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RJDH - Eke Sioni Sango !

Centrafrique : Covid-19 : dix symptômes à ne pas négliger

BANGUI, le 08 avril 2020 (RJDH)---Pendant que la maladie Covid-19 fait rage dans le monde, la prévention et l’anticipation restent parmi les meilleures armes contre la pandémie. Entre le respect des gestes barrières et une prise en charge rapide dès l’apparition des symptômes, on peut sauver des vies.

Notre rédaction a fait une synthèse des symptômes du coronavirus. Nous avons consultés des sources auprès de l’Institut pasteur, du Ministère de la santé et de l’Organisation mondiale de la santé.

Les symptômes les plus courants :

  1. Mal de tête, malaise
  2. Nez qui coule
  3. Toux, mal de gorge
  4. Essoufflements
  5. Douleurs thoraciques
  6. Douleurs musculaires

Cas les plus sévères :

  1. Forte fièvre
  2. Difficultés respiratoires
  3. Pneumonie
  4. Insuffisance rénale

Pour faire face à cette pandémie, des centres sanitaires d’urgences pour les personnes atteintes du covid-19 sont mises en place. Le numéro d’appel en cas de suspicion pour la Centrafrique est le 1212. Par ailleurs pour endiguer cette maladie du 21e siècle l’Organisation mondiale de la santé recommande les gestes barrières et /ou la distanciation sociale.

Malheureusement en RCA, le respect et la pratique de celles-ci demeure un véritable défi majeur au quotidien. Restons toujours en alerte, contactons le 1212 et respectons les mesures sanitaires et drastiques prises par le gouvernement centrafricain.

Esdras Michaël Ndamoyen

Vous voulez vérifier une information qui vous parait douteuse ou fausse ? Contactez notre rédaction au : +236 75 38 58 52, 75 42 33 32 ou contactez directement l’émission « Eke sioni sango » de la radio fréquence RJDH +236 72 27 95 20. Ou nous laisser un message à Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser.

 

mercredi, 08 avril 2020 07:22 Écrit par Dans SOCIETE

Centrafrique : Six personnes portées disparues sur Oubangui à Kouango

BANGUI, le 05 avril 2020, (RJDH)---Six personnes sont portées disparues dans le chavirement d’une pirogue le jeudi 02 avril 2020 à Kouango. Un drame attribué aux hommes caïmans « Talimbi » très actifs dans la région.

La ville de Kouango dans la Ouaka a vibré au rythme de triste et douleur suite à la disparition de sept personnes dont quatre hommes et trois femmes la semaine écroulée. Un acte qui s’est produit dans des conditions mystiques dû au phénomène des « hommes caïmans » communément appelés « Talimbi » sur le fleuve Oubangui.

L’annonce de la disparition est parvenue le jeudi 02 avril dernier. 24 heures après, deux corps de victimes ont été retrouvés aux abords du fleuve, portant des stigmates d’un mauvais traitement et de tortures, empruntes  des « Talimbi ». Il s’agit d’un homme et d’une femme.

Quatre autres sont portés disparus jusqu’à présent. Tandis qu’une autre nommée Gertrude a été retrouvée vivante.

De sources locales, ces personnes s’étaient rendues au village Yumu à la recherche de vin de bambou connu du nom de « Péké » c’est à leur retour sur le fleuve que la pirogue dans laquelle elles se trouvaient a été mystiquement renversées et que les passagers ont été portés disparus.  

Le phénomène de « talimbi » est très récurrent à Kouango et dans les villages riverains de l’Oubangui ou de certaines rivières. C’est un phénomène qui consiste à provoquer une noyade et d’en profiter pour régler le compte à une personne avec qui on est en litige.

Soit ces « talimbi » agissent pour leur propre compte, soit ils sont mandatés par une partie en conflit à régler le compte à l’autre partie.

Les cadavres retrouvés suite à ce phénomène, bien que ce soit un cas de noyade portent souvent des stigmates de torture avec pour certaines, la mutilation d’une partie du corps.

Magloire Tchidangoa

dimanche, 05 avril 2020 12:30 Écrit par Dans SOCIETE

Centrafrique : Sylvain Patassé invite la population à respecter les mesures prises pour la riposte contre le Covid-19

BANGUI, le 05 avril 2020(RJDH)---- Suite aux mesures prises par le gouvernement pour la riposte contre le coronavirus en Centrafrique, la famille Patassé a annulé la célébration du neuvième anniversaire du décès de l’ancien président Ange Félix Patassé. Sylvain Patassé, le fils du feu président à l’occasion de la journée, exhorte les centrafricains à prendre au sérieux et respecter les mesures contre cette pandémie de Covid_19. Il l’a dit dans une interview accordée au RJDH, samedi 04 avril 2020 à Bangui.

La journée commémorative du décès de l’ancien président de la République Ange Félix Patassé, a été annulée pour des raisons liées à la pandémie du coronavirus. La famille à l’occasion de la journée, invite les centrafricains à respecter les mesures prises par le gouvernement, « compte tenu de la pandémie du Covid 19, la famille Patassé a jugé mieux d’annuler cette cérémonie commémorative du neuvième anniversaire du président Patassé. Puisse qu’aujourd’hui, c’est vraiment triste ce que nous suivons ailleurs. Donc nous ne pouvons pas prendre le risque d’exposer nos compatriotes à cette pandémie qui est en train de ravager le monde », a justifié Sylvain Patassé, un des fils de l’ancien président.

« Le président Patassé a travaillé beaucoup pour ce pays, la République Centrafricaine. Il a commencé en tant que ministre, premier ministre, chef de l’Etat. Et aujourd’hui, il n’est plus parmi nous, c’est pour cela qu’à chaque année, nous nous mobilisons pour célébrer cette date », a-t-il ajouté.

