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Centrafrique : le gouvernement cède l’Hôtel du Centre à un libanais

BANGUI, 14 septembre 2020 (RJDH)---L’Hôtel du Centre, tombé en faillite depuis quelques mois, est cédé à un opérateur libanais pour sa rénovation, a appris le RJDH des sources généralement bien informées et proches du dossier.

Il y a de cela trois mois, le personnel de l’hôtel du Centre, avait manifesté pour réclamer le paiement de trois mois d’arriérés de salaires. Parmi les revendications, ce personnel avait aussi réclamé le soutien du gouvernement pour sa rénovation.

Le montant total pour le paiement des salaires et la réhabilitation s’élevait à 238 millions FCFA. C’est dans la foulée de ce mouvement que l’hôtel a été rétrocédé à un opérateur libanais.

Selon les informations RJDH, la convention entre le gouvernement et le preneur inclue une phase de réhabilitation, de gestion et afin interviendra le transfert à l’Etat, « la période de transfert de l’hôtel au gouvernement sera entre 10 à 15 ans », a confié une source proche de l’ancienne équipe de gestion de cet hôtel.

Après la fermeture pour les travaux, tout le personnel a été collectivement licencié. « Le syndicat du personnel n’a pas été associé aux négociations, le directeur général lui-même absent car il n’a plus de contrat depuis le 31 aout 2020. Le gouvernement nous a rassuré que le personnel licencié sera privilégié lors de la réouverture de l’hôtel », a rapporté un personnel.

Contacté par le RJDH, l’ancien directeur général n’a pas souhaité se prononcer sur cette affaire tandis qu’au ministère du tourisme qui a la charge de cet établissement hôtelier, les personnes ressources ne sont pas encore disponibles.

Pour le moment, tout le matériel de l’hôtel du Centre est mis en vente aux enchères. Mais les travaux de réhabilitation n’ont pas encore démarré.

RJDH

lundi, 14 septembre 2020 14:20 Écrit par Dans ECONOMIE

Centrafrique : l’agroalimentaire, un levier du développement, selon l’ingénieure Anita Pamela Mokamanede Zoma

Bangui, 18 aout 2020 (RJDH)—Alors qu’en Centrafrique 10% des seulement des jeunes ont des connaissances sur l’entreprenariat, le secteur de l’agroalimentaire présente un atout important pour le développement du pays, selon Anita Pamela Mokamanede Zoma, ingénieure et entrepreneure.

La journée internationale de la jeunesse a permis de mettre en lumière la contribution des jeunes dans le développement du pays, surtout en passant par l’entreprenariat. Dans une émission organisée par le RJDH avec l’appui de l’UNFPA le 14 aout 2020, Anita Pamela Mokamanede Zoma est revenue sur son expérience.

Ingénieure agroalimentaire Anita Pamela Mokamanede Zoma, a fini ses études en Côte d’Ivoire. Elle s’est lancée dans la transformation du manioc en produits divers comme le gari ou Atiéké et embauche déjà plusieurs personnes.

Disposant d’un centre de formation, de deux restaurants à Bangui, Anita se dit motiver à initier les jeunes dans ce domaine. D’ailleurs, elle enseigne l’entreprenariat à l’institut ISSAD à Bangui. « Je compte créer des centres de formations dans les villes de provinces pour aider surtout les filles à s’épanouir », a-t-elle projeté avant de noter qu’avec le manioc, aliment de base des Centrafricains, il y’a plusieurs dérivés qu’elle est en train de mettre en valeur.

« Pour faire face à la pauvreté dans notre pays, il faut initier les jeunes dans entreprenariat. Beaucoup des jeunes vivent dans la misère et ils ne savent pas comment faire pour se créer de l’emploi. En conséquence, les jeunes désœuvrés sont obligés de se noyer dans les banditismes », a fait observer Anita Pamela Mokamanede Zoma.

Anita relève aussi les femmes qui se lancent dans les affaires et entreprenariat ne reçoivent pas des subventions de l’Etat pour leur permettre de fructifier leurs entreprises.

La Centrafrique dispose d’un potentiel agricole très important mais la mise en valeur reste problématique et le pays continue d’importer des produits alimentaires de l’extérieur.

Jospin Fernandez

mardi, 18 août 2020 11:26 Écrit par Dans ECONOMIE

Centrafrique : 500 jeunes recrutés pour le démarrage des travaux de fibre optique à Berberati

BERBERATI, 13 aout 2020(RJDH) ---Cinq cent jeunes de Berberati dans la Mambéré-Kadéï ont été recrutés dans le cadre des travaux de fibre optique dont le lancement a eu lieu le 27 juillet dernier. Le processus de recrutement a été fait le 11 aout 2020 par l’équipe du projet et les autorités préfectorales.

