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Centrafrique : quatre groupes armés annoncent une coalition en faveur de la paix dans le nord

BANGUI, 18 Juillet 2020(RJDH) ----Une coalition des groupes armés a été créée ce 09 juillet en Centrafrique pour œuvrer en faveur de la paix, la sécurité et le respect de l’autorité de l’Etat dans le nord du pays. Le Porte-parole du Gouvernement Ange Maxime KAZAGUI, en réaction, considère cela comme des dispositions contraires à l’accord politique de paix du 06 février 2019, dont sont signataires les membres de cette alliance.

Il s’agit du Mouvement Patriotique de Centrafrique (MPC) d’Alkatim Mahamat, d’Anti-Balaka, branche Mokom, du FPRC de Nouradine Adam et de la Révolution Justice aile Sayo. La ligne principale de cette coalition, selon le communiqué, est d’œuvrer en faveur de la paix, la sécurité et le respect de l’autorité de l’Etat dans la préfecture de l’Ouham précisément à Markounda au nord du pays.

« Le 09 juillet 2020 les Mouvements MPC du Général Alkatim Mahamat, Anti-Balaka Branche Mokom, FPRC de Nouradine Adam et RJ Branche Sayo ont pris l’engagement solennel en présence des autorités administratives de l’Ouham notamment le sous-préfet de Markounda et la Minusca et ont mis en place une coalition responsable en vue de ramener la Paix, la Sécurité et le respect de l’autorité de l’Etat dans l’Ouham à l’aube des prochaines échéances électorales de 2020-2021 », peut-on lire dans le communiqué dont le RJDH a eu copie.

Dans ce document signé par le leader du MPC Alkatim, il est fait mention de l’invasion massive des étrangers dans la zone minière de Kouki à Markounda, laquelle invasion a provoqué des « cas d’insécurités galopantes dans cette localité, ce qui a troublé nos paisibles populations à vivre dans la peur parfois à abandonner leurs demeures. La coalition de la paix de Markounda fait appel à tous les signataires de l’Accord Politique pour la Paix et la Réconciliation (APPR/RCA) d’agir toujours dans le cadre de la recherche du dialogue et le respect de leurs engagements. Cependant, la coalition de Markounda demande à l’opinion nationale et internationale de pouvoir privilégier le dialogue avec tous les groupes armés sans exception », dit-il.

Le gouvernement par la voix de son porte-parole, Ange Maxime Kazagui, a pris position quant à ce qui concerne le non respect des engagements des parties signataires de l’Accord Politique pour la Paix et la Réconciliation, « aujourd’hui, nous pensons que tous les groupes armés qui ont signé l’accord, doivent agir en conséquence et éviter de poser des actes qui seraient contraires à leurs engagements. Et c’est à l’observation des actes que le gouvernement agira. Le gouvernement d’une manière générale condamne toutes les prises de positions qui vont dans le sens de la résurgence des actes armés et du refus des avancées de l’accord », a fait savoir Ange Maxime Kazagui.

Pour Aboulkassim Algoni Tidjani, cadre du MPC et ministre conseiller à la présidence de la République, cette alliance regroupant les groupes armés dans le nord du pays vise à contrer les incursions des groupes armés étrangers sur les sites miniers de Markounda. « Il nous faut aujourd’hui protéger les populations civiles dans ces zones de la menace des groupes armés tchadiens qui s’infiltrent dans la région de Markounda et menacent les civils. Il n’y a aucune crainte. Nous rassurons tout le monde que nous œuvrons pour pacifier la région de ces étrangers », confie-t-il.

Les quatre mouvements armés sont les signataires de l’accord du 6 février 2019 qui interdit toutes dispositions contraires aux engagements des parties prenantes.

Judicaël Yongo

samedi, 18 juillet 2020 08:36 Écrit par Dans SECURITE

Centrafrique : un casque bleu rwandais tué dans une attaque des 3R dans le nord-ouest du pays

BANGUI, 14 juillet 2020 (RJDH)---Un casque bleu rwandais a été tué lundi et deux autres blessés dans une attaque menée par 3R, un des principaux groupes armés centrafricains, à Gedze dans la Nana-Mambéré, a annoncé lundi la Mission des Nations unies en Centrafrique.

