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Centrafrique : La CBCA annonce la mise en circulation prochaine de la carte Visa

BANGUI, le 18 février 2020(RJDH) --- Le Directeur Général de la Commerciale Bank Centrafrique (CBCA), Hervé Kogboma Yogo, a annoncé l’extension prochaine des services de la banque dans certaines villes de province du pays et la mise en circulation à l’international dans les prochains mois de la carte visa. L’annoncé a été faite dans une interview exclusive accordée au RJDH, le samedi 15 Février 2020.

RJDH: Hervé Kogboma-Yogo, bonjour!

HKY : Bonjour !

RJDH : La Commerciale Bank Centrafrique a organisé une journée de réflexion avec son personnel soit une semaine après le lancement des travaux de construction du nouveau siège de la banque, que recherchez-vous exactement à travers cette initiative ?

HKY : En réalité depuis plus d’une année, la CBCA a inscrit dans son programme annuel l’organisation des journées de réflexion. Chaque année nous avons deux séances de réflexion, cela peut se tenir à Bangui, mais dans la plupart des cas, nous optons pour nous retirer de la capitale. Le lancement des travaux de construction du nouveau siège de la CBCA qui se coïncide un peu avec cette journée de réflexion ne sont pas liés, nous avons programmé dès le début de l’année et 6 mois après nous allons encore réaliser une journée de réflexion.

RJDH : Le premier thème débattu lors de cette rencontre est axé sur « la prévention et la gestion des plaintes », cela sous-entend que vous recevez régulièrement des plaintes au sein de votre établissement bancaire ?

HKY : Vous savez, nous vivons dans le monde des humains et la perfection n’est pas du monde des humains. Nous sommes faillibles alors qu’est que nous devons faire face aux réclamations des clients. Ce thème est conçu dans l’optique d’outiller les employés de manière à ce que ces derniers puissent prévenir les plaintes des clients de manière à prendre des dispositions à ce qu’il n’y ait pas de réclamations.  Et si d’aventure venait d’arriver qu’un client se plaint comment nous devons traiter sa réclamation.

                           "Une banque doit servir sa clientèle avec célérité"

Une banque doit servir sa clientèle avec célérité. Une banque qui reçoit beaucoup de plaintes des clients est une banque qui, au fil de temps, est appelée à disparaître parce que la force d’une banque c’est les clients. Alors si tous les clients d’une banque se plaignent, ils finissent par aller à la concurrence et cette banque finit par disparaître. Donc au niveau de la CBCA nous faisons très attention à la manière à laquelle nous servons nos clients. C’est pourquoi nous prenons des dispositions au niveau interne pour outiller le personnel afin de gérer avec célérité la clientèle.     

RJDH : Lors de la cérémonie du lancement des travaux de construction du nouveau siège de la CBCA, les commentaires de la population sur les réseaux sociaux étaient de voir cette banque opérationnelle dans certaines villes de province telles que Carnot, Nola…Qu’est-ce que vous leur répondez ?

HKY : Nous faisons de cela un problème majeur. Nous allons étendre notre réseau d’agence, si Dieu le permet, dans nos provinces dans les mois à venir. On va ouvrir quelques agences dans quelques villes du pays. Je ne vais pas dévoiler ici les villes dans lesquelles nous établirons nos agences, mais dans les mois à venir, nous allons ouvrir des agences dans nos provinces même dans la capitale, nous allons voir dans quelle mesure et cela en fonction de nos réalités et de nos budgets, comment faire aussi pour pouvoir créer d’autres agences dans la capitale dans l’optique de d’engorger nos guichets.   

RJDH : Nous entamons une nouvelle année, quelles sont vos perspectives et vos vœux pour votre clientèle ?