Les travaux de fibre optique vont bientôt démarrer dans la ville de Berberati au sud-ouest du pays. Cinq cent (500) jeunes de la ville ont été recrutés le 11 aout dernier par l’équipe de projet et les autorités préfectorales à travers les jeux de loterie.

C’est une main d’œuvre qui permet de désengorger le chômage des jeunes dans la ville. Les travaux vont commencer à partir de Berberati en allant vers Nola, Carnot et Gamboula.

Le lancement a été fait le 27 juillet dernier par le Premier ministre Firmin Ngrebada et quelques membres du gouvernement. C’est pour désenclaver la République Centrafricaine en matière de la nouvelle technologie.

Jean Claude Gnapongo

jeudi, 13 août 2020 14:16 Écrit par Dans ECONOMIE

Centrafrique : le gouvernement américain octroie plus de 13 milliards pour soutenir le relèvement en Centrafrique

BANGUI, 18 juillet 2020 (RJDH)--- Les gouvernements centrafricain et américain ont signé vendredi 17 juillet à Bangui, un accord de développement visant à soutenir le relèvement du pays à hauteur de 22, 2 millions de dollars US soit 13, 320 milliards de FCFA sur une durée de 5 ans (2020-2024) via l'Agence américaine de développement (USAID).

La signature de ce document entre les gouvernements américains et centrafricains vise à permettre à la Centrafrique de soutenir ses efforts de relèvement à hauteur de plus de 13 milliards FCFA s’étalant sur une durée de 5 ans (2020-2024).

Cet appui s’articule, à en croire Mme Lucy Tamlyn Ambassadeur des USA en Centrafrique, autour de cinq objectifs de 2020 à 2024 soit une durée de cinq ans à savoir : appuis aux activités de stabilisation ciblées pour atténuer les déclencheurs de conflit, l’expansion des possibilités économiques licites dans les secteurs stratégiques, ainsi que la diversification des moyens de subsistance dans les communautés cibles et la gestion des ressources naturelles, la transition de l’Aide humanitaire vers des interventions de développement plus durables dans les régions cibles au fur et à mesure de l’amélioration de la situation sécuritaire, la mobilisation effective des ressources au niveau national pour améliorer les services de santé primaire et ceux qui sont spécifiques à des endémies particulières, enfin promouvoir la gestion durable des ressources forestières et des écosystèmes pour une croissance économique verte.

Selon Madame Lucy Tamlyn, Ambassadeur des Etats-Unis en Centrafrique, le gouvernement américain est déterminé à soutenir les efforts des autorités centrafricaines. « Nous avons aussi décidé d’investir dans le développement parce que nous voyons qu’il y a une volonté pour la paix et la sécurité et donc nous avons décidé d’avancer avec cet accord qui va permettre à USAID d’investir dans les secteurs pour le relèvement, le redressement de l’économie de l’Etat », a-t-elle affirmé.   

La diplomate américaine, poursuit-elle, demande au gouvernement centrafricain de redoubler d’efforts pour permettre que les dividendes de l’accord de paix soient bénéfiques pour le pays, car l’USAID est prête à soutenir la RCA à condition que la paix soit d’abord rétablie. « Cet investissement, soit dans le domaine de la santé, soit économique, va permettre à USAID d’être plus présente dans le pays. J’ajoute que sans la paix, rien est possible. Il faut redoubler les efforts pour que l’accord de paix soit respecté pour stopper les violations récurrentes. Nous, en tant que partenaires, nous sommes prêts à soutenir la RCA et nous témoignons notre volonté aujourd’hui avec la signature de cet accord pour que cet investissement puisse vraiment porter fruit ».

Pour Felix Moloua, ministre de l’Economie et du Plan, les groupes armés doivent cesser les armes pour permettre aux populations de jouir directement de cet appui important à travers l’USAID. « Aujourd’hui nous avons la possibilité dans le document de RCPCA pour aller partout. L’argent donné par USAID est d’aider les centrafricains d’accéder aux soins de santé dans le contexte de pandémie à coronavirus et aussi dans les ressources naturelles. Tout cela doit être fait dans la paix », a déclaré le membre du gouvernement.   

Le Ministre du plan et de l’Economie Felix Moloua, a promis la mise en place d’un comité de suivi dans les jours à venir, composé des entités dans le domaine de la sécurité, santé, minier, forestier et de l’Aide humanitaire.

