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ECONOMIE (46)

Centrafrique : le pays s’apprête à faire face aux conséquences de coronavirus sur les activités socio-économiques

BANGUI, le 15 avril 2020(RJDH)---Le pays ne cache plus son inquiétude face aux conséquences sur les activités socio-économiques pouvant basculer le taux de croissance économique qui était de 4% pendant ces quatre dernières années en RCA, en dessous d’1% selon le ministre des finances Henri Marie Dondra. Il l’a dit lors de la vidéoconférence avec le FMI le vendredi 10 avril à Bangui.

Les conséquences de coronavirus sur l’économie centrafricaine vont être dramatiques si le Cameroun décide d’aller en confinement général. C’est en ces termes que le ministre des Finances et du budget Henri Marie Dondra exprime son inquiétude au regard de l’évolution de cette pandémie au Cameroun, lors d’une conférence vidéo avec le Fonds Monétaire International FMI le vendredi 10 avril 2020.

La menace est réelle aujourd’hui sur l’économie mondiale. Les conséquences sur le plan socioéconomique, n’épargnent aucun domaine de la vie. Marius Det, commerçant au marché central de Bangui, pense que la maladie à coronavirus a eu des conséquences directes sur ses activités commerciales.

« Cette histoire de pandémie de coronavirus a joué sur nos commerces, les frontières sont fermées, nos marchandises n’arrivent pas à temps voulu. Les commerçants s’inquiètent du paiement de l’impôt parce qu’on a déjà fait la déclaration en mois de janvier et le service de recouvrement nous donne rendez-vous chaque un mois de passer verser de l’argent. On se plaint si l’impôt décalera son contrôle », s’inquiète-t-il.

La population centrafricaine se plaint du fait que cette pandémie pèse sur leur vie quotidienne. Les ménages souffrent face aux problèmes de transport, les prix ont doublé et donc il est nécessaire que nos dirigeants puissent prendre des mesures d’accompagnement.

En réponse, le ministre des finances et du budget, Henri Marie Dondra, estime qu’il est nécessaire d’entretenir le corridor Bangui-Douala pour éviter le pire sur l’économie centrafricaine.

 « Nous avons enregistré depuis ces quatre dernières années un taux de croissance d’environ 4% en moyenne, nous avons prévu une croissance de 5% en 2020, mais malheureusement cette crise nous pousse aujourd’hui à revoir cette croissance en dessous de 1%. Ce sont les conclusions auxquelles nous sommes arrivés. Avec le Fonds Monétaire International (FMI), nous avons abordé les questions liées aux conséquences économiques de cette pandémie sur l’économie de notre pays. Et maintenant il faut faire en sorte que les ressources domestiques puissent continuent à être perçues par les services de l’Etat. »

Depuis la déclaration de cette pandémie le 14 mars dernier, les prix des produits ont doublé en Centrafrique.

C’est dans ce contexte que le Fonds monétaire international a annoncé hier soir le versement d'une aide d'urgence à 25 pays parmi les plus pauvres du monde au rang desquels se trouve la Centrafrique. Cette aide, selon le FMI, devra leur permettre d'alléger leur dette et de mieux faire face à l'impact de la pandémie de Covid-19, en consacrant « une plus grande partie de leurs maigres ressources à leurs efforts en matière d'urgence médicale et d'aide», souligne le communiqué du FMI.

Jocelyne Nadège Kokada

mercredi, 15 avril 2020 13:46 Écrit par Dans ECONOMIE

Centrafrique : Le ministère des transports s’indigne face à la spéculation des prix des transports en commun

BANGUI, le 09 avril 2020, (RJDH)---L’arrêté interministériel visant à limiter le nombre de passagers en vue de lutter contre la propagation de Covid-19 souffre d’applicabilité. Faute de mesures d’accompagnement, les conducteurs de taxi, bus et moto continuent de spéculer unilatéralement sur les prix de transport au grand dam de la population. Pour le Directeur de transport de surface, Nono Wenceslas Nguelekoumon, il n’y a aucune raison pour ces gens de spéculer sur les prix des transports en commun.

Malgré les multiples appels à l’ordre des autorités compétentes, le prix de transport en commun est passé au double, une décision unilatérale des conducteurs faute de mesures d’accompagnement au sujet de la restriction du nombre de passagers. « Là, ce sont les conducteurs et les receveurs qui ont provoqué cela. Il n’y a aucun texte qui est pris au niveau du ministère de transport pour l’augmentation du prix de transport », c’est en ces termes que le Directeur de transport de surface, Nono Wenceslas Nguelekoumon, au ministère de transport dénonce le comportement réfractaire des conducteurs de bus et taxis.

Cet arrêté interministériel en son article 2, prévoit également le port obligatoire de masque et de gant pour les transporteurs et les personnes à bord de ces engins, disposition qui aujourd’hui est relayé  au second plan. Ceci, au vu et au su des éléments de la Police et de la Gendarmerie déployés sur le terrain. Nono Wenceslas se réfère au texte à son article 4: « Le ministère du transport ne se substitue pas à la Gendarmerie et à la Police. Tout ce qui est réglementation, on le fait. La mise en application ne dépend pas de notre département mais relève plutôt de la compétence de ceux qui font la répression sur la route ».

