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Centrafrique : Des habitants du Camp des Castors en colère pour réclamer l’électricité

BANGUI, 02 Juin 2020 (RJDH) --- Plus d’une centaine de personnes du Camp des Castors ont barricadé l’avenue de France ce mardi 2 Juin, pour réclamer du gouvernement le rétablissement de l’électricité dans leur secteur. Selon les manifestants, c’est depuis un mois et demi, qu’ils n’ont pas d’électricité.

Les manifestants ont barricadé les voies perturbant ainsi la circulation. Sur les lieux, les forces de l’ordre ont encadré le mouvement des habitants qui est pour la plupart des jeunes. Sur les cartons tenus par les manifestants, on pouvait lire, « nous voulons le rétablissement de l’électricité dans notre quartier».

Un des manifestants a déploré l’inertie de l’Enerca face aux revendications de la population, « un mois et demi, le secteur est coupé. Le gouvernement nous oblige au respect des mesures barrières contre le Covid-19. Qu’allons-nous faire pour appliquer le confinement, dans la mesure où nos réserves sont toutes abîmées par manque de courant ? », S’est-il indigné, avant de lancer que « nous sommes en colère contre le gouvernement et la voie sera libérée à condition que l’électricité revienne ».

Une autre personne a relevé des cas d’insécurité dont la population a été victime suite à l’obscurité, « le secteur du 3ème arrondissement est un secteur d’insécurité. Plusieurs cas de braquage à main armée ont été enregistrés. Des biens ont été pillés, certaines personnes ont été agressées par des bandits armés non identifiés », a confirmé  Térence Ngalot, avant de déplorer que certaines activités génératrices de revenus sont aux arrêts, « par manque d’électricité, les activités de soudure, de couture, le laboratoire de certains centres de santé privés ne fonctionnent pas », a-t-il ajouté.

La circulation est perturbée sur cet axe, la Minusca et les forces de sécurité intérieure (FSI) ont entamé des pourparlers avec les manifestants pour tenter un début de solution suite au mouvement, mais sans succès.

 Auguste Bati-Kalamet.

mardi, 02 juin 2020 12:55 Écrit par Dans SOCIETE

RJDH - Eke Sioni Sango !

Coronavirus : non, il n'y avait aucun vaccin covid-19 dans le don de l’Europe à la RCA

Des rumeurs persistantes et fausses remettent en question le récent don de l’Union européenne à la Centrafrique dans la lutte contre la Covid-19. Certaines soutiennent qu’il y aurait des vaccins dangereux, ce ne sont que des infox.

Le 8 mai 2020, Un premier avion en provenance de l'Europe, rempli de matériel de santé et de travailleurs humanitaires a atterri à Bangui. Depuis, certains internautes ne cessent de poster les messages qui incitent à la haine. « Le vaccin assassin de Bill Gates acquis avec acclamation en République Centrafricaine… », Peut-on lire sur la page Facebook des internautes. Ce message apparaît sur la page de Felix Namfei dans le groupe « Centrafrique et les centrafricains d’abord » mais aussi sur celle de Silas Békai publié dans le groupe CNC Actualités les 12 et 13 mai 2020.

Le pont aérien de l’Union Européenne qui a atterri à Bangui le 8 mai ne contient pas de vaccin contre le Covid-19.

Selon le ministre de la Santé Pierre Somsé, interrogé par notre rédaction le 18 mai, a déclaré qu'il n’existe actuellement aucun vaccin en circulation contre le Covid-19 dans le monde. « Publier sur les réseaux sociaux que ce don contient un vaccin, c’est nuisible et inadmissible. C’est une infodémie de laquelle la population centrafricaine doit se méfier », a-t-il ajouté.

La Direction de la prévention par la vaccination du ministère de la Santé ne reconnaît pas l’existence d’un tel vaccin

De son côté, le docteur Larissa Dandji, Chef service du développement de partenariat sectoriel pour la vaccination dément catégoriquement en ces termes : « Depuis le début de la crise sanitaire liée la Covid-19, notre service n’a enregistré aucun vaccin de ce type hormis les vaccins de routine tels que les vaccins contre la rougeole, la poliomyélite, etc. ».