"Dans les prochains mois, nous aurons une carte visa, ce qui donnera l’opportunité à nos clients de pouvoir disposer de fonds où qu’ils se trouvent"

HKY : Pour 2020, les travaux de construction du siège va durer 9 mois. Toujours dans l’année 2020, nous allons faire un grand pas puisque c’était un bémol de quelque chose qui était considéré comme un handicap, parce que nous avons une carte qui ne s’étend pas à l’international. Dieu voulant, dans les prochains mois, nous aurons une carte visa ce qui donnera l’opportunité à nos clients de pouvoir disposer des fonds où qu’ils se trouvent. Pour ce qui est des vœux, je profite de votre micro pour présenter mes vœux les meilleurs à tous les clients de CBCA en leur garantissant que nous allons encore davantage faire de notre mieux pour pouvoir mettre à leurs dispositions un service de qualité.

Hervé Kogboma-Yogo le RJDH vous remercie !

HKY : C’est à moi de vous remercier.

 

mardi, 18 février 2020 10:12 Écrit par Dans ECONOMIE

Centrafrique : La CBCA dans la dynamique d’améliorer la qualité de ses services

LITON, le 17 février 2020 (RJDH) --- La Commerciale Bank Centrafrique (CBCA) a organisé le samedi 15 février une journée de réflexion avec son personnel sur la prévention et la gestion des plaintes, la santé et sécurité du personnel. Une manière, selon Hervé Kogboma Yogo, Directeur Général de la CBCA, de renforcer les liens commerciaux et l’amélioration de la qualité de ses services.

Le choix des thématiques de cette journée de réflexion, intervient suite aux plaintes enregistrées parfois liées à certains dysfonctionnements ou à la non satisfaction de certains clients dans les opérations et la lenteur dans les services.  Pour améliorer la qualité des services, la direction générale a ouvert ce séminaire au profit des cadres et agents de cette succursale dans le but de renforcer leurs capacités sur la gestion des plaintes et comment les prévenir.

Hervé Kogboma Yogo a indiqué qu’il n’y a pas une meilleure formation que celle-ci en termes de connaissances, « nous recevons toujours des réclamations. En terme de formation beaucoup veulent seulement aller à l’extérieur pour une formation, il n’y a pas une meilleure formation que celle-ci en termes de connaissance », dit-il.

Pour faire face aux multiples plaintes de sa clientèle, la CBCA doit améliorer la qualité des services répondant aux attentes des clients. « Le choix du thème sur la gestion des plaintes ne signifie pas que nous avons trop de plaintes de la part de nos clients puisque nous sommes des humains faillibles, c’est pourquoi nous voulons prévenir et trouver des moyens ensemble pour mieux gérer nos clients », a-t-il conclu.

Selon Jésus Gbanga, chef d’agence de la CBCA de Bouar, « nous vivons au quotidien la plainte des clients. A partir de cette formation, nous allons multiplier nos efforts pour éviter au maximum les plaintes des clients à travers des stratégies dont l’une d’elle est la communication », a-t-il souligné.

Un satisfecit de l’agence de Berberati de voir implanter la CBCA dans d’autres villes du pays. Un souhait exprimé par Telesphore Doui, « nous savons que l’élargissement de la CBCA dans les villes de provinces du pays fait partie de la politique de la banque. Nous souhaitons un jour voir notre banque à Nola, Gamboula et Carnot où nos clients sont obligés de se rendre à Berberati pour des opérations. Nous recevons aussi des plaintes de ce genre », a fait remarquer le chef d’agence de Berberati Telesphore Doui.

Cette journée de réflexion vient une semaine après le lancement des travaux de construction du nouveau siège de la CBCA le 07 février dernier à Bangui. Elle est inscrite dans le programme annuel de la CBCA.  

Bienvenue Marina Moulou-Gnatho

lundi, 17 février 2020 22:40 Écrit par Dans ECONOMIE

Cameroun : Le port de Kribi  accorde une réduction tarifaire de 30% sur les marchandises des opérateurs centrafricains

KRIBI, le 17 février 2020 (RJDH)---Pour importer ou exporter ses biens de consommation, la République Centrafricaine (RCA), pays enclavé utilise le Port de Douala ou celui de Kribi. Ainsi face à la concurrence et afin d’inciter les acteurs du secteur, le Port de Kribi a décidé d’accorder une réduction tarifaire de 30% aux opérateurs économiques centrafricains. Cette décision fait suite à la mission de prospection commerciale du Conseil Centrafricain des Chargeurs (CCAC) effectuée le 31 janvier 2020 au port de Kribi (Sud-Cameroun).

