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Centrafrique: Les antibalaka aile Ngaissona suspendent leur participation dans les instances du pouvoir pour 72 heures

BANGUI, le 30 mars 2020 (RJDH)--- Dans une déclaration lue cet après-midi, Igor Lamaka, porte-parole du mouvement des antibalaka aile Ngaissona, a annoncé la suspension pour 72 heures de leur participation à toutes activités dans les instances actuelles du pouvoir en signe de protestation contre l'arrestation de leurs hommes le samedi dernier.

Parti signataire de l’Accord Politique pour la Paix et la Réconciliation, les antibalaka aile Ngaissona, à travers cette déclaration, voudraient informer l’opinion nationale et internationale ainsi que les facilitateurs de l’Accord Politique pour la Paix et la Réconciliation que malgré les multiples concessions dont ils ont fait preuve à l’égard du gouvernement, celui-ci ne cesse d’adopter vis-à-vis d’eux une posture hypocrite. Cette prise de position intervient 48 heures après les arrestations par les forces d'une dizaine d'hommes proches de la milice antibalaka aile Ngaissona alors qu'ils étaient en réunion chez le ministre Dieudonné Ndomate, le samedi 28 mars à Galabadja, soupçonnés par le pouvoir de Bangui d'avoir fomenté un coup de force contre le pouvoir de Bangui.

« Comme nos efforts dans le cadre de retour de la paix et de la réconciliation sont méconnus. Et avec l’arrestation de nos 16 frères incarcérés arbitrairement au Camp de Roux et à Ngaragba, nous décidons de suspendre de trois jours, toutes nos activités au sein du gouvernement », a indiqué Igor Lamaka.   

Cette décision, selon lui, concerne les ministres Dieudonné Ndomaté et Maxime Mokom, le Conseiller à la Primature Dieudonné Ngaïssona et le Chargé de Mission au DDRR, Igor Lamaka ainsi que tous les représentants des Antibalaka dans les différents organes de suivi dans le cadre de l’APPR-RCA.  

« Nous demandons aux parents, amis et connaissances, et à tous les Antibalaka de garder leur calme et de ne pas se laisser manipuler », a appelé à l’apaisement Igor Lamaka.

Le 28 mars dernier, un groupe des Anti-balaka s’étaient réunis au domicile d’un des leurs, Dieudonné Ndomaté dans le 8ème arrondissement de Bangui.

Entre autres raisons évoquées par les Antibalaka s’était d’harmoniser les grades en vue de faciliter les dispositions de l’APPR à ce sujet. C’est en ce moment que les FSI ont débarqués sur les lieux avec comme motif qu’ils sont en train de tenir une réunion de coup d’Etat. C’est en tout, 11 civiles et 5 militaires qui sont appréhendés et détenus à Ngaragba et au Camp de Roux.  

Cyrille Renaldi Wegue

lundi, 30 mars 2020 21:37 Écrit par Dans SECURITE

Centrafrique : Igor Lamaka dénonce une arrestation arbitraire de ses hommes

BANGUI, le 28 mars 2020 (RJDH)--- Igor Lamaka, porte-parole de la milice Anti-Balaka dénonce une arrestation arbitraire de ses hommes à Bangui par les forces de l’ordre ce samedi au domicile du ministre Dieudonné Ndomate, un cadre du mouvement antibalaka aile Ngaïssona, à Galabadja.

Quelques heures après l’arrestation de ses hommes présentement au Camp de Roux, Igor Lamaka, porte-parole des Anti-Balaka l’aile Ngaïssona, a précisé que ces hommes étaient tous des anciens soldats FACA ayant manœuvré dans la milice Anti-Balaka qui participaient à une réunion d'harmonisation des grades voulue par l'accord de paix signé le 6 février 2019 à Bangui.

Pour lui, il s’agit d’une réunion prévue dans l’accord de Khartoum que tous « les anciens militaires ayant combattu dans les groupes armés, Seleka ou Anti-Balaka devraient être comptabilisés et listés afin qu’une décision soit prise concernant l’harmonisation de leur grade », a indiqué Igor Lamaka.

