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SECURITE (115)

Centrafrique : Plusieurs personnes mortes et blessées dans un affrontement entre Kara et Rounga à Bria

BRIA, le 26 Janvier 2020(RJDH)----Un violent combat oppose depuis samedi 24 janvier 2020, deux ethnies Kara et Rounga, à Bria dans la Haute Kotto. Les combats se poursuivent et on parle de plusieurs morts et blessés ainsi que des déplacés. Une information confirmée par le préfet de la Haute-Kotto joint au téléphone par le RJDH.

La ville de Bria, chef-lieu de la Haute-Kotto, est plongée depuis samedi 24 janvier dans la soirée dans une violence inter-ethnique. Les Rounga et Kara se sont affrontés proche du district sanitaire de Bria et centre commercial. Les combats, selon le préfet de la Haute-Kotto Thierry Evariste Binguinindji, ont fait plusieurs morts et blessés ainsi que des déplacés, « c’est un combat entre Kara et Rounga. Finalement le combat s’est généralisé. Donc là au niveau du quartier aux alentours de l’hôpital et du centre commercial, la situation est incontrôlable. Il y a trop de dégâts, des cas de morts et blessés », a confirmé le préfet de la Haute-Kotto Thierry Evariste Binguinindji,

Face à ces violences communautaires, les autorités politico-administratives et la MINUSCA se sont rencontrées pour tenter de trouver une solution au conflit entre deux groupes ethniques. « Je viens de tenir une réunion avec la MINUSCA pour essayer d’interposer. Parce que c’est depuis hier à 18 heures que des armes lourdes ont commencées à être étendues. Pour le moment, à ma résidence, plusieurs personnes y ont trouvé refuge et les tensions restent vives au moment où je vous parle », a-t-il rapporté.

Difficile d’établir le bilan pour le moment, mais selon cette même source, certains blessés transférés dans un hôpital privé ont succombé, « dans un hôpital privé où je me suis rendu, j’ai vu déjà deux morts sur les neufs blessés transférés pour des soins médicaux et sur le terrain, d’après nos informations, il y a des morts dans les coins », a indiqué au RJDH le préfet.

Ces combats entre Kara et Rounga interviennent dans un contexte où à Birao dans la Vakaga les mêmes ethnies se sont affrontées. Les activités sont paralysées depuis hier à cause des tensions restent vives entre ces deux groupes.

Judicaël Yongo

dimanche, 26 janvier 2020 13:56 Écrit par Dans SECURITE

Centrafrique : Présence des hommes armés signalée à Nanga-Boguila dans l’Ouham

NANGA-BOGUILA, le 22 janvier 2020 (RJDH)--- Plusieurs véhicules sont restés bloqués à Nanga-Boguila, dans l’Ouham, en raison d'une attaque armée contre deux jeunes hier nuit aux environs de 19 heures à 13 km de la ville par des individus difficilement identifiables, sur l'axe Nana-Baria.

De sources locales, tous les témoignages confirment la présence des hommes en armes difficilement identifiables dans cette partie du pays depuis quelques temps. A titre illustratif,« Deux jeunes en provenance de Paoua ont été attaqués hier à 13 km de Nanga-Boguila aux environs de 19 heures. Les assaillants les ont dépouillés de tout », a rapporté au RJDH un habitant de la localité.

Les inquiétudes des habitants de la ville sont fondées sur la présence d’un groupe armé qui écume la région et cette situation provoque déjà la psychose dans les villages avoisinants, a déclaré une autre source.

Au regard de la situation, les trafics sont bloqués dans la région et le mouvement des biens et des personnes est devenu hypothétique, à en croire les habitants de Nanga-Boguila. « Les véhicules sont bloqués à Bossangoa et ne peuvent arriver ici à cause de ces personnes par crainte d’être attaqués. Il n’y a aucune force de l’ordre dans la ville de Nanga-Boguila et nous nous sentons abandonnés. Le contingent camerounais de la MINUSCA est là mais ne fait rien pour nous redonner confiance. Il faut nous envoyer des forces de défense et de sécurité », témoigne un autre.

Une source sécuritaire à Bossangoa, contactée, a confirmé les informations au RJDH tout en relevant que les éléments des forces de sécurité intérieure ne peuvent pas se déporter dans la région car, dit-elle, n’ont « aucune idée sur l’identité de ces gens de peur de tomber sur des tireurs embusqués », a-t-elle déclaré.

