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ECONOMIE (27)

Centrafrique : Silence du Ministère de Commerce autour de flambée des prix des produits de première nécessité

BANGUI, le 01er avril 2020 (RJDH)---Face à la flambée de prix des produits sur les marchés, le ministre du Commerce n’a pas voulu accorder une interview à la presse sur la question de la hausse des prix. Laquelle hausse est contraire aux dires des autorités qui ont clairement affirmé que les restrictions faites à la frontière entre la RCA et le Cameroun n’engagent pas l’importation des marchandises dans le pays.

 « Le ministre dit qu’il va aller à la prière. Donc il n’est pas disponible pour l’instant à nous recevoir », c’est la réponse formulée par un responsable du ministère de commerce aux journalistes du RJDH ayant émis le vœu de rencontrer le ministre du Commerce sur la question en date du vendredi 27 mars dernier.

Lors d’une réunion le 20 mars dernier avec les grossistes, les représentants des associations des Koli et Wali Gara, le ministre du commerce qui devait présider la réunion, mais empêché, a désigné son collègue des PME/PMI d’assurer la réunion. 

Au sortir de la réunion, le ministre des PME/PMI avait instruit les grossistes à indiquer officiellement les prix des produits sur les ondes des radios de la place. Ce qui malheureusement n’a pas été fait jusqu’à présent.

Selon les informations RJDH, des agents censés descendre sur le terrain pour vérifier les prix, attendent une note officielle pour descendre sur le terrain mais en vain. « Pour l’instant, nous attendons une note ministérielle qui pourrait nous couvrir à descendre sur le terrain. Mais la note peine à sortir », a indiqué au RJDH un cadre au ministère de Commerce sous couvert d’anonymat.

Pour un autre cadre au ministère du commerce, « certains cadres au ministère du commerce sont impliqués dans la corruption. Chaque week-end, les commerçants ou les grossistes leurs fournissent soit du carburant, des crédits de communication voire de la nourriture », a confié cette source qui a requis l’anonymat. Une situation qui, selon elle, crée un climat d’inimitié entre ces derniers et les grossistes. Donc, ils sont incapables de prendre des mesures drastiques contre ces grossistes qui, aujourd’hui, « font de spéculations sur les prix sans que la loi leur oblige à le faire ».

Devant ces constats et face au silence du ministère en cette période de crise de Covid 19, le RJDH a tenté plusieurs fois d’entrer en contact avec le chef du département sur les spéculations. Le ministre du commerce n’a pas souhaité se prononcer sur cette question.

En sillonnant certains lieux comme la CCCG en passant par les boutiques d’alimentations ANA et Maram ainsi que Foberd, les prix varient d’un endroit à un autre.

Un sac de riz de 50 kg est passé de 24 mille francs à 28 500 frs chez ANA. Et à CCCG, un sac du sucre de 50 kg est passé à 33 500F, tandis qu’un sac de farine est à 25000 à Maram alors qu’avant, le sac du sucre se vendait à 30.000 frs et celui de farine à 21 000.

Une boite de lait, Nido en poudre de 900 grammes qui se vendait à 6000 frs est actuellement à 8 500 chez Foberd. Face à cette situation et malgré les plaintes des centrafricains, rein ne semble bouger du côté du gouvernement centrafricain

RJDH

mercredi, 01 avril 2020 16:33 Écrit par Dans ECONOMIE

Centrafrique : Le Comité national de suivi de Processus de Kimberly se félicite de la mise en place des comités dans la Lobaye

MBAIKI, le 30 Mars 2020(RJDH) ----La réinstallation des comités locaux de suivi du processus de Kimberly dans la préfecture de la Lobaye est saluée par le Comité National en charge de suivi des activités minières dans les zones déclarées conformes par le processus de Kimberly. Le bilan selon le Coordonnateur Jean Biandjia, est positif malgré le contexte sécuritaire encore critique dans certaines zones. Il l’a dit dans une interview accordée au RJDH ce 29 mars à la fin de mission à Mbaïki.