Il dénonce, par-ailleurs, l’intervention chez le ministre Dieudonné Ndomaté des forces de l’ordre qui auraient usé de la violence en cassant son portail.

Les premiers éléments d’information dont il dispose au niveau de la gendarmerie disent que cette réunion visait à porter atteinte à la sûreté intérieure de l’Etat. Faux, rétorque-t-il, « Peut-on organiser un coup d’État publiquement au su et au vu de tous. C’est trop facile », avant de relever que, « tous les suspects sont actuellement incarcérés au camp de Roux alors qu’ils n’auraient rien fait du mal ».

Contacté par le RJDH, le ministre de la sécurité publique n’a pas décroché son téléphone. Du côté du parquet général de Bangui, personne n’a encore réagi.

Vianney Ingasso

samedi, 28 mars 2020 15:53 Écrit par Dans SECURITE

Centrafrique : Abdoulaye Hissene signalé à Kaga-Bandoro après les combats dans son fief

BANGUI, le 24 mars 2020 (RJDH)---Abdoulaye Hissene, cadre très controversé du FPRC, se trouve depuis une semaine à Kaga-Bandoro, au centre du pays après d’intenses combats signalés dans son fief à Ndélé.

« Abdoulaye est là mais avec la totale discrétion », a confié au RJDH, un proche de Alkhatim, le chef militaire du MPC, le mouvement armé qui contre la ville de Kaga-Bandoro depuis plusieurs années. Selon la même source, le chef d’Etat-major du FPRC a quitté Ndélé, « à cause des combats qui ont opposé deux groupes internes à son mouvement ».

Des sources indépendantes contactées dans la ville affirment avoir écouté parler de la présence de ce chef rebelle, « il nous a été dit que Hissene est là et qu’il serait rentré par moto mais je ne peux rien confirmer », fait savoir un notable très impliqué dans le processus de paix dans cette ville. « Il est là mais il fait profil bas », confie une source religieuse.

Le MPC aurait, selon des informations RJDH, pris des mesures pour que Hissene soit très peu visible et actif dans la ville, « nous avons discuté pour faire comprendre à tous ceux qui se sont réfugiés ici que les querelles internes ne doivent pas être déportées dans la ville de Kaga-Bandoro et le MPC est strict sur cette question », a indiqué un cadre de ce mouvement. Les combats de Ndélé déclenchés le 11 mars, ont contraint plusieurs habitants de cette ville à regagner Kaga-Bandoro située à plus de 200 kilomètres.  

Abdoulaye Hissene est un cadre militaire du FPRC, condamné en Centrafrique par contumace le 23 juillet 2018 à travaux forcés à perpétuité. Malgré cette condamnation, il s’est rendu mi-juillet 2019 à Bangui pour faire l’évaluation à mi-parcours de l’accord de paix du 06 février dont son mouvement est l’un des quatorze groupes armés signataires.

RJDH  

mardi, 24 mars 2020 13:47 Écrit par Dans SECURITE

Centrafrique : Deux groupes armés signent un accord de paix sous la houlette d’un chef rebelle

BANGUI, le 19 mars 2020 (RJDH)---Le Mouvement des Libérateurs Centrafricains pour la Justice (MLCJ) et le Front Populaire pour la Renaissance de Centrafrique (FPRC), deux groupes armés en conflit depuis un an dans le nord de la RCA, ont signé le 18 mars dernier un accord de paix à Bria, au nord du pays.

 L’accord signé entre ces deux groupes armés fait suite à des négociations pilotées par Ali Darass, chef du mouvement armé UPC, très actif dans l’Est du pays. Selon des sources du RJDH, les pourparlers ont commencé le 22 février 2020 sur initiative du numéro 1 de l’UPC qui fait figure de facilitateur dans le processus, « après les combats de Ndélé et Birao, il a rencontré les principaux acteurs dans le but de trouver un compromis, c’est ce qui s’est soldé ce jour à l’accord de paix », a confié un leader religieux qui était présent à la cérémonie de signature de l’accord de Bria.