Pour l’ONU, l’attaque a été menée par des éléments présumés du groupe armé centrafricain Retour, Réclamation et Réhabilitation (3R), lors de laquelle un soldat de la paix rwandais de la MINUSCA a été tué lundi à Gedze, dans la préfecture de la Nana-Mambéré, au nord-ouest du pays. Deux autres Casques bleus ont été blessés dans cette attaque.

"Cette attaque criminelle constitue une nouvelle violation" par le groupe armé 3R (Retour, Réclamation et Réhabilitation) de l'accord de paix qui lie le gouvernement centrafricain à 14 groupes armés depuis le 6 février 2019, a affirmé la MINUSCA sur son compte twitter.

Cet énième incident sécuritaire dans lequel est impliqué les 3R qui avaient annoncé au mois de juin dernier, que le mouvement armé suspendait sa participation à l'accord. "Les attaques contre les forces de maintien de la paix des Nations Unies peuvent constituer un crime de guerre en vertu du droit international", rappelle la mission onusienne dans un communiqué.

« Le Secrétaire général rappelle que les attaques contre les forces de maintien de la paix des Nations Unies peuvent constituer un crime de guerre en vertu du droit international », a dit son porte-parole dans une déclaration de presse publiée le jour de l’attaque. « Il appelle les autorités de la République centrafricaine à ne ménager aucun effort pour identifier les auteurs de cette attaque afin qu’ils puissent être amenés devant la justice aussi vite que possible », a-t-il ajouté.

Pour rappel, trois soldats centrafricains avaient déjà été tués fin juin par les 3R dans la commune de Besson.

Vianney Ingasso

mardi, 14 juillet 2020 20:24 Écrit par Dans SECURITE

Centrafrique : « Les 3R doivent arrêter toutes exactions avant de parler du dialogue », Dixit Vladimir Monteiro de la MINUSCA

BANGUI, 08 Juillet 2020(RJDH) --- Suite à la demande du dialogue proposé par le mouvement armé 3R d’Abass Sidiki, la MINUSCA affirme rester ouverte au dialogue à condition que ce mouvement cesse les exactions et l’occupation des zones. Une position exprimée ce jour par Vladimir Monteiro, porte-parole de la mission onusienne en Centrafrique.

La demande du dialogue exprimée par le mouvement armé 3R de Abass Sidiki est restée sans suite favorable après le lancement de l’opération « A la Londo » par les forces conjointes MINUSCA-FACA contre ledit mouvement.

La MINUSCA indique qu’elle reste toujours ouverte au dialogue, à une seule condition qui est la cessation des attaques, « le dialogue avec les 3R se fait dans le cadre de l’accord de paix avec les garants et facilitateurs que sont l’Union Africaine, la CEEAC et le gouvernement. En ce moment le dialogue réclamé par les 3R est conditionné par la cessation immédiate des attaques, des violences. Le mouvement 3R doit cesser ces attaques et arrêter ces progressions dans les zones qu’il a occupées après le 06 Février. C’est à ce moment-là qu’on pourra parler du dialogue », a affirmé Vladimir Monteiro porte-parole de la MINUSCA.

Depuis le lancement de l’opération « A la Londo », contre le mouvement armé 3R, ce dernier ne cesse de tendre des embuscades dans le Nord-ouest, a rappelé le commandant de la force Issoufou Tawaye, « on a pas mal d’accrochages avec les éléments des 3R dans le Nord-ouest du pays. Hier on a eu à déjouer une embuscade qu’ils avaient tendue avec les engins explosifs. Antérieurement, ils ont attaqué notre turbine à Besson et également à Bocaranga » a-t-il précisé.

Selon la MINUSCA, le mouvement a créé un drame humanitaire occasionnant le déplacement de plus 800 personnes à côté du poste militaire avancé de la MINUSCA à Koui. La population du Nord-ouest vit dans la psychose après la menace de rendre la vie difficile au Nord-ouest du pays.