Les deux jeunes hommes victimes d’agression armée ont été évacués ce matin par avion vers Bangui pour recevoir des soins intensifs. A l'heure actuelle, c'est la torpeur qui s'est emparée des populations de la région craignant une attaque armée.

Vianney Ingasso

 

mercredi, 22 janvier 2020 15:37 Écrit par Dans SECURITE

Centrafrique : Ali Darassa accuse les FACA d’indiscipline à Alindao

BANGUI, le 16 janvier 2020 (RJDH)---Dans un communiqué en date du 15 janvier, le chef rebelle Ali Darassa, accuse les FACA détachées à Alindao d’être des éléments indisciplinés. Une réaction qui intervient après les affrontements la semaine dernière entre ces hommes et les forces régulières faisant plusieurs morts et blessés.

Depuis les événements d’Alindao le 9 janvier dernier où des soldats FACA et les forces coalisées de l’UPC se sont violemment affrontés dans la région, le chef de l’UPC vient de briser le silence et donne sa version des faits. Dans un communiqué rendu public le mercredi 15 janvier 2020, il accuse les soldats des forces armées centrafricaines de moins disciplinés.

« Ces derniers enhardis par un discours va-t-en-guerre se comportent plus en troupe d’occupation qu’en représentants d’un Etat mû par une réconciliation pourtant exaltée sur tous les tons », accuse l'UPC dans ce communiqué pour justifier les violences du jeudi 9 janvier.

Dans la foulée, les garants et facilitateurs de l'APPR-RCA entendent prendre des mesures coercitives contre tout parjure lors de la prochaine réunion du Comité Exécutif de Suivi (de la 7ème session) prévue le 20 janvier prochain. « En sa qualité de facilitateur de l’Accord de paix, la MINUSCA participera aux travaux », a indiqué mercredi le porte-parole de la Mission onusienne, Vladimir Monteiro, et que « les violations, y compris les récentes commises par l’UPC mais aussi d’autres signataires », seront abordées par les participants à la rencontre du CES, en rappelant que l’une des missions de cet organe est d’évaluer la mise en œuvre des engagements par les parties.

Flairant que cette réunion de la 7ème session ne lui sera pas favorable, tout en sachant qu'elle a déjà franchi le Rubicon, car même le gouvernement centrafricain sortant de sa léthargie appelle les garants et facilitateurs à frapper l'UPC, le groupe armé déclare qu’il réitère son engagement pris lors de la signature de l’APPR-RCA et se dit prêt à aborder les éventuels différends qui sont reprochés à l’UPC dans le cadre de l’article 34 « aux fins d’actions idoines de conciliations ».

Le groupe armé rappelle aux garants et facilitateurs qu’une telle démarche n’a jamais été entreprise contre les groupes armés engagés dans les violences armées à Birao et Amdafock. « Toutefois, dans le cadre de l’article 35 qui semble désormais être l’ultime recours du gouvernement à l’encontre de l’UPC, ces mesures répressives ciblées auraient un caractère particulièrement injuste, au regard des atrocités vécues par la population du nord-est du pays en proie depuis plusieurs mois aux combats que se livrent d’autres signataires de l’APPR, sans que le gouvernement, ni la communauté internationale ne s’en émeuvent », dit le communiqué de l'UPC, tout en relevant que, « la RCA vit une période de nouvelle fébrilité politique en cette année électorale, et en cette saison sensible de transhumance, le Coordinateur Militaire, Chef d’Etat-major de l’UPC, le Général d’Armées Ali DARASSA enjoint les parties prenantes à privilégier le dialogue, qui fut le moteur initial de l’APPR », conclut le communiqué.

Vianney Ingasso

 

jeudi, 16 janvier 2020 13:24 Écrit par Dans SECURITE

Centrafrique : Vives tensions à Kaga-Bandoro entre l’UPC et le MPC  

KAGA-BANDORO, le 15 janvier 2020 (RJDH)---Une réelle menace d’affrontements entre les éléments de l’UPC et ceux du MPC à Kaga-Bandoro dans la Nana-Gribizi. Depuis le mardi 14 janvier 2020, ces deux groupes armés se regardent en chiens de faïence. Une tentative conciliation est entreprise par les autorités locales mais selon des sources locales, « la tension reste vive toujours entre les deux parties ».