Les dispositions de cet article deux selon le directeur de transports de surface  vise à  protéger les chauffeurs et les receveurs pour qu’ils ne puissent pas être contaminés et de contaminer à leur tour les autres.

Pour les conducteurs, les dispositions prises par les autorités n’ont rien prévu comme mesures d’accompagnement pouvant leur alléger la tâche. Le gouvernement y réfléchi, répond Nono Wenceslas. « Nous avons initié un scénario pour voir dans quelle mesure, le gouvernement peut accompagner ou d’alléger les charges des véhicules pour permettre à la population de bien circuler. Et ce scénario, c’est déjà sur la table du gouvernement. Et dans les jours à venir, des textes vont tomber pour essayer d’alléger le coût de transport et de permettre aux propriétaires de véhicules et aux chauffeurs de bien faire leurs activités », a fait mention  Nono Wenceslas Nguelekoumon.   

De l’avis de certains observateurs, la problématique d’applicabilité des dispositions de cet arrêté interministériel face à la position réfractaire des conducteurs de taxis, bus et moto à trouver un palliatif à combler leur manque à gagner prouve à suffisance la fragilité de l’autorité de l’Etat.  Ce qui  suscite déjà des interrogations au sujet de plausibles mesures drastiques à prendre suivant l’évolution de la maladie dans le pays. Lesquelles mesures doivent être appliqué par la population afin de barrer la route  à la propagation de Covid 19, dont la lutte s’avère utile pour la santé publique.

Cyrille Wegue

jeudi, 09 avril 2020 11:57 Écrit par Dans ECONOMIE

Centrafrique : Que deviendra la Centrafrique dans les jours du confinement pour cause de Covid-19 ?

BANGUI, le 07 mars 2020 (RJDH)---La Centrafrique, pays enclavé, pays post-conflit avec des tensions persistantes par endroit, pays avec un taux de connectivité très faible, où l'électricité et l'eau potable sont rares, pays qui importe 70% de ses produits alimentaires des pays voisins, pays où on vit avec moins d'un dollar par jour, devrait s'attendre à une catastrophe humaine si le Covid-19 frappe durablement et impose une mesure de confinement total.  

L'enclavement de la Centrafrique avec un faible flux de la population mondiale est-t-il avantageux en cette période de la pandémie de Covid-19 ? Même si certaines pensées l'affirment, puisque l'unique l’aéroport de Bangui M'Poko accueille moins de 10 vols commerciaux par jours, cet enclavement est malheureusement source de dépendance des produits de première nécessité souvent importés du Cameroun, de la RDC et des pays limitrophes comme les deux Soudan etc.

Déjà, l'économie nationale est basée sur l'importation. Entre 2018 et 2019, le trafic import-export de la Centrafrique au port de Kribi au Cameroun a augmenté de près de 70%. Ce volume est passé de 386 conteneurs en 2018 à 991 conteneurs au cours de l’année 2019, dont 715 conteneurs à l’import. Cette performance est à mettre en lien avec les réductions tarifaires concédées aux opérateurs centrafricains. Nous pouvons citer le rabattement de 30% sur les marchandises, de 25% sur aconage et de 75% sur les pénalités de stationnement.

Aujourd’hui, l'économie même du Cameroun, fort de son ouverture à la mer, profite des exportations et des importations de la Centrafrique enclavée. C'est ce qui a poussé le Cameroun malgré l'annonce de la fermeture de ses frontières à cause du Covid-19 à décider d’alléger les mesures en ce qui concerne le commerce avec la Centrafrique et le Tchad.

Population vivant sous le seuil de pauvreté avec moins d'un dollar par jour, l'annonce des mesures post-confinement a flambé les prix sur le marché. Un sceau à robinet qui sert pour le lavage des mains et qui se vendait à 2000 F FCA coûte aujourd'hui entre 4000 et 5000 FCFA. Le prix d’une boite de sardine est passé de 500 à 750 FCFA. Le gel de lavage des mains qui coutait 500 FCFA se vend à 2000 voire 3000 FCFA.  

Dans la foulée, les prix du transport en commun ont aussi connu une hausse puisque le nombre des passagers est maintenant limité pour les bus à 8 personnes, les taxis à 4 personnes et les taxis motos à juste un client. Ces prix sont passés respectivement de 125 à 200 FCFA, 150 à 250 FCFA aussi de 150 à 250 FCFA.

Officiellement, les prix n'ont pas été augmentés à cause de la rareté des produits sur les marchés mais les commerçants profitent de la psychose pour spéculer. C'est ainsi que le gouvernement à travers le ministre du commerce envisage depuis le 30 mars une mission de contrôle car pour le gouvernement, il n’y a aucune raison pour les commerçants de faire de la spéculation alors que les échanges commerciaux se déroulent sans difficultés entre le pays et le Cameroun principalement.

Par ailleurs, la plupart des centrafricains vivent au jour le jour dans la pauvreté d’où l’expression « Chercher-à-manger ». La capacité des prévisions alimentaires n’a jamais atteint la plus grande majorité de la population. Cette grande majorité ne possède pas de comptes bancaires et même la moitié des fonctionnaires n’a pas d’épargnes pour espérer faire face à cette situation sans pareille. 

