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Centrafrique : timide reprise des activités à Kaga-Bandoro après une vive tension  

BANGUI, 09 juin 2020 (RJDH)---Les activités ont repris timidement ce jour 09 juin à Kaga-Bandoro, dans le nord du pays, après la vive tension ce lundi 08 juin entre le préfet de la Nana-Gribizi et les habitants. Ils le soupçonnent d’être de mèche avec les rebelles de MPC.

Les activités ont repris ce matin à Kaga-Bandoro après la vive tension qui avait prévalu dans la ville hier soir. Cette tension est née entre le préfet de la Nana-Gribizi et un groupe des jeunes de la ville qui le soupçonnent d’être de mèche avec les rebelles du MPC. Ces derniers ont saccagé sa résidence car il aurait facilité, selon eux, la libération d’un combattant rebelle de MPC impliqué dans un braquage d’un véhicule humanitaire.

« Ces hommes avaient tenté de braquer un véhicule de l’ONG Solidarité en mission de distribution des vivres dans la localité de Ngrevaye. Les contingents pakistanais de la MINUSCA arrivés sur le lieu ont réussi à mettre la main sur les malfrats qui sont au nombre de sept. Ayant appris la nouvelle, les éléments du MPC ont commencé à manifester jusqu’au niveau de l’hôpital revendiquant la libération de leur frère d’arme », confie un habitant de la ville.

Pour une autre source locale, c’est le rôle ambigu du préfet de Nana-Gribizi, Mahamat Abdoulaye, qui avait provoqué ce mouvement d’humeur. « Au lieu d’attendre la justice faire son travail, le préfet est allé relâcher ces rebelles arrêtés par la MINUSCA. La population informée l’accuse d’être de mèche avec les rebelles.  C’est ainsi qu’une foule en colère s’est dirigée vers sa résidence du préfet et ont saccagé les lieux ».

Pour l’heure, un calme précaire règne dans la ville et la population vaque librement à ses occupations. « Ce qu’il faut souligner, les combattants rebelles circulent armes à la main dans la ville », rapporte un habitant.

Contacté, le porte-parole de la MINUSCA Vladimir Monteiro, confirme que la situation à Kaga-Bandoro est redevenue normale depuis hier. « Les incidents sont dus à un fait. La MINUSCA avait été appelée auprès d’une ONG apparemment victime d’un braquage et suite à l’intervention des casques bleus, les éléments de MPC ont été arrêtés puis relaxés vu qu’ils ne seraient pas en train de voler dans cet endroit. Entre temps, il y a eu le mouvement en colère de la part des jeunes, ils s’en sont pris au domicile du préfet », précise Vladimir Monteiro.

Pour des raisons de sécurité, le préfet est accueilli à la base de la MINUSCA de Kaga-Bandoro, mais tout est redevenu normal dans la ville grâce au concours de plusieurs acteurs.

Jocelyne Nadège Kokada

mardi, 09 juin 2020 15:33 Écrit par Dans SECURITE

Centrafrique : présence accrue des hommes armés signalés à Markounda dans le nord du pays

MARKOUNDA, 08 Juin 2020 (RJDH) --- Les autorités locales de Markounda dans l'Ouham s'inquiètent de la présence des hommes armés qui renforcent leur position dans la région. Cette présence, selon des autorités locales, impacte négativement les activités socio-économiques de la région.

De sources locales, a-t-on appris, les braquages à main armée et le rançonnage au niveau des multiples barrières installées par ces groupes armés émaillent le quotidien des citoyens de Markounda et ses périphéries.

Une autre source bien indiquée, a confié au RJDH que cette situation a négativement impacté les activités socioéconomiques dans cette partie du pays. « Les commerçants font l’objet de rançonnage », témoigne-t-elle, avant de relever que, « tout passage est monnayé au niveau des multiples barrières érigées par ces rebelles en surnombre, signataires de cessation des hostilités, le 3 mai 2018 ».

« Des commerçants de la région versent des taxes à hauteur de 500 000 FCFA quotidiennement aux nouveaux maîtres des lieux », rapporte un commerçant tout exaspéré.