RJDH : Jean Biandjia, coordonnateur national du comité de suivi de processus de Kimberly bonjour !

JB : Bonjour monsieur le journaliste.

RJDH : Le Comité national de suivi de processus de Kimberly a effectué une mission du 24 au 29 mars dans la préfecture de la Lobaye pour la réinstallation des comités locaux dans ces zones déclarées vertes par le processus de Kimberly. Quel bilan faites-vous aujourd’hui après cette mission dans le sud pays ?

JB : Le bilan a été positif malgré le contexte dans les régions de Gadzi et Boganagone. On a pu effectuer notre mission et réinstaller les nouvelles équipes des comités locaux de suivi du processus de Kimberly. Et donc on peut dire que le résultat était positif.

RJDH : Dans les régions que vous avez sillonnées, quel est l’état des lieux.

JB : On peut dire que n’est ce pas que dans les régions que nous avions fréquentées, les activités minières ont repris, les artisans miniers ont commencé à travailler. Y a un dynamisme réel qui est visible, il y’a des personnes qui ont vraiment participé au suivi du processus de Kimberly. La jeunesse, les femmes, les communautés religieuses sont enthousiastes dans ce domaine, l’administration décentralisée est totalement d’accord pour la coopération. Mais, il faut déplorer quelque chose. Les bureaux d’achat ne répondent pas totalement, parce que finalement le moteur de secteur minier, c’est le bureau d’achat. Lors que les bureaux d’achat s’installent, les collecteurs vendent dans les bureaux d’achats et l’artisan peut payer ses ouvriers et le commerce marche. Or le maillon principal qui est le bureau d’achat, n’est pas encore présent. Partout dans toutes les localités que nous avions visitées, les bureaux d’achats sont absents. On nous annonce bientôt que SODIAM va s’installer à Boda, mais en attendant qu’il fasse vite pour que l’économie marche.

RJDH : Qu’est ce qu’explique l’absence totale des bureaux d’achat dans ces zones, malgré qu’elles soient déclarées conformes par le Processus de Kimberly ?

JB : Bon, il y a l’hésitation ! Ils ne sont pas encore très sûrs de la sécurité. Or, il y a la sécurité dans ces zones mais les hommes qui ont de l’argent ont trop peur pour leur sécurité.

RJDH : Pour encourager ces bureaux d’achats à reprendre leurs activités dans les zones minières, quelles sont les mesures pouvant garantir leur sécurité.

JB : Tout a été fait pour qu’ils soient en sécurité. Il faut reconnaitre que l’Etat a fait beaucoup d’efforts pour leur permettre de travailler dans de bonnes conditions. Et lorsqu’ils ne sont pas là, leur absence favorise la fraude. Et lorsqu’il y a la fraude sincèrement, l’assiette de l’Etat est vide.  Donc, avec tous les efforts que l’Etat a déployé, que les bureaux d’achat arrivent et remplissent ce vide pour qu’il y ait moins de fraude.

RJDH : Les défis sont énormes. Comment le Comité national va travailler pour la relance des activités minières en suivant les directives du Processus de Kimberly.

JB : Il n’appartient pas au Ministère des Mines de rétablir la sécurité. Vous avez remarqué à Boda, le déploiement des forces de sécurité intérieure. Ce qui revient à dire que l’Etat a le souci de rétablir la sécurité sur l’ensemble du territoire national.

RJDH : Jean Biandjia, Coordonnateur du Comité National de suivi de processus de Kimberly, merci beaucoup.

JB : je vous remercie.

lundi, 30 mars 2020 14:31 Écrit par Dans ECONOMIE

Centrafrique : La Banque Mondiale et le FMI appellent le G-20 à alléger la dette des pays pauvres

BANGUI, le 29 MARS 2020, (RJDH)---Le Groupe de la Banque Mondiale et du Fond Monétaire international ont dans un communiqué commun appelé le G-20 à agir pour alléger le poids de la dette des pays les plus pauvres. Déclaration faite le 25 mars 2020 à Washington.

