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Centrafrique : Trois jeunes chasseurs agressés par des éleveurs armés au village de Boromou à Kouango

KOUANGO, le 12 décembre 2019 (RJDH)--- Trois jeunes chasseurs ont été agressés mardi 10 décembre par des éleveurs peulhs armés au village Boromou dans la commune d’Azengue-Mindou, à Kouango. Informée, la MINUSCA s’est déployée dans la zone et a réussi à désarmer ces éleveurs.

Selon les informations RJDH, les jeunes agressés par les éleveurs peulhs armés mardi dernier au village de Boromou vers Kouango étaient des chasseurs. « Ils étaient allés dans la brousse pour chasser et malheureusement, les éleveurs peulhs armés, communément appelés outa, qui paissaient leur troupeau-là, les ont pris à partie. L’un d’eux a été blessé par balles », a rapporté au RJDH Abel Ngbakouzou, adjoint au maire de la commune d’Azengue-Mindou.

Les autorités locales ont alerté les forces onusiennes basées à Kouango pour éviter tout débordement car « aux nouvelles de cette agression armée, les jeunes du village de Boromou ont voulu répliquer. N’eut été l’intervention des autorités municipales, ç’allait tourner à un drame », a déclaré Abel Ngbakouzou.

Craignant le pire, les troupes onusiennes présentes dans la région ont réussi à désarmer les éleveurs pour ainsi apaiser la tension entre les deux communautés, a confirmé une autre source.

La présence de ces pasteurs peulhs armés dans les localités, en quête de pâturage, inquiète au plus haut, les paysans qui constatent souvent avec amertume la destruction de leur culture à cause des troupeaux de ces bergers.

jeudi, 12 décembre 2019 16:24 Écrit par Dans SECURITE

Centrafrique : Trois jeunes chasseurs agressés par des éleveurs ramés au village de Boromou à Kouango

KOUANGO, le 12 décembre 2019 (RJDH)--- Trois jeunes chasseurs ont été agressés mardi 10 décembre par des éleveurs peulhs armés au village Boromou dans la commune d’Azengue-Mindou, à Kouango. Informée, la MINUSCA s’est déployée dans la zone et a réussi à désarmer ces éleveurs.

Selon les informations RJDH, les jeunes agressés par les éleveurs peulhs armés mardi dernier au village de Boromou vers Kouango étaient des chasseurs. « Ils étaient allés dans la brousse pour chasser et malheureusement, les éleveurs peulhs armés, communément appelés outa, qui paissaient leur troupeau-là, les ont pris à partie. L’un d’eux a été blessé par balles », a rapporté au RJDH Abel Ngbakouzou, adjoint au maire de la commune d’Azengue-Mindou.

Les autorités locales ont alerté les forces onusiennes basées à Kouango pour éviter tout débordement car « aux nouvelles de cette agression armée, les jeunes du village de Boromou ont voulu répliquer. N’eut été l’intervention des autorités municipales, ç’allait tourner à un drame », a déclaré Abel Ngbakouzou.

Craignant le pire, les troupes onusiennes présentes dans la région ont réussi à désarmer les éleveurs pour ainsi apaiser la tension entre les deux communautés, a confirmé une autre source.

La présence de ces pasteurs peulhs armés dans les localités, en quête de pâturage, inquiète au plus haut, les paysans qui constatent souvent avec amertume la destruction de leur culture à cause des troupeaux de ces bergers.

jeudi, 12 décembre 2019 16:14 Écrit par Dans SECURITE

Centrafrique : Des éléments de l’UPC maintiennent toujours leur position à Bambouti

BANGUI, le 05 décembre 2019 (RJDH)---C’est toujours le statut quo à Bambouti avec la présence des éléments de l’UPC. Ces derniers maintiennent toujours leur position malgré les promesses de retrait.

