, Robot et bien d’autres qui sont en pleine circulation dans le pays. Le RJDH s’est intéressé aux méfaits nuisibles de ces boissons sur les consommateurs.

Selon le constat RJDH, dans chaque quartier de Bangui, ces boissons envahissent les cabarets et sont consommées beaucoup plus par la population jeune lors des cérémonies funéraires et autres.

Pour les consommateurs rencontrés au quartier Batambo dans le 2e arrondissement de Bangui, en tentant de justifier leur addiction pour ces liqueurs fortes, c’est un moyen pour eux de se défouler. « C’est pour nous un plaisir en consommant cette boisson », disent-ils, avant de relever que « ces boissons agissent comme des calmants. Quand nous avons des douleurs, elles nous aident à noyer des pensées négatives qui envahissent nos têtes. »

Pour d’autres, ils préfèrent en prendre car ils n’ont rien à faire.  « En vérité, nous prenant cette boisson pour nous occuper car il n’y a rien à faire dans ce pays. Je suis un habitué du coin, même si cette boisson est nocive, mais nous la consommons quand même mais avec beaucoup d’efforts. »

Dr Dondup Alfred Koffi, Médecin généraliste, précise que ces boissons sont très nuisibles pour la santé de l’homme. « C’est une catégorie de boisson qu’il faut prendre avec beaucoup de modération et si on essaye de voir tout autour de nous. Ces boissons-là sont partout et se vendent d’une manière illicite et qui ont de l’appellation bizarre. Si on regarde un peu le dosage de fois cela varie de 25 à 45% d’alcool. Donc c’est très dangereux pour la santé de l’homme et sur le plan pratique, ces liqueurs peuvent réduire l’expérience de la vie d’un être humain et ont aussi de conséquence à court et à long terme sur la santé de ceux qui le prennent. »  

 « L’excès de ces boissons dans le corps peuvent toucher le cerveau, le cœur, le foie, … Et quand cela touche le foie, à la longue cela peut causer ce qu’on appelle la Cirrhose de foie. Et quant au cerveau, il peut y avoir les troubles psychiques la perte de mémoire et le manque de concentration et pour en finir au niveau de cardiovasculaire. Chez-une personne hypertendue, l’excès de boisson dans son corps peut augmenter sa tension artérielle et à la longue la personne peut avoir un accident vasculaire cérébrale donc on un mot il plusieurs conséquences », prévient le médecin.

Pour le Directeur de l’Office Centrafricain de lutte contre la drogue (OCLAD), le commissaire de la police Romaric Selengouma, ces boissons pour ces effets dévastateurs sur la population notamment la jeunesse avec le risque de créer de trouble à l’ordre public, il est nécessaire de les supprimer sur le marché par un arrêté portant interdiction d’importation et de commercialisation de certains produits en République Centrafricaine.

Ketsia Kolissio

 

 

mardi, 08 septembre 2020 15:01 In SECURITE Tags
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Centrafrique : deux agents de la police nationale enlevés dans le nord-Ouest du pays

BANG, 08 septembre 2020 (RJDH) --- Un policier et un auxiliaire de la police ont été enlevés dans la nuit du dimanche 06 au lundi 07 septembre au village Mdéré dans la préfecture de l’Ouham Péndé au Nord de la République Centrafricaine.

Il s’agit d’une information RJDH confirmée par plusieurs sources indépendantes dans la localité de l’Ouham-Péndé, une préfecture contrôlée partiellement par les 3R, un des 14 groupes signataires de l’accord de la paix du 06 février.

L’enlèvement a eu lieu, selon nos sources, au village Mdéré situé à 14 Km de la ville de Ngaoundaye, un des bastions du mouvement 3R. Les deux agents de la police kidnappée étaient en poste selon nos informations.

A en croire, une autorité politique, qui a requis l’anonymat « les deux policiers auraient été conduits à la base principale des 3R à Koui l’une des sous-préfectures de la Nana-Mambere ».

Difficile pour le moment au RJDH d’entrer en contact avec les 3R pour leur version des faits.

Cet enlèvement intervient deux semaines après que la MINUSCA et les FACA avaient lancé l’opération A LA LONDO occasionnant ainsi la destruction de plusieurs bases des 3R dans le Nord-Ouest de la RCA.

Ketsia Kolissio

mercredi, 02 septembre 2020 13:22 In SANTE Tags
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Centrafrique : le défi de la médecine traditionnelle en Centrafrique

BANGUI, 02 septembre 2020 (RJDH) --- C’est sur le thème « deux décennies de la médecine traditionnelle quel progrès dans le pays » que la République Centrafricaine a célébré le 31 aout la 18ème journée Africaine de la médecine traditionnelle.

Pour Junior Ouefio, Directeur de la pharmacie et de laboratoire de la médecine traditionnelle, la célébration de cette journée a permis de revoir toutes les problématiques du secteur pour la redynamisation de la médecine traditionnelle. « Nous avons passé en revue toutes les problématiques du secteur et à l’issu de ces moments de réflexion, il est assorti des recommandations très fortes pour aller dans le sens de trouver des voies et moyens pour la redynamisation de la médecine traditionnelle pour le bien de l’ensemble du système de la santé »

Présent à cette commémoration, le ministre de la santé, Docteur Pierre Somsé a expliqué que le gouvernement a un plan d’action qui consiste à renforcer la capacité des acteurs du secteur. « Il y a un engagement politique très fort qui s’est traduit par une institution aguerrie, compétente qui a besoin d’être renforcée. Donc nous sommes prêts pour passer à l’étape suivante qui est l’intégration effective de la médecine traditionnelle et de la pharmacopée dans le système sanitaire ». Promet-il.