Un appel visant à aider ces Etats qui représentent un quart de la population du monde à répondre aux besoins immédiats de liquidités de ces pays face aux difficultés que pose la flambée de maladie à coronavirus.

« C’est dans les pays IDA qu’on retrouve la moitié de la population mondiale et les deux tiers de cette population mondiale vivent dans l'extrême pauvreté. La flambée de maladie à coronavirus, selon le communiqué, est susceptible d’entraîner de graves conséquences économiques et sociales pour ces pays ».

Face à cette triste réalité, les institutions de Bretton-Woods, le Groupe de la Banque mondiale et le Fonds monétaire international (FMI), « appellent tous les créanciers bilatéraux publics à suspendre, avec effet immédiat et dans le respect des lois nationales des pays créanciers, les paiements au titre du remboursement de la dette des pays IDA qui en demandent une dispense », a mentionné le communiqué.

Pour justifier cette mesure ; le Groupe de la BM et le FMI précisent : « Cette mesure aidera à répondre aux besoins immédiats de liquidités de ces pays face aux difficultés que pose la flambée de maladie à coronavirus et laissera du temps pour évaluer l’impact de la crise et les besoins de financement de chaque pays ».

Les institutions financières internationales ont estimé qu’en ce moment, il est impératif d’apporter une forme de soulagement aux pays en développement et d’envoyer un signal fort aux marchés des capitaux. « La communauté internationale accueillerait favorablement l’adhésion du G20 à cet appel à l’action », a souhaité le groupe et d’inviter les dirigeants du G20 à leur confier la charge de réaliser les évaluations.

Sur une note d’optimisme, le Groupe de la BM et le FMI aura à déterminer les pays dont l’état d’endettement est peu viable, et d’élaborer un projet d’action globale des créanciers bilatéraux publics pour répondre aux besoins de financement et d’allégement du poids de la dette de ces pays IDA.

« Nous solliciterons l’approbation de ce projet par le Comité du développement lors des Réunions de printemps qui se tiendront les 16 et 17 avril », a indiqué la note.

Aujourd’hui avec la pandémie de COVID 19, une crise économique mondiale est inévitable. C’est dans cet état d’esprit que les institutions financières internationales se mettent en ordre de bataille pour éviter le pire.

Cyrille Wegue

dimanche, 29 mars 2020 22:45 Écrit par Dans ECONOMIE

Centrafrique : Hausse des prix à Bouar, la population s’alarme

BANGUI, le 27 mars 2020 (RJDH) --- L’impact de la restriction à la frontière entre la RCA et le Cameroun se fait sentir dans la région sur les prix des marchandises. Une situation inquiétante face à laquelle la population locale demande au service de commerce d’assumer ses responsabilités dans la régulation des prix de vente.

La fermeture de la frontière Centrafricano Camerounaise depuis le 13 mars 2020, la population de la Nana-Mambéré en général et celle de Bouar en particulière, commence à se lamenter de la hausse des prix sur le marché de la place. Une stratégie qui consiste à lutter contre cette pandémie qui sévit dans le monde. Et donc cela a un impact négatif sur le plan économique sur ces deux pays en permanente communication sur le plan du commerce.

Une habitante qui a requis l’anonymat s’en plaint, « Le prix de certaines marchandises commence à galoper en hausse sur les marchés de la place. Un sachet d’Omo est passé de 25 à 50 à FCFA, le mouchoir à jeter se vend à 125 frs au lieu de 100 frs. Ce qui est sûr, si rien n’est fait contre les commerçants, d’ici deux semaines ils vont surenchérir », a-t-elle déclaré.

Craignant le pire la population demande de manière prompte l’intervention des autorités Centrafricaines sur cette situation. « Nous demandons aux autorités compétentes de prendre leur responsabilité afin de mettre un terme à cette situation qui risque de s’empirer et mettre en difficulté la population de la ville de Bouar et ses environs », demande-t-elle.

Malgré l’annonce du gouvernement indiquant que les prix n’ont pas changé sur le marché, visiblement, les commerçants ne font qu’à leur tête.