Depuis sa mise en place le 8 mai 2020, le pont aérien humanitaire envoyé par l'Union Européenne vers la Centrafrique enclavée, a fait l’objet de publications fausses. Beaucoup avancent la fausse idée de vaccin nuisible. Pourtant, aucun vaccin n’est encore officiellement déclaré efficace.

Rappelons toutefois que des essais cliniques sont en cours dans des pays tels que la Chine et la Grande Bretagne (pour ne citer que ceux-là) afin de mettre au point un vaccin à l'horizon 2021.

                                                                                                                      Aristide R Maleyo

Vous voulez vérifier une information qui vous parait douteuse ou fausse ? Contacter notre rédaction au +236 75 38 58 52, 72 55 00 51 ou contacter directement l’émission : « Eke sioni sango » de la radiofréquence RJDH +236 72 2795 20. Ecrivez-nous aussi à Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser.

RJDH - Eke Sioni Sango !

Coronavirus : hommage aux héros dans le centre d'isolement de l'amitié à Bangui

Au-delà de nos productions de vérification et de sensibilisation sur la Covid-19, notre rédaction souhaite faire connaître et rendre hommage au travail de l’équipe médicale du centre d’isolement de l’hôpital de l'amitié sino-centrafricaine. Cette unité de prise en charge des patients atteints du nouveau coronavirus est localisée dans le 4eme arrondissement de Bangui.

Tout a commencé en novembre 2019, en Chine, à Wuhan. La vague de contamination de la Covid-19 s'est alors déversée sur la terre entière. Et depuis, pas un seul continent n'a été épargné. Aujourd'hui, le constat est de mise : aucun traitement préventif ni curatif contre le virus n’a encore vu le jour. En revanche, sont en cours des milliers d’essais scientifiques pour la création d'un éventuel vaccin à l'horizon 2021. Face à cette triste réalité pandémique, nous sommes nombreux à pouvoir compter sur nos héros du quotidien. Des médecins et des infirmiers, qui s'activent jour et nuit pour sauver nos vies. Ils sont notre seul rempart contre la Covid-19.

14 mars 2020. Le tout premier cas de Covid-19 fait son apparition sur le territoire centrafricain. Très rapidement, le ministère de la Santé, l’OMS, l’Institut Pasteur en collaboration avec les partenaires nationaux ainsi qu’internationaux mettent en place des stratégies de riposte pour endiguer la propagation du virus en République centrafricaine.

Le docteur Pascal Bakamba et son équipe, les héros du centre d'isolement de l'amitié.

Portrait de ces combattants de l'ombre

Dans le centre d'isolement de l'Amitié, ce sont 15 urgentistes qui travaillent d'arrache-pied pour prendre en charge des patients du Covid-19. Sous la houlette du docteur Pascal Bakamba, deux équipes constituées chacune de 4 infirmiers et de 3 hygiénistes travaillent en rotation 24 heures sur 24 pour sauver la vie des malades atteint du coronavirus.

Chaque jour, à l'entrée principale de l'hôpital, une autre équipe s'active. Elle prend systématiquement la température des visiteurs à titre préventif.

Mais qui est le docteur Pascal Bakamba ?

C'est le chef du centre d'isolement et de prise en charge.

Médecin généraliste formé à l’université de Bangui, il bénéficie d’une formation aux Etats-Unis depuis novembre 2019 au sein du programme des Visiteurs Internationaux (IVLP), rattaché au Département d'État américain.

Rappelons que le centre d'isolement situé dans l'enceinte du centre hospitalier sino-centrafricain est dédié exclusivement aux patients atteints du Covid-19. Dans notre pays, il est le tout premier à avoir reçu la bénédiction du ministère de la Santé mais également l'appui financier et matériel de partenaires internationaux de la santé en Centrafrique.

La naissance d'un nouveau centre d'isolement

Constatant le bon fonctionnement du centre d'isolement de l'Amitié, la République centrafricaine vient de se doter d'une nouvelle unité d'isolement, installée au sein de l'hôpital du 1e arrondissement de Bangui.

D’après les statistiques officielles, depuis l'arrivée du virus en Centrafrique, rappelons que le pays n'a recensé à ce jour qu’un seul cas décès lié au Coronavirus.

Pour en savoir plus et aborder en profondeur le sujet, nous vous donnons rendez-vous pour un prochain article qui ne manquera d'aborder les étapes et le processus de prise en charge des personnes atteints du Covid-19 au sein des centres d'isolement.