Sandra Cynthia Belly

samedi, 18 juillet 2020 11:39 Écrit par Dans ECONOMIE

Centrafrique : les prix sur le marché sont restés stables à Bangui en provinces, selon l’ICASEES

BANGUI, 23 juin 2020 (RJDH)---Les prix des produits de première nécessités et des denrées alimentaires sont restés stables à Bangui et dans certaines villes de l’intérieur du pays. Tandis qu’à Obo dans le Haut Mbomou, les prix ont grimpé allant de 10 à 60 %. C’est ce qu’a fait savoir Blaise Bienvenu Ali directeur général de l’Institut Centrafricain des Statistiques des Etudes Economiques et Sociales, le 19 juin.

Dans sa présentation hebdomadaire, les statistiques des prix des produits alimentaires de la semaine du 8 au 13 Juin 2020, l’ICASEES a noté que l’évolution des prix sur les différents marchés de Bangui et des provinces est stable. « On a constaté une légère augmentation des prix du haricot. Les autres prix des produits qui ont connu une hausse mais relativement légère, sont le riz, le sucre et la viande de bœuf. En ce qui concerne le haricot, cette hausse se justifie par la période de soudure qui fait que les principales localités qui alimentent Bangui n’ont pas pu l’acheminer vers la capitale », note l’ICASEES.

Quant au transport des marchandises, « le nombre des camions a augmenté de 261 soit 38 % par rapport à la semaine précédente qui est de 189 due au retard dans la retransmission des résultats des tests des camionneurs à la frontière entre 7 à 10 jours. Suite à un incident qui a causé la mort à un éleveur peulh, le prix de la viande a connu une hausse. Les commerçants craignent pour une pénurie de viande sur le marché à Bangui ».

A Obo, dans le Haut-Mbomou, les prix sont passés de 10 à 60 %. « Un litre de carburant coute aujourd’hui 7 000 frs contre 2 000 frs avant les violences du mois de mai, à titre d’exemple », a indiqué Blaise Bienvenu Ali.

Ces rapports présentés hebdomadairement par l’ICASEES sont envoyés au Gouvernement pour infléchir la tendance nationale.

Jocelyne Nadège Kokada

mardi, 23 juin 2020 16:00 Écrit par Dans ECONOMIE

Centrafrique : les échanges par la voie routière entre le Cameroun et la Centrafrique en baisse la semaine dernière

BANGUI, 16 juin 2020 (RJDH)---Les prix des denrées alimentaires sur les marchés de Bangui et provinces sont restés stables alors que le trafic des marchandises à caractère commercial par voie terrestre avec le Cameroun a connu une baisse la semaine dernière, selon l’Institut Centrafricain des Etudes Economiques et Statistiques Sociales (ICASEES), sur la période du 01er au 06 juin 2020.

Selon le constat de l’ICASEES, les prix des produits alimentaires sont restés stables dans l’ensemble avec l’arrivée de 189 véhicules en provenance de Cameroun la semaine dernière. « Par rapport à la semaine du 25 au 30 mai ; nous disons que les prix sont globalement stables à l’acception du manioc, de la viande de bœufs et de haricot. Le transport depuis le Cameroun jusqu’à la capitale Bangui ou dans nos provinces se présente de la manière suivante à la semaine du 25 au 30 mai nous avons enregistré200 véhicules. Dans la semaine du 01er au 06 juin 2020, nous avons enregistré 189 véhicules, soit une baisse de 05% », a fait savoir Bienvenu Ali, directeur général de l’ICASEES.

Mais en provinces, poursuit-il, les prix des produits ont doublé sur les marchés. « Si nous prenons les marchés de Bangui, effectivement il y a eu une hausse mais cette hausse se situe entre 10 à 50%, alors que sur les marchés de nos provinces, on a enregistré une hausse situant entre 100 à 160%, les prix du manioc et du haricot sont restés élevés. Mais les produits comme le riz, l’huile locale, le sel, le lait en poudre, la farine de blé et le sucre en poudre ont connu une hausse dans l’ordre de 10 à50%», précise Bienvenu Ali.

Il faut noter que les denrées alimentaires, des produits de première nécessité ainsi que le transport en taxi moto ont connu une hausse  de 100 % dans les 10 préfectures de la RCA, conclut l’ICASEES, en raison de Covid 19 qui sévit dans le pays.