Selon la déclaration d’une autorité portuaire rapportée par investiraucameroun.com, « on peut citer le rabattement de 30% sur les marchandises, de 25% sur l’acconage et de 75% sur les pénalités de stationnement » en faveur des opérateurs centrafricains.

Hausse de volume marchandises en provenance ou à destination de la RCA:

La République Centrafricaine constitue une source en devise pour le Port de Kribi qui a noté que « le volume de marchandises en direction ou en provenance de la République Centrafricaine (RCA) affiche une progression de 991 EVP (mesure de conteneur qui regroupe à la fois les conteneurs de 20 pieds et de 40 pieds) en 2019 contre 386 EVP en 2018. L’ensemble des échanges représentant une augmentation de près de 70% par rapport à l’année 2018. L’ensemble de ces échanges ont été le fait de clients bien connus de RCA tels que Timberland Industries ; Vicwood RCA ; Tahnry RCA ; Socimco ; Sinfocam ; la Centrafricaine des bois ».

Ajouté à cette réduction, les autres mesures incitatives sont « une réserve foncière de plus de 15 hectares et la mise à disposition d’espaces à usage de bureaux pour les services douaniers de la RCA », a rappelé investiraucameroun.com, un site d’information économique du Cameroun.

Pour sa sécurité économique, la RCA devra encourager le trafic fluvial RCA-Congo-RDC:

Pour ses besoins vitaux et pour son économie, le Centrafrique est tributaire des ports camerounais de Douala et de Kribi. Cependant, l’insécurité sur le corridor Bangui – Douala entretenue par les groupes armés qui avaient bloqué en mars 2019 cet axe du réseau communautaire de la CEMAC est révélatrice des menaces sur l’économie centrafricaine. Alors, face à cela, les autorités centrafricaines ont intérêt a aussi encouragé le trafic fluvial RCA-Congo-RDC.

Fleury Agou

lundi, 17 février 2020 15:24 Écrit par Dans ECONOMIE

Centrafrique :  La Commerciale Bank Centrafrique lance les travaux de son nouveau siège

BANGUI, le 10 février 2020 (RJDH)---Les travaux de construction du nouveau siège de la Commerciale Bank Centrafrique (CBCA), ont été lancés vendredi 07 février 2020 à Bangui. Ce nouvel immeuble comportera 73 bureaux avec un délai d’exécution de 9 mois à hauteur de 1, 400 milliards de FCFA, sur fonds propre de la CBCA.

Face aux impératifs du moment, la Commerciale Bank Centrafrique (CBCA) s’est engagée dans la construction d’un nouveau siège de trois étages comportant 73 bureaux. Un vieux projet de 18 ans qui n’a pas pu être réalisé pour des raisons plus techniques.

Lorsque la décision avait été prise en son temps pour la construction de ce nouveau siège, la banque comptait 15 mille clients mais à ce jour elle en compte environ 50 mille, selon Hervé Kogboma Yogo, directeur général de la CBCA, est de « faire face aux exigences de la demande de la clientèle qui est dans un dynamisme d’évolution et d’améliorer les services bancaires pour satisfaire tout le monde ».

Sur une superficie de 464, 71 m2, l’immeuble comportera 3 niveaux. « Le lancement de ces travaux constitue une étape supplémentaire dans la bonne marche de la CBCA. L’immeuble s’étendra sur une superficie de 464,71 m2 et comportera trois niveaux. Une structure en béton armé comprenant 73 bureaux et une salle de réunion, des salles de bain etc. En dehors des climatisations, il y aura un système portier vidéophone, le réseau télévision détecteur de fumée. Le lancement de ces travaux est plus qu’un symbole, il constitue une remarquable étape supplémentaire dans la marche de la CBCA », poursuit-il.

La construction de cette nouvelle infrastructure met en relief la matérialisation concrète de la CBCA, d’accompagner et de construire une économique solide et dynamique. L’extension de la succursale CBCA est prévue à l’intérieur du pays.