Le confinement sans les mesures d'accompagnement pourrait être suicidaire pour cette population meurtrie par la longue crise qui sévit depuis 2012.  En Centrafrique, selon les données du Bureau de la Coordination des Affaires Humanitaires (OCHA), plus de la moitié des Centrafricains (2,6 millions sur les 5 millions) a besoin d'aide humanitaire en 2020 pour vivre. Le pays accueille encore 600 000 déplacés dont 224.000 sur les sites des déplacés et 458.000 en famille d’accueil. Les conditions de vie des déplacés internes et des réfugiés demeuraient difficiles, avec très peu voire pas d’accès à l’aide humanitaire.

Aussi, le système de santé est tenu à 80% par des humanitaires, les hôpitaux restent non conformes au standard international, la télémédecine inexistante, le personnel de la santé n'est pas outillé pour faire face à une vague très importante de malades comme celle que pourrait provoquer le Covid-19 dans ce pays qui dispose de très peu de ressource en matière de protection de sa population. Le pays pour riposter contre le Covid-19 dispose de trois (3) respirateurs et moins de 50 lits.

L'eau et l'électricité, denrées rares

L'accès à l'électricité reste faible, avec 3,7% en 2018 et en constante baisse depuis 1988.  Selon les données officielles, cet accès très limité à l’électricité affecte sérieusement la relance économique dans le pays.  Le taux d’accès dans la capitale est passé de 14,2% en 2006 à 23% en 2016. Au niveau national, le taux d’électrification est passé de 2,4% en 2006 à 3,7% en 2018. Malgré cette évolution, plusieurs ménages ne disposent pas d’électricité et le gouvernement a instauré depuis plusieurs années un délestage avec une fourniture de 8 heures d’électricité par jours et par secteur.

L'électricité doit faire fonctionner les stations de pompage et de traitement d'eau de la Société de Distribution d’Eau en Centrafrique (SODECA). Cependant, avec ses limites, l'eau devient aussi une denrée rare et son accès reste très faible, en dépit des efforts pour la construction des forages, l’amélioration des puits et l’augmentation des capacités de cette société. Pour avoir de l'eau potable, il faut de longues queues devant les kiosques à fontaine avec tous les risques de contacts avec le Covid-19. L'eau et l'électricité sont déjà deux facteurs qui feront échouer un projet de confinement pour lutter contre le Covid-19.

Confinement et paralysie de l'éducation et de l'administration

Avec un faible taux de connectivité à Internet en Centrafrique (5,4% en 2020), l'éducation aux médias et aux nouvelles technologies de l'Information et de la Communication reste elle-aussi très limitée à une classe de privilégiés (une élite).  L'accès aux terminaux comme : ordinateurs, tablettes ou téléphones androïdes et Smartphones ne couvre pas l'ensemble de la population. Même si selon les données de l'Union Internationale des Télécommunications, le nombre d’utilisateurs des téléphones mobiles est passé à 2 060 000 soit 43% de la population et la couverture nationale en réseau est de 55%, environ 90 000 abonnés seulement sont connectés au 3G à nos jours.

Et les confessions religieuses à la traîne des TIC

Depuis longtemps, les sciences ou les TIC sont prêchées dans beaucoup d'églises et mosquées comme un « outil diabolique » qui entraîne la jeunesse vers la perdition. Ces messages ont considérablement freiné le développement de ces outils dans les milieux religieux.  Les confessions religieuses et les nouveaux moyens de communication à l'ère du confinement, une mesure imposée par le Covid-19 s'est adaptée à cet impératif dans tous les pays développés ou en voie de développement. Les outils du web 2.0 notamment les réseaux sociaux (Facebook, WhatsApp…) et toutes les applications de téléconférence permettent aujourd'hui aux fidèles de rester connectés et de pratiquer leurs religions malgré le confinement.

Les confessions religieuses en Centrafrique sont-elles préparées un jour à vivre un confinement total et plus drastique que celui imposé durant les guerres ? La réponse est non. Les guerres n’ont jamais été généralisées dans le pays. Même dans la capitale, des zones restées moins touchées continuaient à se rassembler dans les cellules, les églises et les mosquées pour prier. Mais avec cette nouvelle donne inédite que vit les croyants, le recourt aux TIC soulage de nombreux croyants à travers le monde. Mais dans le cas où le confinement s’avère indispensable en Centrafrique, chaque ménage développera alors son programme de prière et les portes des églises et mosquées resteront pendant longtemps fermées.

Même si quelques églises ont commencé à faire passer les extraits du culte en direct sur les réseaux sociaux, l'accès à Internet et/ou aux terminaux étouffera cet élan au niveau national mais pourra être bénéfique pour la diaspora toujours hyper connectée. Comme disent beaucoup de penseurs, la fin du coronavirus devrait permettre à l'humanité de revoir sa façon de vivre. Les églises qui ne disposent même pas des pages web ou réseau sociaux devraient s'adapter à l'évolution du monde.

