RJDH-RCA - SOCIETE
SOCIETE

SOCIETE (127)

Centrafrique : Le Ministère de la Défense Nationale somme les occupants du Camp Fidèle Obrou à déguerpir

BANGUI, le 13 janvier 2020 (RJDH) --- Le Ministère de la Défense Nationale ordonne aux militaires occupant le Camp Fidèle Obrou de libérer le lieu déjà vendu aux particuliers, dans une note en date du 06 janvier dernier. Une opération qui est diversement appréciée par les occupants de Camp militaire et certains compatriotes.

C’est depuis lundi 06 janvier 2020, que le Ministère de la Défense Nationale a notifié aux occupants du Camp militaire Fidèle Obrou de déguerpir dans un bref délai pour libérer le lieu aux nouveaux occupants car le site a été déjà vendu par l’Etat Centrafricain.

Sous couvert de l’anonymat, l’un des occupants de ce Camp militaire déplore les conditions dans lesquelles le Ministère de la Défense à procéder à cette opération. « Je n’apprécie pas bien cette opération à mon niveau. Vous savez, nous sommes des parents et en pleine année scolaire, il faut que le Ministère de la Défense tienne compte d’abord de l’aspect social. Nous avons inscrit nos enfants aux alentours de cette caserne militaire. Il est question de patienter jusqu’aux vacances pour nous permettre de prendre nos dispositions », a-t-il déploré.

Pour mener cette opération, le Ministère de la Défense a facilité le départ de ces militaires du Camp en leur octroyant une indemnité de location de trois mois pour permettre de trouver une maison au quartier malheureusement, certains occupants déplorent une ségrégation dans la répartition de ce fonds. « Il est bien vrai que le Ministère de la Défense a octroyé une somme d’argents aux occupants du Camp pour leur permettre de trouver des maisons dans le quartier. Malheureusement, la répartition de cette somme n’est pas équitablement répartie. Certains frères d’armes n’ont pas perçu encore leur frais de caution de loyer. Les uns ont perçu, mais d’autres n’ont. Nous ne comprenons pas », a regretté un autre soldat habitant du camp sous couvert de l’anonymat.

Le Député du 1er arrondissement de la ville de Bangui, M. Augustin Agou où ce Camp militaire se situe dans sa Circonscription, confirme bel et bien la vente de ce camp militaire. « En ma qualité du Député du 1er arrondissement de la ville de Bangui, j’avoue que je n’ai jamais été sollicité ni invité pour assister à une réunion quelconque concernant la vente de Camp Fidèle Obrou. J’ai été comme tout le monde informé par les militaires eux-mêmes parce que je suis le Député du 1er arrondissement de la ville de Bangui et le Camp Fidèle Obrou est dans ma circonscription. Et c’est à ce titre que j’ai été informé et consulté ».

 Et de poursuivre, Augustin Agou a confirmé que « le Camp Fidèle Obrou a été totalement vendu aux particuliers, l’argent a été déjà encaissé par le gouvernement et depuis 72 heures j’ai été également informé par les occupants du Camp Fidèle Obrou que le Ministère de la Défense leur a octroyé un peu d’argent les demandant de déguerpir dans l’immédiat, qu’ils aillent louer des maisons dans le quartier », a fait savoir l’élu de la nation.

Pour le Ministère de la Défense Nationale, la ville de Bangui a connu une évolution, et du point de vue stratégique ce camp militaire n’a pas sa raison d’être en pleine agglomération d’où question de trouver un endroit stratégique pour loger nos forces de défense, a justifié un cadre militaire au département de la défense.

Pour rappel, le ministre des Finances et du Budget Henri-Marie Dondra avait reçu, au mois de mars 2019 en son cabinet, une délégation des architectes de la société ARCREA. Les échanges ont porté sur la réalisation d’un projet structurant d’acquisition des parcelles pour la construction des immeubles à but socio-commercial au camp Fidel Obrou. Aux dires du promoteur, "cette société envisage transformer ce local en un quartier d’affaires".

lundi, 13 janvier 2020 14:15 Écrit par Dans SOCIETE

Centrafrique : Le Président Faustin Archange Touadera lance le projet de construction de l’Institut Supérieur d’Agronomie d’Afrique Centrale

BANGUI, le 12 Janvier 2020 (RJDH)---La cérémonie de pose de première pierre de l’Institut Supérieurs d’Agronomie d’Afrique Centrale a été faite par le Président de la République vendredi 11 Janvier 2020, un cadre supérieur pour favoriser l’émergence des techniques agricoles modernes.