Constant Ndolo-Babou

 

 

vendredi, 27 mars 2020 22:24 Écrit par Dans ECONOMIE

Centrafrique : Le ministère des finances et du budget lance le programme « Patapaye » à Mbaïki

Mbaïki, le 26 mars 2020 (RJDH)---Une mission du ministère des finances et du budget a séjourné la semaine dernière à Mbaïki dans la Lobaye, dans le cadre de la phase pilote du projet paiement mobile de salaire des fonctionnaires et agents de l’Etat intitulé « Patapaye ».

Le gouvernement Centrafricain avait lancé en début d’année le programme dans plusieurs grandes villes de provinces pour payer les fonctionnaires dénommé Patapaye. L’objectif principal de ce projet de paiement mobile des salaires des fonctionnaires et agents de l’État est de faciliter l’accès à des travailleurs du secteur public affectés dans les zones où les institutions financières ou banquières ne sont pas implantées. Mais désormais, ses fonctionnaires percevraient leurs salaires via les technologies de l’information et de la communication, notamment les sociétés de téléphones mobiles et les opérateurs économiques.

Selon Aloïce Demba, le chef de mission dans la Lobaye, il est question que les fonctionnaires n’aient plus à se déplacer à Bangui, « l’objectif est d’enrôler et sensibiliser les fonctionnaires et agents de l’Etat déployés dans cette zone afin de les amener à percevoir leur salaire sur place par les moyens électroniques au lieu d’effectuer de déplacement sur Bangui, laissant leur poste vacant et c’est ce qui crée parfois de retard dans le bon fonctionnement des institutions. Le ministère des finances et du budget a jugé mieux de lancer ce projet pour améliorer cette situation », a déclaré Aloïce Demba.

Un fonctionnaire de l’Etat affecté à Mbaïki salue l’initiative. « A défaut des établissements bancaires et financiers dans cette grande ville, nous sommes obligés de descendre sur Bangui pour percevoir nos salaires. Les agents des services publics importants abandonnent leur poste et cela crée un vide dans les administrations publiques et favorise le retard du pays », dit-il.

Cette même mission est menée simulnétanement dans les préfectures de la Ouaka, Nana Mambéré et Ouham.

Guy Florentin Outiama

jeudi, 26 mars 2020 15:38 Écrit par Dans ECONOMIE

Centrafrique : Le réseau Telecel coupé à Bayanga pour perturbation technique  

BAYANGA, le 24 Mars 2020(RJDH) --- La ville de Bayanga, localité située à 105 Km de la ville de Nola dans la Sangha-Mbaéré au sud-ouest du pays, est coupée depuis hier du réseau de téléphonie mobile Telecel. Cette coupure est liée, selon l’opérateur local, à une interférence sur le satellite perturbant les autres réseaux. L’équipe technique de Telecel est déjà en route afin de palier le problème.   

La coupure systématique du réseau Telecel depuis hier dans la ville de Bayanga, une ville stratégique et touristique, du pays à susciter beaucoup de réactions de la part des habitants de la localité.

Contacté sur la question, le Directeur des Opérations de Telecel Centrafrique, évoque plutôt un problème purement qui aurait occasionné de perturbation sur les autres réseaux du pays et même de l’extérieur, « le site de Bayanga perturbe les autres sites du pays et aussi à l’extérieur au niveau du satellite, nous voulons d’abord remédier à ce problème avant de rétablir la ligne », a-t-il expliqué.  

Il a, par-ailleurs, annoncé que Telecel a dépêché une équipe technique qui est partie avec des équipements de rechanges, « notre équipe a déjà quitté Bangui hier. Dès qu’elle arrivera, elle procédera aux rechanges des équipements pouvant permettre de rétablir la liaison avec les autres villes du pays. Je vous conforte que les travaux ne vont pas durer », dit-il rassurant.

Le réseau de téléphonie mobile Télécel n’est pas stable à Bayanga depuis fin 2019, il a été rétabli juste un mois et coupé encore hier le 23 Mars 2020. La ville de Bayanga est une ville stratégique du pays où se trouve le parc Zangha-Sangha drainant beaucoup de touristes.