Alors, comment faire face au Covid-19 en Centrafrique ?

Freiner le Covid-19 et sauver le peu qui reste en Centrafrique est aujourd'hui une équation à plusieurs inconnues. Dans ce pays, en plus du Covid-19, le paludisme, première cause de mortalité et de morbidité touche un million de personnes.  La période de pic palu affecte au moins 660.000 enfants. Selon l'Organisation mondiale de la Santé (OMS), chaque année, le pays enregistre environ 4000 morts dont 670 enfants pour cause de cette endémie.

Pour éviter à tout prix la propagation du Covid-19, les mesures barrières doivent être observées par la population. Cependant, le confinement total sans les mesures d'accompagnement provoquera plus de morts que Covid-19 lui-même. La stratégie de sensibilisation porte par porte adoptée à Bangui suivie des dépistages systématiques de toute la population devraient être le chemin à suivre. Car, le confinement mérite une capacité alimentaire et financière solide de la population avec un système de santé capable de prendre en charge des milliers de cas en urgence.

Nous devons aller vers l’acquisition de plus de tests, le dépistage de toute une population. Ceci semblent être difficile au regard des ressources du pays mais au contraire reste très vital pour maintenir l'économie et la survie de cette même population. Les restrictions devraient être plutôt fermes à la frontière et au moment où les échanges commerciaux se poursuivent.

Réactions de quelques internautes

Plusieurs internautes s'expriment déjà sur la question du confinement ou pas en Centrafrique.  Depuis le début de la pandémie, ce pays a enregistré 9 cas avec 4 personnes guéries et cinq encore sous traitements pour des cas moins graves. Parmi ces cas, trois personnes sont des contaminées locales et les autres patients sont des cas de contaminations importées.

Pour sa part, Fidèle Gouandjika, ministre Conseiller spécial du président de la République compare l’agglomération de la Centrafrique à celles d'Europe.  « Nous avons une chance formidable qui est celle de ne pas habiter dans des cages comme en Europe où les gens éternuent dans les couloirs, dans les ascenseurs et touchent chaque seconde la porte principale d’entrée des immeubles. En cas de confinement en Centrafrique, chaque famille reste dans sa propriété et si elle respecte strictement les directives sanitaires dictées par l’OMS et le gouvernement, le pays vaincra facilement le coronavirus avec moins de décès ».

Teddy Kossoko rejette l'idée de confinement total en justifiant par l'enclavement du pays qui se présente comme un avantage dans ce contexte. « La RCA est un pays enclavé et pauvre. Très peu de gens rentrent et sortent du pays. Il suffit de faire comme Israël. Toute personne qui veut rentrer sur le territoire est confinée pendant 14 jours, période d'incubation et testée. Si la personne ne développe pas de symptôme, alors elle peut rentrer. Cela évitera que les gens qui vivent d'une économie informelle meurent plus de faim que de coronavirus », soutient ce jeune développeur de jeux vidéo.

En effet, l'idée du confinement n'est pas encore dans l'esprit des Centrafricains, même si plusieurs personnes limitent déjà leurs mouvements et adoptent les gestes barrières.

Le Covid-19 nous révèle aujourd'hui, plus que jamais, la faiblesse de notre système de santé qui doit être totalement réformé, la faiblesse dans le développement des supermarchés de proximités et le commerce en ligne. Cette pandémie est aussi révélatrice d'une administration dépourvue d’innovation dans le domaine de télétravail ou visioconférence même pour le système éducatif. En fait, l’élément déterminant demeure l’accès à l'électricité, l'accès à l'eau potable, l’accès à l'Internet et aux moyens de moyens de communication.

La Centrafrique déjà sous perfusion résistera-t-elle à ce vent ? Le Covid-19 servira-t-il à un déclic, un changement profond de mentalité, de comportement et une vraie union sacrée contre cet ennemi commun ? Seul l’avenir nous le dira.  (Analyse protégée par un droit d’auteur).

Fridolin Ngoulou

 

mardi, 07 avril 2020 15:36 Écrit par Dans ECONOMIE

Centrafrique : Le ministère du commerce rappelle à l’ordre les commerçants qui spéculent sur les prix des produits

BANGUI, le 03 avril 2020 (RJDH)--- Mahamat Taïb Yacoub, ministre du commerce et de l’industrie, a indiqué qu’il n’y a aucune raison pour les commerçants de faire de la spéculation sur les prix des produits de première nécessité à Bangui. Pour le membre du gouvernement, les échanges commerciaux entre la Centrafrique se déroulent sans difficultés. Il l’a dit dans une interview accordée au RJDH le jeudi 02 avril.

RJDH : Monsieur le ministre du commerce et de l’industrie, Mahamat Taï Yacoub, bonjour

Mahamat Taïb Yacoub : Bonjour

RJDH : Bangui connait depuis quelques jours la flambée des prix sur les marchés locaux en violation de la décision du gouvernement, qu’est ce qui doit être fait à l’heure actuelle par votre département ?

