RJDH-RCA - SECURITE
SECURITE

SECURITE (115)

Centrafrique : Les demandeurs de carte nationale d’identité souhaitent la décentralisation dans les commissariats

BANGUI, 08 mai 2020(RJDH)---A peine lancé le mardi 05 mai dernier, le processus de confection de la carte nationale d’identité (CNI) a suscité un engouement sans précédent mais les demandeurs se plaignent de l’organisation faite par la direction des services de police judiciaire. Ils se penchent plus pour la décentralisation dans les commissariats de la police.

Mercredi 07 mai 2020, il est environ 10 heures et nous sommes à la direction des services de la police judiciaire (DSPJ). A l’entrée principale, il y a un attroupement de personnes désireuses d’avoir la carte nationale d’identité.  Parmi elles, figurent des personnes de troisième âge, exposées à une chaleur torride. Bernard Kpataka, un des prétendants que nous avons rencontré, exprime son cri de cœur : « Depuis ce matin nous sommes là, mais il n’y a personne pour nous donner des renseignements nous sommes là sous le soleil agglutiné alors que nous sommes en du covid 19 où les gens doivent observer la distanciation sociale. Depuis toujours les cartes nationales d’identité ont été délivré dans les commissariats et ça ne provoquaient pas un tel attroupement, nous demandons au gouvernement de décentraliser les services au niveau des commissariats. »

Une fois à l’intérieur de la concession de la DSPJ, une longue file d’attente est observée, sous couvert d’anonymat, un demandeur de ce document se plaint du déroulement d’enregistrement des dossiers. « Il a trop de tracasseries, il faut d’abord passer par la mairie de Bangui, faire la légalisation de l’acte de naissance avant de procéder à l’identification nous avons fait nos empreintes hier, et aujourd’hui on est venu le portail est fermé et les conditions ne sont pas réunies. Nous payons à 6 000 FCFA et puis après, il faut faire la copie d’un reçu à 250F, ce qui fait au total 6500 FCFA », s’est-il plaint.

Un avis partagé par Giscard Dozin qui dénonce l’augmentation des frais d’établissement de la carte nationale d’identité. « Lorsqu’on est arrivé, on nous demande de payer un reçu de 6000 FCFA, malheureusement ils ont mis un système en place qu’après avoir payé le reçu, on doit aller faire une photocopie pour qu’on nous établisse une fiche qui nous permettra de faire nos activités avec. Hier ils ont fait payer ces photocopies à 250F, mais aujourd’hui ils augmentent à 750F. Donc cela veut dire qu’on est en train de payer à 6 750 frs pour avoir une carte d’identité nationale, il faut que les autorités veillent sur ce qui se passe à la DSPJ. »

La loi des finances 2020 avait fixé à 4500 frs le montant de la délivrance de la carte nationale d’identité. Aujourd’hui, le gouvernement l’a officiellement fixé à 6000 frs. En dehors de ce montant, des frais supplémentaires avec des montants variés sont imposés aux prétendants. Le RJDH s’est rapproché des responsables de la DSPJ pour avoir leur réaction au sujet de ces griefs, ceux-ci n’ont pas souhaité se prononcer faute d’une autorisation hiérarchique. 

Jocelyne Nadège Kokada

 

 

vendredi, 08 mai 2020 14:20 Écrit par Dans SECURITE

 

Centrafrique : Les habitants de Baboua réclament les forces armées centrafricaines

BABOUA, le 05 mai 2020(RJDH)---La sous-préfecture de Baboua, dans la Nana-Mambéré dans l’Ouest du pays, est relativement calme avec la présence des combattants rebelles des 3R, qui avaient investi la localité depuis jeudi dernier suite à la mort d’un jeune peuhl assassiné par un natif de la ville.

La situation sécuritaire est encore inquiétante à Baboua depuis l’irruption des éléments des 3R dans la localité la semaine dernière. La population, paniquée, demande aux autorités de Bangui le déploiement imminent des FACA pour sécuriser la région.