Jocelyne Nadège Kokada

lundi, 10 février 2020 15:02 Écrit par Dans ECONOMIE

Centrafrique : 12 millions d’euros octroyés par la France pour le relèvement du Sud-Ouest de la RCA

BANGUI, le 30 janvier 2020(RJDH)---La France a octroyé un montant de 12 millions d’euros pour la mise en œuvre du projet « I yeke oko » à travers le consortium d’ONG internationales, notamment  l’Agence française de développement, la Croix rouge française et Action contre faim. Le document a été signé ce 30 janvier 2020 entre la France et le ministère de l’Economie et du Plan.

Le projet « On est ensemble » en sango « I yeke oko » financé par la France vise à contribuer au développement équilibré et durable des territoires touchés par les déplacements de populations causés par la crise centrafricaine, notamment dans la Mambéré-Kadeï en République centrafricaine.  Ce projet de 4 ans est financé à hauteur de 12 millions d’euros par la France, à travers l’Agence française de développement.

« Un quart des Centrafricains sont toujours déplacés forcés ou réfugiés dans les pays voisins, en particulier au Cameroun. Dans les deux pays, les mouvements de populations ont un impact important sur le développement local : pression sur les ressources disponibles, nécessaire cohabitation entre populations hôtes et réfugiées. Le projet I Yéké Oko vise donc à permettre un développement économique et social inclusif des territoires, des deux côtés de la frontière », indique le communiqué.

Ce projet aura des effets majeurs pour les communautés locales, le renforcement des administrations, la fourniture d’équipements, les formations, appui aux services d’état civil, création d’instances de concertation et dans d’autres domaines tels que, social, assistance légale et psychosociale aux victimes de la crise ainsi que la relance de l’économie rurale.

Le projet I Yéké Oko doit contribuer au renforcement de la gouvernance locale. Les cinq organisations internationales et l’Agence française de développement travaillent donc en étroite collaboration avec le ministère de l’Economie, du Plan et de la Coopération, ainsi qu’avec les autres ministères concernés par les activités du projet.

RJDH

jeudi, 30 janvier 2020 15:35 Écrit par Dans ECONOMIE

Centrafrique : Foire agricole de Bozoum, 90 millions de FCFA récoltés

BOZOUM, le 29 Janvier 2020(RJDH)---La 16foire Agropastorale, organisée par Caritas Centrafrique à Bozoum, du 24 au 26 Janvier 2020, a été un succès pour la relance économique dans la Région de l’Ouham Pende.  Selon les organisateurs, les agriculteurs ont vendu leurs produits pour un montant de plus de 90.000.000 FCFA soit plus de 150.000 euros.

Chaque année, la ville de Bozoum organise une foire agricole qui réunit des centaines de producteurs de différentes régions de la RCA. Cette foire, est organisée par la Caritas Centrafrique, a permis aux agriculteurs de vendre leurs produits.  

Dans l'esprit d'encourager les producteurs, la Présidence de la République a remis une enveloppe de 5 millions de FCFA aux producteurs en compétition de gagner des différents prix et des médailles d’encouragement.

Pendant les 3 jours de la Foire, les agriculteurs ont vendu leurs produits pour un montant de plus de 90.000.000 FCFA soit environ 150.000 euros. « C’est le double de l’année passée. La Présidence de la République a octroyé un don de 5 millions de FCFA : une partie, 1.800.000 FCFA a été remise aux lauréats des 2 concours de la Foire : Concours des expositeurs et concours des jardins potagers. Les 3.200.000 FCFA restants ont été partagés en raison de 25.000 FCFA par groupement présent », a indiqué Caritas Centrafrique de Bozoum.

Les producteurs de Bocaranga ont remporté une médaille d’Or et une enveloppe de 500 mille francs CFA pour les variétés de leurs produits agricoles. Les Ministères de l’Agriculture et celui du Commerce ont contribué matériellement cette initiative pour encourager les agriculteurs en leur octroyant « des charrues, brouettes, bottes ». L’occasion a aussi permis d’attirer des milliers de personnes, des investissements dans le domaine de l’agriculture dont la société HUSACA.