Un proche de Ali Darass parle d’un processus long et difficile vu les désaccords qui existent entre les belligérants, « ce n’était pas facile pour avoir un compromis », explique-t-il sous couvert de l’anonymat quelques heures seulement après la signature dudit accord. D’après les mêmes sources, les autorités locales, les responsables de la Minusca, les groupes armés ont été consultés, information non encore confirmée par la Minusca même si ses responsables à Bria étaient présents à la signature de l’accord.    

Ali Darass qui a aussi signé l’accord, dit n’être pas concerné par le document, « nous ne sommes pas concernés parce que nous ne sommes pas impliqués dans ce conflit mais nous signons parce que nous avons facilité le processus », déclare-t-il. Le préfet de la Haute-Kotto qui s’est félicité de la dynamique, est resté réservé, « c’est bien de signer un accord et nous soutenons le processus mais l’essentiel est le respect des engagements pris dans cet accord », a fait savoir le représentant dans l’Etat dans cette partie du pays.  

L’accord dit de Bria est signé après plusieurs combats qui opposé le FPRC au MLCJ à Ndélé, Bria et Birao ainsi que leurs environs depuis mi-juillet 2019. Le dernier combat est celui du 11 mars dernier à Ndélé, combat qui, selon la croix rouge nationale aurait fait une quarantaine de morts et de centaines de blessés. Le respect des engagements pris par ces deux groupes armés, pourtant signataires de l’accord de Bangui du 06 février, reste le principal défi au processus initié à Bria par Ali Darass.

RJDH  

 

dimanche, 22 mars 2020 09:10 Écrit par Dans SECURITE

Centrafrique : Comprendre le mandat de la MINUSCA en 10 questions

                                 Illustration : contingent portugais de la MINUSCA, droits tiers

Face à la montée des messages hostiles à la mission onusienne en République centrafricaine, le factchecking de Bangui a proposé de faire un article factuel et simple qui explique la vraie mission de la MINUSCA et son mandat. Notre rédaction ne s’érige aucunement comme avocat, ni comme défenseur. Notre démarche est purement de clarification et de vérification. Cet article permettra une vraie compréhension de la part des lecteurs, ainsi leurs opinions seront éclairées face aux différentes infox.

Pour la rédaction de cet article, nous avons exploiter des documents relatifs au rôle de la MINUSCA et nous avons réalisé un entretien avec Vladimir Monteiro, porte-parole de la MINUSCA. Ainsi, nous apportons à travers cet article, des réponses à dix questions triviales que nous avions élaborées afin d’expliquer qu’il faut comprendre de la Mission multidimensionnelle des Nations unies pour la stabilisation en Centrafrique (MINUSCA).

Qui compose la MINUSCA ?

La Minusca comprend quinze mille personnes dont douze mille militaires, deux mille cinq cents policiers et plus de mille civils repartis sur onze bureaux de terrain à travers le pays. Dans ces bureaux, on trouve différente composante de civile, un chef de bureau, les officiers des affaires politiques, de droits de l’homme, des affaires civiles, de la communication, de la justice aussi des militaires et des policiers.

Quelles sont les missions de la MINUSCA ?

La MINUSCA est déployée dans le cadre d’un mandat dont l’objectif principal est de réduire la présence et la menace des groupes armés.

Ses tâches sont :

  • La protection de la population civile ;
  • Promouvoir la justice ;
  • Appuyer le processus électoral ;
  • Mener le dialogue politique pour aller vers la paix ; 
  • Promouvoir le DDRR, (démobilisation, désarmement, rapatriement et réinsertion)
  • Promouvoir la réforme du secteur de la défense et de sécurité ;
  • Promouvoir la défense des droits de l’homme
  • Protéger les femmes et les enfants en situation de violence.

Dans quels cas la MINUSCA peut-elle utiliser la force ?