Le président de la jeunesse de Baboua, Gustave Freddy Mamon, joint ce lundi 04 mai 2020 affirme que : « La présence des 3R à Baboua fait suite à l’assassinat d’un jeune peulh âgé de 12 ans à 10 km de la ville. En ce moment un calme précaire règne à Baboua, la population vit la peur au ventre suite aux multiples rumeurs qui continuent de circuler dans la ville. Après la réunion de concertation organisée par le sous-préfet, les représentants des éléments de 3R ont fait savoir que leur présence dans la ville est d’assurer la protection de la minorité peulh en attendant le déploiement des forces armées centrafricaines dans cette partie du pays. Ce matin la population vaque librement à leurs occupations et les activités commerciales tournent normalement », rapporte-t-il.

Cette présence ne rassure pas les fonctionnaires et agents de l’Etat en service à Baboua. Ils ont émis le désir de faire évacuer leur famille de la ville en raison de la menace des combattants rebelles des 3R qui pèsent sur la ville.

Jocelyne Nadège Kokada

mardi, 05 mai 2020 15:18 Écrit par Dans SECURITE

Centrafrique : L’UPC renforce sa position militaire dans le Haut-Mbomou

MBOKI, le 25 avril 2020 (RJDH)---Une centaine d’hommes armés se présentant comme des éléments de l’UPC d’Ali Darass sont présents depuis deux semaines à Mboki, dans le Haut-Mbomou au sud-est du pays a appris le RJDH de sources généralement bien informées.

De sources locales, des hommes bien armés réputés proches d'Ali Darass ont fait leur irruption depuis presque deux semaines dans la commune de Mboki, localité située à 75 km de la ville d'Obo dans le Haut-Mbomou. Ils sont basés dans les locaux de la gendarmerie de la ville. Après avoir convoqué une réunion avec les leaders communautaires, ils ont rassuré la population de ne pas paniquer.

"Nous sommes là avec nos nouveaux rebelles, mais jusque-là, ils continuent de nous montrer la bonne facette", nous rapporte une source locale.

« Depuis lundi passé, le nouveau général et sa troupe ont regroupé toutes les autorités locales pour leur faire lire le décret d’Ali Darass qui les a fait venir jusqu'à Mboki », témoigne une autorité locale sous couvert d’anonymat. Et lui de renchérir,  poursuit cette autorité, ce décret a été signé à Ndassima depuis le mois de février 2020.

A leur tête, l’autoproclamé Général de Division Hassan Abdoulaye Guenderou, il a procédé à de nouvelles nominations dans l’appareil sécuritaire de la ville, indique une autre source bien introduite.

Même s’ils affichent une attitude inoffensive, il n’en demeure pas moins que les habitants de la ville de Mboki se montrent inquiets. « Cette situation surgit dans un contexte où l'UPC avait déjà renforcé sa position à Bambouti, et ce, malgré les multiples mises en garde du gouvernement et de la MINUSCA», a fait savoir une source religieuse à Obo.

RJDH

samedi, 25 avril 2020 13:44 Écrit par Dans SECURITE

Centrafrique : Le gouvernement fait une mise au point sur la situation sécuritaire dans la Lobaye

BANGUI, le 24 avril 2020 (RJDH)---Le gouvernement reconnait avoir ordonné des opérations militaires dans la Lobaye pour traquer des bandes armées qui dépouillent les éleveurs peulhs. C’est ce qu’a fait savoir Ange-Maxime Kazagui, ministre porte-parole du gouvernement, dans une interview exclusive accordée au RJDH ce vendredi.

La mise au point du gouvernement intervient dans un contexte où des rumeurs des combats circulaient sur les réseaux sociaux au village de Lesse dans la commune de Pissa, opposant les forces armées centrafricaines à une bande armée qui porte à croire à l’irruption d’une nouvelle rébellion.   « Il ne s’agit pas de combat contre des groupes armés mais des opérations contre une bande armée qui rançonnait les éleveurs peulhs en pâturage dans la Lobaye», a indiqué d’entrée Ange Maxime Kazagui, porte-parole du Gouvernement, coupant ainsi court aux rumeurs de la présence des groupes armés.

Ange Maxime Kazagui reconnait toutefois que le gouvernement a ordonné des opérations militaires dans la région de Pissa pour traquer ces hommes armés. « Des éleveurs centrafricains, des peulhs natifs de ce pays, sont depuis un bout de temps persécutés par d’autres éleveurs armés qui viennent souvent de l’étranger et qui prétendent les protéger. Après avoir prétendu les protéger, ils les leur demandent des sommes importantes et quand ils n’en ont pas, ils leur prélèvent des dizaines de bœufs. Et quand ceux-là sont partis, d’autres viennent encore après eux continuant les mêmes pratiques. C’est ce qui fait que ces éleveurs ont quitté les zones du nord et ouest de notre pays et sont descendus vers la Lobaye pour essayer d’avoir un peu la paix et la liberté », a précisé le ministre de la communication.

