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Centrafrique : plus de 2000 ex-combattants recensés à Bria et Birao dans le cadre des opérations du DDR

BANGUI, 2 septembre 2020(RJDH) ---La mission conjointe du DDR a enregistré environ 2000 ex combattants dans les préfectures de la Haute-Kotto et de la Vakaga la semaine dernière. Ces éléments sont près, selon le ministre Herbert Gontran Djono-Ahaba, pour les opérations du DDR qui bientôt seront lancées.

Dans la Haute-Kotto, la mission a recensé 835 ex-combattants éligibles au programme du DDRR et 1176 autres dans la Vakaga à l’extrême nord du pays. Ces éléments sont issus des groupes armés de différentes tendances du FPRC, du RPRC, de MLCJ. Cependant la liste des éléments de l’UPC et des Anti-Balaka n’a pas été actualisée pour des raisons techniques selon le ministre Herbert Gontran Djono-Ahaba qui a conduit la mission dans ces préfectures.

« Nous avons reçu une liste de 835 ex-combattants à Bria en armes de guerre et représente 90% des éléments éligibles au DDRR et à Birao, les deux principaux mouvements armés ce sont le MLCJ et le RPRC, auxquels nous avons recensé 1176 éléments. Donc les deux préfectures font un total d’environ deux mille (2000) ex-combattants prêts à aller au DDR», a présenté le Ministre avant de préciser que les opérations pourront démarrer aussitôt après le travail de la coordination générale et du comité technique.

« Je pense qu’à ce jour, la coordination générale travaille sur les listes que nous avions recueillies et d’ici deux semaines ou au plus tard trois semaines, l’équipe technique sera sur le terrain pour procéder aux opérations du DDR », a-t-il annoncé.

Les défis qui restent à relever sont entre autres, l’impraticabilité des routes pouvant faciliter les opérations dans certaines régions, note le membre du gouvernement.

Cette mission a été effectuée dans les deux préfectures à double objectif. Premièrement, elle vise à actualiser les listes des ex-combattants et des opérations d’enrôlement des électeurs pour les élections en cours. Ces éléments une fois désarmés seront intégrés dans les rangs des forces en uniforme conformément aux dispositions de l’accord politique pour la paix et la réconciliation signé le 06 février 2019 à Bangui qui demandent le désarmement des éléments armés avant leur intégration dans les Unités spéciales mixtes de sécurité (USMS).

Judicaël Yongo

mercredi, 02 septembre 2020 13:55 Écrit par Dans DDRR

Centrafrique : Ali Darassa se désengage du procès-verbal du huis clos entre lui et le gouvernement

BANGUI, 03 aout 2020 (RJDH)---Dans une note en date du 1er aout, l’unité pour la paix en Centrafrique (UPC), par la voix de son coordonnateur militaire, chef d’état-major, le général d’armée Ali Darassa Mahamat se désengage du procès-verbal n° 0161/PM/DIRCAB 20 du huis clos entre le gouvernement, les garants, facilitateurs et le leader de l’UPC, établi et publié le 30 juillet 2020 par le gouvernement.

L’annonce du désengagement du leader de l’UPC intervient 72 heures à peine, d’un Accord négocié à huis clos entre lui et le Gouvernement ainsi que les Facilitateurs de l’APPR-RCA, il s’est rétracté ce samedi 1er août 2020, c’est-à-dire qu’il ne reconnaît plus les engagements qu’il vient à peine de prendre.

Il justifie son désengagement parce que le dialogue s’était déroulé à sens unique et sous pression du gouvernement car, « le chef du gouvernement Firmin Ngrebada a proféré des menaces en présence des garants et facilitateurs à l’encontre du général d’armée Ali Darassa Mahamat en lui disant, tant que ce procès-verbal n’est pas signé, il ne partira pas de Bangui. C’est sous cette pression que le général d’armée Ali Darassa Mahamat a été contraint de signer ce document », explique-t-il.

Le mouvement armé dénonce ce genre de pratique et attire l’attention de la communauté nationale et internationale sur ce genre de dialogue à sens unique, « qui risque de compromettre la nouvelle tenue d’une éventuelle rencontre des groupes politico-militaires signataires de l’APPR-RCA et le gouvernement », remarque l’UPC.