Cette pose de pierre marque le lancement officiel des travaux de l’Institut Supérieur d’Agronomie de la région d’Afrique Centrale, un démembrement de l’Université Catholique d'Afrique Centrale, en République Centrafricaine dont le coût pour la réalisation des travaux s’élève à hauteur de 12 milliards de FCFA sur financement de la conférence Episcopale Italienne, sera un atout pour le pays en ce qui concerne les nouvelles techniques agricoles pour l’émergence de l’agriculture du pays.

Comme le souligne le Professeur Richard Filakota, cet institut sera le lieu idéal pour former les jeunes capables d’œuvrer pour le relèvement économique de la sous-région. « L’Université Catholique d’Afrique Centrale (UCAC), c’est elle qui a donné naissance à l’Institut Supérieur d’Agriculture d’Afrique Centrale, elle a pour mission la formation intégrale des jeunes hommes et femmes capable d’œuvrer pour la renaissance sociale et économique politique morale et spirituel du continent Africain », dit-il. 

Cet institut aura quatre missions principales, selon le Monseigneur Nestor Nongo Azagbia Evêque du diocèse de Bossangoa et président de la Conférence Episcopale Centrafricaine, « en tant qu’université privée Catholique à but non lucratif mais d’utilité publique, l’Institut Supérieur d’Agronomie d’Afrique Centrale a pour mission et ambition de répondre à 4 quatre vocations : former, moderniser l’agriculture en zone CEMAC, accroître sa productivité et promouvoir une nouvelle génération d’agriculteurs tournée essentiellement vers l’entrepreneuriat et l’agrobusiness », a fait savoir le Prélat.

Pour le chef de l’Etat Professeur Faustin Archange Touadera, le Gouvernement Centrafricain s’engage résolument dans la voix du développement durable avec cette université. « L’éradication de la pauvreté, la lutte contre la faim pour amorcer ces dynamiques transformationnelle et sectoriel avec des résultats probants, le Gouvernement ne ménage aucun effort en vue de renforcer la gestion et la  diversification de son économie de manière à mettre nettement en valeur ses immenses ressources naturelles pédologiques à même de permettre à la République Centrafricaine de résoudre ces problèmes elle-même », a précisé le chef de l’Etat Professeur Faustin Archange Touadera.

Le site attribué par le gouvernement pour le projet de construction de l’ISAAC est situé dans la concession de l’ex-OROSTOM au PK 10 route de Damara. La mise en œuvre du projet d’implantation en RCA de l’Institut Supérieur d’Agronomie est né d’une réponse aux besoins de diversification et de transformation de ressources naturelles sur laquelle repose l’économie de la plupart des Etats de l’Afrique Centrale.

dimanche, 12 janvier 2020 12:46 Écrit par Dans SOCIETE

Centrafrique : Le ministre de l’Enseignement primaire et l’UNICEF évaluent le système éducatif dans la Nana-Gribizi au centre-est

KAGA-BANDORO, le 13 décembre 2019 (RJDH)---Une mission du Ministère de l’Enseignement Primaire et d’Alphabétisation appuyée par l’UNICEF, conduite par Ernest Mada Directeur de Cabinet du 10 au 11 décembre 2019, a fait l’état des lieux des infrastructures scolaires de la Nana-Gribizi. Il s’agit d’évaluer le système et le personnel enseignant en vue de les insérer dans le plan de revue sectorielle de l’éducation 2020-2030.

Cette mission appuyée par l’UNICEF consiste à évaluer les activités scolaires dans cette partie du pays au titre de l’année en cours, de relever les difficultés que rencontrent les enseignants et tout le système éducatif dans la région de la préfecture de la Nana-Gribizi. Elle permet également de voir dans quelle mesure cela peut être pris en compte dans la revue sectorielle du secteur de l’éducation en Centrafrique afin de réaliser les objectifs assignés au prochain sectoriel décennal du contexte sociopolitique.