Les groupes armés impliqués dans ces exactions seraient le RJ, MPC et FPRC ainsi que d’autres groupes en provenance du Tchad voisin, « notre liberté d’expression est compromise, nos déplacements sont limités qu’à 18 heures. Cette situation a fragilisé les activités agricoles et plus chaque commerçant de la ville de Markounda versent 5000 FCFA à chaque mouvement rebelle tous les weekends », a déploré une autre source de la ville », a fait valoir une autorité locale.

La liberté est réduite, témoigne un autre habitant. « Personne n’a le droit de hausser la voix en présence des rebelles, par peur d’être passé à tabac.  Les femmes font l’objet de violence et d’abus sexuel et personne ne sait à quel saint se vouer. Les groupes rebelles sévissent, l’autorité de l’Etat est fragilisée dans ce secteur », dit-il tout dépité.

L’Accord politique et de paix signé le 6 février 2019, a prévu que les groupes armés ont l’obligation de s’abstenir de tout acte entravant la libre circulation des personnes et des biens y compris l’érection des barrières illégales et la perception des taxes illicites.

Auguste Bati-Kalamet  

 

     

lundi, 08 juin 2020 16:33 Écrit par Dans SECURITE

Centrafrique : Une personne assassinée par des hommes armés non identifiés à Kabo au nord du pays

BANGUI, le 01 juin 2020 (RJDH) --- Un homme âgé de 47 ans a été assassiné dans la nuit du 29 au 30 mai 2020 à Kabo dans l’Ouham par des hommes armés assimilés aux éléments peulhs en transhumance dans la région. Les présumés auteurs sont arrêtés par des éléments du MPC de Mahamat Alkatim, confient des sources concordantes à Kabo.

Selon un habitant joint au téléphone par le RJDH, l’acte est attribué aux éléments peulhs appelés Mbarara. Les faits se sont produits aux environs de 23heures dans sa plantation, « ce sont les éleveurs peulhs armés communément appelés Mbarara qui seraient à l’origine de sa mort. La victime passait la nuit au champ avec sa famille, c’est aux environs de 23 heures que deux personnes armées ont fait  irruption devant la maison de la victime et lui demande de sortir à leur rencontre.  On lui a tiré dessus d  une balle dans la tête et à la poitrine », a témoigné cette source.  

La victime a succombé suite à ses blessures. Dans la même nuit, son corps a été transféré à la maison avant d’être enterré le lendemain. Les présumés auteurs du crime sont arrêtés selon d’autres informations RJDH, par des éléments de MPC du général Mahamat Alkhatim, un jour après l’assassinat.

Un notable de Kabo joint au téléphone déplore cette situation et accuse les éleveurs en provenance du Tchad à la recherche de pâturage et mettent à mal, la sécurité dans la sous-préfecture de Kabo,   « ce sont des éleveurs peulhs armées venus du Tchad en transhumance qui sèment la terreur dans les familles des agriculteurs », confie-t-il avant de lancer un appel au redéploiement des éléments des forces armées Centrafricaine (FACA) et de la Minusca pour assurer la sécurité de la population.

Une réunion de concertation regroupant les autorités centrafricaines et tchadiennes dans la sous-préfecture de Maro au Tchad avait vu le jour pour discuter de la gestion de transhumance entre ces deux pays, sources de nombreuses tensions. Quelques semaines après cette initiative, le conflit entre éleveurs et agriculteurs persiste dans les zones de transhumance.

Japhet Beorofei.

lundi, 01 juin 2020 11:51 Écrit par Dans SECURITE

Centrafrique : La circulation sur l’axe Gobongo améliorée grâce à la présence des policiers

BANGUI, 26 mai 2020 (RJDH)---L’installation d’un poste de police au marché de Gobongo dans le 8ème arrondissement de Bangui, il y a deux semaines, a amélioré considérablement la circulation des biens et des personnes. Ce qui est salué unanimement par la population qui souhaite à ce que cet exemple soit transféré dans d’autres marchés de la capitale où l’on constate de l’anarchie totale.