Bienvenue Marina Moulou-Gnatho

mardi, 24 mars 2020 13:49 Écrit par Dans ECONOMIE

Centrafrique : Le gouvernement met en garde contre toute spéculation des prix de produits sur le marché local

BANGUI, le 23 mars 2020 (RJDH)---Depuis l’annonce des fermetures des frontières avec le Cameroun en raison de la propagation du Covid 19, la tendance sur le marché s’y prête à une spéculation des prix de produits de première nécessité.  C’est dans cet ordre d’idée que le ministère des Petites et moyennes entreprises a rappelé ce 19 mars dernier les grossistes et commerçants détaillants de respecter les prix indiqués par le ministère du commerce.

Sur le marché local, depuis l’annonce des mesures prises au niveau des frontières par les pays voisins de la RCA, dans l’optique de contenir la propagation du Corona virus, le prix des produits de première nécessité a connu une hausse sur le marché. Le sac du riz qui coutait 24.000 francs se vend actuellement à 26.000 francs, le sac de sucre de 50 kilogrammes passe de 33.000 à 35.000 francs et le sac de ciment à 11.000 frs au lieu de 8 500 frs.

Le gouvernement, face à cela, a rappelé à l’ordre les grossistes et détaillants qui caressent l’envie de faire des spéculations sur les prix des articles consommables pouvant impacter négativement le quotidien des centrafricains.

Le ministre des petites et moyennes entreprises, de l’artisanat et du secteur informel Aboua Maouloud Moussa Terab, sollicite les opérateurs économiques de passer dans les médias afin d’informer les centrafricains que les prix des produits sur le marché n’ont pas changé. « Nous avons constaté qu’il y a hausse de prix sur le marché et cela est justifié par la fermeture des frontières. Ce n’est pas la réalité des choses. Les commerçants commencent à augmenter le prix, c’est pourquoi le président de la République a demandé de faire cette réunion pour éclaircir les choses. La frontière entre la Centrafrique et le Cameroun n’est pas aux échanges commerciaux donc il n’y aura pas d’augmentation des prix. Voilà pourquoi nous avons rassemblé tous ces gens ici et on leur a demandé de dire qu’il n’y a pas augmentation des prix », a précisé le membre du gouvernement.

En réponse, les grossistes représentés par Foberd, Rayan, Quifeurou, CCCG et autres ont rassuré qu’ils n’ont pas fait de la spéculation. Pour le représentant du port autonome de Douala en Centrafrique, la décision du gouvernement camerounais n’impacte en aucun cas les échanges commerciaux avec la RCA.

En insistant, le ministre a rappelé que, « nous avons les produits de première nécessité dont les prix ne doivent pas augmenter. Le ministre du Commerce doit rester en concertation avec ces commerçants et toutefois ils vont revenir vers vous les journalistes qu’ils disent à chaque centrafricain que les prix n’ont pas changé. Si les grossistes n’augmentent pas le prix, les détaillants ne vont pas augmenter. S’ils ne se conforment pas aux prix homologués, nous allons réprimer au regard de la loi », dit-il.

L’augmentation des prix des produits sur le marché de Bangui vient après la confirmation de cas de coronavirus en Centrafrique le 14 mars dernier.

Jocelyne Nadège Kokada

lundi, 23 mars 2020 15:20 Écrit par Dans ECONOMIE

Centrafrique : Les abonnés de Telecel de Ngaoundaye au nord du pays déplorent la qualité du réseau

NGAOUNDAYE, le 1er Mars 2020 (RJDH) --- Les abonnés de téléphonie mobile Telecel de Bang et Ngaoundaye, au Nord de la République Centrafricaine, se plaignent de la perturbation abusive de la qualité de son réseau dans la région. Un constat RJDH de passage dans la région la semaine dernière.

La qualité du réseau de Telecel dans la région de Ngaoundaye et Bang, selon ces abonnés, s’explique par des coupures inlassables de connexion, d’interruption d’appels pendant les conversations et la mauvaise qualité d’écoute.