A titre de rappel, le procès-verbal du huis clos du 30 juillet dernier, devrait faciliter un certain nombre des points discordant entre le gouvernement et le leader de l’UPC, notamment les relations entre Ali Darassa et le mercenaire Moussa Assymei, l'alliance de son mouvement avec le 3R de Sidiki Abbas, le processus de désarmement de l’UPC, la déclaration de l’UPC relative aux réfugiés de la RDC et la sécurisation du processus électoral.

En contrepartie, le gouvernement de son côté s’engage à créer les conditions pour installer le leader de l’UPC à Bambari et de renforcer la communication et la consultation permanente avec ce dernier.

Vianney Ingasso

lundi, 03 août 2020 15:58 Écrit par Dans DDRR

Centrafrique : les opérations du DDR se poursuivent dans le nord du pays

NDELE, 25 juin 2020 (RJDH)---140 armes ont été déjà déposées par les combattants rebelles du FPRC dans le cadre du processus du DDR à Ndélé, lancé le lundi 22 juin.

Lancées depuis le lundi 22 juin, à ce jour, les opérations de désarmement ont permis de collecter 140 armes des mains des combattants rebelles du FPRC par l’équipe mobile du désarmement présente dans le Bamingui Bangoran, précisément à Ndélé. Selon le Capitaine Guy Sylvère Goni, chef de mission de l’équipe mobile de désarmement, les armes restituées répondent aux normes fixées par le Programme National de Désarmement et concernent 579 combattants du FPRC.

« Sur les 579 ex-combattants inscrits sur la liste, nous avons désarmé plus de 140 éléments qui attendent la démobilisation et nous avons collecté 80 armes de guerre. Les opérations du désarmement se poursuivent jusqu’à toucher ces 579 inscrits », a expliqué le Capitaine Guy Sylvère Goni, qui précise aussi que les opérations se déroulent sans incidents, « nous avons constaté une bonne évolution dans ces opérations. Nous travaillons avec les professionnels ainsi que les grands experts de la Minusca si bien qu’ en ce qui concerne la qualité des armes il n’y a pas question à s’inquiéter », répondant ainsi aux allégations qui font état des armes artisanales restituées.      

RJDH

 

 

jeudi, 25 juin 2020 15:57 Écrit par Dans DDRR

Centrafrique : Deux principaux groupes rebelles-Peulhs se coalisent pour des intérêts liés à la transhumance

BANGUI, 25 juin 2020 (RJDH)--- Sidiki Abbas, leader des 3R, et Ali Darassa de l’UPC, ont signé le 17 juin dernier une déclaration d’entente, s’engageant à œuvrer de concert pour la défense des intérêts peuls liés à la problématique agro-pastorale et communautaire.

Contre toute attente, les deux principaux leaders armés peuls en Centrafrique, ont annoncé à travers une déclaration d’entente signée, le 17 et rendu public le 21 juin, leur engagement à œuvrer de concert pour la défense des intérêts peuls liés à la problématique agro-pastorale et communautaire.

C’est sur les réseaux sociaux que la nouvelle de cette alliance a été publiée. Mais, cela a suscité de doute pour certains observateurs de la vie politique dans le pays. « Je puis vous dire que le document est authentifié », a fait savoir Moussa, le Porte-Parole de l’UPC contacté par le RJDH le 23 juin dernier.

Selon le document, « Cette collaboration se veut avant tout politique et vise à explorer les moyens, qui par des synergies communes sont destinées à bénéficier à la communauté peule dans son ensemble », a mentionné le communiqué.

Et, à travers cet engagement, « Le Chef d’état-major de l’UPC, le général d’armée Ali Darassa Mahamat et le général Président du Mouvement 3R, le général Sidiki Abass souhaitent ainsi souligner leurs engagements sans faille et continuent d’œuvrer pour le retour de la paix, dans le cadre de l’APPR-RCA en favorisant le dialogue et l’échange bilatéral sur les problématiques agro-pastorales et communautaires », ont-ils souligné. 

A en croire l’avis de certains observateurs, ce rapprochement 3R-UPC est une alliance peulh. Le plan de la partition de la RCA continue toujours et la mainmise sur le pâturage et eau pour nourrir les troupeaux de bœufs sahéliens.

Face à cela, la classe politique centrafricaine ne cache pas du tout son inquiétude. « Nous avons pris connaissance d’un document dans lequel, un prétendu général Ali Darassa, un coupeur de route qui a commencé sa carrière justement dans la région de mont Ngaoui, et qui aujourd’hui dit qu’il est général d’armée, a signé un document avec Sidiki pour dire qu’ils s’unissent. Ils s’unissent pourquoi, ils s’unissent pour tuer les centrafricains. Ils s’unissent pour accroitre leur capacité de nuisance contre le peuple centrafricain », a fait savoir Martin Ziguele, Président du MLPC au cours d’une rencontre avec la presse.