Deux mois après que les éléments de l’UPC ont investi la ville de Bambouti à l’extrême est de la RCA dans le Haut-Mbomou, aucune volonté de se retirer de la ville n’est à l’ordre du jour de ces éléments qui, pourtant, ont fait la promesse de se retirer.  « Malheureusement, l’UPC est toujours à Bambouti, malgré toutes les promesses de retrait. Mais en même temps, tout ce qui était prévu reste  de mise. C’est-à-dire, un appui aux FACA pour qu’ils soient déployés sur place. Nous continuons à travailler avec les autorités dans ce sens », a indiqué le porte-parole de la Minusca, Vladimir Monteiro.

Cette énième violation de l’accord de paix du 06 février 2019 signé entre les groupes armés et le gouvernement centrafricain est également à l’ordre du jour le 03 décembre 2019 lors de la réunion du comité exécutif de suivi de l’accord de paix. Selon le Porte-Parole de la Minusca, « Une réunion extrêmement importante au cours de laquelle, des sanctions contre les auteurs des violations de l’accord ont été mises sur la table avec des propositions. Les garants que sont l’union Africaine et la CEEAC vous communiqueront très prochainement de ce qui a été décidé. Mais c’est un pas très important par rapport à ces attitudes comme celles de l’UPC à Bambouti », dit-il. 

Face à cette situation inquiétante pour la paix et la violation de l’accord de paix, aucune opération militaire tant de la part des FACA, ni des forces de la Minusca n’est d’actualité. « Il n’y a pas eu d’opération, sinon, nous l’aurions déjà dit. Les conditions qu’on avait évoquées depuis longtemps, continuent à empêcher cette avancée. Mais nous suivons la situation et nous travaillons avec les autorités, notamment avec les FACA en vue d’un déploiement dans la zone », a fait savoir Vladimir Monteiro.

Lors de la conférence de presse conjointe Minusca-gouvernement centrafricain le 20 novembre 2019, les raisons évoquées et qui sont à l’origine du blocage d’un plausible déploiement des FACA ou de la Minusca à Bambouti sont liées aux problèmes logistiques avec en toile de fond, les mauvaises conditions de route en cette saison pluvieuse.

jeudi, 05 décembre 2019 11:45 Écrit par Dans SECURITE

Centrafrique : Le gouvernement avec ses partenaires entendent prévenir l’extrémisme violent  

BANGUI, le 04 décembre 2019 (RJDH)---Le gouvernement en partenariat avec le Centre Africain d’Etude Internationales Diplomatiques Economiques et Stratégiques (CEIDES) et le Département fédéral des affaires étrangères (DFAE) de Suisse, veulent faire de la lutte contre l’extrémisme violent en RCA leur cheval de bataille. C’est ce qui ressort de l’atelier régional de quatre jours ouvert le mardi 03 décembre 2019 à Bangui.

Cet atelier est un suivi à la visite entamée par le ministre de l’intérieur de la Confédération Helvétique, juste après quelques semaines de la signature de l’accord de paix. Une occasion pour la Suisse, de réaffirmer son engagement à soutenir la Centrafrique dans la mise en œuvre et dans la recherche de la stabilité et de la paix.

Pour Pietro Lazzeri, Ambassadeur de la Confédération Suisse en République Centrafricaine avec résidence au Cameroun, « L’extrémisme n’a pas de frontière, et donc, c’est important que aussi, les instruments, les bonnes pratique soient partagés au plan régional ».  

De son côté, la Ministre centrafricaine de la Défense, Marie Noëlle Koyara, des signes de l’extrémisme sont visibles un peu partout dans le pays, au regard de ce qui se passe à Birao, Bocaranga et autres villes de l’intérieur du  pays « Est-ce que vous trouvez que c’est normal qu’un humain puisse agir comme ce que nous avons connu dans ce pays envers son prochain. Est-ce que ce n’est pas cela la violence ? Est-ce que ce n’est pas cela la violence extrême », s’est-elle interrogée.