 S/e E. Michael Ndamoyen/ R. Aristide Maleyo/ Eustache Mokola/ Line Ngalingbo

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lundi, 01 juin 2020 09:39 Écrit par Dans SOCIETE

Centrafrique : Des dispositifs sanitaires renforcés au niveau des morgues pour la riposte contre le coronavirus

BANGUI, 30 Mai 2020 (RJDH)---Après les remous qui ont entaché la sortie de corps du premier cas confirmé de décès lié à la maladie à Corona Virus, la sécurité est renforcée au niveau des principales morgues de la capitale.

Le ministère de la santé et de la population a annoncé mardi 26 mai dernier, 31 nouveaux cas de coronavirus. Selon le communiqué, l’âge des patients varie de 25 à 57 ans dont 2 cas importés et 24 autres de transmission locale. Les malades sont éparpillés dans les villes de Bangui, Begoua, Bouar, Bossangoa et Yaloké.

   Face à cette situation inquiétante, des mesures intransigeantes ont été adoptées par le gouvernement pour stopper la propagation de cette pandémie qui apparemment n’effraie pas le Banguissoise lambda. Pour réglementer la levée de corps dans les morgues de la capitale l’hôpital communautaire de Bangui était quadrillé hier dans ses grands axes par les Forces de sécurité Intérieure(FSI), comme si on assistait à une scène de guérilla urbaine. Un responsable des FSI approché par RJDH, dans cet hôpital a affirmé sur un ton martial « que le gouvernement nous a demandé de venir ici car les gens ne respectent pas les mesures édictées par le gouvernement pour la lutte contre le Corona Virus. » Monsieur Clément, parent d’un accidenté admis à l’hôpital Communautaire de Bangui est témoin de ces scènes « c’est par rapport aux mesures prises par le gouvernement ou les gens ne doivent pas s’assembler, et très tôt ce matin, les gendarmes et policiers ont investis l’endroit. Certains parents n’ont pas compris, ils sont révoltés et exigent les corps de leurs défunts parents pour ramener à la maison pour la cérémonie ou l’inhumation au lieu d’attendre jusqu’à 12H ».

La RCA totalise à ce jour 702 cas confirmés, 23 guérisons et un décès. En effet, l’un des points de ces nouvelles mesures gouvernementales, stipule qu’il n’est toléré que la présence de cinq personnes à la levée de corps. Malheureusement, ce dernier point est sujet à polémiques. Ne dit-on pas que nul n’est sensé ignoré la loi ou bien, Nul n’est au-dessus de la loi ? 

 Barnabas BADIWI

 

samedi, 30 mai 2020 08:54 Écrit par Dans SOCIETE

Centrafrique : Les victimes toujours en attente de la tenue des procès de la CPS

BANGUI, le 27 mai 2020 (RJDH) --- Les leaders des associations des victimes de différentes crises en Centrafrique s’impatientent quant à la question du déroulement des premiers procès de la Cour Pénale Spéciale. Ils ont exprimé leur inquiétude lors d’un micro trottoir réalisé par le RJDH ce mardi 26 mai 2020 dans la capitale.

Evodie Ndémadé, présidente d’une association des victimes s’interroge par rapport au retard, « on n’a pas encore commencé les enquêtes en tant que telle, peut-être ils sont en train de faire mais nous les responsables des différentes associations des victimes détiennent encore des dossiers. Si la Cour Pénale Spéciale récupère ces dossiers à ce niveau nous seront rassurés. Nous sommes jusqu’à ce jour inquiètes, car les victimes se posent la question à quand la CPS va démarrer ces procès ? » S’interroge-t-elle.

Etienne Oumba, Coordonnateur de l’association des victimes du 4e arrondissement de Bangui appelle à l’implication des victimes dans les activités de sensibilisation, « En réalité cette cour doit impliquer les responsables des victimes dans cette campagne et aussi renforcer la capacité de ces responsables afin de bien véhiculer les informations à la base sur les progrès notés par cette juridiction nationale ».

Ces inquiétudes des victimes ont été plusieurs exprimées alors que la Cour a présenté son chronogramme d’activité relatif à la tenue prochaine des premiers procès d’ici la fin de l’année ou au pire de cas, début 2021.