Au total, 133 groupements venus de Bozoum, Bossemptele, Bouar, Bocaranga, Paoua, Ndim et Ngaoundaye ont participé cette Foire organisée par la Caritas.

RJDH

mercredi, 29 janvier 2020 13:35 Écrit par Dans ECONOMIE

Centrafrique : « La Centrafrique affiche une croissance économique estimée à 4,8% en 2019 » selon la Banque Mondiale

BANGUI, le 24 janvier 2020 (RJDH)---La République Centrafricaine a connu une croissance économique de 4,8 %. « Une croissance très importante par rapport aux autres pays de la sous-région », indique le rapport de la Banque Mondiale en Centrafrique, présenté ce jeudi 23 janvier 2020 à Bangui.

La deuxième édition des cahiers économiques de la République Centrafricaine, publiée ce jeudi 23 janvier par la Banque, a examiné l’évolution des tendances économiques dans le pays et propose des options pour accroitre les recettes intérieures, en améliorant la politique et l’administration fiscale et douanière.

C’est sur une note de satisfaction que le Représentant de la Banque Mondiale en Centrafrique, Han Fraeters, salue la bonne opération de la croissance économique du pays en indiquant que l’amélioration de la situation sécuritaire a entraîné des perspectives économiques positives avec une croissance du PIB réel estimée à 4,8 % en 2019. « C’est un message très positif. Cela veut dire que la récupération économique est en cours et continue. On se demande pourquoi cette amélioration en 2019. Si les gens ont le temps de soupirer de développer des activités économiques logiquement, cela va avoir un effet positif sur l’économie, les gens auront pour priorités le temps de développer des activités économiques, et c’est cela la croissance de l’économie », s’est-il réjoui.

Malgré cette performance, la Banque Mondiale appelle la RCA à mobiliser des recettes internes pour soutenir cette croissance. C’est ce que tient à souligner Félix Moloua, Ministre de l’Economie, du Plan et de la coopération internationale, en estimant que c’est « une tâche importante pour des années prochaines d’essayer de créer plus de recettes internes. Cela veut dire que les citoyens et des entreprises auront de confiance dès que l’Etat va donner des services de bases, des routes et au retour les citoyens, les sociétés vont payer des taxes. C’est ainsi qu’on a un contrat entre l’Etat et les citoyens. Cela va permettre à l’Etat de mobiliser ses propres ressources pour faire des investissements nécessaires », espère-t-il.

Les projections de croissance pour 2019 étaient 4, 8% contre 3,7% en 2018, rappelle la Banque Mondiale, qui ne doit pas occulter les réels besoins de la population, en proposant que, d’abord, le contrat social doit être renforcé entre l’Etat et les citoyens, puis élargir l’assiette fiscale qui représente environ 8 % du PIB. Améliorer, ensuite, le recouvrement des taxes foncières à travers des mises à jours pour refléter les récentes évolutions économiques car, selon la Banque Mondiale, « une nouvelle législation permettrait de générer près de 12 milliards FCFA (environ 22 millions de dollars », réduire les exonérations fiscales et enfin moderniser l’administration fiscale.

 Jocelyne Nadège Kokada

vendredi, 24 janvier 2020 14:23 Écrit par Dans ECONOMIE

Centrafrique : « La Centrafrique affiche une croissance économique estimée à 4,8% en 2019 » selon la Banque Mondiale

BANGUI, le 24 janvier 2020 (RJDH)---La République Centrafricaine a connu une croissance économique de 4,8 %. « Une croissance très importante par rapport aux autres pays de la sous-région », indique le rapport de la Banque Mondiale en Centrafrique, présenté ce jeudi 23 janvier 2020 à Bangui.

La deuxième édition des cahiers économiques de la République Centrafricaine, publiée ce jeudi 23 janvier par la Banque, a examiné l’évolution des tendances économiques dans le pays et propose des options pour accroitre les recettes intérieures, en améliorant la politique et l’administration fiscale et douanière.