Jocelyne Nadège Kokada

mardi, 16 juin 2020 18:02 Écrit par Dans ECONOMIE

Centrafrique : le prix du manioc galope sur les marchés de Bangui

BANGUI, le 16 juin 2020 (RJDH)---Bangui, la capitale centrafricaine, connait ces derniers temps une hausse de prix de manioc sur les marchés de la place. Cette augmentation se justifie par l’insécurité dans certaines villes du pays et l’arrivée de la saison pluvieuse. Un constat du RJDH après avoir sillonné quelques marchés.

Le manioc aliment de base des Centrafricains a connu pendant cette période de Covid 19, une hausse vertigineuse de prix. Avant, une demi-cuvette de manioc appelé communément Ngaoui coutait 2500FCFA, aujourd’hui se vend entre 3500 à 4500 FCFA sur les marchés. Cette inflation a joué sur le panier ménager.

Des commerçants que nous avons rencontrés expliquent les raisons de cette augmentation « j’ai commencé à vendre du manioc il y a de cela 40 ans dans ce marché mais avant on ne vendait le manioc à ce prix on achetait un sac de manioc à 12000 FCFA ou 14000 FCFA, mais actuellement nous achetons un sac à 29000 voire 30 000fcfa c’est pourquoi on vend une cuvette à 4500FCFA. Je ne sais pas si c’est à cause de cette pandémie du coronavirus que les prix ont augmenté ? »

Un autre commerçant nous relate qu’« en province, nous achetons une cuvette à 2750 ou 3000FCFA, on remplit un sac à 25000FCFA, arrivé à Bangui on vend un sac à 28 000FCFA. Ce qui explique l’augmentation des prix du manioc est que les peulhs armés provoquent à tout moment les cultivateurs et ils laissent leurs bœufs dévastent les champs des cultivateurs »

Pour Jeannot Magbando, Directeur des synthèses économiques et des prévisions au ministère de l’économie et du plan, indique que : « habituellement, les prix du manioc augmentent en cette période si, et si l’on tient aussi compte de la pandémie, cette situation pourrait aussi être difficile pour notre pays. Les tendances ne sont pas les mêmes que cela soit à Bangui et en province. Mais d’une manière générale, vu la culture de manioc qui se fait traditionnellement, vu la saison pluvieuse il est indubitable que le prix augmente. Quand il pleut le manioc peut quitter de 3000 à 4500FCFA, il y a parfois des spéculations quelqu’un achète à 4000 peut revendre à 5000 frs délibérément et il y a aussi la loi de l’offre et de la demande », fait-il savoir.

Face à cette situation, le ravitaillement en produits agricoles dans les grandes villes et la capitale connait une difficulté réelle. Parmi ces difficultés, on peut noter la dégradation avancée des routes, l’arrivée de la saison des pluies sont entre autres les facteurs qui impactent sur les produits agricoles.

Jocelyne Nadège Kokada

mardi, 16 juin 2020 17:54 Écrit par Dans ECONOMIE

Centrafrique : Les conducteurs exigent la suspension des frais de tête de stationnement

BANGUI, 09 Juin 2020 (RJDH) --- Les conducteurs de taxi ont manifesté ce jour pour exprimer leurs mécontentements, réclamant de la municipalité de Bangui, l’annulation pure et simple de sa décision exigeant le paiement des têtes de stationnement en attendant de juguler la pandémie de Covid 19.

Ils contestent les taxes de stationnement fixées à hauteur de 10 0000 frs par la municipalité de Bangui. En colère et par un concert de klaxon, ils ont paralysé pendant un moment la circulation sur l’avenue Boganda. Certains conducteurs récidivistes se sont vus retirés leurs clés de contact les obligeant de suspendre le travail.

« Les conducteurs de taxi sont remontés contre la mairie de Bangui, parce qu’elle a obligé le paiement des frais de stationnement dans un contexte où les mesures barrières obligent les conducteurs des bus et des taxis à réduire le nombre de passagers, dont 3 personnes pour les taxis et 8 passagers pour les bus », a expliqué Sylvain.

Un autre conducteur de taxi souligne, quant à lui, le manque de mesure d’accompagnement par le gouvernement. « Naturellement, nous payons 10 000 FCFA la tête de stationnement à la mairie. Auparavant, nos recettes variaient de 25 000 à 30 000 FCFA mais aujourd’hui, nos recettes varient entre 10 000 à 15 000 FCFA. Si les mesures barrières prennent fin, à ce moment, nous pouvons verser les frais des têtes de stationnement », dit-il.