Carlos Watou

mercredi, 27 mai 2020 11:57 Écrit par Dans SOCIETE

Centrafrique : L’Archidiocèse de Bangui en campagne de sensibilisation contre la Covid 19 au village de Ngoundjia

NGOUNDJIA, 26 mai 2020 (RJDH) --- La Coordinatrice Diocésaine en matière de santé a organisé une séance d’échange et de sensibilisation, le vendredi 22 mai dernier, auprès des populations des villages de Ngoundjia et Kala, à 33 km de la ville de Bangui sur l’axe Damara, sur les mesures préventives et gestes barrières contre la maladie à coronavirus.

Cette campagne menée par la coordination diocésaine de la santé intervient dans un contexte où la maladie à Corona virus prend de l’ampleur dans le pays. Pour la Sœur Lydie Deguenambona, c’est après un constat fait sur le terrain auprès de cette population que cette rencontre a eu lieu. « J’ai constaté que la population en l’occurrence les autorités de Ngoundjia ne disposent pas assez d’information sur la Covid-19, étant donné que nous avons un poste de sante ici dans le village, j’ai décidé d’organiser cette séance de sensibilisation afin que cette population surtout les autorités soient informées sur cette pandémie et ensuite faire le relais au niveau de leur population », a-t-elle précisé.

Le champ est immense, poursuit-elle, et le défi ici c’est de répondre aux besoins de la population.  « Présentement je suis en train de faire l’état des lieux, l’Archidiocèse de Bangui a 14 formations sanitaires. Comment avoir une stratégie de sensibilisation pour toutes ces populations ? Je crois que nous avons un défi celui d’élaborer d’abord un plan de travail », a ajouté Lydie Deguenambona

Cette rencontre a permis la remise aux chefs des quartiers des villages de Ngoundjia et Kala des kits de lavage de main, 5 seaux d’eau, un carton de savon, cinq bouteilles d’eau de javel et cinq paniers à savon.

Paméla Dounian-Doté  

mercredi, 27 mai 2020 07:49 Écrit par Dans SOCIETE

Centrafrique : l’organisation Nationale des personnes handicapées s’engage dans la lutte contre le Corona virus

BANGUI, 25 mai 2020 (RJDH) ---L’organisation Nationale des personnes handicapées (ONAPHA) poursuit la campagne de sensibilisation dans la lutte contre le Corona virus. Elle a organisé ce vendredi 22 mai 2020 une sensibilisation à l’intention des personnes handicapées du 6ème arrondissement de Bangui sur les mesures barrières édictées par les autorités sanitaires.

L’Objectif de cette campagne de sensibilisation vise à montrer aux handicapés des gestes barrières pour éviter la maladie à coronavirus. Célestin François Ounda Moutengah le président de l’ONAPHA, explique que « Nous avons eu à organiser cette sensibilisation dans d’autres arrondissements, nous poursuivrons aujourd’hui dans le 6ème arrondissement pour interpeller les personnes handicapées sur la Covid 19. Il s’agit de les appeler à observer les consignes des autorités du pays, la distanciation physique et d’appliquer les mesures barrières et nous nous sommes organisés pour que cela se passe par arrondissements »

Il a également exhorté les handicapés d’observer d’une manière stricte, les principes du ministère de la santé. « Nous leur demandons de se préserver et de se méfier des rumeurs pour se conformer qu’aux recommandations des autorités et d’observer les principes du ministère de la santé. Vous savez que ces handicapés vivent dans la précarité, même pour avoir un morceau de savon c’est tout un problème et le chef de l’Etat a voulu soutenir ces personnes en offrant des vivres et des kits de protection. »

Au cours de cette campagne, des vivres et des kits de protections et d’hygiènes ont été distribués aux bénéficiaires et la sensibilisation va s’étendre dans les 8 arrondissements de Bangui, Bimbo et Bégoua.

 Jocelyne Nadège Kokada

 

lundi, 25 mai 2020 16:01 Écrit par Dans SOCIETE

Centrafrique : l’Union Européenne s’engage contre la COVID-19

BANGUI, 20 mai 2020 (RJDH)Dans un pays fragile comme la République Centrafricaine, prévenir la dissémination du virus COVID-19 est un impératif afin de ne pas voir anéantis tous les efforts déployés pour relever le pays depuis la fin de la crise en 2014.