C’est sur une note de satisfaction que le Représentant de la Banque Mondiale en Centrafrique, Han Fraeters, salue la bonne opération de la croissance économique du pays en indiquant que l’amélioration de la situation sécuritaire a entraîné des perspectives économiques positives avec une croissance du PIB réel estimée à 4,8 % en 2019. « C’est un message très positif. Cela veut dire que la récupération économique est en cours et continue. On se demande pourquoi cette amélioration en 2019. Si les gens ont le temps de soupirer de développer des activités économiques logiquement, cela va avoir un effet positif sur l’économie, les gens auront pour priorités le temps de développer des activités économiques, et c’est cela la croissance de l’économie », s’est-il réjoui.

Malgré cette performance, la Banque Mondiale appelle la RCA à mobiliser des recettes internes pour soutenir cette croissance. C’est ce que tient à souligner Félix Moloua, Ministre de l’Economie, du Plan et de la coopération internationale, en estimant que c’est « une tâche importante pour des années prochaines d’essayer de créer plus de recettes internes. Cela veut dire que les citoyens et des entreprises auront de confiance dès que l’Etat va donner des services de bases, des routes et au retour les citoyens, les sociétés vont payer des taxes. C’est ainsi qu’on a un contrat entre l’Etat et les citoyens. Cela va permettre à l’Etat de mobiliser ses propres ressources pour faire des investissements nécessaires », espère-t-il.

Les projections de croissance pour 2019 étaient 4, 8% contre 3,7% en 2018, rappelle la Banque Mondiale, qui ne doit pas occulter les réels besoins de la population, en proposant que, d’abord, le contrat social doit être renforcé entre l’Etat et les citoyens, puis élargir l’assiette fiscale qui représente environ 8 % du PIB. Améliorer, ensuite, le recouvrement des taxes foncières à travers des mises à jours pour refléter les récentes évolutions économiques car, selon la Banque Mondiale, « une nouvelle législation permettrait de générer près de 12 milliards FCFA (environ 22 millions de dollars », réduire les exonérations fiscales et enfin moderniser l’administration fiscale.

 Jocelyne Nadège Kokada

vendredi, 24 janvier 2020 14:23 Écrit par Dans ECONOMIE

Centrafrique : La Banque Mondiale évalue l’impact social du projet Löndö

BANGUI, le 23 janvier 2020 (RJDH)---La Banque Mondiale a présenté mercredi 22 janvier 2020 les résultats de l’évaluation d’impact social du projet Löndö dans les préfectures de la RCA lors d’un atelier ce mercredi 22 janvier à Bangui. Une évaluation qui permet de voir les avancées et les faiblesses de ce projet afin de le rendre plus performant.

Financé par la Banque Mondiale, le projet Löndö a favorisé la création d’emplois temporaires pour les jeunes désœuvrés à Bangui et dans les 12 préfectures sur 16 choisies de la République Centrafricaine pour recevoir ce projet au détriment des autres où la situation sécuritaire reste préoccupante. Il est initialement conçu pour donner des revenus aux populations vulnérables contre un travail temporaire d’entretien routier manuel à travers l’approche de la Haute Intensité de main-d’œuvre.

Cinq (5) points principaux résultats ont permis de faire l’évaluation d’impact social du projet sur les communautés locales et dans les zones dans lesquelles le projet intervient, selon Arthur Leclagange enseignant économiste à la Banque Mondiale, qui souligne que « cet exercice est le résultat d’une évaluation d’impact c’est-à-dire d’une enquête après des bénéficiaires et non bénéficiaires du projet Löndö. On leur a posé des questions sur leurs activités économiques, les caractéristiques sociodémographiques de leur ménage, combien de biens ils possèdent. On trouve aussi que des bénéficiaires ont plus de biens, plus d’équipements dans leur ménage, des biens durables, mais aussi des biens productifs ».