Bienvenue Marina Moulou-Gnatho

mercredi, 08 juillet 2020 15:31 Écrit par Dans SECURITE

Centrafrique : Des habitants de la capitale très critiques au sujet de dialogue proposé par Sidiki de 3R

BANGUI, le 07 juillet 2020(RJDH)----Le dialogue proposé par le mouvement armé 3R de Sidiki n’est pas apprécié par des auditeurs du RJDH qui ont réagi dans « Regard des auditeurs », une émission interactive de la radio. Cette proposition a été vivement critiquée par la plupart des habitants qui ont donné leurs avis sur la question.

La proposition de 3R relative au dialogue n’est pas appréciée par les auditeurs de la radio Fréquence-RJDH dans l’émission « Regard des auditeurs » de ce mardi 7 juillet 2020.

« Nous sommes fatigués à chaque fois d’écouter les mêmes scénarios. 3R est l’un des signataires de l’Accord politique pour la paix et la réconciliation en Centrafrique, et que disent les dispositions prévues en cas de violations ? » S’interroge cet auditeur.

D’autres accusent les autorités d’être très clémentes avec le leader des 3R. Ils fondent leurs arguments sur la non-action surtout militaire du pouvoir de Bangui face aux attaques répétées contre la position des FACA et des habitants au nord-ouest du pays, « les autorités sont très indulgentes avec Sidiki. Pourquoi depuis toujours, le leader et ses éléments commettent des graves violations des droits de l’Homme dans le nord-ouest et que les autorités ne disent rien. Tout cela, parce qu’il y a une complicité à ce niveau-là », s’est remonté Yves, un auditeur.

Dans ce communiqué, Abbas Sidiki avertit le gouvernement et la Minusca qu’en en cas d’attaque contre ses positions, le 3R selon ses termes : « rendra le nord-ouest ingouvernable. Et le gouvernement assumera toutes les conséquences sur les populations civiles » peut –on lire dans le document dont le RJDH a eu copie.

Même si la population s’est vivement opposée à la proposition de dialogue de Sidiki, la Minusca ouvre une chance au 3R de revenir dans l’accord dont lui-même est signataire.

Le gouvernement, accusé par certains habitants d’être en connivence avec le 3R, depuis jusqu’à ce jour, n’a pas encore réagit sur cette menace et la proposition de dialogue de 3R. Le RJDH a tenté en vain d’entrer en contact avec le porte-parole du gouvernement.

RJDH.

mardi, 07 juillet 2020 14:45 Écrit par Dans SECURITE

Centrafrique : Difficile relance des activités agricoles à Obo après les violences armées

OBO, le 07 juillet 2020(RJDH)---Les activités agricoles dans la ville d’Obo peinent à être relancer depuis après les combats opposant les FACA et les éléments de l’UPC en mai dernier. Cette difficile condition sécuritaire entraine une augmentation des prix des produits agricoles et de ceux de première nécessité.  

Depuis plusieurs semaines, les prix des produits agricoles et des produits de première nécessité connaissent une forte augmentation sur le marché. Même si certains sont sur le marché, mais ils sont extrêmement plus chers comme le témoigne le président de la jeunesse préfectorale Jean De Dieu Langbatio.

« C’est rare d’avoir le manioc sur le marché. Le manioc actuellement est à 10.000 frs la cuvette voyez-vous. C’est vraiment aberrant et la population ne peut aller au-delà de 15 à 20 kilomètres de la ville pour cultiver les champs et acheter les produits agricoles dans les villages afin de revendre aux habitants d’Obo. Ce qui justifie l’augmentation vertigineuse non seulement du prix de manioc mais aussi des produits de première nécessité », a-t-il déploré.

Face à cette difficulté sur le plan sécuritaire, le préfet du Haut-Mbomou Jude Ngayoko propose des initiatives notamment la culture maraichère et la relance des activités agricoles afin de booster le niveau de ravitaillement en termes de produits, « il faut continuer à cultiver et à travailler pour que les prix des denrées alimentaires soient améliorés. Il y a des initiatives porteuses telles que la culture maraichère, la relance des activités agricoles qui peuvent freiner la hausse des prix sur le marché de la place », lance Jude Ngayoko, le préfet du Haut-Mbomou.