Ernest Mada, Directeur de cabinet au ministère de l’Enseignement primaire, a relevé que cette mission s’inscrit d’abord dans le cadre de l’évaluation de la rentrée scolaire 2019-2020, « dans le cadre de l’évaluation de la rentrée scolaire 2019- 2020 et aussi de la préparation du fonds sectoriel de l’éducation nationale dans notre pays. Au travers des différentes visites que nous avons effectuées dans les établissements scolaires précisément à l’école Boy-Mandja, l’école préfectorale de Lazari, mais aussi au centre pédagogique régional de Kaga-Bandoro et la circonscription de la Nana-Gribizi, nous avons donc ce sentiment que malgré quelques difficultés, la rentrée scolaire puisse être effective », a-t-il expliqué sur note d’appréciation.

En partant du constat fait sur le terrain des réponses appropriées seront apportées pour remédier aux problèmes qui minent le bon fonctionnement des cours dans la région, a fait savoir Ernest Mada « des failles ont été relevées lors de cette visite et d’ailleurs, nous avons mentionné les questions de la qualité de l’enseignement mais aussi des problèmes des infrastructures qui ont été évoqués. Il convient de considérer qu’en dépit de toutes ces questions, on note également un sérieux problème du personnel éducatif dans la région. Pour cela, des efforts sont en train d’être faits par le ministère en charge de l’éducation et un projet d’urgence est mis en place pour appuyer le secteur en formation pédagogique des enseignants depuis le mois d’octobre dernier », indique-t-il.

Cette mission conjointe ministère de l’éducation-UNICEF s’inscrit dans le cadre du projet de la revue du plan sectoriel de l’éducation en Centrafrique en vue de solutionner les problèmes relevés dans la préfecture de la Nana-Gribizi, l’une des régions du pays aussi fortement affectées par la crise.

vendredi, 13 décembre 2019 10:45 Écrit par Dans SOCIETE

Centrafrique : Le Partenariat National de l’Eau implique les journalistes  dans la gestion des ressources hydrauliques

BANGUI, le 11 décembre 2019(RJDH)----La gestion en eau préoccupe le Partenariat National de l’Eau, une structure qui appuie le gouvernement centrafricain dans la gestion des ressources hydrauliques. Ce mardi 10 décembre, il a renforcé les capacités des journalistes sur la sécurité et la résilience climatique dont le but est de promouvoir la gouvernance en eau face au choc climatique.

Face au choc climatique, le Partenariat National de l’Eau en Centrafrique développe des stratégies pour une sécurité de l’eau et la résilience climatique. Une trentaine de journalistes ont été outillés sur cette thématique afin de sensibiliser la population et les acteurs en matière de la gestion des ressources hydrauliques. Les journalistes ont pour mission de faire la promotion des ressources de l’eau, explique le président du Partenariat National de l’Eau en Centrafrique, Rodrigue Prosper Yakende, « le Partenariat National de l’Eau appuie le gouvernement dans la promotion de la gestion intégrée des ressources de l’eau. Les professionnels de média ont été outillés sur la sécurité en eau et la résilience climatique parce que le pays assiste au changement climatique. Il va falloir impliquer les journalistes afin qu’ils puissent mettre un accent particulier sur les chocs, les catastrophes naturelles », explique président du PNE.

L’eau est au centre de tous, insiste Parfait Zoga, défenseur de l’environnement qui milite pour l’accès à l’eau potable, « nous faisons partis des organisations qui agissent pour l’accès à l’eau potable. Beaucoup de sources des maladies sont dues à l’eau, et c’est pourquoi nous avons mis un accent particulier sur la sensibilisation en ce qui concerne la gestion de l’eau ».

Dans le code de l’eau en Centrafrique, adopté depuis 2006, il est prévu un cadre de concertation entre la société civile, le gouvernement et les partenaires pour discuter de la gestion de l’eau dans le pays. Malheureusement le texte d’application de cette loi n’a pas été pris par le gouvernement.

mercredi, 11 décembre 2019 15:34 Écrit par Dans SOCIETE

Centrafrique : L’ONG Enfants Sans Frontières au chevet des enfants sinistrés de l’île de Mbongossoua

BANGUI, le 10 Décembre 2019(RJDH)--- L’ONG Enfant Sans Frontière financement de l’UNICEF ont construit des tentes servant des salles des classes aux enfants présent sur le site des déplacés de l’Ile des Singes installés à SOCADA dans le 2ème arrondissement.