Deux semaines après la création de poste de police au marché de Gobongo, dans le 8e arrondissement de Bangui, les commerçants et autres personnes ont vivement salué cela. Pour Chancela Kakopande, commerçante au marché de Gobongo, ce poste de police a rendu fluide la circulation sur ce tronçon. « Tout va bien maintenant, les commerçants sont disciplinés et la voie est libérée. Il n’y a plus d’embouteillage et c’est pour notre bien que la police est là », a-t-elle déclaré.

Un avis partagé par Chamberlain, un vendeur de la place, pour qui la présence des policiers a fait baisser d’un cran les violences dans le secteur. « L’avantage aujourd’hui, ce que les violences nées de l’incompréhension entre les commerçants ont nettement baissé d’un niveau. Alors qu’auparavant, c’était du désordre », fait-il remarquer.  

Claver Tazago, conducteur de moto taxi, estime pour sa part que la circulation est bien organisée avec la présence des forces de l’ordre. « C’est premièrement pour notre sécurité et cela a permis aux véhicules et aux taxis motos de ne plus discuter les places au stationnement », dit-il. 

Arsène Gamboli, commandant de poste de police du marché de Gobongo, a indiqué qu’ils n’ont pas encore enregistré des actes de banditisme dans les environs depuis qu’ils sont arrivés. « Nous sommes à notre 14e journée aujourd’hui et nous n’avons pas encore enregistré de cas de banditisme. Il n’y a pas assez de banditisme sinon nous nous focalisons en ce moment pour organiser la circulation à hauteur du marché », a noté l’officier de Police.

Le poste de police de marche Gobongo est le deuxième du genre installé après celui du croisement   Miskine Benz-Vi dans le 5e arrondissement.

Winny Touguele

mardi, 26 mai 2020 16:00 Écrit par Dans SECURITE

Centrafrique : Réunion d’évaluation de la gestion des conflits liés à la transhumance au centre du pays

BRIA, 25 Mai 2020 (RJDH) --- Une réunion d’évaluation du comité de gestion des conflits liés à la transhumance a été organisée conjointement avec la division des affaires civiles de la MINUSCA, ce vendredi 22 mai à Bria. Les acteurs agricoles et de l’élevage ont échangé sur les difficultés, les défis à relever liés aux mouvements agropastoraux dans la préfecture de la Haute Kotto, au centre du pays.

Cette rencontre avec les leaders communautaires, les membres du comité de gestion des conflits entre les éleveurs et les agriculteurs, s’est tenue dans le but d’évaluer les activités réalisées depuis un certain temps dans le cadre de la gestion de conflits agropastoraux.

Les services préfectoraux de l’élevage et de la santé animale, conjointement avec le département des affaires civiles de la MINUSCA ont organisé cette rencontre dans le but de « redynamiser le comité de gestion des conflits liés à la transhumance, les avancées, les défis à relever, la projection et les besoins du comité », a expliqué le chef de service préfectoral de l’élevage et de la santé animale de la Haute Kotto, Adoum Gounessa.

Le chef de service a projeté une formation des membres du comité des deux acteurs agricoles et élevages, « afin d’éviter le conflit de compétence dans l’exercice des membres du comité, les autorités locales et administratives », a-t-il poursuivi.

Les failles constatées, les besoins énumérés et enregistrés au sein du comité de gestion de la transhumance, seront corrigés avec l’appui du département des affaires civiles de la MINUSCA.

Justin Mapouka.

lundi, 25 mai 2020 15:48 Écrit par Dans SECURITE

Centrafrique : UPC nie son implication dans les combats à Obo

BANGUI, 22 mai 2020 (RJDH)---Dans un communiqué en date du 21 mai, l’UPC réfute son implication dans les combats du mercredi à Obo contre les FACA. Le groupe armé accuse les forces régulières d’avoir commis d’exactions contre les civils dans la région.

Depuis quelques jours, des hommes armés réputés proches de l’UPC tentent d’investir la ville d’Obo. Face aux critiques et condamnations, le leader de l’UPC Ali Darass a, dans un communiqué publié le 21 mai, nie l’implication de ses combattants dans ses affrontements. « L’UPC n’est en rien impliquée dans les exactions et combats à Obo », fait-il valoir.