Face à cette situation, le gouvernement a déployé des troupes régulières dans la région pour déguerpir ces bandits armés qui écument peu à peu la Lobaye de peur de créer un autre foyer d’insécurité dans le pays. « Depuis quelque temps, nos forces de sécurité et de défense sont allées au contact à deux ou trois reprises, n’est-ce pas, ont ouvert le feu, ce n’était pas dans la ville comme certains le disent, mais à l’intérieur pour faire éloigner ou faire partir, ou faire fuir ces gens-là. Voilà ce qui s’est réellement passé », a fait valoir Ange Maxime Kazagui.

La sortie du porte-parole du gouvernement sur cette question est, en clair, pour faire cesser toutes les interprétations entourant la situation sécuritaire dans la Lobaye.

Vianney Ingasso

vendredi, 24 avril 2020 14:15 Écrit par Dans SECURITE

Centrafrique : « Je n’ai jamais été en contact avec les 72 millions de Francs CFA dont on parle », dixit le Général Zéphirin Mamadou

BANGUI, le 23 avril 2020 (RJDH)---Accusé d’avoir été impliqué dans une affaire de détournement de fonds à hauteur de 72 millions FCFA pour la réparation d’hélicoptère, le Chef d’Etat-Major des Armées Centrafricaines, le Général de Division Zéphirin Mamadou porte démenti et fait appel à la justice.

L’Etat-Major des Forces Armées Centrafricaine ayant appris avec amertume la publication de fausses informations circulant sur le blog CENTRALAFRICANREPUBLICNEWS.WORDPRESS.COM, dans sa parution du 17 avril 2020, ce blog précité a publié un article accusant le Général de Division Zéphirin MAMADOU de détournement de fonds alloué par le Président de la République pour la réparation d’hélicoptère.

En réaction, l’Etat-Major des FACA a fait savoir qu’elle proteste énergiquement et exprime son mécontentement contre ce blogueur qui cherche par tous les artifices imaginaires et fallacieux, à salir l’image du chef d’Etat-Major des armées et par la même occasion, ternir sa réputation et porter atteinte à son honneur, sa moralité et son intégrité.

« Nous tenons à prendre à témoin l’opinion nationale et internationale pour ces propos diffamatoires et mensongers écrits par ce blogueur, démontrant ainsi sa grande méchanceté et mauvaise foi », peut-on lire dans le communiqué. 

« Tout d’abord, j’ai déjà condamné et aujourd’hui je condamne encore avec la plus grande fermeté les actes de détournements. Je veux de tout mon cœur, que la justice soit rendue. Dans un régime républicain, la justice est ce que le monarque est dans son royaume. Par conviction idéologique et par foi républicaine, je suis contre tout acte attentatoire aux droits de l’homme et aux libertés publiques qui peuvent mettre en péril la démocratie et la paix dans la cité. Au nom des valeurs humanistes et républicaines qui m’animent, je veux que la lumière soit faite dans le dossier de Monsieur Jan Martin ALEVI, afin qu’il puisse cesser de salir de paisibles citoyens par le fait qu’ils ont choisi de servir la République Centrafricaine et mettre leurs compétences au service de notre pays », a déclaré le Général Zéphirin MAMADOU sur ce sujet.

Au coeur de cette affaire, à en croire le Haut-Commandement des armées, un certain Jan Martin ALEVI, connu par le passé sous le nom de ATEFF YAN, "un aventurier à la recherche des pierres précieuses". "L’objectif visé par ce Monsieur est la nationalité centrafricaine lui permettant de s’adonner à des activités minières. Aussi, à travers des enquêtes menées sur ce Monsieur, c’est l’exonération lui permettant de mener des activités commerciales et d’exploiter les richesses minières de notre pays. Heureusement, les autorités centrafricaines sont vigilantes et ne tombent pas dans l’erreur en octroyant une quelconque exonération, moins encore un permis d’exploitation ardemment par ce monsieur. De moralité douteuse, les activités menées par Jan Martin ALEVI dit ATEFF YAN, n’ont pas atteint les objectifs escomptés par les autorités", a fait valoir l'Etat-Major.