Avec l’appui financier de l’UNICEF, l’ONG Enfant Sans Frontière a construit trois tentes compartimentées en six salles de classe pour  répondre aux besoins urgents d’instruction des enfants sinistrés du site de SOCADA. Ces structures d’urgence créées pour 369 élèves enregistrés manquent des matériels didactiques. «  Plus de 369 élèves enregistrés n’ont pas des fournitures scolaires pour démarrer les cours, et les parents se plaignent du manque des matériels didactiques »,  c’est ce que souligne le directeur de l’école Ile Mbongossoua, Jean Christophe Gbokou.

En réponse à cette plainte, le Coordonnateur de l’ONG Enfant Sans Frontières (ESF), Maitre Brice Kevin Kakpagnen, rassure et indique que « tout est fin prêt. Cette aide s’inscrit dans le cadre des affaires urgentes en faveur des enfants sinistrés afin que ces enfants puissent trouver une réponse à leur situation éducative », a expliqué l’Avocat et Coordonnateur de l’ONG (ESF).

Toutefois, il a mis l’accent sur le caractère urgent de trouver un cadre propice à ces enfants d’étudier dans des situations appréciables, « L’éducation en situation d’urgence est différente de l’éducation en temps normal. Les enfants qui sont sur le site sont traumatisés, donc il leur faut un enseignement qui cadre à leur situation »,  a-t-il précisé.

Ce projet financé par l’Unicef pour une durée de 5 mois prendra en charge les enfants en rupture scolaire des sites de Micheline, De la Cour et Socada.

mardi, 10 décembre 2019 18:03 Écrit par Dans SOCIETE

Centrafrique: Les enfants des ex-combattants de la Séléka abandonnent l’école après le déguerpissement de leur famille du Camp Beal

BANGUI, le 09 Décembre 2019 (RJDH)---Le déguerpissement des éléments de l’ex-Séléka du camp Beal par les FACA le 19 novembre dernier, a eu un impact négatif sur la situation scolaire de leurs enfants. Estimés à plus de 300 élèves à l’école des 36 Villas, ils ne sont qu’aujourd’hui une dizaine d’enfants à poursuivre encore le chemin de l’école.

Le revers de cette opération de déguerpissement, c’est l’abandon des cours par les enfants vivant avec leurs parents dans le camp Beal. Ces enfants ont été casernés avec leurs familles respectives au niveau de la CNS pour certains en face de l’ENAM. D’autres sont par-contre dans la nature et ne se présentent en salle de classe. « Présentement, ces enfants ne viennent pas. Il y a de cela une semaine, je suis passé par salle de classe. Mais j’ai trouvé seulement un enfant au niveau du CI et deux autres au niveau du CP. Et ceux sont absents sont dans les grandes classes. Or, au niveau du groupe A, ils étaient  au nombre de 233, du CI au CM-2. Mais présentement, c’est moins de 10 enfants qu’on retrouve dans les salles de classe», a fait savoir Marie Angel Ngama Gou, directrice de l’école 36 Villas groupe A. 

Même son de cloche à l’école 36 Villas groupe B, avec son Directeur Jean Baptiste Faranzo, « nous sommes entrés dans la phase des préparatifs des examens du premier trimestre. Nous sommes dans le regret d’annoncer que nous avons souffert d’un petit coup de départ massif de ces enfants. On avait une centaine d’élèves qui fréquentaient cet établissement, qui habitaient ce camp et qui sont partis. Nous savons eu de difficultés parce que nous ne pouvons plus avoir ces enfants parmi nous maintenant », regrette-t-il. 

Face à cette situation inquiétante, « Nous avons émis le vœu que les parents puissent lâcher les enfants de venir à l’école dans un premier temps pour qu’on puisse les recenser, trouver leurs lieux d’habitations, dresser leur liste afin d’envoyer dans les circonscriptions actuelles où ils habitent », a précisé Jean Baptiste Faranzo, Directeur de l’école 36 Villas-B. Cette disposition selon lui, « permettra de faire inscrire ces enfants n’importe où ils se trouveront avec l’appui des autorités compétentes », a indiqué l’enseignant. 