Pour ce groupe armé, dans sa ligne de défense, il accuse les forces régulières déployées dans le Haut-Mbomou d'être à l'origine de pic des tensions de ces derniers jours.« Ce sont des populations civiles qui ont pris leur disposition en ripostant aux abus subis des FACA dans la zone », peut-on lire dans le document signé Ali Darassa.

Toutefois, le leader de l’UPC annonce qu’il réaffirme son engagement en tant que signataire de l’accord de paix, signé le 06 février, à respecter le symbole l’autorité de l’Etat.

Si l’UPC, de son côté, ne reconnait pas de facto son engagement dans les affrontements à Obo, dans le Haut-Mbomou, de l’autre côté, la MINUSCA la tient pour responsable. « Les Forces armées centrafricaines et les Casques bleus de la MINUSCA sont donc sur le terrain pour faire face à une éventuelle attaque des hommes de l’UPC. Les forces sont actuellement sur le terrain parce que nous venons d’avoir deux nouvelles alertes des deux côtés, parce que c’est de manière simultanée que les combattants essaient de créer des désordres. Les Forces sont sur le terrain en train de ratisser du côté du commissariat où ils se sont signalés et également du côté du lac vers Djema », selon Aissetou Sanogo, cheffe de bureau par intérim de la MINUSCA-Obo.

Pour rappel, l’armée centrafricaine et les forces de la Mission des nations unies en Centrafrique (Minusca) ont repoussé mercredi l’offensive de l’UPC sur la ville d’Obo, dans l’extrême sud-est du pays, et tué au moins “une dizaine” de miliciens, a annoncé le porte-parole du gouvernement. Depuis plusieurs jours, la ville d’Obo est encerclée par des éléments de l’Unité pour la paix en Centrafrique (UPC), l’un des principaux groupes armés du pays.

Vianney Ingasso

vendredi, 22 mai 2020 15:21 Écrit par Dans SECURITE

Centrafrique : Le gouvernement fait une mise au point sur la situation à Obo

OBO, 20 mai 2020 (RJDH)---Le gouvernement, après 72 heures de combats à Obo, indique que les éléments des FACA défendent leur position ardument pour ne pas perdre le contrôle de la ville face à la progression des combattants rebelles de l’UPC d’Ali Darass. Des sources humanitaires, la population se trouve au niveau de l’église catholique et sur le site des déplacés de Mboki.

Selon les autorités de Bangui, les Forces Armées Centrafricaines (FACA) ont repoussé l'attaque des agresseurs de l'UPC lancée ce matin à Obo. « Depuis cet après-midi, les FACA les ont repoussés à plus de trois kilomètres du centre-ville et sont en train de mener un ratissage », a précisé le Premier Ministre devant l’Assemblée Nationale.

"Le bilan provisoire fait état d'une dizaine de morts et des prisonniers dans les rangs de l'UPC, ainsi que la saisie de plusieurs de leurs armes. Un élément des FACA a été blessé à la jambe".

 A en croire le porte-parole du gouvernement, Ange Maxime Kazagui, joint au téléphone ce matin, l’équilibre de force était en désavantage des FACA et a indiqué par-ailleurs que les « combats étaient assez violent », dit-il. Et de poursuivre, selon le porte-parole du gouvernement, la résidence du préfet du Haut Mbomou était prise pour cible par les assaillants.

« Les combats sont concentrés au niveau de la gendarmerie et de la police défendues par les FACA », ajoute le ministre Kazagui.

Pour une source locale, la population civile, désemparée, se trouve pour le moment à l’église catholique et d’autres sur le site des déplacés de Mboki dans la ville d’Obo.  « Les combats continuent par intermittence avec les tirs sporadiques. L’hôpital de la ville a été touché par des tirs des RPG 7 par sa proximité avec la brigade de la gendarmerie locale. Les casques bleus marocains n’ont pas été visibles sur le terrain. Les FACA défendent seules la ville d’Obo ».

En début d’après-midi, l'appui des casques bleus marocains aux côtés des FACA dans les combats à Obo, ont permis le départ des combattants rebelles de l'UPC de la ville. Les forces régulières et la MINUSCA y ont repris le contrôle.