L’Accord politique pour la paix et la réconciliation, n’a pas non plus épargné l’épineuse question de la transhumance. L’article 14 dudit accord stipule, « Les partis conviennent de la mise en place du système de gestion efficace et équitable de la transhumance pour en faire une activité sécurisée et pacifiée, essentielle au développement économique harmonieux des éleveurs et agriculteurs basés sur un schéma directeur national et de schémas locaux, qui seront développés en concertation avec les communautés concernées », c’est l’esprit de cet article qui a mis en place les USMS.  

Au début du mois de juin, Abbas Sidiki s’est retiré de l’APPR-RCA. Au terme de son accord avec l’UPC les deux parties affirment vouloir ainsi souligner leurs engagements sans faille et continuent d’œuvrer   pour le retour de la paix dans le cadre dudit accord.

Cyrille Wegue

jeudi, 25 juin 2020 15:48 Écrit par Dans DDRR

Centrafrique : la MINUSCA qualifie de lâche, l’attaque des 3R contre le convoi FACA-MINUSCA dans le Nord-Ouest du pays

BANGUI, 23 Juin 2020 (RJDH) – Dans un communiqué de presse rendu public en date du 22 Juin, soit un jour après l’attaque du convoi mixte FACA-MINUSCA par les éléments des 3R à 8 Km de Besson, la MINUSCA la qualifie de lâcheté et annonce la poursuite de l’opération « A La Londo », lancée depuis la semaine dernière contre le mouvement rebelle 3R.

Cette attaque contre le convoi intervient au moment où, il s’apprêtait à entrer dans la localité de Besson afin de renforcer la présence de l’Etat dans le cadre de l’opération conjointe « A La Londo », lancée la semaine dernière, selon le communiqué de la MINUSCA.

Selon le communiqué, l’on note cinq (5) blessés graves dans les rangs des forces armées centrafricaines qui ont été évacués par la MINUSCA lundi matin à Bangui pour des soins.

Une énième violation de l’accord politique pour la paix et la réconciliation de trop par le mouvement 3R. Pour la mission onusienne, le 3R est dans le double jeu, qui, après avoir affirmé le 20 juin, dans un communiqué, « son engagement irréversible dans la mise en œuvre de l’APPR-RCA », l’Accord politique pour la paix et la réconciliation en RCA, a attaqué un convoi MINUSCA-FACA.

« La MINUSCA constate aussi que le 3R n’a pas respecté son engagement contenu dans le communiqué du 1er avril 2020, à respecter l’appel à un cessez-le-feu global lancé le 23 mars par le Secrétaire-général des Nations Unies et relayé par son Représentant spécial en RCA, le 25 mars, pour la cessation des hostilités sur tout le territoire national, pour consolider les efforts dans la riposte du COVID-19 et de ses conséquences néfastes ».  

Le mouvement armé 3R a repris la violence après le retrait d’Abbas Sidiki, la MINUSCA et le gouvernement ont lancé une opération contre lui, dénommée « A La Löndö » avec objectif de mettre fin aux violences commises contre les civils, dans le nord et l’ouest de cette région de la RCA, protéger les populations et rétablir l’autorité de l’Etat.

Bienvenue Marina Moulou-Gnatho

mardi, 23 juin 2020 15:56 Écrit par Dans DDRR

Centrafrique : les combattants de FPRC à Ndélé acceptent le désarmement.

NDELE, 22 juin 2020 (RJDH)---A Ndélé, chef -lieu de la préfecture de Bamingui Bangoran, les opérations de désarmement et démobilisation des combattants du groupe armé Front Populaire pour la renaissance de Centrafrique FPRC d'Abdoulaye Hissène, ont été officiellement lancé ce lundi 22 juin à Ndélé. 

C’est le préfet de Bamingui Bangoran, M. François Dieudonné Batawapi Yépi qui a procédé ce lundi 22 juin 2020 au lancement des opérations de désarmement et démobilisation qui va durer deux semaines dans la capitale provinciale de Bamingui Bangoran. La cérémonie s’est déroulée en présence des notables et représentants de la Minusca ainsi que de la population civile.