Il demande au peuple centrafricain de prendre au sérieux la pandémie de Coronavirus. Parce que certaines personnes ne sont pas conscientes de cette maladie, insiste-t-il. L’ancien président est mort le 05 avril 2011 après avoir dirigé ce pays de 1993 à 2003. Il a été chassé du pouvoir par le général François Bozize le 15 mars 2003 après un coup d’Etat.

RJDH

dimanche, 05 avril 2020 12:15 Écrit par Dans SOCIETE

Centrafrique : L’or et le diamant, principales activités des jeunes de la Lobaye

MBAIKI, le 03 Mars 2020(RJDH)---Les activités minières sont les plus exercées dans la préfecture de la Lobaye. La plupart des jeunes se lancent dans ce secteur minier pour subvenir à leur besoin.

A Bagandou, localité située à environs 35 kilomètres de Mbaïki considérée comme Inde ou lieu de fétiche est définie autrement par Georges Mbiko, maire de la commune, « si vous venez à Bagandou, ce n’est pas mystique. Bagandou est comme tous autres villages de la RCA, et ce mot Inde cela me parait blizzard. C’est une manière de nous épargner des opérateurs économiques et pour qu’il n y ait pas de développement. Les activités ici dans la comme tourne pour la plupart autour de l’or et le diamant », dit-il.

 Claude Francis Junior Zomotokra, artisan minier de Mobouma à Bagandou vit grâce aux activités minières. Car selon lui, « c’est l’une des activités dans notre pays qui donne de l’argent. On travaille artisanalement et il arrive parfois qu’on gagne ou on perd. Grâce à cette activité, je nourris ma famille, j’assure la scolarité de mes enfants et leur santé».  

Même si l’exploitation se fait artisanalement, Moussa Abbas, collecteur agrégé à Boda se plaint pour la simple raison que les bureaux d’achat sont absents dans les localités depuis plusieurs années. Ce qui ralentit la vente des diamants et l’or dans cette partie du pays déclarée conforme au Processus de Kimberly.

En réponse sa préoccupation, le Coordonnateur du Comité National du suivi de processus de Kimberly Jean Biandjia a annoncé l’arrivée prochain d’un bureau d’achat SODIAM, société de diamant dans la ville de Boda, « bientôt le bureau d’achat SODIAM va s’installer à Boda, c’est une très bonne chose. Parce que partout où nous avons sillonné, les bureaux d’achat sont absents », a annoncé le coordonnateur Jean Biandjia.

Pour avoir l’œil sur les activités minières dans les zones déclarées conformes, le Ministère des Mines et de la Géologie et le Processus de Kimberly ont procédé à la mise en place des comités locaux de suivi des activités dans les régions. Les zones de l’ouest ont été déclarées par le Processus de Kimberly zones vertes.

Judicaël Yongo

vendredi, 03 avril 2020 14:24 Écrit par Dans SOCIETE

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Centrafrique : Faux le vin de palme, l’oignon ou l’ail ne sont pas des remèdes au coronavirus

BANGUI, le 31 mars 2020 (Eke Sioni Sango)---Notre rédaction a répertorié une panoplie de médicaments et d’aliments qu’on présente comme remèdes au covid-19. Circulant sur les réseaux sociaux et dans nos communautés, ce sont des infox dont il faut se méfier. L’alcool fort, le vin de palme, l’ail, l’oignon ou encore les feuilles de nem ou le ndolé ne sont pas du tout des médicaments reconnus pour soigner cette maladie.

 

On peut lire sur les réseaux sociaux : « Urgent…et si les africains avaient déjà trouvé l’antidote : plus de 5 chercheurs tradipraticiens évoquent déjà les merveilles des feuilles de nem qui seraient efficaces contre le coronavirus ».

D’autres rumeurs soutiennent que « le vin de palme, l’ail et les ognons seraient des remèdes très efficaces pour qu’on soit guéri du coronavirus ou covid-19, au regard des vertus que ceux-ci comportent ».

Nous avons posé la question aux spécialistes et ils sont catégoriques

La rumeur sur l’ail est très répandue. À tel point que même l’Organisation mondiale de la santé, OMS, a dû faire un démenti formel : « L’ail est un aliment sain qui peut avoir certaines propriétés antimicrobiennes. Cependant, rien ne prouve, dans le cadre de l’épidémie actuelle, que la consommation d’ail protège les gens contre le nouveau coronavirus. »

Quand n’est-il du vin de palme ou de l’alcool fort appelé « Ngouli » ? Pour débusquer ces infox, notre rédaction a contacté le Professeur Emmanuel Nakouné Yandoko, Directeur scientifique de l’Institut Pasteur de Bangui qui s’est exprimé en ces termes : « Le ngouli, liqueur traditionnelle, est très fort et nocif pour la santé. Car, avec un degré d’alcool non mesurable, les risques auxquels sont exposés les consommateurs sont majeurs. Par conséquent la consommation non modérée pourrait éventuellement conduire à la mort. »

À ce jour, plus de 300 personnes ont perdu la vie en buvant du méthanol et 1000 autres sont hospitalisés en Iran suite à cette rumeur sur l’alcool comme remède.

Une quantité d’à peine quelques millilitres de méthanol peut occasionner la cécité ; de 80 à 150 millilitres peuvent être mortels selon ce qu’affirme le Conseil canadien de la sécurité.

L’oignon ou tout autre aliment n’est pas non plus un remède. Aucune étude sérieuse ne l’a démontré.