Plusieurs sources officielles, locales et proches des groupes armés ont confirmé cette menace d’affrontements entre les éléments de l’UPC basés à Kaga-Bandoro avec les hommes du MPC d’Al-Khatim. « C’est depuis le 14 janvier 2020, qu’une vive tension s’est installée entre les éléments de l’UPC et du MPC présents à Kaga-Bandoro. Le 14 janvier 2020, Al-Khatim a déclaré ville morte, mais qui n’est qu’observée que de l’autre côté de la rive où les éléments des ex-Séléka sont beaucoup plus visibles », ont rapporté au RJDH des sources locales.

Contacté par le RJDH, le Sous-Préfet de Kaga-Bandoro Awat Mahamat affirme au RJDH qu’en tant qu’autorité locale, « comme tous autres citoyens de la ville, nous avons été informé de cette journée ville morte décrétée par Mahamat Al-Khatim. Mais nous ne savons pour quelle raison. Toutefois, nous reviendrons vers vous s’il y a du nouveau », a-t-il conclu.

Une réunion de crise et de tentative de conciliation a été initiée par les autorités locales à savoir le Préfet de Nana-Gribizi. Mais cela n’a pas abouti sur une issue favorable, poursuit le sous-préfet.

A l’origine de cet incident, selon un proche de l’UPC joint par le RJDH au téléphone, il affirme que cette situation fait suite au refus d’un Général de l’UPC, sommé par Al-Khatim à quitter Kaga-Bandoro. « Le MPC a un de ses généraux à Kaga-Bandoro en la personne du Général Saad. Etant natif des M’brés, Al-Khatim lui a intimé l’ordre de quitter Kaga-Bandoro mais il a refusé. C’est pourquoi la tension est vive », dit-il.

Pour justifier la position de Al-Khatim vis-à-vis de ce général de l’UPC, ce proche de l’UPC avoue que Mahamat Al-Khatim a l’habitude de rançonner les commerçants de la région, ce qui. « Chaque mois, il perçoit de ces commerçants un montant de 25 000 FCFA par commerçant. Ce qui n’a pas plu à Saad, originaire de la région et qui n’apprécie pas cette méthode. Se comportant ainsi, Al-Khatim voit en lui un danger qui pourrait entêter ses commerçants de ne pas lui verser ces taxes », a déclaré ce proche de l’UPC.     

En réponse à cette accusation, contacté par RJDH, Al-Khatim n’a pas souhaité faire plus de commentaires. « Je ne suis pas disposé à vous répondre sur cette question de tension ou pas entre le MPC et l’UPC à Kaga-Bandoro. Contactez une autre personne pour vous répondre », a répondu le numéro 1 du mouvement, Mahamat Al-Khatim, dans la matinée du 15 janvier 2020. 

Chose étonnante, le MPC, l’UPC et le FPRC ont conjointement signé un communiqué en date du 13 janvier 2020 exprimant leur doute à la mise en œuvre de l’accord de paix du 06 février.

Cyrille Wegue

mercredi, 15 janvier 2020 13:20 Écrit par Dans SECURITE

Centrafrique : Vives tensions à Kaga-Bandoro entre l’UPC et le MPC  

KAGA-BANDORO, le 15 janvier 2020 (RJDH)---Une réelle menace d’affrontements entre les éléments de l’UPC et ceux du MPC à Kaga-Bandoro dans la Nana-Gribizi. Depuis le mardi 14 janvier 2020, ces deux groupes armés se regardent en chiens de faïence. Une tentative conciliation est entreprise par les autorités locales mais selon des sources locales, « la tension reste vive toujours entre les deux parties ».

Plusieurs sources officielles, locales et proches des groupes armés ont confirmé cette menace d’affrontements entre les éléments de l’UPC basés à Kaga-Bandoro avec les hommes du MPC d’Al-Khatim. « C’est depuis le 14 janvier 2020, qu’une vive tension s’est installée entre les éléments de l’UPC et du MPC présents à Kaga-Bandoro. Le 14 janvier 2020, Al-Khatim a déclaré ville morte, mais qui n’est qu’observée que de l’autre côté de la rive où les éléments des ex-Séléka sont beaucoup plus visibles », ont rapporté au RJDH des sources locales.