Comme partout dans le monde, les équipes de la Délégation de l’Union européenne à Bangui sont extrêmement mobilisées pour accompagner les autorités du pays et les partenaires qui mettent en œuvre les programmes financés par l’UE dans leur réponse à la crise.

La prévention d’abord : Chanson culte, spots radios et images pour sensibiliser sur les gestes barrières

Grâce au soutien de l’UE, les artistes du Collectif 236 ont produit la chanson « Covid 19 tiri-ti-i-la » (« c’est notre combat » en Sango). Son rythme chaloupé et sa mélodie entraînante ont déjà conquis 8 radios nationales. Les paroles percutantes évoquent les dangers de la pandémie et martèlent les gestes barrières à adopter.

Au-delà de cette vidéo, de nombreux outils de sensibilisation sont développés par les différents partenaires. Pour les aider dans cette tâche, la Maison des services, financée par le Fonds Bêkou a déjà organisé 29 sessions de formation et de sensibilisation sur les messages clés liés au COVID-19. Plus de 151 Organisations de la Société Civile (OSC) ont été sensibilisées et outillées pour passer les bons messages au sein de leur communauté. Des seaux, des savons et du matériel de sensibilisation (bandes dessinées, affiches sur les gestes barrières, fiche de lavage de mains) leur ont été distribués, afin qu’elles puissent à leur tour organiser des sessions de sensibilisation. De plus, la Maison des Services vient de clôturer un appel à projet destiné à ses membres pour attribuer des financements aux OSC désireuses de mener des actions de réponse à la crise du COVID. 112 projets ont été reçus et la sélection est en cours.

Pour aider la population centrafricaine à adopter les gestes barrières (se laver les mains), l’UE accentue son soutien aux ONG travaillant sur le « WASH » - Water, Sanitation and Hygiene. Dès à présent, les programmes « WASH » financés par le Fonds Bêkou et mis en œuvre par UNICEF, l’ONG néerlandaise World Vision et l’ONG française ACTED ont réorienté leurs actions afin de mieux répondre à la menace. Le Fonds Européen de Développement va également financer une nouvelle intervention à hauteur de 1,5 millions Euros, qui visera en particulier les villes de Bangui et Paoua.

Soutien aux formations sanitaires et protection du personnel de santé

Depuis sa création en 2014, le Fonds Bêkou a investi plus de 100 millions d’euros dans le secteur de la santé. Il appuie actuellement 157 formations sanitaires. Grâce au programme santé du Fonds Bêkou, et malgré la pandémie, 40% de la population centrafricaine bénéficie d’un accès aux soins de santé primaires. Le soutien apporté par le Fonds Bêkou depuis 5 ans permet au personnel de santé d’être mieux à même de répondre à l’épidémie. De plus, les efforts mis sur le renforcement du processus de surveillance épidémiologique facilitent la remontée d’informations et la prise de décision, sur l’épidémie, par les autorités.

Plus de €2 millions additionnels ont été attribués aux partenaires "santé" du Fonds Bêkou pour assurer la protection du personnel de santé et contribuer à la détection des cas. Des équipements de protection (gants, masques, gel hydro-alcoolique, etc.) sont progressivement mis à la disposition des soignants. Dans les formations sanitaires, les dispositifs et protocoles d’hygiène sont renforcés et des primes vont être payées pour les agents de santé de première ligne. A titre d’exemple, les ressources additionnelles mobilisées par le fonds « Bêkou » vont servir à former le personnel médical sur le COVID-19 à l’image des formations menées par la Croix Rouge Française (CRF) dans les hôpitaux publics des villes de Berberati, Carnot et Gamboula. Les acteurs de la santé au sein des communautés sont également ciblés : ainsi, l’Agence Italienne de Coopération (AICS) va former 52 relais communautaires du district sanitaire de Bangui.

De plus, des formations sanitaires comme le complexe hospitalier pédiatrique de Bangui (CUAMM/ACF) vont être dotées de kits de dépistage. Des premières mesures de protection vont être activées avec la mise en place d’un système de triage et l’établissement de zones d'isolement dans les formations sanitaires. Les ONG prévoient également la prise en charge alimentaire des cas suspects en isolation et la prise en charge du transport des patients vers les centres « Covid ».