Selon la Ministre, le gouvernement en sollicitant l’appui de la confédération suisse à ses  côtés, avec le CEIDES qui a beaucoup d’expériences en la matière permet d’asseoir un système de veille, « c’est pour nous permettre d’asseoir un système de vielle.  Et nous ne voulons pas y ajouter encore d’autres problèmes qui vont nous compliquer cette crise. Donc, avec cet atelier régional, nous allons être aidés par nos partenaires à asseoir un système de veille qui pourrait nous aider à identifier là où il y a le danger afin qu’ensemble avec les partenaires, nous puissions trouver des voies et moyens pour prévenir ces violences extrêmes », a-t-elle conclu.  

Christian Pout, Président du CEIDES au Cameroun, «L’extrémisme violent, c’est celui qui entraine les gens à aller jusqu’au bout de leur conviction et à sauter le pas vers l’utilisation de la violence, comme moyen de régler un problème, comme moyen de faire passer un message, ou comme moyen de faire triompher une idéologie. C’est-à-dire qu’on a tous la possibilité d’être extrémiste. Mais les groupes d’extrémistes violents sont ceux qui franchissent le cap de la mobilisation de la violence physique comme moyen de faire entendre leur voix au sein d’une société ».

Ouvert le mardi 03 décembre 2019, ce 4ème atelier régional pour la prévention de l’extrémisme violent en Afrique Centrale prendra fin le vendredi 06 décembre prochain.

mercredi, 04 décembre 2019 15:39 Écrit par Dans SECURITE

Centrafrique : Médecins Sans Frontières encore victimes d’agression armée à Batangafo

 BATANGAFO, le 26 novembre 2019 (RJDH)---Des individus armés se sont introduits dans la nuit du 24 au 25 Novembre 2019 dans un des locaux de MSF à Batangafo. Selon l’ONG, les assaillants ont réussi à emporter de l’argent et des effets des mains du staff local.

Dans un communiqué publié ce 26 novembre par MSF, ses équipes ont été encore victimes d’un cas d’agression armée dans la nuit du 24 au 25 novembre 2019, vers minuit, où plusieurs assaillants ont fait intrusion dans une des maisons de Médecins Sans Frontières (MSF) à Batangafo. Ces individus munis d’armes blanches et automatiques ont réussi à emporter de l’argent et les effets personnels du staff.

 « Quatre membres du staff MSF et l’ONG Humanité et Inclusion (HI), et un petit bébé étaient présents au moment du braquage. Une personne a été blessée à l’arme blanche par les assaillants pendant l’intrusion. De l’argent et les effets personnels du staff ont été volés », peut-on lire dans le communiqué.

 Rien qu’en 2019, les ONG humanitaires basées à Batangafo totalisent plus de 23 incidents enregistrés contre ses personnels et installations dans cette ville du Nord-Ouest. Par conséquent, cet incident qui a lieu quelques semaines seulement après le braquage de l’ONG Oxfam, MSF et HI contraintes ont décidé de « réduire leurs activités à l’hôpital et dans la périphérie de Batangafo dès ce mardi 26 novembre. Seules les urgences vitales continueront à être prises en charge au niveau de l’hôpital », ont annoncé MSF et HI.

 A Batangafo, les humanitaires et le staff de MSF en particulier, ont déjà été visés par plusieurs incidents et agressions ces derniers temps, dont on compte au moins deux épisodes violents de tabassage et de menaces du personnel identifié MSF.

 Pour rappel, au mois d’avril 2019, MSF avait suspendu toutes ses activités pendant plusieurs jours après l’assassinat d’un membre de son personnel. De plus, très récemment, suite au braquage violent de la base de l’ONG Oxfam, toutes les organisations humanitaires présentes sur place avaient appelé encore une fois tous les acteurs impliqués dans la crise à respecter l’action humanitaire pour permettre l’assistance aux populations civiles.