Quant à sa collaboratrice, Directrice du groupe-A, « bientôt, nous allons convoquer une grande réunion des parents d’élèves. Et à l’issue, peut-être que ces parents peuvent les informer afin qu’ils reprennent le chemin de l’école », a fait savoir Marie Angel Ngama Gou.

C’est en tout près de 300 élèves du fondamental-1 qui sont aujourd’hui privés de leurs droits à l’éducation après les opérations de déguerpissement de leurs familles du Camp Béal le 19 novembre dernier.

lundi, 09 décembre 2019 14:43 Écrit par Dans SOCIETE

Rétro-actualité RJDH de la semaine du 02 au 07 Décembre 2019 en 10 points

  • L’Ambassadrice de l’Union Européenne en Centrafrique Samuela Isopi, s’est félicitée de l’organisation de ces activités dans le pays. Les journées portes ouvertes organisées par l’Union Européenne pour montrer l’impact de leur projet sur financement à travers le « Fond Bêkou » à l’endroit de la jeunesse Centrafricaine, se sont terminées le samedi 30 novembre dernier sur une note de satisfaction.
  • La deuxième vague du rapatriement volontaire des réfugiés centrafricains vivant en République Démocratique du Congo est arrivée lundi 2 décembre à Bangui. Ils étaient une centaine à rentrer au pays et accueillis par le Haut-Commissaire du HCR, Philippo Grandi, et quelques membres du gouvernement centrafricain.
  • De nombreux partenaires financiers de la Caritas Centrafrique, ont mis un terme aux contrats avec cette structure de l’église catholique. Ces décisions, selon les investigations du RJDH, font suite aux soupçons de viol qui pèsent depuis quelques jours sur cette entité.
  • Le Réseau des Journalistes pour les Droits de l’Homme en Centrafrique (RJDH-RCA) a mis en place le 05 décembre 2019 le comité d’alerte communautaire pour les violences basées sur le genre dans le 7ème arrondissement de Bangui. Ce comité regroupe des jeunes et autorité locale qui vont travailler sur les questions liées aux VBG dans leur milieu.
  • Affaire Caritas Centrafrique, le Cardinal Dieudonné Nzapalahinga plaide pour que les partenaires financiers de la Caritas Centrafrique qui ont mis un terme aux contrats avec cette structure de l’église catholique de penser aux personnes qu’elle assiste à travers le pays en lien avec les soupçons de viol sur mineurs éclaboussent cette organisation.
  • La Minusca a enregistré une légère augmentation d’actes et exploitation d’abus sexuels en Centrafrique en 2019. 12 cas d’allégations ont été documentés cette année contrairement aux 20 autres cas en 2018.
  • Des éléments de l’UPC maintiennent toujours leur position à Bambouti. Le porte-parole de la Minusca, Vladimir Monteiro a indiqué tout ce qui était prévu reste de mise et la Minusca continue à travailler avec les autorités dans ce sens.
  • Les enseignants contractuels du fondamental 1 ont manifesté dans la matinée du jeudi 05 décembre devant le Building administratif où se trouve le cabinet du Ministère de l’Enseignement Primaire pour réclamer le payement du dernier trimestre de l’année académique 2018/2019 et leur intégration dans la Fonction Publique.
  • Une fille de 25 ans a tenté d’empoisonner certains membres de sa famille à l’aide de raticide le mercredi 04 décembre à Berberati. A l’origine, une mésentente entre elle et ses parents depuis quelques jours qui l’a conduit à cette pratique. Elle a été arrêtée et placée en détention à la gendarmerie locale de Berberati.
  • Le Haut-commissaire du HCR, Philippo Grandi, plaide en faveur des réfugiés quant à leur participation au processus électoral en Centrafrique. Pour le Haut fonctionnaire des Nations-Unies, les citoyens d’un pays où qu’ils se trouvent doivent participer aux débats qui touchent à leur avenir.
samedi, 07 décembre 2019 09:18 Écrit par Dans SOCIETE

Centrafrique : « Une personne sur quatre sont des déplacées ou réfugiées », selon Philippo Grandi, Haut-Commissaire de HCR

BANGUI, le 04 Novembre 2019(RJDH)---Une personne sur quatre sont des déplacées ou réfugiées ce qui témoigne une proportion de déplacement qui est parmi les plus élevés aux monde. Un Constat fait par le Haut-commissaire du HCR, Philippo Grandi, en visite en Centrafrique du 02 au 04 décembre. Il l’a fait savoir cet après-midi lors de sa rencontre avec les  professionnels de médias à Bangui.