La MINUSCA, de son côté, exige la fin de l’expansionnisme de l’UPC au-delà des positions d'avant la signature de l’Accord de paix et son départ de la région sud-est de la RCA (Obo, Zemio ,mboki et Bambouti) – "Elle est déterminée à exercer son mandat de protection des civils, avec les FACA".

Ketsia Kolissio

mercredi, 20 mai 2020 15:37 Écrit par Dans SECURITE

Centrafrique : Reprise des combats à Obo dans le sud-est du pays

OBO, 20 mai 2020 (RJDH)---Les combats ont encore repris à Obo avec la tentative d’annexion de cette ville. De sources locales, a-t-on appris, les FACA leur opposent une résistance acharnée à l’intérieur de la ville.

Les premiers éléments d’informations indiquent que les combats se déroulent actuellement dans la ville d’Obo. Cette énième tentative des combattants rebelles de l’UPC d’Ali Darass vise à annexer totalement le chef-lieu du Haut-Mbomou.  « Les combats se déroulent à l’intérieur de la ville car tout le monde sait que nos FACA ne peuvent tenir une position des jours d'affilés d'intenses combats », selon une source religieuse, qui a aussi précisé que, "nous égrenons nos chapelets. Obo risquerait de tomber dans les heures qui suivent entre les mains de l'UPC. Les combats se rapprochent dangereusement de la ville. Nous craignons que les FACA soient à court de munitions. Nos FACA devront tout faire pour s'en sortir toutes seules".

"Nous sommes attaqués...entendez-vous les tirs...L'UPC vient d'attaquer la ville d'Obo. Je cherche à mettre ma famille à l'abri", c'est en ces termes, qu’apeuré, un journaliste relate la situation qui prévaut actuellement dans la ville.

Le préfet du Haut-Mbomou, Commandant Jude Ngayoko, a clairement fait savoir que ces "hommes ne peuvent pas tenir sans équipements et renforts".

Sur la question, le Gouvernement Centrafricain est interpellé par le parlement pour avoir sa ligne.

Vianney Ingasso

mercredi, 20 mai 2020 15:36 Écrit par Dans SECURITE

Centrafrique : Ernest Mizedio, député d’Obo 1, dénonce la passivité des autorités de Bangui face aux violences à Obo

OBO, 19 Mai 2020(RJDH) ---En réaction à la tension sécuritaire à Obo, capitale provinciale du Haut-Mbomou, Ernest Mizedio, député d’Obo 1, dénonce la passivité des autorités de Bangui et de la MINUSCA au regard de la situation qui prévaut dans sa circonscription.

La ville d’Obo, chef-lieu de Haut-Mbomou dans le sud-est du pays, est théâtre de violents combats depuis hier opposant les forces armées centrafricaines aux combattants rebelles de l’UPC d’Ali Darass. Selon le député d’Obo 1, Ernest Mizedio, la MINUSCA est passive face aux violences et n’a pas appuyé les forces régulières

 « La MINUSCA est cloitrée dans sa base, elle ne bouge même pas d’un mètre pour porter secours à la population et même aux forces armées centrafricaines pour repousser ces rebelles au moment de l’attaque des éléments de l’UPC. Il faudrait bien qu’on nous explique quel est le rôle de la MINUSCA a Obo. Face à cette situation la population vis avec la peur au ventre », a fait valoir le Député d’Obo 1 Ernest Mizedio.

Ce que réfute la mission onusienne en Centrafrique via son porte-parole, Vladimir Monteiro. « Les informations qui nous sont parvenues font état de tirs hier lundi à trois km de la ville d’Obo vers 6 heures du matin entre les membres des Forces de Sécurité Intérieure (FSI) et des combattants de l’UPC. Apparemment les éléments de l’UPC d’Ali Darassa, s’apprêteraient à attaquer la ville d’Obo et les forces régulières centrafricaines les ont repoussés. La situation est redevenue calme ce matin car les FACA et la Minusca patrouillent en ce moment pour rassurer les populations ».