Contacté par le RJDH, le Sous-Préfet de Kaga-Bandoro Awat Mahamat affirme au RJDH qu’en tant qu’autorité locale, « comme tous autres citoyens de la ville, nous avons été informé de cette journée ville morte décrétée par Mahamat Al-Khatim. Mais nous ne savons pour quelle raison. Toutefois, nous reviendrons vers vous s’il y a du nouveau », a-t-il conclu.

Une réunion de crise et de tentative de conciliation a été initiée par les autorités locales à savoir le Préfet de Nana-Gribizi. Mais cela n’a pas abouti sur une issue favorable, poursuit le sous-préfet.

A l’origine de cet incident, selon un proche de l’UPC joint par le RJDH au téléphone, il affirme que cette situation fait suite au refus d’un Général de l’UPC, sommé par Al-Khatim à quitter Kaga-Bandoro. « Le MPC a un de ses généraux à Kaga-Bandoro en la personne du Général Saad. Etant natif des M’brés, Al-Khatim lui a intimé l’ordre de quitter Kaga-Bandoro mais il a refusé. C’est pourquoi la tension est vive », dit-il.

Pour justifier la position de Al-Khatim vis-à-vis de ce général de l’UPC, ce proche de l’UPC avoue que Mahamat Al-Khatim a l’habitude de rançonner les commerçants de la région, ce qui. « Chaque mois, il perçoit de ces commerçants un montant de 25 000 FCFA par commerçant. Ce qui n’a pas plu à Saad, originaire de la région et qui n’apprécie pas cette méthode. Se comportant ainsi, Al-Khatim voit en lui un danger qui pourrait entêter ses commerçants de ne pas lui verser ces taxes », a déclaré ce proche de l’UPC.     

En réponse à cette accusation, contacté par RJDH, Al-Khatim n’a pas souhaité faire plus de commentaires. « Je ne suis pas disposé à vous répondre sur cette question de tension ou pas entre le MPC et l’UPC à Kaga-Bandoro. Contactez une autre personne pour vous répondre », a répondu le numéro 1 du mouvement, Mahamat Al-Khatim, dans la matinée du 15 janvier 2020. 

Chose étonnante, le MPC, l’UPC et le FPRC ont conjointement signé un communiqué en date du 13 janvier 2020 exprimant leur doute à la mise en œuvre de l’accord de paix du 06 février.

Cyrille Wegue

mercredi, 15 janvier 2020 13:20 Écrit par Dans SECURITE

Centrafrique : Vives tensions à Kaga-Bandoro entre l’UPC et le MPC  

KAGA-BANDORO, le 15 janvier 2020 (RJDH)---Une réelle menace d’affrontements entre les éléments de l’UPC et ceux du MPC à Kaga-Bandoro dans la Nana-Gribizi. Depuis le mardi 14 janvier 2020, ces deux groupes armés se regardent en chiens de faïence. Une tentative conciliation est entreprise par les autorités locales mais selon des sources locales, « la tension reste vive toujours entre les deux parties ».

Plusieurs sources officielles, locales et proches des groupes armés ont confirmé cette menace d’affrontements entre les éléments de l’UPC basés à Kaga-Bandoro avec les hommes du MPC d’Al-Khatim. « C’est depuis le 14 janvier 2020, qu’une vive tension s’est installée entre les éléments de l’UPC et du MPC présents à Kaga-Bandoro. Le 14 janvier 2020, Al-Khatim a déclaré ville morte, mais qui n’est qu’observée que de l’autre côté de la rive où les éléments des ex-Séléka sont beaucoup plus visibles », ont rapporté au RJDH des sources locales.

Contacté par le RJDH, le Sous-Préfet de Kaga-Bandoro Awat Mahamat affirme au RJDH qu’en tant qu’autorité locale, « comme tous autres citoyens de la ville, nous avons été informé de cette journée ville morte décrétée par Mahamat Al-Khatim. Mais nous ne savons pour quelle raison. Toutefois, nous reviendrons vers vous s’il y a du nouveau », a-t-il conclu.

Une réunion de crise et de tentative de conciliation a été initiée par les autorités locales à savoir le Préfet de Nana-Gribizi. Mais cela n’a pas abouti sur une issue favorable, poursuit le sous-préfet.