 «Aujourd’hui, nous n’avons d’autre choix que de suspendre à nouveau presque toutes nos activités à Batangafo, car nous ne pouvons plus travailler dans de telles conditions, dans la crainte constante d’être attaqués. » déplore Sébastien Delhoume, coordinateur MSF à Batangafo, tout en relevant que « face à toute cette violence envers nos équipes, nous avons de plus en plus de difficultés à trouver du personnel médical qualifié acceptant d’être déployé ici et d’y rester. Ceci va sans doute impacter la qualité des soins que nous sommes en mesure d’offrir » conclut-il.

 

Cette réduction des prestations de l’ONG à Batangafo placera plus d’une dizaine milliers de personnes en difficultés qui ne pourraient plus bénéficier des soins gratuits.

« Le premier semestre 2019, les équipes ambulatoires ont pu réaliser 43 500 consultations ambulatoires, traiter environ 41 000 cas de paludisme et hospitaliser plus de 4 500 patients. A la maternité, MSF a assisté 848 accouchements et les équipes de promotion de la santé ont effectué plus de 18 500 consultations et référé 600 patients avec des complications vers l’hôpital de Batangafo », a indiqué MSF.

Médecins Sans Frontières est présent depuis 2006 à l’hôpital de Batangafo et sur les axes périphériques.

mardi, 26 novembre 2019 15:53 Écrit par Dans SECURITE

Centrafrique : Un poste des Anti-Balaka proche du site PK 3 de Bria démantelé par la MINUSCA

BRIA, le 25 Novembre 2019 (RJDH)---Les casques bleus basés à Bria ont démantelé le samedi 23 novembre un poste de contrôle des miliciens antibalaka à Bria. Ces derniers mécontents ont manifesté vivement créant ainsi un climat de terreur sur le site des déplacés de PK3 de la ville.

L’opération des casques bleus visait un poste de police établi depuis quelque temps par les miliciens antibalaka à quelques mètres du site des déplacés de PK3 à Bria. De différentes sources locales et bien introduites ont indiqué que ce poste faisait office à lui de la gendarmerie et d’une quelconque juridiction.

« Ils se sont transformés en policiers et gendarmes. Ils jugent et tranchent les affaires civiles et autres. Ils emprisonnent les gens, organisent des procès comme au tribunal, rackettent les populations et perçoivent des taxes illégales », a rapporté au RJDH un déplacé du site de PK3 à Bria.

Après plusieurs plaintes formulées par les déplacés face à cette anarchie, « les forces mauritaniennes de la Minusca ont réussi à démanteler samedi dernier ce poste, deux  miliciens Anti-Balaka en faction ont été interpellés et leur poste a été complètement détruit », confie un autre habitant.

Enragés à cause de l’arrestation de leurs frères d’armes, les miliciens ont bouclé tout le secteur du PK3 pour exiger leur libération immédiate et sans condition.« Toute la journée du samedi, le secteur est paralysé, des détonations d’armes de fabrication artisanale et industrielle fusent de partout durant plusieurs heures, faisant fuir des milliers de personnes dans la brousse ».

Après des pourparlers engagés avec ces derniers, les barricades sont enlevées et les véhicules circulent librement et les commerces ont rouvert, « parce que les deux miliciens arrêtés ont été relâchés par les forces onusiennes dans le souci de ne pas envenimer la situation », témoigne une autorité locale.

Les activités ont repris le 24 novembre dans la ville après deux jours de paralysie.

lundi, 25 novembre 2019 16:05 Écrit par Dans SECURITE

Centrafrique : La MINUSCA met en garde l’UPC à Alindao

BANGUI, le 22 novembre 2019 (RJDH)---La MINUSCA a mis en garde les combattants de l’UPC impliqués dans les tirs à l’arme automatique à Alindao ce jeudi en prenant à partie les Forces Armées Centrafricaines déployées dans la ville.

La ville d’Alindao a été secouée hier dans la soirée par des tirs à l’arme automatique. Les informations RJDH indiquent que les éléments des FACA et de l’UPC ont failli s’affronter. Pour l’heure, les raisons ne sont pas encore connues, selon une source proche du ministère de la défense jointe au téléphone par le RJDH.