L’écoulement des produits de première nécessité entre temps praticable en moto et véhicule via Bambouti-Obo, est aujourd’hui difficile à cause de l'insécurité et la présence régulière des groupes armés. Pour trouver la cuvette de manioc, il faut 10.000 frs, le sachet de sel qui se vendait à 250 frs le gramme a doublé sur le marché.

Judicaël Yongo.

mardi, 07 juillet 2020 14:41 Écrit par Dans SECURITE

Centrafrique : la Minusca confirme une attaque des 3R dans le nord-ouest du pays

Bangui, le 03 Juillet 2020 (RJDH) --- Les combattants rebelles des 3R ont attaqué la ville de Bozoum dans l’Ouham-Pende dans la nuit de Jeudi à vendredi 3 juillet 2020. Une partie de la population, apeurée, s’est réfugiée dans la brousse, et d’autres, autour de la base de la MINUSCA, selon Vladimir Monteiro Porte-parole de la MINUSCA.  

Les rebelles des 3R ont pris d’assaut la grande ville de Bozoum, dans l’Ouham Pende dans le nord-ouest de la Centrafrique, tôt dans la matinée du vendredi 03 juillet, faisant des tirs partout à l’entrée de la ville, selon Vladimir Monteiro, porte-parole de la MINUSCA, « des détonations ont été entendues dans la nuit de jeudi à vendredi 03 juillet 2020. C’est suite à une attaque des combattants 3R à l’entrée de Bozoum. On n’a pas encore le bilan mais cela a poussé une partie de la population à trouver refuge dans la brousse et au niveau du poste militaire avancée des casques bleu. Ce matin, il y a une patrouille robuste qui est menée dans la banlieue de la ville pour assurer la protection de la population civile. », fait-il savoir.  

C’est pourquoi, poursuit Vladimir Monteiro, « nous demandons à Sidiki et aux 3R de cesser cette posture belliqueuse. Ils ont publié un communiqué le 01er juillet 2020 en indiquant qu’ils sont engagés dans l’accord de paix. Alors, qu’ils cessent cette hostilité, autrement dit cette opération conjointe que nous menons, elle continue pour faire cesser cette violation contre les populations », a conclu le porte-parole de la mission onusienne en Centrafrique.

La Minusca et les FACA sont aujourd’hui déterminer à mener une opération conjointe visant à délocaliser les éléments des 3R des positions qu’ils ont occupé après la signature de l’accord du 6 février 2019.  Les éléments des 3R, quant à eux, sont dans une posture guerrière depuis le retrait de leur leader, Abbas Sidiki.

Jocelyne Nadège Kokada

dimanche, 05 juillet 2020 16:56 Écrit par Dans SECURITE

Centrafrique : l’UPC multiplie les barrières dans le Haut-Mbomou

BANGUI, 26 Juin 2020 (RJDH) --- Dans le Haut-Mbomou, des barrières illégales sont érigées dans les villes sous contrôle des combattants de l’UPC, notamment Mboki, Zemio et Bambouti. Sur ces barrières, des exactions sur la population sont commises par ces combattants rebelles.

Après les violents combats qui avaient opposé les combattants rebelles de l’UPC et les éléments des forces armées centrafricaines au mois de mai, de sources locales a-t-on appris, ces derniers ont intensifié leur présence dans les villes de Mboki, Zemio et Bambouti en érigeant des barrières sur les principaux axes en dépouillant les passants.

Un habitant de Mboki, joint au téléphone ce vendredi 26 juin 2020, témoigne : « la population est exacerbée par les agissements de ces rebelles qui depuis leur dernier revers d’Obo, sont devenus très agressifs envers la population locale qu’ils qualifient de traitre. »

Du coup les grandes entrées de ces villes de l’Est du pays sont barricadées.   A l’entrée et à la sortie des villes de Zemio, Mboki, et Bambouti frontalières du Sud- Soudan, poursuit-elle. « Les usagers de moto qui empruntent cette voie doivent payer des frais de formalité exorbitants, car beaucoup sont des commerçants, mais à côté, il y a des particuliers, patients souffrants de maladies virales et chroniques qui doivent se rendre dans les grands centres hospitaliers d’Obo ou de Zémio qui en pâtissent », nous confie-t-elle.  