                      La MINUSCA utilise les armes dans les cas de menaces suivants :

  • Menace de la population civile ;
  • Menace des institutions publiques ;
  • Menace des casques bleus par les groupes armés.

La MINUSCA fait-elle du commerce ?

La Minusca en 2018 a travaillée avec les entreprises centrafricaines à hauteur de huit millions de dollars (8.000,000$) et en 2019, elle avait tenu une réunion avec les entrepreneurs et les transporteurs pour expliquer les procédures à suivre quand il faut sous-traiter avec la MINUSCA.

Dans quelle circonstance la MINUSCA construit-elle des écoles, maison de jeunes etc. 

La MINUSCA a mis en place un projet à impact rapide d’une valeur de cinquante mille dollars (50 000 $) qui vise à soutenir les projets de la cohésion sociale, la restauration de l’autorité de l’État et la réconciliation. Ce volet de la mission donne occasion aux organisations de présenter les projets de réhabilitation ou bien de construction.

A qui s’adresser en cas de bavure des éléments de la MINUSCA

L’équipe de conduite et discipline s’occupe des cas des abus et exploitation sexuelle. Il y a un numéro, le 4044, mis en place pour ce service.

Quand partira la MINUSCA ?

La MINUSCA doit accompagner les élections en RCA donc, elle ne partira pas avant la tenue des élections. Donc le mandat de la MINUSCA pourrait bien être renouvelé pour une année de plus.

Aristide Rocard Maleyo/ Salwa Sallé.

Vous voulez vérifier une information qui vous paraît douteuse ou fausse ? Contactez notre rédaction au : +236 75 38 58 52, +236 75 42 33 32 ou contactez directement l’Emission « E ke Sioni Sango » de la Radio Fréquence RJDH au +236 72 27 95 20

 

dimanche, 01 mars 2020 15:05 Écrit par Dans SECURITE

Centrafrique : Les activités économiques tournent au ralenti à Carnot

CARNOT, le 28 février 2020 (RJDH) --- Les activités économiques sont presque paralysées à Carnot, dans la préfecture de la Mambéré Kadeï au sud-ouest du pays, en raison de la présence signalée des hommes en armes assimilés aux 3R dans les zones périphériques empêchant la libre circulation des biens et des personnes. Une situation qui inquiète les autorités locales.

La circulation des biens et des personnes devient de plus en plus difficile dans les environs de la localité de Carnot depuis que la présence des hommes armés assimilés aux éléments de 3R de Sidiki est signalée dans la région.  

La population de cette partie du pays vit dans la psychose, selon Evariste Dole président de la délégation spéciale de la ville de Carnot, « les gens sont paniqués du fait qu’ils ne peuvent cohabiter avec les hommes en armes qui commettent des exactions sur les populations sur l’axe Guémbé, Gadzi et Mbélou. Une source hospitalière m’a tenu informé que 4 personnes ont été torturées par ces hommes à Guémbé, un village situé à quelques kilomètres de Carnot. C’est la psychose qui règne au sein de la communauté durant ces deux jours », a fait savoir Evariste Dole.

De poursuivre, l’autorité municipale s’inquiète déjà des conséquences de cette situation sur les activités économiques dans la région. « Les gens ne peuvent plus aller aux champs. Si bien que les activités économiques tournent au ralenti. Cette situation va impacter négativement sur le développement économique dans la Mambéré Kadeï car la ville de Carnot est l’un des maillons forts de cette préfecture surtout sur le plan économique », ajoute-t-il.

« Ils disent qu’ils accompagnent les pasteurs peulhs en quête de pâturage dans la région de peur qu’ils soient attaqués par des voleurs de bétails », rapporte au RJDH une autorité préfectorale de la Mambere-Kadéï.

Michael Biliwen, Secrétaire Général de l’association des ressortissants de la Mambéré Kadeï, réclame des autorités compétentes la présence des FACA dans la localité, « nous demandons aux autorités centrafricaines de déployer les Forces Armées Centrafricaines dans cette partie du pays afin d’assurer la protection de la population civile. Car c’est la seconde fois que ces bandes armées reviennent pendant la saison sèche, semer la panique sur la population civile. Cette situation avait couté la vie à certains compatriotes entre autre un gendarme au village Zaorossangou », demande-t-il.