Contactée, la MINUSCA a indiqué que la situation dans la ville est sous-contrôle des forces onusiennes et met en garde l’UPC contre toutes violences orientées vers les civiles et les forces de défenses et de sécurité, « la situation est calme pour le moment. Il y a eu, effectivement, des incidents après des tirs des éléments de l’UPC. En riposte, les FACA ont tiré en l’air. Tout est sous contrôle,  nous avons envoyé une patrouille pour vérifier la situation. Je puis vous dire que tout est calme », a confié au RJDH ce jour, Vladimir Monteiro porte-parole de la MINUSCA.

Face à ce genre d’attitudes, la MINUSCA met en garde les combattants de l’UPC présents dans la ville d’Alindao. « Encore une fois, nous rappelons aux groupes armés d’éviter le recours à des armes. Dans le cas contraire, nous serons obligés de prendre des dispositions par rapport à ce type de comportement », a-t-il prévenu.

Le gouvernement de son côté n’a pas encore réagi officiellement et les causes de ces tirs qui ont failli tourner à un affrontement entre les FACA et l’UPC ne sont pas encore connues.

vendredi, 22 novembre 2019 15:43 Écrit par Dans SECURITE

Centrafrique : Le problème logistique complique le déploiement des FACA à Bambouti  selon le gouvernement

BANGUI, le 21 novembre 2019, (RJDH)---Des forces armées centrafricaines seront déployées à Bambouti dans le Haut-Mbomou, ville occupée par des éléments de l’UPC d’Ali Darass. Ce déploiement sera conjointement effectué avec la Minusca afin de sécuriser cette ville en proie à des violences armées. Mais les difficultés sur le plan  logistique selon le gouvernement pourraient compliquer ce déploiement tant attendu.

Déployé des forces sur le terrain nécessite plusieurs préalables, dit le porte-parole du gouvernement, « et l’un des préalables, c’est la logistique. Déjà, il faut qu’ils arrivent là-bas. Les routes sont impraticables, on ne peut pas y arriver par avions. Donc, déjà il faut s’organiser pour y parvenir », dit Ange Maxime Kazagui.

Ces difficultés en matière logistique pourraient selon lui, compliquer le mouvement et le ravitaillement des FACA de manière permanente, « toutes ces contingences qu’ils faudraient prendre en compte avant le déploiement. Sinon, c’est envoyer nos fils dans une situation hasardeuse», a-t-il justifié.  

Pour le Porte-parole de la Minusca, un déploiement ce n’est pas du jour au lendemain, « en plus de ces moyens logistiques, ici en Centrafrique, il y a la nature qui nous oblige à attendre un peu. Heureusement qu’on s’approche de la saison sèche. La pression, elle continue, la semaine dernière, on avait effectué ce survole militaire qui a eu un impact psychologique sur ces hommes, et nous continuons à travailler avec les autorités », a indiqué Vladimir Monteiro.

jeudi, 21 novembre 2019 17:24 Écrit par Dans SECURITE

Centrafrique : Les ex combattants du Camp Beal délogés par les FACA

BANGUI, le 20 Novembre 2019(RJDH)----Les Forces armées centrafricaines(FACA) ont délogé les ex combattants installés au camp Beal depuis le déclenchement de la crise centrafricaine. Les opérations ont commencé dans la nuit du mardi 19 à mercredi 20 novembre 2019.

Cette opération de déguerpissement intervient selon le gouvernement après
plusieurs mois de tractations et de négociations pour libérer le Camp Beal situé au quartier des 200 villas à Bangui.

« Les anciens éléments de la Séléka qui ont reçu plusieurs fois des primes de départ du Gouvernement, ne voulaient pas quitter cet espace qu'ils ont transformé en un lieu de contrebande et de crimes divers », peut-on lire sur la page Facebook de la présidence, qui indique également que c’est la volonté des autorités de doter l’appareil sécuritaire du pays « des infrastructures dignes pour abriter les bureaux et les casernes ».