Pour une autre source locale fuyant Zemio pour se retrouver à Obo, elle rapporte que toute personne qui ne veut pas se soumettre à ces conditions, « est victime d’insultes, de menaces et de traitements inhumains. Nous voyageons la peur au ventre sur ces axes », dit-elle. Face à cela, la population demande aux autorités du pays de leur venir en aide.

Depuis que les combattants rebelles de l’UPC ont investi les régions de Haut-Mbomou, au sud-est du pays, la sécurité se détériore de plus en plus.

RJDH

vendredi, 26 juin 2020 16:24 Écrit par Dans SECURITE

Centrafrique :  les violations de l’accord de paix rendent difficile sa mise en œuvre, selon l’ONU

BANGUI, 23 juin 2020 (RJDH)---Devant le Conseil de sécurité, le chef des opérations de paix de l’ONU a décrit une situation politique toujours fragile et une insécurité persistante en République centrafricaine (RCA), 16 mois après la signature de l’accord de paix et à six mois des élections.

Deux principaux points ont été relevés dans le rapport présenté par Jean Pierre La Croix, Chef des opérations des Nations Unies hier lundi, partant du climat sécuritaire et politique, en toile de fond les élections à venir.

De réelles inquiétudes ont été relevées par le numéro 2 de l’ONU en soulignant que « la mise en œuvre de l'accord politique (pour la paix et la réconciliation) est devenue plus difficile dans le contexte actuel ». Il s’est dit profondément préoccupé par les violations persistantes de l'accord, principalement par certains de ses signataires.

Sur le plan sécuritaire, à titre d’exemple, dimanche, une patrouille conjointe de la Mission des Nations Unies en République centrafricaine (MINUSCA) et des Forces armées centrafricaines (FACA) a été attaquée dans la préfecture de Nana-Mambéré. L’attaque meurtrière attribuée au 3R a coûté la vie à deux soldats des FACA et blessée sept autres soldats centrafricains dans une embuscade tendue contre eux. M. Lacroix, a condamnée « une attaque lâche ». Il a surtout mis en évidence, l’Insécurité persistante dans le nord et le dans le nord-est du pays.

A cela s’ajoute, poursuit-il, « la situation politique qui demeure fragile », a rappelé le Secrétaire général adjoint aux membres du Conseil. C’est dans ce contexte que le pays doit tenir en décembre 2020 des élections présidentielles et législatives. Selon le dernier rapport de l’ONU sur la RCA.

Toutefois, l’ONU a noté des progrès importants dans les préparations aux élections auxquels la MINUSCA apporte son soutien. « Des progrès ont également été constatés pour ce qui concerne le financement des élections par les partenaires internationaux avec de généreuses contributions de l’Union européenne et des Etats-Unis. Mais sur les 41,8 millions de dollars nécessaires pour organiser les élections, un quart (10,5 millions de dollars) manquent toujours », conclut-il.

RJDH

mardi, 23 juin 2020 15:47 Écrit par Dans SECURITE

Centrafrique : Les fonctionnaires déployés à Baboua demandent leur évacuation à Bangui suite à l’insécurité

Baboua,  22 juin 2020 (RJDH) --- Le regain des violences armées dans la Nana-Mambéré plus précisément à Baboua, les fonctionnaires, affectés dans la ville, demandent aux autorités l’évacuation de leur famille à Bouar ou à Bangui. 

La nouvelle des décès des soldats centrafricains, tombés sur le champ de bataille sur l’axe Koundé-Besson le dimanche 21 juin,  a provoqué un climat de psychose généralisée de la population à Baboua. Selon de source généralement bien informée, les fonctionnaires et agents de l'Etat affectés à Baboua ont vivement appelé ce lundi 22 juin les autorités du pays l’évacuation de leur famille à Bouar, chef-lieu de la préfecture de la Nana-Mambéré, ou à Bangui, capitale nationale, en raison de la situation sécuritaire très préoccupante sur place.