En visite de trois jours dans le pays, le Haut-commissaire du HCR, Philippo Grandi a indiqué que la  Centrafrique est classée parmi les pays où le nombre des personnes affectées par la crise est en hausse entrainant ainsi leurs déplacements en lien avec les conflits armés.

Pour le Haut-Commissaire du HCR, une personne sur quatre en Centrafrique sont des déplacées, « En Centrafrique, une personne sur quatre sont des déplacées ou réfugiées. C’est beaucoup. C’est une proportion qui est la plus élevée au monde, cela reflète quand même une crise grave qui a sévi dans  ce pays depuis plusieurs années et qui a débouché sur un phénomène de déplacement massif à l’intérieur et à l’extérieur du pays », indique-t-il.    

Le pays renoue peu à peu avec la paix encouragée par des signes manifestés de retour par les déplacés internes, selon Philippo Grandi, « Cet élément, c’est le souhait de beaucoup des centrafricains déplacés ou un certain nombre de ces personnes de rentrer chez elles et d’en terminer avec la dépendance. Je l’ai entendu haut et fort lors de ma visite sur le site des déplacés à Bambari c’est encore une minorité des personnes qui déplorent cette situation qui pose de problème », a cru le Haut-Commissaire du HCR.  

Au-delà de la volonté de retour, il est important d’accompagner ces personnes dans les mesures du possible mais les soutenir n’est pas aussi suffisant dans un pays comme la RCA qui a encore des défis majeurs à relever. « Le retour n’est pas suffisant, c’est la durabilité de ce retour ; c’est soutenir ce retour dans le temps pour que ces déplacés ou réfugiés ne deviennent pas de nouveau des personnes déplacées. C’est là le défi dans un pays qui a encore des défis de sécurité, au niveau des services publiques, au niveau de la présence de  l’administration de l’Etat» a rappelé Philippo Grandi, Haut-commissaire au HCR

La visite du Haut-Commissaire en Centrafrique s’inscrit dans le programme du Haut-Commissariat des Nations-Unies pour les Réfugiés visant à accompagner les réfugiés ayant accepté volontairement de rentrer au pays.

mercredi, 04 décembre 2019 15:55 Écrit par Dans SOCIETE

Centrafrique : L’Ambassadrice Samuela Isopi se félicite des journées portes ouvertes de l’Union Européenne à Bangui

BANGUI,le 03 Décembre 2019 (RJDH)--- Les journées portes ouvertes organisées par l’Union Européenne pour montrer l’impact de leur projet sur financement à travers le « Fond Bêkou » à l’endroit de la jeunesse Centrafricaine, se sont terminées le samedi 30 novembre dernier sur une note de satisfaction.  L’Ambassadrice de l’Union Européenne en Centrafrique Samuela Isopi, s’est félicitée de l’organisation de ces activités dans le pays.

C’est sur une note de satisfaction que l’Union Européenne salue la tenue des journées portes-ouvertes qu’elle avait organisées du 28 au 30 novembre dernier. Ces journées ont été des occasions pour le public centrafricain de connaitre les apports multidimensionnels de l’Union Européenne pour le relèvement du pays à travers ses différents projets financés en Centrafrique.

Plus de 9 000 personnes ont visité les stands et expositions à l’Alliance Française de Bangui. Particulièrement satisfaite et émue, Samuel Isopi, Ambassadrice de l’Union Européenne en Centrafrique, déclare que c’est une possibilité pour tous les centrafricains de toucher du doigt, la réalité de la coopération entre la Centrafrique et l’Union Européenne. 