A l’origine de cet incident, selon un proche de l’UPC joint par le RJDH au téléphone, il affirme que cette situation fait suite au refus d’un Général de l’UPC, sommé par Al-Khatim à quitter Kaga-Bandoro. « Le MPC a un de ses généraux à Kaga-Bandoro en la personne du Général Saad. Etant natif des M’brés, Al-Khatim lui a intimé l’ordre de quitter Kaga-Bandoro mais il a refusé. C’est pourquoi la tension est vive », dit-il.

Pour justifier la position de Al-Khatim vis-à-vis de ce général de l’UPC, ce proche de l’UPC avoue que Mahamat Al-Khatim a l’habitude de rançonner les commerçants de la région, ce qui. « Chaque mois, il perçoit de ces commerçants un montant de 25 000 FCFA par commerçant. Ce qui n’a pas plu à Saad, originaire de la région et qui n’apprécie pas cette méthode. Se comportant ainsi, Al-Khatim voit en lui un danger qui pourrait entêter ses commerçants de ne pas lui verser ces taxes », a déclaré ce proche de l’UPC.     

En réponse à cette accusation, contacté par RJDH, Al-Khatim n’a pas souhaité faire plus de commentaires. « Je ne suis pas disposé à vous répondre sur cette question de tension ou pas entre le MPC et l’UPC à Kaga-Bandoro. Contactez une autre personne pour vous répondre », a répondu le numéro 1 du mouvement, Mahamat Al-Khatim, dans la matinée du 15 janvier 2020. 

Chose étonnante, le MPC, l’UPC et le FPRC ont conjointement signé un communiqué en date du 13 janvier 2020 exprimant leur doute à la mise en œuvre de l’accord de paix du 06 février.

Cyrille Wegue

mercredi, 15 janvier 2020 13:20 Écrit par Dans SECURITE

Centrafrique : Vives tensions à Kaga-Bandoro entre l’UPC et le MPC  

KAGA-BANDORO, le 15 janvier 2020 (RJDH)---Une réelle menace d’affrontements entre les éléments de l’UPC et ceux du MPC à Kaga-Bandoro dans la Nana-Gribizi. Depuis le mardi 14 janvier 2020, ces deux groupes armés se regardent en chiens de faïence. Une tentative conciliation est entreprise par les autorités locales mais selon des sources locales, « la tension reste vive toujours entre les deux parties ».

Plusieurs sources officielles, locales et proches des groupes armés ont confirmé cette menace d’affrontements entre les éléments de l’UPC basés à Kaga-Bandoro avec les hommes du MPC d’Al-Khatim. « C’est depuis le 14 janvier 2020, qu’une vive tension s’est installée entre les éléments de l’UPC et du MPC présents à Kaga-Bandoro. Le 14 janvier 2020, Al-Khatim a déclaré ville morte, mais qui n’est qu’observée que de l’autre côté de la rive où les éléments des ex-Séléka sont beaucoup plus visibles », ont rapporté au RJDH des sources locales.

Contacté par le RJDH, le Sous-Préfet de Kaga-Bandoro Awat Mahamat affirme au RJDH qu’en tant qu’autorité locale, « comme tous autres citoyens de la ville, nous avons été informé de cette journée ville morte décrétée par Mahamat Al-Khatim. Mais nous ne savons pour quelle raison. Toutefois, nous reviendrons vers vous s’il y a du nouveau », a-t-il conclu.

Une réunion de crise et de tentative de conciliation a été initiée par les autorités locales à savoir le Préfet de Nana-Gribizi. Mais cela n’a pas abouti sur une issue favorable, poursuit le sous-préfet.

A l’origine de cet incident, selon un proche de l’UPC joint par le RJDH au téléphone, il affirme que cette situation fait suite au refus d’un Général de l’UPC, sommé par Al-Khatim à quitter Kaga-Bandoro. « Le MPC a un de ses généraux à Kaga-Bandoro en la personne du Général Saad. Etant natif des M’brés, Al-Khatim lui a intimé l’ordre de quitter Kaga-Bandoro mais il a refusé. C’est pourquoi la tension est vive », dit-il.

Pour justifier la position de Al-Khatim vis-à-vis de ce général de l’UPC, ce proche de l’UPC avoue que Mahamat Al-Khatim a l’habitude de rançonner les commerçants de la région, ce qui. « Chaque mois, il perçoit de ces commerçants un montant de 25 000 FCFA par commerçant. Ce qui n’a pas plu à Saad, originaire de la région et qui n’apprécie pas cette méthode. Se comportant ainsi, Al-Khatim voit en lui un danger qui pourrait entêter ses commerçants de ne pas lui verser ces taxes », a déclaré ce proche de l’UPC.     