Face à ces multiples attaques affectant la population civile et même les autorités locales, un groupe des fonctionnaires affectés dans cette partie du pays demande la restauration de la paix et l’évacuation de leurs familles si leur sécurité n’est pas garantie. « Nous sommes réunis ce matin pour parler de l’effectivité de la paix par ce qu’on ne sent pas cela on ne sait pas si ce gouvernement se résume au niveau de Bangui, ou on parle du président de la République de Bangui et du premier ministre de Bangui, on comprend rien dans les couacs. C’est ainsi que ce matin nous les fonctionnaires, avons tenu une concertation pour demander notre évacuation à Bangui", a réclamé un fonctionnaire de l'Etat sous anonymat.

D'autres informations qui nous sont parvenues font état d'un mouvement de la population de Baboua et d'autres régions voisines vers la brousse, a-t-on appris de sources locales. Un fonctionnaire accuse les casques bleus de n'avoir pas  informé les FACA à temps réel sur la situation sécuritaire sur cet axe.« Le contingent bangladais informé de la présence des 3R dans la région n’a pas pris le soin d'en faire part aux éléments des FACA, et conscient de la présence des 3R, ils ont fait semblant de dire que leur véhicule est tombé en panne. C’est ainsi qu’ils ont demandé aux FACA de continuer, c’est ainsi qu’ils sont tombés dans les pièges tendus par les éléments des 3R. Donc, j’incombe la responsabilité au contingent bangladais de la MINUSCA», a-t-il confié.

C’est depuis quelques semaines que les éléments de 3R d’Abbas SIDIKI menacent la paix dans la Nana Mambéré en multipliant des attaques contre les positions de force de défense et de sécurité.

Ketsia Kolissio

lundi, 22 juin 2020 15:24 Écrit par Dans SECURITE

Centrafrique : trois soldats centrafricains tués dans une embuscade dans la Nana-Mambéré

BANGUI, 22 juin 2020 (RJDH)---Trois éléments de force de défense et de sécurité ont été tués dans une embuscade à Besson par les combattants rebelles des 3R, dans la Nana-Mambéré, dimanche 21 juin alors qu'ils étaient en patrouille de sécurité avec la MINUSCA.

De source généralement bien informée, l’attaque, perpétrée par les éléments rebelles de 3R (Retour, réclamation et réhabilitation), a fait 3 morts et une dizaine de blessés du côté des forces régulières.

Joint au téléphone, Vladimir Monteiro, porte-parole de la MINUSCA, admet qu’il s’agit d’une embuscade des éléments des 3R. « Le dimanche 21 juin dans les environs de 20 heures, des éléments d’Abass Sidiki ont lâchement attaqué une patrouille conjointe MINUSCA-FACA sur l’axe Koundé à 8 km de Besson causant la mort à deux éléments des forces armées centrafricaines et d’un gendarme. C’est encore une violation de l’APPR des 3R. La MINUSCA continuera avec les FACA ses opérations dans la région contre les 3R pour mettre fin à l’expansion de ce groupe armé dans l’ouest du pays », précise-t-il.

Pour le chef d’état-major des 3R, Général Bobo, il accuse les FACA d’avoir déclenché les hostilités en premier contre leur position au village de Tino à 8 Km de Besson. « Ce sont les forces armées centrafricaines qui ont tiré en premier sur les 3R au village de Tino à 8 km de Besson. Nous avons détruit et incendié leur véhicule. Nous avons aussi récupéré 8 armes dont 4 obus.  Nous comptons 7 morts dans le rang des forces armées centrafricaines », dit-il.

Le mercredi 17 juin, la Minusca et les FACA avaient lancé une opération contre les positions des 3R dans la Nana-Mambéré et l’Ouham-Péndé. L’objectif, selon la MINUSCA est de mettre fin aux violences du mouvement rebelle 3R contre les populations civiles et l’État.

Winny Touguele

lundi, 22 juin 2020 15:02 Écrit par Dans SECURITE
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