Enfin, 3300 masques, du savon liquide, du gel désinfectant et des dispositifs de lavage de mains ont été remis le 29 avril au Ministre de la Santé, Pierre Somse, par l’Ambassadeur de l’Union européenne à Bangui, Madame Samuela Isopi. Ce don du Fonds Bêkou permettra au cabinet du Ministère ainsi qu’aux comités techniques et de coordination du Covid-19 de respecter les mesures de prévention et donc d’être mieux à même de mener la lutte contre l’épidémie. Le Fonds Européen de Développement a, de son côté, financé la fourniture de matériel roulant au bénéfice du Ministère pour faciliter l’investigation épidémiologique.

Atténuer les impacts autres que sanitaires

Le Fonds Bêkou a lancé fin 2019 un programme de relance économique doté de €18 millions dans la zone sud-est, région longtemps orpheline de l’aide en raison d’une situation sécuritaire volatile. Ce programme vient s’ajouter aux projets de relance économique en milieu urbain menés depuis 2015 auprès de 2500 acteurs économiques de Bangui et de Bouar ainsi qu’aux €43 millions consacrés au développement rural. Ces différents programmes devraient permettre d’atténuer l’impact de la crise dans les communautés bénéficiaires. 

L’UE soutient également directement le gouvernement pour qu’il puisse financer la mise en œuvre de ces politiques. Un décaissement anticipé et groupé des tranches fixes d’aide budgétaire prévues dans les programmes d’appui à la Consolidation de l’Etat et d’appui à la Réforme du Secteur de la Sécurité et à la Gouvernance sera effectué au mois de juin par l’UE. Il est actuellement discuté de mettre 23,5 millions d’euros à disposition du Gouvernement centrafricain et notamment du Ministère des Finances pour lui permettre de faire face à l’impact de la crise sur les finances publiques.

RJDH

 

 

mercredi, 20 mai 2020 15:49 Écrit par Dans SOCIETE

Centrafrique : La police procède à l’arrestation des jeunes issus du Conseil National de la Jeunesse

BANGUI, 18 mai 2020 (RJDH)---Des échauffourées entre des jeunes ont eu lieu ce matin au siège du Conseil National de la Jeunesse. Un groupe des jeunes exigent le départ de la présidente en exercice Pamela Derom et du Chargé de Mission au ministère de la jeunesse, Daniel Nzewe. La police et la gendarmerie ont dispersé les manifestants par des tirs sporadiques.

Ces manifestations se tiennent dans un contexte où depuis que quelques semaines le ministère de la jeunesse et le conseil national de la jeunesse ont été cités dans une affaire, aux contours non élucidés, de vente de terrain qui appartiendrait à la jeunesse centrafricaine.

Le chargé de mission en matière de la jeunesse, Daniel Nzewe et Pamela Derom, présidente du Conseil National de la Jeunesse, ont été cités comme le cerveau de cette rocambolesque affaire. Ce que tous deux nient.

Ces jeunes, aux allures hostiles, ont cassé des portes du siège du Conseil National de la Jeunesse (CNJCA). Craignant que les heurts ne soient transformés en un affrontement ouvert, l’armée, la Garde Présidentielle, la Gendarmerie et la Police sont intervenues et ont extirpé la présidente du CNJ, Pamela Derom car, les manifestants voudraient s’en prendre à elle physiquement.

« Une plainte est déposée au niveau de nos services judiciaires afin de faire lumière sur les problèmes brulants de ces deniers temps dont l’argent de la CONFEJES et une éventuelle vente d’un terrain qui aurait appartenu au CNJCA. La sagesse aurait voulu à ce que nous suivions les procédures afin d’établir les responsabilités avant de demander la démission ou la destitution qui que ce soit », a confié un jeune proche du CNJ.

Sur la page Facebook du chargé de mission Daniel Nzewe en date du 15 mai, il a publié des captures d’écran   des conversations entre lui et le ministre de la jeunesse dans lesquelles il a fait savoir que ce dernier était clairement au parfum de tout. Dans cette publication, les deux parties se sont mises d’accord au sujet de vente avec chèque certifié d’un montant de 51 millions de francs.