Durant cette période si difficile où tout Centrafricain consciencieux devait concentrer ses efforts vers une sortie de crise, une certaine presse, agissant pour le compte d’obscurs intérêts, s’est évertuée à accuser un officier de haut rang de l’Armée Centrafricaine d’être à l’origine d’une quelconque arnaque.

Pour l’Etat-Major, ce blogueur inconnu, peu crédible, sans scrupules et malintentionné insinue que le chef d’Etat-Major serait impliqué dans l’arnaque du Président de la République. « C’est un mensonge éhonté qui n’a aucun fondement. J’apporte par cette tribune un démenti formel et catégorique. Je n’ai jamais été en contact avec les 72 000 000 de Francs CFA dont parle cet article » a-t-il répliqué.

« Le fait d’accuser le Général, d’homme d’affaire véreux, relève de la mauvaise foi et de pures imaginations.  Ce type d’allégations mensongères fait simplement le jeu de ceux qui privilégient la fuite en avant à l’allègement des souffrances des populations. Ce n’est ni responsable ni propre à apaiser un climat social déjà tendu. Il est irrespectueux et mensonger de parler des fonds remis par le Président de la République, Chef de l’Etat. Sachant pertinemment, que le Bataillon de l’Armée de l’Air dispose de fonds pour les réparations techniques sur budget national », a relevé l’Etat-Major.

Sans détours, l’Etat-Major indique qu’il dénonce une tentative visant à « discréditer et ternir l’image de nos chefs qui se battent corps et âme pour restaurer les FACA naguère insulter et reléguer à la seconde place ».

Pour conclure, dans le communiqué le Haut Commandement des FACA indique qu’elle saisira la justice pour diffamation. « La République Centrafricaine reste et demeure un pays démocratique, doté d’un système judiciaire qui peut mener les plus grandes enquêtes et réaliser les plus grands procès.  Par conséquent, il ne revient à aucun citoyen, à aucun individu de se mettre à la place des institutions républicaines, et ainsi d’assassiner symboliquement ou physiquement ceux qui n’ont jamais cessé, contre vents et marées, de se comporter de façon exemplaire ».

RJDH

jeudi, 23 avril 2020 17:19 Écrit par Dans SECURITE

Centrafrique : « Je n’ai jamais été en contact avec les 72 millions de Francs CFA dont on parle », dixit le Général Zéphirin Mamadou

BANGUI, le 23 avril 2020 (RJDH)---Accusé d’avoir été impliqué dans une affaire de détournement de fonds à hauteur de 72 millions FCFA pour la réparation d’hélicoptère, le Chef d’Etat-Major des Armées Centrafricaines, le Général de Division Zéphirin Mamadou porte démenti et fait appel à la justice.

L’Etat-Major des Forces Armées Centrafricaine ayant appris avec amertume la publication de fausses informations circulant sur le blog CENTRALAFRICANREPUBLICNEWS.WORDPRESS.COM, dans sa parution du 17 avril 2020, ce blog précité a publié un article accusant le Général de Division Zéphirin MAMADOU de détournement de fonds alloué par le Président de la République pour la réparation d’hélicoptère.

En réaction, l’Etat-Major des FACA a fait savoir qu’elle proteste énergiquement et exprime son mécontentement contre ce blogueur qui cherche par tous les artifices imaginaires et fallacieux, à salir l’image du chef d’Etat-Major des armées et par la même occasion, ternir sa réputation et porter atteinte à son honneur, sa moralité et son intégrité.

« Nous tenons à prendre à témoin l’opinion nationale et internationale pour ces propos diffamatoires et mensongers écrits par ce blogueur, démontrant ainsi sa grande méchanceté et mauvaise foi », peut-on lire dans le communiqué. 

« Tout d’abord, j’ai déjà condamné et aujourd’hui je condamne encore avec la plus grande fermeté les actes de détournements. Je veux de tout mon cœur, que la justice soit rendue. Dans un régime républicain, la justice est ce que le monarque est dans son royaume. Par conviction idéologique et par foi républicaine, je suis contre tout acte attentatoire aux droits de l’homme et aux libertés publiques qui peuvent mettre en péril la démocratie et la paix dans la cité. Au nom des valeurs humanistes et républicaines qui m’animent, je veux que la lumière soit faite dans le dossier de Monsieur Jan Martin ALEVI, afin qu’il puisse cesser de salir de paisibles citoyens par le fait qu’ils ont choisi de servir la République Centrafricaine et mettre leurs compétences au service de notre pays », a déclaré le Général Zéphirin MAMADOU sur ce sujet.