Les opérateurs économiques soulignent que ces difficultés de communication ont des conséquences lourdes dans leur transaction commerciale.

« Des difficultés techniques », selon le chef d’antenne local Martin Moundjou, pour justifier ce désagrément. « Les désagréments proviennent de saturation de réseau pendant les appels.  Cela fait beaucoup de temps que Telecel s’est confronté à des difficultés, liées à des problèmes techniques. Nous en sommes conscients. Il manque de nouveaux équipements pour renforcer le système, des solutions sont envisagées dans un délai raisonnable, afin de répondre aux exigences des abonnés », a expliqué ce responsable à Ngaoundaye.

Dans la ville de Ngaoundaye, Telecel est le seul opérateur de téléphonie au mobile installé dans cette localité dont le réseau couvre ses environs. Les besoins en extension des réseaux mobiles ont été exprimés par la population au nord du pays.

Constant Ndolo Babou

 

dimanche, 01 mars 2020 13:15 Écrit par Dans ECONOMIE

Centrafrique : Les cultivateurs de Ngaoundaye et Bang appellent à la gestion de transhumance dans la région

NGAOUNDAYE, le 01er mars 2020 (RJDH)---Les cultivateurs des villes de Ngaoundaye et Bang appellent les autorités centrafricaines à organiser la gestion et l’organisation de transhumance dans la région et se plaignent à cause des peulhs armés qui envahissent leur plantation sur fond de tension entre les deux parties.

A l’approche de la saison sèche, période propice pour la transhumance, les éleveurs peulhs migrent avec leurs troupeaux vers la Centrafrique en quête de pâturages. Mais cette transhumance pour la plupart armée fragilise la sécurité dans les zones où cette transhumance se fait.

A titre d’exemple, les cultivateurs de Ngaoundaye et Bang dans la préfecture de l’Ouham-Pende, se plaignent à cause des peulhs qui pâturent dans la région. Deux hectares de champ de haricot et de manioc ont été dévastés aux alentours de Ngaoundaye au nord du pays, le samedi 28 dernier par les troupeaux des éleveurs peulhs armés en provenance du Tchad et qui n’hésitent pas à user de la violence sur les paysans.

« Ces éleveurs sont toujours en position de violence contre nous les laboureurs. Nos produits agricoles viennent d’être détruits par des bétails. Deux hectares de haricot et de manioc c’est regrettable », a témoigné ce cultivateur.

Un autre cultivateur a indiqué que les autorités locales sont dépassées par la situation. « Des appels ont été lancés vers les autorités locales, dont le maire de la commune de Ngaoundaye, sans succès. Ce dignitaire a remonté l’information vers le leader des 3R qui n’a pas donné de réponses satisfaisantes. Tous les investissements réalisés pour la culture du manioc et du haricot sont vains », dit-il.

Pour une autorité locale, la mauvaise gestion de la transhumance à l’extrême nord du pays constitue une incontestable difficulté entre les agriculteurs et les éleveurs, « la dévastation des hectares des champs par les bétails, certains éleveurs peulhs qui font paitre leurs bovins dans les plantations des agriculteurs constituent une source de conflit ».

Constant Ndolo Babou

dimanche, 01 mars 2020 13:11 Écrit par Dans ECONOMIE

Centrafrique : La CBCA annonce la mise en circulation prochaine de la carte Visa

BANGUI, le 18 février 2020(RJDH) --- Le Directeur Général de la Commerciale Bank Centrafrique (CBCA), Hervé Kogboma Yogo, a annoncé l’extension prochaine des services de la banque dans certaines villes de province du pays et la mise en circulation à l’international dans les prochains mois de la carte visa. L’annoncé a été faite dans une interview exclusive accordée au RJDH, le samedi 15 Février 2020.

RJDH: Hervé Kogboma-Yogo, bonjour!

HKY : Bonjour !

RJDH : La Commerciale Bank Centrafrique a organisé une journée de réflexion avec son personnel soit une semaine après le lancement des travaux de construction du nouveau siège de la banque, que recherchez-vous exactement à travers cette initiative ?