MTY : Vous savez l’augmentation des prix aujourd’hui implique plusieurs paramètres. Avec le coronavirus tout le monde a peur et quelques parents qui ont leurs marchandises par devers eux pensent qu’il leur serait difficile de s’approvisionner et ils ont commencé à spéculer les prix. Je voudrais vous rassurer ici que toutes les dispositions sont prises par les plus hautes autorités de l’Etat pour que les marchandises viennent chez nous sans problème.

Je tiens à vous préciser que depuis les fermetures des frontières entre le Cameroun et la Centrafrique, amicalement, nous avons trois rotations par semaine qui se font régulièrement tous les mardi, jeudi et samedi. Les camions quittent Beleko pour venir à Bangui et ces rotations se font régulièrement sans problème. Donc l’approvisionnement de la ville de Bangui en marchandises ne pose aucun souci. Nous, au niveau du ministère du commerce, nous avons organisé plusieurs rencontres avec les opérateurs économiques pour les sensibiliser, les conscientiser parce que, d’abord la situation est difficile, il ne faudrait pas qu’on les rajoute sur nos compatriotes qui ont des problèmes.

RJDH : De quels opérateurs…

MTY : Les responsables de Rayan, Corail, de Socimco, Foberd, CCCG et autres…Et nous sommes rassuré par les interventions des uns et des autres, même hier on était avec eux, ils nous ont rassurés qu’ils ont suffisamment des stocks pour trois mois0. L’augmentation des prix aujourd’hui, c’est au niveau des détaillants. Les détaillants qui achètent à bon prix au niveau des grossistes, dans les quartiers, les vendent à des prix exagérés. Par exemple un commerçant qui vient acheter un sac de sucre à 34000 frs, mais arrivé à Combattant, il spécule dans les détails pour avoir 50 000 frs ou 45 000frs. C’est ce que nous condamnons.

RJDH : Au-delà de condamnation, vous faites quoi concrètement aujourd’hui ?

MTY : Pour le moment nous avons mis en place deux équipes de contrôle. Cette mission est coordonnée par le directeur de cabinet et la directrice générale du commerce pour deux semaines. Nous allons démarrer par la sensibilisation mais nous n’allons pas le faire tous les jours. Si les comportements ne changent pas, nous passerons à un autre niveau qui est celui de répression. Donc ceux qui ne vont pas respecter la loi, on va leur faire respecter la loi.

RJDH : On vous reproche de ne pas sortir une note à temps pour cette mission de contrôle des prix ?

MTY : Si les gens ne sont pas sortis à temps, c’est un problème de moyen de déplacement, nous avons un problème de moyen roulant et aujourd’hui j’ai pu obtenir auprès d’un projet dénommé « cadre intégré » pour mettre à notre disposition deux véhicules pour deux semaines afin de permettre aux collaborateurs d’aller sur le terrain dans une situation confortable. Et donc depuis le 30 mars j’ai pris une note autorisant cette équipe de descendre sur le terrain. Et au jour d’aujourd’hui l’équipe est mise en place et a commencé déjà à travailler et les choses vont aller dans ce sens-là.

RJDH : Et quand est ce que cette équipe va descendre sur le terrain pour le contrôle ?

MTY : Dès aujourd’hui vous savez l’ordre de mission a été établi depuis le 30 mars, je vous produis une copie, mais c’est à défaut de moyen que nous ne sommes pas remarqué sur le terrain mais à partir d’aujourd’hui les moyens sont mis à notre disposition de ces deux équipes pour descendre dans les huit arrondissements de Bangui.

RJDH : Votre dernier mot monsieur le ministre ?

MTY : Je suis instruit en ce qui me concerne en tant que ministre du commerce et de l’industrie d’aller vers les commerçants, les opérateurs économiques les rappeler pour ne pas exagérer parce que nos populations souffrent et ce n’est pas le moment de spéculer, d’augmenter les prix. Et je rassure les uns et les autres que les choses vont s’améliorer quand bien même que la situation est difficile.

RJDH : Monsieur le ministre, merci

MTY : C’est à moi de vous remercier

vendredi, 03 avril 2020 15:15 Écrit par Dans ECONOMIE

Centrafrique : Les activités du Projet Löndö+ suspendues provisoirement en raison de la pandémie de COVID 19

BANGUI, le 03 avril 2020(RJDH)----Le projet Londo Plus est suspendu temporairement sur toute l’étendue du territoire national par le Ministre de l’Economie du Plan et de la coopération Félix Moloua, maitre d’ouvrage dudit projet. La suspension provisoire des activités est liée à la pandémie du coronavirus déclarée en République Centrafricaine le 14 mars dernier.

Cette suspension provisoire des activités du projet Londo Plus intervient dans un contexte où le pays fait face à la pandémie du Coronavirus. Suite aux mesures prises par le gouvernement pour la riposte de la propagation de la pandémie à savoir l’interdiction de tout regroupement d’au moins 15 à 20 personnes, le maitre d’ouvrage du projet Félix Moloua a décidé d’arrêter d’une manière temporaire les activités de Londo plus lancés dans plusieurs sous-préfectures de la RCA, « je viens par la présente, en ma qualité de Maitre d’ouvrage dudit projet, vous notifier la décision prise portant sur la suspension provisoire de toutes les activités du projet qui mobilise un grand nombre de personnes dans différentes sous-préfectures de la République Centrafricaine jusqu’à nouvel ordre », peut-on lire dans l’arrêté ministériel signé par Félix Moloua le 26 mars dernier.