« Il a été souvent dit que la violence entraine la violence et ne sert à rien. C’est ce que disent les criminologues », a dit le Préfet avant de lancer un appel à la population de Ndélé « à partir de maintenant, la population de Ndélé, vous pouvez vaguer sans inquiétude à vos occupations. Parce que la paix est retrouvée. La paix est rétablie. Les forces de défense et de sécurité sont là pour votre sécurité ».  

A travers ce geste, le FPRC veut tourner la page de la violence et amorcer la page de développement, selon son chef militaire à Ndélé, M. Hissène Abdoulaye. « Moi Hissène Abdoualye je veux la paix. C’est pourquoi j’adhère au DDRR aujourd’hui. Donc, je demande à tous les combattants du FPRC de déposer leurs armes de guerre pour bénéficier des opportunités du PNDDRR ».

La première phase de cette opération vise une trentaine des combattants du groupe armé FPRC qui se sont présentés avec armes de guerre de tous calibres en leur possession sur le site du désarmement et démobilisation installé au quartier sultan 2 près du quartier général des Forces Armées Centrafricaines basées à Ndélé.

RJDH

lundi, 22 juin 2020 15:06 Écrit par Dans DDRR

Centrafrique : le mouvement 3R nie ses implications dans les violences de Bouar

BANGUI, 12 Juin 2020(RJDH) --- Abass Sidiki, le chef rebelle leader des 3R, a démenti par un communiqué publié le mercredi 11 juin, qu’ils ne seraient pas lui et ses hommes, responsables de l’attaque de la base des USMS de Bouar.

La réaction du mouvement armé 3R d’Abbas Sidiki intervient deux jours après l’attaque du camp de formation d’éléments d’Unité Spéciale Mixte de Sécurité que le mouvement 3R attribue au gouvernement car, selon le communiqué, ces attaques ont été organisées par le gouvernement dans l’objectif de créer des situations d’insécurité.

 « Le mouvement 3R n’est ni impliqué de près ni de loin dans ces attaques. Elles ont été organisées et planifiées par le gouvernement dans l’objectif de créer des situations de chaos pour pouvoir demander à nouveau la dérogation du calendrier électoral », peut-on lire dans le communiqué.

Toutefois, le groupe armé a relevé des failles dans la mise en œuvre du plan programme DDR auquel il a soumis 250 de ces éléments, « malheureusement 68 éléments ont été retenus et les autres refoulés après les avoir désarmés pour des raisons infondées », se défend-il, avant de relever que c’est cela qui aurait engendré des conséquences sécuritaires, « Abbas Sidiki a alerté les membres du gouvernement, la coordination du DDR et la MINUSCA sur les conséquences sécuritaires que ce rejet raciste pourraient engendrer », a-t-il justifié.

Fort de ce constat, le 3R qualifie d’enfantillage et d’amateurisme la gestion des opérations du DDR et des USMS au Nord-Ouest du pays par les autorités centrafricaines. Pour le mouvement 3R, en poursuivant, ses éléments ne constituent en aucun cas une menace pour les régions du Nord-Ouest et met en garde le gouvernement, « de s’abstenir de toutes sortes de provocation et au cas contraire le mouvement répliquera en légitime défense ».

Depuis le retrait du leader des 3R de la ville de Bouar au mois de mai dernier, les relations entre lui et le gouvernement ainsi que la MINUSCA ne sont pas tendre.

Bienvenue Marina Moulou-Gnatho

vendredi, 12 juin 2020 14:28 Écrit par Dans DDRR

Centrafrique : les FACA repoussent une attaque de 3R dans l’Ouest du pays

BOUAR, 09 juin 2020 (RJDH)---Les éléments des Forces Armées Centrafricaines (FACA) ont repoussé une attaque des combattants rebelles de 3R, déclenchée tôt ce matin, contre la base des Unités Spéciales Mixte de Sécurité (USMS) de Wantiguira située à 12 kilomètres de la ville de Bouar.

Les hostilités ont été déclenchées tôt ce matin par les combattants rebelles de 3R de Sidiki Abbas, qui avait annoncé la semaine dernière qu’il suspendait sa participation à l'accord de paix. « Il s’agit d’une attaque coordonnée menée sur deux fronts par des combattants rebelles de 3R d'Abass Sidiki. L'attaque a été repoussée par les éléments des FACA », nous rapporte un officier des FACA.