Cette manifestation est aussi suivie sur l’avenue David Dacko où les conducteurs s’en sont pris aux policiers. « Cette manifestation se poursuit jusqu’à ce que le gouvernement réponde à nos préoccupations. Nous n’avons pas de problème avec les policiers, ils font leur travail et nous continuons notre manifestation », a ajouté un autre taximan.

Cette manifestation a perturbé la circulation, le transport est devenu difficile, une inquiétude plane dans l’esprit des usagers des transports en commun lorsque quelques-uns s’interrogent de leur sors au lendemain de cette manifestation.

mardi, 09 juin 2020 15:39 Écrit par Dans ECONOMIE

Centrafrique : Les conducteurs exigent la suspension des frais de tête de stationnement

BANGUI, 09 Juin 2020 (RJDH) --- Les conducteurs de taxi ont manifesté ce jour pour exprimer leurs mécontentements, réclamant de la municipalité de Bangui, l’annulation pure et simple de sa décision exigeant le paiement des têtes de stationnement en attendant de juguler la pandémie de Covid 19.

Ils contestent les taxes de stationnement fixées à hauteur de 10 0000 frs par la municipalité de Bangui. En colère et par un concert de klaxon, ils ont paralysé pendant un moment la circulation sur l’avenue Boganda. Certains conducteurs récidivistes se sont vus retirés leurs clés de contact les obligeant de suspendre le travail.

« Les conducteurs de taxi sont remontés contre la mairie de Bangui, parce qu’elle a obligé le paiement des frais de stationnement dans un contexte où les mesures barrières obligent les conducteurs des bus et des taxis à réduire le nombre de passagers, dont 3 personnes pour les taxis et 8 passagers pour les bus », a expliqué Sylvain.

Un autre conducteur de taxi souligne, quant à lui, le manque de mesure d’accompagnement par le gouvernement. « Naturellement, nous payons 10 000 FCFA la tête de stationnement à la mairie. Auparavant, nos recettes variaient de 25 000 à 30 000 FCFA mais aujourd’hui, nos recettes varient entre 10 000 à 15 000 FCFA. Si les mesures barrières prennent fin, à ce moment, nous pouvons verser les frais des têtes de stationnement », dit-il.

Cette manifestation est aussi suivie sur l’avenue David Dacko où les conducteurs s’en sont pris aux policiers. « Cette manifestation se poursuit jusqu’à ce que le gouvernement réponde à nos préoccupations. Nous n’avons pas de problème avec les policiers, ils font leur travail et nous continuons notre manifestation », a ajouté un autre taximan.

Cette manifestation a perturbé la circulation, le transport est devenu difficile, une inquiétude plane dans l’esprit des usagers des transports en commun lorsque quelques-uns s’interrogent de leur sors au lendemain de cette manifestation.

mardi, 09 juin 2020 15:39 Écrit par Dans ECONOMIE

Centrafrique : le gouvernement lance les travaux de réhabilitation du tronçon Kaga-Bandoro-Ndélé

KAGA BANDORO, le 7 Juin 2020 (RJDH) --- Sur financement de la Banque Mondiale à hauteur de 21 986 207 US, les travaux de réhabilitation des routes Kaga-Bandoro-N’dele au Nord du pays ont été lancés samedi 06 juin dernier par le ministre des travaux publics.  La réalisation des travaux des routes sera effectuée par UNOPS, une agence onusienne.

Le lancement des travaux de la route reliant Kaga-Bandoro à Birao, a été fait par le Ministre des Travaux Publics, Excellence Guismala Hamza. Une première portion de 333 km jusqu'à N'dele puis la seconde de N'dele à Birao, sera réalisée par l’UNOPS. Pour le ministre, « la route est un grand outil de l'unité et de la cohésion sociale, par exemple le Pont de Bamingui qui, non réhabilité depuis l'indépendance, relie aujourd'hui la partie Nord à celle Sud du pays », a fait savoir Hamza Guismala.

« Les largeurs des routes sont estimées à 6 mètres de largeur, des canaux dont les dimensions sont préférables à 1,5 mètre de large des deux côtés », a précisé le membre du gouvernement.

En outre, ces travaux prendront en compte aussi d’autres réalisations sociales, « des ponts et des bâtiments scolaires, des bâtiments hospitaliers, les bâtiments des hôpitaux tombés en ruines dans ces localités, seront réalisés par l’UNOPS », déclare Guismala Hamza.  

Le projet de la réhabilitation de ces infrastructures routières est financé par la Banque Mondiale d’un montant de 21 986 207 US.

Omer Maury Soagaza 

dimanche, 07 juin 2020 14:22 Écrit par Dans ECONOMIE
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