Le ministre appelle à plus de collaboration des autorités locales pour une sensibilisation des « bénéficiaires directs du projet et des populations sur les mesures prises par le gouvernement contre cette pandémie du COVID 19 d’une part, et leur appui pour la sécurisation des bases-vies et des équipements du projet jusqu’à la reprise des travaux d’autre part » a lancé le membre du gouvernement.

Le projet Londo plus a été lancé le 08 mars dernier à Rafaï dans le Mbomou au sud-est de la République Centrafricaine. Un projet financé par la Banque Mondiale en Centrafrique à hauteur de 120 millions de dollars. Le projet a considérablement aidé à la stabilisation du pays et la cohésion sociale et au relèvement économique et à la construction des infrastructures de bases avec comme main d’œuvre locale.

RJDH

vendredi, 03 avril 2020 14:09 Écrit par Dans ECONOMIE

Centrafrique : Silence du Ministère de Commerce autour de flambée des prix des produits de première nécessité

BANGUI, le 01er avril 2020 (RJDH)---Face à la flambée de prix des produits sur les marchés, le ministre du Commerce n’a pas voulu accorder une interview à la presse sur la question de la hausse des prix. Laquelle hausse est contraire aux dires des autorités qui ont clairement affirmé que les restrictions faites à la frontière entre la RCA et le Cameroun n’engagent pas l’importation des marchandises dans le pays.

 « Le ministre dit qu’il va aller à la prière. Donc il n’est pas disponible pour l’instant à nous recevoir », c’est la réponse formulée par un responsable du ministère de commerce aux journalistes du RJDH ayant émis le vœu de rencontrer le ministre du Commerce sur la question en date du vendredi 27 mars dernier.

Lors d’une réunion le 20 mars dernier avec les grossistes, les représentants des associations des Koli et Wali Gara, le ministre du commerce qui devait présider la réunion, mais empêché, a désigné son collègue des PME/PMI d’assurer la réunion. 

Au sortir de la réunion, le ministre des PME/PMI avait instruit les grossistes à indiquer officiellement les prix des produits sur les ondes des radios de la place. Ce qui malheureusement n’a pas été fait jusqu’à présent.

Selon les informations RJDH, des agents censés descendre sur le terrain pour vérifier les prix, attendent une note officielle pour descendre sur le terrain mais en vain. « Pour l’instant, nous attendons une note ministérielle qui pourrait nous couvrir à descendre sur le terrain. Mais la note peine à sortir », a indiqué au RJDH un cadre au ministère de Commerce sous couvert d’anonymat.

Pour un autre cadre au ministère du commerce, « certains cadres au ministère du commerce sont impliqués dans la corruption. Chaque week-end, les commerçants ou les grossistes leurs fournissent soit du carburant, des crédits de communication voire de la nourriture », a confié cette source qui a requis l’anonymat. Une situation qui, selon elle, crée un climat d’inimitié entre ces derniers et les grossistes. Donc, ils sont incapables de prendre des mesures drastiques contre ces grossistes qui, aujourd’hui, « font de spéculations sur les prix sans que la loi leur oblige à le faire ».

Devant ces constats et face au silence du ministère en cette période de crise de Covid 19, le RJDH a tenté plusieurs fois d’entrer en contact avec le chef du département sur les spéculations. Le ministre du commerce n’a pas souhaité se prononcer sur cette question.

En sillonnant certains lieux comme la CCCG en passant par les boutiques d’alimentations ANA et Maram ainsi que Foberd, les prix varient d’un endroit à un autre.

Un sac de riz de 50 kg est passé de 24 mille francs à 28 500 frs chez ANA. Et à CCCG, un sac du sucre de 50 kg est passé à 33 500F, tandis qu’un sac de farine est à 25000 à Maram alors qu’avant, le sac du sucre se vendait à 30.000 frs et celui de farine à 21 000.

Une boite de lait, Nido en poudre de 900 grammes qui se vendait à 6000 frs est actuellement à 8 500 chez Foberd. Face à cette situation et malgré les plaintes des centrafricains, rein ne semble bouger du côté du gouvernement centrafricain

RJDH

mercredi, 01 avril 2020 16:33 Écrit par Dans ECONOMIE

Centrafrique : Le Comité national de suivi de Processus de Kimberly se félicite de la mise en place des comités dans la Lobaye

MBAIKI, le 30 Mars 2020(RJDH) ----La réinstallation des comités locaux de suivi du processus de Kimberly dans la préfecture de la Lobaye est saluée par le Comité National en charge de suivi des activités minières dans les zones déclarées conformes par le processus de Kimberly. Le bilan selon le Coordonnateur Jean Biandjia, est positif malgré le contexte sécuritaire encore critique dans certaines zones. Il l’a dit dans une interview accordée au RJDH ce 29 mars à la fin de mission à Mbaïki.

RJDH : Jean Biandjia, coordonnateur national du comité de suivi de processus de Kimberly bonjour !