Des installations à des fins commerciales des anciens éléments de la Séléka devant l’hôpital communautaire ont été détruites par les forces régulières. Une opération saluée par des habitants du secteur qui se sont plaints à cause de l’insécurité et les cas de braquage perpétrés par ces éléments.

« Je salue cette action du gouvernement. C’est ce qui devrait être fait depuis fort longtemps pour que nous soyons en paix. Les habitants des 200 villas et ses environs ont été victimes de plusieurs cas de braquage à main armée imputés à ces éléments de la Séléka. C’est quand même un ouf de soulagement pour nous», s’est rejouit un habitant des 200 villas.

Cette opération est la première au camp Beal après plusieurs tentatives de négociation entamées par le gouvernement auprès des ex combattants de libérer les lieux où une somme de 100.000 francs CFA leur a été remise l’année dernière.

mercredi, 20 novembre 2019 17:12 Écrit par Dans SECURITE

Centrafrique : L’UPC renforce davantage ses positions dans le Haut-Mbomou

BANGUI, le 19 novembre 2019 (RJDH) ---La situation sécuritaire dans le Haut-Mbomou est toujours volatile à cause de la présence des éléments de l’UPC à Bambouti et Obo, à l’extrême Est du pays. Cette présence menace la quiétude de la population, selon des sources locales contactées par le RJDH ce lundi 18 novembre.

Malgré l’ultimatum lancé par la MINUSCA depuis quelques jours à Ali Darassa de retirer ses combattants à Bambouti dans le Haut-Mbomou, de sources fiables, indiquent que rien de tel ne s’est produit. Les hommes de l’UPC renforcent leur position dans la préfecture du Haut-Mbomou.

« Mais l’on voit encore des fortes mobilisations des éléments dans la préfecture du Haut-Mbomou », confie une autorité préfectorale d’Obo. 

D’autres sources locales contactées à Obo par le RJDH, ont confié que les activités agricoles et commerciales sont paralysées dans la région en raison de la présence massive des hommes de l’UPC qui se renforcent de plus en plus.

Cette présence a encouragé le faible ravitaillement des marchés locaux en produits vivriers et agricoles. « Les commerçants ne peuvent plus se rendre au Sud-Soudan pour se procurer des produits de première nécessité», témoigne un commerçant de la ville d’Obo. « Alors qu’il y a quelques jours, le gouvernement centrafricain et les garants et facilitateurs de l’APPR-RCA, ont expressément demandé à  Ali Darassa d’activer le retrait de ses hommes de Bambouti. Mais contrairement à ce qui lui a été demandé, il choisit de les maintenir et d’étendre sa conquête vers Zemio et Rafaï, Ali Darassa  prend du temps pour s’exécuter », a rapporté au RJDH un habitant de Bambouti refugié à Obo.

La situation sécuritaire dans le Haut-Mbomou avec la présence des éléments de l’UPC d’Ali Darassa, depuis le 17 octobre dernier, ne rassure guère. C’est dans ce contexte que, le Premier Ministre a annoncé mercredi dernier le déploiement prochain des FACA à Bambouti et le renforcement des dispositifs militaires à Obo, pour sécuriser la population dans la localité et du Haut-Mbomou en général puisqu’on travaille en même temps sur Obo selon les ordres du Chef de l’Etat.

Pour Ernest Mizedio, député d’Obo 1, le gouvernement joue à l’hypocrisie car la situation dans la région est urgente, « c’est depuis deux semaines que le Premier Ministre nous chante que des mesures seront prises contre ces criminels mais rien ne se fait. Au contraire, ces rebelles étendent leur zone de conquête et  sont proches de la ville d’Obo. Les gens vivent la peur dans le ventre. Qu’il arrête de nous mentir. C’est du mépris », a déclaré l’élu de la nation, outré.

La ville de Bambouti est occupée par les combattants de l’UPC depuis le 17 octobre dernier et étendent leur hégémonie vers d’autres localités de la préfecture du Haut-Mbomou.

mardi, 19 novembre 2019 16:52 Écrit par Dans SECURITE
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