En réponse à cette accusation, contacté par RJDH, Al-Khatim n’a pas souhaité faire plus de commentaires. « Je ne suis pas disposé à vous répondre sur cette question de tension ou pas entre le MPC et l’UPC à Kaga-Bandoro. Contactez une autre personne pour vous répondre », a répondu le numéro 1 du mouvement, Mahamat Al-Khatim, dans la matinée du 15 janvier 2020. 

Chose étonnante, le MPC, l’UPC et le FPRC ont conjointement signé un communiqué en date du 13 janvier 2020 exprimant leur doute à la mise en œuvre de l’accord de paix du 06 février.

Cyrille Wegue

mercredi, 15 janvier 2020 13:20 Écrit par Dans SECURITE

Centrafrique : Le FPRC exige le départ du porte-parole des Antibalaka de la ville de Bria

BRIA, le 11 janvier 2020 (RJDH)---Les combattants rebelles du FPRC basés à Bria, au Centre-Est du pays, ont exigé vendredi 10 janvier le départ du porte-parole des miliciens Antibalaka qu’ils accusent d’avoir tenu des propos qui incitent à la haine. Une partie de la ville est paralysée et la psychose s’est emparée de la population de la ville.

Selon des sources locales à Bria, les combattants rebelles du FPRC reprochent au porte-parole des miliciens Antibalaka d’avoir tenu des propos susceptibles d’inciter à la haine et de plonger la ville dans une violence intercommunautaire.

Pour cela, la circulation est coupée entre le Pk 3 et le centre-ville de la ville de Bria tôt le matin du vendredi 10 janvier 2020 à cause des barricades et check-point installés par les hommes du FPRC interdisant les passages des véhicules et motos dans le secteur du Pk3. « Les forces rebelles ont installé des check-points au niveau du pont Gbadou à l’entrée du Pk3 interdisant le passage des taxi-motos et autres véhicules », a rapporté au RJDH une source locale, tout en relevant que, « sauf les humanitaires sont autorisés à circuler », dit-elle.

« La route de Pk3 jusqu’au pont Gbadou est déserte », témoigne un habitant de Pk3 à Bria.

De différentes sources font état de ce que le porte-parole des Antibalaka aurait tenu d’abord des propos désobligeants envers le Commandant de région militaire du FPRC et s’en est vivement pris à une communauté mais sans rapporter fidèlement de ces « dires ». Du côté des Antibalaka, ils y voient une provocation de la part du FPRC.

Pour se calmer, le FPRC demande le retrait de la ville de Bria du porte-parole des Antibalaka. Emparés par la peur, les parents d’élèves ont laissé à la maison leurs enfants le vendredi.

samedi, 11 janvier 2020 15:11 Écrit par Dans SECURITE

Centrafrique : La MINUSCA interdit à l’UPC de circuler en armes à Alindao

ALINDAO, le 11 janvier 2020 (RJDH)--- La MINUSCA a annoncé le déploiement des forces spéciales népalaises et du Gabonais pour le contrôle de la ville d’Alindao. Des mesures ont été prises par la mission onusienne interdisant aux combattants rebelles de circuler dans la ville avec armes à la main et la Minusca leur exige le démantèlement de tout point de contrôle à Alindao. C’est ce qu’a fait savoir, Vladimir Monteiro, dans une interview accordée au RJDH ce vendredi.

Ces mesures, selon Vladimir Monteiro, porte-parole de la MINUSCA, sont prises pour créer un climat détendu favorable au retour de la paix dans la région en commençant par l’interdiction faite aux combattants rebelles de l’UPC. « Nous avons interdit aux hommes de l’UPC de ne pas circuler en rames dans la ville, pas de taxes imposées à la population et ils doivent démanteler tous les check-points dans la ville », a déclaré le porte-parole de la mission onusienne en Centrafrique.

En plus d’interdiction faite aux hommes de l’UPC de ne pas circuler en armes dans la ville, la MINUSCA annonce qu’elle a renforcé ses dispositifs militaires à Alindao pour la protection des civils.

« Nous avons renforcé notre position depuis Bambari avec de nouveaux casques bleus », a indiqué Vladimir Monteiro, avant d’ajouter que, « le comité de sécurité de la zone a rencontré les responsables des deux parties pour s’assurer qu’il n’y aurait plus de tirs dans la région », dit-il.