JB : Bonjour monsieur le journaliste.

RJDH : Le Comité national de suivi de processus de Kimberly a effectué une mission du 24 au 29 mars dans la préfecture de la Lobaye pour la réinstallation des comités locaux dans ces zones déclarées vertes par le processus de Kimberly. Quel bilan faites-vous aujourd’hui après cette mission dans le sud pays ?

JB : Le bilan a été positif malgré le contexte dans les régions de Gadzi et Boganagone. On a pu effectuer notre mission et réinstaller les nouvelles équipes des comités locaux de suivi du processus de Kimberly. Et donc on peut dire que le résultat était positif.

RJDH : Dans les régions que vous avez sillonnées, quel est l’état des lieux.

JB : On peut dire que n’est ce pas que dans les régions que nous avions fréquentées, les activités minières ont repris, les artisans miniers ont commencé à travailler. Y a un dynamisme réel qui est visible, il y’a des personnes qui ont vraiment participé au suivi du processus de Kimberly. La jeunesse, les femmes, les communautés religieuses sont enthousiastes dans ce domaine, l’administration décentralisée est totalement d’accord pour la coopération. Mais, il faut déplorer quelque chose. Les bureaux d’achat ne répondent pas totalement, parce que finalement le moteur de secteur minier, c’est le bureau d’achat. Lors que les bureaux d’achat s’installent, les collecteurs vendent dans les bureaux d’achats et l’artisan peut payer ses ouvriers et le commerce marche. Or le maillon principal qui est le bureau d’achat, n’est pas encore présent. Partout dans toutes les localités que nous avions visitées, les bureaux d’achats sont absents. On nous annonce bientôt que SODIAM va s’installer à Boda, mais en attendant qu’il fasse vite pour que l’économie marche.

RJDH : Qu’est ce qu’explique l’absence totale des bureaux d’achat dans ces zones, malgré qu’elles soient déclarées conformes par le Processus de Kimberly ?

JB : Bon, il y a l’hésitation ! Ils ne sont pas encore très sûrs de la sécurité. Or, il y a la sécurité dans ces zones mais les hommes qui ont de l’argent ont trop peur pour leur sécurité.

RJDH : Pour encourager ces bureaux d’achats à reprendre leurs activités dans les zones minières, quelles sont les mesures pouvant garantir leur sécurité.

JB : Tout a été fait pour qu’ils soient en sécurité. Il faut reconnaitre que l’Etat a fait beaucoup d’efforts pour leur permettre de travailler dans de bonnes conditions. Et lorsqu’ils ne sont pas là, leur absence favorise la fraude. Et lorsqu’il y a la fraude sincèrement, l’assiette de l’Etat est vide.  Donc, avec tous les efforts que l’Etat a déployé, que les bureaux d’achat arrivent et remplissent ce vide pour qu’il y ait moins de fraude.

RJDH : Les défis sont énormes. Comment le Comité national va travailler pour la relance des activités minières en suivant les directives du Processus de Kimberly.

JB : Il n’appartient pas au Ministère des Mines de rétablir la sécurité. Vous avez remarqué à Boda, le déploiement des forces de sécurité intérieure. Ce qui revient à dire que l’Etat a le souci de rétablir la sécurité sur l’ensemble du territoire national.

RJDH : Jean Biandjia, Coordonnateur du Comité National de suivi de processus de Kimberly, merci beaucoup.

JB : je vous remercie.

lundi, 30 mars 2020 14:31 Écrit par Dans ECONOMIE

Centrafrique : La Banque Mondiale et le FMI appellent le G-20 à alléger la dette des pays pauvres

BANGUI, le 29 MARS 2020, (RJDH)---Le Groupe de la Banque Mondiale et du Fond Monétaire international ont dans un communiqué commun appelé le G-20 à agir pour alléger le poids de la dette des pays les plus pauvres. Déclaration faite le 25 mars 2020 à Washington.

Un appel visant à aider ces Etats qui représentent un quart de la population du monde à répondre aux besoins immédiats de liquidités de ces pays face aux difficultés que pose la flambée de maladie à coronavirus.

« C’est dans les pays IDA qu’on retrouve la moitié de la population mondiale et les deux tiers de cette population mondiale vivent dans l'extrême pauvreté. La flambée de maladie à coronavirus, selon le communiqué, est susceptible d’entraîner de graves conséquences économiques et sociales pour ces pays ».

Face à cette triste réalité, les institutions de Bretton-Woods, le Groupe de la Banque mondiale et le Fonds monétaire international (FMI), « appellent tous les créanciers bilatéraux publics à suspendre, avec effet immédiat et dans le respect des lois nationales des pays créanciers, les paiements au titre du remboursement de la dette des pays IDA qui en demandent une dispense », a mentionné le communiqué.

Pour justifier cette mesure ; le Groupe de la BM et le FMI précisent : « Cette mesure aidera à répondre aux besoins immédiats de liquidités de ces pays face aux difficultés que pose la flambée de maladie à coronavirus et laissera du temps pour évaluer l’impact de la crise et les besoins de financement de chaque pays ».