HKY : En réalité depuis plus d’une année, la CBCA a inscrit dans son programme annuel l’organisation des journées de réflexion. Chaque année nous avons deux séances de réflexion, cela peut se tenir à Bangui, mais dans la plupart des cas, nous optons pour nous retirer de la capitale. Le lancement des travaux de construction du nouveau siège de la CBCA qui se coïncide un peu avec cette journée de réflexion ne sont pas liés, nous avons programmé dès le début de l’année et 6 mois après nous allons encore réaliser une journée de réflexion.

RJDH : Le premier thème débattu lors de cette rencontre est axé sur « la prévention et la gestion des plaintes », cela sous-entend que vous recevez régulièrement des plaintes au sein de votre établissement bancaire ?

HKY : Vous savez, nous vivons dans le monde des humains et la perfection n’est pas du monde des humains. Nous sommes faillibles alors qu’est que nous devons faire face aux réclamations des clients. Ce thème est conçu dans l’optique d’outiller les employés de manière à ce que ces derniers puissent prévenir les plaintes des clients de manière à prendre des dispositions à ce qu’il n’y ait pas de réclamations.  Et si d’aventure venait d’arriver qu’un client se plaint comment nous devons traiter sa réclamation.

                           "Une banque doit servir sa clientèle avec célérité"

Une banque doit servir sa clientèle avec célérité. Une banque qui reçoit beaucoup de plaintes des clients est une banque qui, au fil de temps, est appelée à disparaître parce que la force d’une banque c’est les clients. Alors si tous les clients d’une banque se plaignent, ils finissent par aller à la concurrence et cette banque finit par disparaître. Donc au niveau de la CBCA nous faisons très attention à la manière à laquelle nous servons nos clients. C’est pourquoi nous prenons des dispositions au niveau interne pour outiller le personnel afin de gérer avec célérité la clientèle.     

RJDH : Lors de la cérémonie du lancement des travaux de construction du nouveau siège de la CBCA, les commentaires de la population sur les réseaux sociaux étaient de voir cette banque opérationnelle dans certaines villes de province telles que Carnot, Nola…Qu’est-ce que vous leur répondez ?

HKY : Nous faisons de cela un problème majeur. Nous allons étendre notre réseau d’agence, si Dieu le permet, dans nos provinces dans les mois à venir. On va ouvrir quelques agences dans quelques villes du pays. Je ne vais pas dévoiler ici les villes dans lesquelles nous établirons nos agences, mais dans les mois à venir, nous allons ouvrir des agences dans nos provinces même dans la capitale, nous allons voir dans quelle mesure et cela en fonction de nos réalités et de nos budgets, comment faire aussi pour pouvoir créer d’autres agences dans la capitale dans l’optique de d’engorger nos guichets.   

RJDH : Nous entamons une nouvelle année, quelles sont vos perspectives et vos vœux pour votre clientèle ?

"Dans les prochains mois, nous aurons une carte visa, ce qui donnera l’opportunité à nos clients de pouvoir disposer de fonds où qu’ils se trouvent"

HKY : Pour 2020, les travaux de construction du siège va durer 9 mois. Toujours dans l’année 2020, nous allons faire un grand pas puisque c’était un bémol de quelque chose qui était considéré comme un handicap, parce que nous avons une carte qui ne s’étend pas à l’international. Dieu voulant, dans les prochains mois, nous aurons une carte visa ce qui donnera l’opportunité à nos clients de pouvoir disposer des fonds où qu’ils se trouvent. Pour ce qui est des vœux, je profite de votre micro pour présenter mes vœux les meilleurs à tous les clients de CBCA en leur garantissant que nous allons encore davantage faire de notre mieux pour pouvoir mettre à leurs dispositions un service de qualité.

Hervé Kogboma-Yogo le RJDH vous remercie !

HKY : C’est à moi de vous remercier.

 

mardi, 18 février 2020 10:12 Écrit par Dans ECONOMIE
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