Mais sur le bilan, pour Caritas Alindao, la  situation humanitaire et sécuritaire est très inquiétante à Alindao et à Mingala. Le bilan fait état du pillage et de l’incendie du bloc 2 du site des déplacés internes AFAPS et une partie du site d’ELIM. « A l’heure actuelle, certains déplacés du site AFAPS ont trouvé refuge à l’hôpital d’Alindao et dans certaines familles d’accueil », a indiqué Caritas Alindao.

Par contre, le site catholique accueille depuis jeudi certaines personnes du site ELIM. Prises de panique, quelques déplacés du site catholique gardant encore les séquelles du drame de 15 novembre 2018 fuient vers le village Datoko (7 km d’Alindao).

Par ailleurs, les éléments de l’UPC continuent leur conquête de territoire dans la sous-préfecture de Mingala. Après la conquête et l’occupation des villages de Kollo, Kabou 3, Zounguinza, et Drochengba, le village Morouba (Mangadja) vient de tomber sous leur contrôle, selon des sources locales.

Une situation qui crée d’énormes besoins humanitaires mais qui en même temps, prive les populations de ladite localité de l’accès à une quelconque assistance humanitaire vue l’éloignement et l’isolement de la zone.

samedi, 11 janvier 2020 15:01 Écrit par Dans SECURITE

Centrafrique : La MINUSCA interdit à l’UPC de circuler en armes à Alindao

ALINDAO, le 11 janvier 2020 (RJDH)--- La MINUSCA a annoncé le déploiement des forces spéciales népalaises et du Gabonais pour le contrôle de la ville d’Alindao. Des mesures ont été prises par la mission onusienne interdisant aux combattants rebelles de circuler dans la ville avec armes à la main et la Minusca leur exige le démantèlement de tout point de contrôle à Alindao. C’est ce qu’a fait savoir, Vladimir Monteiro, dans une interview accordée au RJDH ce vendredi.

Ces mesures, selon Vladimir Monteiro, porte-parole de la MINUSCA, sont prises pour créer un climat détendu favorable au retour de la paix dans la région en commençant par l’interdiction faite aux combattants rebelles de l’UPC. « Nous avons interdit aux hommes de l’UPC de ne pas circuler en rames dans la ville, pas de taxes imposées à la population et ils doivent démanteler tous les check-points dans la ville », a déclaré le porte-parole de la mission onusienne en Centrafrique.

En plus d’interdiction faite aux hommes de l’UPC de ne pas circuler en armes dans la ville, la MINUSCA annonce qu’elle a renforcé ses dispositifs militaires à Alindao pour la protection des civils.

« Nous avons renforcé notre position depuis Bambari avec de nouveaux casques bleus », a indiqué Vladimir Monteiro, avant d’ajouter que, « le comité de sécurité de la zone a rencontré les responsables des deux parties pour s’assurer qu’il n’y aurait plus de tirs dans la région », dit-il.

Mais sur le bilan, pour Caritas Alindao, la  situation humanitaire et sécuritaire est très inquiétante à Alindao et à Mingala. Le bilan fait état du pillage et de l’incendie du bloc 2 du site des déplacés internes AFAPS et une partie du site d’ELIM. « A l’heure actuelle, certains déplacés du site AFAPS ont trouvé refuge à l’hôpital d’Alindao et dans certaines familles d’accueil », a indiqué Caritas Alindao.

Par contre, le site catholique accueille depuis jeudi certaines personnes du site ELIM. Prises de panique, quelques déplacés du site catholique gardant encore les séquelles du drame de 15 novembre 2018 fuient vers le village Datoko (7 km d’Alindao).

Par ailleurs, les éléments de l’UPC continuent leur conquête de territoire dans la sous-préfecture de Mingala. Après la conquête et l’occupation des villages de Kollo, Kabou 3, Zounguinza, et Drochengba, le village Morouba (Mangadja) vient de tomber sous leur contrôle, selon des sources locales.

Une situation qui crée d’énormes besoins humanitaires mais qui en même temps, prive les populations de ladite localité de l’accès à une quelconque assistance humanitaire vue l’éloignement et l’isolement de la zone.

samedi, 11 janvier 2020 15:01 Écrit par Dans SECURITE
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