Toutefois, le porte-parole de la MINUSCA a rappelé que ce genre d’attitude est une violation de l’accord de paix dont l’UPC est signataire. « Nous saisissons cette opportunité pour rappeler que toute attaque sur Obo ou un autre endroit constituerait une violation des accords politiques dont l’UPC et d’autres groupes armés sont signataires », affirme Vladimir Monteiro.

Ernest Mizedio ne décolère plus vis-à-vis des autorités centrafricaines. « La posture du chef de l’Etat et de son Premier Ministre, est plus qu’inquiétante. Le président de la République nous avait reçus, nous les députés du Haut-Mbomou, la semaine dernière. Nous lui avons dressé le tableau de la situation sécuritaire avec la volonté expansionniste de l’UPC. Malgré les alertes depuis quelques jours, ils se sont mus dans un silence abasourdissant presque complice. Qu’on nous dise clairement que la préfecture du Haut-Mbomou ne fait plus partie de la Centrafrique », dit-il exaspéré.

Un semblant d’accalmie est observé depuis ce matin mais de sources locales et indépendantes, on signale l’arrivée des renforts de l’UPC dans la région d’Obo.

Pamela Dounian-Dote

mardi, 19 mai 2020 15:58 Écrit par Dans SECURITE

Centrafrique : Des combats opposent les FACA et l’UPC proche d’Obo

OBO, 18 mai 2020(RJDH)---- Des combats ont opposé très tôt ce matin des éléments de forces armées centrafricaines(FACA) avec les combattants rebelles de l’UPC d’Ali Darass, proche de la ville d’Obo dans le Haut-Mbomou. Une information confirmée respectivement par le Préfet du Haut-Mbomou Jude Ngayoko et Vladimir Monteiro, porte-parole de la Minusca, tous contactés ce lundi 18 mai 2020 par le RJDH.

De sources concordantes, les combattants rebelles de l'UPC basés à Mboki et Bambouti, après une première tentative la semaine dernière qui leur avait couté́ au moins une dizaine d'éléments, ont lancé́ ce matin l'assaut contre la ville d'Obo. Mais la riposte farouche des FACA basées dans la ville a estampé leur velléité expansionniste depuis l'année dernière dans le Haut-Mbomou.

 « Très tôt ce matin, des combats ont opposé les éléments des FACA et de l’UPC en provenance de Bambouti. Ces affrontements ont eu lieu proche de la ville de Obo et les FACA ont repoussé les rebelles.  Au moment où je vous parle, les combats se poursuivent encore sur le terrain », a confié le préfet.

Difficile pour les autorités préfectorales du Haut-Mbomou d’établir en ce moment le bilan de ce violent combat entre les éléments de l’UPC et les FACA appuyées par la MINUSCA. Le porte-parole de la Minusca Vladimir Monteiro a aussi confirmé cette information et que des forces onusiennes sont aussi venues en appui des FACA dans le combat.

Une source locale contactée par le RJDH, a indiqué que les éléments de l'UPC ont attaqué Obo du coté opposé à la route qui mène à Mboki et ont préféré venir du côté de la rivière Mbokou et du site des déplacés peuls de Boyo, qui donne directement sur le centre administratif.

L’alerte de ce combat a été donnée par l’honorable Ernest Mizedio qui, dans une interview accordée au RJDH la semaine dernière, craignait une nouvelle escalade dans cette contrée. Car selon lui, les éléments de l’UPC renforcent de plus en plus leur position dans cette préfecture, « ils sont entrain à l’heure actuelle de se déporter sur des motos vers Bambouti, Mboki et certains sont basés pour le moment à 12 kilomètres de la ville d’Obo », a-t-il annoncé.

Les attaques se multiplient dans le Haut-Mbomou interviennent après l’occupation du Sud-Est par les éléments de l’UPC d’Ali Darass depuis un certain temps. Des responsables du mouvement armé ont été nommés par Ali Darass dans la sous-préfecture de Bambouti malgré la menace du gouvernement et de la MINUSCA.

Judicaël Yongo

 

lundi, 18 mai 2020 13:13 Écrit par Dans SECURITE
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