Aussi fier des avancées de la médecine traditionnelle, Dr pierre Somsé admet que « c’est d’abord un sentiment de satisfaction et de fierté puisque cette journée est dédiée à l’évaluation des efforts accomplis par le gouvernement en deux décennies en matière des objectifs définis par l’OMS pour mesurer le progrès réalisé dans le domaine de la médecine traditionnelle ».

Au regard de son apport dans le domaine de la santé, la médecine traditionnelle semble entre en retard au détriment de la médecine moderne

Ketsia Kolissio

samedi, 29 août 2020 13:17 In SECURITE Tags
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Centrafrique : agression d’un conducteur de moto à Bangui, la police annonce l'ouverture d'une enquête

BANGUI, 28 aout 2020 (RJDH) ---La police Centrafricaine condamne avec fermeté la brutalité policière du mercredi 26 août dernier et promet l’ouverture d’une enquête suite à l’incident entre les policiers et conducteurs de motos taxis occasionnant ainsi la paralysie de la circulation dans la capitale Centrafricaine.

Dans la capitale centrafricaine, la relation entre les garants de l’ordre et les conducteurs de moto taxis semble être difficile non seulement à cause de l’inobservation des consignes, mais aussi de mauvais traitements que leur font subir les policiers.

L’agression du mercredi dernier est un incident de trop et dénoncé par les conducteurs de moto taxi. « Je suis écœuré de voir ce qui se passe entre les policiers et nous conducteurs de moto taxi. Nous devons normalement travailler en parfaite collaboration parce que nous sommes à peu près comme les agents de renseignement dans l’exercice de notre métier mais malheureusement ces autorités nous traitent comme si nous sommes des animaux », regrette un conducteur mototaxi.

Tracasseries, rackettages, extorsion de fonds, telles sont les pratiques décriées par Franck Ngaikom, secrétaire général des conducteurs de moto taxi. « Ces policiers sont formés pour protéger les populations et non pour user abusement de leur force sur elles. Si ces agents des forces de l’ordre font seulement ce qu’on leur demande, on ne devrait pas se retrouver face à ce genre de problème. Mais ce climat entre ces deux entités doit être arrangé une bonne fois pour toute ».   

En réponse, le directeur général de la police Centrafricaine, le général Bienvenu Zokoué, précise qu’après plusieurs discussions entre les deux parties, le calme est revenu. « Après des multiples négociations et déclarations faites hier aussi bien par le bureau national des conducteurs des taxis motos et la direction nationale de la police, le calme est revenu car l’incident qui s’est produit c’est un incident malheureux entre les conducteurs et les éléments de la police ».

Toutefois, le n° 1 de la police dit condamné avec fermeté cette attitude et promet qu’une enquête sera ouverte pour déterminer la responsabilité de tout un chacun. « Nous condamnons fermement ce qui s’est passé et aussitôt une enquête est ouverte pour déterminer la responsabilité des uns et des autres et également au moment où je vous parle la victime est hors de danger », fait-il savoir.  

Aux dernières nouvelles, le conducteur de moto taxi est bel et bien vivant après avoir été admis à l’hôpital pour des soins intensifs contrairement aux rumeurs le donnant pour mort.

Ketsia Kolissio

lundi, 24 août 2020 15:31 In Politique Tags
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Centrafrique : des députés demandent l’annulation de l’arrêté fixant les prix de la carte d’identité à 6500 FCFA

BANGUI, 24 aout 2020 (RJDH)---Un groupe des députés ont introduit deux requêtes auprès du tribunal administratif de Bangui le 6 août pour la suspension et l'annulation de l’arrêté interministériel qui fixe le prix de la Carte Nationale d’Identité à 6500 frs contrairement à celui voté lors de l’adoption de loi de finances de 2020. 

La requête a été déposée au greffe du Tribunal administratif le 06 aout par un groupe de six députés qui estiment que l'arrêté interministériel n'est pas légal et qu'il ne peut venir se substituer à la loi de Finances qui avait déjà fixé le prix de ces papiers à 4500 frs.

Pour Augustin Agou, député du 1er arrondissement de Bangui, l’un des initiateurs de cette démarche auprès des instances judiciaires compétentes, plusieurs appels ont été lancés pour exiger du gouvernement, l’annulation de cette décision mais le prix est toujours maintenu en violation des dispositions légales, dit-il pour justifier leur initiative.

« Le ministre des finances nous a rassurés qu’il va retirer cet arrêté lors de la dernière session extraordinaire parlementaire, mais il ne l’a pas fait. C’est à lui d’initier un autre arrêté pour annuler le précédent et aujourd’hui rien a été fait et on continue à obliger les centrafricains qui sont démunis et beaucoup des jeunes qui sont en chômage d’aller verser à la caisse d’un particulier un montant de 6750 frs. C’est de l’arnaque. »

Cette illégalité a fait réagir certains centrafricains vis-à-vis du gouvernement qui, en plus de 6500 frs, payent une somme de 750 représentant le frais de photocopie pour prétendre à un récépissé.

Face à cette situation, le groupe des députés, demande au Tribunal administratif de voir la conformité de l’arrêté interministériel, « nous avons saisi le Tribunal administratif par ce que l’arrêté n’est pas conforme à la loi des finances. Pour le moment nous attendons que le tribunal puisse se prononcer sur la conformité », a confié au RJDH un des députés qui a souhaité garder l’anonymat.

En cas de non satisfaction, Augustin Agou, un des députés annonce, « qu’il attendra le gouvernement à la prochaine session budgétaire sur cette question précise », prévient-il.

Malgré la pression de l’Assemblée Nationale, les demandeurs de la carte nationale d’identité continuent de payer 6750 frs.

Ketsia Kolissio

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