Au coeur de cette affaire, à en croire le Haut-Commandement des armées, un certain Jan Martin ALEVI, connu par le passé sous le nom de ATEFF YAN, "un aventurier à la recherche des pierres précieuses". "L’objectif visé par ce Monsieur est la nationalité centrafricaine lui permettant de s’adonner à des activités minières. Aussi, à travers des enquêtes menées sur ce Monsieur, c’est l’exonération lui permettant de mener des activités commerciales et d’exploiter les richesses minières de notre pays. Heureusement, les autorités centrafricaines sont vigilantes et ne tombent pas dans l’erreur en octroyant une quelconque exonération, moins encore un permis d’exploitation ardemment par ce monsieur. De moralité douteuse, les activités menées par Jan Martin ALEVI dit ATEFF YAN, n’ont pas atteint les objectifs escomptés par les autorités", a fait valoir l'Etat-Major.

Durant cette période si difficile où tout Centrafricain consciencieux devait concentrer ses efforts vers une sortie de crise, une certaine presse, agissant pour le compte d’obscurs intérêts, s’est évertuée à accuser un officier de haut rang de l’Armée Centrafricaine d’être à l’origine d’une quelconque arnaque.

Pour l’Etat-Major, ce blogueur inconnu, peu crédible, sans scrupules et malintentionné insinue que le chef d’Etat-Major serait impliqué dans l’arnaque du Président de la République. « C’est un mensonge éhonté qui n’a aucun fondement. J’apporte par cette tribune un démenti formel et catégorique. Je n’ai jamais été en contact avec les 72 000 000 de Francs CFA dont parle cet article » a-t-il répliqué.

« Le fait d’accuser le Général, d’homme d’affaire véreux, relève de la mauvaise foi et de pures imaginations.  Ce type d’allégations mensongères fait simplement le jeu de ceux qui privilégient la fuite en avant à l’allègement des souffrances des populations. Ce n’est ni responsable ni propre à apaiser un climat social déjà tendu. Il est irrespectueux et mensonger de parler des fonds remis par le Président de la République, Chef de l’Etat. Sachant pertinemment, que le Bataillon de l’Armée de l’Air dispose de fonds pour les réparations techniques sur budget national », a relevé l’Etat-Major.

Sans détours, l’Etat-Major indique qu’il dénonce une tentative visant à « discréditer et ternir l’image de nos chefs qui se battent corps et âme pour restaurer les FACA naguère insulter et reléguer à la seconde place ».

Pour conclure, dans le communiqué le Haut Commandement des FACA indique qu’elle saisira la justice pour diffamation. « La République Centrafricaine reste et demeure un pays démocratique, doté d’un système judiciaire qui peut mener les plus grandes enquêtes et réaliser les plus grands procès.  Par conséquent, il ne revient à aucun citoyen, à aucun individu de se mettre à la place des institutions républicaines, et ainsi d’assassiner symboliquement ou physiquement ceux qui n’ont jamais cessé, contre vents et marées, de se comporter de façon exemplaire ».

RJDH

jeudi, 23 avril 2020 17:19 Écrit par Dans SECURITE

Centrafrique : La MINUSCA rassure sur la situation sécuritaire à Ndele et Birao

BANGUI, le 23 avril 2020 (RJDH) ---Les villes de Ndélé et Birao respectivement dans le Nord-est et l’extrême Nord du pays, connaissent ces derniers jours une accalmie, a indiqué la MINUSCA hier mercredi lors de sa traditionnelle conférence de presse.

Entre le 15 et le 22 avril, la ville de Ndélé n’a enregistré qu’un seul incident. Il s’agit d’un vol de véhicule d’une ONG humanitaire. Ceci témoigne du retour progressif de la paix dans la ville.

Selon Vladimir Monteiro porte-parole de la Minusca, « la ville de Ndélé en ce moment n’a pas connu de développement de violence, il n'y a pas eu d’incidents majeurs, mais il y a eu l’effet criminel du vol de véhicule d’une ONG internationale qui travaille dans le domaine humanitaire. C’est un problème qui a été suivi par le bureau mais il n'y a pas eu autre détérioration de la situation sécuritaire dans la ville entre le 15 et le 22 avril », a rassuré Vladimir Monteiro.