La présence des hommes armés signalée dans les zones périphériques de Carnot intervient quelques semaines après celle de Nandobo, localité situé à 50 Km de la ville de Berberati, créant ainsi la panique au sein de la population civile.

Carlos Watou

dimanche, 01 mars 2020 12:57 Écrit par Dans SECURITE

Centrafrique : L’ONU dénonce une campagne de diffamation contre le personnel de la MINUSCA

BANGUI, le 01er mars 2020 (RJDH)---Le Conseil de sécurité des Nations-Unies dénonce, jeudi 26 février, une campagne médiatique anti-MINUSCA marquée par la diffusion des informations fausses et inacceptables sur la Mission et son personnel ainsi que des incitations à la haine.

Lors de sa session de jeudi 26 février, le Conseil de sécurité s’est déclaré gravement préoccupé par la poursuite des attaques contre la Mission des Nations Unies en RCA (MINUSCA) et a aussi dénoncé une récente campagne médiatique anti-MINUSCA « diffusant des informations fausses et inacceptables sur la Mission et son personnel ainsi que des incitations à la haine ».

Une mise au point de l’ONU au Mouvement des Patriotes Centrafricains pour la Paix (MPCP) entreprend une série de manifestation pour appeler au départ des agents de la MINUSCA qui ne digère pas les rapprochements entre certains leaders de groupes armés et ces agents de la mission onusienne.

Pour rappel, les autorités de Bangui avaient demandé le départ de quatre cadres de la MINUSCA, la mission des Nations Unies en Centrafrique depuis 2014, dans une note signée du Ministre centrafricain des Affaires Etrangères en date du 18 février 2020.

Comme pour justifier sa décision, le gouvernement centrafricain accuse ces cadres de « comportements et agissements antinomiques au code de bonne conduite » qui encadre les relations entre l’Etat centrafricain et la MINUSCA.

La MINUSCA a engagé depuis quelques jours des discussions avec le haut sommet de l’Etat pour éviter de perdre la face. Déjà, les jeunes du MPCP ont annoncé une manifestation le 04 mars prochain pour exiger le départ de ces employés de la MINUSCA.

RJDH

dimanche, 01 mars 2020 12:55 Écrit par Dans SECURITE

Centrafrique : les groupes armés entravent l’amélioration de la sécurité, selon Mankeur Ndiaye

BANGUI, le 21 février 2020 (RJDH)---Devant le Conseil de sécurité, le Représentant spécial des Nations Unies pour la République centrafricaine, Mankeur Ndiaye, a déploré jeudi les appels à la violence et la reprise des combats dans le pays, tout en se félicitant des avancées obtenues grâce à l'Accord politique pour la paix et la réconciliation. 

Face au Conseil de sécurité ce jeudi, Mankeur Ndiaye, l’envoyé de l’ONU en Centrafrique, a mis à l’index les groupes armés d’être des entraves à la paix même s’il salue les avancées obtenues grâce à l’Accord politique pour la paix et la réconciliation.

« Malgré l'amélioration de la sécurité générale du pays, il reste des poches d'instabilité, principalement liées aux affrontements entre groupes armés qui se disputent le territoire et les ressources », a déclaré Mankeur Ndiaye, chef de la Mission des Nations Unies en RCA (MINUSCA).

« Ces affrontements constituent de graves menaces pour la protection des civils et ont également entraîné une augmentation des tensions intercommunautaires dans des endroits comme Birao, Bria et Alindao », a-t-il ajouté devant les membres du Conseil.

Le Représentant spécial a estimé que les affrontements à coloration ethniques à Birao entre les membres Rounga du Front Populaire pour la Renaissance de la République centrafricaine (FPRC) et le Mouvement des libérateurs de la RCA pour la justice (MLCJ), principalement Kara, ont affaibli davantage la sécurité et la situation humanitaire dans le nord-est du pays.