 « On voit aussi une différence particulière pour les bénéficiaires hommes, ils ont plus de téléphones que les non bénéficiaires. Un point important, c’est que ces impacts positifs, on les observe entre deux mois et vingt et un mois après le projet Löndö, donc c’est vraiment d’impact durable dont on parle ici. »

En 2019, les femmes bénéficiaires représentaient 34 % des personnes retenues pour le travail. En raison de 40 jours de travail en échange de d’un salaire de 1500 FCFA par jour (soit environ 3 dollars) et un vélo qu’ils peuvent conserver une fois avoir accompli leur travail.  « L’un des objectifs fondamentaux du projet vise à donner aux plus démunis les moyens de s’extraire de l’extrême pauvreté et à renforcer la cohésion sociale mise à l’épreuve par le conflit », rappelle Arthur Leclagange.

Pour le ministre du plan et de l’économie, Félix Moloua, il pense que le projet Löndö est un projet phare qui a connu l’adhésion massive de la population. « Ce projet est financé sur le fonds de la Banque Mondiale. Il n’a plus besoin d’être présenté par ce qu’il a parcouru toutes nos préfectures et connu l’adhésion massive de la population. Alors aujourd’hui il est question de faire le point sur les résultats obtenus de ce projet, notamment ce qui concerne les points forts et points faibles, les atouts les contraintes, il faut les partager », estime le membre du gouvernement.

Ce projet qui a couvert toute les préfectures de la RCA, à donner de l’espoir et du sourire à tous les bénéficiaires. 81 % des populations dans les zones d’intervention sont touchées par ces retombées positives.

 Jocelyne Nadège Kokada

jeudi, 23 janvier 2020 15:43 Écrit par Dans ECONOMIE

Centrafrique : La Banque Mondiale alloue une enveloppe de 100 millions pour le projet Löndö +

BANGUI, le 23 Janvier 2020 (RJDH)---La Banque Mondiale a accordé une enveloppe de 100 millions de dollars soit environ 56 milliards de francs CFA à la Centrafrique dans le cadre du projet Löndö+. Ce montant additionnel, selon le représentant de la Banque Mondiale, Han Fraeters est destiné à la construction et réhabilitation des infrastructures durables dans le pays.

Le projet Löndö est la réponse efficace aux différents problèmes socio-économique et sécuritaire du pays. Il crée des emplois temporaires aux jeunes désœuvrés à Bangui et dans les 16 préfectures de la République Centrafricaine, est un programme financé par la Banque mondiale, et exécuté par l’AGETIP-CAF (Agence d’exécution des Travaux d’intérêt public en Centrafrique). Il est initialement conçu pour donner des revenus aux populations vulnérables contre un travail temporaire d’entretien routier manuel à travers l’approche de la Haute Intensité de main-d’œuvre.

 La Banque Mondiale après l’évaluation d’impact du projet, a encore accordé un montant d’environ 56 milliards FCFA pour la création de plus de cent soixante mille emplois temporaires, indique le représentant de la Banque Mondiale.

« Avec Löndö, nous avons créé 35 milles emplois temporaires aux jeunes. Mais avec le projet Löndö+, d'abord plus de 160 milles emplois temporaires sont prévus, ensuite nous allons essayer de faire des infrastructures plus durables. Le projet Löndö + sera utilisé comme le projet phare qui peut être un élément moteur de coordination avec les autres partenaires. Le total qu’on a alloué à Löndö+ est de 100 millions de dollars », dit Han Fraeters, représentant de la Banque Mondiale en Centrafrique.

De travail manuel, le projet Löndö + va passer à la construction des infrastructures communautaires, ajoute le Coordonnateur national du projet Löndö Lucien Judicaël Montinda, « déjà Löndö+ apporte une réponse efficace. Donc Löndö+ va construire des infrastructures durables notamment les écoles et bien d’autres. En plus de l’entretien routier manuel, on passe à la construction des infrastructures durables », a indiqué le Coordonnateur National.

Le total financement de la Banque Mondiale est estimé à plus de 120 millions de dollars.  Le cout total du projet Löndö est de 20 millions et le Löndö+ à 100 millions de dollars.

RJDH

jeudi, 23 janvier 2020 15:33 Écrit par Dans ECONOMIE
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