Pour le renforcement de la sécurité dans les zones sous contrôle des groupes armés, Issouffou Aboubacar Tawane, porte-parole des forces de la mission onusienne, l’appui des FACA est très utile dans les opérations conjointes.

« Entre la force et les Faca, il ya une franche collaboration. Nous travaillons donc ensemble et leur aide nous est très utile que ça soit dans le domaine de communication ou de la connaissance de l’environnement. Alors ils sont vraiment très utiles et ils sont disposés à travailler avec nous. Et c’est comme ça qu’on arrive ensemble à asseoir le climat de quiétude que ce soit à Ndélé et à Bria ».

Notons que les villes de Ndélé, Bria et Birao ont été récemment les théâtres d’affrontements entre des groupes rivaux notamment le FPRC, le MLCJ et le RPRC, qui ont fait plusieurs morts et blessés selon les rapports humanitaires.

Régis Stéphane Banguima

jeudi, 23 avril 2020 16:28 Écrit par Dans SECURITE

Centrafrique : La présence des éléments armés s’intensifie ces derniers temps à Boda et ses environs

BODA, le 20 avril 2020(RJDH)--- Des présences armées sont signalées ces derniers temps aux alentours de Boda dans la Lobaye. Cette situation inquiète les populations qui d’après les informations RJDH, limitent leur déplacement au-delà de 5 à 10 kilomètres. Une information confirmée par Boniface Kata, ancien maire de Boda, joint au téléphone par le RJDH ce dimanche 19 avril 2020.

 Circuler au-delà de la ville de Boda, dans les chantiers miniers et aux champs, devient de plus en plus inquiétant à cause de ce mouvement récurent des éléments armés. La présence des hommes en armes difficilement identifiables plonge les habitants de la ville de Boda dans l’inquiétude, confie Boniface Kata, « au moment où je vous parle, les populations vont aux champs, aux chantiers miniers avec inquiétude parce qu’il y a des hommes armés qui ont envahi la ville », a exprimé cette source.

Des sources locales et bien introduites, on parle des éléments armés peulhs qui seraient à la recherche des éleveurs peuhls dans la région.  « Depuis ils sont au niveau de Carnot jusqu’en descendant à Boganagone et voilà aujourd’hui ils sont là à Boda et aux alentours. Ces hommes sont lourdement armés. En ce moment on ne connait pas leur objectif, mais selon les dires, ils sont à la recherche des éleveurs peulhs et ils ne touchent pas à la population ».

Les artisans miniers et les cultivateurs n’osent plus s’aventurer au-delà de la ville de peur d’être attaqués par ces hommes en armes. De sources bien introduites, parlent des éléments armés proches du groupe armé 3R.

RJDH

lundi, 20 avril 2020 13:19 Écrit par Dans SECURITE

Centrafrique : Le FPRC favorable au déploiement des Forces de défense et de sécurité  à Ndélé

BANGUI, le 16 Avril 2020, (RJDH) --- Le FPRC s’est engagé à travers un communiqué en date du 25 mars à assurer la sécurité des minorités et à favoriser le couloir humanitaire. C’est ce qu’a fait savoir Thomas VAAH, Chef de bureau Minusca de Ndélé  le 15 avril 2020 au cours de la traditionnelle conférence de presse de la mission onusienne à Bangui.

Selon le chef du bureau de la MINUSCA à Ndélé, Thomas Vaah, après les violences qui avaient prévalu tout le mois de mars dans le Bamingui-Bangoran, la situation politique et sécuritaire s’est finalement améliorée. Il a également évoqué le retour à Ndélé d’Abdoulaye Hissene, chef militaire du FPRC, qui promet œuvrer pour le retour de la paix dans la région.

« Le retour de son chef Abdoulaye Hissene, a créé beaucoup d’attente au sein de la population qui espère retrouver la paix », rapporte Thomas VAAH, Chef de bureau de la Minusca à Ndélé. Il poursuit que durant ces derniers jours, la ville ainsi que la population civile ont commencé, petit à petit à retrouver leur vie normale.  