«Je suis particulièrement satisfaite, on a pu enregistrer un nombre très important des gens qui sont venus visiter les stands pendant ces trois jours que nous avions réalisés. C’est une possibilité pour tous les centrafricains de venir visiter nos produits et nos réalisations, notre coopération et toucher du doigt la réalité de cette coopération parce que, pendant ces  trois jours, on a eu beaucoup de témoignages venant des centrafricains eux-mêmes qui ont parlé des projets qu’ils ont été bénéficiaires. Le message que nous voulons passer, c’est un message d’espoir parce que dans ce pays, y a tellement d’histoire, des bonnes histoires qui peuvent  être une source d’inspirations ou d’encouragement pour d’autres», a exprimé Samuela Isopi.

Des visiteurs ont clairement indiqué qu’à travers ces journées, ils ont enfin compris combien la contribution importante de l’Europe dans le pays, « dès que nous avions appris que l’Union Européenne à organiser cette journée porte ouverte, nous nous sommes dit en tant que jeune centrafricains, nous devons passer voir la réalisation de l’Union Européenne en ce qui concerne ces projets en Centrafrique plus particulièrement pour nous la jeunesse », a témoigné un jeune rencontré sur les lieux.

Pour un étudiant à l’Université de Bangui, l’Union Européenne est le premier partenaire du pays au regard des projets qu’elle porte et soutienne pour sortir les familles de la pauvreté. « Grâce à  l’Union Européenne, nous avons pu découvrir combien l’UE intervienne en Centrafrique, entre autres, la libre circulation des personnes, des biens et des services dans l’espace Schengen, la création  des ponts métalliques et tout ceci pour moi c’est un début à tout pour que la paix revienne dans le pays ainsi que le vivre ensemble», indique Jeff Darnaye, étudiant en 3ème année des droits à l’Université de Bangui.

L’Union Européenne à travers ses programmes multiformes en Centrafrique touche près de la moitié de la population centrafricaine. Ce qui la place devant tous les partenaires au développement de la RCA.

mercredi, 04 décembre 2019 07:28 Écrit par Dans SOCIETE

Centrafrique : Un budget prévisionnel de 382 millions FCFA établi par la plateforme religieuse  pour promouvoir le dialogue et la paix

BANGUI, le 29 Novembre 2019 (RJDH)---Des organisations religieuses ont mis en place, mercredi 27 novembre, un plan d’activités en faveur de la paix et le dialogue inter-religieux dans le pays. Pour cela, la mise en œuvre nécessite un fonds d’environ 382 millions de francs CFA.

Ce plan d’action vise à promouvoir les dialogues inter-religieux l’implication des acteurs religieux dans la gestion de conflit et la justice transitionnelle afin de contribuer à la restauration de la paix durable en République Centrafricaine. Pour atteindre les objectifs fixés, la plateforme religieuse a besoin d’un montant de 382 millions de FCFA.

Docteur Boris Modeste Yakoubou, expert et représentant de l’ONG KAICIID, définit les grandes lignes de ce plan par les différents acteurs réunis par l’ONG internationale en Centrafrique Finn Church Aid, « les acteurs religieux centrafricains ont travaillé pendant longtemps et ils ont sorti un plan d’action pour travailler sur le dialogue et retour définitif de la paix en République Centrafricaine. Les partenaires sont satisfaits du résultat de cette session à travers un plan d’action qui met un projecteur sur la justice, la réparation et la gestion des conflits mais de manière traditionnelle », a-t-il souligné.

Cette initiative vient appuyer, ajoute-t-il,la plateforme religieuse, « à travers l’inclusion de certains leaders religieux qui ne sont pas dans cette plateforme et complémenter les actions de cette organisation sur l’ensemble du territoire national. Car, la question de la paix concerne tout le monde. Nous sommes prêts à les soutenir pour le retour de la paix dans le pays ».

Ce plan d’action a été mis sur pied, suite à un atelier de formation de trois jours organisé par l’ONG internationale Finn Church Aid à Bangui où plusieurs membres de cette plateforme ont participé à l’élaboration du plan qui sera soutenu par les partenaires impliqués dans la résolution de la crise en Centrafrique.

Carlos Watou

vendredi, 29 novembre 2019 16:39 Écrit par Dans SOCIETE
Page 9 sur 10