Dénonçant aussi l’expansion illégale de l'Union pour la paix en Centrafrique (UPC) dans l'extrême Sud-Est du pays (Haut-Mbomou) et dans certaines localités à l'Ouest, Mankeur Ndiaye a appelé le Conseil de sécurité à examiner l’adoption de mesures fortes contre tous ceux qui continuent à entraver la mise en œuvre de l'accord de paix.

Selon Mankeur Ndiaye, la commémoration de l’An 1 de cet accord, le 6 février dernier, a permis de passer en revue les progrès indéniables accomplis, notamment l’existence  d’un gouvernement inclusif, une réduction nette de la violence contre les populations civiles, et l'extension progressive et continue de l'autorité de l'État, avec entre autres l'affectation des préfets dans l’ensemble des 16 préfectures et la poursuite du déploiement des forces armées centrafricaines et des forces de sécurité intérieure.

De plus, le processus de désarmement s'est poursuivi dans l'ouest du pays et des progrès ont été aussi réalisés dans l'établissement des unités spéciales mixtes de sécurité prévues par l'accord de paix. Il y aussi lieu de saluer les progrès dans la lutte contre l'impunité et la promotion de la justice transitionnelle.

vendredi, 21 février 2020 14:59 Écrit par Dans SECURITE

Centrafrique : Ndele se relève timidement après 3 jours de ville morte

NDELE, le 19 février 2020 (RJDH)---Les activités ont repris ce mercredi à Ndele, mais timidement, après trois jours de ville morte décrétée par l’Etat-major du FPRC, en signe de protestation contre l’engagement de la MINUSCA dans des affrontements contre ces éléments à Birao le dimanche 16 février.

De sources locales, la journée de ce mercredi à Ndele est marquée par une reprise timide des activités commerciales au niveau du marché central. « Les commerces sont ouverts et l’on note aussi la circulation des motos-taxis dans la ville. Toutefois, les services publics de l’Etat et les écoles restent fermés », rapporte au RJDH un habitant de la ville.

Au niveau de l’aérodrome, les barricades sont encore visibles sur la piste d’aérodrome de Ndele, ce qui ne favorise pas l’atterrissage des aéronefs. Les véhicules de la MINUSCA ne sont pas aperçus dans la région.

Pour rappel, cette ville morte de trois jours a été lancée depuis dimanche 16 février par le FPRC, pour marquer leur désapprobation vis-à-vis de la MINUSCA à Birao qui a frappé les éléments de ce groupe armé alors qu’ils tentaient de prendre d’assaut la ville.

Enoch Molonguere Braï

mercredi, 19 février 2020 14:13 Écrit par Dans SECURITE

Centrafrique : Présence des hommes en armes signalée au village de Massena

BERBERATI, le 18 février 2020 (RJDH)--- Des hommes en armes ont été aperçus ces derniers temps non loin du village de Massena, une localité située à 5 km de Nandobo. De sources locales parlent des hommes proches du mouvement 3R.

De sources bien introduites ont fait savoir que la présence des hommes en armes est signalée au village Massena depuis le début du mois de février. Une présence qui inquiète les habitants du village de Masséna et alimente la méfiance vis-à-vis des éleveurs peulhs dans la région.

Zacharia, un éleveur peulh joint au téléphone, déclare que la présence de cette bande armée a bouleversé le tissu social et le vivre ensemble.

« Les peulhs éleveurs de cette localité sont les principales victimes des agissements de ces hommes armés. Plus de 15 bœufs sont déjà enlevés par ces hommes armés », a témoigné Zakaria.

Interrogés, des hommes armés ont rassuré la population qu’ils sont à la recherche d’un groupe pilleur de bœufs.

La présence de député, Clément Ndombé à Nandobo, a permis de réunir les populations le lundi 17 févier pour leur demander de garder le calme. Une rencontre sera prochainement organisée avec ces hommes armés.

Jean-Claude Gnapongo  

mardi, 18 février 2020 15:12 Écrit par Dans SECURITE
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