Vianney Ingasso

lundi, 18 mai 2020 15:32 Écrit par Dans SOCIETE

Centrafrique : Des kits d’hygiène remis aux différentes entités de Bozoum pour lutter contre la Covid 19

BOZOUM, le 15 mai 2020(RJDH) ---Les différentes structures étatiques de Bozoum ont reçu des kits d’hygiène pour la lutte contre le coronavirus estimé à 1,5 millions de francs. Un geste de Reine Charis Ngoumapé, ressortissante de Bozoum.                                                                                                                                                                                                                                             Ces kits sont composés des dispositifs de lavage de mains, des savons, des masques, des gels hydro alcooliques qui ont été distribués  aux entités à savoir, l’Institut Biblique des Frères de Bata, les différentes barrières d’entrée de la ville de Bozoum, la Mairie, les brigades, la police, le marché central, l’hôpital de district de Bozoum, la maison de la paix, la maison des jeunes, le bloc administratif et la Radio locale Koyalé de la ville.

Cette distribution intervient après une campagne de sensibilisation sur cette pandémie entre les 10 et 11 mai dernier.

Reine Charis Ngoumapé a rappelé que cet acte s’inscrit dans son plan d’activités de soutenir les communautés de Bozoum, « c’est mon engagement personnel de soutenir les communautés vulnérables et d’apporter un appui aux femmes de Bozoum dans la consolidation du bien-être et de s’engager dans la lutte contre la propagation du Coronavirus », a-t-elle expliqué.

Plusieurs entités de la ville ont été outillées sur cette maladie, sa mode de transmission et les moyens de se protéger. Joignant l’acte à la parole, elle a remis à ces différentes couches ces kits afin d’impliquer ces dernières à lutter contre le Covid_19.

Cyrille Kourandhaut, Radio La Voix de Koyalé, Bozoum.

vendredi, 15 mai 2020 14:38 Écrit par Dans SOCIETE

Centrafrique : Les leaders religieux et les services de santé en première ligne de lutte contre la Covid 19 à Zemio

BANGUI, 13 Mai 2020 (RJDH) --- Alors que le taux de contamination à la Covid 19 touche déjà 197 personnes en RCA, la sous-préfecture de Zemio, située à 212 Km d’Obo dans le Haut –Mbomou, se mobilise aussi pour barrer la route à la pandémie du coronavirus malgré l’inquiétude persistante.

Les situations humanitaire et sécuritaire à Zemio, de sources locales, demeurent préoccupantes dans la ville et les villages reculés. Depuis la prise des mesures gouvernementales pour stopper la propagation de cette maladie sur l’étendue du territoire national, les écoles et les églises restent fermées, les gestes barrières semblent être compris par la population.  Les responsables sanitaires et les leaders religieux sillonnent la ville de Zemio et ses périphéries pour sensibiliser les gens à cet effet. Cependant la population locale déplore l’inexistence totale de l’autorité de l’Etat et appelle à plus d’aide humanitaire.

Selon Blaise Désiré Kpangou, Vicaire paroissial de Zemio, la population de la région est consciente du danger qui la guette. « Effectivement, nous sommes très inquiets par cette pandémie vu les informations que nous suivons à la télévision et à la radio ; avec le chef de centre de santé de Zemio on a fait le déplacement, pour informer les populations de respecter les mesures du gouvernement et des leaders religieux de Centrafrique, vu les chiffres de décès qu’on leur présente, la population est consciente de ce danger ».  

En ce qui concerne les défis humanitaires, l’Abbé Blaise Désiré Kpangou, a indiqué qu’ils sont énormes. « Les défis humanitaires sont énormes, néanmoins au centre de la ville de Zemio, il y a des appuis, mais dans les villages qui longent les grands axes de Djemah, Rafai et Mboki, il n’y a aucune assistance humanitaire.  Les gens vivent encore aux abords de champs, ils ne sont pas assistés », a fait savoir le prélat.

Enfin sur la présence effective de l’autorité de l’Etat, il n’y a aucune visibilité. « C’est là où le bât blesse, on peut se considérer ici comme sur une ile abandonnée par l’Etat, Il n’y a que le sous-préfet et la Minusca, il n’y a ni gendarme, policier pour lutter contre les bandits », a indiqué la même source.

La population lance ainsi un vibrant appel aux autorités nationales et humanitaires de voler à leur secours.

Barnabas Badiwi

mercredi, 13 mai 2020 13:57 Écrit par Dans SOCIETE
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