Au cours de riposte des FACA aux assauts des rebelles, « des armes récupérées ce mardi lors de l'attaque du camp des USMS de Bouar par les éléments de 3R de Sidiki Abass », précise cet officier.

Du côté de la MINUSCA, une réunion de crise a été convoquée par les autorités avec la MINUSCA, fait savoir Vladimir Monteiro. « Le bilan de cette attaque fait état d’une dizaine de cas de blessures légères dans les rangs des forces des USMS et il y aurait des pertes en vies humaines du côté des assaillants », ajoute-t-il.

C’est depuis quelques jours que le mouvement 3R menait des attaques coordonnées dans la région de la Nana-Mambéré.

Vianney Ingasso

mardi, 09 juin 2020 15:43 Écrit par Dans DDRR

Centrafrique : le mouvement 3R suspend sa participation à l’accord de paix

BANGUI, le 07 juin 2020 (RJDH)---Dans un communiqué en date du 05 juin 2020, le groupe armé 3R a annoncé avoir suspendu sa participation à l’accord de paix en Centrafrique du 06 février 2019.

C’est l’un des principaux groupes armés du pays à avoir annoncé vendredi qu’il ne participait plus dans la mise en œuvre à l’accord de paix qu’il avait signé le 6 février 2019 avec le gouvernement centrafricain et 13 autres mouvements rebelles.

 « Le mouvement 3R (Réclamation et Réhabilitation) décide de la suspension de toute sa participation aux organes de mise en œuvre » de l’accord de paix, a indiqué le chef du groupe, Sidiki Abbas, dans ce communiqué.

Le mouvement rebelle adopte, en réponse à la mise en garde de la MINUSCA contre sa tendance expansionniste dans d’autres parties de la région, une rhétorique guerrière. « Les hommes de 3R vont répliquer avec la dernière force en cas d’attaque contre ses bases » par les forces gouvernementales. Toutefois, le mouvement « réaffirme son engagement irréversible dans le processus de mise en œuvre » de l’accord de paix « si les menaces, les provocations cessent », lit-on dans la déclaration.

Il y a de cela trois semaines, Abass Sidiki avait repris le maquis en s’extirpant du cortège du ministre de la sécurité publique de retour d’une mission à Beloko alors que les autorités du pays étaient confiantes quant à son retour dans la droite ligne.

Vianney Ingasso

dimanche, 07 juin 2020 14:03 Écrit par Dans DDRR

Centrafrique : Le chef de l’Etat préside la cérémonie de sortie officielle des premiers éléments des USMS

BANGUI, 12 mai 2020 (RJDH)---La ville de Bouar au centre est du pays, accueille depuis ce matin la cérémonie de sortie officielle des premiers éléments des Unités Spéciales Mixtes de Sécurité (USMS) issus des groupes armés. La cérémonie est présidée par le chef de l’Etat Faustin Archange Touadéra.

Ce sont 629 éléments issus des groupes armés, qui font leur sortie officielle comme membres des Unités Spéciales Mixtes de Sécurité (USMS). Le président de la République Faustin Archange Touadéra inscrit la formation et la sortie de ces premiers éléments dans le cadre de la recherche de la paix, chère selon lui, à son gouvernement. 

La sortie officielle de ces éléments, désormais membres des USMS, intervient 15 mois après la signature de l’accord de paix du 06 février 2019, accord qui les a créées en son article 16 qui engage les parties signataires « à mettre en place des unités spéciales mixtes de sécurité ».

Les 629 éléments des USMS dont la sortie officielle est organisée ce jour, proviennent de 5 groupes armés sur les 14 signataires de l’accord de paix, « ils viennent des 3R, des antibalaka aile Mokom et aile Ngaïssona et les RJ aile Sayo et aile Belanga », confie un des cadres de l’Etat-major que le RJDH a interrogé sur le sujet.

C’est depuis le 17 octobre 2019 que ces anciens rebelles sont admis au centre de formation à Bouar soutenu financièrement par l’Union Européenne. Conformément à l’article 16 alinéa 2, les USMS « sont constituées de membres des forces de défense et de sécurité nationale, et en majorité des membres des groupes armés ayant pleinement adhéré aux principes du présent accord et suivi la formation adéquate de deux mois ». Les USMS sont chargées essentiellement de sécuriser les couloirs de transhumance.

Sylvestre Sokambi      

mardi, 12 mai 2020 13:47 Écrit par Dans DDRR
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