Les institutions financières internationales ont estimé qu’en ce moment, il est impératif d’apporter une forme de soulagement aux pays en développement et d’envoyer un signal fort aux marchés des capitaux. « La communauté internationale accueillerait favorablement l’adhésion du G20 à cet appel à l’action », a souhaité le groupe et d’inviter les dirigeants du G20 à leur confier la charge de réaliser les évaluations.

Sur une note d’optimisme, le Groupe de la BM et le FMI aura à déterminer les pays dont l’état d’endettement est peu viable, et d’élaborer un projet d’action globale des créanciers bilatéraux publics pour répondre aux besoins de financement et d’allégement du poids de la dette de ces pays IDA.

« Nous solliciterons l’approbation de ce projet par le Comité du développement lors des Réunions de printemps qui se tiendront les 16 et 17 avril », a indiqué la note.

Aujourd’hui avec la pandémie de COVID 19, une crise économique mondiale est inévitable. C’est dans cet état d’esprit que les institutions financières internationales se mettent en ordre de bataille pour éviter le pire.

Cyrille Wegue

dimanche, 29 mars 2020 22:45 Écrit par Dans ECONOMIE

Centrafrique : Hausse des prix à Bouar, la population s’alarme

BANGUI, le 27 mars 2020 (RJDH) --- L’impact de la restriction à la frontière entre la RCA et le Cameroun se fait sentir dans la région sur les prix des marchandises. Une situation inquiétante face à laquelle la population locale demande au service de commerce d’assumer ses responsabilités dans la régulation des prix de vente.

La fermeture de la frontière Centrafricano Camerounaise depuis le 13 mars 2020, la population de la Nana-Mambéré en général et celle de Bouar en particulière, commence à se lamenter de la hausse des prix sur le marché de la place. Une stratégie qui consiste à lutter contre cette pandémie qui sévit dans le monde. Et donc cela a un impact négatif sur le plan économique sur ces deux pays en permanente communication sur le plan du commerce.

Une habitante qui a requis l’anonymat s’en plaint, « Le prix de certaines marchandises commence à galoper en hausse sur les marchés de la place. Un sachet d’Omo est passé de 25 à 50 à FCFA, le mouchoir à jeter se vend à 125 frs au lieu de 100 frs. Ce qui est sûr, si rien n’est fait contre les commerçants, d’ici deux semaines ils vont surenchérir », a-t-elle déclaré.

Craignant le pire la population demande de manière prompte l’intervention des autorités Centrafricaines sur cette situation. « Nous demandons aux autorités compétentes de prendre leur responsabilité afin de mettre un terme à cette situation qui risque de s’empirer et mettre en difficulté la population de la ville de Bouar et ses environs », demande-t-elle.

Malgré l’annonce du gouvernement indiquant que les prix n’ont pas changé sur le marché, visiblement, les commerçants ne font qu’à leur tête.

Constant Ndolo-Babou

 

 

vendredi, 27 mars 2020 22:24 Écrit par Dans ECONOMIE

Centrafrique : Le ministère des finances et du budget lance le programme « Patapaye » à Mbaïki

Mbaïki, le 26 mars 2020 (RJDH)---Une mission du ministère des finances et du budget a séjourné la semaine dernière à Mbaïki dans la Lobaye, dans le cadre de la phase pilote du projet paiement mobile de salaire des fonctionnaires et agents de l’Etat intitulé « Patapaye ».

Le gouvernement Centrafricain avait lancé en début d’année le programme dans plusieurs grandes villes de provinces pour payer les fonctionnaires dénommé Patapaye. L’objectif principal de ce projet de paiement mobile des salaires des fonctionnaires et agents de l’État est de faciliter l’accès à des travailleurs du secteur public affectés dans les zones où les institutions financières ou banquières ne sont pas implantées. Mais désormais, ses fonctionnaires percevraient leurs salaires via les technologies de l’information et de la communication, notamment les sociétés de téléphones mobiles et les opérateurs économiques.

Selon Aloïce Demba, le chef de mission dans la Lobaye, il est question que les fonctionnaires n’aient plus à se déplacer à Bangui, « l’objectif est d’enrôler et sensibiliser les fonctionnaires et agents de l’Etat déployés dans cette zone afin de les amener à percevoir leur salaire sur place par les moyens électroniques au lieu d’effectuer de déplacement sur Bangui, laissant leur poste vacant et c’est ce qui crée parfois de retard dans le bon fonctionnement des institutions. Le ministère des finances et du budget a jugé mieux de lancer ce projet pour améliorer cette situation », a déclaré Aloïce Demba.

Un fonctionnaire de l’Etat affecté à Mbaïki salue l’initiative. « A défaut des établissements bancaires et financiers dans cette grande ville, nous sommes obligés de descendre sur Bangui pour percevoir nos salaires. Les agents des services publics importants abandonnent leur poste et cela crée un vide dans les administrations publiques et favorise le retard du pays », dit-il.

Cette même mission est menée simulnétanement dans les préfectures de la Ouaka, Nana Mambéré et Ouham.

Guy Florentin Outiama

jeudi, 26 mars 2020 15:38 Écrit par Dans ECONOMIE
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