Il a également précisé que lors d’une réunion avec le Chef militaire du FPRC  Abdoulaye Hissene, il y a une semaine, « ce dernier a affirmé le désire de coordonner ses efforts avec la Minusca pour renforcer la sécurité de la ville et assurer la protection des civils. A ce titre, il a aussi accepté le déploiement des FSI dans la préfecture », dit-il.

La nomination du nouveau préfet de Bamingui-Bangoran a été accueillie favorablement par Abdoulaye Hissene. Il s’est engagé dit-il : «  à coopérer avec toutes les investigations lancées par la Minusca concernant les derniers évènements. Abdoulaye Hissene a par ailleurs, mis l’accent sur la nécessité du déploiement des Unités Spéciale Mixte de Sécurité (USMS) comme envisagé dans l’Accord politique pour la Paix et la Réconciliation en République Centrafricaine ».

Au sujet de l’engagement politique rapporte le bureau de Ndélé, « les interactions avec les dirigeants du FPRC ont été intensifiées, ayant pour seul objectif la protection des civils et pour mettre fin à la crise actuelle. Le Sultan-Maire de Ndele soutient nos efforts dans ce sens ».

Les combats de Ndélé ont coûté la vie à plusieurs civils et ont causé d’énormes dégâts matériels. Le 11 mars dernier, les éléments Goula selon la Minusca ont mené une attaque ciblée contre des civils. Six civils Soudanais et Tchadiens ont été sommairement exécutés. Une grande partie du marché central a été brulée et la maison du sultan pris d’assaut. « Parmi les crimes enregistrés, il y a le meurtre intentionnel et choquant d’un collègue national, personnel de la Minusca, le meurtre d’une petite fille de sept ans en plein jour ainsi que l’incendie du lycée de Ndélé et de deux églises apostoliques », a fait savoir Thomas Vaah, Chef de Bureau de la Minusca à Ndele.

En fin février dernier, le Préfet de Ndélé et une partie de la population ont sollicité le déploiement des forces armées centrafricaines et de défense intérieure dans cette partie du territoire. Le lendemain, une partie de la jeunesse sous la pression des éléments du FPRC ont manifesté pour réclamer le départ pur et simple du Préfet face à cette demande. La principale question est de savoir si cette position d’Abdoulaye Hissene suscite l’adhésion des autres leaders du FPRC. 

Contacté à Ndélé, un habitant joint au téléphone à fait remarqué qu’Abdoulaye Hissène est très versatile, « je me demande si cette position d’Abdoulaye Hissene est sincère. Il est capable de te dire à midi le contraire de ce qu’il te dit le matin. Espérons que son engagement soit également celui de son groupe le FPRC», a-t-il dit sous couvert d’anonymat.

Cyrille Wegue

vendredi, 17 avril 2020 09:48 Écrit par Dans SECURITE

Centrafrique : 16 personnes mortes et 30 autres blessées dans un accident de circulation sur l’axe Sibut

BANGUI, le 16 avril 2020(RJDH) ---Le bilan de l’accident de circulation à Libi, localité située à 50 kilomètres de Sibut s’alourdit un jour après le drame. L’hôpital Communautaire de Bangui a enregistré au total 16 morts et 30 autres blessés graves. Un bilan présenté ce jeudi 16 avril par le directeur général de l’Hôpital Communautaire de Bangui Abel Assaye.

C’est un véhicule de transport en commun de marque « Mercedes » de six roues qui transportait des passagers et des marchandises en partance pour Bambari. L’accident a eu lieu au village Libi, à environ 50 kilomètres de Sibut dans la Kemo.

Selon le Directeur de l’hôpital, plus de trente personnes sont admises à l’hôpital pour des soins intensifs, « nous avons enregistré 15 corps sur place, et parmi les 30 autres blessés, un a rendu l âme ce qui donne un chiffre de 16 personnes décédées. Grâce au soutien de Médecin Sans Frontière Espagne et notre équipe qui s’est mobilisée pour apporter secours d’urgence aux accidentés », a confié au RJDH le Directeur.

Plusieurs témoignages ont indiqué que, « c’est l’excès de vitesse et la surcharge qui seraient à l’origine de cet accident. Sur place, plus de dix personnes ont trouvé la mort », ont témoigné les habitants sur les lieux de l’accident.

Nadège Kokada

vendredi, 17 avril 2020 09:42 Écrit par Dans SECURITE
Page 4 sur 9